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samedi 1 février 2020

Djihadiste syrien arrêté à Marseille soupçonné de tortures et crimes de guerre

Cet islamiste est soupçonné de tortures et crimes de guerre

L’homme, présent en France comme "étudiant", est détenteur d’un visa Erasmus

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Islam Alloush, djihadiste syrien
et étudiant islamiste Erasmus en France
Ancien porte-parole du groupe islamiste syrien Jaysh Al-Islam ("armée de l’islam"), cet étudiant  - bien sous tous rapports - est néanmoins soupçonné d’"actes de torture et complicité", "crimes de guerre" et "complicité de disparitions forcées"

Cet étudiant Erasmus de 32 ans a été arrêté à Marseille par l’OCLCHGCG (Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre), la section de recherches de Marseille et le GIGN, le 29 janvier 2020. A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, il a été présenté à un juge d’instruction parisien qui l’a mis en examen. 

Un juge des libertés et de la détention doit désormais statuer sur son éventuel [sic] placement en détention provisoire, requis par le Parquet national antiterroriste (PNAT). 

Il appartenait au groupe qui aurait enlevé une militante des droits humains, Razan Zaitouneh,  en 2013

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Cet étudiant Erasmus  - qui devait faire rayonner la culture française dans le monde - est en fait membre du groupe Jaysh Al-Islam, notamment soupçonné de l’enlèvement de l’avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, de son mari, Waël Hamada, et de deux de ses collaborateurs, qui n’ont jamais été revus depuis le 9 décembre 2013.
Plainte déposée en juin 2019

Me Zeitouneh avait été l’une des activistes vedettes du soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad et, à ce titre, avait reçu cette année-là le prix Sakharov des droits de l’homme en compagnie d’autres militants du "printemps arabe". Elle avait ensuite critiqué les violations des droits de l’homme commises par toutes les parties au conflit.

Une plainte visant des membres de ce groupe islamiste avait été déposée, auprès du pôle crimes contre l’humanité du PNAT en juin dernier, pour "actes de torture", "disparitions forcées", "crimes contre l’humanité et crimes de guerre", commis dans la Ghouta entre 2012 et avril 2018. 

L’homme interpellé sous le nom d’Islam Alloush s’appelle, en réalité, Majdi Mustafa Nameh

Cette plainte avait été portée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Centre syrien des médias (SCM), ainsi que par sept membres de la famille de Me Zeitouneh. Cette mise en examen ouvre "la voie à la première enquête judiciaire portant sur les crimes commis par le groupe armé", s’est félicitée vendredi la FIDH.

Il "figure parmi les hauts responsables de Jaysh Al-Islam" - une coalition de groupes salafistes qui prône la charia - qui "compta jusqu’à plus de 20.000 combattants et fit régner la terreur dans les zones rebelles qu’elle contrôlait, principalement dans la Ghouta orientale, dont elle perdit le contrôle en avril 2018," a encore expliqué Clémence Bectarte, avocate au Barreau de Paris depuis 2005, spécialisée en droit pénal, droit international des droits de l’Homme et droit international humanitaire. coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, avocate de la FIDH, un réseau de magistrats, juristes, avocats et professeurs de droit issus des organisations membres de la FIDH à travers le monde, organisation internationale illégitime.

vendredi 26 février 2016

Etat d'urgence: Cazeneuve nommément visé par les plaintes de cinq ex-assignés à résidence

Cinq assignés à résidence portent plainte contre le ministre de l'Intérieur

Dénonciation de "la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence"  

Ce jeudi, cinq anciens assignés ont déposé plainte contre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve pour " atteinte à la liberté individuelle par une personne exerçant une fonction publique", "abstention volontaire de mettre fin à une privation légale de liberté", ainsi que pour des faits de "discrimination par une personne dépositaire de l’autorité publique", révèle un des avocats.

Les plaignants font partie des 400 personnes assignées à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, mis en place au lendemain des attentats de novembre.
Ils veulent conduire les autorités à "répondre de leurs décisions", précise leur avocat. En effet, lorsque leur assignation avait été ordonnée, les cinq personnes avaient attaqué cette décision devant la justice administrative. Mais leurs recours n’ont jamais pu aboutir : leurs assignations ont été abrogées, c’est-à-dire totalement annulées, trop vite.

"L’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments"

"Cela montre bien que l’autorité publique avait connaissance de la fausseté des éléments qui ont constitué l’assignation à résidence ", conclut l’avocat des cinq plaignants, Me Arié Alimi qui se définit ainsi: "Français, avocat, juif, originaire d'Algérie, né à Sarcelles". 
"Je continuerai donc à défendre des jeunes des cités, des "djihadistes ", des émeutiers, parce que face aux sombres jours qui s'annoncent pour notre pays, face à un racisme et à un antisémitisme d'Etat qui se prépare dans l'ombre, le dialogue intime que se noue entre un avocat et son client quelque soient ses haines et ses colères, est déjà source d'apaisement et de compréhension retrouvés. Français, avocat, juif, ayant passé ma jeunesse dans les cités, je revendique chacune des ces identités, dans le désordre."
Selon ce conseiller qui participa à la manif pro-palestinienne de Sarcelles et dont le blog est hébergé par le site trotskiste Mediapart, les cinq personnes avaient été assignées à résidence pour des faits de radicalisation religieuse, possession d’armes "et d’autres éléments extrêmement flous".
Toujours selon cet avocat qui assura la défense des parents de Rémi Fraisse, sur les près de 400 assignations à résidence qui ont été décidées par les préfets dont certaines sur la base de notes blanches [non signées] du ministère de l’Intérieur, une cinquantaine ont été abrogées. "Grâce à ces procédures, une véritable enquête sera ouverte : on saura ce qui se cache derrière les notes blanches du ministre de l’Intérieur, qui sont les sources, quelles informations," a ajouté Me Arié Alimi, dont le cabinet (AA_Avocats) est situé rue de Courcelles, dans le très chic XVIIe arrondissement de Paris.

Ces plaintes risquent de ne pas aboutir, selon la LDH
Révision constitutionnelle, "un cheval de Troie de nature autoritaire," dénonça Me Arié Alimi, sur France Info, le 10 février.Pour l’enseignant en droit de la responsabilité et en droit pénal à l’université Paris X Nanterre, "c’est un texte qui a une dangerosité pratique absolue."Concernant la déchéance, Arié Alimi a expliqué que le texte "parle de délits et de crimes qui constituent une atteinte grave à la vie de la nation, ce qui n’est pas du terrorisme."Tout peut entrer dans ce texte", s’est-il inquiété, ajoutant que "quand on voit dans le code pénal ce qu’est une atteinte à la vie de la nation, un simple outrage pourrait entrer dans ce texte si le législateur décidait de le faire."
L’avocat a estimé qu’en fonction "d’une alternance politique différente" [sic], il pourrait y avoir "des textes extrêmement dangereux pour la France.""Je ne pense pas qu’on légifère et encore moins qu’on change une constitution dans le cadre de l’émotion parce que les Français changent d’avis en fonction des circonstances", a condamné Arié Alimi.
Mais la Ligue des droits de l’Homme, qui s’est constituée partie civile, s’attend à "rencontrer toutes les difficultés du monde" dans cette bataille, "avec notamment l’invocation du secret défense", précise son avocat Me Michel Tubiana.
Me M. Tubiana est au Grand Orient de France, "ancien"  trotskiste de la JCR et avocat de la 'bande à Baader' (organisation terroriste allemande d'extrême gauche), ancien président de la Ligue des droits de l'homme. N'est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?
"Les décideurs doivent aussi répondre de leurs décisions", a insisté Me Michel Tubiana.

Les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent toutefois "une prise de conscience".
"Dix-neuf lois antiterroristes ont été créées depuis 1986 qui vont toutes dans le sens de la diminution des libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme. Il faut arrêter cet engrenage ", estime Me Clémence Bectare, avocate de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 26 mai.

lundi 12 octobre 2015

Hollande va-t-il encore sacrifier des Français en Syrie?

Deuxièmes frappes françaises en Syrie sur un camp d'entraînement de l'Etat islamique
L'un des deux Rafale qui ont frappé en Syrie jeudi soir
Le raid visait des djihadistes français

Une décision qui devrait avoir des implications juridiques.
La France a-t-elle le droit de tuer ses propres ressortissants dans un pays étranger? 
La question se pose après le bombardement qui visait des djihadistes français en Syrievendredi dernier. "Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daech, mais pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", précise une "source officielle" informée des détails du raid, mais qui ne se dévoile pas... 

"La France ne "(cible -pourtant-) personne en particulier," assure le pouvoir 

La légitimité de l'ordre de frappe a en tout cas été soulevée au ministère de la Défense. Pour justifier des frappes contre les ressortissants français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est défendu dans un entretien au journal officieux du PS, Le Monde, expliquant que la France ne "(ciblait) personne en particulier. Nous combattons non des individus mais un groupe terroriste - à l'aveugle ? - composé de ressortissants de différentes nationalités, dans le respect du droit international... humanitaire" (en somme, une guerre peut être juste), avant d'indiquer que la France agit en s'appuyant sur le principe de la "légitime défense". Autrement dit, l'auto-défense ? 

Sur le plan juridique, viser des Français, même intentionnellement, pourrait toutefois poser problème, comme le rappelle Patrick Beaudouin, avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) qui aurait un doute sur les notions de "droit international humanitaire" et de "légitime défense" brandies par la France : "Il est en effet envisageable que des familles de nationaux portent plainte pour assassinat en invoquant l’absence de fondement légal de ces bombardements [qui ont lieu sans déclaration de guerre et en vertu du 'droit d'ingérence' des plus forts supposés].
Contre qui ces plaintes pourraient-elles être dirigées? La responsabilité pénale de l’Etat, (en tant que) personne morale? Le fondement me semble douteux. Il est plus probable qu’elles soient dirigées contre le ministre de la Défense, donneur d’ordre, ou les exécutants, les militaires français", note-t-il dans un entretien au Monde, Pravda de l'Elysée. Le responsable de l'ONG a toutefois le sentiment que le risque ne serait "sérieux" : "Je suis extrêmement dubitatif", glisse-t-il, hésitant à donner sa caution à ce type d'agissement. 

"En termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit" 

C'est également l'avis de Didier Maus, professeur honoraire de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, interrogé par France 24 : "Il n’existe aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier, où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants, qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse". Le retraité Didier Maus poursuit : "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale [républicaine], mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis [appréciation subjective], de danger immédiat [à démontrer], où aucune autre solution n’existe [à prouver]". 

La pratique n'est, en effet, pas inédite. "De nombreux États, mêmes démocratiques, procèdent à des exécutions sommaires d’éléments menaçant la sécurité nationale, ressortissants du pays ou pas. Sauf que contrairement à Washington et nouvellement à Londres, ils ne communiquent pas sur cette question", rappelle cyniquement Alain Bauer, professeur en criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, et proche de Manuel Valls, dans un entretien à France 24. Une menace a priori...

"Certains ont décidé de ne plus hésiter"

Si la France visait ses ressortissants, cela serait en tout cas une première, même si Alain Bauer précise qu'on ne sait toujours pas ce qui est "advenu" d'un certain nombre de Français enlevés et portés disparus pendant la guerre d'Algérie. 

D'autres Etats ont eu moins de scrupules, selon le JDD. Début septembre, le Premier ministre, David Cameron avait révélé en septembre dernier que les forces britanniques avaient tué plusieurs djihadistes britanniques sur des soupçons de préparation d'une attaque à Londres. Outre-Manche, la frappe de drones n'avait été que très peu contestée sur le plan juridique. Le Premier ministre avait pris soin de préciser qu'il avait demandé l’approbation du Procureur général et conseiller juridique en chef de la Couronne et du gouvernement, Jeremy Wright. "Il est clair que l'action que nous avons conduite était parfaitement légale. Le Procureur général a été consulté et nous avions une base légale claire pour agir en fonction de la loi internationale", a précisé David Cameron. 

C'est aussi le cas des Etats-Unis dont les attaques de drones ont visé épisodiquement des sujets américains. "Lorsqu’un Américain part à l’étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu’un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d’un commando de la police", s'était défendu en mai 2013 le président américain Barack Obama. 
"Il est très facile de donner des leçons de morale lorsque l’on n’est pas confronté à ce genre de problématique, mais quand il s’agit de sauver le plus grand nombre, d’éviter de faire pleurer des victimes innocentes, pour le prix d’un seul bien identifié, certains ont décidé de ne plus hésiter", justifie, pour sa part, Alain Bauer. En France, la question n'a pas encore secoué le débat public, comme cela a pu être le cas aux Etats-Unis. 

On l'a bien compris,
Hollande fait donner la presse pour justifier qu'un chef d'Etat puisse sacrifier ses ressortissants. Pas moins de cinq missions de reconnaissance ont précédé la frappe française, depuis la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015 contre l'Etat islamique en Syrie, à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daesh dans le nord du pays, et les renseignements obtenus étaient formels. Il y avait bien plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Mais la France de Hollande n'a pas eu plus de scrupules que d'autres Etats... Mais elle affirme mener une guerre vertueuse. Les ordres depuis le départ sont clairs, selon notre presse aux ordres : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales"...
Ou la politique n'a pas de morale ou la vie de certains citoyens français n'a pas le même prix que d'autres. Et le pouvoir fait dire le droit à sa convenance. Un pôle judiciaire spécialisé dans le traitement des crimes de guerre (les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de torture) a toutefois ouvert ses portes en janvier 2012. 
 

jeudi 11 décembre 2014

Mali : combien de djihadistes contre la libération d'un Français, Serge Lazarevic ?

Et une belle rançon d'incitation au rapt ?

Des organisations maliennes des droits de l’homme dénoncent la libération de terroristes maliens en échange de l’otage français

Le président Hollande a assuré la réception de l'ex-otage Serge Lazarevic libéré suite aux efforts conjugués du Mali et du Niger. C'est grâce à un touareg francophile et négociateur hors pair, Mohamed Akotey, que le Franco-serbe a recouvré la liberté, après plus de trois années de captivité dans les mains des terroristes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. 
Il était apparu une dernière fois dans une vidéo fin novembre. Serge Lazarevic semblait fatigué et demandait dans son message une libération rapide, craignant pour sa santé. A Villacoublay, l'otage libéré a remercié son comité d'accueil, "le président et toute son équipe", comme il se doit, ainsi que "tous les gens qui ont œuvré pour notre libération". "J'ai perdu une vingtaine de kilos, mais ça va, je suis encore bien", a affirmé l'ancien captif kidnappé en 2011 à Hombori au cours d'un mystérieux voyage d'affaires, le 24 novembre 2011 au Mali, en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé tué d’une balle dans la tête, en juillet 2013.

Si le désintéressement du négociateur n'est ni garanti, ni évoqué, les spéculations sur les conditions de cette libération dans la région de Kidal, au nord du Mali, vont bon train quant au sujet tabou d'une contrepartiePlusieurs djihadistes auraient été relâchés lundi des prisons maliennes, en échange de Serge Lazarevic, la veille de son retour à la liberté mardi et en France mercredi. S’il a été démenti par un proche du gouvernement, le marchandage révolte l'Afrique, du Mali et au Niger.

Les associations de défense des droits de l’homme ou encore l’opposition politique maliennes, mais aussi les journaux de la région, sont mitigées: elles se réjouissent unanimement de la libération du Français, mais ne dissimulent pas une rancoeur certaine.
La presse africaine trouve le prix très élevé
: une rançon et la libération de "quatre dangereux terroristes". On dit même cinq. "L’Etat français aurait versé plus de 20 millions d’euros soit 13 milliards de FCFA aux ravisseurs et autres intermédiaires du dernier otage français, Serge Lazarevic. Et Barack Obama a eu raison de qualifier d'"hypocrite" la position française sur le paiement des rançons aux preneurs d’otages", s’indigne L’indicateur du Renouveau.

La fin justifie-t-elle tous les moyens ? 

Chez le voisin burkinabé, le quotidien Fasozine regrette "qu’au-delà du devoir régalien de l’Etat français de préserver la liberté de ses citoyens partout où ils se trouvent dans le monde, cette façon de faire donne malheureusement l’impression que tous les moyens sont bons pour y arriver". Les ONG maliennes, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Amnesty international Mali, sont fort critiques des méthodes françaises : "Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages, nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali", ont-elles écrit dans un communiqué commun.

Pour huit partis de l’opposition malienne, cités par Malijet, cette contrepartie est une "promotion de l’impunité" dans un pays où la réconciliation entre le Nord et le Sud n’est toujours pas acquise. Il aurait été préférable que la justice malienne fasse son travail jusqu’au bout: "le président aurait pu alors, s’il y était contraint, exercer son droit de grâce", font valoir les organisations politiques spoliées de leurs prérogatives et inquiètes de la décrédibilisation de la lutte contre le terrorisme au Mali. Ils demandent au président malien d'être un peu plus transparent avec le peuple malien en révélant le nombre, le nom et l'identité des terroristes qu'il a libérés dans le cadre de cette opération. En France, les aboyeurs Jean-Christophe Cambadélis et Bruno Le Roux, n'ont pas les mêmes exigences. 

Le spectre de la Françafrique

Bamako a "fait ce geste [...] à la demande de Paris". Contactés par Europe 1, le ministère français de la Défense, ainsi que l'Elysée, ont refusé de communiquer sur ces informations. Les Maliens sont plus farouchement demandeurs de transparence que les partis et organes de presse français. Et le ton monte dans de nombreux journaux de Bamako, avec pour cible la France. Ils dénoncent une ingérence à son comble de  l’ancienne puissance coloniale. Pour L’Indicateur du renouveau, un journal malien, "qu’ils soient de gauche, de droite ou même du centre, les présidents français n’ont aucun respect pour leurs pays africains".

Directement impliqué dans l’enlèvement de Serge Lazarevic, la libération du preneur d'otages Mohamed Ali Ag Wadoussène cristallise la colère au Mali. Dans un édito, Mali actu estime que "le cas Wadoussène est assez révoltant, tant cet homme (ci-contre à droite) s’est illustré pour des actes gravissimes, aussi bien au Nord que dans le sud du pays".
Selon les associations de défense des droits de l’homme, le djihadiste d'Aqmi est poursuivi par la justice malienne dans deux procédures, pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Cet ancien membre de la Garde nationale était emprisonné depuis 2011, mais il avait réussi à s’évader au mois de juin, tuant au passage un gardien. Le frère de la victime laisse exploser sa rage dans Mali actu en apprenant la libération du meurtrier présumé : "La dignité malienne, elle est comment maintenant ? Un Français vaut mieux donc qu’un Malien ?" interroge-t-il.
Le personnel pénitentiaire est déçu, mais aussi en colère
, comme l’explique Abdoulaye Fofana, contrôleur des services pénitentiaires : "Nous, surveillants des prisons du Mali, nous sommes consternés en réalité. On pouvait peut-être laisser Ali ag Wadoussène [en prison] pour que la justice termine avec lui. C’est quand même lui qui a tiré à bout portant sur notre collègue regretté adjudant Kola Sofara." Ils menacent même de se mettre en grève. "Si l’État ne fait rien, nous projetterons d’aller effectivement en grève", affirme Aboubakar Sidiki Traore, chef du syndicat des surveillants de prison du Mali. Plusieurs partis de l'opposition malienne ont également demandé des éclaircissements à l'État sur ces libérations de prisonniers.

Le rôle du Niger est peu évoqué



Le négociateur Mohamed Akotey, a 46 ans (ci-contre à gauche), est né à Tidène au Niger et appartient à l’influente tribu des Ifoghas, un groupe touareg minoritaire au Niger. Jeune étudiant à l’université de Niamey, capitale du Niger, il quitte son pays pour la France dans les années 90 pour y étudier l’archéologie à la Sorbonne.
De retour au Niger, il est d’abord
conseiller en sécurité (1996-1999) du général Ibrahim Baré Maïnassara, ancien président du Niger, il devient de 2007 à 2009 ministre de l’Environnement de son successeur. En 2009, Areva le nomme président du conseil d’administration d’Imouraren SA, sa filiale dans la région d’Agadez, poste qu'il occupe encore aujourd'hui, même s'il ne soit pas salarié du groupe.Daniel Larribe, l’un des quatre ex-otages, révèle le rôle clé joué par Mohamed Akotey lors de la prise des otages d’Arlit. C’est depuis sa position au sein d’Areva qu’il assiste en octobre 2010 à l’attaque du site du géant français par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb Islamique). Sept salariés du groupe, dont quatre français, sont alors retenus prisonniers. Grâce à ses réseaux touaregs, Mohamed Akotey s’active pour la libération des otages qui intervient le 27 octobre



Dans la video ci-dessus, Serge Lazarevic rend hommage à Mohamed Akotey. Dès la libération des otages d’Arlit, Mohamed Akotey est aux commandes des négociations pour la libération de Serge Lazarevic, enlevé au Mali le 24 novembre 2011, sans être directement en contact avec les ravisseurs. C’est un lieutenant de l’islamiste malien, Iyad Ag Ghali, dénommé Ibrahim Ag Inawelan, qui fait la navette entre Mohamed Akotey et le groupe terroriste. "C’est ce bras droit du leader du groupe islamiste Ansar Dine qui a joué un rôle clé". Mais il a été tenu dans l'ombre par les media français alors que Mohamed Akotey est désormais dans la lumière.

Pour le site nigérien Tam-Tam Info, qui reprend une déclaration de la présidence, "cette libération a été le résultat d’efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali". Et de souligner "l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens engagés dans cette entreprise".


Changement de ton à Alger, sous le titre Double jeu et duplicité de Paris,
l’éditorialiste de La Tribune, Noureddine Khelassi, ne décolère pas : "Le paiement de rançon et la libération, parfois concomitante de prisonniers d’AQMI, révèle le double jeu des pouvoirs publics français et européens dans le dossier des otages des terroristes. Officiellement, ni paiement de rançons, ni libération de détenus d’AQMI ou du MUJAO. Ce qui voudrait dire pour les bisounours qui voudraient bien y croire, que les ravisseurs sont de parfaits Samaritains qui finissent par s’attendrir après avoir battu leur coulpe ! Mais en vérité, aucune libération d’otage, sauf cas exceptionnels dus à des concours de circonstances tout aussi exceptionnels, ne s’est réalisée sans qu’il y ait une contrepartie concrète. Paiement d’une rançon ou libération de détenus ou bien les deux à la fois. Mais c’est surtout le versement de rançon qui pose le plus problème. Il contribue à transformer la prise d’otage en véritable industrie. Il favorise la surenchère financière qui contribue à la création d’une bourse des otages où certains ressortissants de pays donnés valent financièrement plus que d’autres. Et ce sont toujours les kidnappés les mieux côtés, à savoir les Français et les autres européens qui sont détenus le plus longtemps et libérés ensuite moyennant notamment paiement. Les autres, comme les Algériens, les Américains et les Britanniques, par exemple, sont généralement exécutés, du fait même que leurs pays respectifs ne paient pas de rançon, conformément aux résolutions de l’ONU."

RFI, Radio France International, revient sur la colère des sociétés civiles africaines qui s’indignent de la libération de djihadistes comme monnaie d’échange. "Si c’est un succès pour la diplomatie française, pour nous, c’est une grave violation des droits des victimes maliennes. Parce que c’est nous qui souffrons au Mali. Et s’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudra dire que nous n’avons plus notre raison d’être et que le gouvernement ne défend pas les populations", affirme Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, à RFI.

vendredi 10 juin 2011

Colonna décharge sa haine sur ses accusateurs


Troisième procès: les menteurs haineux n'assument toujours pas

Les faits


Le 6 février 1998, le préfet de Corse, Claude Érignac était assassiné rue Colonna-d’Ornano à Ajaccio, abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever, alors qu'il est à terre.
Les 21 et 22 mai 1999, la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, ainsi que leurs épouses et concubines, et Marcel Istria. Dans la nuit du 22 au 23 mai, Didier Maranelli, confirmant les déclarations de sa compagne, livre les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet.

Le 23 au matin, les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottavioni, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite.
Le 28 mai, les parents d'Yvan Colonna écrivent à Mme Erignac pour lui demander pardon.

Le procès

Le 2 juin 2003
, ouverture devant la Cour d'assises spéciale de Paris, du procès des huit hommes accusés d'être membres du commando ayant assassiné le préfet Claude Érignac en Corse.
Le 11 juillet 2003, la cour condamne :
Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, à la réclusion criminelle à perpétuité;
Jean Castela et Vincent Andriuzzi, à 30 ans de prison;
et Joseph Versini, Marcel Istria, Martin Otaviani et Didier Maranelli, à des peines de 15 à 25 ans de prison.

Le 26 août 2003, Marc Simeoni, un des fils d’Edmond Simeoni, figure historique de l’autonomisme corse, est arrêté dans le cadre de l’enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
Le 23 février 2006, la Cour d'Assises spéciale de Paris acquitte en appel Jean Castela et Vincent Andriuzzi, accusés de « complicité d'assassinat » du préfet de Corse Claude Érignac

Premier procès Colonna

Le 4 juillet 2003, après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la cour d'Assises spéciale de Paris pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » du 12 novembre au 12 décembre 2007.
Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent « équitable », le Parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement. La Cour le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance. Ses avocats interjettent appel, suivis en cela par le parquet de Paris.

Le procès
en appel
A nouveau devant une cour spéciale, il se tient du 9 février au 27 mars 2009. L'avocat général, Jean-Claude Kross, dénonce la défense de rupture mise en œuvre par Me Sollacarno, et les injures et outrages exceptionnels qu'a subi la Cour. Le 2e jour de procès, la défense adopte des comportements terroristes: Yvan Colonna affirme que la Cour est sous l'influence de Nicolas Sarkozy, tandis que ses avocats, au nombre de cinq, plaident fréquemment en direction de la presse, mettant en doute l'intégrité de la justice, refusant de saluer la Cour et les victimes comme le veut l'usage. Le 11 mars 2009, Yvan Colonna récuse ses avocats et quitte le procès, au motif que la reconstitution a été refusée. Ses avocats quittent également l'audience. Le procès se terminera sans eux. La reconstitution a été refusée au motif que les membres du commando refusaient d'y participer.
Fin juin 2009, la FIDH affirme que « la question du caractère équitable de ce procès est clairement posée » et indique que l'accusé a politisé son procès tandis que la défense a « tout fait pour déstabiliser » le président. L'avocat général critique en retour la FIDH pour sa suspicion systématique et outrancière, ainsi que pour son dédain des victimes.
Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Le troisième procès Colonna


Les terroristes engorgent les tribunaux


Déjà condamnés pour l'assassinat du préfet, Alessandri et Ferrandi ont témoigné sans répondre à Colonna.
Yvan Colonna, tueur présumé, Pierre Alessandri, condamné à la perpétuité en 2003 pour sa participation au crime, Alain Ferrandi, chef supposé du commando, sont « les trois doigts de la main », pour les policiers antiterroristes.
Mais le président Hervé Stephan n'a pas souhaité, jeudi, les confronter.


Les deux derniers, condamnés en 2003 à la perpétuité pour leur participation à l'assassinat du préfet Érignac, sont donc revenus séparément à la barre des témoins, pour évoquer la fameuse lettre qu'aurait écrite en décembre 2010 l'accusé à M. Alessandri pour le menacer de représailles s'il ne l'innocentait pas de manière convaincante.

«Je vis avec la rage», mais encore le maître-chanteur vit-il...
D'abord, Yvan Colonna s'est exprimé sur ce document
, livré à la cour vendredi 27 mai par le directeur de la police judiciaire, et sur lequel il était, depuis, resté muet. Ses avocats, fébriles et désordonnés, puis pugnaces et ressoudés autour de Mes Dupond-Moretti et Dehapiot,l'avaient authentifié, le 28 mai, quoi qu'ils aient pu dire.

L'accusé est habile à l'oral, à condition de n'être pas pris au dépourvu.
Or, en l'occurrence, le 'berger' a eu le temps de préparer son exposé. Après une introduction passablement dilatoire, dans laquelle il justifie comme il peut ces cinq longs jours de mutisme, temps de réflexion personnelle et d'analyse de la forme par les parties, avant d'aborder le fond…
Méthodiquement, Colonna embraye ensuite sur son argumentaire: « C'est mon écriture, mes mots, mes expressions, mais cette lettre je ne l'ai pas écrite, c'est un faux !» Selon lui, le « torchon » aurait pu être fabriqué à partir d'échantillons de ses courriers authentiques, interceptés - comme l'autorise la loi - par l'Administration pénitentiaire et, croit savoir l'accusé, «photocopiés puis archivés ».
Habilement victimaire, Y. Colonna fait étalage du ressentiment qui l'anime: « Je vis avec la rage, avec la haine de tous ceux qui m'ont accusé alors que je suis innocent. Mais je réaffirme solennellement que jamais, jamais, jamais je n'ai écrit à Pierre Alessandri ni à aucun membre du commando. Ce qu'ils nous ont fait subir, à moi et à ma famille, ça ne passe pas.» Le ton travaillé prête à la prestation les accents de la sincérité, de la colère juste... On en oublie presque les déclarations hâtives du week-end dernier. Mais rien de ce qui est à son désavantage n'est jamais de lui.

La haine comme excuse
Sur ce, mine sombre et survêtement noir, entre Pierre Alessandri.
«Je n'ai jamais eu cette lettre entre les mains. Yvan Colonna ne l'a pas écrite, je pense que ma comparution va être assez brève », affirme-t-il. À une question de la partie civile, il ajoute, en symbiose avec le ton guerrier de la missive que son ex-ami ne lui a pas écrite et qu'il ne l'a pas reçue: « Je ne crois pas qu'il aurait pris le risque majeur de m'envoyer une telle lettre, sans quoi ma réaction aurait été tout autre…»



L'innocent du box, colère contenue, envoie son message: « J'ai dit tout à l'heure que j'avais, vis-à-vis de toi et des autres, des sentiments que je te laisse imaginer. » Pierre Alessandri tourne les talons, son imagination n'ayant pas de gros efforts à fournir pour décrypter l'oracle du berger de Cargèse.


Et voici enfin Alain Ferrandi, plus sombre que jamais.

Il n'a « absolument rien à dire » du courrier dont son complice ne fut - c'est, pour lui, une certitude - ni l'auteur ni le destinataire. Me Baudelot, partie civile, lui rappelle en quels termes choisis il apparaissait dans le texte: « L'autre merde d'Alain », «cette ordure»… « Comment réagissez-vous ? »
Mains crispées sur la barre des témoins, Ferrandi lâche, lucide: « Je ne réagis pas. Vous souhaitez que je m'invective [sic] avec Yvan ? » L'injure aurait pu conduire naturellement à la mise en cause. L'accusé répète son message: « Comme je l'ai dit à Pierre, les sentiments que j'ai à l'égard de vous tous sont mêlés de rage et de haine pour ce que vous m'avez fait. » Alain Ferrandi laisse dire et s'en va.
A la "haine" de l'un, l'autre oppose le "mépris".

Le berger corse promène la Cour

La Cour d’Assises de Paris se déplace le 6 juin à Ajaccio pour une audience dans la rue où fut assassiné le préfet de Corse Claude Erignac par un commando de nationalistes dissidents voulant « refonder la cause » corse. Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour ce crime, va quitter sa prison pour l’île mais sera témoin passif des débats, puisqu’il affirme qu’il n’était pas là ce soir-là. L’accusation ne voit au contraire en lui que celui qui tira trois balles dans la tête du plus haut représentant de l’Etat.

Les avocats d’Yvan Colonna, qui ont demandé ce transport, assurent que la Cour pourrait être convaincue de son innocence, grâce à la présence de deux experts en balistique, d’un médecin légiste, ainsi que de Pierre Alessandri, ami d’enfance d’Yvan Colonna au village de Cargèse, qui s'accuse depuis 2004 des coups de feu et condamné à perpétuité.
A part lui, la Cour n’a pas jugé utile la présence des témoins oculaires et les autres condamnée refusent de participer.

Ce déplacement, d’un coût de plusieurs centaines de milliers d’euros, satisfait aux exigences de la défense, mais ne constitue donc qu'une simple remise en situation avec la Cour et les avocats qu’une reconstitution. La procédure ressemble fort au « transport » de la justice déjà opéré é en 2007, au premier procès Colonna.

En 2009, en appel, le refus de la cour de procéder à une reconstitution plus approfondie avait amené l’accusé et ses avocats à quitter l’audience qu’ils jugeaient biaisée. La Cour de cassation l’a annulée, provoquant ce troisième procès.

La défense entend par ailleurs mettre à profit les discordances entre ces témoins oculaires, certains ayant vu deux tueurs près du préfet et d’autres trois. La version jusqu’ici retenue par la justice est que trois hommes, dont Yvan Colonna, ont approché le préfet pour le tuer.

Entretenir la confusion



Quatre participants au crime, dont Pierre Alessandri, ont désigné Yvan Colonna en 1999 comme l’auteur des coups de feu, avant de se rétracter de manière tardive et contestée. Pierre Alessandri est dans la version initiale l’homme en faction en bas de la rue.

Comme celle de ses amis, sa rétractation paraît d’autant moins crédible à l’accusation qu’est apparue au dossier la semaine dernière une lettre de chantage où Yvan Colonna le menaçait de « guerre » s’il ne déposait pas en sa faveur.
La défense a d’abord admis qu’Yvan Colonna était bien l’auteur de cette lettre avant de faire volte-face et de parler d’un « faux » fabriqué selon elle par la police.

Le procès doit se terminer mi-juin.

jeudi 27 mai 2010

Polygame déchu de sa nationalité en Suisse

L'islam importe des pratiques insupportables

La polygamie perturbe l'Europe entière

En France, deux femmes, dont l'une est pourtant 'pure' en sont venues aux mains.
Cette pratique venue d'ailleurs continue d'agiter la Confédération helvétique

Six mois après la votation interdisant la construction de nouveaux minarets dans ce pays frontalier de la France et alors que les Suisses débattent de l'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics, un homme d'origine turque pose problème.
Marié durant 26 ans à une Suissesse -avec qui il a eu une fille- l'homme menait une double vie.
Il se rendait quatre fois par an en Turquie, où il avait une autre compagne, qui lui a donné deux enfants. En 2003, il avait bénéficié en Suisse d'une naturalisation facilitée, grâce à son mariage avec une citoyenne helvétique.
La deuxième épouse a affirmé n'avoir d'abord rien su de cette union, puis s'y être résolue "dans l'intérêt de sa fille", avant de se résoudre à demander le divorce.

Le polygame sera contraint de rendre son passeport suisse

  • L'Office fédéral des migrations avait décidé d'annuler la naturalisation du polygame turc. Cette décision ("à lencontre de l'homme", comme écrirait la presse française) a été confirmée par le tribunal.
  • Le Tribunal administratif fédéral a rendu public, mardi, un arrêt obligeant l'homme en infraction avec la loi et les coutumes hélvétiques à rendre son passeport suisse.
    En Confédération helvétique, on juge en effet qu' "une naturalisation par mariage suppose une relation vécue dans la monogamie".
    Y sont fous ces Hélvètes !
    Non seulement ils n'ont pas craint de "stigmatiser la population musulmane toute entière", mais aucun parti ou groupe de pression n'est venu stigmatiser les autorités ?


    Le cas français de l'affaire Adel Tebourski

    Le 21 juillet dernier, M. Adel Tebourski achevait une peine de 6 ans d’emprisonnement pour «
    participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », lorsqu’une déchéance de la nationalité française lui avait été notifiée le même jour, mais après six ans, non pas parce qu'il achevait sa peine, mais parce qu'il avait été condamné. Le 22 juillet à 7h30, un arrêté ministériel d’expulsion lui avait été notifié.

    C'est du centre de détention de Nantes (encore Nantes, sur le territoire du député-maire Jean-Marc Ayrault, comme dans l'affaire Liès Hebbadj, le mari polygame de la conductrice voilée: lire PaSiDupes), qu'il fut extrait et conduit au centre de rétention du Mesnil Amelot, à Paris, avant expulsion vers son pays d'origine, avec l'accord de la Tunisie.

    La Cour Européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales avait été saisie, tout comme le Comité contre la torture, par des associations, réseaux et collectifs français. Et A.Tebourski déposa sa demande d’asile auprès de l’OFPRA, dans les meilleurs délais, sans attendre six ans.
    Un référé-liberté et un référé suspension seront d'ailleurs déposés par son avocat - dans la journée - auprès des tribunaux compétents.
    La Cimade, l’ACAT (3001 Berne) et la FIDH (1203 Genève) ont également envoyé une demande d’annulation de cet arrêté ministériel au ministère de l’Intérieur.

    La LDH et la FIDH réunies, la Cimade et l’ACAT, sont-ils des exceptions françaises ?

    Lire PaSiDupes sur le rôle de la presse en France
  • vendredi 5 février 2010

    Immigration: deux passeurs français condamnés en Angleterre

    La Ligue des Droits de l'Homme, une simple ONG, n'a rien à redire ?

    Christiane et Benjamin Chocat condamnés à 3 et 5 ans de prison en Angleterre
    « Ils étaient jugés pour avoir aidé des immigrés clandestins à entrer sur le territoire... » Puisqu'ils ont été jugés pour avoir « facilité l'entrée de clandestins vietnamiens », il s'agit bel et bien de passeurs, que les media partisans le veuillent ou non. Leurs circonvolutions verbales dissimulent mal le part-pris des journalistes qui se disent libérés de toute idéologie.

    Les condamnés français n'imaginaient pas qu'ailleurs « la loi, c'est la loi »
    Les deux accusés avaient plaidé coupable d' « avoir fait illégalement entrer 16 Vietnamiens sur le territoire britannique », le 1e octobre dernier. Ils n'ont donc pas fait l'objet d'un procès, comme le prévoit le système judiciaire britannique, et leur peine a été directement prononcée ce vendredi par le tribunal royal de Portsmouth.
    Les passeurs vont passer trois et cinq ans en prison. La conseillère municipale française Christiane Chocat (51 ans), et son fils Benjamin (20 ans), ont respectivement été condamnés à trois et cinq ans de prison.

    Des victimes « pour l'exemple », hurlent les milieux militants.
    Si la notion d'exemplarité de la peine a été évacuée du droit français et ne fait pas partie non plus de l'arsenal de la « prévention » en bonne politique socialiste, elle na pas été abolie au Royaume Uni. Michael McGoldrick, l’avocat de Benjamin a annoncé que son client ferait appel. « Il est en état de choc » face à la sévérité de la peine, a-t-il gémi, estimant que le juge avait voulu prononcer une « peine exemplaire » afin de dissuader d’éventuels candidats au même crime.
    A propos de « politique de prévention » de l'opposition, nous serons totalement édifiés lorsque nous saurons que Christiane Chocat est déléguée de sa commune au SIVOS : syndicat intercommunal à vocation scolaire de Rozay-en-Brie...

    Le contre-pouvoir des juges de France

    => La condamnation au Royaume Uni souligne la politisation des juges français
    "Nous raccompagnerons chez eux" ceux qui n'auront pas obtenu l'asile "parce que si nous ne faisons pas ça, les esclavagistes du monde entier et les réseaux criminels du monde entier tireront la conclusion qu'on peut faire débarquer n'importe comment des pauvres gens sur les plages de France", a toutefois averti lundi soir le président Nicolas Sarkozy.
    Tandis que les juges de France encouragent « les esclavagistes du monde [...] entier, les juges britanniques condamnent « les réseaux criminels ». Ainsi, notre presse commente la justice d'outre-Manche et estime que les Chocat,mère et fils, ont été « lourdement » punis. (France Info)
    A la différence des juges britanniques qui ont le souci de l'intérêt national en même temps que le respect des textes, leurs homologues Français se sont radicalisés et singulièrement depuis la réformes de la justice. Un majorité d'entre eux, sur les dossiers sensibles et donc médiatiques, sortent du bois pour exprimer leur mécontentement et promouvoir leurs préférences militantes.
    => Libérés par les juges, la moitié des 123 Kurdes débarqués en Corse se sont sans délai présentés dans les préfectures pour solliciter le droit d'asile, une demande les rendant inexpulsables le temps de son examen par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui peut s'éterniser huit mois.
    Pour des raisons logistiques, soixante-trois clandestins, placés dans un centre de rétention administrative à Nîmes, n'avaient pas encore pu déposer leur demande mardi, selon la Cimade. Ils ont un délai de trois semaines pour le faire. La demande d'asile est une condition sans laquelle les 123 personnes s'exposent à une reconduite à la frontière dans un pays, la Syrie.

    => En matière d'immigration clandestine, les juges ont désavoué les autorités françaises le 17 janvier dernier en demandant que 31 des sans papiers débarqués clandestinement en Corse soient lâchés dans l'espace européen. Sans preuves, ces clandestins se disent Kurdes de Syrie, pour la simple raison qu'il s'agit d'une minorité éligible au droit d'asile, parce que considérée comme persécutée, ou à tout le moins discriminée, fait-on valoir à France Terre d'Asile, qui milite pour accueillir en France tous les migrants qui se présentent.
    => Ce seront bientôt des mal logés instrumentalisés par DAL ou les Enfants de Don Quichotte. Quant aux enfants, ils seront également récupérés par le réseau Education sans frontières.

    => En 2001, quelque 160 passagers kurdes de l'Eat-Sea -sur les ...900 échoués dans une plage du Var- avaient obtenu le statut de réfugié en France. Les autres avaient choisi de se rendre en l'Allemagne, aux Pays-Bas ou en Suisse où résident d'importantes communautés kurdes.

    La Ligue des droits de l'homme n'est qu'une ONG

    Les ONG nous abusent.
    La presse les revêt des habits qui ne sont pas les leurs.

    La Ligue des droits de l'homme
    , l'une d'entre elles, est souvent utilisée par la presse engagée pour fournir tromper l'opinion en la présentant comme une autorité légale, légitime et démocratique. Ce n'est en fait qu'une caution douteuse et controversée que les radicaux brandissent pour produire l'illusion inverse et blanchir les actions anti- républicaines. Or, la LDH est en fait une organisation qui ne relève ni de l'État ni d'une quelconque institution internationale reconnue. Les ONG n'ont d'ailleurs pas le statut de sujet de droit international.

    La Ligue des Droits de l'Homme est-elle une spécificité hexagonale ?
    Puisque ses juges peuvent condamner des passeurs de clandestins, y-a-t-il quelque chose de pourri au royaume d'Elizabeth II ? Ou 'est-ce la douce France qui est gagnée par la gangrène ?

    La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) n'est qu'une ONG (organisation non gouvernementale), donc sans aucune légitimité. Elle prétend agir pour le respect des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, comme si les gouvernements européens -en l'occurence- n'étaient pas assez démocratiques. Elle s'octroie un champs extrêmement vaste de compétences, les droits civils et politiques, qu'ils soient économiques, sociaux et culturels. Elle se mêle ainsi de tout, sans considération des volontés populaires majoritaires exprimées par les urnes. Elle se place donc au-dessus des lois nationales.

    Composée d'une dizaine d'associations nationales à sa création en 1922, la FIDH rassemblait en avril 2007 des ligues membres dans plus de 100 pays, dont les ligues française et allemande. Au Royaume Uni, la LDH s'appelle Liberty, est dirigée par Mrs Shami Chakrabarti et entend se substituer à l'Habeas Corpus.
    L'Habeas Corpus énonce une liberté fondamentale remontant au Moyen Age, celle de ne pas être emprisonné sans jugement. En vertu de cette loi, toute personne arrêtée a le droit de savoir pourquoi elle est arrêtée et de quoi elle est accusée. Ensuite, elle doit être libérée sous caution, puis amenée dans les trois jours qui suivent devant un juge. Depuis la « loi sur l’habeas corpus » de 1679, les garanties contre la détention arbitraire sont réelles et efficaces.
    Quoi qu'en dise cette ONG, internationaliste et illégitime, n'a donc aucune raison de suspecter la justice britannique.

    Si vertueuse soit-elle, la FIDH n'est pas reconnue par l'ONU

    En l'absence de critères objectifs de la nature juridique d'une ONG
    , la plupart des organisations intergouvernementales internationales (ONU, Union européenne, etc.) ont dressé une liste des ONG qu'elles reconnaissent comme des interlocuteurs valables. L'entrée, et éventuellement la sortie, d'une organisation de ces listes est soumise à un processus complexe. Le Conseil économique et social (ECOSOC) à l'ONU possède un comité permanent, le comité chargé des ONG qui est chargé de valider le statut des ONG en vue de leur collaboration avec cette instance. Le statut consultatif est divisé en plusieurs catégories : générale (Centre de Recherches et de Promotion pour la Sauvegarde des Sites et Monuments Historiques en Afrique), spéciale et roster.

    La FIDH, et à fortiori la LDH, s'opposent au HCR

    En matière d'immigration clandestine, la LDH cherche à se substituer au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), mais elle n'a pas pour autant aucune légitimité à dicter le droit et à manipuler l'opinion. Non plus qu'à nous faire la leçon. Ni humanitaire, ni caritative, elle n'est qu'un groupe militant de plaidoyer qui ne représente que lui-même.