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mercredi 16 janvier 2019

Moulin à moudre pour les Gilets jaunes : la hausse des prix décolle en 2018

La faute au gazole et au tabac ? Un peu court, jeune homme !

Encore nulle en 2015, l'inflation accélère depuis








Elle a atteint une moyenne de + 1,8 % en moyenne en 2018, selon les chiffres tout juste publiés par l'Insee, soit exactement dans les clous de l’objectif officiel de la BCE (un taux "inférieur à, mais proche de 2 %"). C’est ce que révèle le rapport annuel de l’INSEE sur les prix à la consommation de l’année écoulée, publié ce mardi et qui insiste sur l’accélération de cette inflation. En effet, après une courte période de stagnation, 2018 signe le retour d’une inflation relativement forte : elle n’était que de +1 % l’année précédente, de +0,2 % en 2016 et nulle en 2015.

S'appuyant sur l'AFP, Le Figaro écrit le contraire.

Sans citer l'INSEE...

Cette hausse des prix est imputée à deux secteurs en particulier : l’énergie et les tabacs 

Dopée au gazole et au tabac, l'inflation décolle en 2018
La hausse des taxes sur les cigarettes a fait bondir les prix du tabac à + 14,2 % en moyenne en 2018, du jamais vu depuis presque quinze ans. Quant aux prix de l’énergie, qui avaient baissé trois années de suite avant de repartir à la hausse en 2017, ils augmentent encore de 9,7 % en moyenne, portés à la fois par la hausse du produit brut (le pétrole), des taxes gouvernementales sur les carburants et du prix du gaz.


Hors tabac, l’inflation annuelle moyenne est encore de + 1,6 % (contre + 1 % en 2017). Et l’inflation sous-jacente – c’est-à-dire celle des biens qui ne sont ni soumis à des prix volatiles, comme les carburants, ni à des prix modifiés par l’Etat, comme l’électricité, le gaz ou le tabac – est de + 0,8 %, ce qui reste supérieur aux années précédentes (+ 0,5 % en 2017).


L’énergie et le tabac ne sont pas les seuls à avoir augmenté en 2018. 
Le prix des produits alimentaires, par exemple, a également crû de + 1,9 % (contre + 1 % l’année d’avant), porté entre autres par une inflation des fruits et légumes, des produits laitiers et des œufs, de la viande et du poisson. 
Au rayon des rares baisses en moyenne annuelle : les services de communication, les produits et appareils médicaux ou encore l’électroménager.

L'inflation britannique a décéléré à 2,1% en décembre


L'inflation britannique a décéléré en décembre, avec l'énergie
Conforme aux attentes, ce chiffre résulte notamment de la baisse des prix de ...l'énergie. Cette baisse outre-Manche met ainsi à mal les affirmations de l'exécutif et de sa presse puisque le cours du Brent est le même pour tous... Ce qui diffère, c'est la charge fiscale associée.

Le taux d'inflation britannique revient ainsi à son plus bas niveau depuis janvier 2017, selon les données publiées mercredi par l'Office national de la statistique. Il était de 2,3% en novembre.
D'un mois sur l'autre, les prix ont augmenté de 0,2%, comme en novembre, un chiffre là aussi conforme aux attentes des économistes.
"L'inflation a principalement ralenti à cause d'une forte baisse de l'essence, conséquence de la chute des cours du pétrole ces derniers mois", a commenté Mike Hardie, statisticien à l'ONS et comme ne cesse de le souligner PaSiDupes. "Les tarifs aériens ont aussi contribué à faire baisser le taux (...). Cela a été partiellement compensé par de légères hausses dans l'hôtellerie et la téléphonie mobile."

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les prix à la consommation ont augmenté de 2,27% par rapport aux trois derniers mois de 2018, soit une hausse plus faible que celle de 2,47% projetée en novembre par la Banque d'Angleterre (BoE) sur la base du maintien de son taux de base à 0,75%.

lundi 9 juillet 2018

Royaume-Uni: démission du ministre du Brexit pour dénoncer les magouilles européennes de Theresa May

David Davis condamne les compromis du 10 Downing Street avec l'Union européenne


Deux jours après que la Première ministre Theresa May a obtenu l'accord du gouvernement pour proposer le maintien d'une relation commerciale post-Brexit étroite avec l'UE

Partisan d'une ligne claire mais intransigeante, le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, a démissionné dimanche, ont rapporté la BBC et l'agence de presse PA. D. Davis, un eurosceptique nommé il y a deux ans pour diriger un ministère créé au lendemain du vote des Britanniques pour quitter l'Union européenne, a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de quitter ses fonctions, en raison de désaccords avec Mrs May, selon les media britanniques.


Dans sa lettre de démission, il déplore que,
 dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" avec l’UE contenuespar le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.
David Davis, 69 ans, est un acteur expérimenté de la politique britannique. Secrétaire d’État aux Affaires européennes de 1994 à 1997, cet europhobe avait été en 2005 candidat à la direction du Parti conservateur mais avait été battu par David CameronIl est député de Haltemprice and Howden, circonscription du nord-est  populaire de l'Angleterre.
Cette démission a été suivie de celles du secrétaire d’Etat au Brexit Steve Baker, et de Suella Braverman, enclenchant un mouvement potentiellement menaçant pour l’avenir de May à Downing Street.


Le député conservateur Peter Bone a estimé qu'il "avait fait la bonne chose", estimant que les propositions de Th. May n'ont de Brexit "que le nom" et ne sont "pas acceptables".

Présentées lundi aux députés britanniques, avant de les soumettre à Bruxelles, ces propositions de May prévoient de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27, afin de maintenir un commerce "sans friction" avec le continent.

Résultat de recherche d'images pour "theresa MayDavid Davis"

Dans sa lettre de démission, il déplore que, dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" entre l’UE et le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.


La volonté de Londres de maintenir des relations avec l'UE "va simplement conduire à de nouvelles demandes [de Bruxelles] en vue de concessions," estime Davis. "Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier" avec les Vingt-Sept, écrit-il dans son texte. "L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, et pas seulement un conscrit réticent."
Le réglement financier des engagements pris par le Royaume-Uni en tant que membre est l'une des questions les plus contentieuses que l'UE doit résoudre pour parvenir à un "retrait ordonné" d'ici au 29 mars 2019.
Cette fracture au gouvernement britannique intervient à l'approche du début des négociations sur le Brexit, qui devrait intervenir après les élections britanniques du 8 juin demandées par Mme May.

Theresa May a nommé Dominic Raab nouveau ministre en charge du Brexit (ci-contre). Ce quadra, eurosceptique, était jusqu'alors secrétaire d'Etat au Logement.

Mais l
e départ fracassant de D. Davis fait craindre qu’un autre poids lourd du gouvernement, Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, prenne la porte lui aussi. Lors du récent séminaire gouvernemental, il a estimé que défendre le plan de May reviendrait à "cirer une bouse" ("polish a turd"), avant de l’endosser.


samedi 25 juin 2016

Dommages collatéraux du Brexit: la sécession de l'Ecosse, puis de la Catalogne ?

L'Ecosse a lancé les préparatifs d'un référendum d'indépendance

Le gouvernement écossais va présenter une loi autorisant la tenue d'un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse
 

Elle souhaite débuter au plus vite des discussions sur sa place au sein de l'Union européenne, a déclaré samedi la première ministre Nicola Sturgeon, chef du Parti national écossais (SNP). La chef de file du Parti indépendantiste a expliqué qu'une commission consultative en vue d'un référendum sera  mise en place "dans les prochains jours" et indiqué que les autorités écossaises souhaitent parallèlement entamer au plus vite des discussions avec les institutions européennes.
Nicola Sturgeon  a expliqué qu'il est de son devoir de rassurer ses concitoyens, qui ont voté à 62% en faveur du maintien dans l'Union européenne lors du référendum de jeudi. "Nous sommes déterminés à agir sans hésitation afin de bâtir une unité dans toute l'Ecosse", a déclaré Nicola Sturgeon devant la presse.

"L'option d'un second référendum sur l'indépendance est très clairement sur la table et nous allons prendre des mesures pour nous assurer que la législation nécessaire va être adoptée", a-t-elle ajouté, confirmant ses propos tenus la veille.

La Commission européenne a réagi avec prudence aux propos de la dirigeante écossaise, rappelant que l'Ecosse fait constitutionnellement partie du Royaume-Uni et refusant de "spéculer plus avant" sur la question.
Une source proche du gouvernement écossais a déclaré ne pas être découragée par cette réaction qui était simplement "un constat de fait".

Les Ecossais s'étaient prononcés à 55% contre l'indépendance de leur pays lors du référendum de septembre 2014. Les autorités d'Edimbourg estiment que le vote en faveur du Brexit justifie la tenue d'une nouvelle consultation.
Le SNP fait valoir que le résultat du référendum sur l'indépendance s'explique par l'idée que la présence de l'Ecosse dans le Royaume-Uni apparaissait alors comme le seul moyen de garantir son appartenance européenne.

Or, sur le référendum de jeudi 23 juin 2016, les Ecossais se sont très largement prononcés en faveur du "Remain" (maintien) qui a recueilli 62% des suffrages dans le pays.

L'effet dominos du Brexit 

L'Ecosse ne se laissera pas priver de son statut de membre de l'UE sans explorer des solutions de remplacement, a assuré Nicola Sturgeon.
"Nous allons chercher à entamer des discussions immédiatement avec les institutions européennes et avec les autres Etats membres de l'UE pour examiner toutes les options possibles pour protéger la place de l'Ecosse dans l'UE", a-t-elle affirmé.

Elle a précisé qu'une commission d'experts va être constituée afin de conseiller le gouvernement sur les questions juridiques, financières et diplomatiques liées au statut d'Etat membre de l'UE.

Des diplomates européens ont rappelé que de nombreux obstacles se dressent sur la route d'une adhésion de l'Ecosse à une Union européenne largement occupée à gérer la sortie de la Grande-Bretagne.
Plusieurs Etats membres disposant d'un droit de veto pourraient s'opposer à une telle procédure, à commencer par l'Espagne inquiète qu'une sortie de l'Ecosse du Royaume-Uni alimente les revendications des indépendantistes catalans.
"Nous avons pour le moment d'autres problèmes en tête que celui d'alimenter le nationalisme écossais", a dit un diplomate européen. "Ils n'ont qu'à commencer par consulter Madrid".

"Il est encore trop tôt pour dit si et quand doit avoir lieu un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse mais compte tenu du résultat du référendum sur l'UE peu de gens doutent que cela doit être examiné", a dit un porte-parole du parti écologiste écossais, allié de Nicola Sturgeon au parlement.

vendredi 19 février 2016

Brexit: accord entre l'UE et le Royaume Uni

Donald Tusk a annoncé un accord

Qui sont les perdants ?

Le premier ministre britannique a mené un indécent chantage sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, exigeant des réformes qui arrangent son pays. Savoir si les 28 dirigeants européens ont capitulé, vendredi 19 février au soir. 

Les négociations ont bénéficié d’un "soutien unanime", selon le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, sur le réseau social Twitter.

Les négociations ont repris lors d'un "brunch" vendredi. 
Le dîner, qui a réuni jeudi soir les 28 chefs d'Etat et de gouvernement autour de la question des migrants, s'est prolongé et l'idée de parvenir à un accord dans la matinée lors d'un "english breakfast" réunissant tous les dirigeants a été abandonnée au profit d'un "brunch", puis d'un dîner. 
"Je conclurai seulement un accord si nous obtenons ce dont la Grande-Bretagne a besoin", avait menacé David Cameron en arrivant. "Nous allons encore travailler et je fais tout ce que je peux", avait-il assuré.

D'
importants points d'achoppement.
Hollande souhaitait amender le projet d'accord pour garantir que Londres ne pourra pas bloquer des mesures concernant les pays de la zone euro.

Le président français a également martelé son refus de voir les institutions financières britanniques bénéficier d'un avantage compétitif grâce à une réglementation à part. 
La durée pendant laquelle les travailleurs européens étrangers seraient privés d'allocations sociales au Royaume-Uni continuait de faire débat, en particulier avec les pays de l'Est, dont les ressortissants sont les plus eurosceptiques.

David Cameron s’est félicité d’un accord qui donne selon lui un "statut spécial" au Royaume-Uni dans l’Union 

Il présentera le texte à son gouvernement samedi. Il a également annoncé la tenue d’une conférence de presse, lui-aussi sur son compte Twitter
"David Cameron s’est bien battu pour la Grande-Bretagne. Un bon accord pour le Royaume-Uni et l’UE. Félicitations !", a également commenté le premier ministre danois Rasmussen, sur Twitter.

Son homologue tchèque, Bohuslav Sobotka, un opposant aux faveurs européennes au Royaume Uni, a quant à lui qualifié l’accord de "bon compromis, qui je l’espère permettra de maintenir la Grande-Bretagne dans l’UE". 
La République tchèque voit dans cet accord une porte ouverte à la négociation d'un "statut spécial" pour la Tchéquie. En avril 2013, selon un sondage réalisé par le Centre d'étude de l'opinion publique (CVVM), 75 % des sondés se prononcent contre l'adhésion à la zone euro (contre 23 % en 2001). Seulement 18 % expriment un avis favorable.


mercredi 4 juin 2014

Rocard milite pour la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne

Michel Rocard demande aux Anglais de quitter l'Union européenne 

"Partez donc avant d'avoir tout cassé"
écrit l'ex-Premier ministre et mentor de Manuel Valls dans une tribune. "Il y a entre vous continentaux un malentendu qui est en train de tourner mal," assure-t-il.
"La Grande-Bretagne est un très grand pays qui a toujours refusé que l'Europe s'immisce dans ses affaires. Elle a bloqué tout approfondissement de l'intégration (...) S'ils s'en vont, il devient possible de répondre au besoin de commandement dans l'Europe. Même l'Allemagne s'en rend compte et le demande."
L'ex-Premier Michel Rocard socialiste a pris sa plume pour rédiger une tribune à l'intention des Anglais, à qui il demande de quitter l'Union européenne. "Vous n'aimez pas l'Europe, c'est votre droit et cela se comprend. Vous y êtes cependant entrés, voici quarante-deux ans, mais sur un malentendu", écrit-il dans ce texte au vitriol publié par "La Revue du Trombinoscope".

Rocard reproche aux Anglais l'échec du traité de Maastricht en 1992, entraînant dans son sillage ceux d'Amsterdam (1997), et de Nice (2001). Au lendemain des élections européennes, le socialiste accuse même les Britanniques de commettre un déni de démocratie en s'opposant à la nomination à la présidence de la Commission européenne du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidat du parti vainqueur des élections de mai, selon lui. Ilestime qu'il est le seul légitime pour diriger la Commission. "Voilà que vous voulez l'empêcher. Vous tentez de casser là l'émergence d'un processus démocratique en Europe", insiste Michel Rocard. "Partez donc avant d'avoir tout cassé", gronde-t-il. 

Le Premier ministre britannique a averti ses partenaires fin mai qu'il ne pourrait garantir le maintien du Royaume-Uni, selon 'Der Spiegel.

Si Jean-Claude Juncker devenait président de la Commission, David Cameron, qui veut organiser en 2017 un référendum sur le maintien ou la sortie de son pays de l'UE, pourrait être contraint d'avancer cette consultation, précise le journal allemand.

Michel Rocard en a un coup de sang et vide on sac. "Et puis surtout vous faites semblant de vouloir vous en aller, la majorité de votre peuple n'affiche pas de doute là-dessus. Mais vous avez encore quelque intérêt bancaire à profiter du désordre que vous créez...", accuse-t-il plus loin avec une véhémence rare. "Partez donc avant d'avoir tout cassé."


Xénophobie socialiste


Il n'a pas retenu les coups: "Il a même insisté, affirmant à propos de ce départ hypothétique: "je l'espère bien car depuis le temps qu'ils empêchent [L'Union européenne] de se développer, ils l'ont tuée".

Insultant,  Rocard conclut "Il fut un temps où élégance était synonyme de britannique. Laissez-nous reconstruire l'Europe. Retrouvez l'élégance, et vous retrouverez notre estime", conclut-il.

mardi 18 février 2014

Repentance permanente: l'Assemblée condamne le placement des "Réunionnais" en France

Les Français ont fait comme les Anglais avec les Aborigènes et les Américains avec les Indiens

Nouveau développement de la politique de la repentance

Le quotidien socialiste britannique
participe à la condamnation
Les députés maso français ont condamné mardi le placement organisé par l'Etat d'enfants réunionnais en métropole de 1963 à 1982, pour résoudre les problèmes démographiques de l'île.
Le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'Outre-mer (Bumidon), créé en 1963, avait pour mission de trouver une solution aux problèmes démographiques et sociaux en organisant une émigration massive vers la métropole.

La gauche a adopté une proposition de résolution soutenue par le gouvernement mais vivement contestée par l'opposition qui dénonce une manoeuvre politicienne à l'approche des élections municipales de mars prochain. "En votant cette proposition de résolution vous rendez à toutes ces femmes, à tous ces hommes leur dignité", a clamé la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti.
La majorité présidentielle à l'Assemblée accuse l'Etat qui "a manqué à sa responsabilité morale avec les pupilles".

Le gaulliste Michel Debré est ciblé par la gauche haineuse

Le père de la constitution de la Ve République fut chef du gouvernement de 1959 à 1962, puis député de la Réunion de 1963 à 1988, et l'un des promoteurs de la politique de migration de Réunionnais vers la métropole, notamment en Creuse. Plus de 1.600 jeunes ont quitté leur département d'origine entre 1963 et 1982, date de la dissolution du Bumidon.
A diverses reprises, à partir des années 70, des critiques s'étaient élevées pour dénoncer "une politique de déportation" de jeunes enfants de la Réunion vers l'Hexagone. "Toute leur vie, ces enfants connaîtront les stigmates de cette épreuve douloureuse", a assuré la députée PS de la Réunion, Ericka Bareigts, l'une des instigatrices de cette résolution.
Huguette Bello, apparentée Front de gauche, elle aussi élue de la Réunion, a dressé un sombre tableau de la situation avec des enfants placés dans des familles, des exploitations agricoles et des lieux d'accueil éparpillés dans soixante départements notamment ruraux, comme la Creuse.
"Chacun peut imaginer le choc brutal et total subi dès leur arrivée par celles et ceux qu'on a appelé plus tard 'les Enfants de la Creuse'", a-t-elle poursuivi, avec des violons dans la voix. L'empathie rétrospective est aujourd'hui facile. Mais est-elle convenable, sachant que la militante était  à l'époque une jeune institutrice passive.

Le groupe UDI a décidé de ne pas participer au scrutin
Les centristes entendent ainsi dénoncer "une manoeuvre politique, à la veille des municipales, en direction des électeurs de la Réunion", a dit son porte-parole Jean-Christophe Lagarde.

L'UMP Didier Quentin a dénoncé à la fois "un tableau manichéen" et "un abus de langage choquant" en raison de l'utilisation de mots tels que celui de "déportation".

Une pratique  austalienne et aussi américaine


Pendant un siècle, de 1869 à 1969, des enfants aborigènes australiens ont été enlevés ou confiés par leurs parents au gouvernement et placés dans des orphelinats, des internats, ou bien confiés à des missions chrétiennes ou à des familles d'accueil blanches à des fins d'assimilation. On parle de "générations volées" ('Stolen Generations' ou 'Stolen Children').

Le gouvernement américain a également mené une politique tendant à la totale assimilation des Amérindiens à la société américaine. 
Les moyens employés ont été le partage des terres indiennes en propriétés privées, l’éducation des jeunes dans les écoles, la rupture des liens tribaux et socio-culturels des Indiens d'Amérique.  

On appelle "Trail of Tears" (La Piste des Larmes) 
la migration forcée des tribus Amérindiennes sur 1.500 kms

de leurs terres ancestrales du Sud-Est des Etats-Unis vers l' "Indian Territory" (l'actuel Oklahoma), décidée illégalement par le gouvernement des États-Unis, pendant la période de 1830 à 1842, plus spécialement la migration forcée des Cherokees de 1838-1839.

A l'inverse et sans soupçon de racismeentre 1920 et 1967, 150.000 Britanniques âgés de 3 à 14 ans, furent envoyés par bateau au Canada, en Afrique du Sud ou en Australie. 
Issus de milieux défavorisés, ils étaient ramassés dans des orphelinats ou enlevés à leurs parents. Aux enfants, les autorités disaient qu'ils étaient orphelins.Ceux-ci, généralement placés dans des institutions publiques, servirent de main-d'œuvre gratuite et furent victimes de multiples abus. Il s'agissait en effet de constituer, selon la terminologie officielle, un "good white stock", une réserve humaine assurant le peuplement blanc de la nouvelle colonie.

Cette pratique n'était donc pas exclusivement française et a impliqué les grandes puissances du 19e siècle, voire du 20e. 
Le quotidien britannique The Guardian est-il le mieux placé pour montrer la France du doigt ?
Faut-il que le siècle se repente?


dimanche 2 décembre 2012

Etat palestinien à l'ONU, contre Obama, avec la France

Les États-Unis dénoncent une résolution "contre-productive"

Un an après avoir été
acceptée à l'UNESCO,
le 
31/11/2011

Les USAont dénoncé jeudi soir la résolution de l'ONU faisant de la Palestine un Etat observateur

La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre"
, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également dénoncé ce vote dans des termes identiques.
"La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain"
Israël désapprouve ce nouveau statut accordé aux Palestiniens Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé le discours prononcé avant le vote par le président Mahmoud Abbas, le qualifiant de"diffamatoire et venimeux, rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël""La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.
Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif. 
La résolution va "saper les fondations d'un processus, quoiqu' incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospères vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre desAffaires étrangères.
La Grande-Bretagne s'est abstenue
Elle a appelé à rouvrir les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Nous respectons la démarche du président Abbas et le résultat du vote", a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. "Nous allons redoubler d'efforts pour redémarrer un processus de paix et allons continuer à soutenir le Président Abbas, l'autorité palestinienne, et une solution avec deux Etats", a-t-il ajouté. Il a également demandé à Israël de ne pas réagir de manière à contrecarrer de nouvelles négociations.
La France a de son côté voté pour un "Etat" palestinien
Au Jihad Islamique palestinien,
les hommes portent aussi la burqa !

La France donne son
feu vert au 
JIP(Jihad islamique palestinien)
mouvement de libération,
 
nationaliste et terroriste

En désaccord avec Obama, c'est "un choix cohérent avec l'objectif de deux Etats vivant en paix et en sécurité, affirmé dès 1947", s'est justifié le président François Hollande.
Ménageant la chèvre et le chou, la France a  aussi appelé à une reprise des négociations de paix "sans conditions et le plus rapidement possible. Le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit. La France est prête à y contribuer, en amie à la fois d'Israël et de la Palestine", a-t-il ajouté, comme elle y contribue au Mali et en retirant son aide à l'Afghanistan.
Le Vatican a quant à lui "salué" le vote de l'ONU, mais a estimé que ce n'est "pas une solution suffisante aux problèmes de la région".
Les Palestiniens pavoisent
Les Palestiniens sont descendus dans les rues pour fêter ce moment historique. Le président Mahmoud Abbas avait estimé avant le vote qu'il s'agissait de la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien). Il a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est de son côté félicité de "la victoire" de la Palestine. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré à l'AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.
Le Hamas a officiellement soutenu l'initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l'ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef en exil, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza. M. Mechaal, chef du bureau politique en exil, a exprimé dans une conversation téléphonique avec le président Abbas "l'agrément du Hamas à la démarche à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat observateur", selon un communiqué.


Membres du mouvement terroriste
Jihad islamique


Le maire PS de Paris,Bertrand Delanoë, déclare vendredi avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace"
Il forme "le vœu que les dirigeants de ces deux peuples travaillent dès aujourd'hui, avec le soutien actif de la communauté internationale, à créer ensemble les conditions d'une coexistence pacifique entre un Etat palestinien souverain et un Etat d'Israël inconditionnellement reconnu par tous".
Photo publiée par Le Monde
en août 2011
Dans un entretien au quotidien al-Hayat paru le 1er mars 2012, Ziyad Nakhalé, le vice-secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, a déclaré que son mouvement ne fera pas partie de l’OLP si cette dernière reconnaissait l’Etat d’Israël et si elle refusait d’adopter la voie de la résistance, disant : " Nous n’acceptons pas d’intégrer l’OLP tant que son programme politique reconnaît Israël et abandonne nos droits historiques ". Le Jihad islamique, tout comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais financés par l’Iran et soutenus par la Syrie, font désormais partie du dispositif syro-iranien au Proche Orient.

Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de Hollande, prend le risque d'une dictature islamiste en Palestine.

jeudi 26 avril 2012

The Economist dresse de Hollande un portrait angoissant

"Ce Monsieur Hollande est plutôt dangereux"

Sa visite éclair à Londres n'a pas rassuré

François Hollande a montré ses muscles et annoncé sa volonté de mettre le monde de la finance à genoux, mais la  "gauche molle" n'a ni impressionné, ni convaincu que les communistes n'existent plus, puisqu'il les représente d'ailleurs au second tour de la présidentielle.

Hollande inquiète toujours le monde économique britannique.
C'est ce que titre cette Une de l'édition mondiale de The Economist du 28 avril au 4 mai montrant un François Hollande incertain et insaisissable.
Le candidat du PS est présenté comme "le plutôt dangereux monsieur Hollande". Pour l'hebdomadaire, François Hollande représente la "révolte contre l'austérité" à la manière des anarchistes grecs. Donc, un danger pour les marchés et un créateur de déficit public.

Or, le gouvernement britannique n'a pas besoin de cette épine dans le pied.
Il vient en effet de reconnaître que le Royaume Uni est officiellement entré en récession
Les Anglais vivraient le départ de Nicolas Sarkozy comme un facteur supplémentaire d'enlisement de l'économie européenne et l'arrivée de Hollande serait un coup de Trafalgar.   

jeudi 12 janvier 2012

Idées reçues: la durée de travail des salariés français à temps plein parmi les plus élevées d'Europe ?

Faux, elle est la plus faible d'Europe !

La France se situerait après la Finlande



Et la pénibilité, bordel ?



La Roumanie est le pays où l'on travaille le plus dans l'Europe des 27
et l'Allemagne se situent à la 15e place, selon une étude de l'institut Coe-Rexecode (Centre d’observation économique et de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises) publiée mercredi 11 janvier. Cet institut économique, premier centre privé français de recherche en économie, qui se fonde sur des données comparables fournies par Eurostat, avance que les salariés français à temps plein ont travaillé "224 heures de moins que l'Allemagne" soit 1 679 heures en 2010, ou "177 heures de moins que le Royaume-Uni" (ou le travail partiel esttrès développé, en revanche) et 134 heures de moins que les Italiens.

C'est en France que la durée a le plus diminué depuis 1999 (–270 heures).
A titre de comparaison, selon l'OCDE, les Français ayant un emploi ont travaillé en moyenne 1 562 heures en 2010, plus que les Allemands (1 419 heures) mais moins que les Britanniques (1 647 heures).


Travail à temps partiel


En revanche, à temps partiel, la durée effective annuelle de travail des travailleurs indépendants et des salariés en France se situe dans la moyenne haute en Europe (respectivement 2 453 et 978 heures). Coe-Rexecode souligne qu'ils ont une durée effective moyenne de travail "supérieure de près de 50 % à celle des salariés à temps plein".
En 2010, ils ont travaillé en moyenne 774 heures de plus que les salariés à temps plein. A l'inverse des salariés à temps plein, les travailleurs indépendants français ont eux une durée moyenne de travail parmi les plus importantes d'Europe des 27 avec l'Allemagne et l'Autriche.


Les idées fausses ont la vie dure


L'école positive
et affronte l'avenir



L'étude oppose salariés et non salariés

Ces chiffres, qui distinguent l'emploi salarié et non salarié, permettent, selon Coe-Rexecode, de disposer d'éléments chiffrés de comparaison entre les pays européens et ainsi "de corriger certains jugements erronés selon lesquels, par exemple, la durée du travail serait plus élevée en France qu'en Allemagne".

Les 35 heures, bonne affaire ou leurre politicien ?
Proche de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), Coe-Rexecode estime que la stratégie française de baisse de la durée du travail a échoué et préconise de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises, ce qui "conduirait à une augmentation du taux d'emploi et du pouvoir d'achat en France".


Martin Hirsch, père du RSA - lien PaSiDupes: "Collectif
trotskiste: Cantona, fondation Abbé Pierre et Martin Hirsch
"




Les fausses-bonnes idées socialistes pèsent sur l'emploi
Ces chiffres sont publiés quelques jours avant le sommet social du 18 janvier lors duquel doit être discutée la possibilité de conclure des accords "compétitivité-emploi", permettant d'ajuster la durée du travail et le montant des salaires dans les entreprises en fonction de la conjoncture.
Selon Coe-Rexecode, "le dynamisme démographique de la France est un atout majeur dont la France peut tirer parti par des réglementations de l'emploi moins restrictives et un meilleur fonctionnement du marché du travail".