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jeudi 19 mai 2016

Valls accuse les services d'ordre des syndicats FO et CGT de violences contre la police

Manuel Valls ouvre les hostilités avec les syndicats

L
a "pertinence" des manifestations contre la réforme du Code du travail interpelle le chef du gouvernement
 

Les "pacifistes" de Nuit Debout sont de la fête
Jeudi, au lendemain de l'agression de deux policiers pris à parti dans leur voiture incendiée par des "antifa",   



Valls a dénoncé des 
violences sans rapport, selon lui, avec la contestation syndicale, 
alors que la CGT et FO estiment que "le match n'est pas fini," malgré la faiblesse des dernières mobilisations.

Une nouvelle journée d'action - manifestations, grèves, blocages, barrages... - est prévue ce jeudi en France 

La loi Valls agite les travailleurs et les partisans du dialogue qui se dressent contre le projet Valls de réforme du code du Travail porté par sa ministre-kamikaze du Travail, El Khomri. Adoptée sans vote  en première lecture la semaine dernière à l'Assemblée après le recours par le gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution.

La circulation des trains, déjà entravée mercredi par une grève à la SNCF, et des avions au départ de l'aéroport d'Orly, près de Paris, reste perturbée.
En moyenne, 50% des liaisons TER et 40% des Intercités devaient être assurées, ainsi que deux TGV sur trois. En Ile-de-France, trois RER sur quatre et six Transilien sur dix devaient circuler. Dans l'aérien, 15% des vols sont annulés au départ d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Les routiers ont de nouveau mené des blocages en régions, notamment des barrages filtrants dans la zone de Fos-sur-Mer et de Lavéra (Bouches-du-Rhône). En Gironde, une soixantaine de routiers bloquaient l'accès à la plate-forme logistique de Cdiscount (Groupe Casino), à Cestas.

Manuel Valls a accusé la CGT et FO d'"attiser les inquiétudes" avec des "contre-vérités"

"Nous ne pouvons tolérer ces barrages", a lancé le socialiste à propos notamment  de la rémunération des heures supplémentaires.

Le pouvoir mise sur un essoufflement du mouvement syndical
"Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement dit rester droit dans ses bottes. Ça peut changer. Le match n'est pas fini", a répliqué sur France Inter, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), qui continue de réclamer avec son homologue de la CGT le retrait de la réforme.

"Il faut que cette colère soit entendue par le président de la République qui a une posture de fermeté. Il faut absolument que les salariés continuent à protester", a dit Philippe Martinez (CGT) sur RFI. "La structure du texte reste inacceptable. Il faut reprendre à zéro", a-t-il insisté.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a vu un "essoufflement" des manifestations.
Il appelle les syndicats à "prendre leurs responsabilités" dans un climat de tension et de violences aigu, en raison de l'infiltration systématique, désormais, de soi-disant "casseurs" dans les cortèges, en fait des agitateurs politiques d'extrême gauche.
"Je ne vois pas quel est véritablement le but aujourd'hui" des manifestations, a raconté Valls.

Alors que des auditeurs le pressaient de prononcer l'interdiction des manifestations, il a répondu : "Ça ne peut pas être mon rôle; manifester est un droit constitutionnel".

"Jeunes" activistes trotskistes
"Je ne confonds pas ceux qui manifestent avec les casseurs", mais "je pense qu'il faut aujourd'hui que les syndicats (...) prennent leurs responsabilités", a-t-il poursuivi.

"Si à chaque manifestation il y a aujourd'hui des casseurs, on doit s'interroger sur la pertinence d'un certain nombre de ces manifestations", a-t-il dit après avoir évoqué l'agression de policiers mercredi à Paris en marge d'une manifestation de membres des forces de l'ordre contre la "haine anti-flic", amalgamée par les anarcho-révolutionnaires à la haine antifasciste.

Valls met en cause les services d'ordre des syndicats

Le Premier ministre a promis des "sanctions implacables" envers les contre-manifestants qui ont incendié une voiture de police et tenté de régler leur compte aux fonctionnaires.

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, quatre hommes, dont trois avaient fait l'objet d'une interdiction de manifester, ont été interpellés et placés en garde à vue, mais cette interdiction de récidivistes identifiés comme violents a été cassée par la justice administrative.



Des listes noires, mais aucune dissolution de groupes 'antifa'
"Des listes de noms vont être de nouveau décidées pour empêcher encore une fois un certain nombre d'individus de se rendre à des manifestations", a dit Manuel Valls, en espérant que la justice administrative confirme "cette fois-ci" la mesure: une incitation claire du pouvoir exécutif sur le judiciaire.

A Rennes, la police a interpellé jeudi matin 19 "personnes" au visage dissimulés avec des cagoules dans plusieurs stations de métro de Rennes, alors qu'ils tentaient de dégrader des systèmes permettant aux rames automatiques de circuler.
Le 8 avril 2009, la gauche avait contesté la loi anti-cagoule, comme inadaptée à la protection de la vie.
Le député UMP Didier Julia avait déposé une proposition de loi visant à "interdire", comme en Allemagne, "le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements". Cette initiative du député de Seine-et-Marne se justifiait par les violents incidents survenus à Strasbourg, en marge du sommet de l'OTAN, imputés à des membres encagoulés des "Black blocs". 
Terme provenant de la Stasi (service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA), le Black Bloc désigne autant une tactique de manifestation, qu'une forme d'action collective par des groupes d'anarchistes ou d'autonomes, cagoulés et vêtus de noir, s'attaquant aux symboles de l'État (la police) et de la société capitaliste (les agences bancaires). Pour justifier leurs interventions parfois violentes face à la mondialisation libérale, les militants anarcho-révolutionnaires soutiennent que le capitalisme est infiniment plus destructeur qu'aucune de leurs actions directes, récusant toute hiérarchie ou intermédiaire de personnalités politiques ou syndicales.
Le PS ne s'oppose pas à l'interdiction de la burqa, mais combattit la vidéosurveillance et ce qui devint  le "décret anti-cagoule" de François FillonL'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée le samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1.500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Ce décret prévoit une amende de 3.000 euros en cas de récidive.Il ne restait plus à l'Etat-PS qu'à appliquer la réglementation...
A Nantes, la préfecture de police a décidé dès mercredi d'interdire la manifestation de jeudi après de nombreux épisodes de violence lors des défilés contre la loi Travail.

Manuel Valls pointe les services d'ordre des syndicats

Il reproche aux nervis de la CGT et de FO qui se sont faits prendre


Ils ont en effet créé la polémique en s'armant de battes ou de manches de pioche lors des récents rassemblements. Il souhaite qu'ils prennent "avec le soutien de la police, toutes les mesures pour empêcher ces casseurs de se mêler à la foule des manifestants".


Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont joué le double-jeu en exprimant leur inquiétude face aux violences, dont leurs gros bras se sont rendus coupables, et ont en même temps interpellé l'Etat. Ainsi le dirigeant de la CGT a retourné au gouvernement une phrase toute faite dont il abuse depuis plusieurs semaines: "le service d'ordre prendra ses responsabilités". "En même temps, on voit bien du côté des forces de l'ordre des choses qui ne vont pas. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. C'est en marge des cortèges qu'il y a des problèmes."

jeudi 3 juillet 2014

Pourvu que le justiciable "ordinaire" soit mieux traité que Sarkozy

Pizza, ascenseur en panne et dialogue de sourds : le récit de la garde à vue de Sarkozy

Ne pourrait-il pas avoir le choix entre pizza et kebab?

Durant dix-huit heures, mardi et mercredi, Nicolas Sarkozy a dû se plier à une garde à vue avant d'être -de toute façon- présenté à des juges. Le journal Le Figaro nous fait pénétrer dans les coulisses. Sait-on jamais: tout justiciable "ordinaire" peut un jour avoir à suivre le même parcours.

Un marathon de dix-huit heures. 
L'ancien président n'a pas à se plaindre: la police ne l'a pas contraint à remettre sa ceinture et ses lacets et c'est un privilège peu républicain.
De 8 heures, mardi matin, jusqu'au milieu de la nuit, Nicolas Sarkozy a dû renouer avec la dure réalité d'une garde à vue, avant la prochaine, suivie d'un défèrement devant deux juges d'instruction qui avaient veillé loin dans la nuit, rien que pour lui. Le Figaro raconte, jeudi 3 juillet, les détails de ces dix-huit heures d'interrogatoires en continu, sans avocat, comme seule la France l'autorise, si on veut excepter les démocraties exemplaires de Corée du Nord, de Cuba ou du Soudan.

Tout commence à 8 heures du matin, lorsque la voiture de Nicolas Sarkozy arrive au siège de la police judiciaire, à Nanterre. A ce moment-là, l'ex-chef de l'Etat ne sait rien, selon ses proches, pas même s'il va être interrogé librement ou sous le statut de la garde à vue. Le suspense ne dure pas bien longtemps : à peine assis dans le bureau des enquêteurs, sa garde à vue lui est notifiée, rapporte Le Figaro, signalant ainsi une préméditation.

Droit à un avocat… et à une pizza

Comme pour tout justiciable en pareilles circonstances, le début de l'interrogatoire est de pure forme. Nicolas Sarkozy est prié de décliner son identité et celle de ses ascendants. Les policiers l'informent qu'il a droit à un avocat. Car l'ex-président est venu seul, sans conseil, en signe de protestation. Voire de solidarité. Son principal avocat, Thierry Herzog, est en effet en garde à vue depuis la veille, dans les mêmes locaux, comme si cette privation d'un conseil était calculée. Sans aucune malveillance.

Photo Europe 1
Ce n'est qu'au bout de trois heures que l'interrogatoire entre dans le vif du sujet. Il aura fallu attendre 11h00. A midi, Nicolas Sarkozy est autorisé à se faire livrer une pizza: est-il autorisé à s'hydrater? Et l'audition se poursuit, calmement, jusqu'à 22 heures. Dix heures, et les policiers envoient les PV d'audition aux deux magistrates du pôle financier, à Paris. Il suffit de quelques dizaines de minutes pour que celles-ci ordonnent que Nicolas Sarkozy leur soit présenté.

"Rien à dire" aux magistrates

Après être resté bloqué vingt minutes avec des policiers dans un ascenseur en panne dans les locaux du tribunal de Nanterre -toute action syndicale mal-intentionnée étant à écartée-, l'ancien chef de l'Etat est conduit - à cinq, car le président court vite, on le sait - dans une voiture de police jusque dans le bureau des juges.
Cette fois, il se fait assister par l'avocat Pierre Haïk. L'interrogatoire tourne au dialogue de sourds. Nicolas Sarkozy accuse les magistrates d'être des "juges politiques" et estime n'avoir rien à leur dire qui n'a pas été dit à la police et consigné dans le rapport entre leurs mains: n'ont-elles pas eu à l'éplucher avant de décider que l'ancien chef de l'Etat leur soit présenté? Une heure trente d'audition plus tard, il rentre chez lui, à 1h50.

Le quotidien souligne que contrairement à son client, Thierry Herzog a dû subir des conditions de garde à vue bien plus dures. A son arrivée, sa ceinture et sa montre lui ont été retirées et son interrogatoire a été mené non dans un bureau, mais en cellule de garde à vue. Lorsque la juge Simon avait perquisitionné le maître du barreau, elle avait exigé qu'il prenne sa douche ...porte ouverte ! Et la dame n'est pas membre du SM...
Raffinement qui ne rappelle pas à Libération les plus sombres années de la Stasi ?

samedi 22 mars 2014

Tribune de Nicolas Sarkozy: le républicain Manuel Valls refuse de débattre avec Henri Guaino

Qu'a donc  Valls à cacher?

Le ministre de l'Intérieur fuit le dialogue à propos de la tribune de Nicolas Sarkozy
Manuel Valls veut le monopole de la parole: il exige d'être seul à parler lorsque qu'il est l’invité d’une matinale. Vendredi 21 mars, sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur est monté au front, comme de nombreux autres ministres, suite à la publication de la tribune signée Nicolas Sarkozy dans Le Figaro.
Le locataire de la place Beauvau s’exprimait en duplex depuis Valence, tandis que, dans le studio délocalisé gare de Lyon, Henri Guaino attendait son tour pour répondre aux questions de Jean-Pierre Elkabbach. Il était prévu deux entretiens successives, mais le ministre du changement et du dialogue ne voulait pas céder le micro.

Pas question, donc, pour  l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy d'obtenir un temps de parole et de s'exprimer avec Manuel Valls. Et lorsque Thomas Sotto suggère que Manuel Valls débatte avec Henri Guaino, la réponse du ministre est cinglante .
"Non non non ! Excusez-moi, monsieur Sotto. Nous avions prévu une interview du ministre de l’Intérieur sur un certain nombre de sujets. Il n'était pas prévu d’organiser un débat ce matin. […] Il ne sert à rien de créer du spectacle sur un sujet grave alors qu’il y a une telle attaque contre nos institutions."
Manque de respect républicain pour l'opposition

C'est donc seul, face à Jean-Pierre Elkabbach, que Manuel Valls a confessé son  "malaise" après la tribune de l’ancien chef de l’État. Selon lui, "on ne peut pas comparer la France à une dictature. […] Ce sont des paroles de divisions, de confusions, mots violents, outranciers qui traduisent une absence de sérénité", a-t-il jugé en trop de mots pour incarner cette sérénité.
"Nicolas Sarkozy, pris par une forme de rage, veut tout détruire pour se protéger."
Valls refuse de réagir à l'accusation d'un "cabinet noir"
Un policier de la police judiciaire aurait transmis -directement au ministre- les synthèses des transcriptions des écoutes illégales sur Sarkozy...
Lien PaSiDupes

vendredi 21 mars 2014

Une "cellule anti-Sarko" informait Valls des écoutes

Valls nie et ment, comme Taubira et les autres


Comme l’a révélé le Canard enchaîné le 12 mars — et contrairement à ce qu’a affirmé Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur était au courant de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la parution du journal le Monde du 7 mars.

Manuel Valls  n’aurait pourtant pas été informé par la hiérarchie policière classique. Le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Lothion, se dit d’ailleurs très irrité d'avoir été court-circuité jusqu’en décembre 2013.

Un policier de la police judiciaire aurait transmis directement au ministre
l’information de la mise sur écoute de Sarkozy. 

Un policier haut placé   confirme par ailleurs à Valeurs actuelles que des “notes blanches” circulent de plus en plus à l’Intérieur. Elles seraient rédigées par les policiers en charge des écoutes de Sarkozy. Ceux-ci, ayant accès à leur contenu intégral, feraient remonter au ministre les informations essentielles via un circuit parallèle organisé par une cellule officieuse

Cette cellule serait composée de policiers de la sous-direction en charge de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière, exécutants, et de leur ancien patron, l’actuel directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit
Grâce à ces “notes blanches”, des extraits d’écoutes téléphoniques ou des procès-verbaux d’auditions censés rester secrets peuvent être transmis en toute discrétion au ministre de l’Intérieur et à l’Élysée, sans qu’il y ait — “officiellement” — de violation du secret de l’instruction.


PLUS
Qu’est-ce qui est pire: la NSA ou la Stasi ?
"Pour notre sécurité" ?
"La Stasi, sans aucun doute", selon le site d'information en ligne co-fondé par Jean-Marie Colombani, Éric Leser, et l'économiste Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, et donc tous présumés innocents d'orientation socialistes, d'autant que les deux premiers sont issus du journal Le Monde. "Les citoyens de l’Allemagne de l’Est ne pouvaient pas se défendre contre ces intrusions. Les citoyens américains peuvent encore exercer un contrôle sur leurs propres organisations de renseignement, qui sont encore dominées (ou en tout cas, c’est ce qu’on nous raconte) par la loi." En France, les citoyens "ordinaires" peuvent-ils se défendre ?
Dans sa tribune parue dans le Figaro, Nicolas Sarkozy met en garde. "Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France."


Inspiré de la version américaine propriété du Washington Post, le site Slate continue à minimiser la gravité des écoutes de la NSA
"Pour l’instant, la plupart d’entre nous semblent vouloir accorder le bénéfice du doute aux espions, tant qu’ils essaient de combattre le terrorisme. Pourtant, je n’arrive pas à me résoudre à faire preuve du même enthousiasme pour certaines des choses que mon gouvernement a choisi de faire derrière mon dos. Tout cela me rappelle juste un peu trop des jours plus sombres qui appartiennent au passé. (lien Slate)

La presse française aux ordres n'informe pas la population de ces pratiques en France. 
Hormis Atlantico.
"Un cabinet noir". L'expression a de quoi surprendre, mais Valeurs Actuelles l'écrit bien à plusieurs reprises dans son enquête intitulée "Sarkozy : la chasse à l'homme". Il y aurait donc bien une cellule composée de plusieurs personnalités proches de François Hollande chargées de mettre hors circuit Nicolas Sarkozy. L'objectif est donc simple pour ce cabinet : empêcher l'ex-président de revenir en politique.  
Qui commande ce cabinet par exemple ? L'hebdo a la réponse. Il s'agirait du commandant militaire de l’Élysée, le colonel de gendarmerie Éric Bio-Farina. L'homme a accès à toutes les données informatiques de l'ère Sarkozy à l'Elysée. Il récupère d'ailleurs les documents "sensibles" et il ne s'est pas gêné pour transmettre ceux d'importance aux juges qui s'intéressent à toutes les affaires liées à Nicolas Sarkozy.

Selon Valeurs Actuelles, Bio-Farina vient de se voir attribuer par Hollande le poste de coordonnateur national du renseignement. Pour ce "cabinet noir", "il faut tuer Sarkozy". L'hebdomadaire met aussi en lumière le calendrier des affaires et insiste sur le fait que chaque épisode concernant la gauche est suivi dans la foulée par des mises en examen ou autre pour l'ex-président ou son entourage.
Enfin, Valeurs Actuelles évoque le rôle de la presse toujours partante pour faire ses gros titres sur les démêlés judiciaires de Sarkozy. Bref, une enquête sans complaisance pour François Hollande et ses craintes quasi "obsessionnelles" à l'endroit de Nicolas Sarkozy."

La presse militante de gauche respecte-elle ses lecteurs en occultant?
Est-elle libre et indépendante ?

Nicolas Sarkozy s'adresse aux Français abusés par la gauche haineuse

"Ce que je veux dire aux Français"

L'ancien président répond aux attaques insupportables dont il est la cible

Le Figaro publie une tribune de Nicolas Sarkozy, une intervention écrite  et non orale, afin d'en appeler à "la réflexion plutôt qu'à l'émotion" des Français.
  

"Ce que je veux dire aux Français

J'ai longuement hésité avant de prendre la parole. D'abord parce que je sais qu'il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l'explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j'avais annoncée au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2012.
Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l'endroit des Français qui m'ont fait l'immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J'ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu'endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m'a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu'aussi loin que je m'en souvienne je n'ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…
Et pourtant, je crois qu'il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l'écrit et non celui de l'image, c'est parce que je veux susciter la réflexion et non l'émotion.
Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques ? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré ? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée ? La présomption d'innocence désacralisée ? La calomnie érigée en méthode de gouvernement ? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées ?
Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C'est de moi qu'il s'agit aujourd'hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n'auront pas et n'ont pas cette chance.
Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C'est la règle démocratique. Qui d'ailleurs pourrait prétendre que je l'ai, si peu que cela soit, enfreinte ? En vingt mois, j'ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J'ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l'on me suspectait d'avoir profité de la faiblesse d'une vieille dame ! Des milliers d'articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue ? Rien, si ce n'est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J'ai eu envie de crier : « Tout cela pour cela. » Mais je n'ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J'ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.
Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d'enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n'y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n'a pas empêché des centaines d'articles à charge.
Puis l'on s'est aperçu que j'avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés ! De ce fait, je fus reconnu fautif d'un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l'histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d'euros, dont j'étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137 000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance ? Cette fois encore, je n'ai rien dit. J'ai tout accepté.
Sans l'ombre d'une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d'avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d'un virement de 50 millions d'euros ! Un détail… Après des mois d'enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n'a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d'arrivée. Toute l'accusation repose sur les témoignages « crédibles » du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd'hui le passif judiciaire. J'ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d'un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.
Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l'a-t-il pas fait, alors même que j'étais le chef de la coalition contre lui ?
Or voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n'ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires !
Ajoutant l'illégalité à l'illégalité, on n'hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu'aucun avocat n'a accès à la procédure ? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l'instruction ?
On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007 ! On le fait, non parce que l'on dispose d'indices, mais parce que l'on espère en trouver. Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France.
Suis-je en droit de m'interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on ? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé…
Heureusement, des milliers d'avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c'était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu'un avocat dans l'exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu'un journaliste. Dans la République, on n'écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l'exercice de leurs fonctions !
Mais cela n'est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d'avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c'est à pleurer d'indignation. Son "crime" : être l'ami depuis trente ans d'un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c'est que le client, c'est moi. Alors "le conseil" devient un "trafic d'influence" supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu'il n'y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu'il ait pensé à en signaler l'existence à mon avocat.
Tout ceci ne résiste pas à l'évidence. Eh bien, cela n'a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant ! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu'au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature ? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux « mur des cons », où j'occupe une place de choix ! Dois-je considérer qu'il s'agit d'un exercice serein et impartial de la justice ?
Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l'un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l'appel des quatre-vingt-deux juges d'instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent ? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d'un magistrat dont le devoir est pourtant d'enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l'on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable ?
Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l'institution judiciaire, dans l'impartialité de l'immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.
Mon propos n'est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s'apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.
Aux Français qui n'ont pas voté pour moi, je demande d'oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers ?
À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n'ai jamais trahi leur confiance. J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières.
Je veux affirmer que je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci.
Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen "normal" !"