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mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

lundi 24 septembre 2018

"Avec Macron, ça risque de très mal finir", prévient Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, influenceur politique de haute volée 

L'ancien chef de l'Etat déplore qu'Emmanuel Macron soit "entouré de gens inexpérimentés"

L'ex-président de la République a toujours un avis éclairé sur l'actualité politique, mais le quadra saura-t-il écouter son aîné qui l'a mis en garde dans Le Figaro, ce dimanche 23 septembre ? "La politique, c'est la vie, mais ce n'est pas ce que vous croyez", explique Nicolas Sarkozy qui s'intéresse notamment à l'actualité internationale. 

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) s'inquiète de voir "l'Occident en danger" au profit de l'Est, estimant qu' "à force d'être délaissé, Poutine se tourne vers la Chine". 

Il désapprouve également le Brexit, jugeant "scandaleux qu'on ait laissé partir les Anglais". Mais, encore une fois, ce n'est pas ce qui le fera revenir sur le devant de la scène politique. N'a-t-il pas en effet refusé en juin dernier la proposition du président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, de se porter candidat à la présidence de la Commission européenne ?

"Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ?"

L'ancien ministre de l'Intérieur préfère le rôle de "Sage". Dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil, il reçoit des "anciens ministres, ex-conseillers, maires et députés, conseillers régionaux et sénateurs, ténors de la droite" et même le président du Sénat, Gérard Larcher, révèle Le Figaro. S'agit-il, comme l'espère un fidèle soutien, "d'entretenir ses soutiens et de s'assurer qu'au-delà d'une envie personnelle de peser, il serait soutenu, si jamais, dans des circonstances exceptionnelles, il y avait une demande"? "Vous ne pouvez pas avoir consacré autant d'énergie à la politique et ne pas vous tenir au courant", souligne un proche, assurant qu'il ne s'agit en aucun cas d'une stratégie de reconquête. 


"J'ai tellement aimé la politique, ça m'a donné tant de satisfaction. Ça a été une partie de ma vie. Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ? Les sentiments, ça existe", explique de son côté Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un déjeuner entre élus LR, avec notamment le maire de la cité phocéenne Jean-Claude Gaudin et le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier. "C'est de ne pas voir mes amis qui serait suspect. Il n'y a aucune raison que je me coupe d'eux. Mais ce n'est pas pour cela que je me projette politiquement", insiste-t-il. 

L'ancien président de la République reste par ailleurs très proche du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a été exclu des Républicains en raison de son ralliement à Emmanuel Macron. Alors que beaucoup au sein de LR dénoncent sa "trahison", il tempère : "On ne peut pas refuser d'être ministre du Budget à son âge", sourit-il.

Les précieux conseils de Sarkozy

Nicolas Sarkozy observe que l'actuel locataire de l'Elysée est "entouré de gens inexpérimentés". "Avec Macron, ça risque de très mal finir", a-t-il même lâché devant des élus. Des propos que tenaient déjà l'époux de Carla Bruni en octobre dernier. 

Ces funestes prédictions sont-elles susceptibles d'interpeller Jupiter ? 
Les conseillers inexpérimentés de Macron lui réclament régulièrement des conseils, révèle Le Figaro. "On veut faire comme vous", confieraient certains membres de la garde rapprochée du président à Nicolas Sarkozy. 

Ce ne sont pas les seuls. Selon le quotidien, l'entourage de François Hollande a demandé l'an dernier conseil à ses équipes pour savoir s'il faut se rendre au dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) en tant qu'ex-président.

mardi 20 mars 2018

Après dix ans, dont cinq d'instruction, Sarkozy est mis en garde à vue, ce jour

Cette nouvelle opération médiatico-judiciaire vise à salir Sarkozy et sa victoire de 2007

La campagne présidentielle qui amorça le déclin du Parti socialiste a-t-elle profité d'un financements libyen ?
 
L'ex-chef de l'Etat a été placé en garde à vue mardi, à Nanterre, près de Paris, après cinq années de mise en sommeil, une première dans ce dossier qui n'avait donné lieu qu'à des auditions

Comme il en avait été informé il y a une semaine, l'ancien président est entendu depuis mardi matin par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), un service de la Direction centrale de la Police judiciaire créé par décret le 25 octobre 2013, a indiqué "une source proche de l'enquête", confirmant une information du journal Le Monde et du site révolutionnaire trotskiste Mediapart, également très proches de l'enquête.
Ce service est placé sous la tutelle politique du ministère de l'Intérieur, en la personne du commissaire divisionnaire Thomas de Ricolfis, 52 ans. Ce service gouvernemental  de police est en charge des affaires d’argent particulièrement sensibles ou complexes : les emplois familiaux de Bruno Le Roux, François Fillon et Michel Mercier, les dossiers Business France (agence dont Muriel Pénicaud fut la directrice générale de janvier 2015 à mai 2017, laquelle est au centre d'une enquête préliminaire, ouverte par le Parquet de Paris, concernant l’organisation d'une soirée de promotion des start-up françaises à l’hôtel The Linq, organisée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, à Las Vegas le 6 janvier 2016, lors du Consumer Electronics Show (CES), dont l'organisation a été confiée à Havas, sans appel d'offres, ce qui est contraire à la loi, et qui est soupçonnée d'avoir été le prétexte pour une levée de fonds au profit de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. En juillet 2017 une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme a été confiée au juge Renaud Van Ruymbeke), Bygmalion, Dassault, Balkany, Dieudonné, Campion,
l’enquête sur un
éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, la vente de sous-marins Scorpène au Brésil (contrat de 6,7 milliards d'euros cinq sous-marins au pays d'Amérique Latine, conclu en septembre 2009 par DCNS au Brésil : depuis octobre 2016, anticipant la campagne présidentielle de 2017, les magistrats du PNF aimeraient découvrir des pots de vin en marge de ce contrat et susceptibles d'avoir aussi fait l'objet de rétro-commissions), plusieurs scandales de corruption dans le sport (citons les investigations sur l'attribution des Jeux Olympiques de 2016 au Brésil : à l'époque, la France a vivement soutenu la candidature du pays d'Amérique Latine opposé au Japon. "Or, l'attribution de l'organisation des jeux au Brésil s'est faite au même moment que la signature du contrat d'armement", accuse Le Parisien), les assistants parlementaires du MoDem et du Front national, etc...
Au total, 
environ 350 enquêtes occupent en ce moment les 83 policiers, gendarmes et agents de l'OCLCIFF, dont une bonne partie sont très médiatisées. Pas étonnant que la corbeille à papier du commissaire déborde de journaux.
A l'issue de cette garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, Nicolas Sarkozy peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement. Dans cinq ans ?

Un très proche, qui fut son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est pour sa part entendu en audition libre, sans mise en garde à vue, plus infamante et médiatiquement malveillante, selon "une source proche du dossier".

La résurgence fracassante d'un dossier touffu

AFP / Sabrina BLANCHARDNicolas Sarkozy et les affaires judiciaires


Les juges du pôle financier (PNF) s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien chef de l'Etat libyen Mouammar Kadhafi. 
D'anciens responsables lybiens, vindicatifs, suite à l'engagement français en Lybie, et le sulfureux intermédiaire franco-libanais druzze Ziad Takkiedine, ci-contre, condamné à plusieurs reprises -  notamment pour abandon de famille (deux mois ferme), pour diffamation en 2014 pour avoir accusé l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant d'avoir touché de l'argent en marge de la libération des infirmières bulgares de leur prison libyenne, le 30 mai 2016 à une amende douanière de 375.000 euros pour n'avoir pas déclaré 1,5 million d'euros en liquide, en 2011 à l'aéroport parisien du Bourget - ont distillé la thèse de versements au profit présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy. 
Sur BFMTV, le 27 mars 2012, Ziad Takieddine annonça  qu'il voterait François Hollande à l'élection présidentielle de 2012.

D'autres responsables de ce pays les ont d'ailleurs démentis
et l'ancien chef de l'Etat a toujours rejeté ces accusations.

L'enquête a été élargie en janvier à des faits présumés de "financement illégal de campagne électorale", , a indiqué "une autre source proche du dossier," alors qu'elle avait été ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, laquelle a probablement conduit les juges à une impasse. En septembre 2017, les policiers anti-corruption de l'OCLCIFF - qui ne craignent pas les soupçons d'amalgames et donc d'analogie fallacieuse à portée de disqualification - avaient remis aux juges un rapport qui pointait la circulation d'espèces dans l'entourage de Sarkozy durant la campagne 2007. Ce midi, sur BFMTV, Sarah-Lou Cohen, chef d'un service police-justice, glissait même dans son récit  que Sarkozy réceptionnait les "valises" de billets...

Interrogés par les enquêteurs, Eric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle, et son adjoint chargé de la distribution des enveloppes, Vincent Talvas, ont répondu que l'argent provenait de dons anonymes, pour un montant global entre 30.000 et 35.000 euros. 

C'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours...
Une justification aussitôt contestée au cours d'autres auditions, dont celle de "la personne" - la stagiaire ? - chargée du courrier reçu à l'UMP durant cette campagne présidentielle, qui a déclaré n'avoir "jamais vu de courrier arrivant qui contenait des espèces". 

L'affaire a éclaté en 2012 après une publication d'un site révolutionnaire.
Ce site d'information trotskiste, Mediapart, produisait une note qu'il attribuait à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, laissant penser à un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Dans ce dossier, l'ex-secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant était mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Rien que ça !...

Dix plus tard, les magistrats cherchent toujours à établir un lien entre l'affaire et un virement de 500.000 euros perçu  d'une société d'un avocat malaisien par C. Guéant, en mars 2008. Il a toujours expliqu qu'il s'agit du fruit de la vente de deux tableaux.

L'enquête avait déjà connu une accélération en novembre 2016.
Mediapart avait alors relancé l'affaire avec des déclarations fracassantes de Ziad Takieddine, qui assurait - sur l'honneur et "les yeux dans les yeux" -  avoir remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et à son directeur de cabinet Claude Guéant - qui ont  démenti -, trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.

La fable des trois valises avec 5 millions d'euros a grossi à 50 millions.
L'avocat de Claude Guéant a souligné ce mardi que l'ancien président "aurait pu tout à fait être entendu sous le régime de l'audition libre". "Il n'y a pas d'élément dans le dossier qui justifie aujourd'hui une telle mesure spectaculaire de garde à vue. 
Après cinq ans d'enquête, on n'arrive toujours pas à prouver qu'un seul centime d'argent libyen a été versé à Nicolas Sarkozy", a également observé son avocat Philippe Bouchez El Ghozi.

Les juges s'interrogent également sur la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes)
Il ne s'agit pas de celle des Hollande-Royal. Celle incriminée, estimée à environ 10 millions d'euros, était la propriété d'un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien argentier du régime.
Les enquêteurs sont encore animés par des soupçons. Ils se portent cette fois sur l'homme d'affaires Alexandre Djouhri qui aurait pu être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et qui se serait entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d'achat "très surévalué".
Actuellement en exil, B. Saleh, que la justice française souhaite interroger dans le cadre de cette affaire, a été blessé par balles fin février en Afrique du Sud. Il est visé par un mandat d'arrêt international.

Quant à Alexandre Djouhri, il a été arrêté en janvier à Londres en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française et incarcéré. Souffrant de problèmes cardiaques, il est hospitalisé depuis une dizaine de jours à Londres, selon une source proche de l'enquête.

vendredi 15 janvier 2016

Primaire LR et Centre : le vote est fixé aux 20 et 27 novembre 2016

Les candidats devront offrir la meilleure image possible...

Les dates de la primaire des Républicains et du Centre ont été arrêtées: 
 "c'est les 20 et 27 novembre" 2016


Ce scrutin  pour 2017 sera ouvert à "tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre," a confirmé le responsable de l'organisation, le député Thierry Solère (LR), vendredi sur France Info.
"Aujourd'hui toutes les règles sont bien fixées", a-t-il assuré. "C'est moderne; ça fera une assiette très large. (...) "C'est une primaire bien organisée pour être incontestable le moment venu dans ses résultats", a-t-il assuré, alors que certains chez Les Républicains auraient préféré que le scrutin soit avancé.

La liste des candidats reste ouverte

Parmi les candidats déclarés à cette primaire figurent 
les anciens Premiers ministre Alain Juppé et François Fillon, les anciens ministres Hervé Mariton et Nadine Morano. 
Parmi ceux qui devraient se porter candidats en 2016, on attend Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Une auto-régulation du nombre de candidats 

Pour Thierry Solère, député Les Républicains,
la primaire "n'est pas un tour de piste pour se faire connaître". Le responsable de son organisation a rappelé que "ce n'est pas un jeu d'être candidat à l'élection présidentielle. La primaire n'est pas là pour un ambitieux ou une ambitieuse qui voudrait se faire connaître. Elle est là pour trancher entre les trois, quatre ou cinq possibilités de la droite et du centre français." Or, sept sont déjà pressentis, dont une seule femme.

"
La droite compte sur deux à trois millions de participants au votes de cette primaire." "10.357 bureaux de vote seront présents. Cela donnera à celui qui gagnera cette primaire une légitimité formidable pour se présenter à la présidentielle", a-t-il ajouté le député de Boulogne-Billancourt.

vendredi 7 mars 2014

L'ancien président Sarkozy sur écoute depuis plus d'un an

Valls et Taubira écoutent aux portes

La Justice avec un grand J n'a aucune retenue
Le ministre Valls, à l'écoute
de l'ancien président Sarkozy
au Parc des Princes, le 2 mars 2014
Elle n'a plus d'encre pour les photocopies, mais elle a mis les moyens  pour éplucher la vie de l'ancien chef de l'État. Nicolas Sakozy et son avocat lui-même ont été placés sur écoute des mois durant, ainsi que Claude Guéant et Brice Hortefeux.

L'Ordre des avocats va devoir réagir 
Au barreau de Paris, l'écoute ordonnée par des juges d'instruction des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, révélée par Le Monde, surprend-elle? "Le secret professionnel entre un avocat et son client est général et absolu", note laconiquement, pour l'heure, Marie-Alix Canu-Bernard, patronne du bureau pénal au Barreau.

L'affaire n'a pas d'équivalent. On apprend donc qu'un ancien président de la République et deux des anciens ministres de la République, Claude Guéant  et Brice Hortefeux, ministres de l'Intérieur, ont été placés sous écoute par la justice, des mois durant.

La campagne présidentielle de 2007 obsède la justice politique

Tout part de l'ouverture en avril 2013 d'une information judiciaire à Paris pour "corruption" présumée confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour vérifier des soupçons de soutien financier de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt président libyen Kadhafi. Sans hésiter, les magistrats placent Nicolas Sarkozy sur écoute, mais aussi Guéant et Hortefeux. C'est le branchement de la ligne de ce dernier qui va mettre dans l'embarras l'ancien patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch, qui avait souhaité apprendre le premier à son ancien patron qu'il allait être convoqué dans une affaire en tant que simple témoin. Le policier a dû quitter son poste.

Alerté par cet épisode, le camp Sarkozy commence à se méfier des coups qui pleuvent. Les magistrats emploient toutes les techniques judiciaires d'ordinaire appliquées au grand banditisme et découvrent que l'ex-chef de l'État, prudent au téléphone, avait un second mobile qu'ils "branchent" également. Ce téléphone-là a été acheté par l'avocat de l'ex-président, Me Herzog, dans le cadre des relations confidentielles qu'il entend, comme tout conseil, entretenir avec son client. Méfiant, bien qu'en république respectueuse, il a même dû l'acheter sous un nom d'emprunt.

Dans l'ombre, les "magnétophones" (des disques durs) tournent. Et mettent au jour toute la palette de ce qu'un avocat peut tenter pour connaître le sort qui sera réservé à son client. Me Herzog a comme contact un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, de sensibilité proche de l'ancienne majorité. Et celui-ci est prolixe sur le climat au sein de la Cour. Azibert parle librement, trop librement.
Proche de la retraite, il confie à l'avocat qu'il a postulé pour un poste de conseiller d'État à Monaco. Espère-t-il une aide de Nicolas Sarkozy? "Herzog a pu évoquer la chose avec son client, mais on voit mal Nicolas Sarkozy se livrer à ce genre de raisonnement. Si écoutes il y a, dans la bouche de l'ancien président, elles n'accréditent certainement pas la thèse imaginée des magistrats étrangement zélés", assure un préfet qui se dit «stupéfait par le climat quasi soviétique de tous ces règlements de comptes judiciaires».

Une "arme de guerre judiciaire"

Quoi qu'il en soit, le Parquet national financier voulu par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, aura été destinataire, à peine créé, de cette "arme de guerre judiciaire", en pleine campagne électorale. Et l'un de ses premiers actes aura été, sur la foi de ces écoutes, d'ouvrir le 26 février dernier une information judiciaire pour "violation du secret de l'instruction" et "trafic d'influence".

Confiée à deux nouveaux juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, l'information judiciaire déclenchée par Taubira vise notamment à savoir si Nicolas Sarkozy a eu vent des écoutes qui le concernaient et comment. Les juges à charge cherchent à réunir des preuves que l'ex-président aurait favorisé, d'une manière où d'une autre, Gilbert Azibert.

En quelques petites semaines, le 4 mars dernier, plusieurs juges ont perquisitionné aux domiciles d'Azibert et d'Herzog, assistés d'une police judiciaire dont les grands chefs ont récemment été changés par Manuel Valls, ainsi qu'à leurs bureaux, y compris à la Cour de cassation, où travaille le magistrat. Le 2 mars, Valls devisaient pourtant allègrement avec Sarkozy au cours du match PSG-OM...

Ce qu'ils cherchent à établir? 
Des vacances en famille de Nicolas Sarkozy à Monaco, où il suivait une cure thermale et aurait reçu une fois son avocat, pourraient être retenues contre Sarkozy pour accréditer le fait qu'il aurait tenté d'intercéder en faveur de l'éventuelle nomination de Gilbert Azibert sur le Rocher. Mails, courriels, téléphones, tout ce qui pourrait permettre de le vérifier a été saisi lors des dernières perquisitions. La justice ne ménage pas sa peine et les effectifs à disposition ne sont pas insuffisants…

"Je démontrerai le moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique," déclare Me Thierry Herzog dans Le Monde. Un "coup monté de toutes pièces" pour "nuire" à Nicolas Sarkozy. 
Ce ténor du barreau considère, pour sa part, la mise sur écoute de son client avec sévérité: "Ce n'est même pas scandaleux, c'est monstrueux !", s'indigne-t-il.

dimanche 30 juin 2013

Sarkozy reste le préféré des sympathisants de l'UMP


87 % souhaitent la candidature de l'ancien président à la présidentielle de 2017, 46 % celle de l'ancien Premier ministre, selon un sondage Ifop.

La candidature de Nicolas Sarkozy est plébiscitée par les sympathisants de l'UMP, alors que sur celle de François Fillon, ils seraient partagés, selon un sondage Ifop publié par Le Journal du dimanche. 
Chez les sympathisants de l'UMP, 87 % souhaitent la candidature de l'ancien président contre 13 % sont d'un avis contraire, tandis que 46 % sont favorables à celle de l'ancien Premier ministre, contre 54 % qui ne le sont pas. 

En revanche, la majorité des Français (60 %) serait contre que "Nicolas Sarkozy soit candidat à la prochaine élection présidentielle". Idem ou presque pour François Fillon (62 %).
Mais un consensus se dégage pour pronostiquer que l'un et l'autre seront candidats. 
61 % des Français et 75 % des sympathisants UMP le pensent pour Nicolas Sarkozy et respectivement 74 % et 80 % pour François Fillon. 71 % des sympathisants de l'UMP estiment que c'est "plutôt Nicolas Sarkozy" qui a "la capacité à remporter l'élection présidentielle de 2017" contre 23 % qui jugent que c'est "plutôt François Fillon". 6 % sont sans opinion.

Sarkozy sympa et Fillon honnête



En termes de qualités, c'est presque toujours"plutôt Nicolas Sarkozy" qui l'emporte aux yeux des sympathisants UMP massivement pour "le dynamisme" (à 94 %) ou "l'autorité" (90 %), moins fortement (55 ou 56 %) pour "la sympathie", "le sérieux" ou "la sensibilité aux préoccupations des Français". François Fillon ne l'emporte, à 47 % contre 44 % à son rival, que pour "l'honnêteté".
A noter que l’ex-Premier ministre Alain Juppé n’a pas exclu  d’être candidat à la primaire UMP pour la présidentielle 2017.

Alain Juppé pense-t-il à la présidentielle 2017 et à la primaire ouverte à droite, prévue en 2016 ? "Je pense à une seule chose, à la ville de Bordeaux et aux municipales en mars prochain. Donc, rendez-vous après", a répondu Alain Juppé mercredi sur RTL."Donc, vous ne dites pas non ? " 
Réponse de l’intéressé : "On verra."

Ce sondage a été réalisé par Internet du 26 au 28 juin auprès d'un échantillon de 1 973 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas), dont 375 sympathisants UMP.


dimanche 31 mars 2013

Me Dupond-Moretti démonte l'intégrité de J.-M. Gentil, juge présumé vertueux

Mise en examen de Sarkozy: une forfaiture

Le célèbre avocat pénaliste s'insurge contre les méthodes du juge

"On est allé jusqu'à vouloir intimider l'avocat de Sarkozy" 
Notre système judiciaire est une nouvelle fois mis en question: l'indépendance des juges ou le principe-bidon de présomption d'innocence. D'où vient qu'en démocratie un citoyen, a fortiori, son avocat, n'aurait pas le droit de critiquer la décision d'un juge qui,  sur la base d'improbables "éléments suffisants" -des "'indices graves et concordants"-  met en examen,  d'autorité, bien que non élu !
L'avocat évoque des traitements discriminatoires dans la même affaire Bettencourt, à propos de Monsieur P.-M. Banier et Monsieur de Maistre qui ont droit à un mandat d'amener et à la prison pour quatre jours à la Santé, le même mandat d'amener que celui qui avait été délivré par le juge osier contre le journaliste de Libération.

Quand on est allé jusqu'à vouloir intimider un avocat, la situation est grave.
Me Dupond-Moretti évoque aussi le cas de MeThierry Herzog, l'avocat de l'ex-président Sarkozy que le juge d'instruction a fait convoquer par la police pour obtenir son agenda. Est-ce la déontologie qu'approuve Me Labrousse, ex-magistrat, ami et avocat du juge Gentil dans cette histoire ? 

Le procès-verbal d'interrogatoire de Nicolas Sarkozy s'est retrouvé en ligne dans le journal Sud-Ouest 23 heures après l'audition du président, sans que la ministre de la Justice ne bronche, malgré la violation du secret de l'instruction... En 2001, un juge avait mis en examen Me Antoine Sollacaro pour le même motif. 

La règle de droit votée cède du terrain à l'intime conviction du juge

L'infâmant juge Gentil invoque l'abus de faiblesse d'un ancien président de la République sur une vieille femme
, sans que celle-ci soit démontrée et sans preuve que Nicolas Sarkozy a rencontré Mme Liliane Bettencourt en tête-à-tête, alors qu'elle était assurément en état de faiblesse du fait d'un Alzheimer postérieur.  
L'avocat souligne encore qu'à la différence d'un étudiant de deuxième année qui n'omettrait pas de les rassembler, le juge tout-puissant a négligé de prendre les précautions élémentaires sur les éléments constitutifs de son avis. 

Comme pour n'importe quel justiciable, l'honneur de Monsieur Sarkozy mérite au moins le respect de la règle de droit.
VOIR et ENTENDRE Henri Guaino défendre l'honneur d'un homme respectable face à Bruce Toussaint, sur Europe 1:


Le pouvoir, relayé par ses media militants, parle pourtant de  radicalisation du fait de la droite.

Le président de la République, François
Hollande, se retranche derrière le mot magique de présomption d'innocence et considère qu'on peut salir l'honneur d'un homme, puisqu'elle laisse accès aux voies de recours. Roland Dumas, ancien  présumé innocent, a néanmoins démissionné du Conseil constitutionnel sous la pression, parce qu'il avait été mis en examen par l'excellente Eva Joly, si peu politisée qu'elle était candidate des altermondialistes à la présidentielle de 2012. Depuis que R. Dumas a été relaxé, l'ex-magistrate bi-nationale ne cesse de baver sur le système judiciaire français et les élus de la République.

Les media prompts à stigmatiser la droite s'insurgent contre le juge qui
condamne le Nouvel Observateur

Le magazine a publié les bonnes feuilles du roman biographique de Marcela Iacub sur sa liaison avec l’ex-directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Laurent Mouchard-Joffrin, directeur de l’hebdomadaire de gauche, dénonce une décision "extravagante et injuste", sans que les syndicats de magistrats ne bronchent...

VOIR et ENTENDRE Joffrin prudemment distinguer dans son indignation le juge et sa décision :

Hollande met la république des juges en marche

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande, a même été démissionné par le président François, malgré la présomption d'innocence, avant même d'avoir été mis en examen pour fraude fiscale. 

Une fois une mise en examen prononcée, le mal est fait: voilà ce qui compte pour celui qui se défend d'être "un sale mec".