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jeudi 6 juin 2019

Des départs de clarification chez LR après la démission de Valérie Pécresse

Les tièdes et les ambitieux sortent du bois 

Ceux et celles qui ne sont pas à leur place quittent le navire Les Républicains

Pécresse claquant la bise à Wauquiez
On retient la démission attendue de la trans-frontalière Valérie Pécresse
, la présidente de la région Ile-de-France, ce mercredi soir. Dans son sillage, plusieurs élus et autres figures du parti ont également décidé de tracer leur route personnelle, notamment des adhérents à son "mouvement d'idées", "Libres !", 
Résultat de recherche d'images pour "Maël de Calan JUPP2"
tels les députés Robin Reda, soutien de Bruno Le Maire à la primaire de la droite et du centre, devenu ministre de l'Economie de Macron, les anciens candidats à la présidence de LR Maël de Calan, ci-contre avec l'ex- maire de Bordeaux,  le candidat malheureux d'Alain Juppé à la primaire de l'UMP en 2016, le maire de L'Hay-les-Roses Vincent Jeambrun, 35 ans et soutien de Valérie Pécresseou de Florence Portelli, secrétaire générale de Libres !, le mouvement créé par Valérie Pécresse et jusqu'ici associé aux Républicains.

Les francs-tireurs du parti se désolidarisent de la défaite 

En annonçant son départ de la fédération départementale des Républicains, Robin Reda, 28 ans, a lancé un appel à la désertion, indiquant ce mercredi soir sur Twitter qu'il suit la présidente de la région Ile-de-France, épouse d'un ex-vice-président exécutif d’Alstom.
"J’invite tous ceux qui se sentent profondément de #droite, élus, militants, sympathisants, qui ne croient ni en #Macron ni en #LePen, à s’unir à ce nouvel espoir autour de Valérie Pécresse et de #Libres!", a-t-il encore tweeté dans la soirée.
Robin Reda
@robinreda
Je quitte ce soir la présidence de la fédération LR de l’Essonne et ce parti politique que j’avais, comme d’autres, l’espoir de voir renaître. Je mettrai toute mon énergie à reconstruire une droite authentique et forte pour l’Essonne et pour la France. #LR #20hF2 #France2 (3/4)
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Ce n'est pas non plus une surprise que Florence Portelli, maire ex-LR de Taverny, parte dans les bagages de Valérie Pécresse. Elle aussi chargée de commenter les non-dits de Pécresse, elle a dénoncé "une ambiance absolument délétère" au sein de cette vieille formation politique. Chez LR, "dès que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose qui n'est pas approuvé par la ligne officielle du bureau politique, vous prenez un tir de missile nourri", a-t-elle fustigé, jugeant cette atmosphère "insupportable".
L'ambiance y gagnera une chance de retour d'un air plus respirable.

Ils naviguent au gré du vent de la réussite

Dans la soirée, plusieurs autres élus d'Ile-de-France ont également fait connaître leur intention de quitter le grand parti de droite, incontestablement affaibli ces derniers mois. Parmi eux, l'un des vice-présidents de la région Alexandra Dublanche, chargée du développement économique, de l'agriculture et de la ruralité, qui a tenté de convaincre Le Parisien que son départ représente "un déchirement" mais qu'il était inévitable. "On a essayé de changer ce parti pendant trois ans, mais cela s’est visiblement avéré impossible", argue Alexandra Dublanche. "La droite vaut plus que 8 %, c’est évident. Quitter LR est un déchirement pour nous tous; malheureusement, aujourd’hui, c’est un parti qui est cadenassé." Elle n'a pas les clés, mais parvient à s'échapper...

Cette conseillère municipale LR de Sartrouville était membre de l’équipe de campagne de François Fillon, dans laquelle elle était porte-parole, et surtout "responsable de la mobilisation", orchestrée grâce à Federavox, la start-up montée conjointement par la jeune femme alors âgée de 34 ans et ses deux associés, dont son mari.


Le député de la Sarthe Jean-Carles Grelier, qui n'était plus adhérent de LR depuis deux ans, mais qui siégeait jusqu'alors dans le groupe parlementaire, a pour sa part indiqué qu'à 53 ans, "la décision de Valérie Pécresse (lui) donne une orientation".
"Nous allons voir comment nous organiser" avec d'autres députés dans la même démarche, a-t-il poursuivi, alors que l'entourage de Valérie Pécresse a laissé entendre de nouveaux départs de parlementaires LR dans les prochains jours.

Au Conseil régional d'Ile-de-France, le président du groupe LR
Othman Nasrou a indiqué sur Twitter qu'il soutient la démarche de sa présidente
"Saluons (son) courage qui veut réinventer la droite de fond en comble, en femme libre. Ce n'est pas un choix facile mais les partis ne sont qu'un moyen", a tweeté le Franco-marocain de 31 ans, membre fondateur du collectif du 31 mai contre la "circulaire Guéant" qui visait alors à limiter l’accès du marché du travail aux étudiants étrangers diplômés.
Othman Nasrou
@othmannasrou
Saluons le courage de @vpecresse qui veut réinventer la droite de fond en comble, en femme libre. Ce n'est pas un choix facile, mais les partis ne sont qu'un moyen. Ce qui compte, ce sont les idées. Et pour les porter, il faut incontestablement du neuf. Je soutiens sa démarche !
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Le maire d'Evry-Courcouronnes et vice-président de la Région, en charge des Transports, Stéphane Beaudet, 46 ans, l'a également "chaleureusement félicitée" dans un tweet. Il avait déjà démissionné de la présidence de la fédération de l’Essonne et quitté les Républicains. "Ce n’est pas une décision prise en réaction à l’élection de Laurent Wauquiez, posa d’emblée Stéphane Beaudet. Il n’y a aucune défiance de ma part; il a remporté les élections et il est parfaitement légitime," avait-il expliqué à ses électeurs. Il le promettait aux militants : "Je ne vais pas basculer par opportunisme vers un autre parti." Stéphane Beaudet souhaite se consacrer à son territoire. 

vendredi 31 mai 2019

La sociologie du vote Macron est de plus en plus minoritaire, observe le sociologue Arnaud Benedetti

Macron se réfugie derrière une apparente réussite, mais la réalité le rattrape 

Pour Arnaud Benedetti, le camp de la majorité aurait tort de crier victoire trop vite

Professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne et rédacteur en chef de la revue politique et parlementairece communicant et observateur attentif de la vie politique note que si LREM confirme qu’elle possède une base électorale solide, elle se resserre néanmoins sur une couche sociale élitiste et peu rassembleuse.

FigaroVox- Arithmétiquement, Emmanuel Macron n’a pas gagné les élections ce dimanche. Pourtant, sa stratégie semble victorieuse?

Arnaud Benedetti.- L’essentiel pour Emmanuel Macron était de ne pas perdre la face. Le faible écart entre le RN et LREM lui assure cet objectif. Il ne gagne pas certes, mais il ne perd pas vraiment. La victoire du RN apparaît en soi peu signifiante, puisqu’elle ne sidère pas les professionnels de l’exégèse politique. Or, la sidération est un facteur-clef de la nature d’un événement. Macron attache, quoi qu’il en dise, une importance aux commentateurs politiques, car il sait qu’ils participent pour une part à la construction de la perception de la situation politique. Ils sont en deuxième rideau, à tort sans doute au demeurant, des «juges de paix» de la représentation politique... après les électeurs. Le storytelling, dans ces conditions, peut perdurer. Le récit communicant suscité par cet échec - Macron avait fait symboliquement de la défaite du RN l’un des enjeux de la consultation - permet d’occulter «ce qui ne se voit pas», pour reprendre la distinction de l’économiste Frédéric Bastiat, au profit de «ce qui se voit». 
Qu’est ce qui se voit? La résistance du socle électoral des marcheurs... Ce qui ne se voit pas? Le fait que le RN ait ["a", puisque c'est une réalité arithmétique] gagné 1 million de voix par rapport à 2014, qu’il soit en tête dans 76 départements, que Macron soit [est] confronté à 8 électeurs sur 10 après deux ans de mandat opposés à sa politique, à sa majorité, à son style aussi... L’effet d’optique irradie l’impression immédiate et dissimule la sociologie politique profonde du scrutin qui est loin de jouer en faveur du pouvoir.

Au-delà de la com’, il semble qu’il y ait une base électorale solide derrière LREM. Ce que de nombreux politologues avaient pourtant nié…
Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde.
Macron fédère une base sociologique motivée, politisée, consciente que, pour défendre ses intérêts, il faut qu’elle fasse bloc. Marx eut fait son miel analytique de cette séquence historique. Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde. Il a su récupérer la droite ordo-libérale, conformiste, paternaliste qui a volé à son secours lors de cette élection au détriment de François-Xavier Bellamy. Les scores des marcheurs dans les Hauts-de-Seine, dans les Yvelines, à Versailles entre autres sont autant d’illustrations de ce transfert de voix. Il faudra le vérifier, mais on peut penser qu’entre 2017, date de son élection et aujourd’hui 2019, le fonds électoral, plutôt centre-gauche, voire de gauche sociale-démocrate, a muté, se «droitisant» très certainement. Ce qui ne manquera pas de poser à terme la question des alliances pour Emmanuel Macron: le terreau de la gauche est durablement asséché, mais la zone de chalandise qu’il entend et peut occuper à droite sera l’objet d’une sévère concurrence, même s’il n’a pas renoncé à braconner à gauche .

Au RN, il s’agit maintenant de convertir l’essai en récupérant ce qu’il reste de l’électorat républicain. Pour Marine Le Pen, le «en même temps» doit-il commencer?
Marine Le Pen, comme Emmanuel Macron au demeurant, est confrontée à l’exercice de sa mue. Elle incarne moins l’expression identitaire de la droite nationale dont elle est issue que l’affirmation d’un néo-souverainisme. C’est sa force aujourd’hui dans un contexte où les enjeux de protection et de puissance sont soumis à la faillite du modèle de Maastricht. 
Pour autant, la bataille pour récupérer la droite républicaine est désormais ouverte. Comment? Sous quel format? OPA? Alliance à venir? Les questions se posent. Mais c’est un sujet essentiel. Pourra-t-elle rassurer cet électorat en déshérence, pas hostile à la construction européenne mais charnellement opposé à Macron, tout en conservant la dynamique idéologique qui fait aujourd’hui sa capacité d’attraction? Il faut qu’elle s’invente une nouvelle force de projection électorale, susceptible d’agréger des sensibilités et non pas de les incorporer. Mitterrand à gauche et Chirac à droite avaient su faire cela. On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction, sa capacité à se transformer, à l’instar des deux anciens Présidents de la République, en animal tactique. Max Weber dit de l’entrepreneur politique qu’il lui faut de la «vista». Marine Le Pen est entrée dans une phase de post-dédiabolisation qui suppose de sa part désormais un sens tactique exceptionnel pour devenir une rivale crédible. Cela supposera encore des aménagements doctrinaux et une patience stratégique.
On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction.

Les écologistes sont venus perturber la recomposition d’un nouveau duopole. Est-ce seulement un effet d’aubaine?
Ils ont bénéficié de deux facteurs: la tonalité très écologique donnée par le Président de la République à la campagne de LREM et le fait que l’élection européenne constitue pour les Verts un terrain de jeu électoral traditionnellement favorable. Mais ceci n’explique pas exhaustivement leur succès. 
D’autres déterminants se sont conjugués: l’éclatement de la gauche sociale-démocrate inapte à se restructurer, l’impasse stratégique de Jean-Luc Mélenchon dont l’analyse parfois fondée et talentueuse du malaise dans la démocratie est troublée par une personnalisation perçue comme excessive, voire troublante, dans une société médiatique qui distribue inégalement en fonction de ses propres systèmes de valeurs sa tolérance aux aspérités de tempérament... [Benedetti ne "calcule" même plus le PS-croupion à la remorque de Place publique menée par le dilettante Raphaël Glucksmann. Quant à Benoît Hamon et Génération.s, peut-être sont-ils quelque part dans son cerveau reptilien]. 
Les Verts ont manifestement bénéficié du crédit qu’on porte à ce qui s’impose chez eux comme une forme de constance et de cohérence doctrinale. Et de la socialisation des jeunes - les 18/25 ans ont majoritairement voté pour eux - pour lesquels la préoccupation environnementale fait office d’une éducation aussi sentimentale que civique, un romantisme de l’urgence, une injonction politique comme le fut le républicanisme sous la IIIe République. La communication massive autour des enjeux climatiques partout et tout le temps suscite des effets d’adhésion. Pour autant, le vote écologique en France demeure fragile, fugace, liquide. Un succès électoral peut alterner avec un désastre. Les Verts français n’ont pas la structuration des «Grünen» allemands. La culture gauchisante peut à tout moment les réduire à une peau de chagrin.

Comme spécialiste de la communication, il ne vous a pas échappé non plus que Laurent Wauquiez a beaucoup attiré l’œil médiatique sur lui dans la fin de la campagne. Quelles leçons doit-il tirer de cette défaite?
Il en tirera les leçons que les circonstances lui dicteront. Il ne peut bien évidemment s’exonérer de sa propre responsabilité, même si le procès en personnalisation me paraît très excessif, tout en étant de bonne guerre dans ce genre de situations. Wauquiez a hérité d’un parti qui a été ruiné politiquement par la présidentielle de 2017. Il a adopté une stratégie de copier-coller assez light [modérée?] des thèses du RN, mais à un moment où l’accaparement n’était plus possible - comme ce fut le cas en 2007 avec Nicolas Sarkozy. L’électorat de Marine Le Pen est épidermique quant à la question de la sincérité. Il juge avoir été trompé sous Sarkozy, tant sur le sujet migratoire que sur la question européenne. On ne lui refera pas les poches deux fois, si j’ose dire... 
Un autre élément a contribué sans doute à la fragilisation de la ligne Wauquiez: sa brutalité supposée. Cette dernière est mieux acceptée lorsque le rapport de force vous est favorable. On pardonne aux puissants par crainte, on n’a aucune indulgence pour ceux dont la position est loin d’être assurée. Machiavel est intemporel!

Arnaud Benedetti a publié "Le coup de com’ permanent" (éd. du Cerf) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron.

jeudi 16 mai 2019

Elections européennes: Bellamy et les Républicains sont mieux entendus des électeurs que des media

Ils tentent de faire entendre leur "troisième voie" dans la presse

François-Xavier Bellamy et Les Républicains dénoncent le duel manichéen Macron-Le Pen pour l'élection européenne.

François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux européennes, le 15 mai au Palais des congrès, à Paris.
François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux européennes,
le 15 mai au Palais des congrès, à Paris
En meeting à Paris ce mercredi soir, Porte Maillot, Les Républicains ont visiblement retrouvé leurs couleurs au fil de la campagne pour l'élection européenne du 26 mai dans laquelle la presse institutionnelle fait le jeu du pouvoir en faisant la part belle à la flamme léchant la potiche contre les forces profondes du pays réél. Un affrontement caractéristique d'une presse aux ordres se livrant à du décryptage primaire à la commande et à la lumière d'une idéologie binaire. Les électeurs seront-ils encore les suiveurs de journalistes et de sondeurs sans autre perspective que la vision de leurs trous de balle ?
 
Ce duel entre La République en marche (LRM) et le Rassemblement national (RN) est savamment mis en scène par l'Elysée, les hommes d'affaires actionnaires principaux des organes de presse nationaux et les entreprises internationales de sondages dont les propriétaires se dissimulent derrière des combinaisons financières. 

Mais la prise de risque de Macron qui pourrait conduire le RN en tête au premier tour ne peut être corrigée au suivant : depuis ces européennes 2019, il n'y a pas de second tour !... Le 26 mai, le scrutin est à un seul tour.
Or, l'enquête de l'institut Harris-Epoka pour TF1, LCI, RTL et le Figaro du 15 mai donne les résultats suivants, sachant que pour un "intervalle de confiance" fixé à 95%, la "marge d'erreur" est de 3%: LREM-MoDem est donné à 22%, derrière la liste Rassemblement national (23%). Viennent ensuite les listes suivantes dans les intentions de vote : Les Républicains à 13% ; la France insoumise à 9,5%, EELV à 7%, Place publique-Parti socialiste à 5%, Debout la France à 3%, le Parti communiste à 2,5%, les Patriotes à 2,5%, Génération.s à 2,5%,  Lutte Ouvrière à 1,5%, l'UPR à 1%, Alliance jaune à 1%, Urgence écologie à 0,5%.
"Ils pensaient que la droite était morte et pourtant vous êtes là", lance Geoffroy Didier, directeur de la campagne. Dans la salle comble du Palais des congrès les presque 4.000 places sont occupées pour entendre François-Xavier Bellamy, tête de liste du parti de Laurent Wauquiez. Et de nombreux jeunes militants et sympathisants sont venus donner de la voix et cofirmer l'intérêt suscité par la jeunesse des premiers de cordée, que ce soit Jordan Bardella (23 ans, RN)  ou François-Xavier Bellamy (33 ans, LR), soit l'âge de Nathalie Loiseau (55 ans), à eux deux.

Répétition du jeu diabolique du "tout sauf Le Pen"

Maintenu en troisième position par les sondeurs participant à la reprise par Macron de la stratégie de la peur consistant à favoriser le parti du diable pour ne laisser d'autre choix au peuple qu'un vote par défaut pour le moins pire des deux, seuls le Rassemblement national et la majorité présidentielle ont les faveurs des apprentis sorciers des entreprises commerciales de presse et des sondages à la solde du puissant du jour.

LR martèle ses fondamentaux : ils sont plus que jamais en correspondance avec les préoccupations des Français.


Le contrôle de l’immigration 
- de loin la première préoccupation des Européens
, selon un sondage YouGouv qui a interrogé plus de 40.000 personnes dans seize pays membres de l'Union européenne -

la maîtrise de la dépense publique
Le président des Républicains a défendu la nécessité de baisser la dépense publique pour réduire les impôtsEt de préciser: "Dans ma région, on a gardé les services mais on a limité la bureaucratie. On est une région qui a baissé la dépense publique et dans laquelle il n'y a eu aucune hausse de taxes et d'impôts. On est même une des rares régions à avoir baissé la fiscalité". 
La Cour des comptes a confirmé 130 millions d'euros d'économies réalisées sur des postes importants, dont 10% ont concerné des frais de fonctionnement. Les économies de la région correspondent à des rééquilibrages entre plusieurs missions, action économique (-17,2 millions d'euros), l'aménagement des territoires (-11 millions d'euros), ou encore la ligne "culture, sport et loisirs" (-4 millions). La Cour régionale a également pu saluer l'augmentation de 21% des investissements dans sa Région Auvergne Rhône-Alpes.
 

la
défense de la "civilisation" européenne
, que les lobbies et Macron se refusent de préserver dans leur "monde nouveau". 

Pourquoi le réchauffement climatique est-il donc devenu une obsession française à la différence des autres états de l'UE ? 

C'est que Macron préfère occulter
 la question du chômage, qui angoisse pourtant toujours autant les Français sans que Macron n'y puisse grand chose, se contentant, comme Moscovici et Sapin en leur temps, de promettre des jours meilleurs pour la fin de l'année. Ce sujet est cité en deuxième position des réponses les plus données dans les seize pays voisins (20 % des réponses), en moyenne, alors que gouvernement, presse et sondeurs l'évacuent de l'hexagone. La propagande présente comme acquise la baisse du chômage que Macron promet pour l’année prochaine, selon les données du "Programme de stabilité" du gouvernement : le taux de chômage devrait tomber à 8,6 % d’ici décembre. Il est même attendu à 8,3 % au quatrième trimestre 2020 - même si la croissance vient d’être revue à la baisse! -, contre 8,8 % début 2019, taux qui maintient en situation de précarité.
En moyenne au premier trimestre 2019, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi, et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C), s'établit à 5.603.400 et 5.914.600, y compris départements-régions d'outre-mer, hors Mayotte, où le taux de chômage a atteint 35% en 2018. Parmi les premiers (configuration la plus favorable), 3.391 900 personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2.211.500 exercent une activité réduite (catégories B, C).
"Attention aux mirages !, prévient Wauquiez, interrogé sur les chiffres de Bercy. Il reste particulièrement prudent. "Quand on regarde la réalité de plus près, la France a l'un des pires taux de chômage d'Europe et la situation s'améliore plus lentement chez nous", observe le président des Républicains qui, sur TF1 ce dimanche, invitait le gouvernement à faire "ce qu'il n'a pas fait : aider les commerçants, les artisans, les professions libérales, notre secteur industriel si l'on veut que cela ne soit pas une amélioration à deux vitesses".
"Bellamy va nous apporter un nouvel élan", lance Catherine. 
Quelques rangées plus loin et affichant quelques années de moins, Jules et Manon, militants depuis 2013, y croient fermement. "Malgré deux années compliquées depuis 2017, LR se remet en état de marche", constate Jules, mais il regrette que la campagne LR "reste relativement inaudible" dans les media, à côté " du duel progressistes-nationalistes installé par LREM."

A la tribune, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, ne ménage ni le RN, ni la majorité présidentielle. 

Quant au président du Sénat, le modéré Gérard Larcher, il tonne en brandissant les poings : "Attention à cette stratégie du pire ! Je refuse cette tentation manichéenne : il y a une autre voie, c’est la nôtre, celle des Républicains et des centristes ensemble !"

Laurent Wauquiez n'élude pas la nécessité de "lutte contre l’islamisme" et pour "l’interdiction de la marchandisation du corps humain et de la procréation"

La salle scande le nom de François-Xavier Bellamy
 
"Je ne m’y habitue toujours pas", glisse la tête de liste que les militants et sympathisants LR louent pour sa "fraicheur", sa "connaissance des dossiers" et sa "sincérité". "Il parle avec son cœur", s’enthousiasme Hugues, des "Jeunes avec Bellamy".

Le trentenaire évoque la troisième voie.
"Marine Le Pen veut battre Emmanuel Macron. Emmanuel Macron veut battre Marine Le Pen. Nous nous voulons répondre aux inquiétudes des Français.
Puis l’adjoint au maire de Versailles embraye sur la "mondialisation débridée" qu’il faut "rééquilibrer", puis sur l’écologie et sur l’immigration "que nous n’avons pas su intégrer".

"Je voudrais dire un mot à tous les jeunes, nombreux ce soir", lance alors François-Xavier Bellamy.
Avant de conclure en récitant du Bernanos. Le meeting s’achève avec une Marseillaise, les militants scandent toujours le nom de leur tête de liste. "C’est rafraîchissant ", conclut un sympathisant à la sortie. 
"On peut être deuxième si on fait revenir ceux qui sont partis chez Macron et si on convainc les partisans de la souveraineté nationale", explique un jeune militant. 

63 % des Français trouvent un intérêt au scrutin, avec la prescience qu’il sera déterminant pour l’avenir. 
Ils n’étaient que 56 % en 2014 lors d’un sondage analogue, ce qui dénote un potentiel de participation plus élevé. "Les Français sont convaincus qu’il y a un enjeu derrière tout cela, que ce qui se joue est important, malgré la méconnaissance notable du Parlement européen, des candidats en présence, et une certaine ambiguïté sur ce dont il est vraiment question dans ce vote", confirme Emmanuel Rivière, directeur général de la Division Public de Kantar en France.

Avec 
Laurent Wauquiez, le parti les Républicains se présente en alternative "utile" à LREM et au RN pour les élections européennes. 

"Le vote utile pour la France, c’est notre liste de droite et du centre,"
a-t-il déclaré. 

Il explique que
les candidats d'En Marche vont "siéger dans un groupe qui sera l’un des plus petits groupes européens" et en bisbille avec l'Allemagne d'Angela Merkel qui a révélé des "affrontements" avec Macron. Ils [LREM] n'auront "aucune influence au Parlement". 

Les Républicains pourront être en revanche un levier pour réformer l'Europe au sein du Parti Populaire Européen, fait-il valoir, le PPE comptant le plus de députés au Parlement européen.

mercredi 8 mai 2019

François-Xavier Bellamy, LR, le bon choix de Wauquiez et des électeurs aux Européennes 2019

Tête de liste Les Républicains, FXB convainc  

Passé de 8% à 14,5 en quelques semaines, Bellamy fait peur à Loiseau

"François-Xavier Bellamy a pour l’instant réussi 

à intéresser de nouveau les électeurs traditionnels de la droite 
en leur offrant un débouché politique à la hauteur de leurs exigences et respectueux de leurs valeurs", estime le professeur d'histoire Kevin Bossuet 
Tandis que la liste LREM  bat de l'aile, Bellamy prend son envol. 
Il devrait passer à  15% des intentions de vote ces prochains jours et n'a pas tout dit. Les enquêtes d’opinion, qui accordaient à son parti un score se situant entre 8 et 10% en décembre, le plaçant parfois en quatrième position, derrière La France Insoumise, ont revu leur notations à la hausse, deux ans seulement après le traumatisme de l’échec de François Fillon à l’élection présidentielle. L’effet Bellamy semble avoir payé et la liste de la droite républicaine connaît une l’embellie qui perturbe les plans de deux partis qui le devancent encorede 8 à 10 points, la liste de La République en marche et celle du Rassemblement National. 
La dynamique est assurément de son côté, alors que la liste 'Renaissance' du parti du président LREM perd de l'altitude, plombée par Loiseau et ses "conneries", au point de créer la surprise des analystes politiques les plus pointus, dans cette dernière ligne droite.

Wauquiez peut d'ores et déjà se prévaloir d'un choix judicieux.
Les commentateurs les plus pointus (eux aussi !) se sont plantés : FXB est l'homme de la renaissance politique que Macron aurait aimé avoir dans son écurie. 
Sa première de cordée ne lui cause que des ennuis 
Aussi charismatique qu'une barrique vide, Loiseau ne respire pas l'intelligence. Et elle le sait, puisque ce robot salue la foule d'un grand geste automatique qui dit au revoir à chaque arrivée. Elle ne quitte son air niais que pour lancer des vannes méchantes à ses adversaires. Et surtout, crée des polémiques à chaque apparition.
VOIR et ENTENDRE Loiseau, que le Huffington Post qualifie de "tête de liste serial-gaffeuse qui accumule les 'erreurs' " :

Mais elle ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Ce qui fait dire "elle est dead, la meuf":


Comment Macron a-t-il pu être aussi peu perspicace et valider la proposition d'une telle godiche par Juppé ?

De l'avis général, Loiseau est une dinde
'Renaissance', symptomatique de l'escroquerie
sémantique permanente de Macron 
Entre l'article de Mediapart sur la liste étudiante d'extrême droite et la bande dessinée sur l'Europe, la tête de liste de la République en marche pour les élections européennes n'a fait que soulever les polémiques.
Lors d'une réunion publique le 26 avril, à Brest (Finistère), la tête de linotte de la République en marche a pourtant redit devant ses sympathisants que les attaques la rendent "encore plus déterminée" et lui donnent "encore plus envie de gagner". Il faut dire que, sans elle et malgré l'importance des enjeux, les élections européennes seraient tristes à mourir : particulièrement brocardée depuis le début de la campagne, sa personne a pu retenir l'attention des indifférents et autres indécis, dont les jeunes, et servir la cause de ses rivaux.

Sa déclaration de candidature

La scène se déroule en direct, le 14 mars, sur le plateau de l'Emission politique de France 2. Nathalie Loiseau, alors ministre chargée des Affaires européennes, annonce sa candidature aux élections européennes : "Madame Le Pen je voudrais vous dire bravo. Bravo, parce que vous avez réussi à me faire changer d'avis (...) Donc ce soir, c'est vrai, je suis prête à être candidate."
Une annonce cousue de fil blanc que personne d'autre qu'elle continue à pratiquer et que n'a pas manqué de torpiller la présidente du Rassemblement national, dans un tonitruant éclat de rire, puis soulignant le manque de spontanéité de cette sortie : "C'est trop mignon !".

Sa participation à une liste d'extrême droite quand elle était étudiante

Le 22 avril, Mediapart rappelle que Nathalie Loiseau a fait partie d'une liste étudiante d'extrême-droite lorsqu'elle était en quatrième année de Sciences Po, en 1984. "Je n'ai pas regardé les autres colistiers, j'ai eu tort, a déclaré la bécasse assumée à France Inter, plaidant la bonne foi. Vous avez sûrement fait des conneries à vingt ans, et bien voilà : moi j'en ai fait une."
"Connerie" ou non, et même si son camp resserre les rangs autour elle, la polémique est lancée. "Nathalie, paye ta cotis' !", a ironisé Jordan Bardella, tête de liste RN. 
Le patron des Républicains Laurent Wauquiez a lui aussi commenté : "Je laisse chaque Français juge de se demander si après de telles révélations, on peut encore faire confiance à une personne comme Mme Loiseau, et si après un tel double discours il peut y avoir encore le moindre crédit qui s'attache à ses paroles."

Sa BD sur l'Europe, un formatage des petites têtes blondes

Nathalie Loiseau est l'auteure d'une bande dessinée pour enfants intitulée "L'Europe en BD", publiée mi-avril. Dans la semaine du 23 avril, l'une des planches est diffusée sur le réseau social Twitter. Elle met en scène un enfant polonais, qui affirme : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve". L'instituteur lui répond "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut se respecter."
Loiseau est sous emprise du lobby LGBT
"Qu'apprenons-nous aux enfants ? Que l'homophobie est culturelle, qu'il faut la tolérer chez nos voisins ?", interroge Guillaume Mélanie, co-président d'Urgence Homophobie. Dimanche 28 avril, Nathalie Loiseau répond à ces accusations sur son compte, affirmant que "décrire la Pologne telle qu’elle est ne veut pas dire qu’on l’approuve". Elle joint à son tweet une page de son livre "Choisissez tout" dans lequel elle précise qu'elle a des frères homosexuels. Dans un entretien avec le magazine Têtu, elle dénonce une "polémique de caniveau".

"J'avais l'impression d'être une romanichelle"

Interrogée lundi 29 avril sur France Culture, à propos de l'ENA qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir supprimer, Nathalie Loiseau évoque le "conservatisme" auquel elle s'est heurtée, lorsqu'elle a reçu la direction de l'école : "Je n’ai pas été accueillie avec des fleurs en n’étant pas ancienne élève de l’ENA, femme de moins de 50 ans." Avant d'ajouter : 
J’avais l’impression d’être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l’ENA.
Là encore, ses propos font polémique. Ce mardi, sur France Info, la secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a reconnu des "mots maladroits".

Son soutien à Ciudadanos

Autre sortie très commentée ce lundi 29 avril, les félicitations, sur Twitter, de Nathalie Loiseau au parti de centre-droit espagnol Ciudadanos après les élections générales en Espagne. Or, Ciudadanos s'est allié au parti d'extrême droite Vox au parlement d'une région qui porte les stigmates de l'invasion musulmane, l'Andalousie, ce que dénoncèrent aussitôt les communistes français.
Le PCF ajoute : "Sûrement une autre erreur de jeunesse", allusion perfide à la polémique sur la liste étudiante d'extrême droite à laquelle a participé Nathalie Loiseau.

A l'inverse, Bellamy fait un parcours sans fautes

Ce jeune inconnu  un professeur agrégé de philosophie de 33 ans, dont les commentateurs avisés ne donnaient pas cher de la peau - permet au parti Les Républicains de décoller dans les enquêtes d’opinion. 
Les media alignés sur le pouvoir ne lui facilitent pas la tâche, mais les Français commencent à découvrir François-Xavier Bellamy. Ses qualités intellectuelles et morales en font un candidat approprié à la conquête d'un électorat lassé par les petites phrases politiciennes et les arguments fallacieux de personnalités politiques et singulièrement le vieux monde qu'incarne Loiseau. 

Animé par la volonté de tenir un discours de vérité aux Français, il a su convaincre par la pertinence de ses interventions et la qualité de ses allocutions. François-Xavier Bellamy plaît car il parle juste, il possède cette capacité à poser des mots simples sur des faits compliqués pour les rendre intelligibles aux yeux du plus grand nombre. 
Jamais excessif et toujours respectueux de ses contradicteurs, le jeune versaillais - adjoint au maire depuis dix ans - séduit car il apaise, là où d’autres exacerbent les tensions. Quoi qu’en pensent ses ennemis les plus sectaires, il aura incontestablement réussi au cours de ces dernières semaines à rendre au débat démocratique toute l’élégance et la grandeur qu’il mérite.

Défenseur des structures traditionnelles

Conservateur assumé et catholique sans honte, c’est également par son positionnement politique, s’éloignant très largement de la doxa médiatico-politique dominante que
François-Xavier Bellamy a su attirer beaucoup d’électeurs de droite qui en ont plus qu’assez de voir leurs principaux leaders faire le jeu des idées de la gauche bien-pensante. 

Héritier de la droite légitimiste, François-Xavier Bellamy est déterminé à défendre les structures traditionnelles de la société comme la famille, la nation, l’école ou encore l’armée, tout en étant attaché plus que tout à la méritocratie républicaine et au travail. Il incarne parfaitement cette jeunesse conservatrice qui a encore des valeurs et qui les assume: mieux, il les revendique

Pragmatique sur le plan économique et condamnant sans ambages le culte de l’argent roi et la dérégulation financière la plus effrénée, il adhère à un libéralisme pondéré, parlant de protectionnisme sans barguigner, tout en étant extrêmement lucide sur les conséquences pernicieuses de la mondialisation. 

Très attaché aux racines chrétiennes de l’Europe et maîtrisant des positions personnelles sur certains sujets sociétaux imposés à la population par les tenants de la pensée unique organisée en black bloc, il a néanmoins su progressivement tracer sa route -  y compris dans son propre camp - , faire douter les oppositions et s'imposer en rassembleur d’une droite plurielle mais déterminée à ne pas laisser le champ libre à la gauche macronienne et au Rassemblement National. 

Troisième voie entre l’européisme béat sans foi ni loi de Macron faisant de la déculturation sa principale ambition, d’un côté, et un souverainisme marxisant à connotation laïcarde d'un Jordan Bardella de l’autre, le jeune homme a placé sur ses rails une alternative crédible
Défendre l’Europe oui, mais pas celle qui dilue la souveraineté et l’identité de la France dans une mondialisation mal maîtrisée. Défendre la France oui, mais pas en ignorant le contexte international et la nécessité qu’il y a pour cette dernière à poursuivre la construction européenne. En choisissant comme slogan "Refonder l’Europe, rétablir la France", François-Xavier Bellamy ne s’est d’ailleurs pas trompé. Une droite résolument tournée vers l’avenir, mais fière de ses valeurs et de ses principes, voilà ce que le nouveau prodige de la politique française incarne aujourd’hui.

Nombre d'électeurs de droite ont réalisé que c’est aussi l’avenir de la droite française qui est en train de se jouer à travers les prochaines élections européennes.
Si rien n’est fait, c'est que tout peut encore évoluer dans le sens de la "remontada" engagée : François-Xavier Bellamy offre un débouché politique à la hauteur des exigences de la droite et respectueux de ses valeurs.
Les organes de presse institutionnels aux mains d'hommes d'affaires multimillionnaires collant aux pouvoirs successifs, subventionnés et donc flexibles et versatiles, se refusent encore à accorder à la liste portée par François-Xavier Bellamy son poids réel poids. 
La presse progressiste occulte la validation de la stratégie de droitisation impulsée par Laurent Wauquiez, bien que la population s'y retrouve de plus en plus largement, mais discrètement, consciente du procès en populisme qui la guette. 
Représentée par un homme de conviction et de valeurs, cette liste respire la droiture et a au moins le mérite d’avoir compris que quand la droite est vraiment de droite, c’est là qu’elle remporte ses plus belles victoires.