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dimanche 29 avril 2018

Un élu de Toulouse fait son Valls : "Tu me mets quelques Blancos"

Il y a "trop d’Arabes", lâche un conseiller municipal de Toulouse; le maire ouvre une enquête 

Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, a ordonné l’ouverture d’une enquête visant ce conseiller municipal de la majorité

Dérapage ou erreur de traduction ?
Moudenc, Valls, Collomb
Aviv Zonabend, sans étiquette, a-t-il vraiment déclaré qu’il y a "trop d’Arabes à Toulouse" ? Prêtés à un conseiller municipal toulousain de confession juive sur l’antenne d’une radio israélienne, ces propos ont-ils été prononcés ? Toujours est-il qu'une polémique vise leur auteur présumé depuis la publication d’un article sur la version française du 'Times of Israël', magazine en ligne israélien.

Le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc envisage de lui retirer sa délégation, dans l'hypothèse où cette déclaration serait avérée. Selon le quotidien israélien, à la question posée par le journaliste israélien Razi Barkai, de savoir combien il y a d’Arabes vivant dans la ville rose - qui est jumelée à la ville blanche israélienne depuis 1962 -, le conseiller en charge des relations avec les villes jumelées, répond : "Beaucoup. Trop [d’Arabes dans la ville]", avant de préciser qu’ils représentent "11 à 12 % des habitants" sur une population toulousaine municipale de plus de 470.000 habitants, selon l’INSEE au 1er janvier 2017, soit environ 4.800  48.000 (merci au lecteur qui a corrigé)

"Je ne voulais pas parler d’Arabes, mais d’islamistes."

Des propos que l’élu local a démentis. 
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Contacté par France 3 Occitanie, Aviv Zonabend invoque une erreur de traduction : "J’ai été interrogé sur l’affaire Merah et j’ai répondu dans un hébreu hésitant, une langue que je ne maîtrise pas. Je ne voulais pas parler d’Arabes, mais d’islamistes," explique celui qui est aussi président de la commission Eau et Assainissement Toulouse Métropole. 
"Je n’ai rien contre les Arabes et j’entretiens d’excellentes relations avec la communauté musulmane. Je voulais insister sur le fait qu’il y a trop d’islamistes à Toulouse. Je suis très clair. J’en ai après les islamistes, mais je n’ai rien du tout contre les Arabes," insiste-t-il. 


Une explication qui ne suffit pas au premier édile de la ville, Jean-Luc Moudenc.
 
Ex-secrétaire du groupe d’amitié France-Israël lorsqu'il était député, ce proche d'Alain Juppé a menacé de retirer ses délégations à son adjoint et publié un communiqué sur Facebook. "Toulouse mérite mieux que des propos à l'emporte-pièce. J'ai découvert avec stupéfaction, dans le journal 'The Times of Israël', des propos prêtés à Aviv Zonabend, conseiller délégué à la mairie de Toulouse, issus d'une interview sur une chaîne de radio israélienne. Je les condamne avec la plus grande fermeté", précise-t-il dans ce texte. 

Un interprète-traducteur devra donc expliquer si une transposition approximative des propos de Aviv Zonabend  est possible, avant que le maire de la Ville Rose ne statue sur le sort de son adjoint. Aviv Zonabend n’envisage pas de démissionner.

Manuel Valls n'avait pas eu à démissionner

L'ancien maire d'Evry n'avait pas pu invoquer l'excuse d'une traduction incorrecte :


mardi 21 novembre 2017

Esclavage en Libye: l'indignation générale en termes ...généraux

Les victimes sont des migrants noirs. Et les tortionnaires ? Des racistes arabes ?

Le phénomène était connu, mais tu.
Esclavage en Libye : “Indignation” de l’Union africaine
Dans le flux de migrants qui empruntent la route périlleuse passant par la Libye, un certain nombre se trouvent réduits en esclavage par leurs passeurs. 
Dans un reportage pour la chaîne américaine, la correspondante Nima Elbagir, le producteur Raja Razek et le photojournaliste Alex Platt se sont rendus en Libye pour CNN: ils ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en caméra cachée.
Le lieu tenu secret se situe à l’extérieur de Tripoli. Sous les yeux des journalistes, une douzaine de Noirs défilent pour être vendue. Au fur et à mesure le prix augmente, 500, 550, 600, 650… La vente est conclue rapidement.
L'émotion s'est libérée en Occident, suite à la diffusion de ce documentaire choc de CNN présentant des cas de traite des Noirs et montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.

Des témoignages de migrants filmés par CNN confirment l’existence de ces pratiques. Les images de la chaîne ont été remises aux autorités libyennes qui se sont engagées à lancer une enquête.
La compassion professionnelle de VSD ne marche pas : trop factice. "Selon le reportage choc diffusé sur la chaîne américaine, des migrants noirs seraient [leurs confrères n'ont pas réussi à les convaincre!] traités comme des marchandises en Lybie et vendus sur des marchés aux enchères. Maltraités, affamés, enchaînés, ces pauvres êtres n'auraient [le doute de VDS finit pas indisposer] aucun moyen de se défendre face aux milices armées qui les utilisent comme du bétail." 

Sur France 2, 'Complément d'enquête' a présenté ce reportage  

(il y est déjà question de Sinaly: cf. le reportage ci-dessous...):


VSD relaie l'indignation de la planète, sans nommer les coupables 

L'indignation gagne les réseaux sociaux. Alors qu'une manifestation était organisée, samedi, illégalement, plusieurs personnalités passent outre et dénoncent le manque de réactions des nations occidentales... Sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Instagram, les internautes -notamment des immigrés- sont nombreux à relayer l'émotion et l'indignation suscitées par les révélations de CNN. 

La planète web n'a pas les réticences des media
Elle tente de mobiliser les chefs d'états et de gouvernements, mais aussi les populations civiles. Les élus ne sont pas les premiers à monter en lignes: la majorité parlementaire est en congrès et reste centrée sur elle-même. 
Résultat de recherche d'images pour "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise""

Alban Bartoli, chanteur révélé par la première édition de The Voice, a invité ses fans à changer leur photo de profil. Connues, moins connues, les personnalités, comme les anonymes d'ailleurs, appellent à l'indignation et la mobilisation sur les réseaux sociaux. "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise", indique l'image qu'utilisent de nombreux internautes, en guise de photo de profil, sur Facebook. De l'Europe à l'Afrique, la même indignation, la même révolte 

Sur un site de pétitions, des appels circulent, pour que "les individus" - ils n'ont, semble-t-il aucune spécificité commune, selon VSD -  pratiquant la traite d'humains soient mis hors d'état de nuire et condamnés, mais surtout pour que les populations concernées reçoivent une aide d'urgence et soient libérées. 

Sur le continent africain, poursuit VSD, c'est aux chefs d'Etat que les personnalités demandent des comptes, les accusant de détourner avec indécence le regard pendant que l'on réduit en esclavage leurs frères et soeurs, comme aux pires heures de l'histoire du continent. 
En Europe, si les coupables désignés [ils ne le sont pas plus que par VSD] ne sont pas les mêmes, la réaction n'est pas moins vive. Simples citoyens ou célébrités, les indignés attendent [ils se bougent sur les réseaux !] des réactions immédiates et mettent les politiques européens face à leurs responsabilités.

A Paris, ce samedi 18 novembre, une manifestation était organisée à Paris. 
Image associée
Une millier de personnes avait répondu à l'appel lancé par des organisations humanitaires dans l'urgence [VSD ne les nomme pas...]. La Préfecture n'ayant pas autorisé le rassemblement [pour la désigner à la colère des manifestatnts, VSD la nomme... ], les heurts avec les forces de l'ordre n'ont pu être évités. "Sans qu'aucune déclaration n'ait été faite, plusieurs associations ont organisé une manifestation et un cortège depuis l'ambassade de Libye jusqu'en direction du second site diplomatique de ce pays", dans l'ouest parisien, a indiqué dans un communiqué la Préfecture, précisant néanmoins qu'"aucune dégradation" n'était à déplorer. 

VOIR et ENTENDRE les manifestants dans la rue et la  mise en accusation de la France par un migrant:

Illégale ou non, plusieurs personnalités étaient passées outre pour appeler à la solidarité avec les associations mobilisées : "Esclavage et camps de concentration en 2017... Soyons solidaires et au rendez-vous contre cette torture et cette violence, écrit simplement Omar Sy qui a multiplié les tweets révoltés.

Des Africains s'en prennent à la communauté européenne

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi. Le président guinéen Alpha Condé, "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne.
A Dakar, le gouvernement sénégalais a "appris [sic] avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne”, indique un communiqué officiel.
L’Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants”, poursuit le texte. "Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète", promet la présidence de l’UA.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé mardi la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant "inhumaine" la coopération de l’Union européenne avec ce pays.
"La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye", a-t-il dit, en estimant que "la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité".

VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Amine, un mineur de 16 ans, victime de l'exploitation de l'homme noir par l'homme arabe de Libye. Dans cette vidéo, il raconte le calvaire des migrants africains en Libye.

Une récupération idéologique se développe

On l’oublie souvent, mais de toutes les formes d’esclavage de populations négro-africaines, celle pratiquée par les Arabes fut de loin la plus massive, la plus longue et la plus cruelle.
Un brillant anthropologue franco-sénégalais du nom de Tidiane N’Diaye parle même de "génocide voilé" pour qualifier ce que des générations ont enduré. Même si cette traite a pris fin au début du 20e siècle (1920 pour le Maroc), certaines poches de résistance, notamment en Mauritanie, tendent encore à faire perdurer cette ignominie.

dimanche 27 décembre 2015

"Les sales Corses de merde" ont encore réagi au guet-apens d'Arabes d'Ajaccio

Les media inféodés au pouvoir confondent cause et conséquence au détriment des Corses

"On a vu des jeunes arriver avec des battes de base-ball," témoigne une femme pompier d'
Ajaccio agressée

Tiffany, sapeur-pompier à Ajaccio blessée lors d'un guet-apens durant la veillée de Noël, raconte les violences subies et les injures essuyées par les forces de la sécurité civile. "On est intervenus sur un incendie dans le quartier des Jardins de l'empereur", se souvient-elle sur BFMTV. Soudain, "une bande de jeunes nous a insultés de 'sales Corses de merde'. Ils avaient des battes de base-ball et des clubs de golf". Les pompiers ont finalement réussi à se sortir du traquenard et à quitter le quartier arabe d'Ajaccio, mais deux d'entre eux ont été blessés et brièvement hospitalisés.

Pompiers agressés à Ajaccio: "On a vu des... par BFMTV

La population corse outragée a manifesté sa colère

Vendredi en fin de journée, plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés sur les lieux du guet-apens dans cette cité populaire d'Ajaccio, en présence des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, mais aussi pour essayer d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille.
VOIR et ENTENDRE l'un des pompiers corses agressés assurer qu'"il aurait pu y avoir des morts":

En marge de ce rassemblement de solidarité avec les pompiers et la police, une salle de prière musulmane de la cité des Jardins de l'Empereur, a été saccagée par un groupe de Corses qui ont aussi tenté de mettre le feu à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran, sans y parvenir vraiment. "50 livres de prières ont été jetés sur la voie publique (seules quelques feuilles ont été consumées)",  avait précisé François Lalanne, mais 30, selon d'autres sources. 

Une boutique de kebab a également été endommagée.

La situation s'est à nouveau tendue et le préfet a interdit les manifestations dans le quartier

Débuté dans le calme aux abords du quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio, ce samedi 26 décembre, le rassemblement prévu à 15 heures a rapidement tourné à l'émeute. 
Plus tôt, plus de 300 manifestants ont forcé le barrage des policiers pour accéder au quartier où une salle de prière musulmane avait été saccagée vendredi soir.
Deux explosions auraient été entendues, d'après les journalistes et un important dispositif comportant des gendarmes et des CRS a été mis en place aux pieds des immeubles pour empêcher les manifestants de passer.

Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS a été "déployé" dans le quartier. Les portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées par des pierres. Peu avant 17h00, les manifestants ont commencé à progresser en direction de Saint-Jean, un autre quartier d'Ajaccio, situé à une dizaines de minutes de là. Comme la veille, certains scandaient "Arabes dehors" ("Arabi fora"), "Islame fora" (Islam dehors) ou encore "On est chez nous".

"C'est un tout petit groupe de jeunes", a minimisé Mehdi, un habitant des Jardins de l'Empereur, âgé de 35 ans: "les parents abandonnent, le problème c'est l'éducation", a-t-il estimé, "mais nous, nous voulons tous vivre ensemble, sans problème". 
Selon la préfecture, quelques heures avant ces incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de "400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire", qui ont pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël, célébration chrétienne.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, 
a annoncé qu'il va prendre un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité.
En début de soirée, le préfet de Corse, Christophe Marmand, a demandé aux manifestants de cesser leur mouvement, "qui donne une image désastreuse de la Corse". Ces derniers se sont dit satisfaits des engagements du représentant de l'Etat, qui a annoncé que "des policiers seront présents dans tous les quartiers", ont-ils précisé. 
Une ville en "état d'urgence"...

Personne n'a vu le premier ministre dont on dit qu'il serait en soins, mais les services de Manuel Valls s'expriment sur Twitter:
Depuis, les media négligent le guet-apens qui a fait des blessés mais reprennent l'adjectif "inacceptable" en boucle à propos du saccage de salle...

La ville est désormais sous haute surveillance. 
De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, et dans la cité des Jardins de l'Empereur. "Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l'ordre", s'est félicité par SMS le sous-préfet François Lalanne.

Le mot d'ordre est à l'incompréhension malgré la mise en garde du maire
Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression de la part d'un petit groupe, insiste-t-on, qui a tenu une embuscade. Mais l'émotion suscitée par cette agression ne doit "en aucun cas se traduire par des réglements de compte et des récupérations", a soupçonné le préfet de Corse,  Christophe Mirmand, à France Info.
Le préfet de Corse dénonce les débordements des deux côtés : "Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression. (...) Mais l'émotion que peut entraîner cet événement ne doit en aucun cas se traduire par des règlements de compte et des récupérations."
"Ça n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré" Christophe Mirmand, préfet de Corse
Jean-Guy Talamoni, le président nationaliste  de l'Assemblée de Corse condamne lui aussi ces faits : aussi bien l'agression "inqualifiable" des pompiers et du policier "qui n'est pas tolérable et ne sera pas tolérée", que le saccage de la salle de prière, "acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle". 

De même, Gilles Simeoni,
président du Conseil éxécutif de Corse, dénonce des dérives racistes inacceptables.
"Il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation," commente Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse:
"Ce n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré", a ajouté le préfet. "Un petit groupe de personnes a commis ces agressions aux Jardins de l'Empereur, un tout petit groupe de plusieurs personnes qui seront, je l'espère, rapidement identifiés", a ensuite lancé le préfet de Corse. 

"J'avais des craintes", rappelle en revanche le maire LR de la ville
Laurent Marcangeli, député-maire Les Républicains d'Ajaccio, déclare ne pas être "surpris" de ce qui s'est passé. "Depuis plusieurs mois, je sentais la tension monter. Il en fallait très peu pour déclencher ces événements. Depuis le 13 novembre, j'avais des craintes", explique-t-il. L'élu précise que le quartier des jardins de l'empereur à Ajaccio est dans la même situation que les quartiers défavorisés sur tout le territoire. Laurent Marcangeli dit bien qu'il sentait "la tension monter" depuis plusieurs mois, mais précise aussi qu'en tant que maire, il ne peut "pas accepter ce type de comportement".
"Si demain chacun veut se faire justice lui-même, on tombe dans l'anarchie" Laurent Marcangeli, député-maire LR d'Ajaccio

Les critiques politiques reprennent le dessus
"Aujourd'hui, il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation ici comme en France. Ces phénomènes sont bien sûr accentués avec les événements récents. Je pense qu'il faut avoir le courage de dire qu'il y a des problèmes politiques et économiques", a déclaré le tout nouveau président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni (Parti nationaliste 'Inseme per a Corsica' qui en français hexagonal signifie 'ensemble pour une Corse une') et avocat d'Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat de Claude Érignac. 

samedi 8 mars 2014

Municipales 2014: Carlotti poursuivie pour injure publique à caractère raciale

H.Boukhelifa porte plainte contre la ministre et candidate  à Marseille

Flagrant-délit de mépris socialiste de la diversité
Trahi par F. Hollande
L’avocat international franco-algérien, Hacen Boukhelifa, a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre la ministre-candidate pour injure publique à caractère racial. Hacen Boukhelifa s’était porté candidat à la primaire citoyenne organisée l’an dernier par le PS pour désigner sa tête de liste aux élections municipales à Marseille. Discriminé par les socialistes blonds, il n’avait pu se qualifier, faute des parrainages suffisants, et s’était ensuite rangé derrière Marie-Arlette Carlotti. Il était devenu un membre actif de son équipe de campagne contre la promesse de figurer sur sa liste en position éligible.
Mais, de manière nettement moins démocratique, le Parti socialiste a récidivé en l'écartant de la liste Mennucci menée par Marie-Arlette Carlotti dans les 4e et 5e arrondissements de Marseille. Le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Marseille est saisi de la plainte du bi-national..

Marie-Arlette Carlotti a perdu la primaire mais elle a été repéchée du Vieux-Port par Patrick Mennucci pour conduire sa liste dans les 4e et 5e arrondissements. Hacen Boukhelifa a donc attendu qu’elle honore sa parole. Mais, le 25 janvier, à l’occasion de l’inauguration de son local de campagne, Marie-Arlette Carlotti, interpellée par des militants sur les raisons pour lesquelles elle n’avait pas retenu l’avocat sur sa liste, répondait, selon quatre témoignages cités dans la plainte : "Hacen Boukhelifa ne sera jamais sur ma liste. De toutes façons, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste. Il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne dans les quartiers nord.
Depuis ces propos discriminatoires, le franco-algérien ne décolère pas. 

Carlotti et Jean-Noël Guérini
Il a déjà tenu une conférence de presse de protestation devant le local de campagne de la ministre. Et hier 7 mars, il a confié au cabinet de Me Sophie Bottai le soin de déposer une plainte avec constitution de partie civile contre Marie-Arlette Carlotti "pour avoir à Marseille, le 25 janvier 2014, et depuis temps non couvert par la prescription, par des discours, cris ou menaces proférés dans un lieu ou réunion publics, en l’espèce à Marseille, 13005, 11 A, rue Louis-Astruc, comportant une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective, injurié publiquement M. Hacen Boukhelifa, à raison de son origine, son appartenance ou sa non-appartenance à une race, en l’espèce en disant "Hacen Boukhelifa ne sera jamais sur ma liste. De toutes façons, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste et, il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne sur sa liste du 15/16 dans les quartiers nord ", faits prévus et réprimés par les articles 23, 29, alinéa 2, 3 et, 42, 43 et 48 (6°) de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse."

Au terme de cette plainte, Hacen Boukhelifa demande réparation du préjudice qu’il dit subir.

Droit des étrangers
10 pays de l’Union européenne n’accordent aucun droit politique aux étrangers non communautaires (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, France, Italie, Lettonie, Malte, Pologne et Roumanie). A plusieurs reprises, des institutions européennes se sont prononcées pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extracommunautaires aux élections locales.
Dans le monde, 65 pays sur 193 donnent des droits politiques aux résidents étrangers, dont 23 pays où les étrangers peuvent voter à certaines conditions pour des élections nationales.

Les binationaux votent deux fois, dans le pays d'origine et dans le pays d'accueil et valent deux citoyens. Diplomé de l'Institut des Hautes Etudes Internationales, professeur en droit des étrangers et expert au pôle immigration-intégration, Me Boukhelifa, avocat à Paris et avenue du Prado à Marseille, est né en France d'un père algérien de sept enfants, mineur de charbon durant 30 ans à Oignies dans le Pas-de-Calais, mais il est néanmoins franco-algérien.

dimanche 4 août 2013

Des mécréants algériens rompent le ramadan en réaction à l'islamisation

Contre l'"islamisation", un pique-nique géant en plein ramadan

Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public pour marquer leur "liberté de conscience"

Des bouteilles d'eau, des baguettes de pain et même de la bière pour certains. Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public en plein ramadan samedi dans la ville "rebelle" de Tizi Ouzou, dans une première action collective du genre depuis plusieurs décennies pour marquer leur liberté de choix face à l'"islamisation" du pays: une manière de demander à l'Etat de respecter les libertés individuelles. "Il y a un climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas" durant le mois de jeûne sacré musulman du ramadan, dénonce l'un d'eux, Ali, la quarantaine, un technicien de cette ville kabyle située à 100 km d'Alger.
Tahar Bessalah, un entrepreneur en climatisation kabyle venu d'Alger, acquiesce. "Il faut que la religion reste du domaine du privé", dit-il en s'affirmant "musulman de tradition mais pas jeûneur". Parmi les participants à cette action, figurent des citoyens sans affiliation et des militants politiques.
Souvent berbères, ils n'hésitent pas à afficher le drapeau berbère. 
Un étudiant de 18 ans, Lounès, va encore plus loin en arborant une pancarte sur laquelle est écrit: "Je ne suis pas arabe. Je ne suis pas obligé d'être musulman".

La ville de Tizi Ouzou a été le théâtre de troubles parfois sanglants 

Les Berbères ont très mal vécu les politiques d'arabisation imposées par le gouvernement depuis l'indépendance: ils veulent faire avancer leurs revendications culturelles et identitaires Kabyles. 
Face à un public essentiellement jeune et masculin, le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït Chebib, a revendiqué "l'attachement ancestral" des Kabyles "à la liberté de conscience". "Nous voulons dénoncer l'inquisition des autorités", "l'instrumentalisation de la religion", lance-t-il, applaudi par les manifestants.
 
Et d'annoncer que des manifestations similaires sont prévues ce jour à Bejaïa, ville portuaire kabyle, et même en France et au Canada, où vivent d'importantes communautés kabyles.

Pendant le ramadan durant lequel les musulmans s'abstiennent de boire, de manger, de fumer et d'avoir des relations sexuelles du lever jusqu'au coucher du soleil, les restaurants sont ouverts seulement dans les hôtels de luxe, et les autorités tout autant que les religieux incitent la population à respecter le jeûne, l'un des cinq piliers de l'islam. 
Jusque dans les années 1980, dans les villes au moins, les restaurants étaient ouverts et ne jeûnaient que ceux qui le voulaient.