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vendredi 31 mai 2019

Européennes : le RN arrive premier dans les principales villes communistes

Le Parti Communiste Français a-t-il reçu le coupde grâce du Rassemblement National de Marine Le Pen ?  

Les bastions communistes se sont-ils rendus au Rassemblement national ?

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Avec un réseau de 759 maires communistes et apparentés, 235 conseillers généraux, 2 397 maires adjoints, 6 596 conseillers municipaux, le PCF est la troisième force politique de France, en termes d'élus de proximité.

Sur les 404 communes de France métropolitaine de plus de 20.000 habitants, 37 de ces communes ont un ou une maire communiste ou apparenté. 67 % de ces communes sont en Ile-de-France, les autres se répartissent entre les départements des Bouches-du-Rhône (4), de l’Isère (3), de la Seine-Maritime (2), du Rhône (2) et du Cher (1). Ces 37 communes totalisent 1.595.151 habitants. 73 % d’entre elles sont gérées dans le cadre de majorités rassemblant les communistes, les Verts et les socialistes, ainsi que des citoyens issus de la société civile.
Toutes les "municipalités communistes" restent marquées par un très fort ancrage à gauche, mais aussi en zone urbaine dense par une abstention et une non inscription électorale plus fortes que la moyenne départementale et nationale.
Il y a les villes qui ont été liées à une histoire industrielle particulière comme Vénissieux, La Courneuve, Saint-Denis, d’autres sont issues d’anciens bassins miniers ou sidérurgiques. Elles sont aussi le produit des différentes vagues d’immigration : Bretons, Savoyards, Auvergnats, Polonais, Italiens, Espagnols, Maghrébins, Africains, Chinois… Or, dans les années 1980-2000, ces villes ont subi des mutations profondes de leur territoire, liées à une désindustrialisation brutale et violente. Moins que d'autres, elles ont su préserver leurs activités traditionnelles et ont cédé la place soit aux friches industrielles et au chômage et à la précarité de masse, en particulier chez les jeunes, soit aux PME-PMI de services.
Dans toutes ces communes, la gauche a été largement majoritaire au second tour de la présidentielle de 2017 et,  dans une part importante d’entre elles, la droite politique - hors Front national - obtient des résultats électoraux faibles. 

Plus de 3.300.000 citoyens vivent encore dans une commune gérée par un ou une maire communiste ou apparenté. Les départements zones de forces en matière de densité de d’implantation municipale du PCF sont : l’Aisne, l’Allier, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Corrèze, les Côtes-d’Armor, la Dordogne, le Gard, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, la Seine-Maritime, la Somme, la Haute-Vienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

La perméabilité historique entre l'électorat communiste et l'électorat frontiste se confirme aux européennes de 2019

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Arles, Bouches-du-Rhône 

Six listes sur les 34 en lice recueillent plus de 5% des voix et, avec 4,67%, le PCF n'en est pas. Le Rassemblement national (32,41%), 'Renaissance', soutenue par la République en marche, les juppéistes et le MoDem, (16,37 %).

Dieppe, Seine-Maritime

Le PCF est en troisième position avec 9,67%, derrière le Rassemblement national avec 27,86% et la liste LREM-Modem (18,11%). 

Fontaine, Isère

Dans ce département, le nord a voté Rassemblement national et le sud, LREM.
A Fontaine, c'est la liste Prenez le pouvoir de Marine Le Pen qui a récolté le plus de voix avec 21,31% des suffrages exprimés. La liste d'alliance de LREM et de ses partenaires juppéistes d'Agir et du MoDem de Bayrou s'est classée deuxième en totalisant 17,95% des votes. Ensuite la liste Europe Ecologie arrive troisième avec un total de 15,91% des votes.

La Courneuve, Seine-Saint-Denis

C'est l'une des deux villes, avec l’Ile-saint-Denis, qui ont voté pour la France insoumise (LFI) en première place, avec 16,21% des suffrages exprimés. La liste RN s'est classée deuxième avec 15,49% des voix. Enfin la liste de la majorité présidentielle, renforcée d'Agir (juppéiste) et du MoDem (Bayrou) arrive troisième avec un total de 12,57% des voix. La participation de 32,17% est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Sept autres villes du département, qui constituaient avec d’autres la "ceinture rouge" de Paris, ont voté Europe Ecologie-Les Verts (dont Saint-Ouen, Montreuil, Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais). Ce département était un fief historique de la gauche. 

Sur les quarante villes qui composent la Seine-Saint-Denis, le RN est arrivé en première place dans 17 d’entre elles dont Bondy (17,1%), Clichy-sous-Bois (22,7%), Aulnay-sous-Bois (18,5%) ou Aubervilliers (16%).

Martigues, Bouches-du-Rhône

La liste de Marine Le Pen a reçu le plus de voix avec 30,99% des suffrages exprimés, devant la liste présidentielle qui se classe deuxième (14,76%). La liste communiste n'arrive que troisième avec un total de 12,14% des votes.

Sa voisine Port-de-Bouc a également cédé, mais de peu : RN 29,96% contre la liste communiste (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent) qui s'est classée deuxième avec 29,61% des suffrages, suivie de LFI (11,02%), LREM, quatrième (7,92%), EELV (6,37%). La participation atteint 43,87%.

Vénissieux, Rhône

C'est la liste du Rassemblement national qui a rassemblé le plus de voix avec 22,02% des suffrages exprimés. La liste LREM, MoDem et Agir s'est classée deuxième avec 17,01% des voix. Enfin la liste EELV arrive troisième avec un total de 12,15% des voix.
La participation atteint 34,91%: elle est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Un phénomène remarquable dans l'ensemble des villes communistes, à l'exception de Martigues (51,45%, plus élevée qu'au niveau national (51,3%)..

dimanche 21 octobre 2018

Martigues : 2,5 tonnes de haschich saisies dans un semi-remorque

Originaire de PACA, le nouveau ministre de l'Intérieur va pouvoir faire ses preuves...

Un semi-remorque en provenance d'Espagne a été intercepté hier

Cinq personnes ont été placées en garde à vue pour transport de deux tonnes et demi de résine de cannabis, vendredi 19 octobre à Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Parions qu'elles ne savaient pas ce qu'elles transportaient... Ni que la marchandise venait du Maroc.

En collaboration avec le Groupe d'Intervention Régional, l'antenne marseillaise de l'Office Central de Répression du Trafic Illicite [sic] de Stupéfiants (OCRTIS), police judiciaire, vient de saisir deux tonnes et demi de résine de cannabis sur la commune communiste de Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Le cannabis était destiné au marché local.

La marchandise a été découverte dans un camion qui arrivait d'Espagne, la police a arrêté cinq trafiquants locaux chevronnés, bien connus des services de police. Le nouveau ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ex-maire de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence (PACA), va-t-il s'attaquer à l'économie souterraine et aux trafiquants ?

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Cette saisie est l'une des plus importantes réalisées par la police judiciaire de Marseille. En juillet 2015, des trafiquants originaires d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis avaient été interceptés avec 6 tonnes de cannabis à Vitrolles. Concernant le marché marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.

Depuis le début de l'année, 19 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de la Préfecture de police à Marseille. Mais on pourrait aussi bien citer le nombre de morts dans des réglements de comptes en Seine-Saint-Denis. 

Sans parler de Bondy (Seine-Saint-Denis), en mai dernier, quand des dealers livrèrent du cannabis par erreur... à des policiers. Deux abrutis en BMW ont été interpellés et placés en garde à vue le 23 mai. 
Une fusillade entre bandes rivales a eu lieu dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), faisant deux blessés, lundi 17 septembre dernier, et un mort, un  "jeune" de 15 ans : la "victime" était déjà connue des services de police, et comptait six mentions à son casier judiciaire. "Des gamins armés jusqu'aux dents," selon un témoin blasé du quartier. Les "adolescents" ne sont plus ce qu'ils étaient...
A Paris 19e, le 22 mai, où douze personnes, soit cinq familles - probablement défavorisées et assistées - ont été expulsées de leurs logements pour trafic de crack, dérivé fumable de la cocaïne.

mardi 8 mars 2016

Le terroriste Rouillan fait l'apologie du terrorisme islamiste

Jean-Marc Rouillan, activiste d'Action Directe, a salué le courage des terroristes du 13 novembre

Il a bien mérité sa "libération conditionnelle" !...

Une enquête préliminaire pour 'apologie du terrorisme' est ouverte contre Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, organisation armée d'extrême gauche, indique le Parquet de Paris, ce lundi 7 mars. Dans un entretien, Jean-Marc Rouillan, "ancien" activiste condamné pour assassinats, a salué le courage des islamistes assassins du 13 novembre : "Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait. Ils se sont battus courageusement : ils se battent dans les rues de Paris (alors qu’ils) savent qu’il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d’eux". Le procureur de la République de Paris a été saisi par Samia Maktouf, avocate de familles de victimes du 13 novembre (AFVT, Association française des Victimes du Terrorisme).
L'élection présidentielle s'est déroulée les 22 avril et 6 mai 2012. Taubira a été nommée garde des Sceaux, ministre de la Justice le 16 mai. Le 18, Rouillan bénéficiait de la "libération conditionnelle"... Les lenteurs de la justice de Taubira sont une légende. Et son "laxisme", c'est un mythe ? 
Depuis le 18 mai 2012, Rouillan profite un max de sa liberté conditionnelle 

"AVIS À TOU-TE-S LES INSOUMIS-E-S,
REBELLES ET ARTIVISTES
DE LA RÉGION MARSEILLAISE !
NE RATEZ PAS NOTRE GRANDE TEUF
GRATUITE, CE VENDREDI À MARTIGUES!"

Il a assassiné au nom d'un antifascisme et se livre aujourd'hui à l'apologie du terrorisme dans la presse, mais aussi, selon une lectrice de ce blog, auprès des jeunes, dans les MJC, par exemple, notamment "la joyeuse bande de la MJC Martigues, notamment Michel (Gazi, directeur depuis 1980 et à Martigues depuis 2012), Capucine et Vincent !" de Martigues (PCF Bouches-du-Rhône): les réseaux sociaux ne sont donc pas seuls en cause dans les départs d'adolescents pour le djihad.

Tristement célèbre pour ses crimes politiques dans les années Mitterrand et notamment les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985 et de Georges Besse, le patron de Renault, qu'on ne peut soupçonner de fascisme, il jouit d'une retraite "normale" sous Hollande. 
La presse diffuse les messages de ce retraité de 63 ans mais éternel extrémiste de la gauche violente vantant le courage des djihadistes coupables de crimes de masse: cet ex-activiste d'Action directe a été relayé par "une radio associative" qu'une certaine presse solidaire ne nomme pas... Dans un entretien au mensuel régional de PACA Le Ravi (comme çà, c'est dit), dédié depuis 10 ans à l’enquête et à la satire, le terroriste politique salue le courage avec lequel se sont battus les terroristes du 13 novembre, dans les rues de Paris en sachant qu’il y avait près de 3 000 flics autour d’eux. Dérapage confidentiel ou provocation d'ampleur quand on sait que l'audience de l'émission "La Grande Tchatche" de ce mensuel libertaire est en fait élargie par les ondes de Grenouille, la radio de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, de tels propos pourraient ramener Jean-Marc Rouillan derrière les barreaux.

Voici le verbatim du portrait que Le Ravi dresse du terroriste : 

"Les lendemains qui chantent sont devant nous"

Un entretien avec Jann-Marc Rouillan, ex-Action Directe
le 7/03/2016
Parler de politique avec des politiques (mais pas que !), tel est le miracle que le Ravi réalise chaque mois sur radio Grenouille. L’émission avec Jann-Marc Rouillan a été enregistrée le 23 février 2016. Elle est maintenant en écoute sur notre site. De larges extraits de l’entretien sont publiés dans le Ravi n°138, daté mars, actuellement chez les marchands de journaux.
"Pourquoi Rouillan ?" Le making-off de l’entretien "polémique" avec l’ex-militant d’Action Directe, c’est en cliquant par ici...
C’est une sacrée ruse de l’Histoire ! Communiste libertaire, farouche partisan de l’action collective, hostile à toute forme de starification, voilà maintenant Jann-Marc Rouillan héros de cinéma où il interprète son propre rôle. Le filmIl faut savoir se contenter de beaucoup lui vaut même les honneurs de la presse « bourgeoise » et d’un portrait élogieux dans Libé. Et le voici aujourd’hui interrogé par un journal gentiment satirique à la ligne idéologique confuse…
Ne lui déplaise, Jann-Marc Rouillan n’est pas un militant ordinaire. Sans doute parce que la mémoire d’Action Directe, ses attentats, son logiciel politique guerrier, reste toujours clivante. Certainement aussi parce que, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour terrorisme, il a passé un quart de siècle en prison dont sept ans en isolement total. Peut-être enfin parce que l’enfer carcéral l’a meurtri mais ne l’a pas brisé : ses livres, écrits derrière les barreaux et après sa libération, en témoignent. Militant révolutionnaire il demeure.
Placé en liberté conditionnelle depuis 2012, il reste sous surveillance étroite. Il est assigné à résidence à Marseille. Il est interdit de séjour dans 38 départements. Il n’a pas le droit d’évoquer les faits pour lesquels il a été condamné. Mais en fin de compte, dans une France aux accents sécuritaires et martiaux, nous sommes peut-être finalement tous en liberté conditionnelle…
M. G.

A noter que les derniers invités du 'Ravi' sont à titre d'exemple représentatif :
- le 26 janvier 2016: Mohamed Bensaada, du collectif "Quartiers Nord, quartiers forts"; Mathieu Laurentin, Attac Marseille, Alternatiba,...
- le 16 décembre 2015: Frédéric Vigouroux, conseiller départemental et maire de Miramas, n°2 de la fédération socialiste du "13",avec Pierre Dharreville, secrétaire de la fédération PCF du,13 et Guy Benarroche, secrétaire régional EELV en Paca,...
- le 24 novembre 2015: Jean-Marc Coppola (PCF), tête de liste "coopérative" (Front de Gauche, EELV,...) pour les élections régionales 2015 en Paca,... 
Et ainsi de suite !

Et voilà le document audio de l'entretien

Un entretien avec Jann-Marc Rouillan, ancien militant d’Action Directe, écrivain... (émission enregistrée le 23 février 2016)
Pour lire le making-off de l’entretien avec Jann-Marc Rouillan, cliquez ici


Pour écouter l’émission, cliquez sur le player ci-dessous :


Non repenti, l'activiste assume ses propos
Mais il affirme qu'il ne s'agit "pas d'une valorisation du tout" des djihadistes, dont il dit ne pas partager l'idéologie. 
"Ces propos sont une offense à la mémoire des victimes et une blessure supplémentaire pour des familles qui ont déjà beaucoup enduré", a en revanche réagi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, lors de son audition, lundi, par la commission d'enquête parlementaire mise en place après les attentats.

vendredi 19 février 2016

Aix-Marseille-Provence: le Conseil constitutionnel rejette le recours des battus et valide la loi sur la métropole

La loi sur la métropole Aix-Marseille-Provence est validée; Gaudin (LR) est président de PACA 
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la répartition des sièges au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence

Les Sages confortent la mise en place de la plus vaste intercommunalité de France et le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin, dont l'élection à sa tête avait été annulée.
Deux communes, Eguilles (NC) et Pertuis (PS), avaient posé une question prioritaire de constitutionnalité, affirmant que le système d'attribution des sièges au sein de la métropole avantageait les grandes communes, et surtout Marseille, et ne permettait pas aux plus petites d'être convenablement représentées.
Le Conseil constitutionnel a indiqué avoir "écarté cette argumentation", estimant que la loi a au contraire "pour effet d'améliorer la représentativité des membres de l'organe délibérant de la métropole Aix-Marseille-Provence" et ne "méconnaît pas le principe d'égalité devant le suffrage".

Paralysée par la contestation politico-juridique des mauvais perdants, la nouvelle collectivité et ses 7.500 agents était en mode veille depuis le 1er janvier... L'entrée en fonction de la métropole Aix-Marseille-Provence,était gelée depuis. Le Conseil d'Etat attendait que le Conseil constitutionnel se prononce sur la répartition des sièges au sein de la métropole.

Cette décision est une victoire pour Jean-Claude Gaudin, élu président de la métropole en novembre -malgré quelques maires dont ceux d'Aix-en Provence (LR) éternelle rivale de Marseille à travers les siècles et de Martigues (PCF) - un scrutin ensuite annulé au mois de janvier par le tribunal administratif de Marseille.

Les "règles de composition (du conseil de la métropole) s'imposent désormais à tous sans contestation possible", s'est-il félicité le maire élu et conforté. "Sa convocation va pouvoir intervenir prochainement", a-t-il ajouté, se disant résolu à "tourner la page des contestations juridictionnelles" et notamment voter rapidement le budget 2016.

"Le Premier ministre se félicite de la décision (...) qui va permettre à la Métropole Aix-Marseille-Provence de poursuivre ses travaux et ses projets au service de ce territoire, porte de la France sur la Méditerranée", a réagi Manuel Valls dans un communiqué (depuis le Mali ?), estimant que la validation des opérations "permet de conforter le gouvernement dans sa volonté d'affirmation des métropoles". 
"Cette décision confirme la solidité des bases juridiques de l'installation du conseil de la métropole"qui "pourra examiner son budget avant le délai du 30 avril", s'est réjoui pour sa part le ministre de l'égalité des territoires, Jean-Michel Baylet.

Satisfaction partagée de l'autre côté de l'échiquier politique par le chef de file des socialistes marseillais, Patrick Mennucci. "C'est satisfaisant, c'est un accord sur une meilleure représentation de Marseille" dans la métropole, s'est-il réjoui , déplorant toutefois que "beaucoup de temps (ait) été perdu".

La décision du Conseil constitutionnel est par contre un sérieux revers pour les élus locaux qui refusaient la mise en place de cette métropole 

La question prioritaire de constitutionnalité constituait le dernier recours des opposants au regroupement des 92 communes.
Maryse Joissains, maire LR d'Aix-en-Provence et chef de file des contestataires, avec Hervé Fabre-Aubrespy, maire de Cabriès et soutien de Fillon, a multiplié les piques et invectives à l'adresse de Gaudin depuis le lancement du projet de métropole. 

Joissains ne s'avouait toujours pas vaincue vendredi. "Je demande au gouvernement d'organiser un référendum comme il s'apprête à le faire pour Notre-Dame-des-Landes", a-t-elle tweeté, ajoutant même que certains opposants envisageaient de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.

lundi 9 novembre 2015

Gaudin (LR), élu à la tête de la métropole Aix-Marseille

Les opposants apprennent la démocratie mais s'inclinent de mauvaise grâce devant la majorité  

Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (Les Républicains) a été élu

lundi président de la plus vaste métropole de France, Aix-Marseille-Provence, à l'arraché, à l'instar de la gestation de cette collectivité territoriale. Le gouvernement souhaite en effet créer trois métropoles spécifiques autour de Paris, Marseille et Lyon, ainsi que dans les aires urbaines de plus de 500.000 habitants : Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulon, Montpellier, Rennes et Grenoble.
En première lecture, le 6 juin 2013, le Sénat avait validé les métropoles lyonnaise et marseillaise, mais rejeté la création d’une métropole parisienne. Il avait également augmenté la taille nécessaire pour créer une métropole, ce qui aurait fait passer Montpellier sous la barre minimum

Elu sénateur en 2014 pour la 4e fois, Jean-Claude Gaudin a été président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole de 1995 à 2008, et il en est vice-président depuis 2008.
 
En septembre 2015, il avait décline la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher, de siéger au Conseil constitutionnel, préférant continuer à se consacrer à Marseille et à la mise en place de la métropole Aix-Marseille-Provence.

Une majorité s'est finalement dégagée au grand damn de certains maires vent debout contre cette entité créée par la majorité présidentielle. Maryse Joissains (LR), la maire d'Aix-en-Provence, ville rivale de Marseille, a échoué à empêcher le vote et a finalement dû se résoudre à quitter la salle, sous un mélange d'applaudissements et de huées.
Un élu opposé à la métropole, le maire LR de la petite ville de Cabriès, Hervé Fabre Aubrespy, un fillonniste, était également candidat à la présidence la structure, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Il a obtenu 13 voix, contre 119 pour Jean-Claude Gaudin, 76 ans. 169 conseillers sur 240 au total avaient pris part au scrutin.

J.-C. Gaudin devrait donc cumuler les fonctions de maire de la deuxième ville de France et de président de cette métropole qui regroupera 92 communes -dont les rivales Aix-en-Provence et Marseille- sur 3.173 km2 et qui comptera 1,83 million d'habitants. "La gouvernance de l'institution se développera dans la concertation et le consensus aussi large que possible", a précisé Gaudin.

"L'élection du président de la métropole devrait en tout cas permettre d'assurer en temps et en heure le paiement des salaires de janvier aux 7.500 fonctionnaires qui y seront transférés, et le règlement des fournisseurs".

Dès ce lundi, des salariés de l'Agglo de Martigues (PCF) 
manifestaient déjà devant l'entrée du Pharo pour 
exprimer leurs inquiétudes face à la Métropole.
Les opposants à la métropole ne devraient pas manquer de déposer des recours. "S'il y a des recours -et il y aura des recours, multiples et variés- peu importe: il faut aller maintenant de l'avant, nous ne pouvons pas rester dans cet état d'esprit, avec un blocage et des personnes qui cherchent toujours à tout bloquer sur la métropole", a ensuite commenté le vainqueur lors d'une conférence de presse. Candidat de la dernière heure, Hervé Fabre-Aubrespy est déjà l'auteur d'un des recours devant le Conseil d'Etat.
"Il y a eu des désaccords; il y a beaucoup d'élus qui n'étaient pas favorables, mais à partir du moment où la loi de la République a été votée, (...) celles et ceux qui portent une écharpe tricolore, même si ça leur déplaît, doivent faire en sorte d'appliquer la loi", a-t-il rappelé.
L’article 30 du projet de loi prévoyait de fusionner, au 1er janvier 2016, six intercommunalités (Marseille Provence Métropole, Pays d’Aix, Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Pays de Martigues, Ouest Provence et Salon Etang-de-Berre Durance) en une métropole à fiscalité unique.
"Quand on m'attaque à la kalachnikov..." -

"La métropole est une ardente nécessité (dans la) compétition des territoires à l'échelle européenne et mondiale (...) dans quelques années nous dirons tous que nous avons eu raison de (la) vouloir", a ajouté J.C. Gaudin devant le conseil. L'élection du président de la métropole devrait en tout cas permettre d'assurer en temps et en heure le paiement des salaires de janvier aux 7.500 fonctionnaires qui y seront transférés, et le règlement des fournisseurs, a-t-il noté.

Les opposants à la métropole, des élus qui redoutent d'y perdre financièrement et craignent la prépondérance de la cité phocéenne dans les décisions, avaient été galvanisés vendredi par une décision du tribunal administratif de Marseille.
Mme Joisains (au centre) est ici encadrée par des élus PC,
les maires de Port-de-Bouc et Martigues (le député G. Charroux )
  
Saisi, en référé, par quatre communes qui estimaient que les grandes villes étaient sur-représentées au conseil métropolitain au détriment des petites communes, il a suspendu deux arrêtés préfectoraux [pris dans le cadre de loi 'modernisation de l’action publique territoriale et affirmation des métropoles' portée par la ministre PS Marylise Lebranchu] fixant le nombre et la répartition des sièges de la future métropole, ainsi que sa composition.
"Je considère aujourd'hui que nous ne pouvons pas procéder à quelque élection que ce soit", avait déclaré lundi le maire d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains, en ouvrant la séance d'installation du conseil métropolitain. "On va pas dire "parce qu'on est à Marseille, on ne respecte pas une décision de justice", avait ajouté celle qui, en tant que doyenne des élus d'intercommunalité, présidait la séance -ironie du sort pour une opposante résolue au projet métropolitain.

Les élus pro-métropole ont alors constaté sa carence et l'ont priée de partir.
Maryse Joissains monopolisant le micro
Parce que
"Maryse Joissains refuse de suivre l'ordre du jour", Sylvia Barthelemy, présidente sortante de l'Agglo, a demandé à Guy Teissier de prendre la présidence de la séance. Ce à quoi Mme Joissains a tenté de résister, lançant "Oh, tu veux des coups ?" à Mme Barthélémy. Celle-ci lui a retiré le micro pour le tendre à Guy Teissier (UMP) qui demandait la parole pour l'inviter à laisser la place.

La maire d'Aix a fait part de son souhait de ne pas en rester là et de continuer à contester la métropole : "Quand on m'attaque à la kalachnikov, je ne vais pas sortir le fleuret moucheté", a-t-elle lâché, une nouvelle fois agressive, ce qui pourrait interpeller le maire communiste de Martigues qui était absent, hurlant au "putsch" ! 

Les socialistes ont préféré laisser la droite, ultramajoritaire, se déchirer plutôt que de présenter un candidat. Avant le vote, le député PS marseillais Patrick Mennucci avait déclaré lors des prises de parole pour l'élection du président de la Métropole qu'"un article inscrit ce soir à l'Assemblée nationale dans la Loi de Finances proposera une aide de 66 millions d'euros à la Métropole." Elégant !

mercredi 1 avril 2015

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.

mercredi 4 mars 2015

Bouches-du-Rhône: deux hommes "en burqa" braquent une bijouterie à Martigues

"Burqa" ou djellaba ? Seul le vol est garanti...

Deux "hommes" armés ont braqué une bijouterie ce mardi 

Les "hommes" - "vêtus de burqa", si on en croit France3-régions - ont commis leur forfait en pleine journée, à Martigues, ville communiste dans le département du socialiste Jean-Noël, peu après midi. Ils ont pu prendre la fuite avec des bijoux. La bijouterie est pourtant située dans la galerie marchande Auchan. Aucun coup de feu n'a été tiré, rapporte la télévision de service public.

Des hommes en burqa !

Les journalistes se sont mis à trois - Joël Barcy, Matthias Julliand et Alban Poitevin - pour assurer en choeur que les deux malfrats,
armés de pistolet, se dissimulaient le visage derrière une burqa, un voile intégral porté par certaines femmes intégristes. Il pourrait donc s'agir d'une provocation de mécréants ou, plus sûrement d'ignorance crasse de journalistes stagiaires...
VOIR et ENTENDRE ce qu'il faut comprendre de cette mascarade:
Les deux "salafistes" ont braqué la vendeuse et se sont fait remettre des bijoux. On ne connaît pas le montant du butin.