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mercredi 6 novembre 2019

FakeNews : les musulmans davantage victimes de discriminations et... d'agressions ?

Un sondage "orienté" de l'Ifop pour  la Fondation Jean-Jaurès : attention la nuance captieuse ! 

Les discriminations et les agressions visant les musulmans en France sont minoritaires au quotidien, mais plus fréquentes que pour le reste de la population

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Discriminés, et pourtant bien intégrés ?
Les Français ne s'attendaient pas à celle-là ! La Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès dont les commanditaires de ce sondage spécieux que l'Ifop a produit - avec le concours de l'Institut Montaigne - et publié mercredi. 
Tendancieux ou mensonger, comme on voudra, mais orienté à coup sûr: la Dilcrah, c'est la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine [sic] anti-LGBT, et la Fondation Jean-Jaurès, c'est une officine du PS, fondée à l'initiative de Pierre Mauroy, non pas un think tank ordinaire, mais une "fondation politique" , autant dire une pompe à fric, comme les socialistes en ont le secret : officiellement elle était dédiée au rayonnement  du socialisme... 
Résultat de recherche d'images pour "Laurent Bigorgne ET Macron"
Quant à l'Institut Montaigne, dont le conseil d'orientation est dirigé par l'Américain Ezra Suleiman, 77 ans, caution universitaire, et qui est dirigé par Laurent Bigorgne, 45 ans (ancien UNEF-ID, puis poignet droit de Richard Descoings, patron décédé de l'IEP de Paris (lequel vécut une relation amoureuse avec Guillaume Pépy: l'une de leurs maisons en commun se trouve à Pernes-les-Fontaines, Vaucluse), et "ami de longue date" d'Emmanuel Macron qui l'a placé à la tête du Comité action publique 2022, CAP 22, en juin 2018, en charge de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat, après avoir été cité comme potentiel ministre en 2017). Bigorgne est l'auteur d'un rapport identifiant une trentaine de milliards d'euros d'économies possibles : la boucle est bouclée dans le contexte de la réforme des quotas d'immigrés. On part donc sur de bonnes bases !
42% des musulmans  - et non pas arabes - vivant en France - hors critère de (bi)nationalité - affirment avoir fait l'objet d'au moins une forme de discrimination liée à leur religion et ce, au moins une fois au cours de leur vie, rapporte cette commande. Que dire donc des roux et rousses et des albinos... 

L'entreprise de sondage a testé différentes sphères possibles de discrimination 

Si on peine à chiffrer le nombre de musulmans en France, l'IFOP  parvient en revanche à dégager un échantillon représentatif. 
L'entreprise sort des chiffres de discrimination, catégorie par catégorie :"lors d'un contrôle" de police (13%) - comme si la religion était affichée sur le visage - , "lors de la recherche d'un emploi" (17%), d'un logement (14%).

L'IFOP et l'Institut Montaigne parvient même à produire par le menu le détail des idées reçues combattues au moment de la discussion sur le projet d'incitation gouvernementale à l'embauche d'étrangers extérieurs à l'UE, "objectifs chiffrés" ou quotas d'immigration économique. 
L'étude réalisée conjointement pour la  Dilcrah et la Fondation Jean Jaurès - scientifique ou partisane ? - estime que les discriminations toucheraient davantage les personnes de 30 à 40 ans et les femmes (46%, contre 38% chez les hommes). 
En outre, 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie. Mais 44% des femmes qui ne portent jamais le voile l'ont aussi été. Le voile islamique serait plutôt bien intégré par les mécréants, à la différence des Français (ou non) exogènes qui résistent à l'intégration dans le pays d'accueil: CQFD. 
En particulier, les femmes sont nettement plus victimes de discrimination dans la recherche d'un emploi, notamment les femmes voilées, lesquelles représentent une infime minorité de l'échantillon et encore sont-elles alors souvent des mères isolées bénéficiaires des aides sociales consenties par les mécréants  - consentants ou non - décriés par le sondage socialiste.

Autres manipulations de l'opinion en contexte de réforme.
Un musulman sur quatre (24%) a [ou aurait !] été exposé à une agression verbale au cours de sa vie, contre 9% chez les non-musulmans. En outre, 7% de musulmans ont fait l'objet d'agressions physiques (contre 3% dans le reste de la population). Fait notable: 37% des femmes portant le voile ont été exposées à des insultes ou des injures à caractère diffamatoire.

Si l'on ne prend que la période des cinq dernières années, 40% des musulmans estiment avoir fait l'objet de comportements racistes (contre 17% chez les non musulmans). Parmi eux pour 16%, cela était dû à la religion, et pour 15% à leur couleur de peau.

Sondage réalisé par entretien au téléphone, du 26 août au 18 septembre, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population de religion musulmane (personne s'identifiant elle-même comme musulmane) âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

L'Ifop précise avoir déterminé ces quotas à partir d'une étude Ifop - Institut Montaigne réalisée au printemps 2016 auprès d'un échantillon de 15.459 personnes. L'institut de sondage a également réalisé un "échantillon témoin" de 962 personnes non-musulmanes.

Une étude qui discrimine les "Blancs" (cf. 'Islamophobie : quand les Blancs perdent leur triple A', par Houria Bouteldja, membre du PIR), sans convaincre de leur "racisme", bien que l'islamophobie soit désormais amalgamée au racisme : les discriminations religieuses contre les musulmans dont le sondage fait état se fondent sur l'apparence au téléphone : un sondage au faciès ? Les converti(e)s sont-ils pris en compte ?

vendredi 13 septembre 2019

Un diplomate français inculpé pour appartenance à une association terroriste

Ce diplomate est soupçonné d'un projet d'attaque(s) contre des musulmans et des juifs en France 

Ce diplomate se préparait à des attaques en France, depuis l'ambassade de France au Salvador

Résultat de recherche d'images pour "survivalisme"Le numéro 2 de l'ambassade de France a été interpellé à l'aéroport de Roissy par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 2 juin lors d'un voyage en France. Quatre jours plus tard, il a été inculpé pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris jeudi "de source proche du dossier". 

Ancien consul adjoint au Gabon, Marc-Antoine G. occupait les fonctions d'adjoint à l'ambassadeur de France au Salvador.   Ce haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, âgé de 51 ans, serait membre actif d'une cellule d'ultra-droite, l'AFO, ou Actions des forces criminelles - groupuscule antisémite et islamophobe implanté sur l'ensemble du territoire français et composé de retraités adeptes du survivalisme, convaincus que l'Etat est incapable de les protéger, et des radicalisés -, qui projetait des attaques contre des musulmans en France.  Ce n'est "pas juste un sympathisant" mais un membre "actif" du groupe d'ultra-droite Actions des forces opérationnelles (AFO), selon cette source. Le diplomate a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France et a été suspendu de ses fonctions. Le Quai d'Orsay n'a pas souhaité "commenter une procédure judiciaire en cours".
Ce groupuscule voulait lutter contre un "péril islamique" que Le Parisien estime "prétendu".

Treize membres présumés de l'AFO ont déjà été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" à l'été 2018. 

Ils affichaient leur ambition de lutter "contre le péril islamiste" évoquant déjà des projets d'attaques contre des musulmans. Lors de deux coups de filet et de perquisitions chez des suspects, des armes à feu avaient été retrouvées. Une haine des juifs et des musulmans unissait ce groupe hétéroclite, composé de femmes et d'hommes âgés de 33 à 70 ans. 
Ils projetaient d'attaquer des cibles musulmanes, pour lutter contre un supposé "péril islamiste". Parmi leurs projets : le meurtre d'imams, l'empoisonnement de nourriture halal dans des supermarchés, l'attaque de mosquées..

Les cinq premiers membres de cette mouvance visant des musulmans et des juifs ont été arrêtés et mis en examen entre septembre 2018 et mai 2019. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté d’attaquer des lieux de cultes musulmans et juifs, dont le traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L'enquête judiciaire a mis au jour un projet d'attaque "aux contours mal définis", "susceptible de viser un lieu" de culte, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Ce groupe "à l'idéologie proche de la mouvance néo-nazie" avait évoqué "des lieux de culte juifs ou musulmans". En janvier, la section antiterroriste du Parquet de Paris s'était saisie de l'information judiciaire initialement ouverte à Grenoble le 8 septembre pour des infractions à la législation sur les armes.

Un membre "actif" qui envoyait des directives par mail
A leur domicile, les forces de l'ordre avaient retrouvé des armes à feu et des milliers de munitions, notamment des éléments permettant de fabriquer des explosifs de type TATP, signe que leurs projets étaient déjà ébauchés, bien qu'aucune date d'opération ne semble alors fixée. Le probable chef de file du groupe, un policier à la retraite, "avait la volonté de durcir l'action d'AFO", avait indiqué une source proche de l'enquête à l'époque. 
Les suspects avaient nommé leur groupe "L'Oiseau Noir". Ils communiquaient par l'intermédiaire d'un forum, dans lequel ils "discutaient de l'opportunité de commettre un attentat". Parmi les suspects figurerait un gendarme volontaire. Les enquêteurs auraient retrouvé à son domicile des explosifs, des munitions de kalachnikov, un pistolet Glock et un fusil.

Le diplomate arrêté n'était "pas juste un sympathisant" d'AFO mais au contraire un membre "actif". Il donnait des instructions, se tenait au courant de l'avancée des projets d'attaques par mail et aurait même recruté des sympathisants. "Le projet initial de l'AFO consistait, lors d'une attaque terroriste en riposte aux attentats du 13 Novembre 2005 (série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts - aux abords du Stade de France, à des terrasses de cafés et de restaurants des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle de spectacle du Bataclan -, revendiqués par l'organisation terroriste Etat islamique), à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales", aurait reconnu l'homme, cité par Le Parisien. Pour lui, le groupuscule comptait avant tout préparer des "mesures de représailles" mais pour certains membres "l'attaque était une option".


dimanche 23 juin 2019

Grenoble : prosélytisme de musulmanes en burkini dans une piscine publique

La ville écolo se prêtait à cette opération coup de poing

Elles se baignent en burkini dans une piscine publique 
 
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Une dizaine de femmes vêtues de burkinis - une quinzaine, selon Libération - ont mené une action coup de poing dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble, ce dimanche, celle des Dauphins de Grenoble (Isère), à la lisière du quartier de la Villeneuve. Communautariste, le collectif Alliance citoyenne était l'instigateur de cette opération organisée, assure-t-elle, pour "défendre la liberté de toutes les femmes" de se baigner dans la tenue de leur choix, donc avec ce maillot de bain couvrant le corps dans sa presqu'intégralité, à la différence toutefois des hommes qui peuvent se dénuder pour pratiquer leur sport.

Après s'être regroupés près de la caserne de Bonne et avoir répondu aux questions de la presse, conviée pour l'occasion, les militant(e)s d'Alliance Citoyenne, regroupant des femmes voilées ou non, encadrées par des hommes, se sont dirigés vers la piscine Jean Bron. Après avoir payé leur entrée, certaines femmes participant à l'opération ont revêtu des burkinis, au lieu d'un maillot de bain réglementaire, avant de se diriger en groupe vers les bassins.

Ces militantes musulmanes vêtues de ce maillot de bain couvrant, interdit en piscine publique, s'étaient rassemblées dans l'après-midi à Grenoble. Selon le Dauphiné Libéré, sept femmes accompagnées de militants associatifs ont pénétré vers 15h30 dans une piscine municipale du centre-ville pour se baigner, en dépit de l’intervention de vigiles et de la direction de l’établissement.

Rassemblement à l' appel du Collectif contre l' islamophobie à Argenteuil en 2013
Le règlement intérieur des piscines est-il
islamophobe ?
Le personnel de sécurité de la piscine a informé les baigneuses que leur accoutrement était interdit par le règlement de la piscine, mais les maîtres-nageurs ne sont pas intervenus physiquement pour empêcher les militantes musulmanes (ou non) de se baigner, mais les ont averties de leur intention d'appeler la police. Les membres d'Alliance Citoyenne ont donc bravé l'interdiction en dépit de l'avertissement officiel plongeant dans le grand bassin pour n'en ressortir qu'après une bonne heure de baignade. Le quotidien Libération appellera ça une "baignade à la sauvette"... Les agents de la police municipale et nationale ont contrôlé leur identité avant leur retour aux vestiaires. Les contrevenantes au règlement ont été verbalisées. Elles écopent d'une amende de 35 euros. Des sommes prises en charge par le collectif et prises sur les subventions communales.

Les membres du collectif Alliance Citoyenne s'étaient donné rendez-vous à la Caserne de Bonne - Radio FranceCe forcing, auquel les media locaux avaient été conviés, s’est donc terminé sans heurts vers 17h, a indiqué la police, avisée des faits par la direction de la piscine. Contacté, l'encadrement municipal n’a pas souhaité s’exprimer. 

C'est la deuxième opération de prosélytisme de ce type à Grenoble, cette année. En mai, des femmes soutenues par cette même association citoyenne avaient déjà conduit une action similaire dans une autre piscine municipale de la ville, ce qui confirme l'intention de marquer les esprits sur l'ensemble de la ville, laquelle s'avère complice de cette attaque aux droits des femmes acquis de haute lutte.

Notamment actif à Grenoble (EELV), où il est né en 2012, Aubervilliers (PCF, depuis 1945) ou Gennevilliers (PCF, depuis 1944), mais aussi Lyon, dont le maire LREM est l'ancien ministre de l'Intérieur (et des cultes), Gérard Collomb, ce collectif Alliance citoyenne (une supercherie dans les termes) milite pour les droits civiques des femmes musulmanes, brandissant à tout propos une soi-disant "islamophobie". Libération précise que, "depuis début 2018, 400 femmes se sont engagées avec l’Alliance citoyenne pour demander à la ville de Grenoble l’accès aux piscines pour les femmes musulmanes et le recul de toutes les discriminations qu’elles subissent dans la ville. A l’occasion de la polémique Decathlon, elles souhaitent faire entendre la voix des premières concernées."
Ces opprimées par le voile et la domination masculine affirment pourtant, avec Bouchra : "On a besoin de pouvoir avoir la parole, de parler en notre nom plutôt que ce soit quelqu’un qui le fasse à notre place"...
Avec le soutien de Libération, du Washington Post (qui raillait en titre: "Un hijab pour les joggeuses musulmanes ? En France, c’est un scandale"), de El Pais qui évoquait déjà le burkini et le rappel de la loi française sur le port du voile par Die Welt, ces activistes avaient déjà fait parler d'eux à l’occasion de la "polémique Decathlon", enseigne du groupe Mulliez (Auchan, etc) qui, en février 2019, voulait commercialiser le hijab de running en France, comme au Maroc. (lien PaSiDupes) "Nous, femmes musulmanes, subissons une islamophobie quotidienne, affirmaient-elles dans une tribune du 1er mars 2019 publiée par Libération. [...] "Nous demandons à Decathlon de ne pas céder aux intimidations dont nous avons nous-mêmes l’expérience. Nous demandons à l’Etat français de faire valoir la tolérance et une laïcité qui protège la liberté de conscience. Nous exigeons que soit respectée en France notre liberté de femmes de nous habiller comme nous le souhaitons, de porter un voile ou de ne pas le faire. Nous voilons nos cheveux, mais nous ne couvrons pas notre cerveau. Que celles et ceux qui se prétendent plus libres que nous veillent à ne pas trop voiler leur vision et leurs idées.Signataires: Camille KADDED, étudiante, 22 ans; Merve Nur YILMAZ, étudiante, 19 ans; Asma BOUGHANMI, étudiante, 22 ans; Nazia DEBZA, féministe, 42 ans; Ryslene NORZAMANE, étudiante, 20 ans; Taous HAMMOUTI, mère au foyer et femme engagée, 39 ans; Naïma SBAOUI, 57 ans, auxiliaire puéricultrice. Toutes sont membres de l’Alliance citoyenne à Grenoble et Aubervilliers.
On attend la réaction de la sous-ministre à l'égalité des genres. 
Va-t-elle tweeter pour appeler les femmes de France - et les hommes - à se baigner habillés?  L'épisode actuel de canicule pourrait lui fournir un prétexte à l'alignement du mode de vie des Français sur celui du monde musulman.
Sinon, que compte-t-elle faire pour rappeler aux musulmans que la France est une république laïque?

"Acte de désobéissance civile"

Refus d'intégration de certains immigrants 
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Devant la presse, elles avaient justifié cet "acte de désobéissance civile" comme une protestation contre les règlements des piscines, qu’elles jugent discriminatoires. Elles décident ainsi qu'elles n’enfreignent aucune règle d’hygiène ou de sécurité et jurent qu'elles agissent "sans aucune conviction religieuse", mais pour défendre la "liberté de toutes les femmes". 


Une telle assertion pose le problème de la sincérité des manifestant(e)s.
Ce mensonge est la manifestation d'une volonté de manipulation et un défi anti-républicain à la démocratie et aux droits conquis par la femme française, européenne et occidentale. 
 

lundi 23 avril 2018

Manifeste "contre le nouvel antisémitisme"

Quinze personnalités prennent la plume pour dénoncer la menace antisémitisme 

Libération condamne "un virulent manifeste"...

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Ce manifeste, à l'initiative de Philippe Val et que publie 'Le Parisien-Aujourd’hui en France Dimanche', réunit plus de 250 signataires. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus, des intellectuels, des artistes, toutes et tous "virulents" ?…

Dans un livre à paraître mercredi chez Albin Michel*, quinze intellectuels prennent la plume pour dénoncer le poison de l’antisémitisme. L’ouvrage, préfacé par la philosophe Elisabeth de Fontenay, est écrit avec l’énergie de la colère. Une colère qui prend aujourd’hui la forme d’un manifeste qu’ Aujourd’hui en France Dimanche  a décidé de publier. 
Elle se développe depuis la mort de Sarah Halimi, Parisienne de 65 ans défenestrée après avoir été rouée de coups le 4 avril 2017. La justice a mis plus de dix mois à reconnaître la circonstance aggravante de l’antisémitisme. Le 23 mars, moins d’un an plus tard, dans le même arrondissement, au cœur de la capitale, l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, ravivait l’émotion et l’indignation nées de l’affaire Halimi. L’enquête est en cours.

Plus de 250 signataires ont répondu à l’appel rédigé par un collectif, dont Philippe Val, l’ancien directeur de 'Charlie Hebdo'. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus de tous bords, des représentants des différentes religions, des intellectuels, des artistes…

"Cette terreur se répand"

Résultat de recherche d'images pour "contre le nouvel antisémitisme""L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste [surprenant amalgame], vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique [déconnectée pour cause d'idéologie altermondialiste] que la récente marche blanche a contribué à rompre.

Lorsqu’un Premier ministre, à la tribune de l’Assemblée nationale, déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France, il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice, mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

"Une épuration ethnique à bas bruit"

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie - qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre - dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France - c’est-à-dire environ 50.000 personnes - ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste - et l’antisémitisme qu’il véhicule - est considérée exclusivement par une partie des élites [intellectuelles] françaises comme l’expression d’une révolte sociale [vision marxiste prévalant dans les universités et l'école], alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

"Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie"

Or, à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France.

En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France."

La liste des signataires
Charles Aznavour ; Françoise Hardy ; Pierre Arditi ; Elisabeth Badinter ; Michel Drucker ; Sibyle Veil ; François Pinault ; Eric-Emmanuel Schmitt ; Marceline Loridan-Ivens ; Radu Mihaileanu ; Elisabeth de Fontenay ; Nicolas Sarkozy ; Pascal Bruckner ; Laure Adler ; Bertrand Delanoë ; Manuel Valls ; Michel Jonasz ; Xavier Niel ; Jean-Pierre Raffarin ; Gérard Depardieu ; Renaud ; Pierre Lescure ; Francis Esménard ; Mgr Joseph Doré ; Grand Rabbin Haïm Korsia ; Imam Hassen Chalghoumi ; Carla Bruni ; Boualem Sansal ; Imam Aliou Gassama ; Annette Wieviorka ; Gérard Darmon ; Antoine Compagnon ; Mofti Mohamed ali Kacim ; Bernard Cazeneuve ; Bernard-Henri Lévy ; Philippe Val ; Zabou Breitman ; Waleed al-Husseini ; Yann Moix ; Xavier De Gaulle ; Joann Sfar ; Julia Kristeva ; François Berléand ; Olivier Guez ; Jeannette Bougrab ; Marc-Olivier Fogiel ; Luc Ferry ; Laurent Wauquiez ; Dominique Schnapper ; Daniel Mesguich ; Laurent Bouvet ; Pierre-André Taguieff ; Jacques Vendroux ; Georges Bensoussan ; Christian Estrosi ; Brice Couturier ; Imam Bouna Diakhaby ; Eric Ciotti ; Jean Glavany ; Maurice Lévy ; Jean-Claude Casanova ; Jean-Robert Pitte ; Jean-Luc Hees ; Alain Finkielkraut ; Père Patrick Desbois ; Aurore Bergé ; François Heilbronn ; Eliette Abécassis ; Bernard de la Villardière ; Richard Ducousset ; Juliette Méadel ; Daniel Leconte ; Jean Birenbaum ; Richard Malka ; Aldo Naouri ; Guillaume Dervieux ; Maurice Bartelemy ; Ilana Cicurel ; Yoann Lemaire ; Michel Gad Wolkowicz ; Olivier Rolin ; Dominique Perben ; Christine Jordis ; David Khayat ; Alexandre Devecchio ; Gilles Clavreul ; Jean-Paul Scarpitta ; Monette Vacquin ; Christine Orban ; Habib Meyer ; Chantal Delsol ; Vadim Sher ; Françoise Bernard ; Frédéric Encel ; Christiane Rancé ; Noémie Halioua ; Jean-Pierre Winter ; Jean-Paul Brighelli ; Marc-Alain Ouaknin ; Stephane Barsacq ; Pascal Fioretto ; Olivier Orban ; Stéphane Simon ; Laurent Munnich ; Ivan Rioufol ; Fabrice d’Almeida ; Dany Jucaud ; Olivia Grégoire ; Elise Fagjeles ; Brigitte-Fanny Cohen ; Yaël Mellul ; Lise Bouvet ; Frédéric Dumoulin ; Muriel Beyer ; André Bercoff ; Aliza Jabes ; Jean-Claude Zylberstein ; Natacha Vitrat ; Paul Aidana ; Imam Karim ; Alexandra Laignel-Lavastine ; Lydia Guirous ; Rivon Krygier ; Muriel Attal ; Serge Hefez ; Céline Pina ; Alain Kleinmann ; Marie Ibn Arabi-Blondel ; Michael Prazan ; Jean-François Rabain ; Ruth Aboulkheir ; Daniel Brun ; Paul Aidane ; Marielle David ; Catherine Kintzler ; Michèle Anahory ; Lionel Naccache ; François Ardeven ; Thibault Moreau ; Marianne Rabain-Lebovici ; Nadège Puljak ; Régine Waintrater ; Michèle Anahory ; Aude Weill-Raynal ; André Aboulkheir ; Elsa Chaudun ; Patrick Bantman ; Ruben Rabinovicth ; Claire Brière-Blanchet ; Ghislaine Guerry ; Jean-Jacques Moscovitz ; André Zagury ; François Ardeven ; Estelle Kulich ; Annette Becker ; Lilianne Lamantowicz ; Ruth Aboulkheir ; Christine Loterman ; Adrien Barrot ; Talila Guteville ; Florence Ben Sadoun ; Michèle Anahory ; Paul Zawadzki ; Serge Perrot ; Patrick Guyomard ; Marc Nacht ; André Aboulkheir ; Laurence Bantman ; Josiane Sberro ; Anne-Sophie Nogaret ; Lucile Gellman ; Alain Bentolila ; Janine Atlounian ; Claude Birman ; Danielle Cohen-Levinas ; Laurence Picard ; Sabrina Volcot-Freeman ; Gérard Bensussan ; Françoise-Anne Menager ; Yann Padova ; Evelyne Chauvet ; Yves Mamou ; Naem Bestandji ; Marc Knobel ; Nidra Poller ; Brigitte-Fanny Cohen ; Joelle Blumberg ; Catherine Rozenberg ; André Aboulkheir ; Caroline Bray-Goyon ; Michel Tauber ; André Zagury ; Laura Bruhl ; Eliane Dagane ; Paul Zawadzki ; Michel Bouleau ; Marc Zerbib ; Catherine Chalier ; Jasmine Getz ; Marie-Laure Dimon ; Marion Blumen ; Simone Wiener ; François Cahen ; Richard Metz ; Daniel Draï ; Jacqueline Costa-Lascoux ; Stéphane Lévy ; Arthur Joffe ; Antoine Molleron ; Liliane Kandel ; Stéphane Dugowson ; David Duquesne ; Marc Cohen ; Michèle Lévy-Soussan ; Frédéric Haziza ; Martine Dugowson ; Jonathan Cohen ; Damien Le Guay ; Patrick Loterman ; Mohamed Guerroumi ; Wladi Mamane ; William de Carvalho ; Brigitte Paszt ; Séverine Camus ; Solange Repleski ; André Perrin ; Sylvie Mehaudel ; Jean-Pierre Obin ; Yael Mellul ; Sophie Nizard ; Richard Prasquier ; Patricia Sitruk ; Renée Fregosi ; Jean-Jacques Rassial ; Karina Obadia ; Jean-Louis Repelski ; Edith Ochs ; Jacob Rogozinski ; Roger Fajnzylberg ; Marie-Helène Routisseau ; Philippe Ruszniewski ; André Senik ; Jean-François Solal ; Paule Steiner ; Jean-Benjamin Stora ; Anne Szulmajster ; Maud Tabachnik ; Daniel Tchenio ; Julien Trokiner ; Fatiha Boyer ; Cosimo Trono ; Henri Vacquin ; Caroline Valentin ; Alain Zaksas ; Slim Moussa ; Jacques Wrobel ; Roland Gori ; Nader Alami ; Céline Zins ; Richard Dell’Agnola ; Patrick Beaudouin ; Barbara Lefebvre ; Jacques Tarnéro ; Georges-Elia Sarfat ; Lise Boëll ; Jacques Wrobel ; Bernard Golse ; Céline Boulay-Esperonnier ; Anne Brandy ; Imam Karim ; Sammy Ghozlan.
(liste ouverte)
On cherche en vain un certain nombre de signatures, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Après cette tribune, une certaine élite fielleuse persiste à amalgamer la lutte pour les juifs à une composante du combat identitaire français, avec la volonté inchangée de stigmatiser et d'exclure. 

C'est ainsi le cas du véhément Claude Askolovitch sur un texte " glaçant", "terrifiant" et "horrible" 
Résultat de recherche d'images pour "dessin antisémitisme antisionisme"
"que tant de personnes signent, que pour beaucoup je ne peux qu’estimer," dénonçant une "idéologie française", des mensonges "induits"et " une mise en accusation des musulmans de ce pays." Craintif de l'expansion de l'islamisation, le pleutre s'indigne que soit "étalonnée la souffrance juive à l’aune d’une supposée quiétude musulmane"...

L'antisioniste concède que sa posture est plus qu'ambiguë :
"Comment ne pas rejoindre un texte contre l’antisémitisme, quand depuis les années 2000, des juifs [majuscule ?] ont subi la violence et l’opprobre? Comment ne pas saluer un texte qui se scandalise du départ de juifs [toujours pas de respect] de quartiers populaires vers des havres plus apaisés, de Garges vers Sarcelles, de la France vers Israël?" Un nouvel exode qui renforcerait Israël embarrasse l'individu. 

Askolovitch s'offusque de la publication de chiffres 
cruels : "Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans". Cette phrase est, selon lui, "attirante et dévastatrice. Elle fait de la lutte pour les juifs [idem] une composante du combat identitaire français, et cette identité exclut," conclut-il, sombrant volontiers dans un amalgame mêlant "de grands bourgeois humanistes, des politiques de gauche ou qui croient l’être encore, un ancien président qui troqua le libéralisme pour l’identitarisme, un chef de parti en glissade vers l’extrême droite, des journalistes de la même eau. " Que de mépris !

Les voix comme celle d'Askolovitch rejettent d'ailleurs ce syllogisme : 
la France, sans les juifs, n'est pas elle-même. Les juifs sont les victimes de musulmans [ou sectaires pro-musulmans]. La France, par ces musulmans radicalisés, est menacée dans son identité.

Le journaliste reste figé dans sa posture et lance ce terrible défi cynique :
"Pense-t-on que ces bêtises vont dissuader un seul antisémite, un seul bourreau ?"

samedi 17 février 2018

Un imam se dresse contre les "bigots" salafistes en France

L'imam et théologien réformiste Mohamed Bajrafil persiste et signe

Cet imam
 est une figure religieuse désormais reconnue d'un "islam en France"

Résultat de recherche d'images pour "pas democratie juste islam""Les bigots" salafistes sont  comme "les fachos" pour Mohamed Bajrafil. Il aimerait les faire reculer tant ils empoisonnent le débat sur sa religion. "Réveillons-nous!", lance dans son nouveau livre cet enseignant à peine quadragénaire d'origine comorienne, barbe légère et costume impeccable. "Le choix qui consiste à te couper du monde, de ton pays, de ton époque n'en est pas un", dit-il à son lecteur dans cette "lettre à un jeune Français musulman". 

Coran en main, mais toujours remis dans le contexte de la France de 2018

Après les attentats de 2015, Mohamed Bajrafil appelait déjà ses coreligionnaires à "entrer dans le XXIe siècle". Dans un essai remarqué ("Islam de France, l'an I"), il les invitait à retrouver l'élan spirituel d'une foi ensevelie "sous le poids de traditions superflues". 

Loin de lui pourtant l'idée de mépriser l'islam traditionnel, dont il vient. 
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Né le 25 mars 1978 à Moroni, capitale de l'archipel des Comores - une république fédérale d'Afrique australe, composée de quatre îles dont l'une est administrée par la France (Mayotte est un département français d'outre-mer) -, Mohamed Bajrafil doit beaucoup à son père, son principal maître spirituel, qui l'a fait grandir dans le chaféisme, une des quatre écoles juridiques de l'islam sunnite. Virtuose de la récitation coranique dès son plus jeune âge, il étudie le fikr (jurisprudence islamique), mais aussi la grammaire arabe chaque jour à l'aube. "Cela m'a aidé à triompher de mon sommeil et a façonné ma manière de voir le monde, mon rapport à la lecture", dit-il. Et de citer avec gourmandise quelques auteurs de chevet, de Gaston Bachelard et Émile Durkheim au Nietzsche du "Crépuscule des idoles".

C'est en banlieue parisienne qu'il s'installe en 1999. Moins de dix ans plus tard, il devient imam à la mosquée d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Mais il n'en a jamais fait un métier: ce produit singulier de la tradition islamique et de l'université républicaine - il est docteur en linguistique - vit du professorat, dispensant des cours d'arabe en métropole ou enseignant la géopolitique des religions à Mayotte. 

Et il écrit, navré de constater l'"ignorance abyssale" de tant de jeunes musulmans qui ignorent l'"abécédaire de l'islam" et le réduisent à une dichotomie entre "halal" (ce qui est permis) et "haram" (interdit).

"Il fait bon vivre en France," clame-t-il

"On ne peut pas régir la vie à coup de fatwas [avis juridiques, mais souvent des condamnations], ce n'est pas possible! Et cela n'a jamais été comme ça, en réalité. Sauf que, aujourd'hui, la bigoterie a gagné", déplore-t-il. 

Lui plaide pour "une réforme de la vision de l'islam" et de l'interprétation de ses textes pour conforter une pluralité de lectures du Coran et de la tradition prophétique (sunna), loin des "bigots" salafistes qui se prétendent héritiers des compagnons du Prophète. 

Face à eux prospère, selon lui, un autre "simplisme", anti-musulman cette fois, et nous y voilà !
"Le Coran dit que", voire "invente des sourates", gronde Mohamed Bajrafil, visant l'essayiste Éric Zemmour, auteur notamment du 'best-seller" Le Suicide français (2014). "Les bigots et les fachos: deux faces d'une même pièce", résume-t-il. 

La voix de Mohamed Bajrafil, qui a désormais quelque retentissement dans les media et sur les réseaux sociaux, peut-elle porter ? 
Elle commence à émerger, face à des gestionnaires de mosquées - une centaine de lieux de culte musulmans en 1970, 1.600 en 2003, selon les données du ministère de l'Intérieur, et 2.200 lieux de culte en 2015, pour une population de près de 9 millions de musulmans, comprenant environ 100.000 convertis -,  peu représentatifs des jeunes fidèles 2017 - environ la moitié des musulmans de France a moins de 24 ans -, des intellectuels d'origine musulmane éloignés de la pratique religieuse et des imams discrédités.
En 2016, l'institut Montaigne publie "un islam français est possible" à partir d'un sondage:
  • 80 % des musulmans sont favorables à la nourriture halal dans les cantines scolaires. 70 % des musulmans disent acheter "toujours" de la viande halal, 22 % "parfois" et 6 % "jamais";
  • 65 % des musulmans sont favorables au port du hijab (voile), témoignant du respect de la prescription des sourates du Coran 33-59 et 24-31 ;
  • 40 % des moins de 25 ans sont favorables à la burqa ou niqab (voile intégral), alors que dans toutes les classes d’âge confondues, seul 24 % y sont favorables ;
  • 40 % des moins de 30 ans pensent que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, alors que dans toutes les classes d’âge confondues, 20 % rejette la laïcité ;
  • 33 % des moins de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante que la loi de la République ;
  • 33 % des musulmans considèrent que "l'on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail";
  • 25 % des musulmans sont favorables à la polygamie.
La population musulmane peut être divisé en trois profils :
  • 46 % sont "sécularisés" en train d’achever leur intégration (près de la moitié des plus de 40 ans, et 1/3 chez les jeunes) ;
  • 25 % sont "islamic pride" (fiers de leur religion);
  • 28 % sont "sécessionnistes" en rupture avec les valeurs de la civilisation française. (20 % des plus de 40 ans, et 50 % chez les jeunes).
En 2005, une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po fait apparaître la proportion de musulmans pratiquants revendiquant des positions culturelles traditionalistes.
Selon ce sondage,
39 % des musulmans pratiquants condamnent l'homosexualité (contre 21 % de l'ensemble des Français), 43 % approuvent des horaires séparés pour les femmes dans les piscines et 46 % manifestent des sentiments antisémites contre 18 % de l'ensemble des Français).
Mohamed Bajrafil rêve-t-il de jouer un rôle dans la refondation de "l'islam de France" voulue par Emmanuel Macron  ?
De là à se rêver en "grand imam de France" ou même en membre d'un "consistoire musulman" que certains appellent de leurs vœux dans le cadre de la structuration de l'islam en France... "Tout ce qui est organisation pyramidale m'incommode", tranche-t-il par avance, attaché au "libre-arbitre du croyant" et opposé à la "hiérarchisation et la cléricalisation de l'islam", en bon sunnite qu'il est. 
Mais il a accepté d'être secrétaire général du Conseil théologique musulman de France (CTMF, créé en 2015), où il côtoie quelques "savants" gravitant dans l'orbite des Frères musulmans, confrérie accusée de promouvoir un islam politique. Ce qui lui vaut des critiques tenaces. Il les balaye en soulignant le besoin dans le pays "d'une parole de réconciliation" pour passer "du vivre-ensemble au faire-ensemble". "Rien n'est parfait, mais il fait bon vivre en France", dit-il à l'attention d'une jeunesse musulmane qui pourrait en douter.
Le bureau exécutif du CTMF est composé de neuf membres dont une seule femme : 
Ahmed Jaballah, docteur en droit canonique musulman, diplômé de Zitouna (Tunis) et de la Sorbonne, directeur de l’IESH Paris, secrétaire général adjoint du Conseil européen de la fatwa (CEFR), membre de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), professeur de théologie musulmane, Imam-khatib (directeur de la prière et prêcheur).. 
Hassan El Houari, licence de théologie à l'Université d’Al-Quaraouiyyine (Agadir, Maroc), master en dogme et philosophie Islamique, Imam-khatib de la mosquée de Gonesse (PS, Val d’Oise). 
Larbi Kechat, né en Algérie, docteur en sociologie de l'Université de la Sorbonne, recteur de la mosquée Adaawwa à Paris 19e, imam-khatib. 
Larbi Bechri, Algérie, docteur en islamologie de l’Université d’Aix-En Provence, diplômé en charia de l'Université de Médine, Arabie saoudite, diplômé de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et responsable de l'institut de formation de l'UOIF dans la Nièvre, l’IESH de Château-Chinon. 
Mohamed Bajrafil, docteur en linguistique de l’Université Paris 7 Diderot, Franco-comorien formé en fiqh shafiite, professeur de théologie musulmane à l’Institut Alkhayria (Bruxelles), chargé de cours en langue arabe et traduction aux universités Paris 8 et 12, imam-khatib à la mosquée d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). 
Mohamed Mosadek, Irak, docteur en fiqh hanafite de l’Université d’Al-Azhar,  Egypte, professeur de théologie musulmane à l’Université d’Al-Azhar et chargé de cours à la faculté de droit de Strasbourg au master d’islamologie), imam-khatiib. 
Mohammed Najah, originaire du Maroc, docteur en Physique, professeur de théologie musulmane à l'Institut Tabari à Corbeil-Essonnes (gauche de 1951 à 1995, Essonne), imam-khatib à la mosquée de Vigneux-sur-Seine (PCF jusqu'en 2001, Essonne), professeur de mathématiques 
Nawel Zine, née en née en 1961 et originaire de Djerba, Tunisie, docteur en médecine et diplômée d’un master en dogme et philosophie islamiques, professeur de théologie à l’IESH de Paris. 
Ounis Guergah, originaire d'Algérie, diplômé en charia de l'Université de Médine, diplômé en philosophie de l’Université de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib. 
Ces personnalités sont inclues dans le conseil d'administration qui comprend aussi 11 autres théologiens, professeurs et imams de toute la France.
Un IESH (Institut européen des sciences humaines) est un institut privé spécialisé dans l'enseignement de la théologie musulmane et la langue arabe. Ils sont six établissements en France, regroupés en une fédération, qui dispensent des cours d'études islamiques (théologie, droit musulman...), d'étude du Coran ainsi que l'apprentissage de l'arabe littéraire. Le tout premier d'entre eux est créé en 1992 à proximité de Château-Chinon, à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite en novembre 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Emirats arabes unis avec 81 autres organisations dans le monde entier dont plusieurs actives légalement au sein de l'Union européenne.

Le CERF (Conseil européen pour la fatwa et la recherche) est une fondation musulmane privée dont le siège se situe à Dublin, en Irlande. Il a vu le jour en 1997 à l’initiative de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE). Composé de 33 membres cooptés, le CEFR comprend un tiers de cheiks ne résidant pas en Europe: les Saoudiens, Soudanais et Mauritaniens dénoncent cette "innovation". Il est d'ailleurs dirigé par le Qatari d’origine égyptienne Youssef Al-Qardaoui.
Constitué de six Britanniques, cinq Français, trois Allemands, le conseil considère que la charia doit être la norme absolue pour tous les musulmans.

L'UISM (Union internationale des savants musulmans) exige que "l'ONU [comprenne] la nécessité de protéger les valeurs, l'éthique et les lois des religions révélées, scellées par l'islam, comme un moyen de préserver la paix et la sécurité internationales." Ankara a réagi contre l'inclusion de l'UISM sur la liste des organisations terroristes.

Selon un sondage réalisé en 2012, 60 % des Français estiment que l'influence et la visibilité des musulmans sont aujourd'hui "trop importantes" en France.