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dimanche 12 avril 2020

Saint-Malo se protège des briseurs de confinement parisiens

Les locaux s'indignent du déferlement de visiteurs qui bafouent les consignes gouvernementales

Le pouvoir central déploie des policiers aux sorties de Paris, mais les vacanciers de la zone A débarquent pourtant en régions

Saint-Malo. La côte surveillée depuis un drone - Saint-Malo ...Les policiers sont-ils des figurants convoqués pour les journaux de 20h ? Comment les contrevenants au confinement échappent-ils aux drones et aux essaims de CRS ? Les Malouins ont pris les choses en mains les signalements d'inconnus immatriculés en Ile-de-France se multiplient: les appels au commissariat pleuve comme bruine bretonne au printemps et s'étendent au voisin indélicat ou aux promeneurs inciviques du pays de Saint-Malo.

"Restez chez vous !" Alors que le sujet du déconfinement est "sur la table" publique, un confinement strict reste pourtant de rigueur et les citoyens de bonne foi peuvent y perdre leur latin. A juste titre, la consigne est répétée des dizaines de fois par jour pour enrayer au plus vite l’épidémie de Covid-19, mais les exemples de piétinement des consignes gouvernementales s'étalent sous nos yeux, impunément. Les joggers n'ont jamais autant joggé et les flâneurs, flâné.

Les Malouins refusent de se laisser contaminer sans broncher

Dans la cité corsaire, on est passé à l'acte. Certains dénoncent de la délation, mais les citoyens vigilants parlent de civisme. "Si on se demandait ce qui se serait passé en 40 si les Français avaient eu Internet, on n’est pas loin d’en avoir un triste aperçu," estiment ceux qui considèrent que les forces de l'ordre sont l'ennemi. 

La gauche accorderait-elle plus de valeur aux idées qu'à la vie ?
Une dénonciation est-elle d'ailleurs nécessairement assimilable à la délation ? La délation, nous dit le dictionnaire, c’est une "énonciation dictée par des motifs vils et méprisables". Alors l'accusation de dénonciation par l'opposition politique serait donc une délation. 
Or, avec cette "guerre" dont parle le président de la République, les Malouins et plus largement les Français, se sentent comme investis d’une mission sacrée. Les infractions au confinement sanitaire sont vécues comme des manquements "criminels" à la solidarité républicaine puisqu’ils mettent en péril la santé de tous les citoyens. On s'étonnera donc au passage que Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, abandonne la scène médiatique à ses collègues de Matignon et de Beauvau.

Mais, si le coeur est à gauche, il faut l'exfiltrer, le déconfiner

La toile du net s'est couverte de la bave des vertueux qui placent l'idéologie au-dessus de la vie. Ainsi Ernesto est-il tellement formaté qu'il n'a jamais que des certitudes: il reste figé en toutes circonstances, avec l'assurance que ses maîtres à penser ont la vérité et montrent la seule voie possible, confort de la pensée prête à l'emploi, sens unique intellectuel immuable, intouchable et sacré qui évite de penser par soi-même, librement. Il détecte partout les mêmes relents nauséabonds et les dénonce, par réflexe, sans questionnement: "c’est plein de haters frustrés qui auraient sûrement dénoncé leurs voisins en 40." Et de conclure, non sans supériorité et son corollaire, le dédain:  "Pauvre France !" Faut-il y voir le mépris du pays, de la nation et de ses semblables: sans doute un internationaliste, qu'il soit de bistrot, en chambre et sur son clavier... 
Si on a le souci de l'Autre, si on aime son voisin et qu'on le respecte comme son semblable au-delà des mers et des océans, on veille sur lui et on est solidaire de son devenir. On invente donc des règles nouvelles, le mieux possible appropriées à la situation nouvelle et on fait tout pour le garder, quitte à  s’époumoner à la vue d’un homme dehors, pour sauver sa vie en sauvant la sienne. On fait même la leçon au passant inconnu et on lui fait prendre conscience, au vu de son chariot débordant, qu'il appartient à un tout dont il est dépendant. Qu'il ne survivra pas si le paysan ou l'infirmière est contaminé. La solidarité avec la planète commence à la maison.

Audrey, employée dans un supermarché de Saint-Malo, peste contre ses clients qui viennent acheter une bouteille de ketchup. Marythé explique être "bien placée pour voir les gens aller plusieurs fois par jour dans un supermarché," mais ne réalise pas que certains d'entre eux font les courses de leurs voisins âgés ou handicapés. D'autres ne voient personne de la journée s'ils ne vont pas à la superette. Ont-ils pour autant la possibilité d'y échanger avec leurs semblables ? "Devant chez moi ça n’arrête pas de passer," gronde Chrystele, sans se poser de questions.

Le début des vacances scolaires n’a fait que booster la courbe des signalements.
Elles ont commencé le 11 avril et l'intérieur des terres se répand sur la côte, des Bretons comme des Parisiens s'exposent publiquement. Il semblerait pourtant que les photos prises des briseurs de confinement ne sont pas venus de Rennes, mais de Paris, des voisins arrivés avec le soleil et l’adresse d’une location saisonnière: le tourisme local continue...


Un Parisien vaut-il trois ou quatre vies de Bretons ?
On n'osait imaginer que le ministre de la Santé envoie des patients atteints du  Coronavirus en Corse... La question ne se pose plus: ils se sont retranchés et le resteront aussi longtemps que nécessaire. Les aides de l'Etat arrivent par monnaie numérique. 

Les réseaux sociaux - plus primitifs que jamais - reflètent ce qu'ils sont et l'instinct de survie y est qualifié de haine. Yannick X, un brin exaspéré, les provoque, car c'est un "bonhomme" : "Allez-y, relevez les numéros et appelez la gendarmerie !"


À la mairie de Saint-Malo, les appels explosent pour dénoncer les agissements des inconnus, de ceux ou celles qui ne respectent rien et rien tant que l'ordre. Les loi de la République sont contraignantes et, quand on est assisté, on n'a que des droits. Et des dizaines d’appels sont reçues chaque jour. On appelle en effet pour s'indigner des "apéros chez les voisins" qu'on va devoir croiser dans l'escalier en allant se ravitailler, au risque de s'infecter. Mais les délateurs sont des crétins nauséabonds:  ils ignorent qu'ils ont affaire à des voisins plus évolués qu'eux qui, avec l'une des applications très en vogue sur les tablettes, peuvent s'alcooliser en confinement convivial solitaire: les voix entendues sont celles de participants qui ne sont pas tous physiquement présents. Oh, les relous !
"Une partie de ces appels est effectivement réalisée pour dénoncer tel ou tel comportement," confirme le commissaire Guillaume Catherine, sans vouloir toutefois les quantifier. Ainsi a-t-il reçu des photos d’un homme qui déchargeait son coffre… 


Puisque les Français qui jouent le jeu de la prévention solidaire et du confinement citoyen sont vilipendés - ostracisés par une frange exemplaire de la société - pour faire fonctionner StopCovid, son appli de traçage, bon courage au gouvernement auprès des détecteurs d'odeurs nauséabondes...
Ancré à gauche depuis sa création, fin 2018, actu.fr diffuse ces positions contraires à l'intérêt général, en dépit de la présence du virus tueur.  Plateforme multimarque qui rassemble en un même site et une même racine commune les 93 media locaux du groupe Publihebdos, filiale du Groupe SIPA - Ouest-France détenu par l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste (76 titres en 2012 et deux imprimeries pour tout l'arc atlantique), il serait au 3ème rang des sites de presse régionale. Multi supports et fortement mobile, le site est à la 11ème place des media français dans le classement AMP (Accelerated Mobile Pages), format privilégié par Google sur smartphone.Or, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), ce montage permet surtout de servir des dividendes substantiels aux actionnaires de Sofiouest, les "humanistes" en question, souvent présentée comme "la machine à cash du groupe".

Les "humanistes" de Ouest France dénoncent des propos violents
"Pour les citoyens qui ont mis un orteil dehors [caricature visant à décrédibiliser] ou fait des courses jugées non nécessaires, après la délation, le couperet tombe dans les claviers d’ordinateur, bien tranquillement installés dans un canapé: la presse hégémonique déteste les réseaux sociaux... Et c’est particulièrement violent, selon actu.fr, qui ne s'en prend pas pour autant au préfet Lallement, malgré sa menace de châtiment divin sur les contaminés qui auraient été imprudents : "Il faudrait les faire travailler sans protection dans les hôpitaux." " Il faudrait leur filer le virus en intraveineuse pour qu’ils comprennent ces assassins," estime Isabelle - si ce n'est Bécassine - sur Facebook. "Tagger les personnes avec de l’encre indélébile, ça fera un tri pour les hôpitaux." Sans plus de possibilités de vérification des sources: la presse institutionnelle en est dispensée de cette obligation républicaine...

Alors, délation ou civisme ?

Une habitante [floutée] de Saint-Briac a fait les frais d’une dénonciation la semaine dernière. Elle-même soignante, donc on s’en doute très respectueuse des mesures [sans être pour autant à la minute près], elle se trouvait dans sa rue de la zone artisanale avec ses filles qui y faisaient un peu de trottinette pour se défouler.
Petite stupeur à l’arrivée des gendarmes qui lui lancent [violence de l'interpellation!]: "Oui oui, on vient pour vous ! On nous a appelés pour nous dire que des enfants faisaient de la trottinette." La maman s’aperçoit alors qu’elle a dépassé l’heure réglementaire de vingt minutes [60 ou 80 minutes, en réa, c'est sans doute pareil pour cette soignante "très respectueuse" des protocoles!] et se voit raccompagnée jusque chez elle.

Le groupe Ouest France prend parti contre le commandant de gendarmerie
Il doute clairement que "la gendarmerie fera toujours preuve de discernement." Le commandant de la compagnie de gendarmerie Emmanuel Aubry parle pourtant, pour sa part, de "démarche citoyenne," ironise actu.fr qui attaque le commandant frontalement avant de laisser la conclusion aux briseurs de confinement. "Nous nous sommes toujours fondés sur ce que les citoyens nous indiquent. On n’a pas attendu d’être en période de confinement." Le commandant évoque des zones où l’on roulerait trop vite, des trafics de stupéfiants à tel ou tel endroit, qui sont couramment signalés. 

Pour lui [pas pour actu.fr], les appels à la gendarmerie pour faire remarquer des écarts aux mesures de confinement sont du même ordre. Et puis surtout, "la gendarmerie fera toujours preuve de discernement," explique-t-il, évoquant des "levées de doute" sur tel ou tel appel imprécis. "A Cancale, par exemple, on nous a sensibilisés sur des occupants d’un camping… Or, ils étaient arrivés avant les mesures." Ce cas particulier a-t-il valeur de généralité ?

"Il n’en demeure pas moins qu’il n’est, malgré le risque épidémique, toujours pas permis à chacun de se faire justice," assène le groupe Ouest France.
 
"Et que livrer son voisin à la vindicte populaire, cela reste pas joli-joli…" Plus beau encore, l'encouragement à contrevenir aux consignes sanitaires gouvernementales: est-ce sa manière inattendue d'être solidaire, mais du président qui s'est rendu à Pantin et a provoqué un attroupement de badauds sans masques ?
Ecœurée de cette délation, notre [sympathie] Briacine a posé des congés et décidé de renoncer à la sortie trottinette hebdomadaire [cohérence?]: "De toute manière, mes filles ne veulent plus aller dans la rue: elles ont eu peur de voir les gendarmes arriver pour elles." Et actu.fr (Sophie LE NOËN: les capitales sont les siennes; elle est colère !) d'opiner: "6 et 8 ans, on les comprend".
Inutile de demander à cette maman de préciser son orientation politique et syndicale.

Une délation autorisée - pour la route de retour à Paris ou la Belgique: 
la droite gère la ville depuis 1983...
 

jeudi 17 septembre 2015

Programmes scolaires: la ministre a dû "tout corriger de fond en comble"...

"De la dictée tous les jours": c'est tout ce que Libération a retenu ?

Revus et corrigés, les nouveaux programmes scolaires ont échappé au sort de Palmyre

Sous l'avalanche de critiques au printemps, la ministre Vallaud-Belkacem a bien dû remballer ses armes de destruction massive. Mais les nouveaux programmes ne seront dévoilés que ce vendredi midi et il reste donc à confirmer que le pire a bien été évité. En attendant, Libération titre en forme de représailles à la contestation: "Programmes scolaires : de la dictée tous les jours" !

Arbre qui cache la forêt, le retour de la dictée quotidienne est annoncé
Il a changé sa photo de profil sur Twitter : "Keep calm & pretend its on the lesson plan" ("Restons calmes et faisons comme si tout se passait comme prévu"). Posté le 7 septembre, ce message d’explication peut déjà en surprendre plus d'un qui croit que la langue française est encore la langue nationale: "Je change ma bannière, car je sens que je vais encore me faire agonir de sottises, donc je me prépare à rester zen," commente amèrement Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui ne s'est toujours pas engagé dans sa propre autocritique, puisque les sottises restent celles des autres, tous les autres. Comme pour s'en débarrasser, il va remettre officiellement  à la ministre de l’Education sa copie sur les nouveaux programmes scolaires, du CP à la troisième.

Impudent Lussault, en photo 
comme au naturel
Au printemps, la première mouture avait fait hurler tout ce que l'hexagone compte d'intellectuels et d’historiens, avec des arguments que Michel Lussault jugea -parfois-infondés (Libération du 18 mai). Prenant le devant de la scène, il confiait à l’époque avoir "le sentiment d’avoir été un lapin le jour de l’ouverture de la chasse" (lire son portrait dans Libé). Plus sûrement, ce sont les programmes qui allaient passer à la casserole.

Corrigés de fond en comble ? Il faut voir...

Depuis, les enseignants ont été finalement invités à donner leur avis, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’est résignée à demander que des corrections et précisions soient apportées. Le CSP a revisité son projet, mais les inquiétudes persistent: changement de façade ou réelles transformations ? Les nouveaux programmes ne seront mis en ligne que ce vendredi sur les coups de midi, mais jeudi matin, Michel Lussault s’exprimait sur Europe 1, pour tâter le pouls du patient : "Nous avons corrigé [le texte] de fond en comble, pas simplement une petite couche de peinture, mais nous avons reconstruit l’édifice à partir des critiques du mois de mai."

En histoire – c’est sur cette discipline que s’étaient concentrées les critiques –, la distinction entre les termes facultatifs et obligatoires a été supprimée, la chronologie a "été très clairement réaffirmée", "les ambiguïtés d’écriture levées". Et de manière générale, les formules jargonneuses remisées.

En langue française, la nouvelle mouture devrait également tenir compte des remarques formulées par les enseignants, qui, notamment en primaire, ont insisté sur la nécessité de mettre le paquet sur l’apprentissage du langage

La ministre a également demandé au CSP de définir le contenu de l’enseignement 'de complément' des langues anciennes (latin/grec), pour rassurer les vigilants qui s’inquiétaient de leur disparition au détour de la réforme du collège.

Cette version des programmes n’est pas encore définitive
Elle doit être validée par la ministre (!), puis soumise au vote du Conseil supérieur de l’éducation. Pour une application dans les écoles et collèges à la rentrée 2016.

Dans une tribune publiée ce vendredi matin sur le site du Monde, journal officieux du PS, Najat Vallaud-Belkacem préconise une dictée quotidienne en primaire et annonce notamment un renforcement de "l’enseignement laïc du fait religieux" au collège dans les programmes d'histoire. L'article de Libération avait gardé l'essentiel pour la fin...

mercredi 13 mai 2015

Cuba: la presse condamne la poignée de mains de Hollande au dictateur Castro

Fumer le cigare de la paix avec Fidel Castro: voilà l’"obséquiosité" française, titre Le Temps

Voilà ce que c'est d'être représenté par Hollande


Quand  la presse est libre et les journalistes indépendants du pouvoir,
(Alex Castro/AFP)
(Alex Castro/AFP)
ils tirent à boulets rouges sur François Hollande pour sa visite à Cuba, qualifiée d’"historique" par l’Elysée. Une partie des media français dénonce faiblement un "coup médiatique" et une diplomatie sans âme.

L’auteur de cette photo 'est autre qu'Alex Castro, le fils de Fidel, qui couvre tous les rendez-vous diplomatiques du "lider maximo". Alors il était bien sûr là pour immortaliser l’entrevue, lundi à La Havane, entre le président français, François Hollande, et  le dictateur retraité

Cette compromission interpelle peu ou prou la presse 

La reprise des éléments de langage de l'Elysée commence à déranger les républicainss sincères. Ce qui ne passe vraiment pas, c'est l’emploi du mot "historique" proposé par l’Elysée pour qualifier cette visite et repris en choeur par les journalistes militants.
Le Parisien partage les émotion de son maître, écrivant: "Il plane Francois Hollande. Content de lui après avoir dans la seule journée de lundi réussi un coup double diplomatique: rencontre surprise avec Fidel Castro l'après-midi et poignée de mains historique avec le vrai maître de Cuba, Raul Castro, le soir au Palais de la Révolution à la Havane." "Le tout sur le sol cubain"..., s'extasient les thuriféraires.
VOIR et ENTENDRE le reportage proposé par le palais présidentiel français soi-même, comme le fils Castro, du côté cubain, propose les photos. Toute la propagande totalitaire est organisée en circuit fermé...

Mais Hollande n'est pas celui qui a permis l'opération médiatique 

Si on ne raconte pas l'Histoire comme le propose Najat Vallaud-Belkacem à compter de la rentrée 2016, la presse devrait rendre hommage à la diplomatie vaticane d'une part, puisque le pape Jean-Paul II est celui qui avait servi d'intermédiaire à la diplomatie américaine qui peut aujourd'hui annoncer la levée de l'embargo sur Cuba.
Alors, c'est une escroquerie intellectuelle de l'Elysée de tenter de faire croire  à la population que Hollande accomplirait un acte historique. Si jamais avant Hollande "un président n’avait réussi le doublé", c'est que les états démocratiques avaient dû placer le régime dictatorial de Fidel Castro au ban de la société internationale. Les prédécesseurs de Hollande, et le socialiste Jospin, n'auraient d'autant moins eu l'idée et la volonté de rencontrer Raul ET Fidel que le cadet n'a pas pris la succession de son aîné avant 2008... 
Les commentaires du Parisien tiennent du délire. "Et pourtant, tout aurait pu capoter. Depuis plusieurs jours, l’Elysée n’était sûr de rien sur l’éventualité d’une rencontre compte tenu de l’état de santé fragile du lider maximo. "On ne saura qu’au dernier moment", répétaient en boucle ses conseillers. […] C’est Fidel qui décide, le matin même et en fonction de son état de forme." Où se situe donc encore là le mérite de Hollande ?

La décence n'a inspiré aucune retenue à Libération 
La presse hexagonale fait du Grand guignol
Il s'est une fois de plus déconsidéré lundi 11 mai par son photomontage de Une présentant Pépère en Che Guevara: on confine au grotesque. Le journal des intellos (c'est ce qu'on maintient avec d'autant plus d'insistance qu'il se transforme en tabloïd) écrit toutefois que "pendant les trente heures de son voyage officiel sur l’île caraïbe, l’entourage du président de la République n’a pas cessé de survendre un moment historique". Et le lecteur d'abord abusé comprend finalement que tout est artifice grossier. On a envie de parler de "fake" élyséen et de mettre ça sur le compte d'un joint de trop de Gaspard Gantzer.
Mais Libération retourne à ses flagorneries, rapportant des paroles prêtées à Hollande. "Ça parle au monde, Cuba. Et pas simplement à ceux qui ont collé un jour des affiches de Che Guevara", résume le président manipulateur de l'opinion, avant de quitter la capitale cubaine." Le quotidien socialiste commente aussi: "il a coché beaucoup de cases qui font bomber le torse à l’Elysée. Premier président français dans l’île depuis son indépendance en 1898, premier chef d’Etat occidental sur place depuis la révolution castriste de 1959 et donc premier dirigeant européen à rencontrer Fidel Castro chez lui, à La Havane." Et Obama, dans toute cette affaire, méritait-il d'être le second sur le coup?   

Le Monde en perd tous ses repères
Hollande, pépère mégalomane
L'organe officieux du Parti socialiste exprime finement son malaise, imité aux abonnés. "Hollande tente la synthèse entre castrisme et business à Cuba", en tête d’un article et non pas en Une

L’Opinion ironise clairement. Il a cette formule: "Hollande, ego maximo": "Le président de la République convoque la postérité et parle de sa rencontre avec le vieux Castro comme d’un "moment d’histoire". Rien moins !" raille le journal.

A la remorque de Washington

"Enfin de qui parle-t-on?" lance Le Figaro, en rappelant que ce révolutionnaire communiste qui "s’est emparé du pouvoir en 1959, a fusillé, emprisonné, transformé son île en goulag tropical, pourchassé les homosexuels et, en 56 ans, n’a trouvé ni le temps ni l’envie d’organiser des élections libres"

"Que lui a-t-il pris d’aller fumer le cigare de la paix chez le dictateur à la retraite? renchérit La Voix du Nord. "L’entrevue avec Fidel n’a aucune portée politique", assure-t-elle, et cette obséquiosité française souligne surtout le manque d’assurance. Pour pouvoir suivre les Etats-Unis qui amorcent les mouvements, Paris doit déployer beaucoup d’efforts. Souvent trop."»

Pourtant, La Nouvelle République voit dans cette croisière aux Caraïbes "un sans-faute,  un "coup de génie", car, dans le Centre-Ouest, leur vernis d'Histoire internationale est très écaillé. Le journal se hasarde à la polémique: "La droite a beau tiquer et Mélenchon mégoter sur l’enfumeur de La Havane, c’était bien joué." Même si le "Coma Andante" soliloque. Le journal qui couvre les...Deux Sèvres brode à la façon de Closer ou Voici: "François Hollande s’est prêté à l’exercice, laissant chuchoter la momie le temps d’une photo qui a fait le tour du globe." Cette "doctrine diplomatique hyperpragmatique", le président "l’assume". 

Il "a poussé la porte entrebâillée par Obama et Raul Castro", insinue Midi libre, résolument radical et anti-clérical.

Les ténors de l’UMP se sont étranglés

Axel Poniatowski, un des vice-présidents de la commission des Affaires étrangères, a publié ce tweet qui démonte la propagande de l'Elysée


Le manipulateur a tenté de se défendre
En 2007, Hollande  en formation accélérée
avecHistoire de France pour les Nuls
Selon Hollande, lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince, "le sens de ce voyage n’était pas de donner un blanc-seing à qui que ce soit". "Je pouvais venir à Cuba parler de partenariat, parler d’avenir et ignorer l’histoire, ignorer les quarante années pendant lesquelles Fidel Castro a été responsable du pays, avec ce que l’on sait, et j’aurais pu ne pas accepter de le rencontrer ?" s’est-il étonné.
Avec lui, il n'y a décidément rien à faire.

lundi 11 mai 2015

Réforme du collège: Valls et Vallaud-Belkacem se bunkérisent contre le monde de l'éducation

Valls aux enseignants et chercheurs: 
"Tu vas voir ta gueule à la récré"

Valls joue au grand frère avec Najat Vallaud-Belkacem


Le premier ministre veut faire passer la réforme du collège en force
,
"Pourquoi tu fais la gueule:
qu'est-ce que j't'ai fait?"
alors que Najat Vallaud-Belkacem provoque les critiques du monde enseignant et des chercheurs. Manuel Valls, qui s'exprimait dimanche 10 mai à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a défendu la réforme du collège défendu par sa ministre de l'Education nationale.


Il pose en clair le problème
"Il n'y a pas une histoire officielle; nous ne sommes pas tous descendants de Gaulois, mais nous sommes tous Français et c'est ça aussi l'histoire de la République. Et c'est ça aussi que nos jeunes doivent apprendre. Najat Vallaud-Belkacem y veille", a déclaré le Catalan naturalisé français.

La bi-nationale franco-marocaine a-t-elle la confiance du peuple?

"Elle a la confiance du président de la République, elle a ma confiance, elle a autour d'elle tout le gouvernement rassemblé, parce que plus que jamais, la réforme de l'école, qui produit aujourd'hui trop d'inégalités, est un élément indispensable du réveil de la conscience nationale", a-t-il ajouté.

Malgré la lettre de Bruno Le Maire et 159 parlementaires de droite et du centre qui demandent au président le retrait de la réforme du collège, François Hollande a répliqué à leur mise en garde contre le "naufrage pour notre Nation" en raillant "le concert des immobiles", sans . Les signataires dénoncent en effet "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation". "Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires, parmi lesquels figurent, outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth ou François Sauvadet.

"Il faut que cette réforme soit reprise, retirée et rebâtie,"
 a déclaré François Bayrou, président du MoDem. Au Sénat, Catherine Morin-Desailly sur la même ligne dénonce "la suppression de dispositifs qui marchent par égalitarisme" et ce "en dépit du bon sens".

La gauche dénonce pareillement ce projet de déculturation
L’appel de l’intersyndicale FSU-FO-CGT-SUD-SNALC à la grève le 19 mai prochain est soutenu par le Parti de Gauche qui réaffirme son opposition à la réforme du collège qu'accepte le PS seul. Pourtant, au moment où l’on atteint les 3 ans de François Hollande à l’Elysée,  seuls 3.856 postes de titulaires ont été créés bien loin donc des 60.000 promis.
"Ce n’est pas en décapitant le meilleur, les filières d’excellence, que l’on peut construire une école de l’égalité et de la démocratie," a déclaré Jack Lang, lui-même à l’initiative de la création des classes européennes, lorsqu’il était ministre de l’Education.

NVB fait mine de calmer le jeu

Avant que le pétainiste d'Emmanuel Todd ne fasse une nouvelle crise d'autorité, Najat Vallaud-Belkacem avait assuré avoir "entendu les inquiétudes" qui planent sur l'enseignement de l'allemand en raison de la réforme des collèges et va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue. De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.

L'enseignement du latin et du grec est également sapé par la réforme
La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l’école publique entre désormais dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du CAPES de lettres classiques, principal concours pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Plus de professeurs, plus d'enseignement, car les petits immigrés ne sont pas jugés capables d'en profiter…  Il y aura dès le mois de novembre un Capes de lettres  flambant neuf n'aura plus de classique que le nom, sans latin, ni grec… Les nouveaux arrivants nous valent ainsi la suppression de l'accès à la culture classique. 

S'agissant de la réforme des programmes d'histoire
,
l'autre point d'achoppement ne semble concerner que l'opposition, à en croire une certaine presse, mais les historiens qui sont vent debout contre le projet du collège non plus pour tous, mais pour la diversité, sont aussi bien de gauche. 

L'exécutif nous prend pour des billes quand François Hollande dit être "très attentif" et que la ministre se veut également rassurante. Elle compte ainsi réunir "prochainement" -c'est-à-dire sans date, alors que le vote du parlement est annoncé pour le mai- "des historiens de renom comme Pierre Nora, Jean-Pierre Azéma et bien d’autres," choisis pour leur souplesse, en sorte que "le travail en cours bénéficie de leur regard et de leur expertise". 
"L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", admet-elle finalement. L'Histoire avec un grand H, c'est fini: elle pourra être revisitée un conte pour enfant, dans le meilleur des cas, en propagande idéologique, dans l'hypothèse la plus sombre, mais vraisemblable.

Le pouvoir socialiste développe l'idéologie marxiste  en France 

Françoise Cartron, vice-présidente PS du Sénat et ex-directrice d'école maternelle Rue de... l'Espéranto à Lormont (PS depuis 55 ans, possède une pagode bouddhiste et un collège avec SEGPA pour élèves en difficultés), Gironde, est catégorique: "pour encourager l’excellence, il n’y a pas besoin de filières d’excellence", "elle doit se pratiquer dans toutes les classes". "Je suis contre la vision selon laquelle il faudrait mettre les excellents élèves entre eux, et les mauvais entre eux". Ce qu’il faut, ce sont "des classes hétérogènes où l’excellence est prônée pour les meilleurs et stimulante pour les autres", insiste la sénatrice socialiste. Or, cette pédagogue retraitée qui n'a que des certitudes a fait carrière en ZUP et tient à sauvegarder son mandat électif en maintenant son électorat dans son jus. Car son expérience professionnelle lui interdit objectivement de nier que le plus grand nombre impose sa domination à la minorité et que s'il est majoritairement en difficulté, le nivellement par le bas s'impose à tous et pénalise les plus aptes. "Cette réforme s’appuie sur l’exigence de mixité sociale et la nécessité de donner à tous les élèves les moyens d’apprendre", confirme-t-elle, dans un splendide amalgame idéologique sans fondement. La partisane a ainsi le sentiment qu'elle "va donner plus de possibilités à tous les enfants"...

"
S’il soulève tant de remous, c’est que le projet de loi s’attaque "à des privilèges, à des offres qui étaient jusque là réservées à une minorité de collégiens," maintient Najat Vallaud-Belkacem, déterminée à faire aboutir sa réforme porteuse de l'esprit de la "lutte des classes".

dimanche 10 mai 2015

Réforme du collège: les"pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités" auront affaire à Vallaud-Belkacem

NVB prend ses détracteurs de très haut

Najat-Vallaud Belkacem sait mieux que les meilleurs

La ministre de l'Education s'adresse aux... inquiets ! Ce dimanche 10 mai, elle se veut rassurante en leur disant avoir finalement "entendu les inquiétudes" que fait planer sa réforme du collège

Tout reste à faire pour bientôt. "Parce que j’ai entendu les inquiétudes, je fixerai des objectifs très ambitieux aux recteurs", affirme Najat Vallaud-Belkacem au Journal du dimanche. Ainsi décrète-t-elle que -dès 2016- le nombre d'élèves apprenant l'allemand devra passer de 178.000 à 200.000 en primaire et de 487.000  à 515.000 au collège, précise-t-elle, au millier près, reprenant les chiffres déjà lancés jeudi par François Hollande.
De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.
Mais NVB fait du quantitatif au détriment du qualitatif
La réforme du collège doit permettre notamment de débuter l'apprentissage d'une deuxième langue en 5e, un an plus tôt qu'auparavant, alors que les entrants au collège ne maîtrisent pas le français en 6e, on le sait. Et ce que ne précise pas la presse -qu'elle soit incompétente, à la botte ou les deux- c'est que les horaires seront réduits en compensation: la logique comptable reprend ses droits.
"En d'autres termes, nous élargissons la logique des classes bilangues à plus d’élèves", si toutefois les parents sont séduits par cette machine arrière: avant même que l'immigration massive augmente les difficultés des enseignants, l'apprentissage de l'allemand avait en effet été jugé difficile en première langue dès la 6e et repoussé en 4e, une fois venues la maîtrise du français et la maturité intellectuelle. La ministre assure pourtant que "nous améliorons l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous," indépendamment de la surcharge imposée aux étrangers, clandestins ou non, qui s'imposent un effort particulier en langue française. Et de commenter: "C’est une réelle avancée". 

Najat Vallaud-Belkacem est dans l'apparence plutôt que dans l'efficacité
Elle maintient ainsi "qu'il y aura plus d'élèves qui apprendront le latin" avec cette réforme. Pour l'heure, celle-ci essuie pourtant de virulentes critiques de spécialistes. L'enseignement du latin, actuellement débuté en 4e et généralement abandonné en fin de 2e, n'assure qu'un vernis de connaissances, car il est à peine plus qu'un prétexte à un regroupement dans des classes, non pas élitistes, mais de protection contre les trublions.

La contestation est d'ailleurs venue de la gauche
Plusieurs voix très écoutées au PS ont émis des réserves. Outre Julien Dray, proche de François Hollande, qui a appelé mercredi à "reprendre la réforme", l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, s'était aussi placé au rang des "inquiets" de la disparition des classes bilangues.


Vallaud-Belkacem va devoir aussi apaiser les historiens

Car la colère gronde aussi chez les syndicats d'enseignants, qui appellent à la grève le 19 mai. La manipulation des programmes d'histoire a également échauffé les esprits. Il est prévu de diviser l'enseignement en sous-thèmes, certains obligatoires, d'autres facultatifs, ce qui fait craindre à certains que des périodes soient occultées, notamment par les adhérents de la FSU, syndicat dominant, mais aussi bien par ceux de SUD-éducation, voire d'UNSA-éducation, au profit d'autres sur l'esclavagisme, le colonialisme ou l'islam.

Et de nombreux intellectuels ont fait entendre leur voix. Le philosophe Michel Onfray, l'essayiste Régis Debray (castriste), le journaliste Jacques Julliard (L'Obs)… Tous, avec l'opposition, ont fustigé à la fois la réforme du collège, mais aussi celle des programmes, qui fait débat sur la liberté de choix des thèmes abordés en histoire, bien que François Hollande dise être "très attentif".

Décidée à tenir son rang, la ministre dans la tourmente affirme son autorité. "J’ai aussi décidé de nommer un délégué ministériel à la promotion de l’allemand qui sera chargé d’y veiller", ajoute la ministre sans plus de précision. et, à défaut d'avoir déjà décidé, elle annonce par voie de presse qu'elle va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue.

Elle compte ainsi réunir "prochainement" "des historiens de renom comme 
Pierre Nora (membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le 'sentiment national' et sa composante mémorielle, et qui signa en 2008 l'Appel de Blois 'Liberté pour l'Histoire', engageant les historiens à lutter contre une moralisation rétrospective de l'histoire et une censure intellectuelle), Jean-Pierre Azéma (spécialiste de l'histoire du Régime de Vichy et de la Résistance, professeur honoraire à l'IEP de Paris, qui a signé en 2007 l'"appel des intellectuels" en faveur de la candidate PS, Ségolène Royal) et bien d’autres, pour que le travail [commencé sans eux] bénéficie de leur regard et de leur expertise". "L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", concède-t-elle.

La méthode NVB: agresser en se disant rassurante

"Cette réforme du collège doit s’appliquer à la rentrée 2016", "malgré les critiques et la polémique qui enflent, alors Najat Vallaud-Belkacem promet qu'elle "continuer(a) [sic] d’écouter, de rassurer, d’expliquer. 

Elle s'en prend pourtant aux "pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités", avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension".
"Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise?", caricature-t-elle. Elle accuse aussi la droite de vouloir "réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays".

Le premier parti de France n'est pas non plus convaincu et voit un "nivellement par le bas". 
En qualité de secrétaire d'État bilangue lui-même aux Affaires européennes, à la différence de Jean-Philippe Harlem Désir, le député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, est l'un des opposants les plus éclairés.
Pour l'ancien ministre, "cette réforme est un long processus de déculturation de l'Education nationale et de nos enfants, un renoncement aux savoirs fondamentaux et aux exigences". Invitée d'Europe 1 le 11 mars dernier, la ministre avait fait le constat que "les élèves s'ennuient" et proposait des "enseignements pratiques interdisciplinaires" pour y remédier. Une erreur de stratégie, pour Bruno Le Maire : "Les enfants s'ennuient, on va les divertir. Eh bien, désolé, le collège et l'école ne sont pas là pour amuser et divertir les enfants", tonne-t-il sur Europe 1 également. Le député insiste pour que l'Education nationale soit "là pour les préparer à entrer dans la société et la vie professionnelle le mieux armé possible. Cette réforme ne va pas dans ce sens".

vendredi 6 février 2015

Hollande, l'ami des bêtes, plus que de ses contemporains

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d'Estaing avait valu aux Français le qualificatif de "caniches" par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde

blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c'est faire comme Mitterrand avec 'Baltique', hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c'est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d'un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre... 2014.  Lien INA
Le dernier en date des présidents socialistes, s'il n'est ni spontané, ni humain - juste humaniste ! - est à l'évidence admirablement conseillé, par un jeune Gaspard, prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d'une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué...

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

Hollande avait-il besoin de prendre une revanche? 

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015
Un pigeon l'a élu entre des milliers de personnes 
L'urgentiste, intime d'un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s'emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu'avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse... 


La mouche bleue qui le suit à la trace

Mais que font les services de renseignement et de l'anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l'Elysée, mais n'a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l'intérieur du palais mais la garde rapprochée n'a rien pu faire.  Le drone qui s'est introduit dans la salle de conférence de l'Elysée et  s'est posé sur le "front républicain" de la "gauche molle" et fumante était une mouche !  
Esprit, es-tu là ?
L'ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaitait faire durer "l'esprit du 11 janvier 2015"... Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d'Epinal, pourront désormais enseigner l'Histoire au travers de "la fable du pigeon, de la mouche et président".

On le voit, l'individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l'image de légende qu'on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s'y trompent pas. Puisqu'ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?