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mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

mardi 28 janvier 2020

Le Central Park de Griveaux, un plan "foireux", selon Roland Castro, architecte

La proposition du candidat de Macron est "hasardeuse", "extrêmement chère" et "peu intelligente," affirme un camarade socialiste

L'urbaniste confirme que le déplacement de la Gare de l'Est pour faire de la place est "totalement irréaliste", comme le pense Valérie Pécresse

Le projet décrié de Griveaux aurait 5 fois la superficie du Central Park 
Le projet de Benjamin Griveaux de déplacement de la Gare de l'Est pour créer un "Central Park parisien", les internautes aussi en rigolent. C'est ce que souhaite le candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux. Mais est-ce réalisable ? Non, a déjà répondu la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ce lundi sur LCI, jugeant ce projet "totalement irréaliste", et "ni nécessaire, ni souhaitable"Et Griveaux est ainsi plein de fausses bonnes idées.

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La population s'est mobilisée : une pétition lancée en avril 2015 dénonce le projet du Grand Paris. Dès le lundi 22 juin, elle comptait plus de 11.000 signatures contre. Même la construction de 24.000 habitations, qui prendraient ainsi une partie du parc Georges-Valbon de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est jugée comme une amputation par de nombreux habitants du département, le parc de 400 hectares étant un véritable "poumon vert". "Il faut que le Premier ministre, Manuel Valls, revienne sur sa déclaration du 14 avril dernier. Il n’est pas question d’une OIN (Opération d’intérêt national) sur le parc. Il doit retirer ce projet, véritable désastre écologique s’il advenait", a-t-il expliqué. Mais Griveaux n'a cure de la population et relance le projet dénoncé par les habitants qui avaient déjà fait appel à l'arbitrage de Manuel Valls alors premier ministre.

Le Parc Georges-Valbon est classé Natura 2000
- un territoire identifié pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales et de leurs habitats -. Il est aussi défendu par de nombreux groupes politiques. Le Parti Communiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Front de Gauche ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ont signé cette pétition, tout comme des syndicats, des associations écologistes ou des riverains groupés en collectifs.

LCI a demandé à l'architecte et urbaniste Roland Castro s'il partage l'avis de Pécresse ou non.

Et l'urbaniste est catégorique

Il a qualifié ce plan d' "invraisemblable", "compliqué", "foireux", "hâtif", "pas intelligent": il n'a pas assez d'adjectifs pour démonter cette proposition de l'ancien porte-parole du gouvernement. Selon lui, un tel projet ne peut pas être réfléchi sans y associer les acteurs et habitants du quartier concerné.

A la différence de Griveaux (et de la majorité, incapable de chiffrer le coût de la réforme des retraites), Roland Castro s'interroge également sur le coût économique de la proposition et sur son impact sur le prix du terrain à Paris. "On ne cherche pas à faire des espaces commerciaux dans le nouveau projet. On n’a pas vraiment réfléchi non plus aux conséquences de l'implantation d'une gare Porte de la Villette. Comment ça se passe une fois que la gare est installée là-bas ? Est-ce que ça ne crée pas encore plus de problèmes ?" s'interroge l'architecte. "On prend une gêne et on la pousse un peu plus loin; on met un jardin entre les deux. Je trouve ça choquant."

Quid du travail de concertation nécessaire avec la région, l'Etat ou la SNCF pour mener à bien un tel chantier ? 
Selon Roland Castro, ce n'est pas le problème principal. "Il faut arriver à convaincre la SNCF, mais ce n’est même pas le sujet. Avec un peu de caractère, on peut y arriver. Un maire qui aurait un peu de volonté pourrait y arriver." Selon lui, cette proposition est tout simplement "un bricolage extrêmement cher, hasardeux, dont on n’est pas sûr qu’on arrivera à le faire intelligemment."

 

samedi 14 décembre 2019

Pécresse se déclare contre les Français qui défendent leurs retraites

Les usagers sont "pris en otage" par la grève surprise à la SNCF, selon elle

Les usagers ne sont-ils pas de futurs retraités menacés par une réforme inéquitable ?

Un train InOui à la gare Montparnasse, à Paris, le 28 octobre.Elle se dit modérée, mais Valérie Pécresse estime sans nuances que la grève surprise à la SNCF est une prise d'otage. Catastrophiste, la présidente de la région Ile-de-France l'a affirmé sur Twitter : "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère.

Désinformation par des pros de la manipulation de l'opinion.
Les propos, ré-exploités, de Valérie Pécresse datent d'octobre dernier... La vidéo proposée par l'AFP  - pour preuve du mécontentement des usagers qui n'auraient pas été "prévenus à l'avance" (sic) -  concerne une perturbation crée par un... accident en Champagne-Ardennes:

Des conducteurs ont en effet fait valoir alors leur droit de retrait, après qu'un train a percuté un convoi exceptionnel près de Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Le conducteur a dû gérer seul l'incident, qui a fait onze blessés légers, faute d'autres agents à bord et notamment de contrôleurs, ce que dénonce la CGT Cheminots, qui estime que la sécurité ne peut pas être assurée dans ces conditions.
Orange-Actualités ressort cette information AFP ancienne en Une de sa page d'accueil d'aujourd'hui ! 

Une infox ("fake-news", pour la presse étrangère à la langue française), puisque, préventivement, dès le mercredi 27 novembre, le patron de la SNCF a fermé la vente les billets du 5 au 8 décembre. Les billets TGV inOui, Ouigo et Intercités sont fermés à la vente pour les journées du 5 au 8 décembre, a fait savoir la société - qui ne recrute plus de cheminots au statut et confrontée à la concurrence tous azimuts - dirigée - pour 450.000 euros bruts par an - par Jean-Pierre Farandou, un ingénieur des mines de 62 ans, homme du sérail qui a fait l’essentiel de sa carrière à la SNCF. "Sa trajectoire a de quoi rassurer le peuple SNCF et ses représentants, secoués doublement par les transformations de leur secteur et par la réforme des retraites," assurait, en septembre dernier, Le Monde, toujours aussi bon juge.
"Les organisations représentatives se sont lancées dans des préavis [de grève] à partir du 5. On s’attend à un mouvement qui sera suivi. Donc, (…) nous prenons quelques précautions", a commenté le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en marge d’une visite du secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari mercredi soir à Asnières (Hauts-de-Seine).
Autre mensonge, sur des faits bien actuels, cette fois. Sur les sites de réservation, les trains sont affichés complets, comme ils l’avaient été, par exemple, avant la grande grève des cheminots du printemps 2018. Farandou a mis en avant une "mesure de précaution": la SNCF veut permettre aux clients qui ont déjà un billet de monter plus facilement dans un autre train si le leur est annulé, s'est-il justifié.



Les voyageurs ne peuvent pas être ainsi pris en otage, 
mais la présidente de région peut être démagogue

La présidente de région fait-elle sa promotion ou est-elle instrumentalisée par Orange avec AFP-Services ?

"
Valérie Pécresse a pris la défense des usagers des transports d'Ile-de-France, "les grands oubliés de la SNCF", et a demandé qu'ils bénéficient eux-aussi du fonds d'indemnisation créé par la SNCF", indique Orange, ce 14 décembre 2019. 

Dans un autre tweet, Pécresse précise maintenant que le service SNCF non assuré ce jour ne sera "pas payé par Ile-de-France Mobilités" et demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !".

Autorité organisatrice de transports, ex-STIF, au temps du socialiste Jean-Paul Huchon, son prédécesseur, 
IDF-Mobilités verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France, soutien, en 2016, d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains et, en 2018, du gouvernement Philippe lors de la réforme du statut des cheminots de la SNCF.

lundi 2 décembre 2019

Municipales : Valérie Pécresse assume la division à Paris

Valérie Pécresse fait-elle le jeu de LREM ?

Valérie Pécresse ne recherche pas les points de convergences et l'union

Elle a rappelé ses divergences avec Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, entretenant les divisions à droite sur Paris.

Elle a beau être investie par le parti Les Républicains pour les municipales à Paris, Rachida Dati doit poursuivre le dialogue pour rallier Valérie Pécresse, électron libre ex-LR.
"Nous avons des échanges, avec Rachida Dati, mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond sur la stratégie. Moi, je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris," a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, interrogée sur la main tendue de Rachida Datidans l'émission Politique dimanche de la très macronienne chaîne BFM ce 1er décembre
 

Pécresse attend de Dati qu'elle inclue dans les listes LR certains maires renégats d'arrondissements

Pour l'instant, la proposition faite au petit parti de Valérie Pécresse, fondatrice de son propre parti, Libres!, concerne
14 postes éligibles au Conseil de Paris et deux têtes de liste d'arrondissement, pour la plupart passés de LR au parti présidentiel LREM
Une stratégie uniquement concevable en tambouille électorale, selon un membre des Républicains qui critique  la présidente de la région. "Elle veut des gens à elle sur nos listes; elle veut aussi son logo à côté du nôtre... Il y a un moment, il faut redescendre d'un étage !".

Une politique politicienne qui ferait écho à celle du camp de LREM.
Cédric Villani en est à réclamer un référendum pour le départager de son rival  Benjamin Griveaux, le candidat officiel du président Macron. Anne Hidalgo (PS), la maire sortante pourrait ainsi tirer bénéfice de ces divisions. 
Fin novembre, un sondage commandé par Cédric Villani à l'institut IFOP, plaçait Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22%), largement devant Benjamin Griveaux et Rachida Dati (16% chacun). Mais ni Hidalgo, ni Dati ne bénéficie de la couverture médiatique qui porte Griveaux et la maire sortante du 7e arrondissement, forte de son bilan à Paris et de son expérience gouvernementale, ne peut que progresser en se tenant à l'écart des magouilles politiciennes.

dimanche 1 décembre 2019

Retraites : LREM s'étonne d'une offensive populaire contre le gouvernement

Le pouvoir sans partage coupe des réalités du terrain

Avatar de législatives déboussolées, une Chambre toute-puissante: 
le peuple ne s'est laissé d'autre choix que de taper du poing pour se faire entendre


Stanislas Guerini, délégué général de LREM, ne comprend pas ce qui lui arrive et il dénonce une volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères"...
 Le monde à l'envers ! "C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS - on peut aussi dire le PCF au côté du RN ! - pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber". Sommes-nous à Berlin ?
A l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites, l'opposition pointe en revanche l'opacité des mesures mises en discussion et donc l'absence d'une possibilité de vrai dialogue véritablement ouvert et franc.

Le parti du président est lucide : le pouvoir fait l'unanimité contre lui.
"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée par les opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays, quand la stratégie du flou et l'arrogance de la rhétorique se substituent au dialogue.

La mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre s'annonce massive, notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.
"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", polémique Guerini, comme si l'enjeu était partisan avant que d'être social et politique.

Les Français prennent conscience de leurs erreurs en mai et juin 2017


Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté, assuré du relais d'Europe 1, contrôlé à 100 % par Lagardère Active (comme le JDD), Les Echos, pôle média du groupe LVMH, comme Le Parisien et Radio Classique, et de CNews, groupe Canal+, détenu par Vincent Bolloré).

A droite,
Gérard Larcher (LR) a dénoncé "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.
"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais
"d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

Les questions non arbitrées foisonnent et alimentent les inquiétudes.


Ainsi la question essentielle de l'âge de départ à la retraite reste notamment posée. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : 'on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a mis en garde le président du Sénat.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, 
Valérie Pécresse, qui fut au côté du gouvernement sur la loi  Orientation et Réussite des étudiants, puis sur la réforme de la SNCF qui modifie le statut du cheminot, "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a  déploré la présidente de région 
(une ex-LR qui participe à Libres! et se construit un avenir présidentiel) sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers. Revendication électoraliste ? 
Qui financera les remboursements ? La SNCF est en effet un établissement public à caractère industriel et commercial. Détenu à 100% par l'Etat et le contribuable, l'usager paiera son propre remboursement ! Et avec lui tous les Français...  

dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroinà 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
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Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement nationalPour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

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Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

vendredi 18 octobre 2019

Pécresse prend le parti des électeurs en colère contre les cheminots en colère

La présidente de la région Ile-de-France n'est pas la modérée qu'elle dit

Les usagers de la SNCF sont "pris en otage" par les grévistes, selon Valérie Pécresse

Le TER roulait entre Charleville et Reims lorsqu'il a percuté le convoi exceptionnel. / © Ali Benbournane / France 3
Valérie Pécresse tient-elle le discours de l'apaisement en jugeant que la SNCF est une prise d'otage? Et si, à y bien regarder, c'étaient ses usagers ?  "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse [rien que ça !] des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère", écrit sur Twitter la présidente de la région Ile-de-France. Pécresse a-t-elle en effet anticipé la sécurité des installations ? 

Cette prise de parole partisane intervient alors que la "pagaille" (AFP) règne aujourd'hui dans toute la France et sur plusieurs lignes franciliennes, à la suite d'un mouvement social non prévu à la SNCF, consécutif à un accident. 

Madame Pécresse prend-elle en compte la sécurité des usagers et des personnels ?

L'AFP fait écho à la présidente de région, mais assez peu aux victimes potentielles.
L'agence de presse peine à poser le problème partagé par les cheminots et les passagers puisqu'ils ne sont pas informés que le mécontentement des personnels est suscité par l'insécurité qui expose pareillement les clients.

Des conducteurs ont en effet fait valoir leur droit de retrait, et à la sécurité.
Un train a percuté mercredi un convoi exceptionnel - à un passage à niveau - près de Charleville-Mézières, à Saint-Pierre-sur-Vence, dans les Ardennes.
Onze personnes, dont le conducteur du train et deux femmes enceintes, ont été légèrement blessées et prises en charge par les secours. Le chauffeur du camion n'était pas dans son véhicule au moment de l'accident.

Le conducteur a dû gérer seul l'"incident" (jugement de l'AFP), qui a fait onze blessés légers, faute d'autres agents à bord et notamment de contrôleurs, ce que dénonce la CGT Cheminots, qui estime que la sécurité ne peut pas être assurée dans ces conditions.

Valérie Pécresse annonce des sanctions...
Le service SNCF non assuré ce jour ne sera "pas payé par Ile-de-France Mobilités," a indiqué l'ancienne ministre du Budget et des Comptes publics (20111-2012) dans un autre tweet. Elle demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !".

IDF-Mobilités (l'autorité organisatrice de transports, ex-Stif) verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et V. Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France.

lundi 24 juin 2019

Gauche et extrême gauche, OK avec le burkini en France

Ils font le jeu de Marine Le Pen

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont en revanche exprimé lundi leur opposition au port du burkini

Une opération sexiste, condamnée des féministes 
La gauche progressiste, permissive et internationaliste n'a pas réagi.
Il aura donc fallu que les droites s'opposent à l'islamisation de la France par les intégristes. Car les gauches ne mélangent pas intégrisme catholique qu'ils combattent et intégrisme musulman qu'ils tolèrent et instrumentalisent contre le premier... 
La provocation prosélyte d'un collectif radical de femmes encadrées d'hommes ne les à pas sortis de la canicule, bien qu'il ait mené une opération coup de poing à Grenoble en faveur de ce maillot de bain couvrant et pudique, comme au temps de nos (arrières-)grands-mères, mais interdit dans les piscines publiques, au même titre que les caleçons.

Le burkini n'a "pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme," a fait valoir le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

"Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France, c'est renoncer à la République. Je ne l'accepterai jamais", a insisté sur Twitter le président de la commission d'investiture de LR.

"Il ne faut aucun accommodement avec le burkini", a estimé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui avait rejoint l’équipe de Jacques Chirac, alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe socialiste de Lionel Jospin après les législatives de 1997, la jugeant déjà socialo-compatible, et qui a d'ailleurs démissionné récemment de LR. Sur Radio Classique, elle dénonce pour sa part "la provocation" des femmes qui ont fait irruption dans une piscine de Grenoble dimanche avec cette tenue.
Faisant de la pédagogie en direction de cette population exogène qui, de surcroît, crache couramment sur la voie publique, elle a insisté :  "On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", puisque c'est un jugement négatif porté sur les femmes en maillots à l'occidentale. Sachant en outre que le bikini n'est pas autorisé aux femmes.

"Si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle martelé.

Le Rassemblement national a dénoncé une "provocation islamiste"

Le RN souligne que cette action médiatisée - à laquelle la presse était convoquée - vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu'est désormais exigée la mise en place d'un communautarisme alimentaire," tente-t-ildans un communiqué, de faire comprendre au Washington Post, El Pais ou die Welt...

"Sous couvert de la défense de droits individuels et d'une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s'infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a développé le RN, qui demande "la dissolution (...) des organisations islamistes affiliées à la confrérie des Frères musulmans".

Une dizaine de femmes vêtues de burkinis, soutenues par l'association Alliance citoyenne (subventionnée?), ont mené une action dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain effrayant les plus petits. Lien PaSiDupes
En mai, des femmes soutenues par le même collectif avaient conduit une action similaire dans une autre piscine de la ville. Sans poursuites.