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mardi 24 décembre 2019

Noël en France : un migrant que l'extrême gauche voudrait bouter hors de France

Libération évoque un "spectacle" de crèche vivante "perturbé" par un "groupe hostile" : aux spectacles ou aux Chrétiens ?

On est à Toulouse, ce qui n'est déjà pas anodin; ensuite, le journal signale l'association 'Vivre Noël autrement" plutôt que ses agresseurs


Les anticapitalistes violents s'en prennent aux chrétiens 
qui rejettent un Noël détourné par les marchands


Pacifiquement, depuis 2011, l’association 'Vivre Noël autrement' présente une crèche vivante avec des enfants, des adultes et même un vrai âne sur la place Saint-Georges, à deux pas de la cathédrale Saint-Etienne, mais à 400 mètres du centre-ville. Samedi 14 décembre 2019, la célébration de la Nativité a été interrompue vers 16 heures par l’irruption d’une cinquantaine d’individus de l'ultra-gauche criant "Stop aux fachos", "nous, on est les anticapitalistes" ou d’autres slogans hostiles aux forces de l’ordre, selon plusieurs media comme La Dépêche du Midi ou 20 Minutes  lequel quotidien gratuit parlant de "personnes protestant contre ces évocations de l’origine de la tradition", un événement culturel et patrimonial, donc

L'association estime que ses opposants sont des contestataires chroniques universels
A Libération, Erwan Demolins, un des membres de l’association, explique que ces opposants ne seraient pas intervenus de manière planifiée: "Face à nous, on avait des gens qui n’avaient pas d’étiquette en particulier. C’était un groupe d’une cinquantaine de personnes, qui je suppose passaient par là, et qui manifestent depuis plusieurs mois dans le centre-ville de Toulouse, contre le gouvernement, contre la réforme des retraites." 
Il déroule aussi la chronologie de l'agression, alors que l'événement annuel avait commencé à 15 heures : "Vers 15h45, une personne est montée sur l’estrade et a manifesté sa présence en chantant 'On est là, on est là' ", un chant souvent entonné par des éléments incontrôlés, en marge des manifestations de Gilets Jaunes.
Ce chant, venu des stades, s'est imposé comme un classique des manifestations (parfois présenté comme l'hymne des sympathisants du Black bloc) et lors de manifestations syndicales (comme le 5 décembre) depuis plus d’un an. En voici les paroles :"On est là, on est là, même si Macron [ne] le veut pas, nous on est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron [ne] le veut pas, nous on est là !".
Ce chant est en fait une adaptation d’un hymne cheminot chanté lors de la grève contre la réforme ferroviaire au printemps 2018, et créé par une section CGT cheminots de Lyon.
La personne est alors redescendue, mais les manifestants sont restés autour de la place Saint-Georges et les insultes ont duré, sur le registre étroit qui leur est familier : "Ils sont restés pendant une heure ou une heure et demie. Pendant la représentation, certains lançaient des propos hostiles comme "stop aux fachos", "stop aux cathos", "les cathos sont des bourgeois". " La trinité laïque et primaire: bourgeois, cathos, fachos...

"Autour 16h30 ou 17 heures, des gens ont voulu de nouveau monter sur l’estrade, et c’est alors qu’il y a eu des bousculades avec notre service d’ordre composé de bénévoles". Suite à ce tumulte, l’association a décidé de mettre fin à l'événement, au cours duquel des enfants jouent des petites scènes de la naissance de Jésus et des adultes chantent. "Seules trois des six chorales programmées ont pu avoir lieu", regrette Erwan Demolins qui rappelle qu’il n’y avait jamais eu de problème ou d’hostilité en sept ans, jusqu'à cette année, où Macron fait descendre l'extrême gauche dans la rue.
Depuis que Macron est à l'Elysée, notamment depuis le passage en force de sa réforme du code du Travail, le pays connaît des manifestations de haine.  Cette évocation vivante a pour but, explique pourtant cet associatif, de remettre au centre des festivités cette tradition populaire qui est la crèche de Noël. Nous organisons un après-midi durant lequel des chorales défilent sur une scène et des enfants jouent des saynètes de Noël.

Après cet incident, l’association a reçu des messages de soutien de l’archevêque de Toulouse.
Celui-ci, tenant compte du contexte local inflammable, a déploré mollement que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu’elle véhicule (accueil de l’étranger, annonce de la paix et signe d’une tendresse dont nous avons tous besoin) ne soit plus respecté dans notre pays et suscite même des actes de violences verbales et physiques de ceux qui s’érigent comme défenseurs de la liberté".
Le maire macronien de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), a condamné ces agissements, soulignant que l’événement était "autorisé comme chaque année". D’autres personnalités politiques, souvent issues des Républicains, du Rassemblement National, de Debout la France ou d'une partie de LREM ont fait part de leur indignation face à ces malveillances sectaires.
Du côté de l'exécutif, le ministre des Cultes, l'illustre Castaner, pas plus que son Sancho Pança, Laurent Nunez, n'a bougé une oreille, mais la commère  du gouvernement, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes - pourquoi elle ? - a elle aussi fait part de son soutien à la crèche vivante. "Nous condamnons, avec @LauStmartin (député du Val-de-Marne !) pour @enmarchefr [a-t-elle été orientée vers la com' du pouvoir, en lieu et place de Sibeth Ndiaye ?] l’interruption agressive d’une crèche vivante organisée samedi à Toulouse. Cette action n’a rien à voir avec le principe de laïcité."

Interrogé sur de potentielles suites judiciaires, Erwan Demolins indique que l’association de taille modeste n’a pas encore pris de décision à ce sujet: "Notre objectif, c’est de pouvoir faire une animation l’année prochaine pour fêter Noël. On se rapprochera certainement de la préfecture pour la prochaine fois."

Libération ouvre ses colonnes aux sectaires.
Des membres de l'Union Antifasciste Toulousaine et du Collectif auto média énervé, ont rapporté les explications d'une autre personne présente, mais sans en livrer l'identité. Libération a tenu à les ajouter: "En fait, le groupe de manifestants est juste arrivé place Saint-Georges parce qu’il s’était fait chargé quelques minutes auparavant aux alentours de la rue Alsace Lorraine. Ce n’était en aucun cas une action politique, c’est juste du hasard que cet événement se soit retrouvé sur le chemin des manifestants". Ainsi, des individus qui traitent des pacifistes de 'fachos' ne se livreraient donc "en aucun cas à une action politique"...
Le Collectif Auto Média énervé (ex-étudiant) est fondé suite à la volonté d’étudiant-e-s de l’Université du Mirail et son antenne en centre ville de l’ESAV, |Ecole nationale supérieure de l'audiovisuel] de réunir leurs travaux sonores, photographiques et vidéos recueillis lors des manifestations contre la loi travail sur Toulouse en 2016 et les événements concomitants. Média libre et indépendant, il est alimenté par la vision des mouvements sociaux par ses acteurs et actrices soucieu-ses-x de contrôler leur propre image médiatique. Le CAMé n’a pas d’identités mais prend nos couleurs.
Libération accorde une tribune aux antifas.
Ces collectifs marginaux d'extrême gauche radicaux (parfois anarchiste), qui font passer leur violence révolutionnaire pour de l'antifascisme et promeuvent l'action directe et violente contre leurs homologues d'extrême droite, ont l'oreille de Libération. Ils étaient au Réservoir de Sivens, à 65 kms et une heure de route de Toulouse, quand l'un des leurs, Rémi Fraisse a perdu la vie lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

Le témoignage [complotiste] dénonce la présentation faite par certains media [lesquels?], qui laisseraient entendre [sic] qu'il s'agissait d'
une action planifiée contre les Chrétiens, tout en reconnaissant que "la seule personne qui s’est fait réellement embêter c’est un monsieur qui distribuait des tracts de la manif pour tous." La rumeur court... 



Union Antifasciste Toulousaine

Contrairement à ce que prétendent les articles de la dépêche, d'Info Toulouse et Moudenc, il n'y eu aucune action d'organisé contre une crèche vivante à Toulouse ce samedi. L'extrême droite se nourrie de fausse information, nous nos actions nous les revendiquons et les expliquons si le besoin s'en fait sentir.
Témoignage d'une personne présente pour rétablir la réalité : "En fait le groupe de manifestants est juste arrivé place st Georges parce qu'il s'était fait chargé quelques minutes auparavant aux alentours de la rue Alsace Lorraine. Ce n'était en aucun cas une action politique, c'est juste du hasard que cet événement se soit retrouve sur le chemin des manifestants. Pour ce qui est de l'article, c'est une vraie foire aux fakenews... La seule personne qui s'est faite réellement embêter c'est un monsieur qui distribuait des tracts de la manif pour tous."
PaSiDupes laisse aux auteurs de ce tweet la responsabilité de leur orthographe, "science des ânes", comme l'écriture.

Une membre de Génération.s est dans le déni.


Il ne s'est donc rien passé ! "Cette démonstration religieuse n’a pas été interrompue, la chanteuse a chanté, la chorale aussi. Les enfants jouaient sans peur. Une dame est venue distribuer ses gâteaux aux manifestants". Une dame patronnesse en serre-tête, quoi !
Le parti de Benoît Hamon, associé à Raphaël Glucksman, ex-soutien à la guerre d'Irak et à la Russie et ex-Alternative libérale, parti politique créé en mars 2006, d'inspiration libérale, favorable au libéralisme politique comme au libéralisme économique (Place publique, 6,2 % des suffrages exprimés aux Européennes de 2019), ajoute que les manifestants ont également fait l'objet d'insultes de la part d'un "papy", un seul, et qu'un autre "n’a pas supporté d’être filmé et a voulu casser le téléphone provoquant un moment de tension". Le droit à l'image aussi est intolérable ?

vendredi 26 février 2016

Etat d'urgence: Cazeneuve nommément visé par les plaintes de cinq ex-assignés à résidence

Cinq assignés à résidence portent plainte contre le ministre de l'Intérieur

Dénonciation de "la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence"  

Ce jeudi, cinq anciens assignés ont déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve pour " atteinte à la liberté individuelle par une personne exerçant une fonction publique", "abstention volontaire de mettre fin à une privation légale de liberté", ainsi que pour des faits de "discrimination par une personne dépositaire de l’autorité publique", révèle un des avocats.

Les plaignants font partie des 400 personnes assignées à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, mis en place au lendemain des attentats de novembre.
Ils veulent conduire les autorités à "répondre de leurs décisions", précise leur avocat. En effet, lorsque leur assignation avait été ordonnée, les cinq personnes avaient attaqué cette décision devant la justice administrative. Mais leurs recours n’ont jamais pu aboutir : leurs assignations ont été abrogées, c’est-à-dire totalement annulées, trop vite.

"L’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments"

"Cela montre bien que l’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence ", conclut l’avocat des cinq plaignants, Me Arié Alimi qui se définit ainsi: "Français, avocat, juif, originaire d'Algérie, né à Sarcelles". 
"Je continuerai donc à défendre des jeunes des cités, des "djihadistes ", des émeutiers, parce que face aux sombres jours qui s'annoncent pour notre pays, face à un racisme et à un antisémitisme d'Etat qui se prépare dans l'ombre, le dialogue intime que se noue entre un avocat et son client quelque soient ses haines et ses colères, est déjà source d'apaisement et de compréhension retrouvés. Français, avocat, juif, ayant passé ma jeunesse dans les cités, je revendique chacune des ces identités, dans le désordre."
Selon ce conseiller qui participa à la manif pro-palestinienne de Sarcelles et dont le blog est hébergé par le site trotskiste Mediapart, les cinq personnes avaient été assignées à résidence pour des faits de radicalisation religieuse, possession d’armes "et d’autres éléments extrêmement flous".
Toujours selon cet avocat qui assura la défense des parents de Rémi Fraisse, sur les près de 400 assignations à résidence qui ont été décidées par les préfets dont certaines sur la base de notes blanches [non signées] du ministère de l’Intérieur, une cinquantaine ont été abrogées. "Grâce à ces procédures, une véritable enquête sera ouverte : on saura ce qui se cache derrière les notes blanches du ministre de l’Intérieur, qui sont les sources, quelles informations," a ajouté Me Arié Alimi, dont le cabinet (AA_Avocats) est situé rue de Courcelles, dans le très chic XVIIe arrondissement de Paris.

Ces plaintes risquent de ne pas aboutir, selon la LDH
Révision constitutionnelle, "un cheval de Troie de nature autoritaire," dénonça Me Arié Alimi, sur France Info, le 10 février.Pour l’enseignant en droit de la responsabilité et en droit pénal à l’université Paris X Nanterre, "c’est un texte qui a une dangerosité pratique absolue."Concernant la déchéance, Arié Alimi a expliqué que le texte "parle de délits et de crimes qui constituent une atteinte grave à la vie de la nation, ce qui n’est pas du terrorisme."Tout peut entrer dans ce texte", s’est-il inquiété, ajoutant que "quand on voit dans le code pénal ce qu’est une atteinte à la vie de la nation, un simple outrage pourrait entrer dans ce texte si le législateur décidait de le faire."
L’avocat a estimé qu’en fonction "d’une alternance politique différente" [sic], il pourrait y avoir "des textes extrêmement dangereux pour la France.""Je ne pense pas qu’on légifère et encore moins qu’on change une constitution dans le cadre de l’émotion parce que les Français changent d’avis en fonction des circonstances", a condamné Arié Alimi.
Mais la Ligue des droits de l’Homme, qui s’est constituée partie civile, s’attend à "rencontrer toutes les difficultés du monde" dans cette bataille, "avec notamment l’invocation du secret défense", précise son avocat Me Michel Tubiana.
Me M. Tubiana est au Grand Orient de France, "ancien"  trotskiste de la JCR et avocat de la 'bande à Baader' (organisation terroriste allemande d'extrême gauche), ancien président de la Ligue des droits de l'homme. N'est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?
"Les décideurs doivent aussi répondre de leurs décisions", a insisté Me Michel Tubiana.

Les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent toutefois "une prise de conscience".
"Dix-neuf lois antiterroristes ont été créées depuis 1986 qui vont toutes dans le sens de la diminution des libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme. Il faut arrêter cet engrenage ", estime Me Clémence Bectare, avocate de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 26 mai.

samedi 21 février 2015

Dérapages des manifestations d'extrémistes contre les "violences" policières

L'extrême gauche pourrit la vie des Toulousains et Nantais

800 manifestants à Nantes et 400 à Toulouse se sont rassemblés ce samedi 

Violences d'extrême gauche anarcho-révolutionnaire et trotskiste
pour lutter contre les... violences policières !
pour dire non aux "violences" policières. Les anarcho-révolutionnaires cultivent leur colère sans laquelle ils ne seraient plus grand chose. Des manifestations émaillées de violences ont en effet opposé les activistes aux forces de police ce samedi à Nantes et à Toulouse sur les zones à défendre comme celle de Notre-Dame-des-Landes, notamment, car ils faudrait également citer les fermes-usines.
Civisme et lutte contre l'austérité
des anti-républicains anarcho-révolutionnaires
A Nantes, ils ont défilé derrière une banderole "Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance", samedi après-midi, un an après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, voulu par Jean-Marc Ayrault, avec "détermination."

La tension est montée peu avant 16h (photos ci-dessus), quand des activistes encagoulés ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser.

17 blessés, dont 15 policiers, à Nantes
La police dresse le bilan: "1000 manifestants dont 2 blessés, 15 policiers blessés,10 interpellations". Plus tôt, elle faisait état d'un seul policier a été blessé au thorax par un jet de pierre, à la manière palestinienne' et qui avait été transporté au CHU.


A Toulouse, une manifestation en soutien aux "zones à défendre" (ZAD) a réuni 450 personnes, selon la police. Les manifestants ont dénoncé "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs".

Les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de peinture des extrêmistes par des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, d'autres manifestants lançaient des projectiles contre des vitrines, dont celle d'un bureau de transferts d'argent et d'un magasin de... décoration.

Les pseudo-"pacifistes" n'assument aucune responsabilité républicaine

Les protestataires, souvent très jeunes et pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole - noire - aux lettres blanches, à la mémoire du jeune altermondialiste, Rémi Fraisse, porteur de matières inflammables : "Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police". Les dessinateurs anarchistes de Charlie hebdo qui ont provoqué les attentats meurtriers de djihadistes de France à Paris tiennent le même discours. "On n'oublie pas, on ne pardonne pas", clament les haineux sur la voie publique.
Le jeune militant avait été tué par une grenade défensive de la gendarmerie au cours d'affrontements avec les représentants de la loi lancés par le ministre de l'Intérieur sur le site du projet contesté de réservoir d"eau Sivens (Tarn), le 26 octobre 2014. Les activistes anarcho-révolutionnaires ont clamé des slogans anti-républicain comme "Tout le monde déteste la police", "Flics assassins".

Parmi les manifestants, quelques drapeaux du NPA (extrême gauche trotskiste), co-organisateur du mouvement. Plusieurs dizaines de jeunes s'étaient grimés en clowns. Quelques autres étaient déguisés en plante.




A Toulouse comme à Nantes, le dispositif des forces de l'ordre était particulièrement important, en rapport de la capacité de destruction des hordes en noir, les précédentes manifestations du même type ayant donné lieu à de nombreux affrontements et dégradations dans les deux villes.


lundi 10 novembre 2014

Seine-Saint-Denis: des lycéens d'extrême gauche se livrent à des violences en "hommage" à l'activiste écologiste mort

Des lycéens "pacifiques" mettent le feu à Saint-Denis

Une manifestation "spontanée" de lycéens, aussi "apolitiques" que "pacifistes"... 


Plus d'une centaine de militants d'extrême gauche s'en est pris aux voitures et aux commerces de cette ville communiste de la banlieue rouge de Paris. 
Il a fallu que de nombreux CRS restent en faction devant les commerces du centre-ville pour que le calme revienne à 14h00 ans les rues de cette commune de Seine-Saint-Denis (9.3). La situation a été maîtrisée "sans recours à la force", sans tir de grenade lacrymogène ni de flash-ball, a souligné une source policière anonyme qui n'a eu connaissance que de dégâts matériels.

Les violences ont démarré vers 10h00 devant le lycée Paul-Eluard, qui était bloqué depuis le matin. Un groupe d'environ 150 casseurs, "des petits groupes très mobiles", très organisés, selon la police, a quitté les abords du lycée et s'est mis en marche vers le centre.
Des voitures ont été caillassées et des vitrines de magasins brisées sur le parcours de la horde sauvage. "Ils s'en sont pris à quelques automobilistes" qu'ils ont aspergé de lacrymogène, a indiqué une source policière.
"Ils ont arrêté des voitures, cassé les vitres, ouvert les coffres", raconte Ariane Touko, en terminale à Paul-Eluard. "Cela partait d'une bonne cause, un blocus pour défendre la mémoire de Rémi Fraisse, et puis ça a dégénéré", raconte-t-elle.
La lycéenne rapporte une scène, celle d'une femme enceinte qui est descendue de sa voiture et a été projetée à terre. Un témoignage que les autorités n'étaient pas en mesure de confirmer dans l'immédiat et notamment pas le préfet. 
Il faudrait donc croire que les manifestations violentes contre les "violences policières", à l'initiative du NPA et du Front de gauche (communiste) partout en France, Nantes et Toulouse notamment, seraient spontanées et apolitiques seulement dans le 9.3. C'est pourtant aussi aux symboles de la République que les jeunes ont fait subir des dégâts, comme le montre la photo ci-dessous. 
  

Devant le supermarché Carrefour, "ça a été violent"

"Ils étaient une quarantainerapporte Roman Miah, un vendeur de fleurs ambulant installé en face. Ils ont voulu rentrer dans le magasin, mais les employés ont fermé le rideau métallique. Ils ont tapé dessus (...) La police est arrivée, ils sont partis en courant."
L'un des rideaux métalliques noirs du supermarché a été à moitié défoncé. "Ils sont arrivés en meute", se désole Hacen Sana, gérant d'une boutique d'articles de sport prise pour cible. Il n'a pas assisté aux violences mais a été prévenu par ses employés, dont l'un s'est retrouvé à l'hôpital pour une blessure à la jambe. Le "premier réflexe (des employés) a été de fermer le rideau", mais ils ont été "tabassés, roués de coups", raconte-t-il. "C'était des casseurs, point à la ligne. Ils n'ont aucune conscience politique", estime H. Sana, absent au moment des faits et selon la dépêche de l'AFP que répète mot pour mot Libération.

Un bus qui passait devant le lycée a eu une de ses vitres brisées, révèle la RATP, qui a interrompu plus d'une heure le trafic du tramway entre 11h30 et 12h15, tandis que la N1 a dû être coupée. La station de métro qui dessert la Basilique de Saint-Denis a également été fermée.

C'est l'Etat qui paie",
rassure Hollande
Parallèlement à ces débordements, "des jeunes du quartier ont profité de la confusion pour multiplier les vols à l'arraché", selon une source policière. Pour ramener le calme, un hélicoptère a survolé la ville et la police a dû faire appel à environ 200 fonctionnaires, a-t-on précisé. 

Outre le rassemblement devant le lycée Paul-Eluard, cinq autres lycées ont été bloqués lundi matin en Seine-Saint-Denis. L'académie a dépêché des "équipes mobiles de sécurité" pour prêter main forte aux équipes des lycées concernés, devant lesquels des poubelles ont parfois été incendiées.
Lycée Blanqui à Saint-Ouen (9.3), 
lundi 10 novembre 2014

Dans la capitale en revanche, la mobilisation lycéenne marquait le pas, avec seulement deux établissements bloqués selon le rectorat. 

Saint-Ouen est une ville libérée du PCF
par l'UDI en avril 2014

Cette concentration de la violence sur le département de Claude Bartolone n'accrédite pas l'idée de spontanéité.



samedi 1 novembre 2014

Rendre hommage à un activiste altermondialiste, c'est donc casser du flic ?

Trois manifestations dégénèrent à Nantes, Dijon et Toulouse
A Nantes, le sang a coulé en hommage à Rémi Fraisse 
C'était prévisible après de précédents affrontements dans la ville de l'ancien Premier ministre. Samedi après-midi, des affrontements ont éclaté entre opposants radicaux au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et gendarmes et policiers. Les premiers ont jeté des bouteilles en verre et divers projectiles sur les forces de l'ordre qui ont dû se protéger. Ils ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, provoquant des mouvements de foule sur le cours des Cinquante-Otages, l'une des principales artères du centre-ville. Au moins six personnes ont été blessées, selon la préfecture: trois manifestants ont été touchés par des coups de matraques et des éclats de grenades de désencerclement ; l'un d'entre eux aurait aussi été blessé au visage par un tir de flash-ball, selon des photos postées sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, 21 manifestants ont été interpellés, indique le préfet de Loire-Atlantique Henri-Michel Comet. 

Trois policiers ont aussi été blessés, notamment par des projections d'acide. 
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a estimé sur TF1 que les rassemblements n'étaient pas "des manifestations qui rendent hommage à la mémoire de Rémi Fraisse". C'est exactement le contraire: la préméditation des antifas d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) est patente, puisqu'ils étaient équipés de produits illicites et en ont fait usage pour venger leur camarade. Si ce sont bien "des exactions, des débordements inacceptables", comme le dit le p'tit Cazeneuve, elles ne sont pas dues à des "casseurs" comme il est convenu de l'affirmer en pareilles circonstances. 
Le ministre a "appelé chacun au calme". Un appel également lancé plus tôt dans la journée par le préfet Henri-Michel Comet qui demandait la fin de la manifestation. "Nous sommes face à des groupes violents qui cherchent l'affrontement depuis deux heures", notait-il après 18 heures. "Je salue le sang froid des forces de l'ordre dans ce contexte d'affrontements délibérés." 
Dans un communiqué, les services du premier ministre Manuel Valls ont condamné "avec fermeté" (!) les violences commises à Nantes (comme à Toulouse ou Dijon), les qualifiant d' "insulte à la mémoire de Rémi Fraisse". Une erreur d'appréciation qui de la part d'un professionnel de la police, en tant que prédécesseur de Cazeneuve. 
De son côté, l'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a condamné fermement les violences et leurs auteurs, qu'il qualifie d'"adversaires de la démocratie". Le député de Nantes était personnellement visé pour son attachement à son projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes combattu par les écologistes les plus radicaux. Enfin, la maire (PS) de Nantes a condamné une "situation acceptable pour les Nantaises et les Nantais. On ne peut accepter qu'ils soient pris en otage par des groupes ultra-radicaux."
Ces violences volontaires en soi-disant hommage posent la question de la présence de l'ultra-gauche dans les rangs d'Europe Ecologe-les Verts.

L'hommage à Rémi Fraisse dégénère aussi à Dijon

Le cortège de 200 personnes rue de la Liberté, au centre de Dijon a donné lieu à plusieurs affrontements et des dégradations en centre-ville qui étaient nettement moins prévisibles dans cette ville bourgeoise. Les "pacifistes" d'EELV ont cassé une dizaine de vitrines et souillé la ville de nombreux tags anti-police en fin d'après-midi ce samedi.  
Vers 17h, les manifestants étaient casqués comme le prévoyaient les organisateurs. Il a suffi de quelques minutes de défilé dans les rues aux activistes pour contraindre les forces de l'ordre à intervenir, lorsqu'une trentaine d'individus a commencé à s'attaquer aux vitrines, notamment de la rue Berbisey et de la rue Charrue. 

Les pompiers ont dû également intervenir sur des feux, alors que certaines rues restaient bloquées le temps d'évacuer les manifestants et de sécuriser le secteur. Sur la place Nathalie Koenders, la première adjointe au maire de la ville a expliqué que des équipes municipales sont rapidement intervenues pour sécuriser les vitrines et ainsi éviter des accidents liés aux bris de glace. "C'est une mauvaise surprise pour Dijon mais d'autres villes n'ont pas été épargnées".

Toulouse a été à la hauteur de sa réputation de violence

L'extrême gauche connaît le chemin de la rue. Le plateau du Larzac et les occupants du réservoir de la vallée du Testet sont descendus sur Toulouse: 
le millier de personnes rassemblées cet après midi place du Capitole n'a pas manqué de se lâcher. Quelques centaines de manifestants dont un noyau dur de quelques dizaines d'agitateurs ont voulu prendre la direction du palais de justice.


Non autorisée la manifestation s'est transforme en guérilla contre l'important dispositif de forces de l'ordre dans les petites rues du centre ville de Toulouse. Tir de grenades lacrymogènes contre vitrines brisées et poubelles brûlées. En début de soirée, une petite centaine de manifestants masqués et déterminés continuait de provoquer les forces de l'ordre. Tout semblait être rentré dans l'ordre vers 20h30. Le dernier groupe de manifestants a été dispersé un peu avant 22h. La préfecture annonce quatorze interpellations ainsi que deux blessés parmi les forces de l'ordre et un blessé chez les manifestants.

Les heurts se sont déplacés vers la place Wilson et aux abords de la station de métro Jean Jaurès la plus importante de la ville où se croisent les deux lignes. La ligne A du métro a dû être fermée par mesure de précaution. A 19h00, le préfet de Haute-Garonne lançait un appel au calme, alors que quelques 300 policiers et gendarmes mobiles restaient mobilisés et qu'un hélicoptère de la gendarmerie survolait encore le centre ville à la recherche d'enragés extrêmement aguerris au combat de rues et mobiles.

Une débauche de moyens à la charge de la collectivité

Jusqu'en début de soirée un hélicoptère de la gendarmerie a survolé le centre ville de Toulouse pour soutenir les gendarmes au sol.





Plusieurs vitrines de magasins et de banques ont été brisées, du mobilier urbain détruit ou incendié, ainsi que des poubelles. Les Toulousains qui faisaient leurs courses du samedi dans les commerces ouverts en ce jour férié ont trouvé refuge dans les boutiques.


Les derniers manifestants se sont regroupés vers 20h place du Capitole là où tout avait débuté dans l'après midi quatre heures plutôt.

mardi 28 octobre 2014

Barrage de Sivens: un jeune activiste victime d'une explosion à l'origine encore indéterminée

L'extrême gauche accuse les forces de l'ordre

Le jeune activiste mort sur le site du barrage de Sivens
 (Tarn), 

Barrage du Tarn: le jeune manifestant victime d'une explosion à l'origine indéterminée
On reconnaît le style  "Anonymous" des panneaux,
c'est-à-dire anarchiste révolutionnaire
contesté par les écologistes radicaux soutenus par Joseph Bové et la Confédération paysanne, a été victime d'une explosion 

L'enquête doit déterminer si la mort de Rémi Fraisse a été causée par une grenade des forces de l'ordre ou le cocktail Molotov d'un activiste.
Selon les premiers résultats d'autopsie présentés à la presse par le procureur d'Ali Claude Dérens, "la plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée, selon toute vraisemblance, par une explosion".
"On ne peut pas aujourd'hui exclure que l'explosion importante aurait pu être causée par une grenade, puisque (...) une grenade semble avoir été lancée depuis la redoute dans laquelle les gendarmes s'étaient retranchés", a ajouté plus tard le procureur, interviewé sur RTL. 
Ce représentant du ministère de la Justice précise que le corps du jeune homme avait été piétiné quand les gendarmes l'ont découvert et que son sac à dos avait disparu. La jeune fille qui accompagnait la victime n'est plus mentionnée, bien que Jean-Pierre Fraisse ait fait état de sa présence.
Camille, un activiste très en pointe contre la construction du barrage, donne sa version de la mort du "sympathisant" de la cause altermondialiste. "Les gendarmes ont effectué une grosse charge précédée d’envois de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes", raconte-t-il, "des témoins ont vu Rémi se faire toucher par trois assourdissantes, l’une d’elles s’est coincée dans son sac et a explosé dedans, lui arrachant l’épaule." Il paraît donc d'autant plus étrange que la victime ait été abandonnée au sol par ses camarades. De nouvelles analyses, dont les résultats pourraient être connus mardi, doivent éclaircir ces zones d'ombre humides.

Les 70 gendarmes "attaqués" par une centaine d'opposants très déterminés avait découvert le corps de Rémi Fraisse dimanche,
à deux heures du matin quand ils avaient éclairé la zone et aperçu le manifestant abandonné à terre par ses camaradesPour récupérer le jeune homme inanimé et lui porter secours, en vain, des gendarmes étaient alors sortis de l'enclos grillagé où ils s'étaient protégés.

La famille de 
Rémi Fraisse envisage de déposer plainte, ce mardi à Albi, si toutefois la preuve est faite des accusations portées contre la police pour homicide volontaire commis "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l'autorité publique", ont annoncé lundi de ses avocats.

L'engagement des activistes ne faiblit pas

Les affrontements avaient été violents
 sur le site du projet de barrage
, dans la nuit de samedi à dimanche, à Lisle-sur-Tarn

Aux jets de cocktails Molotov et de pierres de leurs agresseurs, les gendarmes avaient répondu par des gaz lacrymogènes et au moins une grenade assourdissante.
Plusieurs opposants ont également mentionné l'usage de grenades de désencerclement.

Lundi, la tristesse et la colère des opposants étaient intactes, au lendemain de l'annonce du décès de Rémi, étudiant à Toulouse et bénévole botaniste au sein d'une association de défense de l'environnement, Nature Midi-Pyrénées.

Environ un millier d'opposants se sont rassemblés lundi dans le centre d'Albi où , avec la haine, ils ont d'abord scandé : "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas". Des heurts violents ont en effet rapidement éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants, pour certains cagoulés et jetant des pavés et les CRS. Le calme était revenu vers 19h00, après plus de deux heures d'un face à face tendu ponctué de salves de gaz lacrymogènes.

"A mains nues", au départ

Le père de Rémi, Jean-Pierre Fraisse, a reconnu sur i-télé l'existence des radicaux du mouvement pour assurer que son fils n'en faisait pas partie et était allé sur le site "un peu en touriste", à 90 km, "avec sa copine", selon ce retraité divorcé de sa femme qui vit avec leur fille, et conseiller municipal divers gauche de Plaisance du Touch (Haute-Garonne).
Rémi y "est allé à mains nues, apparemment, au milieu de tout ça, alors que les gens sont normalement casqués (...), même les manifestants", rapporte ce père visiblement bien informé.
Depuis le début du défrichement du site, le 1er septembre, les opposants ont mené toutes sortes d'opérations de guérilla militante pour tenter d'empêcher la destruction d'un réservoir de biodiversité de 13 hectares de "zones humides". Pour eux, ce projet vise à satisfaire des besoins en irrigation surévalués, de leur point de vue, et ne bénéficiera, qu'à un faible nombre d'exploitants, disent-ils,  mais en vérité à de petits agriculteurs en recherche de développement pour leur survie plutôt que de profits.

Des pouvoirs publics divisés sur le projet


Les experts mandatés par le gouvernement ont critiqué un projet surdimensionné, au coût d'investissement (8,4 millions d'euros) élevé. "Continuer sans rien changer est une erreur", a déclaré lundi l'un des  hommes-liges de S. Royal, Nicolas Forray, devant la presse, l'autre ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts étant Pierre Rathouis. Le ministère de Ségolène Royal a en effet intégré Forray au corps d'inspection du Commissariat général au développement durable, à Paris, le 1er juin 2014. Il était également délégué régional de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). 
Or, la mission de ses experts qui a débuté le 8 septembre 2014 devait être une expertise "permettant de s’assurer de la qualité et de l’ambition du projet de territoire (lié à la réalisation de la retenue) et des mesures compensatoires visant à préserver la biodiversité du site", avec l’objectif de "rétablir un climat serein"...


Ségolène Royal disait vouloir calmer le jeu. Par deux fois, dimanche 7 et lundi 8 septembre, la ministre de l'Ecologie avait exprimé sa désapprobation sur deux projets – les boues rouges de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et le barrage de Sivens (Tarn) – s'opposant aux représentants locaux de l'Etat qui soutiennent le projet.


Les ambiguïtés de Ségolène Royal avaient en fait entretenu les tensions. 
L'annonce de Ségolène Royal par tweet publié mardi 21 octobre à 17 h n'a pas apaisé les deux membres du collectif du Testet qui sont en grève de la faim. Elle y promet que le rapport des experts sur le barrage de Sivens fera l’objet d’une "réunion de restitution en Préfecture du Tarn dès le début de la semaine prochaine". Christian Conrad et Roland Fourcard, les soupçonneux grévistes de la faim, demandaient que ce rapport soit rendu public pour pouvoir cesser leur action. Le collectif du Testet et les grévistes de la faim demandaient des précisions à la ministre, alors que, depuis des mois, le Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, défend ce projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée, reconnu d'"utilité publique" et "d'intérêt général".

Ce décès marque un tournant tragique dans ce mouvement de contestation. 
Mais lundi, Thierry Carcenac, le président socialiste du Conseil général du Tarn, a dit accepter "les préconisations du rapport des experts" portant notamment "sur une nouvelle répartition de l'eau" et "une amélioration des mesures environnementales". "Cette réalisation n’est pas remise en cause mais des adaptations sont demandées pour en faire un projet des territoires plus équilibré sur le plan environnemental".

"Mourir pour des idées, c'est une chose mais c'est quand même relativement stupide et bête" a estimé l'élu socialiste. "Mais je tiens à dire que je comprends et je me mets à la place des parents dans cette situation", s'est repris le président du Conseil général devant la presse.

Dans toute la France, une dizaine de manifestations ont rassemblé des militants d'extrême gauche pour protester contre le décès de Rémi Fraisse. "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?", interrogeait une banderole (ci-contre) à Marseille.

Ecologistes "républicains" d'EELV
soutenus par Joseph Bové et 
C. Duflot, ex-ministre de Hollande 
Plusieurs responsables politiques se sont déjà prononcés pour l'abandon pur et simple du projet, de l'ancienne ministre de l'Écologie, Delphine Batho (PS), de la députée Cécile Duflot (EELV) et du député européen José Bovéd'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina.

La secrétaire nationale de leur parti, Emmanuelle Cosse, a réclamé une "enquête exemplaire" et "l'arrêt immédiat des travaux"Dans un communiqué, EELV, co-"organisatrice" des actions violentes sur le site a conclu que "s'entêter dans la poursuite du projet de barrage "serait désormais irresponsable et dangereux", mais un peu tard. 
Ce matin, ce vieux filou de Bové a déjà prévu devant JJ. Bourdin que, dans la nuit du drame, des "infiltrés" aient pu côtoyer des militants vertueux...