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lundi 11 mai 2015

Réforme du collège: Valls et Vallaud-Belkacem se bunkérisent contre le monde de l'éducation

Valls aux enseignants et chercheurs: 
"Tu vas voir ta gueule à la récré"

Valls joue au grand frère avec Najat Vallaud-Belkacem


Le premier ministre veut faire passer la réforme du collège en force
,
"Pourquoi tu fais la gueule:
qu'est-ce que j't'ai fait?"
alors que Najat Vallaud-Belkacem provoque les critiques du monde enseignant et des chercheurs. Manuel Valls, qui s'exprimait dimanche 10 mai à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a défendu la réforme du collège défendu par sa ministre de l'Education nationale.


Il pose en clair le problème
"Il n'y a pas une histoire officielle; nous ne sommes pas tous descendants de Gaulois, mais nous sommes tous Français et c'est ça aussi l'histoire de la République. Et c'est ça aussi que nos jeunes doivent apprendre. Najat Vallaud-Belkacem y veille", a déclaré le Catalan naturalisé français.

La bi-nationale franco-marocaine a-t-elle la confiance du peuple?

"Elle a la confiance du président de la République, elle a ma confiance, elle a autour d'elle tout le gouvernement rassemblé, parce que plus que jamais, la réforme de l'école, qui produit aujourd'hui trop d'inégalités, est un élément indispensable du réveil de la conscience nationale", a-t-il ajouté.

Malgré la lettre de Bruno Le Maire et 159 parlementaires de droite et du centre qui demandent au président le retrait de la réforme du collège, François Hollande a répliqué à leur mise en garde contre le "naufrage pour notre Nation" en raillant "le concert des immobiles", sans . Les signataires dénoncent en effet "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation". "Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires, parmi lesquels figurent, outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth ou François Sauvadet.

"Il faut que cette réforme soit reprise, retirée et rebâtie,"
 a déclaré François Bayrou, président du MoDem. Au Sénat, Catherine Morin-Desailly sur la même ligne dénonce "la suppression de dispositifs qui marchent par égalitarisme" et ce "en dépit du bon sens".

La gauche dénonce pareillement ce projet de déculturation
L’appel de l’intersyndicale FSU-FO-CGT-SUD-SNALC à la grève le 19 mai prochain est soutenu par le Parti de Gauche qui réaffirme son opposition à la réforme du collège qu'accepte le PS seul. Pourtant, au moment où l’on atteint les 3 ans de François Hollande à l’Elysée,  seuls 3.856 postes de titulaires ont été créés bien loin donc des 60.000 promis.
"Ce n’est pas en décapitant le meilleur, les filières d’excellence, que l’on peut construire une école de l’égalité et de la démocratie," a déclaré Jack Lang, lui-même à l’initiative de la création des classes européennes, lorsqu’il était ministre de l’Education.

NVB fait mine de calmer le jeu

Avant que le pétainiste d'Emmanuel Todd ne fasse une nouvelle crise d'autorité, Najat Vallaud-Belkacem avait assuré avoir "entendu les inquiétudes" qui planent sur l'enseignement de l'allemand en raison de la réforme des collèges et va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue. De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.

L'enseignement du latin et du grec est également sapé par la réforme
. 
La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l’école publique entre désormais dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du CAPES de lettres classiques, principal concours pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Plus de professeurs, plus d'enseignement, car les petits immigrés ne sont pas jugés capables d'en profiter…  Il y aura dès le mois de novembre un Capes de lettres  flambant neuf n'aura plus de classique que le nom, sans latin, ni grec… Les nouveaux arrivants nous valent ainsi la suppression de l'accès à la culture classique. 

S'agissant de la réforme des programmes d'histoire
,
l'autre point d'achoppement ne semble concerner que l'opposition, à en croire une certaine presse, mais les historiens qui sont vent debout contre le projet du collège non plus pour tous, mais pour la diversité, sont aussi bien de gauche. 

L'exécutif nous prend pour des billes quand François Hollande dit être "très attentif" et que la ministre se veut également rassurante. Elle compte ainsi réunir "prochainement" -c'est-à-dire sans date, alors que le vote du parlement est annoncé pour le mai- "des historiens de renom comme Pierre Nora, Jean-Pierre Azéma et bien d’autres," choisis pour leur souplesse, en sorte que "le travail en cours bénéficie de leur regard et de leur expertise". 
"L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", admet-elle finalement. L'Histoire avec un grand H, c'est fini: elle pourra être revisitée un conte pour enfant, dans le meilleur des cas, en propagande idéologique, dans l'hypothèse la plus sombre, mais vraisemblable.

Le pouvoir socialiste développe l'idéologie marxiste  en France 

Françoise Cartron, vice-présidente PS du Sénat et ex-directrice d'école maternelle Rue de... l'Espéranto à Lormont (PS depuis 55 ans, possède une pagode bouddhiste et un collège avec SEGPA pour élèves en difficultés), Gironde, est catégorique: "pour encourager l’excellence, il n’y a pas besoin de filières d’excellence", "elle doit se pratiquer dans toutes les classes". "Je suis contre la vision selon laquelle il faudrait mettre les excellents élèves entre eux, et les mauvais entre eux". Ce qu’il faut, ce sont "des classes hétérogènes où l’excellence est prônée pour les meilleurs et stimulante pour les autres", insiste la sénatrice socialiste. Or, cette pédagogue retraitée qui n'a que des certitudes a fait carrière en ZUP et tient à sauvegarder son mandat électif en maintenant son électorat dans son jus. Car son expérience professionnelle lui interdit objectivement de nier que le plus grand nombre impose sa domination à la minorité et que s'il est majoritairement en difficulté, le nivellement par le bas s'impose à tous et pénalise les plus aptes. "Cette réforme s’appuie sur l’exigence de mixité sociale et la nécessité de donner à tous les élèves les moyens d’apprendre", confirme-t-elle, dans un splendide amalgame idéologique sans fondement. La partisane a ainsi le sentiment qu'elle "va donner plus de possibilités à tous les enfants"...

"
S’il soulève tant de remous, c’est que le projet de loi s’attaque "à des privilèges, à des offres qui étaient jusque là réservées à une minorité de collégiens," maintient Najat Vallaud-Belkacem, déterminée à faire aboutir sa réforme porteuse de l'esprit de la "lutte des classes".

jeudi 7 mai 2015

Réforme du collège: Najat Vallaud-Belkacem s'aliène les spécialistes de l'Education

Le silence complice des élus PS face à la casse de l'Education nationale met la majorité en péril

L'UMP lance la bataille du collège


La langue des colons est-elle
aussi menacée ?
Najat Vallaud-Belkacem fait l'unanimité contre elle, avec la perspective d'une défaite.  Sa réforme provoque une opposition feutrée sans précédent par l'envoi de courriers inhabituels au président de la République. 

Lundi, des intellectuels se sont joints aux professeurs de lettres, pour lui demander d'arrêter le massacre du latin et du grec programmé par le ministère de l'Éducation nationale. Trois jours plus tard, c'est une missive envoyée par Bruno Le Marie et 160 parlementaires de l'opposition républicaine qui lui demande de bloquer la réforme du collège, notamment pour ses coupes sombres sur certaines périodes historiques au profit d'autres, et contre ses menaces mortelles à court terme contre l'enseignement de l'allemand, langue de notre voisin européen qui ressent vivement cette agression contre l'amitié franco-allemande. La franco-marocaine envisage en effet les suppressions des classes bilangues et européennes. 

Ensuite, les responsables politiques de l'opposition s'emparent du dossier, puisque la concertation promise n'est pas au rendez-vous. A l'initiative de l'UMP Bruno Le Maire, bilangue franco-allemand, à la tête de parlementaires responsables, donne de la voix. 

Mais surtout, NVB provoque de vives réactions dans son propre camp
Jean-Marc Ayrault a protesté  contre le mauvais sort fait à l'allemand avec la suppression des classes bilangues. Dans une lettre à la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, il écrit: "Dans sa disposition visant à maintenir uniquement les classes bi-langues 6e assurant la continuité de l'apprentissage d'une langue vivante autre que l'anglais à l'école élémentaire (souvent bidon à base de psittacisme de mots et de phrases courtes), la réforme aura pour conséquence la disparition de nombreuses classes bi-langues où l'allemand était enseigné uniquement à partir de la 6e et non dès les classes de primaire", relève Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien professeur d'allemand. Ces classes bi-langues "ont permis à l'allemand de rester la 3e langue vivante enseignée en France" et cet enseignement se situe "au coeur de la coopération franco-allemande", poursuit l'ancien Premier ministre, actuellement député socialiste de Loire-Atlantique. "De plus, la décision de permettre l'apprentissage de la seconde langue vivante dès la classe de 5e ne permettra pas de pallier à ce recul dans l'enseignement de la langue allemande, puisqu'il ne s'agira que d'étaler un même volume d'heure de cours sur trois années au lieu de deux", écrit encore l'ancien Premier ministre.

Julien Dray -qui déjà considère que la gauche "ne fait plus envie"!- souligne que la réforme portée par NVB "ne va pas dans le bon sens", qu'"il faut reprendre la réforme du collège. L'ancien député socialiste de l'Essonne affirme aussi que "le latin et le grec ne sont pas périmés."
"Je pense que l'enseignement chronologique de l'Histoire doit être maintenu", insiste-t-il. "Je pense aussi qu'il faut ouvrir l'enseignement à de nouvelles disciplines, notamment tout ce qui est l'éducation artistique ou sportive, car dans les quartiers (obsession de l'élu de l'Essonne) où il y a des difficultés (du fait de l'immigration), c'est un élément essentiel qui change le rapport à l'école", avance-t-il. "Je suis pour qu'on enseigne moins mais mieux", résume le conseiller régional d'Ile-de-France, soulignant que "la crise de la société, c'est la crise de l'école pour une part. Car quand une société n'est pas capable d'enseigner son histoire, ça veut dire qu'elle doute d'elle-même", conclut-il.

Et Ségolène Royal a exprimé des réserves sur un texte qui risque de provoquer un conflit politique. En 1997, Claude Allègre avait succédé à François Bayrou  avec Ségolène Royal pour ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire. En décembre 1998, la réforme des collèges qu'elle lança était favorable au maintien du "collège pour tous" et une articulation primaire-secondaire, à son rôle intégrateur avec un dépistage des difficultés des élèves en début de CM2, au principe de l'hétérogénéité des classes, mais avec renforcement des études dirigées en 6e et 5e et remise à niveau au moyen d'heures de soutien, et enfin au refus d'une orientation précoce, instaurant une "heure de vie de classe" par quinzaine. Sans parler d'une charte des droits et devoirs du collégien ! Mais son projet et la personnalité du ministre, qui voulait "dégraisser le mammouth", jetèrent les enseignants dans la rue en mars 2000, provoquant le rappel de Jack Lang pour succéder à l'incompatible tandem. 
Aujourd'hui, Royal demande à sa collègue du gouvernement de ne pas porter atteinte au "socle des connaissances", évoquant un risque de conflit politique. 




Valls et des proches de la ministre volent au secours de la réforme 

Des enseignants lancent une pétition pour défendre la réforme. Malgré l'opposition que soulève le projet de toutes parts, les textes réglementaires devraient être publiés fin mai... Concertation, consensus ? Des notions oubliées, car Hollande tient à apparaître ferme et inflexible jusqu'en 2017. Sous le feu des critiques, la ministre de l’Education ne lâche rien et défend sa réforme, casquette enfoncée sur les yeux jusqu'aux oreilles. "Elle tient dans la tempête, avec un discours net et précis, se réjouit un partisan anonyme de la réforme. Si on avait eu Vincent Peillon (l’ex-ministre de l’Education), le dossier aurait été bien plus polémique." Mais il s'est délité et a disparu de la circulation.

Najat Vallaud-Belkacem a reçu mardi le soutien explicite de Manuel Valls. A l’Assemblée, le Premier ministre a eu le sentiment que cette réforme "qui est celle dont la jeunesse de ce pays a besoin ". Des termes généraux et creux qui ne démontrent pas  précisément qu'il connaît le projet. Or, le diable est dans le détail. Il a vanté un projet qui mise sur "une refonte fondamentale de la pédagogie" et où "ni l’allemand ni le grec ne sont supprimés". Mais il n'offre aucune garantie et les godillots se contentent de ces propos creux.

La réforme est attaquée sur deux fronts. 
Celui de la pédagogie, des enseignements interdisciplinaires et de l’autonomie nouvelle des établissements d’abord, qui est la cible des syndicats contestataires. 
Celui des langues vivantes et anciennes ensuite, ce deuxième front ayant été ouvert par des philosophes, historiens ou autres personnalités que Najat Vallaud-Belkacem a humiliés la semaine dernière, les traitant de "pseudo-intellectuels", au motif qu'ils propageaient des "contre-vérités " sans avoir pris, selon elle, connaissance des contours précis de la réforme. L'ambassadrice d'Allemagne en a pris pour son grade...

VOIR et ENTENDRE la ministre bifide dans le déni, refaisant le coup des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" des autres :


Il est aussi possible qu'elle soit victime des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" de la FSU qui la manipule...

Le chef de l'État s'arc-boute

Hollande est monté au créneau, bien obligé. Hier mercredi, il a écarté toute idée de retrait et tenté de discréditer les contestataires, visant pourtant des penseurs renommés, des professeurs, et même l'ambassadrice d'Allemagne. Ils forment, un "concert des immobiles" et c'est Flanby qui le dit ! 

Mais que dire alors de la symphonie des idéologues qui, autour de la ministre, entonnent soudain la rhétorique des démagogues pour tromper la population en  assurant que tous les collégiens apprendront le latin et l'allemand demain, entre deux enseignements pratiques interdisciplinaires qui leur éviteront de trop s'ennuyer ? 


Enhardie, la ministre polémique à son tour

En bonne militante qu'elle n'a jamais cessé d'être, l'incompétente cherche à circonvenir ses détracteurs par la parole. La ministre de l'Education nationale est imprégnée de marxisme. Vallaud-Belkacem remet au goût du jour la bonne vieille "lutte des classes", opposant les chances de promotion sociale à l'élitisme bourgeois. C'est ainsi qu'elle distingue "élitisme républicain" et "élitisme dynastique" !

VOIR et ENTENDRE la récitation de la ministre idéologue:

Après de précédentes offensives idéologiques désastreuses (la théorie du genre et les ABCD de l'égalité entre garçons et filles ou la réforme des rythmes scolaires), le ministère de l'Education poursuit son travail de sape.

La réforme du collège pourrait devenir le futur grand projet mort-né du quinquennat de Hollande. D'abord, la fronde des experts éclaire maintenant l'opinion sur les intentions malignes, les failles et les dangers du texte : latin et grec enseignés au rabais (ce qui est déjà le cas puisqu'il n'est plus enseigné qu'à partir de la 4e et souvent abandonné en fin de 2e), programmes d'histoire à la carte, filières d'excellence supprimées, jargon pédagogiste à tous les étages... La co-gestion du ministère avec la FSU est renforcée par l'incompétence notoire et largement dénoncée de la ministre que l'inculte Hollande a prise personnellement sous son aile, pensant la protéger de ce qui lui reste d'"aura" !

Des enseignants viennent de lancer une pétition pour apporter leur soutien à la réforme. "Elle est très certainement perfectible mais elle est un premier pas vers un système plus équitable pour tous les élèves", assure le Collectif pour la réforme du collège. La toute nouvelle pétition a pour l’instant rassemblé 1.000 signatures. Dans un entretien avec les 'Cahiers pédagogiques', le sociologue François Dubet défend aussi un projet qui "limite la capacité de créer des classes de niveau et des filières subtiles" et invite les équipes éducatives "à se conduire comme des équipes ".
Le ministère de l’Education mobilise aussi les réseaux sociaux pour répliquer aux critiques, via des réponses courtes et ciblées appelées "désintox". Najat Vallaud-Belkacem assure qu’elle ne cédera "sûrement pas" à ses détracteurs.

La grève du 19 mai sera un test

Les opposants ne désarment pas non plus. La grève du 19 mai fera le point sur les forces en présence. D’autant que les arguments mis en avant dans le débat public ces derniers jours ne sont pas ceux des syndicats contestataires. Les critiques ont porté sur les langues et les programmes, alors que les syndicats hostiles à la réforme s’en prennent à l’autonomie des établissements et à la pluridisciplinarité. La réforme a évidemment été approuvée à la majorité absolue par le Conseil supérieur de l’éducation, répliquent ses défenseurs.

Le décret et l’arrêté de la réforme du collège devraient être publiés fin mai. L’essentiel se jouera dans la bonne volonté des enseignants, dans les collèges. Or, à en juger par la représentativité des dernières élections professionnelles, 80 % des enseignants soutiennent les syndicats hostiles à la réforme... "Le plus dur reste à venir", confie un haut responsable. 
Lien SNUipp-FSU: Pourquoi la réforme collège va creuser les inégalités et alourdir la charge de travail.

Dans les semaines qui viennent, comme par le passé, le pouvoir s'attachera à maquiller sa reculade.  Dans le meilleur des cas pour la ministre, son projet sera largement amendé, modifié, retravaillé, jusqu'à le rendre méconnaissable. Le plus possible, espérons-le, s'il reste cohérent ! 

mercredi 15 février 2012

Les Français ont su éviter la récession en 2011

2012 reste l'inconnue

L'opposition ne salue pas la performance

Les nouvelles sont pourtant d'autant bonnes à prendre qu'elles sont rares

L’INSEE a annoncé hier que le PIB français a augmenté au quatrième trimestre 2011 (+ 0,2 %), alors qu’il s'attendait un recul. Sur l’année écoulée, l’activité française a en effet progressé de 1,7 %, après + 1,4 % en 2010.

La lucidité de l'exécutif contraste avec les attaques démobilisatrices de l'opposition en campagne
Le gouvernement français avait maintenu jusqu'au bout sa prévision alors que la plupart des économistes tablaient plutôt sur une croissance du PIB de 1,6 % en 2011 et un recul de 0,2 % au quatrième trimestre.
Le ministre de l’économie, François Baroin, s'est félicité d'un résultat " conforme à la prévision du gouvernement "( 1,75 %) dans un " environnement international difficile ".


De fait, l’activité de la zone euro a reculé de 0,3 % en fin d’année , notamment en Allemagne (– 0,2 %) et en Italie (– 0,7 %), officiellement entrée en récession, puisque le troisième trimestre était en recul de 0,2 %. Les chiffres espagnols doivent être connus aujourd’hui, les experts prévoyant – 0,3 % au dernier trimestre.

L’année 2011 s’est terminée sur plusieurs clignotants au vert
La consommation des ménages a progressé de 0,2 %, un rythme inférieur aux années fastes mais positif compte tenu du contexte.
L’investissement des entreprises non financières augmente de 1,4 %, après – 0,4 % au troisième trimestre.
Et les exportations augmentent de 1,2 %, comme au trimestre précédent.


Les prévisions de croissance pour 2012

L’acquis de croissance en France – c’est-à-dire l’évolution de l’activité si la croissance est nulle tout le reste de l’année – s’élève à + 0,3 %. Le gouvernement estime donc que sa prévision de 0,5 % pour l’année est réaliste.

Recul prévu pour le premier trimestre
Les analystes sont toutefois partagés, ne serait-ce que parce que l’économie française s’est remise à détruire des emplois (31 900 postes dans les secteurs marchands au quatrième trimestre, d’après l’INSEE mardi).
En revanche, Hélène Baudchon, chez BNP Paribas, y voit l’effet " des gains de productivité ". Autrement dit, explique-t-elle, " les chefs d’entreprise, qui ont longtemps rogné sur leurs marges pour ne pas licencier, utilisent à présent la masse salariale pour retrouver une marge de manœuvre " et survivre. " Un recul de l’activité au premier trimestre reste le scénario le plus probable ", prévient-elle.

Pour Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin, économistes chez Exane, " une nouvelle période très difficile pourrait s’ouvrir après l’été, la hausse prévue de la TVA et/ou le nouveau resserrement inévitable après les élections (…) devant conduire à une baisse de l’activité en fin d’année ". Les effets positifs de la nouvelle "TVA sociale" ne sont toujours pas pris en compte chez les analystes archaïques qui adoptent un comportement frileux dans les situations inconnues.

L’INSEE et la Banque de France envisagent une récession
L'INSEE qui ne fait pas de prévisions annuelles, prévoit un recul de 0,2 % pour le premier trimestre, anticipe une croissance nulle. " La croissance de la consommation devrait rester limitée", décrit Nicolas Bouzou, chef économiste au cabinet Astérès, et l’investissement des entreprises risque de fléchir, car les dirigeants constatent une dégradation de leurs carnets de commandes. " Mais Bouzou est connu pour s'être déjà planté.
Lien PaSiDupes

Le chômage, sur l’année, pourrait franchir la barre des 10 %.


Hollande est à côté de la plaque


Hollande veut lier smic et croissance économique...

La dernière revalorisation du SMIC date du 1er janvier 2012: il est fixé à 9,22 euros de l'heure, soit 1.398,37 euros bruts par mois, pour 35 heures par semaine. Ainsi, le SMIC évolue-t-il aujourd'hui comme les prix.
Mais, malgré l'annonce du risque récession, le candidat de la gauche continue d'endormir la population. Interrogé sur ses intentions d'augmentation du SMIC ou non, le candidat a répondu sur BFMTV/RMC: "J'ai une règle simple. Chaque fois que la croissance augmente, le smic doit augmenter".
Dans sa bulle, François Hollande continue de vouloir prendre en compte deux impératifs de campagne, la nécessaire compétitivité des entreprises et la revalorisation des bas salaires. Le candidat PS ne veut pas s'engager sur un montant prédéterminé du SMIC, quelle que soit l'évolution à venir de l'économie. Il ne peut ignorer que les possibilités des entreprises sont limitées, mais il continue néanmoins à envisager que les bas salaires profitent de la croissance. Si elle est nulle, sa tromperie des électeurs les plus défavorisés est particulièrement indigne.

L'opposition exploite la menace de récession
Pour Michel Sapin (PS), chargé du projet présidentiel de François Hollande, "la France est en récession. Ce que l'on pouvait craindre, ce que nous pensions comme inévitable, est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous"."L'effondrement du mythe du président qui protège ! "

"Il n'y a aucune marge de relance de la croissance par le budget", a déploré Robert Rochefort, vice-président du MoDem, "le moteur principal de la consommation est tombé en panne, d'où la récession. Les deux plans du gouvernement ont été injustes et ils s'avèrent insuffisants".

Quant à Marine Le Pen, présidente du FN, "c'est l'effondrement du mythe du président qui protège ! C'est une très grave remise en cause des choix politiques et économiques de Nicolas Sarkozy, qui démontre qu'il est dans l'incapacité de proposer un chemin de sortie de la crise à la France", a-t-elle réagi.

samedi 28 janvier 2012

Angela Merkel s'investira dans la campagne de Nicolas Sarkozy

Présidentielle: Angela Merkel participera à des meetings de Sarkozy


La chancelière allemande s'affichera en France au côté de Sarkozy au printemps


"Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps
", selon le discours de Hermann Gröhe, secrétaire général de la CDU, attendu au Conseil national de l'UMP ce samedi après-midi à Paris.

La CDU, le parti chrétien-démocrate d'Angela Merkel, estime que
Nicolas Sarkozy est "la bonne personne à l'Elysée et qu'elle le sera aussi à l'avenir".


Une entente cordiale sur le "long" terme


Le soutien de Mme Merkel et de son parti au président sortant n'est pas une surprise car ils oeuvrent ensemble pour l'Europe depuis 2005 et contre la crise depuis 2008.
Au Parlement européen, les députés de l'UMP côtoient ainsi ceux de la CDU au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE) qui rassemble les partis démocrates-chrétiens, conservateurs et de centre-droit.

N. Sarkozy avait d'ailleurs soutenu Angela Merkel efficacement à l'automne 2009 pour sa réélection en Allemagne.

Le discours de M. Gröhe réserve aussi quelques piques à l'adresse de François Hollande et du PS , jugés "empêtrés dans leurs rêves de la veille"...

samedi 14 janvier 2012

AA+: Nora Berra, secrétaire d'État, fait la part des choses

La perte du triple A par la France : la jubilation malsaine et un peu morbide d’une gauche improductive et vaine.

L’agence Standard et Poor’s vient de dégrader la note de la France de AAA à AA alors que les deux autres grandes agences Moody’s et Fitch confirment pour l’instant la perspective de notation de la France. Notée jusque là 21/21 la France passe de manière circonstancielle à 20/21 ce qui traduit dans les faits une économie qui est et demeure solide, diversifiée et résistante, comme l’indique d’ailleurs Standard and Poor’s qui motive sa décision pour la France au regard de la situation générale dans la zone euro et non en raison de facteurs strictement spécifiques à notre pays . Il n’y a franchement pas de quoi se jeter du haut du pont de l’Alma en dépit des invectives trucidaires et un peu ridicules d’une gauche dont la jubilation malsaine constitue aujourd’hui la seule contribution à la résolution de la crise mondiale que nous connaissons.

[Après les Etats Unis d'Obama,] De nombreux pays de la zone euro ont ce soir connus une dégradation de leur note par cette Agence et pour des niveaux beaucoup plus préoccupants que le nôtre.

Standard and Poor’s souligne que le Gouvernement de la République française a mis en œuvre des réformes et la bonne stratégie de réduction du déficit et de la dette, cette appréciation étant largement partagée par nos partenaires allemands par la voix de leur ministre fédéral des finances, Wolfgang Schäuble. Il faut dire que l’Allemagne qui conserve ce soir son triple A a su s’engager, en son temps, dans les courageuses réformes qui s’imposaient, au moment où la gauche française imposait son idéologie dramatique des 35 heures par exemple.

Le Président de la République qui n’a jamais caché aux français la gravité de cette crise et leur a tenu un langage de vérité à Toulon, comme à l’occasion de ses voeux, est donc légitimé et reconnu dans ses choix comme dans son action pour réformer notre pays. Ceux qui aujourd’hui hurlent à la mort en se frottant les mains pour le petit bénéfice électoraliste dérisoire qu’ils croient pouvoir tirer de cette situation sont les mêmes qui, il y a peu, accusaient Nicolas Sarkozy de dramatiser la situation. …

Plus que jamais, le sommet social du 18 Janvier prochain devra se traduire par des décisions importantes qui seront prises par le Chef de l’Etat -je n’ai aucun doute à ce propos– pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. Cette dégradation de notre note, loin d’être un drame, constitue au contraire un signal fort pour accélérer et amplifier encore le rythme et l’ambition de nos réformes sans tarder, n’en déplaise aux pompiers-pyromanes d’une gauche hystérique dont l’intérêt bien compris pour la France s’efface rageusement devant une petite perspective électoraliste aux petits pieds.

Les français doivent garder confiance, il s’apercevront très vite que la France restera reconnue comme une économie forte, susceptible d’emprunter à des taux raisonnables en inspirant d’autant plus confiance aux investisseurs qu’elle est déjà sur la voix des réformes appropriées pour sortir de la crise et que sa volonté de conduire ces réformes n’est pas prise en défaut.

Que les Cassandre se taisent à présent et commencent à réfléchir honnêtement en cessant de brader notre intérêt général et celui de la France sur l’autel de leurs petites et incompétentes ambitions partisanes et revanchardes.

jeudi 12 janvier 2012

Idées reçues: la durée de travail des salariés français à temps plein parmi les plus élevées d'Europe ?

Faux, elle est la plus faible d'Europe !

La France se situerait après la Finlande



Et la pénibilité, bordel ?



La Roumanie est le pays où l'on travaille le plus dans l'Europe des 27
et l'Allemagne se situent à la 15e place, selon une étude de l'institut Coe-Rexecode (Centre d’observation économique et de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises) publiée mercredi 11 janvier. Cet institut économique, premier centre privé français de recherche en économie, qui se fonde sur des données comparables fournies par Eurostat, avance que les salariés français à temps plein ont travaillé "224 heures de moins que l'Allemagne" soit 1 679 heures en 2010, ou "177 heures de moins que le Royaume-Uni" (ou le travail partiel esttrès développé, en revanche) et 134 heures de moins que les Italiens.

C'est en France que la durée a le plus diminué depuis 1999 (–270 heures).
A titre de comparaison, selon l'OCDE, les Français ayant un emploi ont travaillé en moyenne 1 562 heures en 2010, plus que les Allemands (1 419 heures) mais moins que les Britanniques (1 647 heures).


Travail à temps partiel


En revanche, à temps partiel, la durée effective annuelle de travail des travailleurs indépendants et des salariés en France se situe dans la moyenne haute en Europe (respectivement 2 453 et 978 heures). Coe-Rexecode souligne qu'ils ont une durée effective moyenne de travail "supérieure de près de 50 % à celle des salariés à temps plein".
En 2010, ils ont travaillé en moyenne 774 heures de plus que les salariés à temps plein. A l'inverse des salariés à temps plein, les travailleurs indépendants français ont eux une durée moyenne de travail parmi les plus importantes d'Europe des 27 avec l'Allemagne et l'Autriche.


Les idées fausses ont la vie dure


L'école positive
et affronte l'avenir



L'étude oppose salariés et non salariés

Ces chiffres, qui distinguent l'emploi salarié et non salarié, permettent, selon Coe-Rexecode, de disposer d'éléments chiffrés de comparaison entre les pays européens et ainsi "de corriger certains jugements erronés selon lesquels, par exemple, la durée du travail serait plus élevée en France qu'en Allemagne".

Les 35 heures, bonne affaire ou leurre politicien ?
Proche de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), Coe-Rexecode estime que la stratégie française de baisse de la durée du travail a échoué et préconise de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises, ce qui "conduirait à une augmentation du taux d'emploi et du pouvoir d'achat en France".


Martin Hirsch, père du RSA - lien PaSiDupes: "Collectif
trotskiste: Cantona, fondation Abbé Pierre et Martin Hirsch
"




Les fausses-bonnes idées socialistes pèsent sur l'emploi
Ces chiffres sont publiés quelques jours avant le sommet social du 18 janvier lors duquel doit être discutée la possibilité de conclure des accords "compétitivité-emploi", permettant d'ajuster la durée du travail et le montant des salaires dans les entreprises en fonction de la conjoncture.
Selon Coe-Rexecode, "le dynamisme démographique de la France est un atout majeur dont la France peut tirer parti par des réglementations de l'emploi moins restrictives et un meilleur fonctionnement du marché du travail".

vendredi 2 décembre 2011

La gauche oppose des relents de germanophobie aux convergences Sarkozy-Merkel

François Bayrou a bien choisi ses compagnons de route !



Socialiste pacifiste
et germanophobe




"Politique à la Bismarck", "ordre allemand", "Europe à la schlague"


La détermination d'Angela Merkel à imposer une discipline budgétaire stricte aux pays de la zone zone pour surmonter la crise a ranimé -parfois violemment- la germanophobie d'une partie de la classe politique française, gauche et Front national en tête.

Gracieux pacifiste, Arnaud Montebourg, opposant socialiste au référendum constitutionnel européen, a plaidé mercredi en faveur d'une confrontation dure avec la chancelière allemande qu'il a accusée de la volonté de tuer l'euro" et de mener "une politique à la Bismarck".

Il a aussi estimé qu'en refusant que la Banque centrale européenne rachète massivement les dettes souveraines des pays de la zone euro, Mme Merkel a "décidé d'imposer" à ces pays "un ordre allemand".
Dans dans cette comparaison avec celui qui "réalisa l'unité de l'Allemagne et fit la guerre à la France en 1870" (publiée jeudi dans une tribune de son blog), Nono se retranche derrière Sigmar Gabriel, président du SPD allemand [parti socialiste allemand] faite "au printemps dernier" lors d'une visite au siège du PS.
Ex-ministre fédéral allemand de l'Environnement (2005-2009), la référence de Nono Montebourg vient de subir une terrible déroute en tant que président du SPD : il est maintenant président du groupe au Bundestag, opposant au nouveau cabinet d'Angela Merkel.

Selon le médaillé de bronze de la primaire PS, Mme Merkel " cherche à régler ses problèmes intérieurs en imposant l'ordre économique et financier des conservateurs allemands à tout le reste de l'Europe ". Face à cela, " la politique européenne de Nicolas Sarkozy, désormais assis sur le porte-bagage de la droite allemande, est une politique de faiblesse face à l'Allemagne ".




Mitterrand-Kohl
main dans la main
Verdun, 1984:

que reste-t-il de l'héritage ?




Montebourg, allié objectif de l'extrême droite

L'agression de Montebourg est de la même veine que celle de Marine Le Pen

La présidente du FN Marine Le Pen a commenté le discours de Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon en dénonçant un " vide sidéral", " une succession de poncifs dont en réalité les seules mesures concrètes ont été l'annonce d'une Europe à la schlague, c'est-à-dire l'Europe qui entraîne la perte de notre souveraineté".

PS et FN, même combat
La semaine précédente le député socialiste Jean-Marie Le Guen , compagnon de Lang dans les virées avec Gbagbo, avait affirmé que la rencontre Sarkozy/Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich".

Le PS indigne de part et d'autre du Rhin

Le PS indigne les Allemands

La déclaration de Montebourg a suscité la vive réaction de l'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), bi-national allemand. Montebourg " fait du Front national à gauche", a-t-il confirmé, regrettant dans " ce type de déclarations à la hussarde (...) des relents de nationalisme ".


Le gouvernement français
Le ministre UMP des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé vendredi que les socialistes "prenaient les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", jugeant "honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux: la réconciliation, l'amitié franco-allemande".

Politologue à la botte
L'indulgent Pascal Perrineau estime en revanche que ces propos "borderline" ("limite" en français, un usage qui serait trop demandé au politologue, particulièrement en la circonstance) s'expliquent !
Au risque de finir de se discréditer, l'élégant intello trouve des excuses "à la fois par la crise et par l'excitation électorale"...

Il trouve aux insultes socialistes des circonstances atténuantes
"Une partie de la gauche se pose trop en s'opposant, dans une campagne présidentielle qui est en train de se polariser, notamment du fait que Nicolas Sarkozy monte au front, sur l'architecture de l'Europe".

Et de noyer le poisson dans des banalités généralistes
Selon lui, le sentiment germanophobe, "fort dans les années 50, s'était beaucoup atténué. Mais il y a en France des pesanteurs culturelles qui font que certains ressorts de xénophobie peuvent être réveillés". "Attention !", a-t-il lancé. En direction du PS, selon lui trop dans l'air du temps ?

Avec de telles critiques, "c'est faire croire que l'Allemagne n'aurait pas changé", a-t-il toutefois regretté.

Hollande peut-il faire confiance en Montebourg

Ces propos arrivent au moment du déplacement de François Hollande lundi à Berlin
au congrès du SPD. De quoi tendre les relations...
" Arnaud a été trop ferme et pas assez respectueux. François Hollande est respectueux, mais ferme. Je ne pense pas que les Allemands pensent avoir été insultés par François", a commenté un cadredu parti qui n'encadre guère Montebourg et souhaite garder l'anonymat, tant la parole est libre !

Si M. Hollande "remporte le scrutin présidentiel, ce sera passionnant d'observer comment il fera pour imposer à Berlin les attentes de la gauche française
", a ironisé vendredi le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung.

Le PS est la risée de l'Europe.

mercredi 30 novembre 2011

Hollande s'oppose à l'Allemagne sur la crise de la dette

Le candidat PS fait obstacle à l'entente franco-allemande en zone euro



La moustache de Bismarck
aurait poussé à Merkel,

mais c'est selon Montebourg !





Le candidat Hollande est-il vraiment européen ?

François Hollande s'est posé mercredi en opposant déclaré aux remèdes que la chancelière allemande entend administrer à la zone euro face à la crise de la dette, accusant au passage le président Nicolas Sarkozy de suivisme.

Le socialiste a en effet critiqué le "modèle européen" que, selon lui, essaie d'imposer la chancelière allemande Angela Merkel avec le consentement de Nicolas Sarkozy. A l'occasion d'une visite éclair à Bruxelles, Hollande a adopté la technique discourtoise de son ex-concubine Royal en prenant ainsi de vitesse le président français qui doit s'exprimer jeudi à Toulon sur la crise et l'Europe.
" Depuis plusieurs mois, c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit", a caricaturé François Hollande. Il est pourtant celui qui a capitulé devant Martine Aubry qui a troqué des sièges de socialistes avec Europe Ecologie-les Verts contre leur soutien au second tour de la présidentielle.
Mais Hollande insiste en assurant que, de son point de vue, la chancelière allemande essaie "d'imposer un modèle européen qui n'est pas nécessairement le nôtre".

Hollande a ouvert la voie à la xénophobie du PS

Le candidat socialiste dénonce une hégémonie allemande sur l'Europe
Il exprime la défiance socialiste envers la Cour de Justice européenne
prétend que s'il était président il s'insurgerait contre les propositions allemandes de changement des traités européens en vue d'un durcissement de la discipline budgétaire.
" Je n'accepterai jamais qu'au nom du contrôle des budgets nationaux, au nom de la coordination des politiques budgétaires, la Cour de justice européenne puisse être juge des dépenses et des recettes d'un Etat souverain ", a-t-il annoncé.
Le sujet est en effet au centre des discussions franco-allemandes entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Mais Le PS pointe la paralysie de la BCE
Alors que Berlin refuse toute atteinte à l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), F. Hollande a aussi appelé à "faire jouer à la BCE un rôle actif" car "elle peut intervenir massivement sur les marchés pour briser la spéculation".

Hollande soupçonne un retour à l'empire allemand de Bismarck
Promettant de faire en sorte d'avoir "un rapport équilibré avec l'Allemagne" s'il était élu, François Hollande, estimant que l'amitié franco-allemande ne devait pas consister à ce que Berlin essaye "d'imposer ses propres règles".

" La responsabilité" de ce déséquilibre n'est pas tant celle de Mme Merkel, a-t-il jugé, que de M. Sarkozy, du fait de ses "renoncements", a accusé le candidat en campagne.

Selon notre Guillaume II socialiste qui tient des propos défaitistes depuis plusieurs semaines, cela tient notamment "à la faiblesse de la situation économique et financière de la France".

François Hollande a plaidé pour "un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", pour "soutenir la croissance et l'emploi" en Europe.

Hollande s'en est pris à la chancelière allemande
Il a mis son intransigeance sur le compte de ses propres élections en 2013: " Je comprends tout à fait qu'un certain nombre de contraintes pèsent sur elle, y compris dans sa propre majorité", a-t-il insinué.


Certains socialistes ont développé la xénophobie de Hollande en germanophobie de

L'anti-européen Montebourg, à l'aile gauche du PS, se dévoile
Il a en effet accusé la dirigeante allemande de mener "une politique à la Bismarck" pour que l'Allemagne fasse "fortune" sur "la ruine" des autres pays de la zone euro.
C'est du lourd et du grotesque, à l'instar du personnage.

Le candidat ne dément pas: il confirme
Sous la méchante influence de Nono Montebourg, François Hollande a encore martelé que " Chacun doit se respecter, chacun doit comprendre l'autre ", prêtant également à l'Allemagne la volonté de dominer l'U.-E., répétant qu'il " ne peut pas y avoir un pays qui veuille imposer ses vues aux autres".

L'eurodéputé Harlem Désir, numéro deux du PS et ombre de la Ch'tite Brochen-Aubry, a lui aussi accusé le chef de l'Etat français d'avoir capitulé face à son homologue allemande, estimant en toute objectivité - mais par avance ! - que le discours de Toulon sera "une nouvelle supercherie".
Nicolas Sarkozy tient en "apparence un discours volontariste qui masque en réalité une série de renoncements imposés par l'Allemagne", a en outre analysé Harlem Désir avec le plus grand sérieux.

Il ne manquait plus que le P'tit Hamon pour reprendre le refrain...
Le porte-parole du PS a accusé Nicolas Sarkozy d'être un partenaire docile, impuissant, de l'Allemagne."

Tous fort embarrassés
Au cours de son marathon, outre les parlementaires socialistes européens, F. Hollande a été vu successivement avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le socialiste belge Elio di Rupo pressenti comme prochain Premier ministre belge, le commissaire français Michel Barnier, en charge du marché intérieur et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Rue89 observe que "le discours public sur la relation franco-allemande, depuis les années 60, est corseté par les non-dits, les interdits, les souvenirs." Ainsi, le site reconnaîtrait-il au PS le mérite de cesser de jouer les faux-culs ! Mais alors, de nos jours, il vaut mieux être immigré qu'européen...

Montebourg fait-il de l'antigermanisme primaire ?

Fait-il du " FN de gauche ", comme a répondu l'allemand bi-national Cohn-Bendit (traité en 68 « d'anarchiste allemand » par l'ex-chef communiste français Georges Marchais) Ils font tout bêtement du Nicolas Bedos !

mardi 15 novembre 2011

Europe sociale: Sarkozy sauve l'aide alimentaire jusqu'en 2013

Bruno Le Maire obtient de l'Allemagne qu'elle soutienne l'aide alimentaire européenne

Le programme d'aide alimentaire européen va pouvoir fonctionner encore deux ans.

Bruno Le Maire a réussi à convaincre l'Allemagne, peu encline à l'assistanat, et les banques alimentaires vont pouvoir souffler encore deux ans de plus, mais à partir de 2014, le sort des associations qui aident les plus démunis sera à nouveau incertain.

L'Allemagne, principal contributeur au programme européen d'aide alimentaire (PEAD), a finalement accepté lundi de maintenir sa contribution financière à l'aide européenne jusqu'en 2014.
Depuis six mois, les associations tremblaient : l'Union européenne avait prévu de diminuer de 80% l'aide distribuée chaque année pour aider les plus démunis à se nourrir. De 480 millions, le budget global devait passer à 113 millions d'euros. Impossible avec une telle réduction de continuer à aider les 18 millions d'habitants qui se trouvent en Europe et souffrent de la faim.

" Cela va nous donner deux années pour nous retourner», explique Laurence Champier, responsable de la communication de
la Banque alimentaire française. En France, le PEAD représente près de 70% de l'aide alimentaire distribuée. Or près de 4 millions de personnes dépendent de ces aides pour se nourrir. " Et ce nombre augmente toutes les années " , souligne-t-elle.

Mis en place lors de l'hiver 1986-1987 par Jacques Delors, alors à la tête de la Commission à Bruxelles, l'
aide alimentaire européenne à l'origine récupérait chaque année les surplus agricoles de la politique agricole commune (PAC). Au lieu de les gaspiller, l'Europe a choisi de les valoriser ou de les revendre. Cet argent servait ensuite à acheter des produits alimentaires, redistribués aux pays concernés par la PAC.

Fronde de six pays

En période d'abondance, J. Delors n'avait pas envisagé la fin des surplus agricoles Mise en péril, cette structure a dû s'organiser et l'Europe a dû demander des contributions financières aux pays européens.Or, des pays du Nord de l'Europe ont remis cette aide financière solidaire en question, estimant que la PAC ne devrait pas payer pour l'aide alimentaire et que c'est à chaque État membre de la financer pour son pays.

Ce sont des états européens vantés pour leur système social qui refusent d'être solidaires

Depuis six mois, l'Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas et la République tchèque avaient mené une fronde pour ne plus payer. Comme chacun sait, le Royaume-Uni n'est jamais européen que pour en tirer des avantages, mais le PS offre la Suède et le Danemark en modèles aux Français...

Ces pays s'appuient sur une décision de la Cour européenne de justice estimant que le PEAD a dévié de son objectif initial, qui était uniquement d'utiliser les surplus agricoles.

En acceptant de contribuer encore deux ans, l'Allemagne permet au programme de survivre.
Mais Ilse Aigner (ci-contre avec Bruno Le Mire), la ministre de l'Agriculture allemande, a posé ses conditions : Berlin accepte de payer jusqu'en 2014, à condition que ce programme social européen s'arrête à cette date. A partir de 2014, chaque pays doit être capable de s'aider seul, insiste l'Allemagne.
Outre-Rhin, le système est en effet très différent: d'une part, les invendus et les produits presque périmés sont donnés par les supermarchés à des associations locales, qui obtiennent ainsi toute l'aide dont elles ont besoin. D'autre part, si les églises ont des moyens financiers énormes du fait qu'elles touchent un impôt prélevé sur les croyants,c'est à charge de missions d'utilité publique déléguées par l'État aux églises constituées, catholique et protestantes, dont l'aide aux plus défavorisés.
L'Allemagne se retrouve donc à payer la plus grosse part du budget européen d'aide alimentaire, alors que son organisation nationale fait qu'elle n'en a pas besoin !

De nouvelles ressources à trouver

" L'aide alimentaire ne représente finalement que 1 euro par an et par Européen ", nuance Laurence Champier. " C'est une somme dérisoire par rapport aux moyens mis en place pour aider les banques, par exemple ", estime-t-elle, à la différence des gestionnaires allemands pour qui un euro est un euro.

En réclamant une aide sociale européenne mieux gérée, les pays du Nord défendent une autre conception de l'Europe, plus pragmatique et responsable.
Les associations ont salué la décision allemande , mais elles s'inquiètent pour leur futur: "Si cette décision est un soulagement pour les plus démunis et intervient à temps pour parer à l'urgence 2012 et 2013, elle pose toutefois la question de l'après 2013, au moment où la situation économique et politique exigerait que les liens humains et solidaires soient durablement tissés. Face à la conjoncture, il est indispensable que les pouvoirs publics français comme européens renforcent le rôle clef des acteurs de l'urgence sociale ", ont fait savoir les Resto du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours populaire et la Banque alimentaire dans un communiqué commun.
Quoi qu'il leur en coûte, il serait toutefois juste et de bonne politique que les associations si attachées aux valeurs humaines et de solidarité saluent au passage la détermination et l'efficacité de l'action de Bruno Le Maire, un ministre de l'Agriculture parfaitement bilingue qui a fait tomber les résistances des pays du Nord.

Les associations réalisent qu'elles sont dépendantes
et, comme les gouvernements, ne savent pas encore ce qui se passera dans deux ans.
" Nous avons peur que le réseau de 5000 petites associations de quartiers disparaisse ", dramatise Laurence Champier pour la France. Les associations françaises d'aide alimentaire vont devoir trouver de nouveaux mécènes et essayer de conclure des accords avec la grande distribution pour continuer à aider au-delà de 2014 les millions de personnes qui souffrent de la faim en France.
Difficile donc de critiquer les entrepreneurs et les décideurs.
La grande collecte des banques alimentaires aura lieu les 25 et 26 novembre prochains dans 9000 supermarchés et 3500 épiceries.