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mercredi 1 avril 2015

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.

samedi 28 mars 2015

En Corrèze et en Essonne, les départementales pourraient être fatales à l'exécutif

Hollande et Valls sont des abcès de fixation du mécontentement populaire   

Parmi les départements à surveiller, la Corrèze et l'Essonne

  
Président Hollande tendu et hautain
lors de son passage à Tulle
pour le 1er tour de la départementale
Le PS a beaucoup à perdre, notamment le Nord et le Pas-de-Calais, le Vaucluse, le Val-de-Marne, l'Isère, les Pyrénées-Orientales, le Finistère ou les Bouches-du-Rhône, lors des départements pour le second tour des élections départementales dimanche. 

La politique de François Hollande met le PS en danger en Corrèze  

Aura-t-il suffi de faire pleuvoir la manne présidentielle sur Tulle et ses environs? Lors des municipales, l’an dernier, François Hollande avait été frappé par la perte de Limoges, aux mains de la gauche depuis un siècle. Ce dimanche, au second tour des départementales, c’est la Corrèze de Chirac, dans le même Limousin, que l’UMP rêve de reprendre. Le trophée ne serait pas que symbolique: il serait le starter de la débâcle nationale. Le département est le fief du chef de l’Etat, après avoir été jadis celui de Jacques Chirac. 
C’est là que le leader socialiste a été parachuté de Rouen et Paris, à 550 km, dans les années 1980, et a construit sa carrière politique. C’est aussi sur cette terre qui "fait pousser des champignons et des présidents " – selon sa propre formule – qu’il s’est officiellement lancé dans la course à l’Elysée en mars 2011, juste après avoir été réélu à la tête du Conseil général (qu’il a présidé de 2008 à 2012). A l’époque, la gauche l’avait emporté de peu, comme en 2008. 

Cette fois, la majorité sortante, conduite par le socialiste Gérard Bonnet, est en difficulté. Victime de l'impopularité nationale du président Hollande. Malgré une participation relativement élevée, de 59,6 %, le PS n’a remporté aucun canton au premier tour. Et un seul de ses binômes a viré en tête : celui de Bernard Combes, maire de Tulle, premier vice-président du Conseil général et conseiller à l’Elysée, à qui il n’a manqué que 8 voix pour l’emporter. La droite, rassemblée autour de Pascal Coste, chef de file de Corrèze demain (UMP-UDI), a déjà gagné 4 cantons sur 19 – dont 2 arrachés à la gauche – et est en ballottage favorable dans au moins 5 autres. Beaucoup sont indécis. " La Corrèze se joue à rien", tente-t-on de se rassurer Rue de Solferino. Mais l’inquiétude domine : seule la mobilisation des électeurs de toute la gauche pourrait encore permettre au PS de renverser la vapeur. Mais la tentation est forte pour les militants d'extrême gauche comme d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) de se faire respecter. 

Essonne : le " frondeur" Jérôme Guedj (PS) est sur un siège éjectable

La  droite est aux portes de l’Essonne. Elle est arrivée en tête au premier tour dans 9 cantons sur 21 et elle est en ballottage favorable dans plusieurs autres. La dynamique de l'opposition s'amplifie depuis les municipales de 2014, à l’issue desquelles elle avait raflé de nombreuses villes, dont Palaiseau, à la gauche, qui contrôle le département depuis 1998. 
Malgré une méchante affaire montée de toutes pièces -par deux employées communales frontistes défendues par Me Gilbert Collard- et jetée dans les pieds du maire de Draveil, l’ancien ministre (2010-2011) UMP Georges Tron, candidat à la présidence du Conseil départemental, s’est imposé avec 10 points d’avance dans le canton de Draveil. Mais le Front national pourrait jouer les arbitres après sa percée dimanche dernier. Le parti d’extrême droite est arrivé en tête à Corbeille-Essonne et se maintient au second tour dans sept autres cantons de l'Essonne. Ainsi comprend-on pourquoi Manuel Valls agresse le FN à longueur de journées.
Face à la pression des oppositions, le PS ne pourra exploiter l'excuse de divisions de la gauche qui, pour la circonstance, s'est rassemblée  dès le premier tour dans 8 cantons. Et elle s’est au final qualifiée dans 17 cantons. Jérôme Guedj, le président sortant PS (depuis 2012 seulement) du Conseil général, veut donc encore y croire et martèle son message de rassemblement.
La secrétaire d'Etat P. Boistard accompagnée du secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et ancien député de l'Essonne Thierry Mandon,
portaient à bouts de bras le président sortant du CG Jérôme Guedj,
outre la secrétaire nationale d'EELV E. Cosse,
distribuant des tracts contre Georges Tron à Juvisy-sur-Orge.
 
Mercredi, le canton a vu déferler les responsables parisiens: la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui intrigue pour entrer au gouvernement, et rien que deux  secrétaires d’Etat du gouvernement  de Manuel Valls (député de l'Essonne, 2002-2012, et président de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne, 2008-2012), Pascale Boistard (Droits des femmes et députée de la... Somme) et Thierry Mandon (Réforme de l’Etat et député de... l'Essonne), venus tracter pour faire barrage à Georges Tron. 
 Taubira est venue soutenir, non pas Valls,
mais Guedj, qui aurait préféré la laisser hors de tout
Le forcing est d'autant plus manifeste que, comme ces membres du gouvernement, Christiane Taubira est allée faire campagne en Essonne, le département du premier ministre Manuel Valls, où le PS est en très grande difficulté.
Une telle pression socialiste s'apparente à de l'abus de pouvoir mais risque d'indisposer l'électorat résistant au parti unique et à toute forme de totalitarisme.

 

Départementales: l'AFP poursuit la campagne de la gauche

"La droite 'veut évincer' la gauche, le FN 'rêve de victoires'," titre l'AFP: procès d'intention peu banals... 

"La droite espère infliger une lourde défaite à la gauche sur la lancée du premier tour

et reléguer à l'arrière-plan la forte poussée du Front national", écrit Thierry Masure (AFP), alors que plus de 40 millions d'électeurs sont supposés aller aux urnes dimanche pour le second tour des élections départementales. Cette introduction donne le ton de la dépêche partisane intégralement diffusée par Libération dès 8h49, suivi de fr.news.yahoo.com vers 11h00, ce samedi. La dépêche d'agence est d'ailleurs reprise en choeur par actu.orange.fr, lanouvellerepublique.fr, larepubliquedespyrenees.fr ou lavoixdunord.fr, etc... sans qu'il soit question de plagiat, puisqu'il est convenu que l'AFP sert d'interface entre le pouvoir et les organes de presse paresseux ou serviles. Travailler moins pour gagner plus que le bosseur unique !  
Après un dimanche marqué par "une abstention importante (49,83%, soit un électeur sur deux)" - ce qui n'est pas une caractéristique recevable, puisque la participation est supérieure à celle du précédent scrutin et à celui attendu - la mobilisation de l'électorat sera "le premier enjeu du scrutin" -certes non négligeable, mais secondaire, selon le premier ministre lui-même qui a tempêté pour imposer le "front républicain" qui l'arrange, mais aussitôt bafoué. L'AFP sert de relais à l'Elysée, mais leur  argumentaire commun ne tient pas la route.

Après avoir accusé les divisions de la gauche au premier tour -bien que sa politique et les invectives de Valls les aient provoquées- le PS, dominant mais très affaibli, prévoit désormais d'expliquer la débâcle annoncée par une désaffection de ses électeurs déçus, voire en colère. Sur instruction de Matignon, l'AFP met d'ores et déjà en cause l'abstention responsable de la perte de la moitié ou plus des départements (61) qu'elle administre: un pronostic pourtant déjà établi avant le premier tour... Clairement, l'exécutif aimerait trouver sa planche de salut dans la mobilisation des déçus de la gauche.

Les conseils départementaux, dont tous les présidents seront élus jeudi, gèrent un budget annuel supérieur à 70 milliards d'euros, près de trois fois plus que celui des régions, allant des aides sociales - ce n'est pas pour autant que la Seine-Saint-Denis a voté plus et mieux que les autres: les allocs tombent de toute façon ! - à l'entretien des routes et des collèges, en passant par le développement économique. Pour autant qu'on sache, puisque la réforme ne permet ni aux candidats, ni aux électeurs de savoir au moment du scrution ce qu'ils seront effectivement...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Justice, Christiane Taubira, débiter ses mensonges, polémiquant aux Ullis, à deux jours du second tour des élections départementales, en soutien aux candidats PS de l'Essonne, département menacé du premier ministre Manuel Valls:


Aux Ulis, Taubira veut convaincre les... by afp

Le scrutin concerne donc encore l'immense majorité d'entre eux: 1.905 des 2.054 cantons

149 cantons ayant été pourvus dimanche dernier, la gauche aligne 1.334 binômes (homme/femme indépendants l'un de l'autre), la "droite républicaine" 1.602, et le Front national 1.107. Ces binômes s'affronteront dans 1.614 duels (près des 3/4) et 278 triangulaires.

Au premier tour, avec un score de 25,2% et un bond de dix points par rapport à 2011, le Front national est arrivé en tête dans 43 départements, taillant des croupières à la droite (36,6%) comme à la gauche au pouvoir (38,1%), qui ont atteint chacune un niveau très bas, souligne finement l'AFP, avec la volonté de banaliser le revers des gauches, tout en cumulant discrètement les scores du PS et de l'extrême gauche... L'AFP se garde en outre d'expliquer que l'émergence d'une troisième force (le FN), favorisée par l'Etat-PS, a un effet mathématique immédiat sur la baisse des scores des partis traditionnels habitués au bipartisme.

Mais, grâce à l'alliance entre l'UMP et l'UDI, la droite (28,75%) a creusé l'écart sur le PS (21,47%). Par l'effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes "divers droite" du premier tour (6,81%), une trentaine au moins de départements peuvent tomber dans son escarcelle. A noter que cet "effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes 'divers droite' " pourrait s'appliquer pareillement en faveur du PS, si EELV (2%) et l'extrême gauche (6%) y étaient disposés... 

Après la vague bleue des municipales, la droite pourrait convaincre de Marseille à l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône, détenues par le PS depuis plusieurs décennies, et conquérir  notamment l'Isère, l'Allier, les Pyrénées-Orientales, sans compter la très symbolique Corrèze, terre d'élection de François Hollande.

Le pouvoir de Valls vacille dans l'Essonne

Sur les terres de Valls, en Essonne,
c'est où J. Guedj, le frondeur socialiste,
ou l'UMP, Georges Tron !
Comprenez l'hystérie du premier ministre !
Le FN aura du mal à franchir la barre des 50% synonyme de victoire en cas de duel, faute d'alliés.  Il peut davantage s'imposer dans les triangulaires. D'autant que, en vertu du "ni-ni" recommandé par l'UMP, cette liberté autorise l'expression d'un vote-sanction. Cette possibilité est rendue nécessaire par le quinquennat qui ne dissocie plus présidentielle et législative: les Français sont ainsi privés d'une possibilité de rejet de la politique du pouvoir en place pour cinq années, quoi qu'il arrive. Le premier parti de France a pu se maintenir dans un nombre important de cas, ce qui fait rager la gauche arrivée 3e, qui a dû jeter l'éponge dans 26 cantons où le PS  estime ne pas pouvoir gagner face à la droite et au FN. Le PS ne s'est pas retiré pour barrer la route à l'extrême droite, mais parce qu'il n'avait pas atteint le seuil légal de 12.5% des suffrages exprimés lui permettant de se maintenir ou que le vote socialiste avait un faible impact. 

Le FN croit à sa victoire dans le Vaucluse, terre élective de Marion Maréchal-Le Pen où le parti d'extrême droite est arrivé en tête dans 11 des 17 cantons. Les ambitions du FN se portent également sur l'Aisne, voire le Pas-de-Calais et le Gard.

Pour réénchanter le scrutin, pour tenter toute la semaine de mobiliser les électeurs de gauche, le Premier ministre Manuel Valls a continué à délaisser sa charge à Matignon. 

Il a laissé à d'autres l'exploitation compassionnelle et médiatique du crash de l'A320, sur le territoire français, pourtant.  "Rien n'est joué", a-t-il asséné, rappelant qu'au premier tour déjà, la participation a été plus importante que ne le prévoyaient les sondages -et contrairement aux dires de l'AFP (ci-dessus). Il va même jusqu'à la contre-vérité en affirmant que c'est ce qui aurait "permis à la gauche de ne pas sombrer."  Mais l'exécutif est -sur tous les sujets- dans le déni: il suffit de penser à sa présentation mensongère, cette semaine, des chiffres du chômage: comment les électeurs en recherche d'emploi ne lui en tiendraient pas rigueur ?

Valls s'est félicité des démonstrations de "rassemblement" d'une gauche éclatée au premier tour, tel ce meeting jeudi en Seine-Saint-Denis réunissant Claude Bartolone (particulièrement motivé en tant qu'ex-président sortant PS), Pierre Laurent (PCF) et Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-Les Verts, laquelle aspirerait à entrer au gouvernement tandis que sa camarade (vert dehors, rouge dedans), l'hystérique Duflot, tire à boulets rouges sur le gouvernement).

VOIR et ENTENDRE toutefois les sifflets et appels à la démission des agriculteurs qui ont accueilli un Valls, tremblant du pied droit comme une feuille: 

Un sérieux accroc toutefois au "front républicain": le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon n'a donné aucune consigne de vote.

A droite, Nicolas Sarkozy n'a pas esquivé le combat contre Manuel Valls, pointant les "leçons de morale" d'un PS pris au piège de son double langage. Selon Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing, "la gauche est en 3e position dans 89 triangulaires. Elle se maintient dans 68. Quelle différence entre les discours et les faits !"

La campagne s'achève  samedi à minuit, mais la distribution des documents électoraux est interdite depuis vendredi soir minuit.
Les bureaux de vote seront ouverts de 8h00 à 18h00. Jusqu'à 19h00 dans beaucoup de villes moyennes (Brest, Dijon, Chambéry, Toulon, Tours..), jusqu'à 20h00 à Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse et en Ile-de-France.
Certains électeurs ne sont pas sollicités. Ainsi, à Paris ou Lyon, ni en Guyane, ni en Martinique.


vendredi 20 mars 2015

Départementales : voter pour des candidats qui ignorent quelles seront leurs compétences

Les candidats et les électeurs sont merveilleux !

Si l'Etat-PS est crasse, les Français seront-ils de super-républicains ?...

Les formations politiques jouent toutes à colin-maillard
Définies dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) -toujours en cours d'examen par le Parlement-, les compétences définitives des conseillers départementaux ne seront connues qu'après les élections départementales. Alliés du pouvoir, les écologistes avouent sans honte que les électeurs sont envoyés aux urnes sans savoir quels pouvoirs ils confèrent aux candidats, qui eux-mêmes aspirent - en confiance et sans ambition aveugles - à des fonctions floues, comme il se doit avec Hollande...

Quelle formation arrivera 3e ?
"Proposer des éléments programmatiques à défendre à l'occasion [des prochaines élections] n'a pas été simple: les débats parlementaires sur les compétences de ces départements ne devraient pas être terminés… avant les élections départementales !", confesse, non sans candeur, la préface d'un document interne d'Europe-Écologie les Verts. L'adoption du projet de loi portant sur la NOTRe en première lecture à l'Assemblée nationale permet certes de défricher le sujet, mais le texte doit encore passer en deuxième lecture au Sénat, un parcours législatif qui ne sera pas achevé avant la fin du scrutin. "On ne sait même pas quelles seront les compétences des futurs conseils départementaux qui seront élus à la fin du mois", gronde le patron des députés communistes, André Chassaigne. Le Front de gauche présente néanmoins des candidats.


La peau de chagrin des conseils départementaux

"Contrairement aux déclarations martiales de 2014, les départements ne seront ni dissous ni dévitalisés", s'est satisfait Jean-Luc Laurent, député du Mouvement républicain et citoyen. En effet, la mouture de la loi NOTRe adoptée en 1ère lecture par la majorité parlementaire répartit les compétences entre collectivités territoriales et confirme le maintien du conseil départemental. Cet échelon administratif devait initialement disparaître d'ici 2020 dans le cadre de la réforme territoriale, pour favoriser le transfert de compétences aux régions et simplifier le mille-feuille administratif, mais la porteuse du dossier, Marilyse Lebranchu,  a abandonné en route une partie de la charge.

La forêt des ombres recouvre l'arbre des possibles

Le département conserverait la gestion des routes, des collèges et de l'aide sociale. Les conseillers départementaux devraient donc conserver leurs prérogatives sur la gestion de l'aide sociale, la responsabilité des collèges ou encore l'entretien des routes. 
Mais la fameuse "clause générale de compétence" disparaît avec la prérogative de l'assemblée départementale sur la gestion des transports scolaires. Elle protégeait le département contre les empiétements de l'État et des autres collectivités et lui permettait d'intervenir hors de ses champs d'attribution. Sa suppression prive notamment les conseillers départementaux de leur emprise sur les aides aux entreprises.

Reste à savoir comment les sénateurs, qui ont adopté le texte en première lecture après modifications, s'approprieront cette nouvelle version du texte. Le président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau, a souligné mardi que la nouvelle organisation des compétences entre collectivités locales est "marquée par les contradictions et les incohérences".

Et c'est l'Etat-PS quiaccuse l'opposition républicaine de faire monter le FN...