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vendredi 6 janvier 2017

Education nationale: la réforme Belkacem vide les collèges

La ministre socialiste pousse les parents à envoyer leurs enfants dans les écoles privées

La réforme du collège avait suscité les polémiques en son temps 

Sa mise en application à la rentrée des classes 2016 justifie a posteriori les grèves et manifs de manière inattendue. 
En effet, les parents semblent faire de plus en plus le choix du privé, note Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes (depuis mars 2016), dans Ouest France du 5 janvier.
Et, certifie-t-il, "ce n'est pas une spécificité bretonne". La sortie des premiers chiffres prévisionnels pour la rentrée 2017 lui donnent  raison. 

La refonte du système scolaire au niveau du collège était au départ une fausse vraie urgence. En effet le collège n’est pas le maillon faible de l’éducation. Si son fondement doit être renforcé dès l'école élémentaire et le temps du perfectionnement réservé au lycée, au collège, les enfants doivent prendre le temps de vivre la transition scolaire. Mais, mal inspirée par la FSU, proche du PCF et par son entourage de féministes dérangées (voyez Caroline de Haas !), Najat Vallaud-Belkacem a choisi de donner la priorité à l'idéologie et les fantasmes sur la pédagogie. 

Les diverses raisons de cette désaffection

A l'évidence, les manifestations et grèves de l'an passé contre la réforme des collèges ont incité des parents à inscrire leurs enfants dans le privé, insinue Ouest France. "Nous ne sommes pas plus inquiets que cela, tempère Thierry Terret, un historien spécialiste du sport. Il s'agit d'un phénomène conjoncturel, qui n'est pas enraciné historiquement". 
Justement, cet universitaire -nommé dès janvier 2013 à la tête de l'académie de la Réunion- a séduit le pouvoir socialiste en tant que fut l'un des promoteurs de la théorie du genre des USA en France et des concepts de masculinité-féminités dans les sciences sociales et historiques.

La capacité d'adaptation du privé est culturelle
"Peut-être que la réforme est passée plus facilement dans le privé", avoue-t-il tout de même, dans 20 Minutes. Comment cela serait-il possible ? Confronté aux attaques, l'enseignement privé a entretenu une volonté de résistance et de survie dont les assistés de l'Education nationale ignorent tout. 
Aussi le privé garde-t-il une surprenante réactivité aux réformes. Par exemple, les classes européennes et les cours de latin et de grec ont pu être sauvegardées dans certains établissements privés. Il lui a suffi de trouver les failles de la réforme et d'effectuer quelques accommodements dans l'interprétation des nouveaux programmes. 

Cette poussée vers le privé ne semble pas devoir prendre de l'ampleur.

Seules les familles les plus attentives ont pu saisir les opportunités, mais le contrat passé entre l'Etat et l'enseignement privé prévoit que seuls 20 % des établissements français pourront être privés.
 
De plus, même si les parents croient toujours que l'enseignement privé est resté celui de leur enfance, garant de la tradition et préservé des atteintes sociétales, il a en grande partie évolué. Qu'il soit religieux ou non, il a veillé à garder le contact avec le monde tel qu'il est, notamment celui de la diversité, puisqu'il n'est pas rare que des écoles confessionnelles accueillent toutes les religions, modèles de laïcité. 

France Info accueille la pub de ces cours privés
derrière chacun de ses bulletins météo:
au grand dam de Ségolène Royal
qui stigmatisa les profs mal payés par l'EN
qui arrondissent leurs fins de mois
Et enfin, outre que l'école offre un encadrement et un niveau d'enseignement plus satisfaisants, elle répond bien à la crise de la transmission des savoirs et des valeurs. 
En revanche, la réforme du collège telle que l'a voulue la FSU, co-gestionnaire de l'Education nationale et maîtresse de l'institution, a surtout réussi à faire progresser le nombre d'écoles hors contrat.

jeudi 17 septembre 2015

Réforme des collèges: pourquoi une grève de plus des enseignants ?

Réforme des collèges : les raisons de la nouvelle grève des enseignants

Le Monde évoque ce rejet le jour J : pourquoi pas, aussi,  le lendemain ?...

Jeudi 17 septembre, les professeurs des collèges sont appelés à observer une journée de grève. Dommage que cette annonce au présent paraissent le jour dit  - et non la veille - "pour marquer leur opposition à la réforme du collège" - au cas où ils se priveraient d'une journée de salaire pour dire leur satisfaction ! -  , bien que "portée" par la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

Il s’agit du premier mouvement de l’année scolaire, se félicite Le Monde... Mais, le journal officieux du PS doit aussitôt nuancer:  c’est la troisième mobilisation des enseignants contre ce projet depuis sa présentation par la ministre, le 11 mars, en conseil des ministres.

Question fondamentale pour se positionner: qui mobilise ?

Les syndicats qui appellent à la grève sont le SNES-FSU, dominant dans les collèges et les lycées, mais aussi le SNEP-FSU, FO, le SNALC, la CGT, SUD, la FNAEN et la CGC. Mais sans la CFDT qui vit en mode 'veille' depuis plus de trois ans et que Le Monde n'ose même plus mentionner: le SGEN, sa succursale dans l'Education, est ravie, la seule ! 
Sur le terrain, des associations d’enseignants – latinistes notamment – de même que la Société des agrégés, soutiennent ce mouvement de contestation.

Cette grève "se jouera" en réalité en deux temps. On notera l'emploi du futur pour un article paraissant le jour de l'action, comme si sa parution avait été reportée, à dessein ! La journée de mobilisation nationale "censée s’ouvrir" à la société civile (notamment aux parents) est d’ores et déjà annoncée par le SNALC le 10 octobre.

"Quelles sont les revendications ?"

Les syndicats réclament l’abrogation "pure et simple" de la réforme pour "rouvrir les discussions [sur le collège] sur de nouvelles bases". A croire que le premier dialogue n'a pas abouti ou n'a pas été pris en compte... Il veulent obtenir le retrait des textes – décret et arrêté – publiés au Journal officiel le 20 mai, au lendemain du premier appel à la grève. Ils avaient alors dénoncé un "coup de force".

Ces textes ont décidé de la mise en place du "nouveau collège" à compter de septembre 2016 – dernière rentrée avant l’échéance présidentielle de 2017 – en dépit de la contestation continue d' "une partie" de la communauté éducative, selon Le Monde, mais on doit en vérité pouvoir (honnêtement) dire " l'immense majorité"... 
Selon le titre du Monde, "les revendications" se résumeraient donc à une seule: l'abrogation. Et encore les motifs ne sont-ils pas énoncés ! Pas question d'alimenter la grogne en informant le lectorat... Les bénis-oui-oui pourraient-ils, croyez-vous,  se mobiliser le 10 octobre ?

Quelles sont les grandes lignes de la réforme ?

La refonte du collège, considéré comme le "maillon faible" du système éducatif
Une "formule un peu galvaudée", dixit Le Monde (!), car il est accusé de creuser les inégalités, au lieu de les réduire, depuis 40 ans (1975) que  le "collège unique" existe –, a été inscrite dans la loi de refondation de l’école de juillet 2013.

Introduction d'une gestion quasi-libérale"
"Mise en concurrence des personnels, des disciplines et des établissements, inégalités accrues entre les élèves, nouvelle aggravation des conditions de travail des personnels"… "C’est un tableau bien sombre que dresse l’intersyndicale des conséquences de cette réforme", estime le journal Le Monde dont les propriétaires millionnaires, la triade d'hommes d'affaires Bergé-Niel- Pigasse, n'approuvent plus les syndicats.

De l’autonomie à l’interdisciplinarité en passant par la disparition des sections bilangues, la "fragilisation" [sic] des langues anciennes, de l’enseignement de l’allemand ou encore de l’histoire - (excusez-moi du peu) : plusieurs fronts se sont ouverts depuis le printemps, relayés par les politiques – de droite comme de gauche – et mêlant, en réalité, deux registres bien différents et pourtant de front : la réforme du collège et celle des programmes scolaires.
(Une partie) de "la gauche a choisi de lancer parallèlement ces deux chantiers" (le fond en même temps que la forme, en somme), prenant le risque de brouiller les esprits. Car les enseignants n'ont pas les idées claires, apprend-on à la lecture du Monde. 
Et le calendrier n’est pas favorable à la clarification attendue entre les deux réformes : l’appel à la mobilisation, ce jeudi, coïncide avec l’ultime réunion de travail du Conseil supérieur des programmes (CSP) qui pourrait remettre sa copie le même jour. En somme, mais seulement si on on est apte à comprendre Le Monde, la "porteuse" de la réforme est à compter au nombre des bras cassés du gouvernement.

Ce mouvement sera-t-il suivi ? s'interroge Le Monde, le 17 pour le 17...

La question comporte la réponse. "Si l’intersyndicale représente une majorité d’enseignants, beaucoup de professeurs ne sont pas syndiqués". Ainsi Le Monde le savait-il, mais nous l'avait caché jusqu'en 2012 ! 
La volonté délibérée du journal de relativiser le bien-fondé de l'action et de déconsidérer l'intersyndicale devrait interloquer les lecteurs de ce journal militant, jusqu'ici respecté des étudiants et des professeurs. Avant l’été, la mobilisation avait marqué le pas, souligne-t-il, ce qui à la veille de longues vacances, constitue une surprise pour certains. Le Monde ressort les statistiques qu'il tient du ministère : entre 12 % et 30 % de grévistes (selon les estimations) avaient été décomptés le 11 juin, alors que le taux se situait entre 30 % et 50 % le 19 mai. Par ailleurs, certains syndicats ne sont pas hostiles à cette réforme, comme le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, ce dernier n'étant jamais hostile à quoi que ce soit sorti de la Rue de Grenelle depuis que Hollande squatte l'Elysée.

Les "anti" et les "pro" réforme se sont d’ailleurs opposés sur Internet. On dirait qu'ils ont débattu... Chacun a donné à lire sa propre "opération de désintox". On y a tout lu, sur une réforme censée, tour à tour, sauver le collège unique ou le fragiliser un peu plus, favoriser l’équité ou, au contraire, exacerber l’injustice sociale et scolaire.
Sur Twitter, le débat a été aussi concis – 140 signes – que vif. Blogs et hashtags en portent la trace: #réformecollège, où l’on retrouve notamment les propositions portées par le député "de droite" (on ne dira pas "d'opposition") Bruno Le Maire, #collège2016, avec celles de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi #jesuislatiniste, #jesuishelléniste… Au moins le pluralisme des opinions exprimées sur Twitter (et Facebook, d'ailleurs) fait-il avancer le débat que bloque  la lecture du Monde.  

"C’est la première fois qu’une réforme a d’abord été débattue sur les réseaux sociaux", a comment Philippe Tournier, porte-parole du principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN-UNSA, regrettant "certaines outrances" dont Internet porte la trace. Le Monde conclut ainsi en donnant la parole à l'UNSA qui porte un jugement de valeur sans l'étayer.

 

vendredi 29 mai 2015

Réforme du collège: encore un appel de la gauche à la grève, le 11 juin

Hollande imposera-t-il aussi cette réforme contre les Français ?

Les enseignants refusent une réforme pour "combattre l'ennui au collège" 

Le gouvernement Valls tente de passer en force au moyen d'un décret, le 20 mai
Où est la droite accusée de conservatisme et d'obstruction ?
La représentation nationale n'a pas voix au chapitre:  la réforme du collège a été publiée au Journal officiel, mais la gauche syndicale SNES-FSU, SNEP, FO, CGT et SUD entend bien se faire entendre et a appelé dans un communiqué à une nouvelle grève le 11 juin pour réclamer l’abrogation du texte. Ils "constatent l’enfermement du ministère dans son maintien de la réforme du collège", dénonçant notamment "le refus [de Najat Vallaud-Belkacem] d’entendre les demandes des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré" et enjoignent "les personnels à amplifier l’action" dès le 4 juin.
L'intersyndicale appelle à signer et faire signer massivement la pétition  "Un autre collège 2016".
Pour le moment, le SNALC, syndicat classé à droite, ne s’est pas encore joint au mouvement.
"L’intersyndicale avait appelé à mettre en débat une nouvelle journée de grève" le 4 juin, a déclaré Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du SNALC. "Nous attendons le retour de ces réunions pour nous prononcer. On a des retours très contradictoires sur une nouvelle journée de grève", a-t-il indiqué, selon l'AFP.

Les anti-républicains passent en force

Une première manifestation avait déjà eu lieu le 19 mai. 
Cette grève n'avait mobilisé que les collèges, seuls directement concernés. Elle a ainsi paru moins suivie que d'autres, par 27,61 % des enseignants, selon le ministère, mais le double selon le SNES-FSU, syndicat dominant dans l’enseignement secondaire. La manifestation parisienne avait ainsi rassemblé 3.500 selon la préfecture, mais entre 6.000 et 7.000 personnes selon le SNES, syndicat marqué très à gauche.

Sentant le souffle du boulet, la ministre de l’Education a accéléré l’agenda de la réforme, prévue pour entrer en vigueur à la rentrée 2016. Les syndicats et l’opposition étaient donc justifié à dénoncer un "passage en force", par la voie du décret. "Il fallait publier ce décret pour passer à l’étape suivante, les textes d’application, qui permettront de répondre aux inquiétudes", avait de son côté prétendu la ministre, Najat Vallaud-Belkacem

Présente  aujourd'hui à Marseille où elle arbore un sourire figé en façade, NVB esquivera jeudi après-midi les questions des sénateurs sur la méthode et ses mensonges.

dimanche 24 mai 2015

Sondage: impopularité figée de Hollande, en chute pour l'irascible Valls

Aucun moment n'est le plus favorable pour faire monter les sondages de popularité de Hollande

L'Elysée avait donné le signal

La presse avait chauffé l'opinion en vantant les cinq jours de tournée électorale du Président à la Caraïbe, sa rencontre "historique" avec la momie de Cuba et la vente de quelques avions de combat Rafale de Dassault, à la faveur des tensions entre Sunnites et Chiites au bord de la guerre. Il avait mis toutes les chances de son côté pour inverser sa courbe de popularité, mais le locataire de l'Elysée n'a toujours pas compris que les Français réclament des emplois et du pouvoir d'achat désespérément.   

En posant leurs questions au moment le plus favorable possible, les sondeurs ne s'attendaient pas à une telle indifférence des Français à ses efforts pour se faire mousser à l'étranger.   Le Mali où nos troupes s'enlisent, le chômage qui ne cesse de grossir et les brutalités de son premier ministres inquiètent la population et les coups médiatiques leur en touche une sans bouger l'autre, expliquerait Chirac. 

La cote de popularité de François Hollande reste inchangée à 21% 
Le président de la République reste à son niveau le plus bas de l'annéemesuré à 35% en septembre et décembre, huit points en dessous de son pic de janvier après les attentats de djihadistes français contre les provocateurs de Charlie Hebdo et contre des innocents de la supérette Hyper Cacher, et huit points au-dessus de son plancher historique de 13% atteint en septembre et novembre 2014.
"A travers les propos des sondés, que nous recueillons, on constate une impopularité mâtinée d'indifférence. On ne voit pas dans ce baromètre d'éléments de nature à envisager une remontée", explique Frédéric Dabi, le directeur à l'Ifop.

François Hollande est majoritaire uniquement chez les sympathisants socialistes, avec 58% de ­satisfaits. C'est du 60% parmi les godillots socialistes de l'Assemblée. 

Le volume sonore de Manuel Valls commence à saturer

Le Premier ministre se rapproche pour sa part de son plus bas niveau.
Manuel Valls perd trois points à 37% dans la dernière livraison du baromètre Ifop pour le Journal du dimanche.
mesuré à 35% en septembre et décembre, et se situe à 16 points au-dessous de son pic de janvier.
"Son recul ce mois-ci est lié à son passage en force sur la réforme du collège. Il y avait eu une situation similaire en avril après l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution pour la loi Macron", relève Frédéric Dabi.

L'enquête a été menée entre les 14 et 23 mai auprès d'un échantillon de 1.961 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Présidentielle 2017: l'UMP Juppé est-il le joker du PS ?

Alain Juppé, dans quel camp êtes-vous?

Plan B: avec le soutien de Bayrou, l'ancien premier ministre pourrait aussi bien être candidat du PS

On entend peu Alain Juppé, mais c'était dernièrement lorsqu'il dénonça "les jugements de valeur" de son camp contre la ministre de l'Education de Hollande, joignant sa voix au PS la semaine dernière pour fustiger les déclarations de Nicolas Sarkozy.

Pour marquer une nouvelle fois sa différence avec le président de  l'UMP, Alain Juppé prend le risque de s'isoler dans son propre parti lequel est unanime contre la réforme du collège de Vincent Peillon portée par Najat Vallaud-Belkacem. L'ancien premier ministre ménage son coeur de cible centriste, mais s'il est bel et bien opposé au projet du gouvernement, il recommande aussi à sa famille politique, de se garder "d'attaques personnelles". Juppé emprunte en effet l'habit de vertu de Hollande. "Moi je ne porte pas de jugement de valeur sur telles ou telles personnes. Aborder la question (de la réforme du collège) sur des attaques personnelles sur telles ou telles ministres n'est pas la bonne méthode", susurre le candidat à la primaire sur RTL.

Un conseil dans la lignée des propos du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui, dans la semaine, avait taxé de "légèrement xénophobe" la prise de position du président de l'UMP contre la ministre de l'Education nationale. L'ancien chef de l'État venait de faire siffler Najat Vallaud-Belkacem lors d'un meeting à Pavillons-sous-Bois le maire est sénateur UMP) en... Seine-Saint-Denis (département PS longtemps géré vaille que vaille par l'actuel président de l'Assemblée): "Dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira [la ministre de la Justice] est en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem."
Avril 2013
Il se trouve que
ces deux représentantes de la diversité cristallisent l'hostilité du seul fait de leurs réformes imposées par la force pour le mariage entre personnes du même sexe ou d'un décret pour la réforme du collège, en plus du 49.3 pour faire passer la loi Macron. Le mardi 23 avril 2013 à l'Assemblée nationale, son président, Claude Bartolone, avait hurlé qu'on sorte "les ennemis de la démocratie" qui manifestaient dans la tribune.

"L'école mérite mieux que ce débat très politicien", avait commenté le maire de Bordeaux, un instant sorti de la rédaction d'un nouveau livre. Depuis sa bulle bordelaise, il s'offusqua d'un tweet de Nicolas Sarkozy (60 ans) qui annonçait son intention de revenir sur la réforme du collège s'il accède de nouveau à l'Elysée en 2017. "Tout le monde est monté au créneau pour annoncer qu'on annulera cette réforme, ce n'est pas un projet en soi", dénigra Alain Juppé.

Des propositions à l'automne

L'ancien premier ministre surveille la refondation de l'UMP par Sarkozy mais travaille à son projet personnel.
Il estime qu'il "faut d'abord dire ce qu'on mettra à la place", mais il n'avance aucune proposition. "Il faut aussi revoir ce que j'appelle la gestion de cette ressource humaine essentielle que sont les professeurs. Il n'y aura pas de réussite du système éducatif au XXIe siècle si les professeurs ne sont pas bien dans leur peau," mais il se cantonne dans le confort du  flou. Il faut revoir la formation de nos profs [déjà réformée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était président de la République]. Comment ? Il faut revoir le déroulement de leur carrière, il faut revoir le fonctionnement de nos établissements. Vous voyez qu'on ne peut pas se contenter d'une polémique sur deux ou trois points majeurs qui ne permettent pas d'envisager l'ensemble du problème", estime l'édile bordelais dans un  vague survol de directions évidentes et qui reprend les tournures de phrases normatives et moralisatrices de Hollande, mais laisse à d'autres le soin de plonger les mains dans le cambouis.

Juppé se garde aussi bien de reprendre à son compte les propositions de Bruno Le Maire (ci-contre à gauche). A la différence du vieux sage sur sa dune, l'ancien ministre de 46 ans est monté en première ligne contre la réforme du collègeil a "un projet en soi" dont il a présenté samedi les propositions lors d'un entretien à Libération. 
Juppé en est encore à une esquisse de projet. "Je publierai à l'automne, au terme du travail que je suis en train de faire, une série de propositions sur ce sujet qui mérite approfondissement", annonce Alain Juppé (70 ans avant l'automne) qui craint fort de se laisser dépasser par ses cadets.

Les sondages ne peuvent qu'être favorables à Juppé 
qui se ménage et se réserve pour 2016. Quant à François Fillon, qui ne fait que de rares réapparitions dans les radars, s'il poursuit la même stratégie que Juppé, il pourrait représenter une menace dans la dernière ligne droite s'il surgit dans le virage.

mercredi 20 mai 2015

Réforme du collège: les opposants de droite et de gauche dénoncent un "passage en force"

Mis sur la touche, les députés de la majorité opinent à l'affront du  décret paru au JO dès le lendemain de la grève
S. Le Foll inquiet, Valls hypertendu et transpirant
et la mère porteuse du projet Peillon,

Vallaud-Belkacem, 
affectant la sérénité
Les socialistes confondent "détermination" et forfaiture

La gauche a manifesté son opposition avec le soutien de la droite
Au lendemain de la grève des enseignants, le décret qui passe outre le méconten- tement populaire a été publié mercredi. "Une 'accélération' 'immédiatement' décriée par ses opposants 'même si le gouvernement promet de poursuivre le dialogue', écrit Pauline Froissart pour l'AFP, plus gouvernementale que jamais. Syndicat majoritaire du secondaire, le SNES a dénoncé une "provocation, une faute", tandis que le SNALC fustige un "scandaleux passage en force".

L'AFP présente les opposants de manière tendancieuse
Godillot socialiste de l'AFP
L'agence de presse gouvernementale pose le SNALC en syndicat en pointe, bien que minoritaire. La ministre en titre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, "n'avait laissé sa "porte ouverte" que pour mieux la claquer à la figure des professeurs de collège, dans un stupéfiant déni de dialogue social", observe le SNALC, syndicat modéré étiqueté à droite, 'même s'il le réfute', polémique l'AFP. qualifié de 'très remonté', le SNALC appelle à bloquer les épreuves du brevet des collèges fin juin.

L'AFP passe ensuite le relais à un syndicat non gréviste... "Publier le décret au lendemain du demi-échec" du SNES-FSU lors d'une mobilisation syndicale en demi-teinte est "une humiliation qu'on aurait pu lui éviter: ce n'est jamais bon", a aussi raillé par tweet Philippe Tournier, secrétaire général inamovible (depuis 2009) du SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d'établissement et ancien professeur... d'histoire (pendant seulement sept ans, à compter de 1981, et syndiqué au SNES) et "très, très, très mauvais angliciste", de son propre aveu, dont on attend donc pas qu'il défende l'enseignement de l'allemand. Son échec à Sciences-Po ne l'a pas détourné de la politique...

L'AFP accuse enfin la droite frontalement. "La parution du décret et de l'arrêté au Journal officiel a aussi donné à l'opposition l' 'occasion' de relancer ses 'critiques' ", ce qui semble une abomination en démocratie.

Le président du MoDem, François Bayrou, ex-ministre de l'Éducation, a appelé à une "manifestation nationale", dénonçant également un "passage en force", une convergence de vue qui n'éveille pas l'esprit critique de la journaliste godillot de l'AFP.

La numéro deux de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet a déploré le "profond mépris" du gouvernement, et l'ancien Premier ministre, François Fillon, a raillé une "mauvaise" réforme, faite de "désordre" et d'"improvisation".




L'AFP cède abondamment la parole aux porteurs de la parole socialiste

La concertation et le dialogue n'ont visiblement pas abouti... Mais Najat Vallaud-Belkacem oppose qu'"il n'y a pas de précipitation, tous les délais sont tels que nous les avions prévus depuis le début", a déclaré , rappelant que la réforme avait été adoptée le 10 avril - par la 'communauté éducative' - sans les syndicats représentatifs descendus dans la rue le mardi 19 -  réunie en Conseil supérieur de l'éducation (CSE, présidé par la ministre de l'Education ou son représentant).

Favorable à la réforme, Laurent Escure, le secrétaire général de l'UNSA éducation lui a fait écho, estimant "raisonnable" de publier le décret "cinq semaines après sa large adoption en CSE".

Dans la moyenne, seulement si on fait l'amalgame avec les manifs qui mobilisaient aussi les lycées
Avec 27,6 % de grévistes au collège, "une mobilisation dans la moyenne", selon Libération...


19/05/2015
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Second degré
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16/03/1999
10/12/2001
11/12/2001
12/12/2001
20/01/2005
06/09/2010
22/01/2013
12/02/2013
28/03/2013
14/11/2013
05/12/2013
18/03/2014
03/02/2015
19/05/2015




Frédérique Rolet, la secrétaire générale du Snes-FSU, le syndicat dominant chez les enseignants du second degré, collèges et lycées) indique, elle, que selon leurs remontées, c’est "un peu plus de 50% des collègues du collège qui sont en grève», «c’est conforme à ce que nous attendions et espérions".
VOIR et ENTENDRE Frédérique Rolet à la veille de la grève du 19 mai 2015: 



Malgré l'opposition de gauche comme de droite, la ministre juge que cela permettra de "passer à l'étape suivante, à savoir les textes d'application qui vont pouvoir répondre" aux "inquiétudes" des grévistes et "d'apporter les garanties sur le fait que l'interdisciplinarité se fera dans de bonnes conditions (...) que pour le travail en équipe qu'on leur demande, on leur laissera le temps de préparation nécessaire pour le faire dans les établissements scolaires".


L'AFP défend le projet contre les enseignants

Qui a dit que l'opposition à la réforme du collège
est le fait de la droite ?
Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll maintient contre l'avis des syndicats majoritaires que la publication au JO est "une marque de détermination" et non pas une action antidémocratique, qui n'exclut pas "la nécessité d'écouter, les enseignants en particulier". Comme faux-cul, on ne fait pas  mieux!

La voix du gouvernement exerce un chantage sans éléments.
"Au fond, la seule question qu'on doit se poser est: "Est-ce qu'on accepte que la France régresse dans toutes les évaluations internationales qui sont faites sur l'école?" Peut-il affirmer que l'autonomie des collèges -qui dérégulerait le système- ne créerait pas d'injustices préjudiciables aux collégiens et n'obérerait pas leurs chances de réussite ? 

En juin 2012, la petite journaliste
 militante n'avait pas anticipé
la visite de Hollande au Qatar...
La journaliste à la botte participe  à la manipulation gouvernementale. 
"Plus du quart des professeurs de collèges publics (27,61%), selon les chiffres du ministère, ont fait grève mardi, le SNES estimant cette participation à plus de 50%. La petite finaude se laisse berner par le ministère qui, dans son chiffrage, inclut  les professeurs de lycée qui ne sentent pas encore visés. Au JT de  13h00 sur France 2 (service public), la journaliste indépendante ... des syndicats, Maryse Burgot, ne citait même pas les chiffres opposés par le SNES...

Quelques milliers d'enseignants sont descendus dans la rue brandissant pour certains le Gaffiot, célèbre dictionnaire latin-français (pour les plus musclés, car la version non allégée -elle aussi- fait 1,100 kg !), ou une écharpe de l'équipe de foot allemande, pour protester contre cette réforme, dont les principaux points de crispation sont la "suppression du latin et du grec, remplacés par un enseignement pratique interdisciplinaire (qui n'ambitionne plus l'apprentissage de la langue qui structure la pensée et l'expression en français), et celle des "classes bilangues qui inquiète particulièrement les professeurs d'allemand," outre les européens convaincus. 
Dans sa présentation partisane de la réforme, la petite journaliste escamote les conséquences de la disparition des sections européennes. Les collégiens font actuellement l'apprentissage de l'histoire-géographie ou des sciences physiques, par exemple, via l'anglais ou une autre langue qu'ils ont choisie: si ce n'est pas de l'interdisciplinarité, qu'est-ce que c'est ? De l'élitisme sur les langues anciennes? Depuis sa création en 1992, le dispositif a rencontré un vrai succès puisqu'on compte aujourd'hui 5.800 sections européennes dans les collèges et lycée de France. Ce qui représente plus de 200.000 élèves chaque année. Comment une agence de presse supposée diffuser de l'information objective peut-elle se prêter à le diffusion d'éléments de langage aussi trompeurs à l'ensemble des organes de presse peu regardants de la vérité? Pauline Froissart est-elle en paix en détournant la déontologie professionnelle pour faire -avec tant d'autres et comme eux- de son métier un sale métier?

 "Tous égaux, tous illettrés", pouvait-on lire sur une banderole.
A la place de ces classes où deux langues étaient enseignées dès la sixième (suivies par 16% des enfants de sixième), la réforme propose une deuxième langue "pour tous" en cinquième: une sombre blague démagogique. C'est en effet une aberration si on songe un seul instant que la maîtrise de la langue française n'est toujours pas acquise à l'entrée en cinquième et que ce serait donc une charge supplémentaire inutile pour les élèves les plus vulnérables et un affaiblissement des conditions d'apprentissage avec des horaires amputés en quatrième.

La ministre, porteuse de la réforme Peillon, polémique au lieu d'informer
VOIR et ENTENDRE la ministre accuser les opposants au projet Peillon, les accusant des turpitudes qui sont les siennes, "contre-vérités", et qualifiant des chercheurs de "pseudos-intellectuels":

Qu'a donc à cacher cette 3e ministre en moins de 3 ans
qui accuse la droite de ne pas avoir lu le projet initié par Vincent Peillon et d'avoir des inquiétudes là où elle affiche arrogance et mépris. Les élèves auront 2 h 30 hebdomadaires de LV2 en cinquième, et autant en 4e et 3e - soit 7 h 30 au total, contre 6 heures aujourd’hui. Les "socialistes de progrès" peuvent-ils se prévaloir d'une avancée ?

Outre un nivellement par le bas du fait de programmes interdisciplinaires flous, le loup entre aussi dans la bergerie par la fenêtre d'une autonomie accrue accordée aux établissements. La panacée pour les théoriciens, mais un coup bas pour les spécialistes de l'éducation. 
Les syndicats indépendants du Parti socialiste mettent en garde contre l'autonomie qui donne trop de pouvoir aux chefs d'établissement et déstabilise les jeunes aussi sûrement que le changement de professeurs d'une classe ou d'un établissement à l'autre ou que le système des zones de vacances scolaires crée souvent des difficultés d'organisation dans les familles. L'interdisciplinarité grignote les horaires de chaque matière, mais le corps professoral est très attentif à ne pas déshabiller une  discipline  pour en habiller une autre cataloguée ringarde ou élitiste d'un point de vue idéologique.

La promesse d'un collège meilleur en 2016 du même tonneau que les engagements du candidat Hollande. "Une concertation sera engagée sur la mise en oeuvre, mais la réforme sera poursuivie et mise en oeuvre", avait prévenu François Hollande.

L'AFP ignore les critiques de la gauche


Le SNES annonce une grève suivie et 10.000 manifestants à Paris
L'appel à la grève lancé par une intersyndicale menée par la FSU auprès des professeurs du collège public -et non pas de l'ensemble du secondaire et a fortiori du primaires-  a été suivi mardi  par "plus de 50%", selon les chiffres du principal syndicat, le SNES, fortement marqué à gauche, avec le Snep-FSU, FO, la CGT et SUD et même le modéré SNALC, mais l'AFP ne connaît plus le fonds électoral du Parti socialiste depuis que l'Etat-PS impose ses réformes contre la volonté de la majorité réelle, telle que l'évaluent les sondages.
Le Snes -ce n'est pas la droite- veut tout remettre à plat
Contrairement à la manipulation de l'opinion en cours, la réforme est d'abord dénoncée par la gauche. Les participants au cortège qui se dirigeait -sous la pluie- vers le ministère de l'Education nationale ne scandaient pas de slogans. Beaucoup s'étaient déplacés pour "sauver les sections bilingues ou latin de leurs établissements". "Pourquoi casser ces locomotives qui poussent nos collèges vers le haut ?, s'interroge telle professeur d'arts plastiques à Courbevoie. "J'ai peur que les bons élèves partent vers je privé."
Avant la grève, Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU, demande une "remise a plat" de la réforme et, après, dénonce  une "provocation" du fait du décret - préparé plusieurs jours avant par l'exécutif - qui va contourner un vote du Parlement pourtant à majorité de gauche:

On  peut signer la PETITION du SNES: ici
Selon un sondage Odoxa pour les Echos, Radio Classique et le cabinet FTI Consulting, 60% des personnes interrogées qualifiaient de 'justifiées' les manifestations prévues mardi. Parmi les sympathisants de gauche, ils étaient 44% et 72 % parmi les sympathisants de droite.