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jeudi 25 juin 2020

Municipales : des Frères Musulmans dans les valises du candidat de la gauche à Toulouse

L’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc 


L’UMDF a pris parti pour la liste de gauche conduite par Antoine Maurice

Jean-Luc Moudenc, maire juppéiste sortant (LR) de Toulouse

Ils n'étaient pas invités au Florida, la brasserie qui fait face à l'Hôtel de Ville, quand les poids lourds de la gauche parisienne étaient descendus sur Toulouse pour relancer la campagne de leur liste, “Archipel citoyen”, portée par l'écologiste Antoine Maurice: ils étaient tous là, Ian Brossat, adjoint (PCF) d’Anne Hidalgo (PS) à Paris, le sénateur Claude Raynal (PS) et la députée Clémentine Autain (LFI), à l'appel du président socialiste du département, Georges Méric, nostalgiques du temps de Pierre Cohen.
 
Un Benoît Hamon arborant une barbe ostentatoire a rejoint le cortège qui s’est offert une déambulation post-prandiale jusqu’aux berges de la Garonne. "Je ne sors de ma retraite que pour Toulouse et Marseille et puis j’y retourne", assure l’ancien candidat du désastre de la gauche à la présidentielle. Il était curieux de découvrir celui qu'il soutient les yeux fermés, le chef de file écologiste d’Archipel citoyen, le rassembleur d'une improbable coalition de formations politiques de gauche, et aussi de revoir, à ce banquet des anciens battus, l’ex-maire socialiste de Toulouse. Pierre Cohen, qui avait rejoint son parti, Génération.s et monté une liste (5,66%) avant de se fondre piteusement dans Archipel Citoyen. Cohen y figure en dernière position, non éligible, sur la liste de son ancien adjoint.
Mais, sur la photo, manquait la honte de la famille, ce cousin maudit, qui pourrait réclamer sa part de l'héritage, si jamais la ville rose virait au rouge vif, ce qu'à Allah ne plaise.... 

Le cousin en question, l'UMDF, a d'abord tenté de s'affranchir en constituant, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Proche des Frères Musulmans égyptiens, le mouvement s’est ensuite contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

L'ambition des Frères musulmans est désormais de faire re-basculer Toulouse vers la gauche incarnée par Antoine Maurice: à son programme, en effet, la promotion des Frères musulmans. Mhamdi Taoufik, le représentant toulousain de l'UMDF, demande clairement "aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la République mais surtout de la religion" de faire "tout (leur) possible pour faire un barrage" au maire sortant, Jean-Luc Moudenc, candidat LR-LREM. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : "donner la victoire à Antoine Maurice".


L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice s'est manifesté au-delà des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.


Les Frères musulmans ont obtenu des contreparties à leur engagement.
Et la gauche les leur a garanties, mais les électeurs ne savent pas lesquelles. L’impact électoral des consignes de vote est toujours aléatoire, surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Or, une élection peut précisément basculer à quelques voix près, et cet accord avec les Frères musulmans, dissuader les centristes de voter pour une liste faite de bouts de ficelles électorales et qui, avec les Frères musulmans de l'UMDF sortis du maquis, a créé des tensions dès la campagne.

En effet, le "barrage" anti-Moudenc s'explique par une prise de position claire, quand le maire de Toulouse a établi une comparaison entre le Coran des islamistes et "le livre d’Hilter", 'Mein Kampf'.
L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :
Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de "terrorisme" et de "barbarie", évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait 'Mein Kampf'. Ce mal c’est le "nazislamisme".
La gauche atteinte d'anosmie ne sent plus les "relents nauséabonds"

Comme Assa ressort la mort d'Adama en 2016, le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et, malgré les attentats de 2015 qui contextualisent la comparaison de Moudenc, les Frères musulmans refont le coup de la victimisation.
En 2015, a lieu une série d'attentats terroristes islamistes entre les 7 et 9 janvier, visant le journal Charlie Hebdo, puis, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher, soit dix-sept personnes assassinées et vingt blessées ; les trois terroristes sont abattus le 9 janvier, par les forces de l'ordre.
Suivront, la même année, six attentats, dont une série de sept par au moins dix  islamistes et une vingtaine de terroristes complices, en Seine-Saint-Denis. 
En 2020 en France, quatre attentats ont encore eu lieu: à Villejuif, un jeune converti de 22 ans tue es passants à l'arme blanche et blesse gravement 2 femmes), à Metz (un fiché S, armé d'un couteau a tenté d'agresser des policiers), à Romans-sur-Isère (un réfugié soudanais tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant de préciser s'ils sont de confession musulmane) et à Colombes (Hauts-de-Seine), dans trois sur quatre, au cri de "Allah Akbar".
Un climat "délétère" s'est abattu sur la ville rose en campagne
Cette prise de position s’inscrit donc dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.
L’UMDF n’est pas encore un mouvement de premier plan, avec des élus et des bataillons d’électeurs, et il faut relativiser la menace, assure la gauche. 

Jean-Luc Moudenc, maire sortant LR-LREM, est arrivé en tête du premier tour avec 36,18% des voix. Avec 27,56% des suffrages, Antoine Maurice est arrivé en seconde position mais, pour le second tour, a rassemblé la quasi-totalité des forces de gauche pour tenter d'empêcher le retour du maire sortant au Capitol. Mais sa tambouille électoraliste vire au tord-boyaux politicien avec un ingrédient à vous dynamiter la flore intestinale: l’Union Démocratique des Musulmans Français.

Mhamdi Taoufik, au menu d'Archipel
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, ceresponsable de l’UDMF de la région, a appelé ses frères musulmans à faire barrage "à ce personnage qui ne respecte pas les musulmans", a-t-il estimé. 
Pourquoi tant de haine ? En description de sa vidéo, ce dernier explique qu’il n’a pas apprécié la manière dont le maire avait parlé de “sa” religion en 2016, lors de son discours célébrant les 72 ans de la Libération. Il y a quatre ans, Moudenc avait certes rompu avec la langue de bois. Il ne visait pourtant que l’islamisme cher à Taoufik, et non pas à l'islam, modéré et respectueux des Français et de leurs lois républicaines. 

En dépit de la clarté des propos ciblés du maire sortant, le candidat tente manifestement un détournement à des fins politiciennes, polémiques et malveillantes  : "Nous demandons le grand respect à notre livre le Coran. Pas d'insulte ! Les musulmans répondront dans les urnes", a menacé le candidat, après avoir rencontré Maurice, le 8 juin, révèle France 3. Voilà un soutien controversé qui pourrait être une épine dans le pied de la gauche… 

Malgré son nom, l’Union Démocratique des Musulmans Français, pour le moins évocateur, l’UDMF s'efforce de se blanchir de tout soupçon de séparatisme et se revêt de l'habit trompeur du laïcisme. 

jeudi 20 février 2020

Hollande, chahuté à Montreuil, doit se faire exfiltrer

En séance de dédicaces dans une librairie, Hollande découvre les zones de non droit en France 

L'ancien président de la République était venu présenter son nouveau livre à des enfants et adolescents mercredi quand un groupe de grands frères est venu perturber la rencontre


Flanby faisait la promotion de son bouquin mercredi après-midi à la librairie Folies d’Encre, à Montreuil, Seine-Saint-Denis (93). Il  en a profité pour se faire filmer devant une trentaine d'enfants et d'adolescents: ironie de l'affaire, le livre tente d'expliquer aux plus jeunes "ce qu'est la République"... 

Une dizaine de manifestants a fait irruption dans la librairie.
Libération rapporte que les militants ont chanté des slogans tels que "Hollande dégage; tu nous as donné Macron".

Preuve que l'intervention de déstabilisation était préméditée, ils brandissaient des pancartes comme "CICE, Loi Travail, son ami c’est la finance" et entonnèrent des chants de manifestation tels que "On est là !", hymne des Gilets Jaunes, qui signe une action commando de l'extrême gauche.

Un ancien président de la République exfiltré sous les huées d'un territoire perdu de la République

La séance de dédicaces a dû être écourtée. Une vidéo publiée sur YouTube par l'un des manifestants présents, on peut ensuite voir François Hollande se faire exfiltrer de la librairie sous les huées des manifestants, sans tentative de dialogue.

François Hollande est un habitué des interventions publiques perturbées. 
Le 12 novembre dernier, une centaine de manifestants avait investi un amphithéâtre de l'université de Lille où l'ancien président donnait une conférence. Des exemplaires de ses livres avaient été détruits. 
Fin novembre, Hollande avait également préféré annuler une intervention qu'il préparait à Toulouse, par crainte de nouvelles perturbations par des étudiants.

dimanche 26 janvier 2020

Coronavirus : à Roissy, les passagers venus de Chine s'étonnent du dispositif sanitaire "léger" en France

"On n'a pas eu de contrôle, je suis peut-être porteur du virus", met en garde un expatrié français

A l'arrivée à Roissy des premiers vols en provenance de Chine, les passagers s'étonnent dimanche matin du dispositif sanitaire "léger" à l'aéroport. 
 L'épidémie de 2002-2003 a fait 774 morts dans le monde, selon l'OMS.

A la sortie de l'avion, "il y avait une dizaine de secouristes et 2-3 gendarmes", rapporte,  peu avant 6h00, ce dimanche 26 janvier, Claude Laubrieut, l'un des premiers Français à sortir du vol Air France en provenance de Shanghai, Chine, épicentre d'une nouvelle épidémie de coronavirus.
"Ils nous ont donné des instructions assez sommaires. Il n'y avait pas de questionnaire, ni de contrôle de température. Ils n'ont même pas demandé d'où on venait en Chine", s'indigne un père de famille accompagné de sa fille. 
"Je suis assez étonné. A Shanghai, les autorités contrôlent tout et tout le monde. Là [à Roissy], c'est léger".

Il a laissé derrière lui une mégalopole "morte". 
Différents types de masques."Tout le monde reste chez soi. Les musées, cinés, restos... sont fermés", témoigne ce ressortissant français qui travaille dans une entreprise norvégienne.

En Chine, le bilan de l'épidémie de pneumonie virale est monté à 56 morts et près de 2.000 personnes sont contaminées, selon le dernier bilan officiel dimanche. La quasi-totalité des victimes se trouvaient dans la région de Wuhan, dans le centre du pays. En France, trois cas de contamination ont été confirmés vendredi, les premiers en Europe, deux à Paris et un à Bordeaux. Un cas suspect est signalé au Canada.

La plupart des ressortissants chinois, arborant un masque, respectent les consignes interdisant de s'exprimer à la porte de débarquement, mais Zhenji, en visite à Paris, explique avoir reçu "juste un papier" à la sortie de l'avion.

A l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, les policiers qui font des rondes portent - en tout et pour tout - des masques et des gants en caoutchouc.
"Je sais quoi faire en cas de fièvre: il faut appeler et demander de l'aide", déclare la jeune femme qui explique qu'"en Chine les contrôles sanitaires sont plus stricts".

"Machine thermique"

Quelques affiches avec des consignes sanitaires sont dispersées dans le terminal 2E où arrive la plupart des vols en provenance de Chine, une vingtaine en moyenne par jour.
Seules les liaisons Paris-Wuhan sont suspendues depuis jeudi, conformément "aux recommandations des autorités sanitaires", a précisé un porte-parole d'Air France. 

"Ils nous offraient des masques mais la plupart des gens dans l'avion en avaient déjà", ironise une jeune voyageuse de 21 ans qui revient d'Australie. 
Arborant un masque bariolé avec des motifs de nounours et petites voitures, Juliette Morlaix a été accueillie par "une grosse équipe de la Croix Rouge". "Ils m'ont donné un papier; cela ressemble aux mêmes consignes que la grippe: utiliser des mouchoirs jetables, mettre des masques et ils ont dit à tout le monde d'appeler le 15 s'il y avait un problème". L'idée est d'empêcher les personnes porteuses possibles du virus de contaminer les Urgences et de les isoler. 
Lors de son escale à Shanghai, le contrôle était bien différent.
"on est passé dans la machine thermique" qui vérifie la température, "il fallait passer un par un", précise Juliette.
"On n'a pas eu de contrôle, je suis peut-être porteur du virus, je suis susceptible de vous le transmettre, j'en ai absolument aucune idée!", grince de son côté Corentin de Gastines, ingénieur commercial envoyé par la Fédération des Industries Mécaniques sous un contrat de Volontariat International en Entreprise, en provenance de Hong Kong.
Lui aussi indique qu'il a seulement "reçu un papier" avec des consignes. "A Hong Kong, ils contrôlent la température avec un pistolet. La fiabilité je la connais pas mais, à mon avis, cela fait quand même un premier filtre", estime le jeune père de famille qui est revenu en France pour "ne pas être sous cloche".
"Je n'ai pas peur mais on n'a pas d'informations" en Chine, affirme le Français. "Pendant trois semaines, ils nous ont caché le truc [le virus], peut-être qu'ils nous cachent encore des trucs, donc je pense qu'il faut faire attention", commente l'ingénieur.


La France n'a rien appris depuis l'accident nucléaire de Tchernobyl de 1986
Les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl sont controversées. Plus de 200.000 personnes ont été définitivement évacuées. Le nombre de morts directement liées à la catastrophe de 200 (décès d'origine radiologique avérés officiellement constatés par les Nations Unies) à un peu moins d'un million. En 2016, l’Ukraine a formellement reconnu 35.000 décès directement liés à Tchernobyl. D'autres estimations font état de 150.000 "liquidateurs" morts sur les 350.000 d’Ukraine.
En France, l’Etat socialiste a nié le passage du nuage radioactif sur la France.Le bulletin le plus célèbre et mensonger de l'histoire de la télévision - une "fake news qui ne devait rien aux réseaux sociaux - et son "stop" à la frontière franco-allemande, est encore dans toutes les mémoires. "En France, l'anticyclone des Açores s'est développé. La météo affirme qu'il restera jusqu'à vendredi prochain suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection. Il bloque en effet toutes les perturbations venant de l'Est", explique la speakerine Brigitte Simonetta, le 30 avril sur Antenne 2 [actuelle France 2, chaîne publique]. Elle a beau ajouter que "ces prévisions sont établies pour trois jours" seulement, l'arrivée du nuage radioactif en France au bout du 2e jour laisse l'impression qu'un message excessivement rassurant a été diffusé, alors que le ministre de tutelle de la communication du gouvernement était Philippe de Villiers (20 mars 1986-mai 1988). Aujourd'hui jugé irresponsable, voire criminel.

"On nous refait le coup de Tchernobyl!" Moins d'une semaine après l'incendie de l'usine Lubrizol, à Rouen, la communication rassurante du gouvernement Philippe (LREM) et des autorités sanitaires sous la tutelle d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé de Macron, n'a pas eu l'effet escompté sur l'ensemble de la population. Si des voix leur reprochent simplement des messages contradictoires ou imprécis, d'autres évoquent tout naturellement le souvenir de la plus grande catastrophe nucléaire jamais survenue en Europe, en 1986, et le "mensonge" de l'Etat et des media sur le passage du nuage radioactif au-dessus de l'Hexagone.


Un nouveau virus, un coronavirus semblable au Sras de 2002- 2003, qui a provoqué la mort de 2002-2003 a fait 774 morts dans le monde, selon l'OMS, et le Sras aurait coûté quelque 41 milliards d'euros. avec des centaines de cas d'infection. A ce jour, les autorités chinoises recensent 56 morts en Chine. Alors qu'elles prennent très au sérieux la menace de sa propagation, la peur d'une pandémie semblable à celle de 2003 est dans tous les esprits et en France, la posture officielle est à rassurer la population, quitte à lui mentir.

mardi 21 janvier 2020

Municipales à Paris et dans les capitales régionales: état des lieux

L'heure de rendre des comptes a sonné

Quels sont les candidats déclarés à Paris et dans les principales capitales régionales, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
 

La campagne des élections municipales s'accélère à l'approche du premier tour, le 15 mars prochain.
  
A Toulouse, le maire LR sortant Jean-Luc Moudenc est candidat à sa succession. Le caméléon trouvera face à lui trois listes de gauche, deux listes de droite, une liste d'extrême-droite et des listes Lutte ouvrière, NPA et Parti animaliste. 
Qu'en est-il ailleurs en France ? Les grandes villes ont-elles autant de listes ? Tour de France des capitales régionales et de la campagne municipale de Paris avec les enjeux et les principaux candidats.
 
A Bordeaux, le maire qu'Alain Juppé s'est choisi pour successeur.
Nicolas Florian compte bien conserver son fauteuil, dans une ville où aucun second tour n'a jamais été nécessaire depuis 1947. 
Fauteuil que convoitent Thomas Cazenave, un haut fonctionnaire investi par LREM et le chef de file historique des écologistes bordelais Pierre Hurmic. Figure de la politique bordelaise, Pierre Hurmic vient de conclure un accord avec le PS, le PCF, le PRG, Génération.s, Nouvelle Donne et Place Publique. Toujours à gauche, Vincent Feltesse, ex-PS, ancien président de Bordeaux Métropole, a finalement jeté l'éponge et Mathieu Rouveyre, leader de l'opposition à la mairie, quitte la vie politique. Un sondage Ipsos/Sud-Ouest/TV7 en décembre donne 33 % à Nicolas Florian, 30 % à Pierre Hurmic et 16 % à Thomas Cazenave au premier tour. Trois autres listes ne dépassent les 10 %. 
 
A Dijon, l'ex-ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen est et veut rester maire de Dijon. 
Le socialiste (associé au PCF et au Modem) ne sera pas, cette fois, allié aux écologistes qui présentent leur propre candidate, actuelle adjointe au maire, Stéphanie Modde. Les Dijonais pourront aussi voter pour Sylvain Comparot (LREM, UDI), Emmanuel Bichot (Agir), FlorenceGauche/Arnaud Guvenatam (LFI), Damien Cantin (Rassemblement national) ou Bruno Louis (sans étiquette).

A Lille, la maire socialiste Martine Aubry est candidate à un quatrième mandat. 
Dans cette terre de gauche, quatre autres listes de gauche présenteront un candidat. : LREM qui a investi l'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, Violette Spillebout, mais aussi Génération.s le parti de Benoît Hamon, Europe écologie les Verts et la France Insoumise. Dans la course au beffroi, il y aura aussi un candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse, un candidat divers droite et un candidat Rassemblement National. Un sondage Ipsos en décembre 2019 donnait 30 % à Martine Aubry au premier tour, 18 % aux Verts et 15 % au parti d'Emmanuel Macron. 

A Lyon, il y aura deux élections en mars : pour la mairie et pour la Métropole.
 
Le maire sortant Gérard Collomb, revenu à la tête de la mairie après son départ du ministère de l'Intérieur en 2018, est le candidat de LREM pour la Métropole de Lyon. Or l'actuel président LREM de l'agglo David Kimelfeld compte bien conserver son fauteuil. 
Pour lui succéder à la mairie, Gérard Collomb compte sur l'ancien gymnaste Yann Cucherat. Les autres candidats à la mairie de Lyon sont : Etienne Blanc (Les Républicains), Grégory Doucet (EELV), Aline Guitard (PCF), Georges Képénékian (LREM dissident), Eric Laffont (100 % citoyens), Denis Broquilier (Les Centristes), Agnès Marion (Rassemblement national), Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon en commun) et Sandrine Runel (PS). 
Un sondage OpinionWay de décembre a placé le candidat EELV à la mairie Grégory Doucet en tête des intentions de vote au premier tour avec 21 % des voix. Pour la Métropole, le sondage crédite Gérard Collomb de 27 % des voix et le Vert Bruno Bernard de 25 % d'intentions de vote au premier tour. LR présente le premier adjoint de Laurent Wauquiez à la région Etienne Blanc.  

Le charismatique maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas pour un cinquième mandat 

Une femme sera candidate des Républicains, à la succession de Jean-Claude Gaudin.  
Martine Vassal a fait ses preuves à la présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Un candidat LR dissident, le sénateur Bruno Gilles, joue toutefois les trouble-fêtes. 
LREM a investi Yvon Berland, ancien président de l'université d'Aix-Marseille.
Le PS, la France Insoumise et le PCF partent groupés derrière Michèle Rubirola. Le président de l'opposition au conseil municipal de Marseille Benoît Payan renonce finalement à sa candidature.
Il y a de multiples candidatures à gauche : un candidat EELV, un candidat de l'union des écologistes, la sénatrice PS Samia Ghali et une candidate divers gauche. Stéphane Ravier, le sénateur Rassemblement National, est candidat. 
Selon un sondage Ipsos France Bleu/la Provence, publié la semaine dernière, la LR Martine Vassal arrive en tête des intentions de vote du premier tour avec 23 %, talonnée par le Rassemblement National Stéphane Ravier avec 22 %, la liste d'union de Michèle Rubirola est à 16 %, les Verts à 14 %. Le candidat LR dissident est à 7 %. 

Elu en 2014, le maire divers-gauche de Montpellier Philippe Saurel compte bien conserver son fauteuil 

Même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat, il fait des envieux. Tout d'abord Mohed Altrad le président de la société du même nom - leader mondial des services industriels - et du MHR, le club de rugby de Montpellier. Il est candidat sans étiquette. Face à eux, ils trouveront aussi le député Patrick Vignal, investi la semaine dernière par LREM. Autres candidats : le PS Mickaël Delafosse, Clothilde Ollier qui avait gagné la primaire d'Europe écologie les Verts mais à qui EELV a retiré son soutien le week-end dernier, le vert Jean-Louis Roumegas, le LR Alex Larue et le Rassemblement national Olaf Rokvam. 
Un sondage Harris Interactive/Europe écologie les Verts, publié la semaine dernière avant le coup de théâtre chez les Verts, place Clothilde Ollier en tête avec 19 % d'intentions de vote, 18 % au maire sortant divers gauche Philippe Saurel et 10 % aux candidats Mohed Altrad, Alenka Doulain (LFI), Mickaël Delafosse (PS) et Olaf Rokvam (RN). 
 
La maire sortante de Nantes, la socialiste Johanna Rolland, se représente
 
Elle trouve face à elle de nombreuses femmes prêtes à ravir le fauteuil de maire : une candidate LREM Valérie Oppelt, une candidate Verte Julia Laernos (actuellement vice-présidente de la Métropole), une candidate LR Laurence Garnier, une candidate du jeune mouvement "Nantes en commun" Margot Medkour et une candidate Rassemblement national Eléonore Revel. Le NPA, Lutte ouvrière et l'UPR veulent aussi monter des listes. 
Un sondage Ifop commandé en juin dernier par le PS indique que Johanna Rolland serait réélue. Elle obtiendrait 33 % des voix au premier tour contre 23 % à Europe Ecologie les Verts, 15 % à la liste Les Républicains, 14 % à LREM et 8 % au Rassemblement national. Lors d'un débat organisé entre les quatre principales candidates le 14 janvier, le thème de la sécurité est apparu comme central. 

Christian Estrosi veut conserver son fauteuil de maire de Nice pour un troisième mandat

L'élu les Républicains trouvera néanmoins sur sa route de nombreux candidats prêts à séduire les Niçois : Cédric Roussel (LREM), Patrick Allemand (PS), Mireille Damiano (Union de la gauche), l'ex-premier adjoint de Chritian Estrosi à la mairie Benoît Kandel (candidat de la droite et des indépendants), Jean-Marc Governatori (écologistes), Jean-Marc Chipot (Debout la France) et Philippe Vardon (Rassemblement national).
 
Un sondage Ifop CNews paru en décembre donne un net avantage à Christian Estrosi avec 49 % des voix, suivi par Philippe Vardon (RN) à 19 %, Jean-Marc Governatori (écologistes) à 13 % et Patrick Lallemand (PS) à 7 %. 


Le maire sortant d'Orléans, Olivier Carré, est candidat à sa succession

LREM lui a apporté son soutien. Il trouve sur sa route l'homme à qui il avait ravi le fauteuil de maire en 2014, le candidat les Républicains Serge Grouard ; Nathalie Kerrien, candidate de centre-gauche (ex-adjointe à la Culture du maire sortant) ; le Vert Jean-Philippe Grand ; le PS Baptiste Chapuis ; le PCF Dominique Tripet. Le Rassemblement national pourrait aussi présenter un candidat. 

 
A Paris, la maire PS Anne Hidalgo brigue un second mandat dans la capitale
 
Venue du 15e, elle se présentera cette fois dans le 11e arrondissement avec le soutien de Génération.s, le parti de Benoît Hamon et de la plateforme "Paris en commun". 
Les principaux autres candidats sont en campagne depuis plusieurs mois : l'exporte parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour LREM, Cédric Vilani (LREM dissident + PRG le Centre gauche), Rachida Dati pour les Républicains et le Vert David Belliard. Le candidat dissident LR Pierre-Yves Bournazel a rejoint Benjamin Griveaux il y a quelques jours. L'ex-conseiller communication de François Hollande à l'Elysée Gaspard Gantzer maintient sa candidature. 
Selon un sondage Ifop/JDD publié ce dimanche, Anne Hidalgo, la maire sortante, arriverait en tête du premier tour avec 25 % des voix. Elle devancerait la LR Rachida Dati à 19 %, le candidat LREM Benjamin Griveaux à 15 %, l'écologiste David Belliard à 14 % et le dissident LREM Cédric Villani à 13 %. 

 A Rennes, la maire Nathalie Appéré brigue un second mandat


Elle est soutenue par le PS, le PC, Génération.s, le PRG et Place publique. Europe écologie les Verts fait bande à part avec la candidature de Mathieu Theurier. Les autres candidats : Carole Gandon (LREM), Charles Compagnon (droite et centre-droit), Enora Lepape (LFI), Emeric Salmon (Rassemblement national) et le candidat régionaliste Franck Darcel (Rennes Bretagne Europe). 

Qui succédera à Yvon Robert à la mairie de Rouen ? 

Une seule femme est candidate, Marine Caron (UDI), déjà vice-présidente du département. Le maire sortant soutient Nicolas Mayer-Rossignol, ex-président de la région Haute-Normandie. Les Normands auront le choix entre les candidatures de Jean-Louis Louvel (LREM, Modem, Agir), Jean-François Bures (Les Républicains, battu de 1600 voix en 2014), Jean-Michel Bérégovoy (Europe écologie les Verts), Lionel Descamps/Farida Madjoub ("Rouen notre commune") et Guillaume Pennelle (Rassemblement national). 

A Strasbourg, Roland Ries, maire PS depuis 2008, laisse son fauteuil

Son premier adjoint actuel Alain Fontanel (déserteur du PS au profit de  LREM, Modem) est candidat. Un second adjoint actuel, chargé de l'Animation, Mathieu Cahn, a été investi par le PS. Une 3e adjointe, Chantal Cutajar, mènera la liste "Citoyens engagés". 
Les Strasbourgeois auront le choix avec les candidatures de Jeanne Barseghian (les Verts), Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Hombeline du Parc (Rassemblement national) ou Kevin Loquais (LFI, Génération.s). 

Et Le Havre ?
Mairie réservée à Edouard Philippe ? 
A suivre...
 

mardi 14 janvier 2020

Enquête judiciaire suite au croche-pied volôntaire de policier sur manifestante à Toulouse

Le policier malveillant a été filmé en action collective

Une enquête disciplinaire est en cours : un avertissement ou un blâme est "envisageable" 

Filmée par un internaute, à défaut de presse institutionnelle suffisamment respectueuse de la déontologie professionnelle, la scène a tourné sur les réseaux, sans qu'elle puisse être censurée, ni tronquée. Le 9 janvier à Toulouse, lors d'un rassemblement contre la réforme des retraites, un policier a délibérément fait chuter une manifestante en lui faisant un croche-pied. 

Le geste malveillant a été réalisé en équipe et en deux temps : un scénario bien huilé dans lequel un premier policier pousse la personne visée brutalement en avant, tandis qu'un second venant en sens opposé laisse traîner un pied pour parachever l'opération de déséquilibre. Au football, la faute est sifflée instantanément et le coupable exclu sur le champ. Dans la police, les faits de violences policières sont mieux tolérés...
L'agent en cause a pourtant été identifié, mais il faut qu'une enquête disciplinaire soit ouverte pour que soit prononcé un simple avertissement ou qu'un blâme sans conséquences puisse être envisagé. 

Christophe Castaner a fait référence à cette vidéo lors de ses voeux à la police nationale lundi. 
Pour la énième fois et dans un flot de paroles prononcées sans respirer, le ministre apparent de l'Intérieur a rappelé les forces de l'ordre au devoir d'"exemplarité", avec un "usage juste et proportionné de la force". Rien de nouveau : des grands mots donc, pour ne rien dire. "C'est l'honneur de la police qui est en jeu, on ne fait pas de croche-pied à l'éthique, sauf à s'abaisser", a assuré le ministre adjoint à Laurent Nuñez-Belda.  

Les violences et brutalités policières contraires à la loi française!

Cela va-t-il mieux en le disant ? 
Dimanche soir, Edouard Philippe, tout en affichant sa "confiance" aux forces de l'ordre, a lui aussi rappelé que lorsqu'il est "fait un usage disproportionné (de la force), alors il doit y avoir enquête, et sanction le cas échéant.
Macron demande des "propositions" pour... "améliorer la déontologie..."

Dans le "même temps", la famille de Cédric Chouviat s'est déclarée déçue que les policiers impliqués ne soient pas suspendus... 
Mardi 14 janvier, Castaner a reçu la famille du livreur mort à 42 ans des suites d'une interpellation musclée par la police.  Mediapart révèle que le père de la victime compte demander au ministre de l'Intérieur l'interdiction du plaquage ventral, parfois avec une clé de bras ou un menottage dans le dos, une technique d'immobilisation décriée et abandonnée dans d'autres pays démocratiques, car jugée dangereuse.  La Suisse et la Belgique l’ont par exemple interdite, mais pas la France.

"Je n’attends pas grand-chose du ministre qui est dans le déni des violences policières, a déclaré Christian Chouviat au media trotskiste en ligne. Mais je vais m’adresser au père de famille et lui demander s’il trouve normal qu’un fils qui part le matin au travail, ne rentre pas le soir parce que les policiers l’ont tué ?"

Au moment de l’intervention des pompiers, Cédric Chouviat était déjà en état de mort cérébrale, faute d’oxygène. Les premiers résultats d’autopsie ont ensuite révélé une asphyxie avec fracture du larynx. "Une mort atroce et extrêmement violente", ont commenté les avocats de la famille, qui dénoncent une "bavure policière".

La presse aux ordres banalise la bavure policière mortelle

Le livreur n’est pas la première victime du plaquage ventral, peut-on lire. 
Adama Traoré était déjà mort étouffé sous le poids de trois gendarmes, en 2016. 
Bien avant le décès du jeune délinquant, en 1998, il y avait déjà eu la mort de Mohamed Saoud, qui avait valu à la France une condamnation par la Cour européenne des droits de l’Homme en 2007. 
En 2018, la France avait de nouveau été condamnée pour le décès dans des conditions similaires d’Ali Ziri. 

Depuis des années, Amnesty International alerte sur le danger que représente le plaquage ventral. L’association Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) livre le même combat et milite elle aussi pour une interdiction. 

Pour l’instant, la technique est seulement strictement encadrée par une circulaire de 2008 complétée en 2015. Le texte indique que "la compression - tout particulièrement lorsqu'elle s'exerce sur le thorax ou l'abdomen - doit être la plus momentanée possible et être lâchée dès que la personne est entravée par les moyens réglementaires et adaptés". 
Le 8 janvier, Christophe Castaner a déclaré attendre la fin de l’enquête sur la mort de Cédric Chouviat - et un éventuel décès supplémentaire - pour éventuellement reconsidérer la pratique du plaquage ventral. "S’il est établi qu’une technique, quelle qu’elle soit, et je ne suis pas dans l’affirmative, peut générer la mort d’un homme, évidemment nous étudierons la question de suspendre cette technique", a-t-il pris le risque d'indiquer, dans l'incapacité de prendre une décision qui braquerait les policiers sur lesquels s'appuie le régime.

mardi 24 décembre 2019

Noël en France : un migrant que l'extrême gauche voudrait bouter hors de France

Libération évoque un "spectacle" de crèche vivante "perturbé" par un "groupe hostile" : aux spectacles ou aux Chrétiens ?

On est à Toulouse, ce qui n'est déjà pas anodin; ensuite, le journal signale l'association 'Vivre Noël autrement" plutôt que ses agresseurs


Les anticapitalistes violents s'en prennent aux chrétiens 
qui rejettent un Noël détourné par les marchands


Pacifiquement, depuis 2011, l’association 'Vivre Noël autrement' présente une crèche vivante avec des enfants, des adultes et même un vrai âne sur la place Saint-Georges, à deux pas de la cathédrale Saint-Etienne, mais à 400 mètres du centre-ville. Samedi 14 décembre 2019, la célébration de la Nativité a été interrompue vers 16 heures par l’irruption d’une cinquantaine d’individus de l'ultra-gauche criant "Stop aux fachos", "nous, on est les anticapitalistes" ou d’autres slogans hostiles aux forces de l’ordre, selon plusieurs media comme La Dépêche du Midi ou 20 Minutes  lequel quotidien gratuit parlant de "personnes protestant contre ces évocations de l’origine de la tradition", un événement culturel et patrimonial, donc

L'association estime que ses opposants sont des contestataires chroniques universels
A Libération, Erwan Demolins, un des membres de l’association, explique que ces opposants ne seraient pas intervenus de manière planifiée: "Face à nous, on avait des gens qui n’avaient pas d’étiquette en particulier. C’était un groupe d’une cinquantaine de personnes, qui je suppose passaient par là, et qui manifestent depuis plusieurs mois dans le centre-ville de Toulouse, contre le gouvernement, contre la réforme des retraites." 
Il déroule aussi la chronologie de l'agression, alors que l'événement annuel avait commencé à 15 heures : "Vers 15h45, une personne est montée sur l’estrade et a manifesté sa présence en chantant 'On est là, on est là' ", un chant souvent entonné par des éléments incontrôlés, en marge des manifestations de Gilets Jaunes.
Ce chant, venu des stades, s'est imposé comme un classique des manifestations (parfois présenté comme l'hymne des sympathisants du Black bloc) et lors de manifestations syndicales (comme le 5 décembre) depuis plus d’un an. En voici les paroles :"On est là, on est là, même si Macron [ne] le veut pas, nous on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron [ne] le veut pas, nous on est là !".
Ce chant est en fait une adaptation d’un hymne cheminot chanté lors de la grève contre la réforme ferroviaire au printemps 2018, et créé par une section CGT cheminots de Lyon.
La personne est alors redescendue, mais les manifestants sont restés autour de la place Saint-Georges et les insultes ont duré, sur le registre étroit qui leur est familier : "Ils sont restés pendant une heure ou une heure et demie. Pendant la représentation, certains lançaient des propos hostiles comme "stop aux fachos", "stop aux cathos", "les cathos sont des bourgeois". " La trinité laïque et primaire: bourgeois, cathos, fachos...

"Autour 16h30 ou 17 heures, des gens ont voulu de nouveau monter sur l’estrade, et c’est alors qu’il y a eu des bousculades avec notre service d’ordre composé de bénévoles". Suite à ce tumulte, l’association a décidé de mettre fin à l'événement, au cours duquel des enfants jouent des petites scènes de la naissance de Jésus et des adultes chantent. "Seules trois des six chorales programmées ont pu avoir lieu", regrette Erwan Demolins qui rappelle qu’il n’y avait jamais eu de problème ou d’hostilité en sept ans, jusqu'à cette année, où Macron fait descendre l'extrême gauche dans la rue.
Depuis que Macron est à l'Elysée, notamment depuis le passage en force de sa réforme du code du Travail, le pays connaît des manifestations de haine.  Cette évocation vivante a pour but, explique pourtant cet associatif, de remettre au centre des festivités cette tradition populaire qui est la crèche de Noël. Nous organisons un après-midi durant lequel des chorales défilent sur une scène et des enfants jouent des saynètes de Noël.

Après cet incident, l’association a reçu des messages de soutien de l’archevêque de Toulouse.
Celui-ci, tenant compte du contexte local inflammable, a déploré mollement que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu’elle véhicule (accueil de l’étranger, annonce de la paix et signe d’une tendresse dont nous avons tous besoin) ne soit plus respecté dans notre pays et suscite même des actes de violences verbales et physiques de ceux qui s’érigent comme défenseurs de la liberté".
Le maire macronien de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), a condamné ces agissements, soulignant que l’événement était "autorisé comme chaque année". D’autres personnalités politiques, souvent issues des Républicains, du Rassemblement National, de Debout la France ou d'une partie de LREM ont fait part de leur indignation face à ces malveillances sectaires.
Du côté de l'exécutif, le ministre des Cultes, l'illustre Castaner, pas plus que son Sancho Pança, Laurent Nunez, n'a bougé une oreille, mais la commère  du gouvernement, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes - pourquoi elle ? - a elle aussi fait part de son soutien à la crèche vivante. "Nous condamnons, avec @LauStmartin (député du Val-de-Marne !) pour @enmarchefr [a-t-elle été orientée vers la com' du pouvoir, en lieu et place de Sibeth Ndiaye ?] l’interruption agressive d’une crèche vivante organisée samedi à Toulouse. Cette action n’a rien à voir avec le principe de laïcité."

Interrogé sur de potentielles suites judiciaires, Erwan Demolins indique que l’association de taille modeste n’a pas encore pris de décision à ce sujet: "Notre objectif, c’est de pouvoir faire une animation l’année prochaine pour fêter Noël. On se rapprochera certainement de la préfecture pour la prochaine fois."

Libération ouvre ses colonnes aux sectaires.
Des membres de l'Union Antifasciste Toulousaine et du Collectif auto média énervé, ont rapporté les explications d'une autre personne présente, mais sans en livrer l'identité. Libération a tenu à les ajouter: "En fait, le groupe de manifestants est juste arrivé place Saint-Georges parce qu’il s’était fait chargé quelques minutes auparavant aux alentours de la rue Alsace Lorraine. Ce n’était en aucun cas une action politique, c’est juste du hasard que cet événement se soit retrouvé sur le chemin des manifestants". Ainsi, des individus qui traitent des pacifistes de 'fachos' ne se livreraient donc "en aucun cas à une action politique"...
Le Collectif Auto Média énervé (ex-étudiant) est fondé suite à la volonté d’étudiant-e-s de l’Université du Mirail et son antenne en centre ville de l’ESAV, |Ecole nationale supérieure de l'audiovisuel] de réunir leurs travaux sonores, photographiques et vidéos recueillis lors des manifestations contre la loi travail sur Toulouse en 2016 et les événements concomitants. Média libre et indépendant, il est alimenté par la vision des mouvements sociaux par ses acteurs et actrices soucieu-ses-x de contrôler leur propre image médiatique. Le CAMé n’a pas d’identités mais prend nos couleurs.
Libération accorde une tribune aux antifas.
Ces collectifs marginaux d'extrême gauche radicaux (parfois anarchiste), qui font passer leur violence révolutionnaire pour de l'antifascisme et promeuvent l'action directe et violente contre leurs homologues d'extrême droite, ont l'oreille de Libération. Ils étaient au Réservoir de Sivens, à 65 kms et une heure de route de Toulouse, quand l'un des leurs, Rémi Fraisse a perdu la vie lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

Le témoignage [complotiste] dénonce la présentation faite par certains media [lesquels?], qui laisseraient entendre [sic] qu'il s'agissait d'
une action planifiée contre les Chrétiens, tout en reconnaissant que "la seule personne qui s’est fait réellement embêter c’est un monsieur qui distribuait des tracts de la manif pour tous." La rumeur court... 



Union Antifasciste Toulousaine

Contrairement à ce que prétendent les articles de la dépêche, d'Info Toulouse et Moudenc, il n'y eu aucune action d'organisé contre une crèche vivante à Toulouse ce samedi. L'extrême droite se nourrie de fausse information, nous nos actions nous les revendiquons et les expliquons si le besoin s'en fait sentir.
Témoignage d'une personne présente pour rétablir la réalité : "En fait le groupe de manifestants est juste arrivé place st Georges parce qu'il s'était fait chargé quelques minutes auparavant aux alentours de la rue Alsace Lorraine. Ce n'était en aucun cas une action politique, c'est juste du hasard que cet événement se soit retrouve sur le chemin des manifestants. Pour ce qui est de l'article, c'est une vraie foire aux fakenews... La seule personne qui s'est faite réellement embêter c'est un monsieur qui distribuait des tracts de la manif pour tous."
PaSiDupes laisse aux auteurs de ce tweet la responsabilité de leur orthographe, "science des ânes", comme l'écriture.

Une membre de Génération.s est dans le déni.


Il ne s'est donc rien passé ! "Cette démonstration religieuse n’a pas été interrompue, la chanteuse a chanté, la chorale aussi. Les enfants jouaient sans peur. Une dame est venue distribuer ses gâteaux aux manifestants". Une dame patronnesse en serre-tête, quoi !
Le parti de Benoît Hamon, associé à Raphaël Glucksman, ex-soutien à la guerre d'Irak et à la Russie et ex-Alternative libérale, parti politique créé en mars 2006, d'inspiration libérale, favorable au libéralisme politique comme au libéralisme économique (Place publique, 6,2 % des suffrages exprimés aux Européennes de 2019), ajoute que les manifestants ont également fait l'objet d'insultes de la part d'un "papy", un seul, et qu'un autre "n’a pas supporté d’être filmé et a voulu casser le téléphone provoquant un moment de tension". Le droit à l'image aussi est intolérable ?