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jeudi 28 septembre 2017

Education : les proches de Vallaud-Belkacem tentent une cabale anti-Blanquer

Des députés PS dénoncent "une posture anti-Vallaud-Belkacem" de son successeur LREM

Privé du pouvoir et en perte d'influence, un proche de l’ex-ministre battue à la législative, prend ses cliques et ses claques 

Michel Lussault, le désormais ex-président du Conseil supérieur des programmes (CSP), conduit la fronde. Nul n'est indispensable, pensez-vous, mais pas lui. 
Démissionnaire mardi, Lussault a aussitôt accusé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer de "multiplier, sans discussion ni concertation, les annonces souvent unilatérales et idéologiques", comme sur le changement des apprentissages en CP et les rythmes scolaires. 
Il a aussi affirmé avoir senti les "réserves" du ministre à l’égard du CSP dès leur rencontre en août. "Nous avons créé le CSP pour de la transparence, de l’échange, des programmes les plus adaptés aux enfants et aux territoires, et gagner la bataille" contre les inégalités sociales, "personne ne contestant le travail fait et la co-construction", estime Mme Bareigts, élue députée de La Réunion où elle a été responsable du service juridique du Conseil régional et qui passait alors pour 'Macron-compatible'. "Faisons une évaluation, corrigeons si nécessaire", plutôt qu’avoir des "postures figées, peut-être idéologiques", a osé l’élue de La Réunion, ancienne secrétaire d’État à l’Égalité réelle. Elle s'était alors révélée dans un discours en évoquant le "peuple guyanais", alors que la Constitution dispose que "la France est une République indivisible".

Question idéologie, Bareigts a beaucoup à expliquer de ses positionnements successifs.
En 2016, elle avait soutenu Manuel Valls, le candidat de la droite du PS à la primaire citoyenne de 2017, faisant même partie de son organigramme de campagne. Mais, après la victoire de Benoît Hamon, elle avait accepté que le candidat de la gauche du PS la nommât coordinatrice des élus des outremers de sa campagne présidentielle...

Le député Guillaume Peltier réagit à l'offensive de Bareigts

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Tandis que la porte-parole des députés Nouvelle Gauche (ici à la gauche de NVB), groupe parlementaire constitué pour étoffer le Parti socialiste (PS) à l'Assemblée, déplore qu' "on tourne la page Najat Vallaud-Belkacem et on cloue au pilori le président du Conseil supérieur des programmes", le vice-président du groupe LR a salué la "bonne nouvelle" du départ de Lussault "pour tous ceux qui veulent discuter sereinement et avec pragmatisme de l’avenir de notre école et de tous les élèves".
 
L’annonce de son départ "s’est accompagnée d’un tombereau d’inepties idéologiques et d’attaques sectaires à l’encontre de Jean-Michel Blanquer". L’élu du Loir-et-Cher se félicite en revanche des premières décisions du professionnel de l'éducation de terrain. "La liberté des rythmes scolaires, le rétablissement des classes bilangues et des options latin-grec, le dédoublement de certaines classes de CP en REP constituent des mesures allant dans le sens du rétablissement d’une méritocratie républicaine, à laquelle je suis particulièrement attaché", applaudit dans un communiqué le fondateur du mouvement "Les Populaires" au parti LR. 

La cabale menée par le cercle étroit des amis et profiteurs de l'ex-ministre de l'Education ne vise-t-elle pas plutôt à remettre en selle leur gagne-pain éliminée dès le premier tour de la législative 2017 dans le Rhône, preuve de sa popularité et de la confiance qu'elle inspire ?
Résultat de recherche d'images pour "belkacem abcd"Parmi les faits d'armes de la franco-marocaine, outre sa promotion de la 'théorie du genre', sa proposition d'un programme d'enseignement de l''ABCD de l'égalité ou l'autorisation de la participation des mères voilées lors des sorties scolaires, en avril 2017, sous son autorité, le ministère de l'Éducation nationale publia une circulaire encadrant le tirage au sort pour l'accès à l'université...

vendredi 18 septembre 2015

Réforme des programmes: "toux sa pour sa" ? :-(

La ministre a convoqué la presse pour annoncer ce qu'elle avait déjà publié...

Najat Vallaud-Belkacem a confirmé qu'il y aurait une dictée quotidienne à l'école primaire dès la rentrée 2016

La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a présenté les axes majeurs de la transformation - revue et corrigée - des programmes scolaires du CP jusqu'à la 3e pour la rentrée 2016. Elle a apporté quelques modifications à la première mouture de son programme pour la "refondation de l'école." La grosse surprise de la révision progressiste annoncée est un soudain retour aux vieilles recettes de l'enseignement, un virage dont on ne soupçonnait pas Najat Vallaud-Belkacem capable. Mais le monde des enseignants et des intellectuels lui a tordu la main pour lui imposer moins d'idéologie et plus de réalisme. Un retour aux dictées, aux exercices de lecture et de calcul mental est en effet rendu obligatoire et quotidien. Plus moyen de clamer que l'orthographe est la science des imbéciles... La gauche plus conservatrice que la droite, c'est la victoire des anciens contre les modernes. 

La maîtrise de la langue française est passée au coeur du dispositif.
"J'ai ainsi souhaité qu'à l'école élémentaire, en plus des dix heures hebdomadaires de français, dix autres heures lui soient consacrées, réparties dans les autres matières", a-t-elle raconté dans une tribune au Monde. Et là, Najat Vallaud-Belkacem est en pleine fuite en avantelle fait de la surenchère pour créer l'illusion qu'elle maîtrise la situation. En fait, elle se moque simplement du monde, puisque de tous temps, avant elle et après, aussi longtemps que l'enseignement sera donné en français, les enseignants ont dû constater que la langue utilisée est suffisamment correcte pour que les messages passent et soient compréhensibles de tous. Si la durée de la semaine scolaire des élèves est toujours bien fixée à vingt-quatre heures, les dix heures réparties, ajoutées aux dix de français, laisseront quatre heures au sabir et aux insultes écrites et orales.

Après tous ses prédécesseurs, la ministre souhaite, elle aussi, remédier aux lacunes et aux difficultés que présentent parfois les élèves en arrivant au collège. L'objectif est clair: un élève de 5e doit être en mesure de rédiger un "texte correct" de 500 à 1.000 signes -soit l'équivalent de 3,5 tweets au minimum par semaine- ,  puis de 2.000 à 3.000 signes (ou 22 tweets) un fois arrivé en 3e. "Les élèves ne sortiront pas de l'école sans maîtriser la langue française", prophétise Najat Vallaud-Belkacem.
"Cela permettra de garantir que les apprentissages des élèves sont solides et, pour bien maîtriser, ça passe par de l'entraînement quotidien", a commenté la ministre de l'Education nationale, ce vendredi matin sur Europe 1.

Le CSP a rendu publics les nouveaux programmes de cycles, mais
pas encore le programme de l'enseignement de complément dont il a reçu saisine tardivement. Quelques journaux évoquent la place qu'y tiennent les langues anciennes.
Davantage de place pour les langues anciennes et les EPILa colère qu’avait suscité la rumeur de suppression de l’apprentissage du grec et du latin n’est plus qu’histoire ancienne. Le CSP assure que les nouveaux programmes accordent « une place significative au travail sur les langues anciennes dans le programme de Français du cycle 4 ». 
Enfin, les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI), emblématiques de la réforme du collège, gardent une large place dans les nouveaux programmes scolaires. Il s'agit de travaux interdisciplinaires en petits groupes à partir de la 5e. Selon le CSP, « les différentes expériences faites dans le cadre des EPI enrichissent le parcours d'éducation artistique et culturelle des élèves ».
La réforme n'innove en rien

Le calcul mental et la lecture à voix haute seront également quotidiens. 
La ministre ne fait rien d'autre que de réactiver le décret du 11 juillet 2006, relatif au "socle commun de connaissances et de compétences", qui -depuis plus de dix ans- fait de l’enseignement des mathématiques un enseignement fondamental associé à la culture scientifique et technologique. Le texte précisait: "La maîtrise des principaux éléments de mathématiques s’acquiert et s’exerce essentiellement par la résolution de problèmes, notamment à partir de situations proches de la réalité". La réforme des programmes par Najat Vallaud-Belkacem n'apporte rien. La lecture à voix haute sera une humiliation pour les enfants bègues: Bayrou ne s'en est jamais remis ! 

Mieux répartir les enseignements en primaire
La ministre certifie que les programmes seront aussi plus cohérents depuis qu'elle a revu la répartition des enseignements en primaire. Pour le détail et avec la volonté de redresser sa réputation d'autiste, elle cite par exemple l'apprentissage de la division, qui est aujourd'hui abordé dans les enseignements de mathématiques de CE2, mais qui, à la demande des enseignants qui ont fait part des difficultés de leurs élèves, sera désormais repoussé et inscrit au programme du CM1.

Parmi les reculades de la ministre, citons aussi l'enseignement de l'histoire, notamment. Jugé "culpabilisant" et sans chronologie, il avait dressé l'ensemble des acteurs de la culture contre lui et la ministre sacrilège. La discipline ne comportera donc plus les enseignements facultatifs qui avaient concentré la colère du corps enseignant lorsqu'une distinction entre période d'histoire "obligatoires et facultatives" avaient été évoquée. Najat Vallaud-Belkacem s'est voulu rassurante: "Tout est obligatoire maintenant."
Le CSP a corrigé sa copie sur l'Histoire histoire Le Conseil supérieur des programmes (CSP) a modifié les programmes d'histoire qui avaient été au coeur de la polémique au printemps dernier. Désormais, il n'y aura plus que des thèmes obligatoires, et non plus des périodes "facultatives" laissées à l'arbitraire des enseignants. L'enseignement de la période des Lumières est ainsi gravé dans le marbre du programme de 4e. La Première guerre mondiale sera étudiée en 3e et non en fin de 4e, comme l'avait précédemment proposé le CSP. Enfin, le judaïsme et la naissance du christianisme seront étudiés en 6e quand la naissance et l'expansion de l'islam seront abordées en 5e.
Mortifié depuis qu'il a été lâché par la ministre et d'avoir dû relire sa copie, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), Michel Lussault,  avait grincé des dents, prévoyant il y a quelques jours que les nouveaux programmes ne feraient  encore pas l'unanimité. 

"Ce qui est nouveau, c'est que pour la première fois, les programmes de la scolarité obligatoire, du CP à la 3e, ont été pensés ensemble, et ça n'était jamais arrivé", s'est félicitée Najat Vallaud-Belkacem, sans tenir compte du résultat.

On ne touche plus non plus à la notation de 0 à 20 

"Il n'a jamais été question de revoir la notation telle qu'elle existe aujourd'hui",
a affirmé la ministre de l'Education, contredisant une information annoncée par Europe 1 jeudi 17 septembre. Najat Vallaud-Belkacem a précisé que seul un moyen d'évaluer "le socle commun de compétences, de connaissances et de culture" à la fin  de leur scolarité est aujourd'hui à l'étude. Selon Le Figaro, il s'agirait bien pourtant d'un système de notation allant de 1 à 5 pour évaluer le niveau des élèves de 15 ans.

Dans une tribune  datée de samedi 12 et publiée par Le Monde -journal officieux de l'exécutif socialiste- ,  le gouvernement se glorifie de son travail pour l'école. "Non, garantit la petite ministre, en dépit des caricatures et des outrances polémiques, l’avenir de notre école n’est ni le déclin ni la médiocrité promise par ceux-là mêmes qui, pendant dix années, l’ont condamnée à l’abandon, aux baisses de résultat, au nivellement par le bas de notre jeunesse". La polémiste marquée au fer rouge a fait la découverte de nombreuses recherches qui "démontrent l'impact des exercices fréquents pour fixer les fondamentaux, qui consolident les savoirs les plus simples avant de développer les plus complexes". La pédagogue en herbe parle d'or !
Cette mesure a d'ailleurs été saluée avec ironie ce vendredi matin par François Fillon sur RTL. "La sagesse revient au ministère de l'Education nationale", a raillé l'ancien Premier ministre en jugeant qu'il n'était "pas inutile, quand on regarde l'orthographe de nos concitoyens". 
La députée les Républicains des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer s'est elle aussi  esclaffée sur twitter, constatant que cela se fait déjà.

Les professeurs ont réagi mais visiblement "sans grand enthousiasme", selon une certaine presse !
A la veille de la présentation du nouveau texte de réforme, les enseignants indignés étaient en grève jeudi. Le ministère annonce 16 % de grévistes et les syndicats deux fois plus:  
un  professeur sur trois a protesté contre la réforme Vallaud-Belkacem du collège, lors d'une journée test pour la mobilisation des opposants qui réclamaient au gouvernement de revoir sa copie. Le SNES, syndicat  de gauche extrême, dans le secondaire et fer de lance des contestataires, revendiquait à la mi-journée  37 % d'enseignants dans la rue.



L'écrivain Serge Joncour, lui, a réagi avec bonne humeur,  truffant à dessein sa réaction de fautes d'orthographes.  NVB n'est pas aidée...

jeudi 17 septembre 2015

Programmes scolaires: la ministre a dû "tout corriger de fond en comble"...

"De la dictée tous les jours": c'est tout ce que Libération a retenu ?

Revus et corrigés, les nouveaux programmes scolaires ont échappé au sort de Palmyre

Sous l'avalanche de critiques au printemps, la ministre Vallaud-Belkacem a bien dû remballer ses armes de destruction massive. Mais les nouveaux programmes ne seront dévoilés que ce vendredi midi et il reste donc à confirmer que le pire a bien été évité. En attendant, Libération titre en forme de représailles à la contestation: "Programmes scolaires : de la dictée tous les jours" !

Arbre qui cache la forêt, le retour de la dictée quotidienne est annoncé
Il a changé sa photo de profil sur Twitter : "Keep calm & pretend its on the lesson plan" ("Restons calmes et faisons comme si tout se passait comme prévu"). Posté le 7 septembre, ce message d’explication peut déjà en surprendre plus d'un qui croit que la langue française est encore la langue nationale: "Je change ma bannière, car je sens que je vais encore me faire agonir de sottises, donc je me prépare à rester zen," commente amèrement Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui ne s'est toujours pas engagé dans sa propre autocritique, puisque les sottises restent celles des autres, tous les autres. Comme pour s'en débarrasser, il va remettre officiellement  à la ministre de l’Education sa copie sur les nouveaux programmes scolaires, du CP à la troisième.

Impudent Lussault, en photo 
comme au naturel
Au printemps, la première mouture avait fait hurler tout ce que l'hexagone compte d'intellectuels et d’historiens, avec des arguments que Michel Lussault jugea -parfois-infondés (Libération du 18 mai). Prenant le devant de la scène, il confiait à l’époque avoir "le sentiment d’avoir été un lapin le jour de l’ouverture de la chasse" (lire son portrait dans Libé). Plus sûrement, ce sont les programmes qui allaient passer à la casserole.

Corrigés de fond en comble ? Il faut voir...

Depuis, les enseignants ont été finalement invités à donner leur avis, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’est résignée à demander que des corrections et précisions soient apportées. Le CSP a revisité son projet, mais les inquiétudes persistent: changement de façade ou réelles transformations ? Les nouveaux programmes ne seront mis en ligne que ce vendredi sur les coups de midi, mais jeudi matin, Michel Lussault s’exprimait sur Europe 1, pour tâter le pouls du patient : "Nous avons corrigé [le texte] de fond en comble, pas simplement une petite couche de peinture, mais nous avons reconstruit l’édifice à partir des critiques du mois de mai."

En histoire – c’est sur cette discipline que s’étaient concentrées les critiques –, la distinction entre les termes facultatifs et obligatoires a été supprimée, la chronologie a "été très clairement réaffirmée", "les ambiguïtés d’écriture levées". Et de manière générale, les formules jargonneuses remisées.

En langue française, la nouvelle mouture devrait également tenir compte des remarques formulées par les enseignants, qui, notamment en primaire, ont insisté sur la nécessité de mettre le paquet sur l’apprentissage du langage

La ministre a également demandé au CSP de définir le contenu de l’enseignement 'de complément' des langues anciennes (latin/grec), pour rassurer les vigilants qui s’inquiétaient de leur disparition au détour de la réforme du collège.

Cette version des programmes n’est pas encore définitive
Elle doit être validée par la ministre (!), puis soumise au vote du Conseil supérieur de l’éducation. Pour une application dans les écoles et collèges à la rentrée 2016.

Dans une tribune publiée ce vendredi matin sur le site du Monde, journal officieux du PS, Najat Vallaud-Belkacem préconise une dictée quotidienne en primaire et annonce notamment un renforcement de "l’enseignement laïc du fait religieux" au collège dans les programmes d'histoire. L'article de Libération avait gardé l'essentiel pour la fin...