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samedi 11 avril 2020

Epidémie de coronavirus: drones de police, oui, mais traçage, non?

Les libertés individuelles vont-elles faire des morts ? 

Les ayatollahs de la LDH valent-ils plus cher que les membres du "comité scientifique" de Macron

Voici comment fonctionnera StopCovid l’application de traçage numérique du gouvernement
La "distanciation sociale" numérique en question
A Rennes, la police déploie un drone pour veiller au confinement contre le Coronavirus.
Si la majorité des habitants respectent le confinement, les autres tentent d’y échapper, menaçant la vie de cette majorité de citoyens. Alors, un drone piloté par la police scrute la zone des  prairies Saint-Martin, par exemple, et repère les récalcitrants. Des patrouilles de policiers se charge du reste. Et Ouest France du 26 mars titre : "A Rennes, la police déploie [sic] un drone [et un seul] pour veiller au confinement": si, clairement, la presse a perdu le sens des mots, elle conserve sa fonction de relais du gouvernement. Et "on voit bien" que son seul et unique souci est la prévention : "La, "derrière le bosquet d’arbres, il y a deux personnes assises dans l’herbe. Deux personnes qui pensaient pouvoir profiter allègrement du soleil, à l’écart des sentiers piétonniers d’où ils pourraient être aperçus. Mais c’était sans compter sur un drone surveillant les lieux et piloté par un policier. Ce dernier informe, par radio, ses collègues patrouillant dans les prairies à vélo de la position des contrevenants au confinement. Quelques minutes plus tard, ils sont trouvés. La pause soleil va leur coûter cher." Bienveillance des recouvreurs de fonds... 
Mis à disposition par la police judiciaire du ministère de l'Intérieur, ce drone, dont l'utilisation était "justifiée" par le maintien de l'ordre dans les mobilisations de rue, désormais, "nous permet de surveiller plus facilement une zone étendue, avec des arbres et des futaies épaisses qui nous rendent difficile le contrôle de cet espace, explique la commissaire Nathalie Freche du commissariat de Rennes. Il est nécessaire de rappeler régulièrement les règles du confinement [un rappel payant]. Les sorties physiques sont limitées à une heure et elles ne doivent pas être à plus d’un kilomètre du domicile. Il en est de même pour la sortie des animaux de compagnie." 

Restrictions de la liberté individuelle d'aller et venir.
Quinze jours plus tard, les consignes gouvernementales ont changé. Ainsi, à compter du 8 avril 2020, les sorties pour des activités sportives ne sont plus autorisées entre 10h et 19h sur l’ensemble du territoire du Val-de-Marne.
A la même date, un communiqué commun de la mairie de Paris et du préfet de police a annoncé l’interdiction de "toute activité sportive individuelle" dans le même créneau. Elle devient la première ville à renforcer les mesures du confinement après l’appel du gouvernement, la veille, à ne pas relâcher les efforts pour lutter contre la contamination au Covid-19. Bizarrement, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, a précisé sur Twitter (un réseau social pourri mais utile !) que les "promeneurs" ne sont pas concernés... 

Ce type d’opération de surveillance sera renouvelé très régulièrement, sans que la LDH ne dresse l'oreille.
Volant à une centaine de mètres de hauteur, le drone est furtif : il est quasiment inaudible et invisible dans le ciel. Quant à son opérateur, il dispose d’images vidéo de très bonne qualité, grâce à sa caméra embarquée haute résolution. L'engin peut aussi se rendre dans des endroits difficilement accessibles, insiste la commissaire. Au motif du risque de contamination des écureuils ?

La LDH laisse se développer la surveillance aérienne depuis un an 
Depuis la mi-juin 2019, le Conseil Départemental de Charente-Maritime présidé par Dominique Bussereau a reçu sa commande de drones - quatre pour les services de sécurité intérieure, deux pour les pompiers, un pour la gendarmerie et un pour la police et les pompiers, les gendarmes et les policiers disposent de trois télé-pilotes - pour huit drones - formés par la gendarmerie aux contrôles de la circulation routière, des incendies ou des manifestations.
A 120 mètres de haut un drone est quasiment invisible : on ne l'entend pas, et on ne le voit pas. Surtout s'il est blanc, comme le drone pourtant massif utilisé par la gendarmerie de Charente-Maritime : "l'avantage de ce drone là, c'est qu'il devient invisible quand il y a du soleil" : "on voit bien" que l'objectif est "clairement" la prévention et le sécurité... Nullement de prendre en défaut et de verbaliser ! quoi rasséréner la Ligue des Droits de l'Homme ?

Macron est-il capable d'un traçage bienveillant des citoyens ?

Un projet d'application de traçage des relations sociales des Français a filtré
Actuellement en phase de mise au point, une application appelée StopCovid vise à retracer l'historique des déplacements de ses utilisateurs. 
Mercredi, dans un entretien avec Le Mondele ministre de la Santé Olivier Véran et le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. ont révélé les grandes lignes du fonctionnement  de l'application pour téléphones portables dans le but avoué de  prévenir les usagers volontaires s'ils ont côtoyé une personne testée positive au coronavirus. Fonctionnant par Bluetooth, dont la portée n'est que de quelques mètres, StopCovid constituerait une menace, mais limitée à la fois dans le temps et à la lutte contre le virus tueur : une sorte de bracelet électronique, certes à courte distance mais, "en même temps", une placement en semi-liberté.  
"Si ça peut marcher, si cela se fait sur la base du volontariat, s'il ne s'agit pas d'une surveillance généralisée, s'il y a un contrôle de la CNIL et du Parlement, alors on sort du fantasme d'une application liberticide et on utilise cet outil, un outil parmi d'autres, avec les mesures barrières bien évidemment, mais avec énormément de garanties", s'est avancé l'ancien locataire de Matignon.

Le socialiste Manuel Valls défend l'utilisation d'une application de 'tracking'
L'ancien premier ministre  franco-espagnol de Hollande ne défend pas la langue française, mais nous parlerons, quant à nous, de 'traçage'. Rangé derrière le gouvernement, ce socialiste estime que, par le biais d'une application, l'utilisation du traçage numérique pourrait faciliter la sortie du confinement de la population, alors que le projet gouvernemental de suivi numérique des citoyens divise jusqu'au sein de la majorité.
 
Il fallait sortir "du fantasme d'une application liberticide"a estimé l'ex-ministre de l'Intérieur, ce jeudi 9 avril sur l'antenne d'Europe 1. Et de faire valoir que "l'objectif du traçage numérique de la population à l'issue du confinement est de sauver des vies""Si ça peut marcher, si cela se fait sur la base du volontariat, s'il ne s'agit pas d'une surveillance généralisée, s'il y a un contrôle de la CNIL et du Parlement, alors on sort du fantasme d'une application liberticide et on utilise cet outil, un outil parmi d'autres, avec les mesures barrières bien évidemment, mais avec énormément de garanties", s'est avancé l'ancien locataire de Matignon.

Un contrôle librement consenti est-il envisageable ?
L'une des principales limites opposées à ce dispositif est qu'il nécessite un taux important de pénétration de la population pour produire des résultats contre la pandémie. "Il faut parler vrai, obtenir le consentement des populations, leur confiance, susciter l'adhésion", a listé Manuel valls, rappelant que "le débat a lieu aussi en Espagne", où le gouvernement "est sur le papier, l'un des plus à gauche en Europe".

Le 'traçage' (tracking) des données de smartphones est utilisé dans de plus en plus de pays pour maîtriser l'épidémie de Covid-19. Faut-il, là encore, attendre que l'efficacité de ces solutions soit établie: le Parlement va-t-il fixer un "protocole", comme en fixent les mandarins de la Santé qui bloquent l''extension du recours au traitement du professeur Raoult, alors que s'allonge la liste des morts du coronavirus ? Singapour, dont l'application basée sur les contacts Bluetooth TraceTogether a fortement influencé l'approche française, vient de compléter son dispositif de traçage par le confinement d'une partie de la population car le nombre de contaminations est reparti à la hausse, faute de participants au 'traçage".

La Ligue des droits de l'Homme choisit-elle les idées contre la vie ?

En France, la presse évoque les repoussoirs de Corée du Sud ou de Chine qui obligent depuis le début de la crise leurs habitants à se géolocaliser sur leur téléphone portable pour empêcher la propagation du coronavirus. Bien qu'il ne soit pourtant 
pas question de "géolocalisation" par 3G ou 4G, précises au mètre près, mais bien de Bluetooth, de rayon d'action très limité, l'idéologie dominante veut que les Français privilégieraient les idées contre la vie et qu'ils préfèrent la mort à'une atteinte à leurs libertés individuelles. Or, le Premier ministre envisage néanmoins que des volontaires pourraient y avoir recours.

Mais l'Edouard dit tout et son contraire
Mercredi soir, devant la commission d'information de l'Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a affirmé qu'une telle mesure ne s'appliquerait pas en France, tout simplement parce que... "ces dispositifs ne seraient pas légalement permis".
"En même temps", Edouard Philippe affirme que la question d'un recours à des méthodes de "tracking" est "encore ouverte : on pourrait peut être, et je dis bien peut être, insiste Edouard Philippe, sur le fondement d'un engagement volontaire, utiliser ces méthodes pour mieux tracer la circulation du virus" en France. 

La ligne rouge est le consentement des personnes. D'ailleurs, l'exécutif travaille sur la question. Le 24 mars, Macron a chargé un comité de chercheurs [un de plus !] de se pencher sur le sujet. Depuis la mi-mars, un consortium de chercheurs européens, dont des Français, travaillent à la création d'une application de tracking respectueuse des normes européennes en matière de protection des données, puisque les applications utilisées en Asie ne sont pas transposables telles quelles chez nous.

Le 'traçage' vertueux à l'européenne, comment ça marche ? 
Cette "corona-app" européenne fonctionnerait de manière assez simple pour l'utilisateur. Vous téléchargez l'application sur votre téléphone et vous aurez ensuite 2 choix possibles sur votre écran : appuyer sur "je me protège", ou "j'ai le coronavirus". 
Si vous indiquez être malade, l'application va utiliser la géolocalisation de votre téléphone pour retracer tous vos déplacements des 14 derniers jours. Si vous pensez être sain, l'algorithme de l'application va utiliser les données des malades pour les croiser avec vos déplacements des 14 derniers jours. Si des données coïncident et que vous avez été exposé à un risque, l'application vous le dira. Selon les presses belge et suisse, l'application devrait être finalisée d'ici le 13 avril.  Dans deux jours.
En France, le traçage pourrait aussi aider à enrayer l'épidémie et à préparer le déconfinement. 


Restent les ayatollahs droitsdelhommistes...

Les associations de défense des libertés craignent l'ouverture d'une brèche dans leur fonds de commerce. Maître Arié Alimi, de la Ligue des Droits de l'Homme s'interroge sur France Info : "Ces dérogations, ces mesures exceptionnelles, vont-elles durer après la crise sanitaire?"

Sur France Info toujours, en croyant être transparent, le défenseur des droits nommé par François Hollande en juillet 2014, Jacques Toubon, 79 ans, reste dans le flou :
Il faut voir d'un côté ce que sont les exigences des libertés et de l'autre côté quel est le bénéfice de cette mesure de géolocalisation pour l'épidémie.
On en est là, c'est-à-dire nulle part.

 

dimanche 14 avril 2019

Dépenses publiques, c'est aussi quand Macron prend l'avion de la présidence pour faire 110 kms

"Le président français a préféré utiliser l'avion présidentiel pour effectuer un court trajet de 110 kilomètres"

Le jeudi 14 juin 2018, Macron s'est transporté en biréacteur Falcon de La Roche-sur-Yon en Vendée à Rochefort en Charente-Maritime.

Le Falcon, un avion d'affaires produit par l'entreprise Dassault.
Le Falcon, un avion d'affaires produit par l'entreprise Dassault




35 minutes de vol en Falcon ou 1h30 en voiture Pour faire le trajet entre la Roche-sur-Yon (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime), soit un peu plus de 100km, le président Emmanuel Macron a choisi de prendre le jet de la présidence, jeudi 14 juin 2018. 

La veille, il avait déjà fait Paris-Montpellier et Montpellier-La Roche-sur-Yon avec le Falcon qui est affecté à la présidence. 
Résultat de recherche d'images pour "Falcon presidentiel"A Montpellier (Hérault), il a prononcé un discours sur des réformes sociales à venir. Il s'est ensuite rendu à un hommage à Clemenceau en Vendée. A Rochefort, il va notamment se rendre à la Maison Pierre-Loti, site prioritaire pour son projet de Loto du patrimoine. Selon les trajets empruntés et les conditions de circulation, le trajet La Roche-sur-Yon-Rochefort met 1h40 en voiture.

Alors que de nombreuses réformes, qui réclament des économies dans presque tous les secteurs, étaient promises depuis l'arrivée de Macron à l'Elysée, ce voyage passe mal. Il intervient deux jours après les déclarations du président de la République sur les aides sociales. Dans une opération de communication diffusée sur son compte Twitter, on entendait un très compassionnel Emmanuel Macron s'irriter : "on met un pognon de dingue dans des minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas", dans une vidéo du 13 juin.

Dans cette vidéo tweetée par sa directrice de la communication, l'illustre Sibeth Ndiaye, dont il fera la porte-parole "brut de décoffrage", Macron résume sa philosophie devant ses collaborateurs dans un langage relâché, à quelques heures d'un discours "stratégique" sur sa politique sociale prévu à Montpellier, mercredi 13 juin vers 11h30. "Je vais faire un constat qui est de dire: on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c'est qu'on doit mieux prévenir - ça nous coûtera moins, ensemble - et mieux responsabiliser tous les acteurs", avait clamé le "président des riches". 

"Le Président? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu'il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot !", a tweeté sa conseillère en postant la vidéo, S. Ndiaye.
  
L'ancien banquier pérore alors sur le social et les difficultés des autres, les "gueux". "Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir. Par l'éducation...", lance Emmanuel Macron. "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté. Et sur la santé c'est pareil. Tout le système de soins que je veux repenser, c'est aller vers plus de prévention pour responsabiliser, y compris les acteurs de soins", insiste le chef de l'Etat.

"La solution la plus économique" pour l'Elysée.
BFMTV a tendu la perche à l'Elysée  sur la pertinence de ce voyage en jet. "C'est la solution la plus économique, qui permet de se poser en sécurité, qui permet l'extraction rapide du président et de mieux gérer les heures de vol de l'équipage", affirme l'entourage d'Emmanuel Macron, qui choisit la facilité contre le coût. Et de souligner l'exposition du chef de l'Etat : "le président n'est pas une personnalité comme tout le monde. Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps"
"Le Falcon aurait de toutes façons dû aller de la Roche-sur-Yon à Rochefort pour être au plus près du président, tente d'expliquer le Château. Plutôt que de voler à vide pour ce faire, il a volé avec le président et une partie de sa délégation", ajoute cette source. 

En juin 2015, Manuel Valls, alors premier ministre, avait déclenché une vive polémique autour de l'utilisation du Falcon par le gouvernement. 
Image associée
Officiellement, il s'était rendu en Falcon à une "réunion de travail" avec l'UEFA à Berlin, rappelle BFMTV. Mais la chaîne macronienne omet d'indiquer qu'en vérité, ce qui motivait Valls pour le Falcon, le 7 juin 2015, était de transporter deux de ses enfants de Poitiers à Berlin pour assister au match de Ligue des champions, dans lequel leur équipe de coeur était engagée, la finale FC Barcelone-Juventus Turin à l'invitation du président de l'UEFA, le Français Michel Platini. 
A l'époque, le magazine Challenges avait calculé que le coût horaire moyen d'un Falcon 2000 était de 4.251 euros en 2013, selon les derniers chiffres fournis sur le sujet par le ministère de la Défense. Face au scandale, le Catalan s'était engagé à rembourser 2.500 des 14.200 euros.

Quant à lui, le président Macron avait déjà fait polémique avec le jet de la République en juin 2017, pour les élections législatives. Il l'avait utilisé pour faire un Paris-Touquet (environ 250 km) et retour, pour aller voter. Il lui en aurait coûté environ 9 euros en "car Macron"...

Alors que l'Elysée se défend déjà du budget destiné à la vaisselle du Palais, ces 35 minutes de vol sont aujourd'hui jugées irresponsables et irrespectueuses du contribuable.

dimanche 26 août 2018

Edouard Philippe accueilli par des jets d'oeufs à Charleville-Mézières

Dans les Ardennes, les migrants sont mieux reçus que le premier ministre 

Fin octobre 2016, Charleville-Mézières accueillait 29 migrants issus de la jungle de Calais. 

Image associéeArrivés en bus et conduits à la Cité des Jeunes et des Etudiants, dans le quartier de La Houillère, ils logeront tous face à l'ancienne mairie de quartier, dans un foyer qui héberge une association venant justement en aide aux migrants, aux réfugiés et aux plus démunis : 'Les Locataires de la planète Terre". 

Ces migrants venaient en majorité du Soudan. Une arrivée de nuit, dans le calme, sous l’œil de deux ou trois curieux et avec le soutien de la Croix Rouge et des services préfectoraux.
Au total, 368 personnes furent accueillies dans toute la région Grand-Est, en une semaine.

Le premier ministre Edouard Philippe a bénéficié d'un tout autre accueil...

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De passage au festival du Cabaret Vert organisé à Charleville-Mézières le 24 août 2018, le premier ministre Edouard Philippe n'a pas su esquiver un double jet d'œufs, tout boxeur qu'il soit. 
Durant sa déambulation Square Bayard, Edouard Philippe a bu – au moins trois bières – mais n’a rien mangé. Il n’a pourtant pas échappé à l’omelette ardennaise. Le premier projectile ira s'échouer sur la chaussure du premier ministre. Un deuxième œuf lancé du même chalet atterrira, quant à lui, sur sa cuisse, laissant ainsi une belle tâche sur son pantalon. 


Ce Carolo, un fonctionnaire de l'Education nationale (renseignements pris), avoue n’avoir eu aucune motivation à son geste : son bras est parti tout seul... L'instinct rebelle à l'état brut...  "Mais je ne le regrette pas ! Est-ce que je suis contrit ? Non. Mais contraint. C’est un geste malencontreux",  expliquera cet intello décalé, par ailleurs membre du groupe rock local, les Sliping Kangooroos, comme le précise le journal L'Union. Côté organisation, on explique que c’est "un non-événement". Tel le chevalier, Edouard Philippe est resté "sans peur et sans reproche" puisqu'il n'a pas du tout réagi à cette "attaque" physique. Les deux protagonistes devaient donc être passablement imbibés !

A l'instar du ministre de l'Economie, Emmanuel  Macron, qui avait reçu un œuf en pleine tête lors de sa visite au Salon de l'Agriculture à Paris durant la campagne présidentielle, le premier ministre a failli subir le même sort, lorsqu'il est passé devant un stand qui proposait des recettes à base d'œufs, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne.
Une mésaventure similaire était arrivée en décembre 2016 à Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, lorsqu'il fut proprement enfariné au cours d'une visite à Strasbourg, et en souvenir de son usage immodéré de l'article 49.3. 



Un Albanais de 42 ans a été arrêté devant une école élémentaire de Charleville-Mézières. 

Quatre enseignants du collège Léo-Lagrange de Charleville-Mézières ont alerté les autorités sur le danger de renvoyer deux jeunes Albanais dans leur pays.
Marjana et Bilbil, deux Albanais arrivés en France en 2015, allaient chercher leur fils de 8 ans à l'école élémentaire Franck-Mozart de Charleville-Mézières, lorsqu' à moins de 50 m de l'école, un policier présente sa plaque à Marjana et son fils.
Il s'adresse alors à Bilbil et lui demande de sortir de la voiture. L'homme est alors menotté et conduit au commissariat.

Cette arrestation a suscité une vive émotion à l'école carolo et la préfecture ardennaise reconnaît que le choix du lieu d'arrestation n'était pas approprié. Cependant, Frédéric Clowez, le secrétaire général de la préfecture des Ardennes, souligne : "Il y a l'humain et le réglementaire. Ces personnes ne sont pas dans la légalité sur le sol français. 

Une demande d'asile et un recours rejetés.
Depuis leur arrivée en France en 2015, la famille de Bilbil et Marjana préoccupe les autorités. Leur fils de 15 ans est soigné par un psychiatre, pour des suites supposées de menaces sur sa famille et lui, lorsqu'ils étaient en Albanie : une possible fable pour étayer une demande d'asile. Un suivi leur a ainsi permis de monter un dossier de protection d'enfant malade. Dossier jugé "incomplet" par la préfecture.
Après une demande d'asile et un recours, tous deux rejetés, Marjana, Bilbil, et leurs enfants se trouvent sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. C'est de l'acharnement, s'indigne Pascale Adrian, une avocate qui dispose d'un cabinet à ...Bucarest, Roumanie. Cette famille a rempli tous les papiers comme il le fallait et l'aîné est le premier de sa classe, raconte-t-elle, à qui veut l'entendre. 

Des illégaux parfaitement "coachés".
Le 7 mars dernier, alors que le père est assigné à résidence depuis le mois de février, Marjana et son époux se rendent au commissariat pour signer leur assignation. Ils sont alors arrêtés, sans raison, selon eux. La police va chercher le petit de 8 ans, alors qu'il est au centre aéré et recherche aussi son frère. Les enfants étant introuvables, les forces de l'ordre sont dans l'incapacité de réunir la famille, ce qui rend impossible son expulsion.
On ne peut pas laisser un mineur à la charge du département, explique la bénévole du Secours Catholique. Donc le risque aujourd'hui, c'est que la famille soit réunie. Si tel est le cas, elle sera reconduite à la frontière.

Le juge des libertés de Strasbourg a jugé le cas de Bilbil et a estimé que l'internement en centre de rétention administrative n'était pas justifié. L'Albanais est désormais libre, mais il est inscrit sur le fichier des personnes recherchées. Accompagné par des associations, il tente de rentrer à Charleville auprès de Marjana, menacée elle aussi d'expulsion. Elle ne sait pas conduire, mais sait déposer un recours.

La famille de Bilbil et Marjana serait sous le coup de la loi du Kanun en Albanie
Résultat de recherche d'images pour "loi du Kanun"En Albanie, le père de famille a été impliqué dans un accident de la route, dans lequel un homme a "perdu la vie" : il est même carrément mort....
Même s'il n'a pas été jugé responsable par la justice albanaise, Bilbil est menacé de mort par la famille de la victime. Ces menaces le concernent lui et sa famille.

"Cette famille est sous la loi du Kanun. C'est une vendetta qui sévit en Albanie (et au Kosovo) et qui fait que lorsqu'un membre de la famille est atteint, le sang de l'autre famille doit être versé en réparation. Aujourd'hui, si cette famille est reconduite en Albanie, elle risque sa vie", colporte Pascale Adrian, bénévole au Secours catholique de Charleville-Mézières.

Alors, à Charleville-Mézières, des oeufs qui volent c'est en effet un 'non événement"... Si la loi du Kanun s'applique désormais en France, le maître  chanteur risque seulement un retour d'oeufs volants dans sa classe.

dimanche 29 avril 2018

Un élu de Toulouse fait son Valls : "Tu me mets quelques Blancos"

Il y a "trop d’Arabes", lâche un conseiller municipal de Toulouse; le maire ouvre une enquête 

Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, a ordonné l’ouverture d’une enquête visant ce conseiller municipal de la majorité

Dérapage ou erreur de traduction ?
Moudenc, Valls, Collomb
Aviv Zonabend, sans étiquette, a-t-il vraiment déclaré qu’il y a "trop d’Arabes à Toulouse" ? Prêtés à un conseiller municipal toulousain de confession juive sur l’antenne d’une radio israélienne, ces propos ont-ils été prononcés ? Toujours est-il qu'une polémique vise leur auteur présumé depuis la publication d’un article sur la version française du 'Times of Israël', magazine en ligne israélien.

Le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc envisage de lui retirer sa délégation, dans l'hypothèse où cette déclaration serait avérée. Selon le quotidien israélien, à la question posée par le journaliste israélien Razi Barkai, de savoir combien il y a d’Arabes vivant dans la ville rose - qui est jumelée à la ville blanche israélienne depuis 1962 -, le conseiller en charge des relations avec les villes jumelées, répond : "Beaucoup. Trop [d’Arabes dans la ville]", avant de préciser qu’ils représentent "11 à 12 % des habitants" sur une population toulousaine municipale de plus de 470.000 habitants, selon l’INSEE au 1er janvier 2017, soit environ 4.800  48.000 (merci au lecteur qui a corrigé)

"Je ne voulais pas parler d’Arabes, mais d’islamistes."

Des propos que l’élu local a démentis. 
Résultat de recherche d'images pour "Moudenc Macron"
Contacté par France 3 Occitanie, Aviv Zonabend invoque une erreur de traduction : "J’ai été interrogé sur l’affaire Merah et j’ai répondu dans un hébreu hésitant, une langue que je ne maîtrise pas. Je ne voulais pas parler d’Arabes, mais d’islamistes," explique celui qui est aussi président de la commission Eau et Assainissement Toulouse Métropole. 
"Je n’ai rien contre les Arabes et j’entretiens d’excellentes relations avec la communauté musulmane. Je voulais insister sur le fait qu’il y a trop d’islamistes à Toulouse. Je suis très clair. J’en ai après les islamistes, mais je n’ai rien du tout contre les Arabes," insiste-t-il. 


Une explication qui ne suffit pas au premier édile de la ville, Jean-Luc Moudenc.
 
Ex-secrétaire du groupe d’amitié France-Israël lorsqu'il était député, ce proche d'Alain Juppé a menacé de retirer ses délégations à son adjoint et publié un communiqué sur Facebook. "Toulouse mérite mieux que des propos à l'emporte-pièce. J'ai découvert avec stupéfaction, dans le journal 'The Times of Israël', des propos prêtés à Aviv Zonabend, conseiller délégué à la mairie de Toulouse, issus d'une interview sur une chaîne de radio israélienne. Je les condamne avec la plus grande fermeté", précise-t-il dans ce texte. 

Un interprète-traducteur devra donc expliquer si une transposition approximative des propos de Aviv Zonabend  est possible, avant que le maire de la Ville Rose ne statue sur le sort de son adjoint. Aviv Zonabend n’envisage pas de démissionner.

Manuel Valls n'avait pas eu à démissionner

L'ancien maire d'Evry n'avait pas pu invoquer l'excuse d'une traduction incorrecte :


mercredi 28 mars 2018

Djihad dans l’Aude : Laurent Wauquiez réclame une action offensive contre le terrorisme islamiste

La colère monte face à la réalité de la lutte contre le terrorisme et le suivi des  radicalisés

Le président des Républicains et plusieurs personnalités, de gauche comme de droite, relancent le débat sur le suivi des 'fichés S'

Combien de Radouane Lakdim, 
naturalisés mais bi-nationaux 
circulent et passent les frontières librement ?
Laurent Wauquiez et d'autres réclament le rétablissement de l’état d’urgence.
Trois jours après la folie meurtrière d'un fanatique islamiste qui a fait quatre morts dans l’Aude, la question est soulevée de la détermination du pouvoir macronien à protéger efficacement la population des attaques islamistes et à renforcer le suivi des individus radicalisés. Le fait que l’auteur des assassinats, Radouane Lakdim, est en effet un délinquant condamné pour des délits de droit commun à une peine d'un mois qu'il n'a pas effectuée, interpelle l'opinion à défaut de mobiliser les députés LREM. 

L'individu avait été signalé pour sa radicalisation ce qui relance le débat sur le suivi des 'fichés S', à l'initiative de  plusieurs personnalités, mais assez peu à la gauche de l’échiquier politique. 
Dans une déclaration à la presse du lundi 26 mars, Laurent Wauquiez a ainsi demandé le rétablissement de l’état d’urgence, dénonçant la "coupable naïveté" d’Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme. "La contagion islamiste doit être éradiquée, a fait valoir L. Wauquiez. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli." 

Comme depuis plus de trois années, le président des Républicains a également exigé l’instauration de mesures comme l’internement des 'fichés S' de nationalité française 'les plus dangereux' et l’expulsion des ressortissants étrangers qui font l’objet de la même surveillance. 

Tandis que le PS et le PCF gardent le silence, le FN demande la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb. Marine Le Pen rappelle en effet que "les premiers mots [du ministre septuagénaire] devant la caméra, c’est de dire 'nous ne savions pas qu’il était radicalisé' "

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a aussi proposé le retour à l’état d’urgence, l’expulsion des 'fichés S' étrangers et l’interdiction des Frères musulmans et du salafisme. 

Dimanche, Manuel Valls a souscrit à cette proposition de l’interdiction du salafisme, et l’ancien premier ministre socialiste a suggéré de regarder "de près les questions liées à la rétention administrative" pour les 'fichés S' "dont on considère qu’ils représentent un danger"
"Je ne vois pas comment on peut mettre ça en place", lui a opposé lundi la sénatrice PS Laurence Rossignol sur LCI. "On a déjà du mal à traiter le problème de la radicalisation en prison, a-t-elle admis, suggérant toutefois que le système pénitentiaire serait la cause principale, bien que, dans le cas du tueur de l'Aude,  Radouane Lakdim n'ait pas effectué sa peine (…) "Faire des rétentions administratives, c’est rassembler ensemble [sic] les 'fichés S' (…), mais là encore c’est des bouillons de culture de la radicalisation, a-t-elle insisté, colportant les idées reçues, pour discréditer toute action de prévention, une idée surfaite dont le PS fait depuis 20 ans une panacée. "Donc, je ne crois pas que ce soit la bonne solution", a conclu, sans surprise, la sénatrice de l’Oise, sans faire aucune proposition positive. 

Ancien directeur général de la police nationale et aujourd’hui, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité, Frédéric Péchenard a, lui aussi, repoussé cette idée de rétention administrative émise par  l'ancien ministre PS de l'Intérieur: "Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est très difficile à mettre en oeuvre. C’est très difficile techniquement (et) très difficile juridiquement", a-t-il déclaré sur Europe 1. 
Mais F. Péchenard a exprimé ses préférences.  "D’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces" telles que le rétablissement des perquisitions administratives et le renforcement du renseignement pénitentiaire, afin d’" affiner pour savoir qui va passer à l’acte" parmi ces personnes. 

L’ex-directeur général de la police s’est dit en outre "favorable" à la fin de l’état d’urgence, une mesure qui doit être appliquée "dans une démocratie comme la France (...) dans un temps très court". 

Près de 20.000 suspects inscrits au fichier des signalements 

Abattu par les forces de l’ordre après son djihad meurtrier à Carcassonne et Trèbes dans l'Aude, le tueur de l’Aude, Radouane Lakdim, est un Français d’origine marocaine. Né au Maroc le 11 avril 1992, il est arrivé en France dans les premiers mois de sa vie et a été naturalisé en 2004, à l’âge de 12 ans, un âge de raison, dit-on, mais du seul fait que son père était devenu français. Mais il disposait de la double nationalité.
Il était "fiché S" et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. Or, aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste" n’avait été décelé, raconte le procureur de la République de Paris, François Molins. 
Sa compagne, placée en garde à vue après les quatre assassinats d'innocents vendredi, est aussi fichée pour radicalisation, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI, sans l'être.
Les versions divergent selon les sources et la question de la vérité interpelle. 
BFMTV rapporte que l'islamiste qui est passé à l'acte vendredi n'était plus suivi depuis le début de l'année. 
L'air de rien, cette source met en évidence les incohérences. En 2016 et 2017, Lakdim a été suivi par les services de renseignement, qui n'ont décelé aucun "signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l'acte terroriste", selon le procureur de Paris qui se dandine, le fameux François Molins. Sa surveillance avait alors été arrêtée.
En août 2016, Lakdim avait pourtant fait un mois de prison après des condamnations pour "port d'arme prohibé", "usage de stupéfiants" et "refus d'obtempérer", des "délits de droit commun ", selon Le Monde déjà cité plus haut.

20.000 Radouane Lakdim dans la nature
Près de 20.000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 
Sur ce total, 11.000, les plus sensibles, sont "prises en compte" par les services, qui analysent leur dangerosité avec pour objectif de prévenir les passages à l’acte.
Ces 11.000 Radouane Lakdim sont-ils "pris en compte" comme des statistiques ou des dangers potentiels pour la population dans laquelle ils circulent librement ?