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lundi 23 avril 2018

Manifeste "contre le nouvel antisémitisme"

Quinze personnalités prennent la plume pour dénoncer la menace antisémitisme 

Libération condamne "un virulent manifeste"...

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Ce manifeste, à l'initiative de Philippe Val et que publie 'Le Parisien-Aujourd’hui en France Dimanche', réunit plus de 250 signataires. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus, des intellectuels, des artistes, toutes et tous "virulents" ?…

Dans un livre à paraître mercredi chez Albin Michel*, quinze intellectuels prennent la plume pour dénoncer le poison de l’antisémitisme. L’ouvrage, préfacé par la philosophe Elisabeth de Fontenay, est écrit avec l’énergie de la colère. Une colère qui prend aujourd’hui la forme d’un manifeste qu’ Aujourd’hui en France Dimanche  a décidé de publier. 
Elle se développe depuis la mort de Sarah Halimi, Parisienne de 65 ans défenestrée après avoir été rouée de coups le 4 avril 2017. La justice a mis plus de dix mois à reconnaître la circonstance aggravante de l’antisémitisme. Le 23 mars, moins d’un an plus tard, dans le même arrondissement, au cœur de la capitale, l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, ravivait l’émotion et l’indignation nées de l’affaire Halimi. L’enquête est en cours.

Plus de 250 signataires ont répondu à l’appel rédigé par un collectif, dont Philippe Val, l’ancien directeur de 'Charlie Hebdo'. Parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus de tous bords, des représentants des différentes religions, des intellectuels, des artistes…

"Cette terreur se répand"

Résultat de recherche d'images pour "contre le nouvel antisémitisme""L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste [surprenant amalgame], vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique [déconnectée pour cause d'idéologie altermondialiste] que la récente marche blanche a contribué à rompre.

Lorsqu’un Premier ministre, à la tribune de l’Assemblée nationale, déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France, il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice, mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

"Une épuration ethnique à bas bruit"

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie - qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre - dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France - c’est-à-dire environ 50.000 personnes - ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste - et l’antisémitisme qu’il véhicule - est considérée exclusivement par une partie des élites [intellectuelles] françaises comme l’expression d’une révolte sociale [vision marxiste prévalant dans les universités et l'école], alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

"Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie"

Or, à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France.

En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France."

La liste des signataires
Charles Aznavour ; Françoise Hardy ; Pierre Arditi ; Elisabeth Badinter ; Michel Drucker ; Sibyle Veil ; François Pinault ; Eric-Emmanuel Schmitt ; Marceline Loridan-Ivens ; Radu Mihaileanu ; Elisabeth de Fontenay ; Nicolas Sarkozy ; Pascal Bruckner ; Laure Adler ; Bertrand Delanoë ; Manuel Valls ; Michel Jonasz ; Xavier Niel ; Jean-Pierre Raffarin ; Gérard Depardieu ; Renaud ; Pierre Lescure ; Francis Esménard ; Mgr Joseph Doré ; Grand Rabbin Haïm Korsia ; Imam Hassen Chalghoumi ; Carla Bruni ; Boualem Sansal ; Imam Aliou Gassama ; Annette Wieviorka ; Gérard Darmon ; Antoine Compagnon ; Mofti Mohamed ali Kacim ; Bernard Cazeneuve ; Bernard-Henri Lévy ; Philippe Val ; Zabou Breitman ; Waleed al-Husseini ; Yann Moix ; Xavier De Gaulle ; Joann Sfar ; Julia Kristeva ; François Berléand ; Olivier Guez ; Jeannette Bougrab ; Marc-Olivier Fogiel ; Luc Ferry ; Laurent Wauquiez ; Dominique Schnapper ; Daniel Mesguich ; Laurent Bouvet ; Pierre-André Taguieff ; Jacques Vendroux ; Georges Bensoussan ; Christian Estrosi ; Brice Couturier ; Imam Bouna Diakhaby ; Eric Ciotti ; Jean Glavany ; Maurice Lévy ; Jean-Claude Casanova ; Jean-Robert Pitte ; Jean-Luc Hees ; Alain Finkielkraut ; Père Patrick Desbois ; Aurore Bergé ; François Heilbronn ; Eliette Abécassis ; Bernard de la Villardière ; Richard Ducousset ; Juliette Méadel ; Daniel Leconte ; Jean Birenbaum ; Richard Malka ; Aldo Naouri ; Guillaume Dervieux ; Maurice Bartelemy ; Ilana Cicurel ; Yoann Lemaire ; Michel Gad Wolkowicz ; Olivier Rolin ; Dominique Perben ; Christine Jordis ; David Khayat ; Alexandre Devecchio ; Gilles Clavreul ; Jean-Paul Scarpitta ; Monette Vacquin ; Christine Orban ; Habib Meyer ; Chantal Delsol ; Vadim Sher ; Françoise Bernard ; Frédéric Encel ; Christiane Rancé ; Noémie Halioua ; Jean-Pierre Winter ; Jean-Paul Brighelli ; Marc-Alain Ouaknin ; Stephane Barsacq ; Pascal Fioretto ; Olivier Orban ; Stéphane Simon ; Laurent Munnich ; Ivan Rioufol ; Fabrice d’Almeida ; Dany Jucaud ; Olivia Grégoire ; Elise Fagjeles ; Brigitte-Fanny Cohen ; Yaël Mellul ; Lise Bouvet ; Frédéric Dumoulin ; Muriel Beyer ; André Bercoff ; Aliza Jabes ; Jean-Claude Zylberstein ; Natacha Vitrat ; Paul Aidana ; Imam Karim ; Alexandra Laignel-Lavastine ; Lydia Guirous ; Rivon Krygier ; Muriel Attal ; Serge Hefez ; Céline Pina ; Alain Kleinmann ; Marie Ibn Arabi-Blondel ; Michael Prazan ; Jean-François Rabain ; Ruth Aboulkheir ; Daniel Brun ; Paul Aidane ; Marielle David ; Catherine Kintzler ; Michèle Anahory ; Lionel Naccache ; François Ardeven ; Thibault Moreau ; Marianne Rabain-Lebovici ; Nadège Puljak ; Régine Waintrater ; Michèle Anahory ; Aude Weill-Raynal ; André Aboulkheir ; Elsa Chaudun ; Patrick Bantman ; Ruben Rabinovicth ; Claire Brière-Blanchet ; Ghislaine Guerry ; Jean-Jacques Moscovitz ; André Zagury ; François Ardeven ; Estelle Kulich ; Annette Becker ; Lilianne Lamantowicz ; Ruth Aboulkheir ; Christine Loterman ; Adrien Barrot ; Talila Guteville ; Florence Ben Sadoun ; Michèle Anahory ; Paul Zawadzki ; Serge Perrot ; Patrick Guyomard ; Marc Nacht ; André Aboulkheir ; Laurence Bantman ; Josiane Sberro ; Anne-Sophie Nogaret ; Lucile Gellman ; Alain Bentolila ; Janine Atlounian ; Claude Birman ; Danielle Cohen-Levinas ; Laurence Picard ; Sabrina Volcot-Freeman ; Gérard Bensussan ; Françoise-Anne Menager ; Yann Padova ; Evelyne Chauvet ; Yves Mamou ; Naem Bestandji ; Marc Knobel ; Nidra Poller ; Brigitte-Fanny Cohen ; Joelle Blumberg ; Catherine Rozenberg ; André Aboulkheir ; Caroline Bray-Goyon ; Michel Tauber ; André Zagury ; Laura Bruhl ; Eliane Dagane ; Paul Zawadzki ; Michel Bouleau ; Marc Zerbib ; Catherine Chalier ; Jasmine Getz ; Marie-Laure Dimon ; Marion Blumen ; Simone Wiener ; François Cahen ; Richard Metz ; Daniel Draï ; Jacqueline Costa-Lascoux ; Stéphane Lévy ; Arthur Joffe ; Antoine Molleron ; Liliane Kandel ; Stéphane Dugowson ; David Duquesne ; Marc Cohen ; Michèle Lévy-Soussan ; Frédéric Haziza ; Martine Dugowson ; Jonathan Cohen ; Damien Le Guay ; Patrick Loterman ; Mohamed Guerroumi ; Wladi Mamane ; William de Carvalho ; Brigitte Paszt ; Séverine Camus ; Solange Repleski ; André Perrin ; Sylvie Mehaudel ; Jean-Pierre Obin ; Yael Mellul ; Sophie Nizard ; Richard Prasquier ; Patricia Sitruk ; Renée Fregosi ; Jean-Jacques Rassial ; Karina Obadia ; Jean-Louis Repelski ; Edith Ochs ; Jacob Rogozinski ; Roger Fajnzylberg ; Marie-Helène Routisseau ; Philippe Ruszniewski ; André Senik ; Jean-François Solal ; Paule Steiner ; Jean-Benjamin Stora ; Anne Szulmajster ; Maud Tabachnik ; Daniel Tchenio ; Julien Trokiner ; Fatiha Boyer ; Cosimo Trono ; Henri Vacquin ; Caroline Valentin ; Alain Zaksas ; Slim Moussa ; Jacques Wrobel ; Roland Gori ; Nader Alami ; Céline Zins ; Richard Dell’Agnola ; Patrick Beaudouin ; Barbara Lefebvre ; Jacques Tarnéro ; Georges-Elia Sarfat ; Lise Boëll ; Jacques Wrobel ; Bernard Golse ; Céline Boulay-Esperonnier ; Anne Brandy ; Imam Karim ; Sammy Ghozlan.
(liste ouverte)
On cherche en vain un certain nombre de signatures, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Après cette tribune, une certaine élite fielleuse persiste à amalgamer la lutte pour les juifs à une composante du combat identitaire français, avec la volonté inchangée de stigmatiser et d'exclure. 

C'est ainsi le cas du véhément Claude Askolovitch sur un texte " glaçant", "terrifiant" et "horrible" 
Résultat de recherche d'images pour "dessin antisémitisme antisionisme"
"que tant de personnes signent, que pour beaucoup je ne peux qu’estimer," dénonçant une "idéologie française", des mensonges "induits"et " une mise en accusation des musulmans de ce pays." Craintif de l'expansion de l'islamisation, le pleutre s'indigne que soit "étalonnée la souffrance juive à l’aune d’une supposée quiétude musulmane"...

L'antisioniste concède que sa posture est plus qu'ambiguë :
"Comment ne pas rejoindre un texte contre l’antisémitisme, quand depuis les années 2000, des juifs [majuscule ?] ont subi la violence et l’opprobre? Comment ne pas saluer un texte qui se scandalise du départ de juifs [toujours pas de respect] de quartiers populaires vers des havres plus apaisés, de Garges vers Sarcelles, de la France vers Israël?" Un nouvel exode qui renforcerait Israël embarrasse l'individu. 

Askolovitch s'offusque de la publication de chiffres 
cruels : "Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans". Cette phrase est, selon lui, "attirante et dévastatrice. Elle fait de la lutte pour les juifs [idem] une composante du combat identitaire français, et cette identité exclut," conclut-il, sombrant volontiers dans un amalgame mêlant "de grands bourgeois humanistes, des politiques de gauche ou qui croient l’être encore, un ancien président qui troqua le libéralisme pour l’identitarisme, un chef de parti en glissade vers l’extrême droite, des journalistes de la même eau. " Que de mépris !

Les voix comme celle d'Askolovitch rejettent d'ailleurs ce syllogisme : 
la France, sans les juifs, n'est pas elle-même. Les juifs sont les victimes de musulmans [ou sectaires pro-musulmans]. La France, par ces musulmans radicalisés, est menacée dans son identité.

Le journaliste reste figé dans sa posture et lance ce terrible défi cynique :
"Pense-t-on que ces bêtises vont dissuader un seul antisémite, un seul bourreau ?"

lundi 2 septembre 2013

Intox sur la Syrie: "Paris publie ses preuves"; en fait, un simple effet d'annonce

Obama temporise, mais Paris bluffe

Les Etats-Unis ont reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin 

dans une attaque chimique, le 21 août, a affirmé le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, dimanche 1er septembre.

"Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin", a déclaré sur la chaîne NBC le secrétaire d'Etat, évoquant "un développement très important dont nous avons pris connaissance dans les dernières vingt-quatre heures, grâce à des échantillons des premiers secours dans l'est de Damas fournis aux Etats-Unis et qui ont désormais été testés".

Sans preuves sur l'auteur du forfait,
 
Washington attribua cette attaque au régime de Bachar Al-Assad.  Il n'était pas clairement établi si les échantillons avaient été prélevés sur le personnel des premiers secours, ou grâce à eux. "Nous savons d'où est venue cette attaque. Nous savons exactement où elle s'est produit. Nous savons exactement ce qu'il s'est passé après", a-t-il également répété, autant d'éléments qui étaient déjà dans le rapport du renseignement américain rendu public jeudi.  John Kerry avait alors produit des chiffres invérifiables, évoquant un bilan d'au moins 1.429 morts dont 426 enfants, très précisément. 

Le ministre d'Obama s'exprimait au lendemain de l'annonce du président de sa décision de frapper la Syrie, dans les meilleurs délais, sans en référer au Congrès.

Mais, la Grande Bretagne retira son soutien à Obama.

Cameron jeta le doute en renonçant aux frappes militaires contre la Syrie. Il donna en effet l'exemple de la démocratie en prenant en compte l'opinion de son peuple et le vote de rejet du Parlement britannique.

Obama annonça alors sa soudaine volonté de demander un débat - et un vote - au Congrès
Cette décision reportait la perspective d'une intervention américaine à court terme : les parlementaires américains se réuniront à partir du 9 septembre. Et Hollande se retrouva seul en première ligne.

Un arsenal d'armes chimiques dépassant les 1.000 tonnes




Morts présentés comme victimes d'une attaque chimique
attribuée au régime syrien, le 21 août,
quelque part  dans la banlieue de Damas

Le gouvernement français a annoncé dimanche qu'il va prochainement déclassifier une note des renseignements sur l'arsenal chimique syrien. Son contenu a été dévoilé par Le Journal du Dimanche et l'exécutif a précisé l'exactitude des citations de la note publiées par le journal.
Ce "document de quatre pages" indique que les services de renseignement français ont eux aussi des preuves de l'attaque chimique du 21 août. Il s'agirait d'une "synthèse établie par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DRM (Direction du renseignement militaire)"
Avec cette série de documents, il s'agirait de convaincre - ou d'intoxiquer - l'opinion publique française et internationale pour justifier la volonté de la France de sanctionner cette atteinte anonyme aux lois internationales. Les preuves d'une attaque et non pas de l'implication de Bachar al-Assad ! 

L'accusation repose sur  le programme d'armement chimique syrien,"l'un des stocks opérationnels les plus importants au monde" qui dépasserait les 1 000 tonnes d'agents chimiques. L'arsenal se compose, selon Le JDD, de"plusieurs centaines de tonnes d'ypérite stockées sous forme finale, plusieurs dizaines de tonnes de VX, le plus toxique des agents de guerre chimique connus, et plusieurs centaines de tonnes de gaz sarin". La Syrie n'étant pas signataire de la convention sur l'interdiction des armes chimiques de 1993, aucune destruction de ce stock n'est prévue.

Sur l'attaque du 21 août,
les renseignements français estiment dans cette note que le régime de Bachar Al-Assad aurait voulu "changer d'échelle" et "instaurer la terreur". 

Les services français assurent même que le régime aurait tout fait -dès le lendemain- pour effacer les preuves de cette attaque
en lançant de multiples attaques d'artillerie. Une autre accusation qui expliquerait que les traces soient plus faibles qu'annoncées...

Amalgame  grossier de la propagande gouvernementale 

Une attaque chimique a eu lieu. Or, 
Bachar al-Assad dispose d'un arsenal chimique. Donc, Bachar al-Assad est coupable !
Ce type de syllogisme pourrait s'appliquer un jour à toute puissance nucléaire, dont la France, en cas d'usage de l'arme atomique quelque part dans le monde...

Le journal socialiste Le Monde se pose en expert
A la fin du mois de mai, Le Monde avait rapporté une attaque chimique sur le front de Jobar, à l'entrée de la capitale syrienne. Un mois plus tard, le résultat des analyses des échantillons que des reporters du Monde avaient recueillis en Syrie et acheminés hors du pays confirmaient l'utilisation de sarin. Mais le journal saute à des conclusions hâtives, assurant que la présence de gaz sarin sur son territoire désigne"  les forces gouvernementales syriennes au cours des mois d'avril et de mai sur les lignes de front de Jobar et de la Ghouta." 
Le Monde et la France excluent d'autorité la présence en Syrie de rebelles armés par l'étranger et donc leur possible responsabilité.

Reste à Hollande à prendre un cours de démocratie auprès de Cameron et Obama

Alors que ses alliés demandent à leurs représentations nationales de prendre leurs responsabilités,
le président socialiste recevra simplement les présidents de groupes et autorisera un débat parlementaire sur le sujet, mais Hollande refusera le droit de vote aux élus du peuple.