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vendredi 7 juin 2019

Le sens de la fidélité de Pécresse à LR fait pleurer de rire les réseaux sociaux

La présidente de région Ile-de-France est-elle cohérente ou déséquilibrée ?

Pécresse a gagné son titre de girouette

En annonçant mercredi sa démission du parti au moment où sa ligne politique aurait pu finalement émerger, la présidente de la région Ile-de-France a créé la surprise et jeté la consternation.

"Incompréhensible", se sont exclamés d’une même voix le président par intérim de LR, Jean Leonetti, Christian Jacob, le président du groupe parlementaire LR à l’Assemblé nationale, et le président des Alpes-Maritines, Eric Ciotti, au lendemain de son annonce très médiatique au JT de 20h00 de France 2. "Personne ne l’avait vu venir. Ça a pris tout le monde de court", reconnaît un des cadres du parti. Rien ne laissait supposer ce coup de sang de la présidente de la région Ile-de-France. Réaction digne d'une Nathalie Kosciusko-Morizet... 

La présidente de région privilégie ses ambitions personnelles
Lors de la réunion organisée par le président du Sénat, la veille, Gérard Larcher, l’ancienne ministre n’avait rien laissé paraître. "Le débat a été franc et direct et elle a réaffirmé sa volonté de voir se réinstaller une formation qui rassemble les gaullistes sociaux, les libéraux et les centristes, et Wauquiez lui a dit qu’il était contre ce retour à l’UMP. Mais Valérie, malgré sa prise de distances, continue totalement à soutenir la démarche de Gérard Larcher", résume un de ses proches. 
Ce proche explique que Pécresse a commencé à mûrir sa décision après le bureau politique de lundi, où "elle a eu le sentiment d’un complet déni de la réalité". "La réunion de mardi lui a sans doute un peu donné l’impression qu’il n’y avait rien à faire et que cela ne correspondait pas à son timing, que même par ce biais-là, la rénovation de la droite était impossible", suppose un des participants. 

Qualifiée de 'traîtresse' par certains, mais pas que...

Pour le moment, la présidente de la région Ile-de-France entend se consacrer à cette tâche et à son mouvement Libres ! à l’approche des municipales

La brutalité de sa décision laisse une impression de coup bas et de contretemps. 
En 2017, Xavier Bertrand avait préféré se défiler en ne participant pas à l’élection interne pour la présidence de LR. Valérie Pécresse avait été pressentie pour y aller, mais s'était dérobée devant la tâche à accomplir, laissant ainsi le champ libre à Laurent Wauquiez, qu'aujourd'hui ils condamnent. 




Macron doit savoir qu'elle lui tournera le dos.

Au lendemain de son élection, elle devint La principale opposante à Wauquiez en interne, dénonçant sa ligne trop fermée et sa mainmise sur l’appareil. C’est pourtant au moment où Wauquiez est contraint de démissionner de la présidence de LR après l’échec cinglant de son parti aux européennes que Pécresse choisit de changer de trottoir. "Elle estime ne pas pouvoir prendre véritablement le manche tant le parti est cadenassé, accuse-t-elle. Pierre Charron [sénateur de Paris et proche de Nicolas Sarkozy] a raison de dire que les réunions du bureau politique ressemblent à celle du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes", explique un autre proche de la présidente de la région Ile-de-France. 
Ils étaient 75 soutiens lors de la création de son mouvement 'Libres!", Florence Berthout, Geoffroy Didier, David Lisnard, Jean-Carles Grelier, David Douillet, François Grosdidier, Vincent Jeanbrun, Alexandra Dublanche ou Robin Reda et 66 élus de droite.


Certains de ses ex-compagnons de route à LR voient dans son coup de tête la volonté de se rendre disponible
pour répondre à une éventuelle sollicitation du président de la République et succéder à Edouard Philippe à Matignon.

Avait-elle misé sur un revers de la liste présidentielle aux Européennes ? Tente-t-elle de forcer le destin ? "Dans ce cas, ce serait un Premier ministre de cohabitation. Elle n’est d’accord en rien avec Macron sur la sécurité, l’immigration, les dépenses publiques et certaines questions sociétales", résume un conseiller régional LR, pas convaincu "qu’un tel duo pourrait fonctionner. S’il y a des gens qui exercent leur autorité naturelle de manière pateline, on ne peut pas dire que ce soit son cas". Les conseillers régionaux de son groupe et ceux du centre sont bien placés pour le savoir. Mais tous reconnaissent les qualités de "bosseuse" de leur présidente, élue à la tête de la région en 2015. Le travail suffit-il à compenser les failles d'une intelligence dominée par les sentiments? Et Pécresse n'est pas naturellement bienveillante... 
"Elle maîtrise parfaitement ses dossiers", ajoute un autre. La patronne de la région capitale n’a jamais tenté de dissimuler ses origines bourgeoises, ainsi que ses convictions de catholique pratiquante. "Mais n’allez pas la réduire à la caricature de la Versaillaise, blonde, jupe bleue plissée et serre-tête en velours. C’est une femme d’action et une très forte personnalité qui ne s’en laisse pas conter mais sait aussi se montrer très accessible et très ouverte", raconte un autre conseiller régional LR.  Chiraquienne, puis sarkozyste, alors pourquoi pas macronienne...
C'est surtout une ambitieuse intolérante, doublée de susceptibilité:

Pendant la campagne des européennes, lors du meeting parisien de François-Xavier Bellamy au palais des Congrès, le 15 mai, elle célébrait encore  "un rendez-vous de l’amitié et aussi de la fidélité. Fidélité à une famille politique, Les Républicains, qu’Emmanuel Macron a devancée en juin 2017. La fidélité de Valérie Pécresse n’aura pas résisté à la relégation de LR au pied du podium des européennes. 

Sa volte-face n'a pas échappée aux internautes

Souvent femme varie... Cette fois,
alors que la presse institutionnelle tentait d'occulter son inconstance, Pécresse s'est faite rattraper par ses promesses de fidélité, avec l'aide des réseaux sociaux.
"Je voterai pour la liste des Républicains, j'ai choisi de rester dans ma famille politique, j'ai deux raisons à cela : d'abord ma fidélité à cette famille, mais aussi l'amitié que j'éprouve pour le trio de tête de liste", a expliqué sur RTL la cheffe de file du mouvement Libres! au sein de LR.
En même temps, "il faut réconcilier les deux droites, c'est mon devoir", a-t-elle également lancé, estimant qu'il "y a un défi à droite qui est le défi de l'élargissement, du rassemblement" des deux droites".
En quittant LR dans les difficultés, elle affaiblit le courant "modéré" et sa crédibilité, car les interrogations sur sa cohérence et sa capacité à jouer le rôle auquel elle prétendait dans sa formation d'origine n'ont pas manqué d'agiter le paysage politique.

Les réseaux sociaux lui mettent le nez dans sa versatilité.




dimanche 2 juin 2019

Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

Pouvait-il redresser le parti en 18 mois ?

Le défi était difficilement surmontable, dès l'instant où les battus de 2017 ne serraient pas les rangs

Résultat de recherche d'images pour "Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires"Une semaine après le nouveau revers de la droite - aux européennes, deux ans après celle de la présidentielle -, de nombreux élus avaient appelé à un changement de direction. Telle est la règle, bien que ni Mélenchon à La France insoumise (LFI), ni Benoît Hamon à Génération.s ne se l'applique. 

Une semaine jour pour jour après le score décevant des Républicains aux élections européennes (8,48%), la pression était devenue intenable. Le patron de LR a accédé à la demande des anciens et des modernes, face aux sondages dépeignant une image de plus en plus contestée auprès des Français - contrairement à celle de François-Xavier Bellamy ; aux critiques répétées en Bureau politique et en réunion de groupe sur sa ligne stratégique ; à l’échec de sa proposition de lancer des "états généraux de la refondation" en attendant la rentrée de septembre; et aux appels du pied de la majorité présidentielle aux élus LR pour qu’ils quittent le parti, le patron de Vaugirard a préféré rendre son tablier à ceux et celles qui n'en auraient voulu pour rien au monde au lendemain de la présidentielle. Il pourra se consacrer entièrement à la région Auvergne-Rhône-Alpes, la plus peuplée de France métropolitaine. 

Depuis sa région, il a toutefois tenté d’échanger avec plusieurs ténors de LR au téléphone ce week-end.
Mais son sort était scellé : sa démission semblait être un préalable à la reconstruction du parti, depuis qu'en 1999, Sarkozy avait quitté la présidence du RPR après l’échec du parti aux européennes, déjà.

Ce mardi, le président du Sénat a d'ailleurs prévu de lancer un "travail de reconstruction collective" autour des présidents de région - à l’exception de Xavier Bertrand (Hauts-de-France), qui n’a pas l’intention de s’y rendre -, ainsi que des présidents d’associations d’élus et des présidents de groupe de la droite et du centre. "Il faut bien trouver une solution! Ça prend l’eau de toute part", s’inquiétait un élu anonyme en fin de semaine dernière, alors que les municipales de 2020 approchent à grands pas et qu'il faut tenir de grandes villes LR, comme Marseille ou Bordeaux, à l'écart du grand doute actuel. "Laurent Wauquiez, c’est François Fillon en pire," se réjouissait d’ailleurs un ex-LR rallié à LREM, convaincu de pouvoir bénéficier «de l’effet repoussoir» du président de LR pour attirer de nombreux élus de droite dans le camp pro-Macron.

Il y a dix-huit mois, les mêmes l'avaient élu avec près de 75% des suffrages.
Le 10 décembre 2017, il remporta l'élection dès le premier tour l'élection pour la présidence du parti Les Républicains (LR), contre le juppéiste Macron-compatible Maël de Calan (9,25%). Avec 74,64%, Laurent Wauquiez démontrait sa popularité parmi les militants LR.
Alors qu'en 2017 de nombreuses personnalités de droite poussaient Laurent Wauquiez au renouvellement des idées et des personnes, Bruno Retailleau avait exprimé un avis contraire. Le chef de "Force Républicaine" avait jugé que le nouveau président des Républicains devait "s’appuyer" sur les idées qui ont fait le succès de François Fillon durant les primaires de la droite et du centre.
"Je veux qu’on s’appuie sur le socle de François Fillon, qui est un socle libéral," avait-il défendu, ajoutant : "je suis en train de dire que je veux peser dans ma propre famille politique avec des idées qui ont montré qu’au moment des primaires, elles étaient capables de rassembler une très grande partie de l’électorat de droite et du centre autour de la liberté, de l’autorité de l’Etat et d’un certain nombre de valeurs, la fierté française, la famille et d’autres".

"Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires"
(Wauquiez, le 2 juin 2019) 
"Si j’étais à sa place, et vu la situation, sans doute que je démissionnerais", avait indiqué la présidente LR de la région Ile-de-France sur RTL, avant de rappeler que Nicolas Sarkozy, en 1999, avait "pris très courageusement et avec beaucoup de panache la décision de démissionner" de la présidence du RPR, après avoir obtenu 12,9% des suffrages. 
"J’espère qu’à sa place j’aurais démissionné", avait abondé, quelques heures plus tard, le patron de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau. Si Gérard Larcher n’avait, quant à lui, "appelé à la démission de personne", le président du Sénat avait toutefois observé que Laurent Wauquiez avait à faire face à un "sacré défi" qui exige de se "remettre très profondément en question". "La logique gaulliste voudrait qu’il démissionne, mais s’il ne le fait pas, les statuts le protègent", avait ajouté le deuxième personnage de l’Etat.

Ce dimanche encore, dans un entretien avec le JDD , le président de la Commission des finances de l’Assemblée, Eric Woerth, avait appelé Laurent Wauquiez à "prendre ses responsabilités". "Ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis, en ayant peur des débats que nous nous en sortirons. Oui, il faut le dire. Il y a aussi un débat sur le leadership. Oui, il y a un rejet des Républicains aujourd’hui. Il faut affronter ce sujet de façon claire, sereine et responsable", insistait l’ex-ministre du Budget.

Au-delà de ces déclarations, quelques élus ont traversé la rue pour préserver leur emploi (le maire de Quimper, Ludovic Jolivet, quitte LR et rejoint la droite pro-Macron d'Agir animé par Franck Riester, ministre 'constructif' de la Culture), ainsi que de menaces de scission d'une vingtaine de membres du groupe LR à l’Assemblée. Ce qui faisait dire à nombre d’élus que le parti est "de plus en plus rétréci". "Il n’y a plus de droite", aurait même estimé Nicolas Sarkozy dimanche soir dernier, en découvrant les résultats des européennes en petit comité. Si rien dans les statuts de LR ne pouvait contraindre Laurent Wauquiez à quitter son poste, c’est donc cette pression des parlementaires et des maires qui l’aura emporté... Un an et demi seulement après son élection à la tête du parti.
La vingtaine  de députés ne quitte pas le navire, quant à eux. Parmi eux, Jean-Carles Grelier (53 ans, Sarthe), Robin Reda (28 ans, Essonne, soutien de Florence Portelli en 2017), Eric Pauget (49 ans, Alpes-Maritimes, membre de 'Libres !', le mouvement de Valérie Pécresse), Stéphane Viry (séguiniste de 50 ans, Vosges) ou encore Arnaud Viala (44 ans, qui parraina Laurent Wauquiez en 2017, Aveyron) ont prévu de se réunir une nouvelle fois mardi matin et d'attendre l’initiative de Gérard Larcher, mardi en fin de journée, pour "observer ce qui se passe". "On n’est pas pressé. On envisage de créer un groupe mais rien n’est encore totalement décidé", précise un élu.
Un nouveau groupe qui ne serait pas sans rappeler
le 'RUMP" mis en place par François Fillon au plus fort de sa guerre avec Jean-François Copé, en 2012. Au RUMP, se retrouvaient Baroin, Bussereau, Chartier, Ciotti, Bernard Debré, Estrosi, Goujon, Lamour, Lellouche, Léonetti, Pécresse, Vigier, Woerth et Wauquiez. 
"
Ce n’est pas une déclaration de guerre; c’est fait sans rancœur, ce n’est pas contre Christian Jacob [président de groupe à l'Assemblée], mais on a besoin d’un second souffle", explique un autre député.
Parmi les ambiguïtés du paysage politique, notons le groupe "UDI-Agir" à l’Assemblée, dès lors que l'UDI a présenté son propre candidat aux Européennes, Jean-Christophe Lagarde, face à la liste présidentielle menée par Nathalie Loiseau, soutenue par Agir!. Pourquoi un Jolivet préfère-t-il se rallier à LREM plutôt qu'à l'UDI, si ce n'est par opportunisme ?

"A mon avis, Les Républicains sont morts. On devra recréer autre chose", se met à penser un élu défaitiste, et pourtant membre de la direction, mais qui préfère garder l'anonymat. 
En attendant, selon les statuts de LR, c’est au vice-président délégué Jean Leonetti d’assurer l’intérim, le temps que la Haute Autorité organise une nouvelle élection. Il va devoir faire surgir des hommes de convictions.

vendredi 31 mai 2019

Européennes : le RN arrive premier dans les principales villes communistes

Le Parti Communiste Français a-t-il reçu le coupde grâce du Rassemblement National de Marine Le Pen ?  

Les bastions communistes se sont-ils rendus au Rassemblement national ?

Résultat de recherche d'images pour "Lenine mort"
Avec un réseau de 759 maires communistes et apparentés, 235 conseillers généraux, 2 397 maires adjoints, 6 596 conseillers municipaux, le PCF est la troisième force politique de France, en termes d'élus de proximité.

Sur les 404 communes de France métropolitaine de plus de 20.000 habitants, 37 de ces communes ont un ou une maire communiste ou apparenté. 67 % de ces communes sont en Ile-de-France, les autres se répartissent entre les départements des Bouches-du-Rhône (4), de l’Isère (3), de la Seine-Maritime (2), du Rhône (2) et du Cher (1). Ces 37 communes totalisent 1.595.151 habitants. 73 % d’entre elles sont gérées dans le cadre de majorités rassemblant les communistes, les Verts et les socialistes, ainsi que des citoyens issus de la société civile.
Toutes les "municipalités communistes" restent marquées par un très fort ancrage à gauche, mais aussi en zone urbaine dense par une abstention et une non inscription électorale plus fortes que la moyenne départementale et nationale.
Il y a les villes qui ont été liées à une histoire industrielle particulière comme Vénissieux, La Courneuve, Saint-Denis, d’autres sont issues d’anciens bassins miniers ou sidérurgiques. Elles sont aussi le produit des différentes vagues d’immigration : Bretons, Savoyards, Auvergnats, Polonais, Italiens, Espagnols, Maghrébins, Africains, Chinois… Or, dans les années 1980-2000, ces villes ont subi des mutations profondes de leur territoire, liées à une désindustrialisation brutale et violente. Moins que d'autres, elles ont su préserver leurs activités traditionnelles et ont cédé la place soit aux friches industrielles et au chômage et à la précarité de masse, en particulier chez les jeunes, soit aux PME-PMI de services.
Dans toutes ces communes, la gauche a été largement majoritaire au second tour de la présidentielle de 2017 et,  dans une part importante d’entre elles, la droite politique - hors Front national - obtient des résultats électoraux faibles. 

Plus de 3.300.000 citoyens vivent encore dans une commune gérée par un ou une maire communiste ou apparenté. Les départements zones de forces en matière de densité de d’implantation municipale du PCF sont : l’Aisne, l’Allier, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Corrèze, les Côtes-d’Armor, la Dordogne, le Gard, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, la Seine-Maritime, la Somme, la Haute-Vienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

La perméabilité historique entre l'électorat communiste et l'électorat frontiste se confirme aux européennes de 2019

Résultat de recherche d'images pour "PCF mort"
Arles, Bouches-du-Rhône 

Six listes sur les 34 en lice recueillent plus de 5% des voix et, avec 4,67%, le PCF n'en est pas. Le Rassemblement national (32,41%), 'Renaissance', soutenue par la République en marche, les juppéistes et le MoDem, (16,37 %).

Dieppe, Seine-Maritime

Le PCF est en troisième position avec 9,67%, derrière le Rassemblement national avec 27,86% et la liste LREM-Modem (18,11%). 

Fontaine, Isère

Dans ce département, le nord a voté Rassemblement national et le sud, LREM.
A Fontaine, c'est la liste Prenez le pouvoir de Marine Le Pen qui a récolté le plus de voix avec 21,31% des suffrages exprimés. La liste d'alliance de LREM et de ses partenaires juppéistes d'Agir et du MoDem de Bayrou s'est classée deuxième en totalisant 17,95% des votes. Ensuite la liste Europe Ecologie arrive troisième avec un total de 15,91% des votes.

La Courneuve, Seine-Saint-Denis

C'est l'une des deux villes, avec l’Ile-saint-Denis, qui ont voté pour la France insoumise (LFI) en première place, avec 16,21% des suffrages exprimés. La liste RN s'est classée deuxième avec 15,49% des voix. Enfin la liste de la majorité présidentielle, renforcée d'Agir (juppéiste) et du MoDem (Bayrou) arrive troisième avec un total de 12,57% des voix. La participation de 32,17% est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Sept autres villes du département, qui constituaient avec d’autres la "ceinture rouge" de Paris, ont voté Europe Ecologie-Les Verts (dont Saint-Ouen, Montreuil, Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais). Ce département était un fief historique de la gauche. 

Sur les quarante villes qui composent la Seine-Saint-Denis, le RN est arrivé en première place dans 17 d’entre elles dont Bondy (17,1%), Clichy-sous-Bois (22,7%), Aulnay-sous-Bois (18,5%) ou Aubervilliers (16%).

Martigues, Bouches-du-Rhône

La liste de Marine Le Pen a reçu le plus de voix avec 30,99% des suffrages exprimés, devant la liste présidentielle qui se classe deuxième (14,76%). La liste communiste n'arrive que troisième avec un total de 12,14% des votes.

Sa voisine Port-de-Bouc a également cédé, mais de peu : RN 29,96% contre la liste communiste (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent) qui s'est classée deuxième avec 29,61% des suffrages, suivie de LFI (11,02%), LREM, quatrième (7,92%), EELV (6,37%). La participation atteint 43,87%.

Vénissieux, Rhône

C'est la liste du Rassemblement national qui a rassemblé le plus de voix avec 22,02% des suffrages exprimés. La liste LREM, MoDem et Agir s'est classée deuxième avec 17,01% des voix. Enfin la liste EELV arrive troisième avec un total de 12,15% des voix.
La participation atteint 34,91%: elle est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Un phénomène remarquable dans l'ensemble des villes communistes, à l'exception de Martigues (51,45%, plus élevée qu'au niveau national (51,3%)..

mardi 28 mai 2019

Après la débâcle de LFI aux européennes, Clémentine Autain remet en cause "la ligne politique" du parti

Troisième force du Front de gauche, nsemble! remet en cause "la ligne politique" du parti

La députée de Seine-Saint-Denis est l'une des rares élus LFI à critiquer la ligne adoptée par Jean-Luc Mélenchon

La députée de Seine-Saint-Denis s'en prend à Jean-Luc Mélenchon, déplorant l'accent mis sur "le ressentiment" et le "clash" depuis deux ans. Pour Clémentine Autain, c'est "la ligne politique" de La France insoumise "qui est en cause" dans la débâcle subie par son parti aux élections européennes. Il obtient seulement 6,31% des voix, après avoir fait 19,58 % des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, deux ans plus tôt.
"L'état d'esprit polémique et clivant a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions. Or, notre famille politique prospère quand elle s'appuie sur le ressort de l'espérance et non sur celui de la haine," commente-t-elle dans un entretien avec L'Obs

Pour Clémentine Autain, si LFI a obtenu trois fois moins de voix en 2019, ce serait parce que ses électeurs "ont été désarçonnés ou mécontents de la proposition politique qu'on leur a faite". En 2017, "on avait eu un Mélenchon rassembleur" qui avait réussi à faire le plein  de l'extrême gauche et à capter un électorat déçu du PS, mais "ce capital politique s'est érodé", juge-t-elle. "La séquence des perquisitions", menées en octobre au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon "a évidemment pesé mais ce n'est pas le seul paramètre".

Les composantes minoritaires redressent la tête, à LFI comme ailleurs

La parlementaire pointe une "récurrence de formulations" visant à "cliver", ainsi que les "murs" dressés "là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles," commente-t-elle au lendemain du scrutin. Et de citer pour exemple le "Manifeste pour l'accueil des migrants", publié en septembre par l'hebdomadaire Politis, Mediapart et la revue Regards que d'ailleurs elle co-dirige. 
Il a été signé par 150 intellectuels (François BEGAUDEAU écrivain, Aymeric CARON écrivain, Monique CHEMILLIER-GENDREAU, juriste et Politis, Rokhaya DIALLO, cf. ses réunions en non-mixité interdites aux Blancs), Geneviève FRAISSE philosophe, Raphaël GLUCKSMANN essayiste, Robert GUEDIGUIAN réalisateur, Serge HEFEZ psychanalyste, Henri LECLERC président d’honneur de la LDH, Philippe MEIRIEU pédagogue, Thomas PIKETTY économiste, Edwy PLENEL journaliste et cofondateur de Mediapart, Thomas PORCHER économiste), artistes (Alévêque, Balasko Yassine BELATTAR humoriste, Romane BOHRINGER, JULIETTE chanteuse, Corinne MASIERO comédienne,Didier PORTE humoriste, Olivier PY Festival d’Avignon,ou Jacques Weber), militants associatifs (Aurélie TROUVE porte-parole d’Attac, Auberge des migrants, Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM), CCFD-Terre solidaire 93, Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, Fédération des associations de solidarité avec tous·te·s les immigré·e·s (Fasti), Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France (SAF),Union juive française pour la paix (UJFP), Assa TRAORE comité Adama), syndicalistes (Rony BRAUMAN médecin, cofondateur de MSF, Annick COUPE, Attac, Solidaires, Cédric HERROU berger militant associatif, Malik SALEMKOUR président de la LDH) et personnalités de la société civile (Caroline MECARY avocate), notamment. 
Jean-Luc Mélenchon a fait le choix "d'entrer en opposition frontale avec les signataires" de ce texte, accuse-t-elle.

Cela veut-il dire que Jean-Luc Mélenchon n'est plus candidat naturel de LFI pour la présidentielle de 2022 ? 
"Ce n'est pas le sujet. La discussion que nous devons avoir, c'est quelle stratégie et comment on se met en mouvement pour reconstruire une perspective de transformation sociale et écologiste", élude Clémentine Autain.
Et d'ajouter : "j'ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d'un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l'époque. On nous avait promis des changements à l'été, un meilleur fonctionnement de l'espace politique... Mais rien n'a été fait en ce sens".

Gueule de bois et vin triste...

dimanche 26 mai 2019

Européennes 2019 : Macron a joué au premier de cordée, mais s'est pris une châtaigne

Macron échoue dans sa prise de pouvoir, mais l'Elysée salue "un score honorable"...

Le parti du président s'est fait déborder par l'extrême-droite

L'impopularité de Macron et de sa politique se confirme dans les urnes après deux ans,
 dans un scrutin européen marqué par un regain surprise de la participation qui profite aux écologistes sectaires. Mais dans le duel qu'il a organisé, Macron a la lourde responsabilité d'avoir fait monter Marine Le Pen. L'épouvantail n'a pas été celle que le stratège surfait de l'Elysée avait désignée.

Premier scrutin depuis les législatives qui ont donné la majorité à Emmanuel Macron, et tous les pouvoirs, les élections européennes avaient valeur de test électoral pour le président contesté dans la rue.  Il a même tenté d'en faire un référendum personnel et la réponse est non.
La liste Loiseau, portée par le parti de la majorité La République en marche (LREM), est finalement arrivée deuxième du scrutin derrière le Rassemblement national, mené par le benjamin du scrutin Jordan Bardella, 23 ans, ce dimanche 26 mai. La tête de liste LREM a récolté 22,5% des voix, à un point et demi derrière le mouvement de la droite radicale, crédité de 24% des suffrages, selon les dernières estimations d'Harris-interactive/Epoka à 20 heures.
 
Le duel au sommet des européennes entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron a tourné en faveur du Rassemblement national et l'engagement personnel du président  - qu'on a vu prendre la place de sa tête de liste et s'afficher seul sur des affiches sauvages et en entretien à huis-clos avec la presse régionale, exception faite de deux réfractaires aux méthodes autocratiques d'un président prétentieux - s'est avéré inopérant.

Sa politique sociale vaut au chef de l'Etat une impopularité qui se maintient depuis près de sept mois avec le mouvement des Gilets jaunes, La République en marche ne fait pas mieux que le Parti socialiste en 2014 et perd sa position de premier parti de France, voyant son score abaissé de 24%, lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, à 22,3% en 2019. Mais, en même temps, Marine Le Pen a gagné deux points (23,2%) en 2019 contre 21,3% en 2017.

Jupiter est dans le déni

Dès l'annonce des résultats, à 20 heures, l'Elysée n'a pas hésité à saluer un "score honorable" qui montre que "la majorité présidentielle tient bon". "Le chef de l'Etat s'estime conforté et gardera son cap en France, comme en Europe, "assure le palais présidentiel. 
Mais si Loiseau trompette la victoire, le premier ministre a accueilli "avec humilité" les résultats des élections européennes ce dimanche 26 mai. "Quand on termine deuxième à une élection, on ne peut pas dire qu'on a gagné", a-t-il estimé lors d'une courte allocution. 

Macron s'enfonce dans l'autisme. 
Chercherait-il à relancer le mouvement des Gilets jaunes qu'il ne s'y prendrait pas autrement ?

vendredi 24 mai 2019

Hamon accuse les autres partis "de ne pas prendre au sérieux" les européennes

Crédité de moins de 5% aux européennes, Hamon est-il pris au sérieux ?

Monsieur 6,4% à la présidentielle et tête de liste "Printemps européen" de Génération.s aux européennes

Résultat de recherche d'images pour "Hamon varoufakis"Les autres partis ne "prennent pas au sérieux" cette élection, estime-t-il  jeudi, dans un entretien à Ouest-France, assurant qu'ils se sont "mal préparés aux questions et aux votes de demain"
"La plupart y vont avec un programme national, qu'ils ne pourront pas mettre en œuvre à Strasbourg parce qu'ils y siégeront au sein d'un groupe dont la majorité des membres ne partageront pas forcément leurs idées. C'est comme si, en France, vous vous présentiez aux législatives avec un programme de municipales !", a estimé le candidat, qui était vendredi à Rennes pour son dernier meeting.

Le programme de sa liste "le Printemps européen", présente dans 14 pays, est le fruit de "longues discussions" avec ses partenaires européens
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fait valoir Hamon, 51 ans, citant le député de SYRIZA (sans en être membre) lors des élections anticipées de janvier 2015, Yannis Varoufakis, économiste et ancien ministre des Finances dans le gouvernement d'Alexis Tsípras, dont il démissionnera au bout de six mois, au lendemain du référendum du 5 juillet 2015. En mars, il se définit comme marxiste libertaire...

"Nous avons élaboré un vrai projet transnational, un programme de 43 pages, composé de propositions sur lesquelles nous nous sommes mis pleinement d'accord", a-t-il précisé, ajoutant que le programme des socialistes européens tient lui "en quatre pages". Il se dit d'ailleurs convaincu qu'il fera "plus que le Parti socialiste le 26 mai". La liste Glucksmann (Place publique-PS) tourne autour de 5%; la sienne, deux fois moins...

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Compte tenu du "niveau d'incertitude" dans lequel se trouvent aujourd'hui les Français, B. Hamon,  ci-contre vautré à droite, veut croire qu'ils ne feront leur choix qu'au tout dernier moment.

"Chaque jour de campagne compte. Jusqu'au bout. On est même dans ce qu'on appelle le 'money time' en basket", a-t-il plaisanté. Il évoque ainsi la période de jeu durant laquelle la possession du ballon devient cruciale au basket.

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Il a toutefois réitéré ses critiques envers une campagne électorale d'une "médiocrité absolue", se plaignant ne pas avoir pu défendre ses idées, la faute, selon lui, à Emmanuel Macron, un autre prétentieux dépassé par sa "pensée complexe".
 
C'est "une faute politique grave pour l'Europe, accuse gravement le comique, surpris ci-contre adressant un doigt d'honneur à son interlocuteur. Avoir résumé cette élection à un scrutin intermédiaire qui reproduit l'élection présidentielle dans un affrontement de second tour entre Marine Le Pen et lui", a-t-il ajouté. Sa liste, intitulée "Printemps européen", comporte un nombre record de candidats issus de la diversité - 1 sur 3 parmi les trente premiers - rivalisant ainsi avec la liste communautariste présentée par les musulmans en France.

Selon un sondage Ipsos publié jeudi, le RN et LREM sont en hausse, respectivement à 24% et 23,5%, et Génération.s menée par Hamon est à 2,5% derrière la liste de Place Publique et du PS (5,5%).

Européennes : Claire Nouvian (PP-PS) déchire Macron et les socialistes

Tir à boulets rouges de Claire Nouvian sur les bilans de Hollande, Mitterrand et Macron

Ecologiste radicale de la liste Place publique-PS, l'écologiste a démonté la loi Travail de Macron et la politique migratoire de Hollande,
entre autres, suscitant la colère de plusieurs socialistes.


Résultat de recherche d'images pour "nouvian colere"En apportant leur soutien à la liste de gauche radicale menée par Raphaël Glucksmann, le trotskiste lambertiste (OCI) Lionel Jospin, successeur de Juppé à Matignon, et François Hollande, anciens premier secrétaire du Parti socialiste et président de la République socialistes, ont attisé la fureur de Claire Nouvian contre le Parti socialiste. En meeting le 21 mai à Lomme (Nord), près de Lille, la 78e sur la liste a affiché le vrai visage de la liste "Envie d'Europe" - à majorité socialiste - de Glucksmann et fondatrice de l’association écologiste Bloom. 
Elle s'en est vertement prise à de nombreux aspects des politiques de François Mitterrand et François Hollande : le colonialisme et la Françafrique, "le tournant de la rigueur" (en 1983), les dérégulations, les privatisations des années 1980 pour Mitterrand, " l’abandon des classes populaires, des ouvriers, des exclus de la mondialisation" et "le CICE sans contrepartie, la loi Travail [de Myriam El Khomri et Emmanuel Macron], la politique migratoire de Manuel Valls et l’indigne déchéance de nationalité", comme ne faisant pas partie de "l’idée socialiste".
On note dans la vidéo que si Martine Aubry applaudit, Olivier Faure s’en abstient.

Ces attaques ont vivement fait sursauter plusieurs socialistes ou ex-socialistes. 
Juliette Méadel, ancienne secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes (2016-2017) et ex-porte-parole du PS (2014 à 2016), critique une candidate qui "nie trente ans d’histoire du PS, passe sous silence les conquêtes sociales de la gauche" et cela, "au nom du socialisme qu’elle abhorre".

Plus virulent, François Loncle, ancien secrétaire d’Etat à la Ville, puis au Plan (1992 à 1993) et ancien député, tonne : "Glucksmann et Nouvian, deux imposteurs qui insultent le parti qui leur offre un siège européen. Quel cynisme, quelle crapulerie !"

Jean-Louis Gagnaire, ancien député PS (2007-2017), passé chez LREM, regrette le soutien de Lionel Jospin, François Hollande, Bernard Cazeneuve et Stéphane Le Foll à la liste PS-Place publique. Il pointe Raphaël Glucksmann, grand-père roumain et père maoïste, "qui crache sur l’histoire du Parti socialiste", et "une survivante des frondeurs qui sape de l’intérieur". La râcleuse des fonds marins est la petite-fille de Pierre Péricard, maire RPR de Civaux (Vienne), celui "qui s’est démené pour faire venir la centrale nucléaire dans sa ville !"

"Sur l'ensemble de la liste,
la moitié des noms vient du PS, l'autre moitié a été attribuée à Place Publique et les alliés [Nouvelle Donne, PRG]", se défend-on du côté de Place publique, bien que ses candidats soient effectivement des soutiens de la majorité présidentielle au temps de Hollande.
Cette marée de socialistes sur la liste, où figurent également l’ancienne porte-parole de Génération.s Aurore Lalucq (4e) et l’économiste Nouvelle Donne et ex-PS Pierre Larrouturou (5e), symbolise pour certains l’échec du projet initial. Place publique, qui rêvait d'unir toute la gauche, a finalement vu fuir EELV, Génération. s, et le PCF. Nombre de candidats, à l'origine en situation d'éligibilité, sont des socialistes : la députée européenne Sylvie Guillaume (2e), l’eurodéputé Eric Andrieu (3e), la présidente du groupe PS d’Arles Nora Mebarek (6e), le conseiller régional Christophe Clergeau (7e), Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry et compagnon d'Anne Hidalgo (9e), ainsi que de nombreux autres en 12e, 13e et 14e positions… 
Exemple de membre de la société civile, Jérôme Karsenti, avocat anti-corruption d’Anticor (11e), des lobbyistes qui, en juin 2018, demandèrent au Parquet de Paris d'ouvrir une enquête pour "vérifier la transparence et la probité des comptes de campagne" d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2017... 
"Notre liste, c’est l’embryon de ce qui va reconstituer la gauche dans les années qui viennent", rêvait Raphaël Glucksmann.

L'agitée du bocal relativise ses critiques 

Dans la version intégrale de son discours, "éloge de la social-écologieSur Twitter, Claire Nouvian distribue les bons et les mauvais points. Elle y rend hommage à plusieurs grandes figures, de Jaurès à Badinter en passant par le Front populaire, opposant "le socialisme, [...] génie européen de Jacques Delors, [... ou] le Revenu minimum d’Insertion de Michel Rocard" à tous leurs successeurs

Et d'affirme, répondant à sa question "Qui nous fait vibrer aujourd’hui ?": "Pour ma part, ce sont des femmes. Le socialisme aujourd’hui, c’est Alexandria Ocasio-Cortez [une américaine dans la lignée de Bernie Sanders], Christiane Taubira [qui, par sa candidature, contribua à la débâcle socialiste à la présidentielle de 2007], Anne Hidalgo [proche de Martine Aubry et frondeuse durant le quinquennat Hollande] à Paris, Nathalie Appéré [soutien de François Hollande lors des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste en 2011, puis d'Olivier Faure au congrès du PS à Aubervilliers] à Rennes et Johanna Rolland à Nantes [dont le mentor fut Jean-Marc Ayrault), qui portent la rencontre du social et de l’écologie sur leurs territoires. Jugement binaire et palmarès militant de féministe. Et vous, chère Martine Aubry, […] 
"Le socialisme et la social-démocratie ont permis les plus grandes conquêtes sociales en France et en Europe. Le grand enjeu de notre décennie est désormais d’articuler socialisme et écologie."
Un discours agressif et clivant qui abat des pans entiers de murs socialistes et sert la liste Loiseau (qui ne figure pourtant pas au nombre des gloires du socialisme) et  le "monde nouveau" voulu par Macron.