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jeudi 12 avril 2018

Région Ile-de-France : les méthodes anarchistes de maires gauchistes proches de Hamon

"On n'est pas dans une fac ici", lance Valérie Pécresse, empêchée de travailler

Le Conseil d'administration d' 'Ile-de-France Mobilités' a été interrompu par plusieurs maires de Seine-Saint-Denis

Alors qu'elle présidait ce e syndicat des transports d'Île-de-France, des élus de Seine-Saint-Denis ont fait irruption en pleine séance pour réclamer des garanties pour le T Zen 3, un projet de tramway à travers plusieurs départements. 
Le T Zen 3, ci-dessus, est un mode de transport innovant. Ses caractéristiques sont proches de celles d’un tramway : il circule sur un site propre intégral et bénéficie de la priorité aux feux.

"Cela n'est pas acceptable ! [...] On n'est pas dans une fac ici", s'est indignée la juppéiste et ancienne ministre du Budget. Une interruption fort peu démocratique d'élus anti-républicains dont l'identité n'est pas révélée : les électeurs n'ont pas droit de savoir quels sont les comportements de leurs représentants...
La Présidente de la Région a dû en effet  a prononcer le report de la séance... 40 minutes après son commencement. 

Dans un communiqué publié peu après la suspension de la séance, IDF-Mobilités (anciennement Stif) déplore "le comportement d'un certain nombre d'élus et le non-respect le plus élémentaire des principes républicains."
Le texte, qui regrette une "interruption injustifiée", assure que "la pratique par certains groupes politiques de l'envahissement et de l'occupation de sites n'aura pas cours à Ile-de-France Mobilités".


Résultat de recherche d'images pour "Gérard Cosme""Nous demandions simplement que Valérie Pécresse reçoive les neuf maires pendant dix minutes. Elle a refusé. On est donc allé la voir directement dans la salle de conseil", se tente de se justifier, après coup, Gérard Cosme, maire PS du Pré-Saint-Gervais, 65 ans, successeur de Claude Bartolone et président d'Est Ensemble. A l'élection présidentielle de 2017, Cosme parraina la candidature de Benoît Hamon qui obtint 6,3 % des suffrages exprimés.
'Est Ensemble' est un établissement public territorial regroupant neuf villes de Seine-Saint-Denis, avec pour objectif de favoriser leur intégration au territoire. Les élus s'agacent du retard du projet T Zen 3, un projet de tram-bus devant traverser 8 communes entre le nord-est de Paris et Livry-Gargan, dans l'Est de la Seine-Saint-Denis.
Les huit autres élus sont : le PS Tony Di Martino (Bagnolet, bastion communiste depuis 1928), l'UDI Stéphane De Paoli (Bobigny), la PS Sylvine Thomassin (Bondy), le PS Daniel Guiraud qui parraina la candidature de Benoît Hamon pour l'élection présidentielle de 2017 mais fut battu aux élections législatives en juin 2017, bien que successeur de Cl. Bartolone (Les Lilas), le PCF Patrice Bessac (Montreuil), 
l'UDI-FED Laurent Rivoire, un fils de... ( Nicole Rivoire, maire UDF de Noisy-le-Sec, 2003-2008) qui dit toujours 'non' dans le département: 'non' au tracé du tramway T1 par la rue Jean-Jaurès - il est à l'origine du blocage catégorique du prolongement du T1 via le centre-ville de Noisy-le-Sec -, 'non' à l'accueil des migrants dans des locaux réquisitionné par le préfet au pied de la mairie ou 'non' à la cession gratuite d'un terrain au Conseil départemental pour la construction d'un collège. Au point que le président PS du conseil départemental, Stéphane Troussel, refuse désormais d'évoquer le personnage (Noisy-le-Sec), 
le PS Bertrand Kern, ex-assistant parlementaire de Claude Bartolone et parrain de la candidature de Benoît Hamon en 2017 (Pantin), la PS (ex-PCF) Corinne Valls, suppléante du député Claude Bartolone (Romainville).
En fait, dans le 9.3, moins d'un élu "citoyen" sur deux a donné son parrainage.
A noter encore que Benoît Hamon est conseiller régional en Ile-de-France.

"Nous, nous tenons nos engagements en construisant 8000 nouveaux logements le long du tracé, en créant cinq Zones d'aménagement concerté", explique l'illustre Laurent Rivoire, maire de Noisy-le-Sec. Et la "poupée qui dit 'non'" à Michel Polnareff aussi d'ajouter : "Et on va dire aux gens qui s'installent là qu'ils n'auront pas les transports promis ?
L'Etat et la Région doivent tenir leur engagement.

Une nouvelle séance du Conseil d'administration est prévue le 24 avril.

Le T Zen 3, ci-dessus, est un mode de transport innovant. Ses caractéristiques sont proches de celles d’un tramway : il circule sur un site propre intégral et bénéficie de la priorité aux feux.Cette nouvelle ligne desservira 21 stations sur 8 communes, entre la Porte de Pantin et la station Gargan du T4 : Paris 19ème, Pantin, Bobigny, Romainville, Noisy-le-Sec, Bondy, Livry-Gargan et Pavillons-sous-Bois. Le tracé défini reprend dans sa majeure partie l’itinéraire de l’actuelle ligne de bus 147, suivant ainsi l’ex-RN3.

Il permettra la correspondance avec les tramways T1, T3b et T4, la ligne 5 du métro, le RER E, le futur Tram-Express Nord et la future ligne 15 du métro automatique.

Cette nouvelle ligne permettra d’améliorer l’offre de transport et d’accompagner le développement économique et urbain du territoire.


La carte du tracé
http://www.tzen3.com/wp-content/uploads/2014/04/Carte-tzen3_10042014.jpg


jeudi 19 octobre 2017

Des centres de villes moyennes se meurent en France

Vierzon, Châtellerault, Carcassonne, Auxerre... parmi les centres-villes sinistrés

Les commerces de proximité ferment les uns après les autres et le phénomène s'aggrave de plus en plus dans les villes moyennes.

Résultat de recherche d'images pour "centres ville sinistres"Un rideau sur quatre est baissé dans le coeur de Vierzon ou Châtellerault. 
Des  travaux d'agrandissement ou des décès de commerçants ne sont pas en cause. Pire encore, raconte le magazine spécialisé LSA, Libre Service Actualités, revue professionnelle hebdomadaire spécialisée dans le commerce, la distribution et la grande consommation, le mouvement ne faiblit pas et les fermetures s'accélèrent. Des boutiques baissent rideau, d'autres migrent en zones périphériques.
Dans les années 80, la rue piétonne du Maréchal-Joffre de Vierzon était très animée. Aujourd'hui,  toujours PCF (depuis 1937), on y compte trente-deux boutiques fermées pour seulement seize ouvertes. Ce même magazine LSA révèle le dernier baromètre Procos, de la Fédération du commerce spécialisé. 

Vierzon et Châtellerault ne sont pas les seules frappées par le phénomène. 
Autres villes qui périclitent : Carcassonne ou Montélimar. Auxerre, PS, c'est un commerce sur cinq qui est fermé. 
On pourrait aussi citer Nevers, dont le maire fut Pierre Bérégovoy (PS) pendant dix ans, Béziers ou encore Cholet et Albi. "Albi, Saint-Brieuc ont perdu 15-20 % de leur offre commerciale de centre-ville. 20 à 25 % pour Perpignan, Béziers, Calais.

Avec 180 magasins fermés en 2016, contre 149 un an plus tôt, le centre-ville de Saint-Brieuc, 45.000 habitants, affiche un nombre record de commerces vides. Près d'une vitrine sur trois a baissé le rideau selon le baromètre exclusif publié par le Journal des entreprises. Avec 31 cellules commerciales vides de plus sur un an en centre-ville, soit la plus forte hausse depuis 2011, la préfecture des Côtes-d'Armor s'enfonce dans la crise.

En fait, les habitants des villes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas un peu touristiques ou en bord de mer n'ont plus de commerces de proximité.

Les causes de l'hémorragie sont identifiées, mais elle continue malgré les cris d'alarme.
Résultat de recherche d'images pour "ouvert 7/7"
Les associations de commerçants crient leur désespoir, mais les élus sont démunis ou insensibles au sujet. Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.
Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.

Les causes sont plurielles

Les grandes surfaces, installées en périphérie sont pointées. 
Image associéeMais il faut aussi incriminer la désindustrialisation, l'exode des populations, les loyers trop élevés en centre-ville, ou la taxe d'habitation qui fait fuir les locataires.

Des maires négligents ou au budget contraint ne se sont pas préoccupés des implantations commerciales ou ont fait des choix hasardeux. 
Ils se sont souvent laissé tourner la tête par de puissants groupes de la grande distribution qui leur ont fait miroiter des créations d'emplois, quand aucun conflit d'intérêts n'est à déplorer...  
A Dijon, ville du sénateur socialiste François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de Hollande dans les gouvernements Valls I et II (2014-2015), une grosse enseigne de vêtements pas chers a été installée aux abords de la commune. L'argument est social... mais le centre-ville en a ressenti le contre-coup et les personnes âgées ne trouvent plus à se nourrir et s'habiller.
Certains élus ont aussi négligé l'attractivité des rues, sans  bancs, sans bacs de fleurs et autre mobilier urbain de confort et de bien-être, abandonnant à leur triste sort les commerçants qui tentent de résister, seuls.

Au Mans, la concurrence d'enseignes a fait rage. 
Résultat de recherche d'images pour "magasins fermes"
Pas moins de 25 boutiques sont vides dans la seule rue Nationale, certaines très vétustes, abandonnées depuis plusieurs années. La rue Gambetta, un axe fantôme, a "perdu son dynamisme depuis l'arrivée du tramway, estime une commerçante. Depuis, difficile pour une enseigne de tenir". Dans ce quartier en souffrance, le petit marché du samedi matin a réduit sa surface. Le low cost alimentaire Dia a fermé fin octobre, Le Bouquet Manceau a mis la clé sous la porte. "Le phénomène s'accélère depuis dix ans pour bon nombre d'entre elles, en effet, constate Arnaud Gasnier. 

Une sur-concurrence d'enseignes entraîne fermetures des commerces ou leur 'périphérisation'. Et même, leur absorption dans des aires métropolitaines telles que Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse." Le magasin de décoration L'Ensemblier, place de l'Éperon au Mans, a récemment répondu aux sirènes de la métropole nantaise, à deux heures de route.

La faute au tramway, au stationnement payant contre ouverture 7j/7? 
"C'est une hérésie de penser cela, souligne Arnaud Gasnier. L'accessibilité multimodale (marche, vélo, bus, tramway, automobile...) est toujours favorable au commerce, maintient-il. Le manque de vitalité commerciale du haut de la rue Gambetta n'est pas lié à un hypothétique effet tunnel, mais à son éloignement de l'axe dynamique République-Jacobins et à un manque d'attractivité in situ."


lundi 10 novembre 2014

Seine-Saint-Denis: des lycéens d'extrême gauche se livrent à des violences en "hommage" à l'activiste écologiste mort

Des lycéens "pacifiques" mettent le feu à Saint-Denis

Une manifestation "spontanée" de lycéens, aussi "apolitiques" que "pacifistes"... 


Plus d'une centaine de militants d'extrême gauche s'en est pris aux voitures et aux commerces de cette ville communiste de la banlieue rouge de Paris. 
Il a fallu que de nombreux CRS restent en faction devant les commerces du centre-ville pour que le calme revienne à 14h00 ans les rues de cette commune de Seine-Saint-Denis (9.3). La situation a été maîtrisée "sans recours à la force", sans tir de grenade lacrymogène ni de flash-ball, a souligné une source policière anonyme qui n'a eu connaissance que de dégâts matériels.

Les violences ont démarré vers 10h00 devant le lycée Paul-Eluard, qui était bloqué depuis le matin. Un groupe d'environ 150 casseurs, "des petits groupes très mobiles", très organisés, selon la police, a quitté les abords du lycée et s'est mis en marche vers le centre.
Des voitures ont été caillassées et des vitrines de magasins brisées sur le parcours de la horde sauvage. "Ils s'en sont pris à quelques automobilistes" qu'ils ont aspergé de lacrymogène, a indiqué une source policière.
"Ils ont arrêté des voitures, cassé les vitres, ouvert les coffres", raconte Ariane Touko, en terminale à Paul-Eluard. "Cela partait d'une bonne cause, un blocus pour défendre la mémoire de Rémi Fraisse, et puis ça a dégénéré", raconte-t-elle.
La lycéenne rapporte une scène, celle d'une femme enceinte qui est descendue de sa voiture et a été projetée à terre. Un témoignage que les autorités n'étaient pas en mesure de confirmer dans l'immédiat et notamment pas le préfet. 
Il faudrait donc croire que les manifestations violentes contre les "violences policières", à l'initiative du NPA et du Front de gauche (communiste) partout en France, Nantes et Toulouse notamment, seraient spontanées et apolitiques seulement dans le 9.3. C'est pourtant aussi aux symboles de la République que les jeunes ont fait subir des dégâts, comme le montre la photo ci-dessous. 
  

Devant le supermarché Carrefour, "ça a été violent"

"Ils étaient une quarantainerapporte Roman Miah, un vendeur de fleurs ambulant installé en face. Ils ont voulu rentrer dans le magasin, mais les employés ont fermé le rideau métallique. Ils ont tapé dessus (...) La police est arrivée, ils sont partis en courant."
L'un des rideaux métalliques noirs du supermarché a été à moitié défoncé. "Ils sont arrivés en meute", se désole Hacen Sana, gérant d'une boutique d'articles de sport prise pour cible. Il n'a pas assisté aux violences mais a été prévenu par ses employés, dont l'un s'est retrouvé à l'hôpital pour une blessure à la jambe. Le "premier réflexe (des employés) a été de fermer le rideau", mais ils ont été "tabassés, roués de coups", raconte-t-il. "C'était des casseurs, point à la ligne. Ils n'ont aucune conscience politique", estime H. Sana, absent au moment des faits et selon la dépêche de l'AFP que répète mot pour mot Libération.

Un bus qui passait devant le lycée a eu une de ses vitres brisées, révèle la RATP, qui a interrompu plus d'une heure le trafic du tramway entre 11h30 et 12h15, tandis que la N1 a dû être coupée. La station de métro qui dessert la Basilique de Saint-Denis a également été fermée.

C'est l'Etat qui paie",
rassure Hollande
Parallèlement à ces débordements, "des jeunes du quartier ont profité de la confusion pour multiplier les vols à l'arraché", selon une source policière. Pour ramener le calme, un hélicoptère a survolé la ville et la police a dû faire appel à environ 200 fonctionnaires, a-t-on précisé. 

Outre le rassemblement devant le lycée Paul-Eluard, cinq autres lycées ont été bloqués lundi matin en Seine-Saint-Denis. L'académie a dépêché des "équipes mobiles de sécurité" pour prêter main forte aux équipes des lycées concernés, devant lesquels des poubelles ont parfois été incendiées.
Lycée Blanqui à Saint-Ouen (9.3), 
lundi 10 novembre 2014

Dans la capitale en revanche, la mobilisation lycéenne marquait le pas, avec seulement deux établissements bloqués selon le rectorat. 

Saint-Ouen est une ville libérée du PCF
par l'UDI en avril 2014

Cette concentration de la violence sur le département de Claude Bartolone n'accrédite pas l'idée de spontanéité.



mardi 12 octobre 2010

12 octobre: services publics privatisés par les syndicats

Grève reconductible: le point sur les transports

A la gare de Lyon Part-Dieu, le 17 avril 2010

Nouvelle perturbations prévues sur les rails et dans les airs...
En raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites ce mardi, d’importantes perturbations sont à prévoir dans les transports en commun.
> Pour rafraîchir les informations au cours de la journée, cliquer ICI.

SNCF

TGV
Compter 1 TGV sur 3 dans le sens Paris-province et 1 TGV sur 5 dans le sens province-province.

> Que faire avec vos billets ou en cas d'annulation? Explications ICI

Trains Intercités
Nord: 1 train sur 2
Est: 3 trains sur 10
Ouest: 3 trains sur 10
Sud-Est: sur la relation Paris / Nevers 1 train sur 3

Corail de jour - 1 train sur 3

TER - 4 trains sur 10, suivant les régions. Le détail par ici.

Teoz - 1 train sur 3 en moyenne

Eurostar - Trafic normal

Thalys - 8 sur 10 vers la Belgique et les Pays-Bas

TGV/ICE - 2 trains sur 3 vers l’Allemagne

TGV Lyria - 1 TGV sur 2 vers Genève et Zurich. Aucun vers Berne

TGV Artesia, Talgo de jour - Aucun train vers l’Italie ou l’Espagne

Lunea - Trafic interrompu dès lundi soir

Transiliens
Trafic perturbé. Compter 4 transiliens sur 10 aux heures de pointe. Voir les prévisions en fonction des lignes ici.

Les prévisions sont aussi disponibles par téléphone au 0805 90 36 35 (numéro vert).

RATP

RER A:
2 trains sur 3 circulent, plus que prévu. L'interconnexion est maintenue à Nanterre Préfecture. Les horaires sont affichés dans les gares ou disponibles ici.

RER B:
En zone RATP (de Paris-Nord à Robinson et Saint-Rémy-les-Chevreuse au sud), seul 1 train sur 5 circule. Tous les trains sont au départ et terminus de la gare de Denfert-Rochereau.

Bus:
3 bus sur 4 en moyenne.

Tramways:
Trafic quasi normal.

Lignes 1, 11 et 14 - Trafic normal

Ligne 2 - Trafic quasi normal

Ligne 6 - 3 trains sur 4

Lignes 3, 3 bis, 4, 8 et 13 - 2 trains sur 3

Lignes 5, 7, 7 bis, 9, 10 et 12 - 1 train sur 2

La RATP met à la disposition de ses voyageurs un numéro vert : 0 800 15 11 11.

Avions

En raison de la grève, des perturbations sont à attendre dans les aéroports. La Direction générale de l’aviation civile invite les passagers à contacter leurs compagnies aériennes.

Roissy:
30% des vols annulés

Beauvais:
30% des vols annulés

Orly:
50% des vols annulés

> Plus d'infos sur le site des aéroports de Paris
, ICI

BAUME sur la plaie syndicale:
le service minimum (lien PaSiDupes)

samedi 30 juin 2007

Le tramway de Marseille déplaît aux …Palestiniens

Un tramway nommé délire !
Ou comment un tram fait dérailler: pouvons-nous encore construire un tramway en France sans provoquer l'ire de nos amis qui nous veulent du bien?
Le tramway marseillais est inauguré par J.-C. Gaudin, 1er cible. Nécessairement contesté pour son tracé et sa gestion confiée au privé, 2° cible, la société qui l’exploite, Véolia, 3° cible , elle aussi est l’objet de critiques. Les associations et organisations marseillaises -pro-palestiniennes- déterminées à se faire entendre à cette occasion ont décidé d’une campagne de presse commune.
Résumé de ‘Interview des Femmes en Noir de Marseille’ :
Le nouveau tramway de Marseille, qui ne fait pas l’unanimité ici, est aussi l’objet de contestations de la part d’associations connues pour leurs engagements pour la Palestine. (photo de gauche, France-Palestine à Paris-2005)Pourquoi ?
- Parce que Veolia transport (ex-Connex), filiale de Veolia environnement (ex-Vivendi-Environnement, ex-Générale des eaux) est une entreprise française et elle exploite les lignes de tramway à Marseille et les lignes de tramway à …Jérusalem. (cible Véolia, ci-contre à droite)
- Parce que le tramway Veolia de Jérusalem est la « goutte d’eau » pour les Palestiniens privés de leur terre et de la création d’un Etat libre et indépendant…
- Parce que confisquer aux Palestiniens leur capitale fait partie de la politique d’apartheid du gouvernement israélien… donc de Veolia et par conséquent de Marseille ?
- Parce qu’en 2002, deux compagnies sont retenues : deux entreprises françaises réunies dans un consortium CityPass, la Connex transport, filiale de Veolia Environnement qui exploitera la ligne pendant trente ans, et Alstom qui fournira les rames. Les contrats obtenus par ces entreprises françaises offriront-elles des emplois aux Français et immigrés d’origine étrangère que ce n’est pas important. Cette affaire rapporterait en effet seulement 400 millions d’euros à Veolia et Alstom, et leurs employés.
- Parce que Veolia est déclaré hors la loi par des Palestiniens de Palestine ou qui se trouvent sur le sol Français
- Parce que Veolia exploite aussi le tramway de la discrimination et de l’apartheid…
- Parce que Veolia renforce la stabilité et l’attractivité des colonies dans et autour de Jérusalem-Est- Parce que, en bref, Veolia participe à la colonisation...
Petite extrapolation en guise de généralisation de la haine
Exportons la haine sur le territoire de la France qui nous accueille… Si je comprends bien en effet, ce serait les mêmes logiques ici et là-bas ?

Les situations de la France et de la Palestine sont bien évidemment loin de se ressembler Pourtant (photo de droite-Montpellier) on ne peut éviter la question que pose cette irruption concomitante des deux tramways là-bas et ici (ici concernant d’ailleurs un grand nombre de villes françaises et pas seulement Marseille). La logique du profit des entreprises Alstom et Veolia les rend capables d’enfreindre les lois et de mépriser leurs responsabilités éthiques, sociales et citoyennes, et ce malgré un discours affiché qui se veut responsable tel que leur propagande [‘leur’, car l’intégration, c’est pour les autres] sur le tramway « écologique ». L’écologie leur donne aussi des boutons, alors ?
A la clé de ces tramways, une stratégie extrêmement conquérante des deux entreprises françaises Alstom et Veolia qui font main basse sur un mode de transport en commun dont on attendrait qu’il soit au service de l’ensemble des populations, ici et là-bas. Comme l’ont bien montré nos camarades de la CGT RTM, Véolia avec l’opération, rafle ce qui devrait continuer à relever d’un service public, financé pourtant par les contribuables, et ceci avec la complicité des autorités territoriales des deux villes.
La fabrication même des infrastructures a mis ou mettra littéralement les riverains pendant de longs mois dans une grande souffrance, quand ils ne sont pas, comme sur le trajet de Jérusalem, purement et simplement expropriés de leurs terres.
L’internationalisation s’étend par l’insistance sur le même parallèle mono-maniaque et haineux : ‘Cette logique va servir ceux que le pouvoir, dans les deux régions, veut privilégier. A Marseille, ce sont les quartiers aisés du centre-ville déjà bien pourvus en transport qui vont prioritairement bénéficier du tram, au détriment des quartiers populaires périphériques, qui restent ainsi très mal desservis. A Jérusalem, les bénéficiaires du tram seront les Israéliens, et principalement les colons [etc] Evidemment les commerçants Français ou non Du secteur très commerçant de la Canebière n’y trouveront pas leur compte, ni les usagers, seulement le gros capital ?’
Appel à l’activisme ? (Mulhouse- 2006, à droite) ‘On le voit, les deux multinationales mettent en place, pour leur plus grand profit, à Marseille et à Jérusalem, des situations qui ne sont guère équivalentes du point de vue à la fois de la finalité socio-politique poursuivie par les commanditaires et de l’intensité des effets néfastes produits sur les populations. Pourtant, sensibles au poids de tels mécanismes d’exploitation et d’injustice, des solidarités peuvent se manifester entre les deux peuples, le droit de vivre dans son pays et d’y circuler librement, de façon non discriminatoire, étant parmi les biens communs les plus précieux pour tous.’

Les Femmes en Noir, c’est quoi ? Quel est le sens de leur action ?
L’association des Femmes en Noir de Marseille fait partie du Mouvement des Femmes en Noir, réseau international de femmes, informel au sens où il n’y a pas une organisation précise avec des dirigeantes élues mais avec une rencontre internationale tous les deux ans. Le Mouvement rassemble des groupes de Femmes dans le monde entier ;
Mais le Mouvement est né en Israël, fin 1987, à l’initiative d’une militante pacifiste qui, s’inspirant des « Mères de la place de Mai en Argentine « a proposé une action simple à mener mais organisée dans la durée : se retrouver , chaque semaine en noir et en silence autour d’un seul slogan « Arrêt de l’occupation de la Palestine » .
Pourquoi un groupe sur Marseille, précisément ?
Parce qu’il nous semblait qu’il manquait une voix, une voix de femmes pour dire que les femmes dans les conflits sont les premières victimes. A Marseille ? Juste Ciel !
Les Femmes en Noir de Marseille, si toutefois nous avons tout bien compris de cette propagande -et c'est peu probable!-, oeuvreraient donc pour la paix. Elles soutiennent –disent-elles- toutes les femmes qui subissent des conflits et luttent dans leur pays –Israël ?- pour un monde plus juste. Comme en France, malgré Véolia ? La voie qu’elles ont choisie est celle de la non violence active. ‘Non-violentes’ ou ‘actives’ ? Non-violence ou activisme ? Un monde d’amour, quoi? Et la réconciliation avec les femmes -et les mères- israéliennes ?

Le nouveau tramway fend le cœur de Marseille

Le tram bouchera-t-il la Canebière pour son inauguration
Marseille est en liesse.

De nombreux Marseillais se sont levés tôt pour essayer leur nouveau moyen de transport. La première rame du nouveau tramway de Marseille s'est élancée samedi à 8H00, avec à son bord des habitants conviés à trois jours de fête pour célébrer cet événement attendu depuis le premier coup de pioche il y a plus de trois ans.
Les rames étaient pleines, sans toutefois être bondées en début de matinée. L'inauguration officielle du tramway n'aura lieu que mardi à 10H30 en présence du président de la République. Et l'exploitation commerciale débutera mercredi, pour se poursuivre tous les jours de 5H00 jusqu'à 0H30.
En attendant, jusqu'à lundi, de 8H00 à 21h00, les Marseillais peuvent emprunter gratuitement leur nouveau moyen de transport qui met le quartier des Caillols, à l'est, à un peu plus de vingt minutes d'Euroméditerranée, le quartier d'affaires de la Joliette. Un trajet de 8,6 kilomètres.
A bord comme sur le quai de 6 des 21 stations en service, des compagnies des arts de la rue et des musiciens de jazz assureront le spectacle à partir de samedi après-midi.
Marseille Provence Métropole (MPM), la communauté urbaine, maître d'oeuvre de ce projet, espère soulever le même enthousiasme populaire que celui rencontré par le tramway parisien (5 millions d'usagers en trois mois) ou la deuxième ligne du tramway montpelliérain (deux millions en deux mois).
Selon le président de la commission Transports de MPM, Renaud Muselier, après avoir longtemps pesté contre les travaux du tram, "tout le monde le réclame désormais chez lui".
Marseille, qui comptait le deuxième réseau de tramway de France au début du XXe siècle, avait démantelé la totalité de ses lignes en 1960. Seule survivance, un petit tronçon de trois kilomètres entre le quartier Noailles et le boulevard Chave a continué de fonctionner jusqu'en 2004.

Tramway:
- le tracé, cliquer ICI
- les grandes phases de travaux, cliquer ICI
Métro :
- le tracé, cliquer ICI
- le calendrier
• Automne 2004 : début des travaux à la Blancarde, démolition de l'Alhambra
• Printemps 2005 : réalisation des fondations et mur de soutènement de la station
et du parc relais à Blancarde
• Eté 2005 : début des travaux de gros œuvre sur les stations Louis-Armand,
Saint Barnabé et la Fourragère et mise en fabrication du tunnelier
• Eté 2006 : rentrée en terre du tunnelier - Travaux du tunnelier
pendant 14 mois, jusqu'à l'automne 2007
• Fin 2007 : fin du gros œuvre sur l'ensemble des stations
• 2008 : travaux d'équipement et pose des voies ferrées
• Printemps 2009 : essais et marches à blanc
• Mi-2009 : mise à disposition du métro
A l'attention des détracteurs professionnels, hexagonaux, Palestiniens et autres, qui affirment que bus, métro et tramway se superposent, sans distinguer les 3 lignes de tramway:
- Noailles-Les Caillols: C'est la ligne 68 modernisée et prolongée jusqu'au quartier des Caillols.
- Bougainville-Castellane: Cette ligne constitue le premier tronçond'une grande ligne destinée à relierSaint-Antoine à Pointe Rouge.
- Quatre Septembre-La Blancarde: Cette ligne qui traverse la ville d'Ouest en Est reprend en partie l'itinéraire des lignes de trolleys 80 et 81.
Voyons plutôt si elles se superposent en effet. En cas de blocage idéologique, on peut même cliquer sur la carte :

Le futur réseau Métro / Tramway - Crédit : RBL Communication

Extensions annoncées

Le futur réseau Métro / Tramway - Crédit : RBL Communication