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vendredi 21 mars 2014

Nicolas Sarkozy s'adresse aux Français abusés par la gauche haineuse

"Ce que je veux dire aux Français"

L'ancien président répond aux attaques insupportables dont il est la cible

Le Figaro publie une tribune de Nicolas Sarkozy, une intervention écrite  et non orale, afin d'en appeler à "la réflexion plutôt qu'à l'émotion" des Français.
  

"Ce que je veux dire aux Français

J'ai longuement hésité avant de prendre la parole. D'abord parce que je sais qu'il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l'explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j'avais annoncée au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2012.
Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l'endroit des Français qui m'ont fait l'immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J'ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu'endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m'a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu'aussi loin que je m'en souvienne je n'ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…
Et pourtant, je crois qu'il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l'écrit et non celui de l'image, c'est parce que je veux susciter la réflexion et non l'émotion.
Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques ? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré ? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée ? La présomption d'innocence désacralisée ? La calomnie érigée en méthode de gouvernement ? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées ?
Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C'est de moi qu'il s'agit aujourd'hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n'auront pas et n'ont pas cette chance.
Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C'est la règle démocratique. Qui d'ailleurs pourrait prétendre que je l'ai, si peu que cela soit, enfreinte ? En vingt mois, j'ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J'ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l'on me suspectait d'avoir profité de la faiblesse d'une vieille dame ! Des milliers d'articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue ? Rien, si ce n'est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J'ai eu envie de crier : « Tout cela pour cela. » Mais je n'ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J'ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.
Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d'enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n'y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n'a pas empêché des centaines d'articles à charge.
Puis l'on s'est aperçu que j'avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés ! De ce fait, je fus reconnu fautif d'un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l'histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d'euros, dont j'étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137 000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance ? Cette fois encore, je n'ai rien dit. J'ai tout accepté.
Sans l'ombre d'une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d'avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d'un virement de 50 millions d'euros ! Un détail… Après des mois d'enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n'a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d'arrivée. Toute l'accusation repose sur les témoignages « crédibles » du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd'hui le passif judiciaire. J'ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d'un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.
Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l'a-t-il pas fait, alors même que j'étais le chef de la coalition contre lui ?
Or voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n'ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires !
Ajoutant l'illégalité à l'illégalité, on n'hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu'aucun avocat n'a accès à la procédure ? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l'instruction ?
On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007 ! On le fait, non parce que l'on dispose d'indices, mais parce que l'on espère en trouver. Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France.
Suis-je en droit de m'interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on ? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé…
Heureusement, des milliers d'avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c'était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu'un avocat dans l'exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu'un journaliste. Dans la République, on n'écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l'exercice de leurs fonctions !
Mais cela n'est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d'avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c'est à pleurer d'indignation. Son "crime" : être l'ami depuis trente ans d'un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c'est que le client, c'est moi. Alors "le conseil" devient un "trafic d'influence" supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu'il n'y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu'il ait pensé à en signaler l'existence à mon avocat.
Tout ceci ne résiste pas à l'évidence. Eh bien, cela n'a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant ! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu'au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature ? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux « mur des cons », où j'occupe une place de choix ! Dois-je considérer qu'il s'agit d'un exercice serein et impartial de la justice ?
Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l'un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l'appel des quatre-vingt-deux juges d'instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent ? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d'un magistrat dont le devoir est pourtant d'enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l'on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable ?
Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l'institution judiciaire, dans l'impartialité de l'immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.
Mon propos n'est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s'apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.
Aux Français qui n'ont pas voté pour moi, je demande d'oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers ?
À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n'ai jamais trahi leur confiance. J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières.
Je veux affirmer que je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci.
Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen "normal" !"


samedi 7 septembre 2013

Syrie: notre presse partisane trie les informations en faveur de frappes militaires

Ce qu'il faut savoir que notre presse dissimule pour servir les ambitions politiques de Hollande

Le 24 août, Le Point dénonçait les accusations de Damas 

Bachar al-Assad déclarait qu'une unité de son armée avait découvert un secteur aux mains des rebelles, celui de Jobar, quartier situé à la périphérie de Damas, où les "terroristes ont utilisé des armes chimiques". "Des soldats ont été blessés après inhalation de gaz toxiques et certains d'entre eux sont dans un état critique", précisait la télévision de Bachar al-Assad.

L"Observatoire syrien des droits de l’homme" est-il fiable?

Il est la source principale des media occidentaux sur la situation syrienne, mais dès septembre 2012, Alain Chouet, relayé par Georges Malbrunot, nous en apprenait de belles sur ce qui sert de référence aux va-t-en-guerre  : " C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier président, monsieur Ryadh el-Maleh. L’OSDH s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qatari." Mis en garde, les vertueux gardiens de la morale politique continuent néanmoins de relayer ses informations partisanes.

Rien n'y fait quand piaffent les bellicistes


Etrangement, on ne nous ressort plus l'argument passe-partout de l'existence d'un très actif lobby d'infâmes marchands d'armes. C'est un signe.
 


Mais Carla Del Ponte peut bien être commissaire de l’ONU en charge de la Syrie, elle est elle-même occultée. Elle a pourtant récemment révélé que la commission d’experts n’a trouvé "aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne". Bien qu’il ne s’agisse "pas encore de preuves irréfutables", elle émet des "suspicions fortes et concrètes" qui dérangent les plans des "maîtres de guerre", Obama et son aide de camp français: les révélations de la commissaire accréditent la rumeur rapidement étouffée que les armes chimiques ont été utilisées le 21 juin par les rebelles pour amorcer la chute du président syrien.

Haytham Manna
 ne peut être accusé de sympathies pour Bachar el-Assad. Or, ce responsable syrien du Comité de cordination nationale pour le changement démocratique [opposition non armée], en exil depuis trente-cinq ans, a pourtant affirmé au journal belge Le Vif que l’histoire des armes chimiques est un coup monté. 

Il explique à qui veut bien l'entendre que

– Les armes en question étaient… artisanales. Croire que l’armée loyaliste syrienne, déjà surmilitarisée, s’encombrerait de ces babioles de guerre quand elle dispose d’un matériel autrement plus perfectionné est aussi insensé que d’imaginer les GI débarquer en Irak armés de pistolets à eau.

– A Paris, les chiffres de François Hollande font état -à la louche- de milliers de morts, tandis que la liste d’Haytham Manna contient moins de 500 noms.

– Des vidéos et des photos qui servent de preuves aux États-Unis ont été mises en ligne avant le début des attaques.

– Les Américains se sont retirés des négociations au moment où un rapprochement entre le régime et les opposants s'amorçait.


Pourquoi ne pas avoir accordé plus de crédit à une information qui pourrait se révéler décisive


Syrie_chimique_31_08_2013.jpg
Scène d'enterrement dans la banlieue Est de Damas: 

des victimes des rebelles syriens, 

selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, 

correspondant au Moyen-Orient pour l'AP 

depuis deux décennies

Selon le très crédible correspondant au Moyen-Orient de l'Associated Press, Dale Gavlak, cette attaque blâmée par le monde entier serait en fait le résultat d'une mauvaise manipulation d'armes chimiques fournies par l'Arabie Saoudite!

Ce journaliste rapporte que de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, assurent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l'intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de la catastrophe chimique.

Les rebelles estiment qu'ils n'ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu'ils ne savaient pas de quoi il s'agissait. Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].

Un militant de l'opposition aurait déclaré au journaliste qu'ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d'entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions. Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d'armes il s'agissait ni comment les utiliser.

Abou Abdel-Moneim, le père d'un rebelle de l'opposition armée, a également dit à Gavlak: "Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu'on lui avait demandé de garder des armes." Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d'autres étaient comme une énorme bouteille de gaz. Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha. Selon le père, les armes ont explosé à l'intérieur d'un tunnel, tuant 12 rebelles.


Plus d'une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.
Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement illégitime l'attaque des États-Unis sur la Syrie. L'ONU reste perplexe et étudie l'ensemble des rapports avant de se lancer tête baissée dans le piège islamiste.


La Russie a fourni aux Nations-Unies les images satellites des deux missiles lancés sur Al Ghouta. 
Ces images montrent que les gaz chimiques qui ont fait des centaines de morts et qui justifieraient aujourd’hui une guerre morale de représailles auraient été lancées depuis la région de Douma, contrôlée par les rebelles syriens.

"Nous détenons plus de nouvelles preuves attestant que cet acte criminel était de nature provocatrice", a insisté le ministre des Affaires étrangères russe. 
Il a rappelé qu'ont "circulé sur Internet" "des rapports" qui démontrent que "les matériaux de l’incident et l’objet des accusations contre les troupes gouvernementales avaient été publiés, pendant plusieurs heures, avant l’attaque en question", ajoutant qu’ "il s’agissait bien d’une action planifiée".

VOIR et ENTENDRE cette vidéo du 4 décembre 2012 qui tend à prouver que les rebelles syriens manipulent les gaz chimiques en cause dans l'attaque chimique du 21 juin 2013:

Nos journalistes, experts et décrypteurs ont bloqué les révélations
de nature à ébranler la belle détermination des deux chefs de guerre jusqu'au-boutistes, Obama et Hollande. 
Où les media autrefois impertinents ont-ils laissé leurs glaouï? Le syndrome de la "gauche molle" a-t-il gagné la presse?

mercredi 4 septembre 2013

Experts divisés sur les preuves d'attaques chimiques en Syrie

Les inspecteurs des Nations Unis se divisent sur les éléments de preuves
Experts de l'ONU venus enquêter sur 

l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, 
à Ghouta (est de Damas), le 28 août 2013
"Aucun doute" sur l'implication d'Assad ?

Bien qu'on ne voit pas le rapport, pour Vincent Desportes, l'ex-directeur de l’École de guerre, habituellement très critique sur les dossiers défense, la crédibilité des éléments diffusés lundi serait renforcée par le refus de la France de s'engager en 2003 dans la guerre en Irak. "Le fait que nous n'y soyons pas allés en 2003 et que là nous montrions ces preuves prouve bien qu'il n'y a pas de doutes", dit-il. Ces preuves ne démontrent pourtant pas la culpabilité du régime, ni même que les documents produits aient un lien direct avec l'attaque du 21 juin.

Le volume des stocks chimiques accumulés par la Syrie,
les vecteurs dont dispose l'armée pour les utiliser, suffisent à accuser, selon lui, le régime.

Le général Desportes qui souligne en outre la connaissance qu'ont les services français de la Syrie et la fiabilité de leurs informations, n'a pas gardé en mémoire comment
le général Colin Powell avait été abusé par les documents de la CIA accusant Saddam Hussein en Irak.
Au delà du décryptage de courtes vidéos montrant les corps des victimes alignées, les informations diffusées reposent sur des analyses techniques des services de l'Etat, notamment de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Aucun doute ne l'effleure en particulier sur l'origine des tirs chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas, estime l'officier général : "Ça fait très longtemps qu'on sait analyser la provenance d'un projectile, c'est de la balistique extrêmement simple. Ce serait extrêmement surprenant qu'on soit arrivé à de mauvaises conclusions sur ces affaires là". Tout n'est-il pas un peu trop simple ?

Les services de renseignement américains sont parvenus aux mêmes conclusions que leurs alliés français, souligne-t-il, et les Britanniques n'avaient eux-mêmes "aucun doute" sur l'implication du régime syrien. L'intox sur l'Irak reprend à propos de la Syrie.

"Nous sommes dans un exercice de vérité, dans une crise grave des relations internationales dans laquelle se joue la crédibilité des grandes puissances. Je ne pense pas qu'un pays comme la France, qui a une posture morale vis-à-vis du monde, s'amuserait à tricher sur les conclusions de son enquête", conclut le général Desportes décidément fort pour exprimer son sentiment.

Certains 
mettent en garde contre les risques de manipulations,
tandis que d'autres se disent convaincus de la responsabilité du régime syrien.

Les documents  diffusés par Paris divisent les experts
.
Opération vérité du gouvernement ou fuite en avant pour tenter de convaincre l'opinion française du bien-fondé d'une intervention militaire ? 

Les premières interrogations portent sur le choix des informations déclassifiées.
Le document diffusé lundi n'est pas une note des services de renseignement français, mais une "note de Matignon" 
C'est ce que déclare Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), qui émet de graves soupçons sur l'exécutif qui aurait pioché dans plusieurs rapports des services des éléments pour convaincre les parlementaires et les Français.
"Il n'y pas d'éléments nouveaux. C'est une démonstration par défaut. Ils ne prouvent à aucun moment que c'est Bachar al-Assad qui a conduit l'attaque, ils disent seulement que la résistance n'est pas capable de faire ça. Ce qui, en plus, est discutable", souligne-t-il.

Eric Denécé pointe "une série d'incohérences"

D'abord sur le bilan d'"au moins 281" morts lors de l'attaque du 21 août
près de Damas, avancé par le gouvernement. 
"Ils disent que seul Bachar est capable de conduire une attaque de grande ampleur. Or, 281 morts, c'est une attaque importante, ce n'est pas une attaque chimique de grande ampleur", souligne-t-il : "Si du gaz sarin avait été utilisé, il y aurait eu beaucoup plus de victimes". (cf. l'attentat par la secte Aoum qui a fait 5.500 victimes dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995.)

Autre interrogation sur les vecteurs - obus ou roquettes - qui auraient été utilisés et dont seul le régime syrien disposerait. "On a parlé de roquettes Grad, or toutes les photos que montre la rébellion sont des images de roquettes artisanales que personne ne connaît", fait-il valoir.

D'autres experts ont regretté qu'aucun résultat d'analyses réalisées sur des échantillons prélevés en Syrie n'ait été rendus publics.
Pour Hamish de Bretton-Gordon, ancien officier de l'armée britannique chargé de la défense contre les armes chimiques, les informations des services français confirment les éléments impliquant le régime de Damas fournis vendredi par le secrétaire d’État américain John Kerry. En particulier sur les sites chimiques, les lanceurs, ou le nombre de victimes.
"Un autre membre permanent du Conseil de sécurité vient appuyer ce qu'a dit Kerry, et le niveau de crédibilité de ces éléments est très élevé", a-t-il déclaré : "Je crois que nous sommes tous quasiment certains qu'une substance toxique a été utilisée". C'est une chose et l'identité du maître d'oeuvre en est une autre.

Et pourquoi les preuves ne se fabriqueraient-elles plus depuis l'expérience irakienne ?

Guerre d'Irak : comment tout a commencé il y a dix ans

Les enseignements de l'Histoire

Quand, le 20 mars 2003, l'armée américaine intervient en Irak, George W. Bush et les faucons de son gouvernement n'auront de cesse de convaincre leurs alliés que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.

"Toutes les guerres sont des erreurs", confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. "Dans le cas de l'Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas". Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l'époque la commission de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak.

L'invasion, le 20 mars 2003, de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts. Dix ans plus tard, le bilan fait honte à une bonne partie des Américains eux-mêmes. L'Irak est loin d'être cette démocratie rêvée par George W. Bush et ses éminences grises, ces néoconservateurs qui se refusent toujours à lever le voile sur les coulisses de ce conflit: le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou bien son secrétaire adjoint Paul Wolfowitz…

L' "Axe du Mal"

Saddam Hussein était-il impliqué dans les attentats du World Trade Center (11 septembre 2001)? 
C'est la question posée dès le lendemain des attaques par George W. Bush à ses subordonnés. Un rapport des services de celle qui est alors conseillère pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, assure que non: il n'y a aucun lien entre l'Irak et al-Qaida. N'empêche, les spéculations vont bon train. James Woolsey, qui dirige alors la CIA, évoque un "mariage très fructueux entre Saddam Hussein et Ben Laden". Le ministre de la Défense italien Antonio Martino se risque à aller encore plus loin. Selon Martino, Oussama Ben Laden pourrait n'être qu'un simple exécutant d'un État voyou… Ainsi va naître "l'Axe du mal", un remake de «l'Empire du mal» de Ronald Reagan. En 2002, le vice-président américain Dick Cheney entreprend une tournée diplomatique, où il martèle que Saddam "développe des armes de destruction massive". Il rencontre notamment le premier ministre britannique Tony Blair qui se rallie sans peine à ce scénario au point, quelques mois plus tard, de présenter un rapport de 55 pages démontrant que l'Irak développe non seulement des armes chimiques et bactériologiques, mais aussi des armes nucléaires qui pourraient être opérationnelles d'ici un à cinq ans…

Une tache dans la carrière de Colin Powell
Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, à la tête des inspecteurs de l'ONU, indiquent pourtant n'avoir trouvé aucune preuve de ces allégations. La France de Jacques Chirac appelle à la prudence. Le 5 février 2003, le prestigieux Colin Powell, alors secrétaire d'État, tente de convaincre le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la "légitimité" d'une intervention militaire. Il s'appuie sur des photos satellitaires, des écoutes téléphoniques et agite une fiole supposée contenir de l'anthrax. Il insiste: "Chacune des déclarations que je fais aujourd'hui s'appuie sur des sources solides". Mais tout est "bidon" et le général Powell le regrettera amèrement. Une «tache dans ma carrière», va-t-il reconnaître quelques années plus tard.

Le 20 mars 2003, malgré l'hostilité de la France, de la Russie et de la Chine, Washington décide de lancer l'opération "Irak Freedom" sans l'aval du Conseil de sécurité. Une guerre éclair qui aboutit en quelques jours à la chute du régime de Saddam Hussein, mais plongera durablement l'Irak dans le chaos. Le 13 décembre 2003, Saddam Hussein est débusqué dans sa cachette près de Tikrit, barbu, hirsute, méconnaissable. Il sera exécuté par pendaison un an plus tard.

L'attentat contre un mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, en février 2006, donne le coup d'envoi d'un conflit confessionnel d'une violence inouïe. Combats de rue, attentats, assassinats mettant aux prises insurgés chiites et sunnites d'un côté, forces de la coalition de l'autre. Al-Qaida et ses affiliés s'implantent dans le pays. L'apocalypse commence. Chaque mois, les victimes se comptent par milliers. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire, si elle n'est pas comparable à celle qui prévalait de 2005 à 2008, demeure précaire. Mardi, cinquante-deux personnes ont été tuées lors d'une nouvelle série d'attentats anti-chiites revendiqués par al-Qaida.

Une "faillite" du renseignement américain

Aucune arme de destruction massive n'a été retrouvé en Irak. Alors, qui a menti? La CIA a plaidé coupable. Les informations collectées n'étaient pas solides, les analyses bâclées et les conclusions fondées sur des hypothèses erronées. Le résultat, affirme un rapport officiel d'enquête publié en 2005, a été "l'une des faillites du renseignement les plus préjudiciables de l'histoire américaine".

Mais la communauté du renseignement n'est pas seule en cause. "Affirmer que tout le processus a été imperméable au climat politique n'est tout simplement pas crédible", affirme Paul Pillar, un ancien de la CIA, spécialiste du Moyen-Orient, aujourd'hui professeur à l'université Georgetown. En février 2011, un certain Rafid Ahmed Alwan al-Janabi révèle dans un entretien avec le quotidien britannique The Guardian qu'il est à l'origine de cette vaste "intox". Proche des services secrets américains, "Curveball" - c'est son nom de code - affirme avoir tout inventé pour convaincre les États-Unis de renverser Saddam Hussein. Outré d'avoir été aussi grossièrement manipulé, Colin Powell sort de sa réserve et demande que la CIA et le Pentagone lui expliquent pourquoi ils lui avaient transmis des informations erronées. "C'est absurde", lui répond Donald Rumsfeld qui admet des "erreurs", mais se défend, sans convaincre, d'avoir été «malhonnête».

L'enjeu pétrolier

Pourquoi l'Amérique de Gorge W. Bush a-t-elle envahi l'Irak? Pour y chasser un tyran et y parachuter des valeurs démocratiques, comme l'affirment les avocats de l'administration Bush? En réalité, il est clair qu'outre une volonté d'influencer les évolutions politiques de la région, l'intervention militaire de 2003 a permis aux États-Unis de reprendre pied dans un pays stratégique du point de vue énergétique et d'en évincer la Chine et la Russie, qui y avaient développé leurs intérêts.

À l'époque, les Américains n'ont d'autre choix que de projeter leur puissance là où se situent les réserves pétrolières essentielles à la poursuite de leurs activités économiques. Les stratèges de l'administration Bush entretenaient des liens étroits avec les milieux d'affaires. Président en 1995 d'Halliburton, Dick Cheney assurera ainsi au géant de l'équipement pétrolier de mirobolants contrats. Dans son livre 'Le Temps des turbulences' paru en 2007, Alan Greenspan, qui dirigea la Réserve fédérale de 1987 à 2006, n'a pas hésité à dire tout haut "ce que tout le monde sait: l'un des grands enjeux de la guerre d'Irak était le pétrole".

Pour Hollande,
 
le grand enjeu des frappes aériennes envisagées sur la Syrie est-il seulement la gloriole ?

mardi 3 septembre 2013

Marine Le Pen se déclare "farouchement contre toute intervention en Syrie"

Comme la Russie de Poutine

Marine Le Pen 
souligne le manque de preuves et les risques de représailles contre la France

Manipulation médiatique: exhibition d'un bébé,
victime présumée du gaz sarin
La patronne du FN a exprimé une vive hostilité à  une intervention militaire en Syrie : "Je suis farouchement contre toute intervention, quelles que soient les preuves apportées [sur une attaque chimique de Damas contre le peuple syrien]". "J'ai un peu le sentiment qu'on essaie de construire des preuves, a-t-elle expliqué à Jean-Jacques Bourdin, mardi matin sur BFMTV. On aimerait que la justice française réagisse comme ça, et que Mme Taubira exprime cette volonté de punir les criminels en France". 
 

Marine Le Pen met en évidence l'incohérence de la politique étrangère de Hollande
Le président socialiste combat al-Qaïda au Mali, mais soutient les mêmes islamistes en Syrie...

Craintes pour la sécurité de la France

Marine Le Pen en est convaincue,
"l'intérêt de la France n'est pas concerné, nous n'avons [donc] pas à intervenir. Tirons les leçons du passé: regardons l'Irak, regardons la Libye. Pourquoi n'a-t-on pas de nouvelles de la Libye ? C'est la charia qui règne en Libye... et c'est nous qui sommes responsables de ça (...). 
Quels que soient les crimes de Bachar, nous n'avons pas à intervenir en Syrie", martèle la présidente du Front national.
Et de conclure: "Il s'agit là d'une poudrière. Ce que je vois c'est la sécurité pour notre pays"

Hostile à la réforme des retraites  

Marine Le Pen ne descendra pourtant pas dans la rue mardi 10 septembre
avec . "Je ne manifeste pas aux côtés des complices de la situation économique de la France [la CGT et Force Ouvrière]. Or, je tiens la CGT comme complice".
La patronne du FN conclut en voyant "une très belle continuité entre la politique de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande. Lorsque nous parlions de l'UMPS, nous étions près de la réalité". 

Syrie: Ayrault présente un faisceau d'éléments qui ne prouvent rien

Le rapport des services français déclassifié lundi est jugé "décevant" par un expert

Ce document ne prouve rien
Pourquoi le gouvernement ne fournit-il pas les données brutes ? 

Que cherche-t-il à dissimuler en
  livrant les analyses de ses services de renseignement ? Dans une note déclassifiée diffusée lundi, résultat d'un travail de déduction, Paris accuse le régime syrien d’être responsable de plusieurs attaques chimiques, dont celle du 21 août, qui a fait plusieurs centaines de morts en banlieue de Damas. La synthèse est d'autant plus sujette à caution qu'il s'agit d'une construction superficielle et lacunaire: c'est ainsi que la note ne publie pas les résultats d’analyses d’échantillons recueillis sur les sites des attaques.

Des "preuves", c'est beaucoup dire ! 

Les éléments diffusés lundi relevaient du "secret défense". Ils ont été recueillis par les services de renseignement français, et ne s’appuient pas seulement sur des informations émanant des services américains. Le rapport se prévaut du sérieux de la Direction général de la sécurité extérieure (DGSE), de la Direction du renseignement militaire (DRM) et du Service de santé des armées (SSA), tous des services de l'Etat.

Quels sont les cinq points du rapport parisien ? 
1 -Une attaque en terres rebelles 
L'attaque chimique du 21 juin a été perpétrée dans des zones tenues par les rebelles, selon l'imagerie française. Après l'attaque au gaz, le régime est accusé d'avoir intensément  bombardé la zone avec une "volonté d'effacement des traces environnementales", affirme la note. De source gouvernementale et bien que les rebelles soient armés par l'Arabie saoudite, ils n'auraient pas les moyens de mener une telle attaque, "massive et coordonnée", qui a utilisé des roquettes "très vraisemblablement de fabrication industrielle", estiment les services du gouvernement français.

2 -"Un cas majeur" 
Les services d'Etat commentent la déclassification d'une telle note: "assez rare, voire exceptionnelle". Elle peut s'expliquer selon lui par le caractère aussi exceptionnel de la situation. "C'est un cas majeur de sécurité nationale française et de sécurité du monde", puisqu'il s'agit de la question de la prolifération des armes de destruction massive, a-t-elle insisté.

3 -Trois cas "vérifiés" d'attaque chimique 
La note des services de renseignement français revient sur trois cas "vérifiés" d'utilisation d'armes chimiques par le régime ces derniers mois. Contrairement à ces précédentes attaques, qui utilisaient de "petites charges chimiques", et avaient un "objectif de terreur", l'attaque du 21 août est qualifiée de "massive", avec un "objectif tactique, de reconquête du terrain". Cette note de neuf pages a été rédigée par la  DGSE) et par la DRM, toutes deux placées sous l'autorité du ministre de la Défense.

4 -Six courtes vidéos en guise de preuves 
Pour crédibiliser ses dires, Hollande a fait publier lundi soir six vidéos "sur les 47 analysées" -ou mises en forme- par le ministère de la Défense. Selon le ministre Le Drian, elles "attestent l'utilisation d'agents chimiques contre les populations civiles".

La première aurait été tournée le matin du 21 août. D'autres ont précédé cette attaque sans créer autant d'émoi. Carla del Ponte (ONU) a pourtant donné au journal Le Monde un témoignage qui accuse les rebelles
Lien PaSiDupes consacré à l'article oublié du Monde du 6 juin 2013: "Syrie: les rebelles ont très bien pu à nouveau utiliser du gaz sarin de combat "
   
La deuxième montre des corps d'enfants non identifiés et recouverts sous des couvertures.
La troisième relève l'un des symptômes imputable à l'usage du gaz sarin: la cyanose, qui peu aussi bien être liée à une insuffisance respiratoire qu'à une malformation cardiaque congénitale, comme on en trouve dans tous les hôpitaux. Les images sont en outre précédées d'assertions de mise en condition, la source est inconnue et la scène est située dans une banlieue de Damas, sans éléments qui l'attestent.

Sur la quatrième, on exhibe encore un enfant, cette fois en détresse respiratoire, sans aucune preuve que cette pathologie soit la conséquence d'une attaque, celle-ci ou une autre. Ni même que l'enfant n'est pas soigné pour une autre cause que militaire...

La cinquième montre une hypersalivation mousseuse, manifestation possible d'un cancer ou de la rage.
et la sixième des mouvements incontrôléscomme dans les cas sévères d'hyperthyroïdie.


Les services français sélectionnent les éléments

Bien que ce ne soit pas son rôle, cette note de synthèse 
précise que l'attaque privilégiée par Paris aurait fait près de 1.500 morts et des civils intoxiqués, sans blessures physiques. Huit quartiers différents ont alors été visés en même temps par des tirs d’artillerie. Une opération qui suppose une planification et des moyens importants que la rébellion n’a pas, insiste Paris, qui accuse le régime de Bachar al-Assad

Ce qui manque dans le rapport 
Pour Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), le raisonnement est crédible, mais le rapport est "assez décevant en ce qui concerne son contenu". 
"J’aurais espéré que l’État français révèle les résultats des analyses sur les échantillons prélevés à Damas il y a quelques jours", déplore-t-il au micro d’Europe 1, expliquant que ces "analyses sanguines, capillaires et urinaires auraient permis d’affirmer, côté français, que nous étions certains de l’utilisation d’un neurotoxique". Nous n'avons au final aucune certitude...
Mais si le gouvernement tient à garder secrets les résultats de ces analyses, c’est pour une raison diplomatique officielle: Paris ne souhaiterait en effet pas court-circuiter l’enquête de l’ONU, qui doit être rendue dans ...trois semaines.

 Les dernières infos d'Europe 1 sur la Syrie :


Plus de deux millions de Syriens ont quitté le pays, selon l'ONU. C'est huit fois plus qu'il y a un an.

• Aux États-Unis, Barack Obama tente d'entraîner le Congrès dans la guerre , lui réclamant - sans y être obligé- le feu vert à une intervention militaire.


• Côté français, le Parlement doit débattre mercredi en vue d'une éventuelle intervention militaire, mais aucun vote des élus du peuple n'est prévu.