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vendredi 26 février 2016

Etat d'urgence: Cazeneuve nommément visé par les plaintes de cinq ex-assignés à résidence

Cinq assignés à résidence portent plainte contre le ministre de l'Intérieur

Dénonciation de "la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence"  

Ce jeudi, cinq anciens assignés ont déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve pour " atteinte à la liberté individuelle par une personne exerçant une fonction publique", "abstention volontaire de mettre fin à une privation légale de liberté", ainsi que pour des faits de "discrimination par une personne dépositaire de l’autorité publique", révèle un des avocats.

Les plaignants font partie des 400 personnes assignées à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, mis en place au lendemain des attentats de novembre.
Ils veulent conduire les autorités à "répondre de leurs décisions", précise leur avocat. En effet, lorsque leur assignation avait été ordonnée, les cinq personnes avaient attaqué cette décision devant la justice administrative. Mais leurs recours n’ont jamais pu aboutir : leurs assignations ont été abrogées, c’est-à-dire totalement annulées, trop vite.

"L’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments"

"Cela montre bien que l’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence ", conclut l’avocat des cinq plaignants, Me Arié Alimi qui se définit ainsi: "Français, avocat, juif, originaire d'Algérie, né à Sarcelles". 
"Je continuerai donc à défendre des jeunes des cités, des "djihadistes ", des émeutiers, parce que face aux sombres jours qui s'annoncent pour notre pays, face à un racisme et à un antisémitisme d'Etat qui se prépare dans l'ombre, le dialogue intime que se noue entre un avocat et son client quelque soient ses haines et ses colères, est déjà source d'apaisement et de compréhension retrouvés. Français, avocat, juif, ayant passé ma jeunesse dans les cités, je revendique chacune des ces identités, dans le désordre."
Selon ce conseiller qui participa à la manif pro-palestinienne de Sarcelles et dont le blog est hébergé par le site trotskiste Mediapart, les cinq personnes avaient été assignées à résidence pour des faits de radicalisation religieuse, possession d’armes "et d’autres éléments extrêmement flous".
Toujours selon cet avocat qui assura la défense des parents de Rémi Fraisse, sur les près de 400 assignations à résidence qui ont été décidées par les préfets dont certaines sur la base de notes blanches [non signées] du ministère de l’Intérieur, une cinquantaine ont été abrogées. "Grâce à ces procédures, une véritable enquête sera ouverte : on saura ce qui se cache derrière les notes blanches du ministre de l’Intérieur, qui sont les sources, quelles informations," a ajouté Me Arié Alimi, dont le cabinet (AA_Avocats) est situé rue de Courcelles, dans le très chic XVIIe arrondissement de Paris.

Ces plaintes risquent de ne pas aboutir, selon la LDH
Révision constitutionnelle, "un cheval de Troie de nature autoritaire," dénonça Me Arié Alimi, sur France Info, le 10 février.Pour l’enseignant en droit de la responsabilité et en droit pénal à l’université Paris X Nanterre, "c’est un texte qui a une dangerosité pratique absolue."Concernant la déchéance, Arié Alimi a expliqué que le texte "parle de délits et de crimes qui constituent une atteinte grave à la vie de la nation, ce qui n’est pas du terrorisme."Tout peut entrer dans ce texte", s’est-il inquiété, ajoutant que "quand on voit dans le code pénal ce qu’est une atteinte à la vie de la nation, un simple outrage pourrait entrer dans ce texte si le législateur décidait de le faire."
L’avocat a estimé qu’en fonction "d’une alternance politique différente" [sic], il pourrait y avoir "des textes extrêmement dangereux pour la France.""Je ne pense pas qu’on légifère et encore moins qu’on change une constitution dans le cadre de l’émotion parce que les Français changent d’avis en fonction des circonstances", a condamné Arié Alimi.
Mais la Ligue des droits de l’Homme, qui s’est constituée partie civile, s’attend à "rencontrer toutes les difficultés du monde" dans cette bataille, "avec notamment l’invocation du secret défense", précise son avocat Me Michel Tubiana.
Me M. Tubiana est au Grand Orient de France, "ancien"  trotskiste de la JCR et avocat de la 'bande à Baader' (organisation terroriste allemande d'extrême gauche), ancien président de la Ligue des droits de l'homme. N'est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?
"Les décideurs doivent aussi répondre de leurs décisions", a insisté Me Michel Tubiana.

Les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent toutefois "une prise de conscience".
"Dix-neuf lois antiterroristes ont été créées depuis 1986 qui vont toutes dans le sens de la diminution des libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme. Il faut arrêter cet engrenage ", estime Me Clémence Bectare, avocate de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 26 mai.

vendredi 21 mars 2014

Une "cellule anti-Sarko" informait Valls des écoutes

Valls nie et ment, comme Taubira et les autres


Comme l’a révélé le Canard enchaîné le 12 mars — et contrairement à ce qu’a affirmé Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur était au courant de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la parution du journal le Monde du 7 mars.

Manuel Valls  n’aurait pourtant pas été informé par la hiérarchie policière classique. Le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Lothion, se dit d’ailleurs très irrité d'avoir été court-circuité jusqu’en décembre 2013.

Un policier de la police judiciaire aurait transmis directement au ministre
l’information de la mise sur écoute de Sarkozy. 

Un policier haut placé   confirme par ailleurs à Valeurs actuelles que des “notes blanches” circulent de plus en plus à l’Intérieur. Elles seraient rédigées par les policiers en charge des écoutes de Sarkozy. Ceux-ci, ayant accès à leur contenu intégral, feraient remonter au ministre les informations essentielles via un circuit parallèle organisé par une cellule officieuse

Cette cellule serait composée de policiers de la sous-direction en charge de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière, exécutants, et de leur ancien patron, l’actuel directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit
Grâce à ces “notes blanches”, des extraits d’écoutes téléphoniques ou des procès-verbaux d’auditions censés rester secrets peuvent être transmis en toute discrétion au ministre de l’Intérieur et à l’Élysée, sans qu’il y ait — “officiellement” — de violation du secret de l’instruction.


PLUS
Qu’est-ce qui est pire: la NSA ou la Stasi ?
"Pour notre sécurité" ?
"La Stasi, sans aucun doute", selon le site d'information en ligne co-fondé par Jean-Marie Colombani, Éric Leser, et l'économiste Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, et donc tous présumés innocents d'orientation socialistes, d'autant que les deux premiers sont issus du journal Le Monde. "Les citoyens de l’Allemagne de l’Est ne pouvaient pas se défendre contre ces intrusions. Les citoyens américains peuvent encore exercer un contrôle sur leurs propres organisations de renseignement, qui sont encore dominées (ou en tout cas, c’est ce qu’on nous raconte) par la loi." En France, les citoyens "ordinaires" peuvent-ils se défendre ?
Dans sa tribune parue dans le Figaro, Nicolas Sarkozy met en garde. "Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France."


Inspiré de la version américaine propriété du Washington Post, le site Slate continue à minimiser la gravité des écoutes de la NSA
"Pour l’instant, la plupart d’entre nous semblent vouloir accorder le bénéfice du doute aux espions, tant qu’ils essaient de combattre le terrorisme. Pourtant, je n’arrive pas à me résoudre à faire preuve du même enthousiasme pour certaines des choses que mon gouvernement a choisi de faire derrière mon dos. Tout cela me rappelle juste un peu trop des jours plus sombres qui appartiennent au passé. (lien Slate)

La presse française aux ordres n'informe pas la population de ces pratiques en France. 
Hormis Atlantico.
"Un cabinet noir". L'expression a de quoi surprendre, mais Valeurs Actuelles l'écrit bien à plusieurs reprises dans son enquête intitulée "Sarkozy : la chasse à l'homme". Il y aurait donc bien une cellule composée de plusieurs personnalités proches de François Hollande chargées de mettre hors circuit Nicolas Sarkozy. L'objectif est donc simple pour ce cabinet : empêcher l'ex-président de revenir en politique.  
Qui commande ce cabinet par exemple ? L'hebdo a la réponse. Il s'agirait du commandant militaire de l’Élysée, le colonel de gendarmerie Éric Bio-Farina. L'homme a accès à toutes les données informatiques de l'ère Sarkozy à l'Elysée. Il récupère d'ailleurs les documents "sensibles" et il ne s'est pas gêné pour transmettre ceux d'importance aux juges qui s'intéressent à toutes les affaires liées à Nicolas Sarkozy.

Selon Valeurs Actuelles, Bio-Farina vient de se voir attribuer par Hollande le poste de coordonnateur national du renseignement. Pour ce "cabinet noir", "il faut tuer Sarkozy". L'hebdomadaire met aussi en lumière le calendrier des affaires et insiste sur le fait que chaque épisode concernant la gauche est suivi dans la foulée par des mises en examen ou autre pour l'ex-président ou son entourage.
Enfin, Valeurs Actuelles évoque le rôle de la presse toujours partante pour faire ses gros titres sur les démêlés judiciaires de Sarkozy. Bref, une enquête sans complaisance pour François Hollande et ses craintes quasi "obsessionnelles" à l'endroit de Nicolas Sarkozy."

La presse militante de gauche respecte-elle ses lecteurs en occultant?
Est-elle libre et indépendante ?