POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Kosciusko-Morizet N. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kosciusko-Morizet N. Afficher tous les articles

vendredi 2 décembre 2016

Législatives 2017: L'Express annonce un combat "aux couteaux" de la droite parisienne

Après la victoire de Fillon, la gauche fantasme une succession sanglante à Paris

Quoi de plus naturel que la libération d'une circonscription parisienne suscite des vocations !

Législatives 2017: 
le PS craint un reflux massif, mais 
déjà sa presse agite des peurs à droite
Surtout s'il s'agit de celle du candidat du parti Les Républicains à la présidentielle 2017 qui devrait bientôt y renoncer pour mener campagne. 
De quoi mobiliser les bonnes volontés et éventuellement "relancer la guerre des droites dans la capitale," comme se plaît à l'imaginer L'Express. Pour étayer son propos, le petit Jules Pecnard, stagiaire journaliste au service monde de RTL jusque récemment, évoque avec délectation pour L'Express le duel Rachida Dati et François Fillon lors des législatives de 2012, il y a quatre ans, bien que l'un et l'autre aient depuis trouvé leur voie.

La victoire inattendue de François Fillon co

vendredi 15 janvier 2016

Primaire LR et Centre : le vote est fixé aux 20 et 27 novembre 2016

Les candidats devront offrir la meilleure image possible...

Les dates de la primaire des Républicains et du Centre ont été arrêtées: 
 "c'est les 20 et 27 novembre" 2016


Ce scrutin  pour 2017 sera ouvert à "tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre,a confirmé le responsable de l'organisation, le député Thierry Solère (LR), vendredi sur France Info.
"Aujourd'hui toutes les règles sont bien fixées", a-t-il assuré. "C'est moderne; ça fera une assiette très large. (...) "C'est une primaire bien organisée pour être incontestable le moment venu dans ses résultats", a-t-il assuré, alors que certains chez Les Républicains auraient préféré que le scrutin soit avancé.

La liste des candidats reste ouverte

Parmi les candidats déclarés à cette primaire figurent 
les anciens Premiers ministre Alain Juppé et François Fillon, les anciens ministres Hervé Mariton et Nadine Morano. 
Parmi ceux qui devraient se porter candidats en 2016, on attend Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Une auto-régulation du nombre de candidats 

Pour Thierry Solère, député Les Républicains,
la primaire "n'est pas un tour de piste pour se faire connaître". Le responsable de son organisation a rappelé que "ce n'est pas un jeu d'être candidat à l'élection présidentielle. La primaire n'est pas là pour un ambitieux ou une ambitieuse qui voudrait se faire connaître. Elle est là pour trancher entre les trois, quatre ou cinq possibilités de la droite et du centre français." Or, sept sont déjà pressentis, dont une seule femme.

"
La droite compte sur deux à trois millions de participants au votes de cette primaire." "10.357 bureaux de vote seront présents. Cela donnera à celui qui gagnera cette primaire une légitimité formidable pour se présenter à la présidentielle", a-t-il ajouté le député de Boulogne-Billancourt.

vendredi 4 décembre 2015

Une taxe sur le halal pour financer un islam de France, propose Nathalie Kosciusko-Morizet

L'ancienne ministre (UMP-LR) propose aux mosquées de se dégager de l'aide de l'étranger

La question de la lutte contre la radicalisation est plus que jamais à l'ordre du jour, depuis les assassinats islamistes de masse du 13 novembre.

Nathalie Kosciusko-Morizet a évoqué le sujet épineux du financement des mosquées par l'étrangerVendredi 4 décembre sur RTL, elle a proposé une alternative, taxer les produits halal, afin de garantir leur indépendance.
"Le marché du halal, c'est 6 milliards d'euros par an", estime la vice-présidente des Républicains. Elle propose de taxer ces produits à un taux de 1%. 

Cet argent serait confié à un organisme déjà existant,
la Fondation des œuvres de l'islam, créée en 2005 par Dominique de Villepin. Elle visait à lever des financements alternatifs aux financements étrangers des lieux de culte pour les musulmans, explique NKM. 

L'ancienne ministre travaille ainsi à la création d'un "Islam de France"

Depuis la mise en place de l'état d'urgence,
trois mosquées ont été fermées. Elles sont soupçonnées d'être fréquentées par des musulmans radicalisés. C'est dans ce contexte que plusieurs voix s'élèvent dans la sphère politique française pour mettre un terme aux financements étrangers des lieux de culte pour les musulmans.

"Ce financement serait légitime," car ce sont des produits cultuels", souligne-t-elle. 

A ses yeux, le discours sur l'islam est aujourd'hui trop léger :
"Ce sont juste des mots, on dit 'pas de financements étrangers' mais on n'a pas de financements alternatifs."

mercredi 20 mai 2015

Réforme du collège: les opposants de droite et de gauche dénoncent un "passage en force"

Mis sur la touche, les députés de la majorité opinent à l'affront du  décret paru au JO dès le lendemain de la grève
S. Le Foll inquiet, Valls hypertendu et transpirant
et la mère porteuse du projet Peillon,

Vallaud-Belkacem, 
affectant la sérénité
Les socialistes confondent "détermination" et forfaiture

La gauche a manifesté son opposition avec le soutien de la droite
Au lendemain de la grève des enseignants, le décret qui passe outre le méconten- tement populaire a été publié mercredi. "Une 'accélération' 'immédiatement' décriée par ses opposants 'même si le gouvernement promet de poursuivre le dialogue', écrit Pauline Froissart pour l'AFP, plus gouvernementale que jamais. Syndicat majoritaire du secondaire, le SNES a dénoncé une "provocation, une faute", tandis que le SNALC fustige un "scandaleux passage en force".

L'AFP présente les opposants de manière tendancieuse
Godillot socialiste de l'AFP
L'agence de presse gouvernementale pose le SNALC en syndicat en pointe, bien que minoritaire. La ministre en titre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, "n'avait laissé sa "porte ouverte" que pour mieux la claquer à la figure des professeurs de collège, dans un stupéfiant déni de dialogue social", observe le SNALC, syndicat modéré étiqueté à droite, 'même s'il le réfute', polémique l'AFP. qualifié de 'très remonté', le SNALC appelle à bloquer les épreuves du brevet des collèges fin juin.

L'AFP passe ensuite le relais à un syndicat non gréviste... "Publier le décret au lendemain du demi-échec" du SNES-FSU lors d'une mobilisation syndicale en demi-teinte est "une humiliation qu'on aurait pu lui éviter: ce n'est jamais bon", a aussi raillé par tweet Philippe Tournier, secrétaire général inamovible (depuis 2009) du SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d'établissement et ancien professeur... d'histoire (pendant seulement sept ans, à compter de 1981, et syndiqué au SNES) et "très, très, très mauvais angliciste", de son propre aveu, dont on attend donc pas qu'il défende l'enseignement de l'allemand. Son échec à Sciences-Po ne l'a pas détourné de la politique...

L'AFP accuse enfin la droite frontalement. "La parution du décret et de l'arrêté au Journal officiel a aussi donné à l'opposition l' 'occasion' de relancer ses 'critiques' ", ce qui semble une abomination en démocratie.

Le président du MoDem, François Bayrou, ex-ministre de l'Éducation, a appelé à une "manifestation nationale", dénonçant également un "passage en force", une convergence de vue qui n'éveille pas l'esprit critique de la journaliste godillot de l'AFP.

La numéro deux de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet a déploré le "profond mépris" du gouvernement, et l'ancien Premier ministre, François Fillon, a raillé une "mauvaise" réforme, faite de "désordre" et d'"improvisation".




L'AFP cède abondamment la parole aux porteurs de la parole socialiste

La concertation et le dialogue n'ont visiblement pas abouti... Mais Najat Vallaud-Belkacem oppose qu'"il n'y a pas de précipitation, tous les délais sont tels que nous les avions prévus depuis le début", a déclaré , rappelant que la réforme avait été adoptée le 10 avril - par la 'communauté éducative' - sans les syndicats représentatifs descendus dans la rue le mardi 19 -  réunie en Conseil supérieur de l'éducation (CSE, présidé par la ministre de l'Education ou son représentant).

Favorable à la réforme, Laurent Escure, le secrétaire général de l'UNSA éducation lui a fait écho, estimant "raisonnable" de publier le décret "cinq semaines après sa large adoption en CSE".

Dans la moyenne, seulement si on fait l'amalgame avec les manifs qui mobilisaient aussi les lycées
Avec 27,6 % de grévistes au collège, "une mobilisation dans la moyenne", selon Libération...


19/05/2015
0
Second degré
0
16/03/1999
10/12/2001
11/12/2001
12/12/2001
20/01/2005
06/09/2010
22/01/2013
12/02/2013
28/03/2013
14/11/2013
05/12/2013
18/03/2014
03/02/2015
19/05/2015




Frédérique Rolet, la secrétaire générale du Snes-FSU, le syndicat dominant chez les enseignants du second degré, collèges et lycées) indique, elle, que selon leurs remontées, c’est "un peu plus de 50% des collègues du collège qui sont en grève», «c’est conforme à ce que nous attendions et espérions".
VOIR et ENTENDRE Frédérique Rolet à la veille de la grève du 19 mai 2015: 



Malgré l'opposition de gauche comme de droite, la ministre juge que cela permettra de "passer à l'étape suivante, à savoir les textes d'application qui vont pouvoir répondre" aux "inquiétudes" des grévistes et "d'apporter les garanties sur le fait que l'interdisciplinarité se fera dans de bonnes conditions (...) que pour le travail en équipe qu'on leur demande, on leur laissera le temps de préparation nécessaire pour le faire dans les établissements scolaires".


L'AFP défend le projet contre les enseignants

Qui a dit que l'opposition à la réforme du collège
est le fait de la droite ?
Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll maintient contre l'avis des syndicats majoritaires que la publication au JO est "une marque de détermination" et non pas une action antidémocratique, qui n'exclut pas "la nécessité d'écouter, les enseignants en particulier". Comme faux-cul, on ne fait pas  mieux!

La voix du gouvernement exerce un chantage sans éléments.
"Au fond, la seule question qu'on doit se poser est: "Est-ce qu'on accepte que la France régresse dans toutes les évaluations internationales qui sont faites sur l'école?" Peut-il affirmer que l'autonomie des collèges -qui dérégulerait le système- ne créerait pas d'injustices préjudiciables aux collégiens et n'obérerait pas leurs chances de réussite ? 

En juin 2012, la petite journaliste
 militante n'avait pas anticipé
la visite de Hollande au Qatar...
La journaliste à la botte participe  à la manipulation gouvernementale. 
"Plus du quart des professeurs de collèges publics (27,61%), selon les chiffres du ministère, ont fait grève mardi, le SNES estimant cette participation à plus de 50%. La petite finaude se laisse berner par le ministère qui, dans son chiffrage, inclut  les professeurs de lycée qui ne sentent pas encore visés. Au JT de  13h00 sur France 2 (service public), la journaliste indépendante ... des syndicats, Maryse Burgot, ne citait même pas les chiffres opposés par le SNES...

Quelques milliers d'enseignants sont descendus dans la rue brandissant pour certains le Gaffiot, célèbre dictionnaire latin-français (pour les plus musclés, car la version non allégée -elle aussi- fait 1,100 kg !), ou une écharpe de l'équipe de foot allemande, pour protester contre cette réforme, dont les principaux points de crispation sont la "suppression du latin et du grec, remplacés par un enseignement pratique interdisciplinaire (qui n'ambitionne plus l'apprentissage de la langue qui structure la pensée et l'expression en français), et celle des "classes bilangues qui inquiète particulièrement les professeurs d'allemand," outre les européens convaincus. 
Dans sa présentation partisane de la réforme, la petite journaliste escamote les conséquences de la disparition des sections européennes. Les collégiens font actuellement l'apprentissage de l'histoire-géographie ou des sciences physiques, par exemple, via l'anglais ou une autre langue qu'ils ont choisie: si ce n'est pas de l'interdisciplinarité, qu'est-ce que c'est ? De l'élitisme sur les langues anciennes? Depuis sa création en 1992, le dispositif a rencontré un vrai succès puisqu'on compte aujourd'hui 5.800 sections européennes dans les collèges et lycée de France. Ce qui représente plus de 200.000 élèves chaque année. Comment une agence de presse supposée diffuser de l'information objective peut-elle se prêter à le diffusion d'éléments de langage aussi trompeurs à l'ensemble des organes de presse peu regardants de la vérité? Pauline Froissart est-elle en paix en détournant la déontologie professionnelle pour faire -avec tant d'autres et comme eux- de son métier un sale métier?

 "Tous égaux, tous illettrés", pouvait-on lire sur une banderole.
A la place de ces classes où deux langues étaient enseignées dès la sixième (suivies par 16% des enfants de sixième), la réforme propose une deuxième langue "pour tous" en cinquième: une sombre blague démagogique. C'est en effet une aberration si on songe un seul instant que la maîtrise de la langue française n'est toujours pas acquise à l'entrée en cinquième et que ce serait donc une charge supplémentaire inutile pour les élèves les plus vulnérables et un affaiblissement des conditions d'apprentissage avec des horaires amputés en quatrième.

La ministre, porteuse de la réforme Peillon, polémique au lieu d'informer
VOIR et ENTENDRE la ministre accuser les opposants au projet Peillon, les accusant des turpitudes qui sont les siennes, "contre-vérités", et qualifiant des chercheurs de "pseudos-intellectuels":

Qu'a donc à cacher cette 3e ministre en moins de 3 ans
qui accuse la droite de ne pas avoir lu le projet initié par Vincent Peillon et d'avoir des inquiétudes là où elle affiche arrogance et mépris. Les élèves auront 2 h 30 hebdomadaires de LV2 en cinquième, et autant en 4e et 3e - soit 7 h 30 au total, contre 6 heures aujourd’hui. Les "socialistes de progrès" peuvent-ils se prévaloir d'une avancée ?

Outre un nivellement par le bas du fait de programmes interdisciplinaires flous, le loup entre aussi dans la bergerie par la fenêtre d'une autonomie accrue accordée aux établissements. La panacée pour les théoriciens, mais un coup bas pour les spécialistes de l'éducation. 
Les syndicats indépendants du Parti socialiste mettent en garde contre l'autonomie qui donne trop de pouvoir aux chefs d'établissement et déstabilise les jeunes aussi sûrement que le changement de professeurs d'une classe ou d'un établissement à l'autre ou que le système des zones de vacances scolaires crée souvent des difficultés d'organisation dans les familles. L'interdisciplinarité grignote les horaires de chaque matière, mais le corps professoral est très attentif à ne pas déshabiller une  discipline  pour en habiller une autre cataloguée ringarde ou élitiste d'un point de vue idéologique.

La promesse d'un collège meilleur en 2016 du même tonneau que les engagements du candidat Hollande. "Une concertation sera engagée sur la mise en oeuvre, mais la réforme sera poursuivie et mise en oeuvre", avait prévenu François Hollande.

L'AFP ignore les critiques de la gauche


Le SNES annonce une grève suivie et 10.000 manifestants à Paris
L'appel à la grève lancé par une intersyndicale menée par la FSU auprès des professeurs du collège public -et non pas de l'ensemble du secondaire et a fortiori du primaires-  a été suivi mardi  par "plus de 50%", selon les chiffres du principal syndicat, le SNES, fortement marqué à gauche, avec le Snep-FSU, FO, la CGT et SUD et même le modéré SNALC, mais l'AFP ne connaît plus le fonds électoral du Parti socialiste depuis que l'Etat-PS impose ses réformes contre la volonté de la majorité réelle, telle que l'évaluent les sondages.
Le Snes -ce n'est pas la droite- veut tout remettre à plat
Contrairement à la manipulation de l'opinion en cours, la réforme est d'abord dénoncée par la gauche. Les participants au cortège qui se dirigeait -sous la pluie- vers le ministère de l'Education nationale ne scandaient pas de slogans. Beaucoup s'étaient déplacés pour "sauver les sections bilingues ou latin de leurs établissements". "Pourquoi casser ces locomotives qui poussent nos collèges vers le haut ?, s'interroge telle professeur d'arts plastiques à Courbevoie. "J'ai peur que les bons élèves partent vers je privé."
Avant la grève, Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU, demande une "remise a plat" de la réforme et, après, dénonce  une "provocation" du fait du décret - préparé plusieurs jours avant par l'exécutif - qui va contourner un vote du Parlement pourtant à majorité de gauche:

On  peut signer la PETITION du SNES: ici
Selon un sondage Odoxa pour les Echos, Radio Classique et le cabinet FTI Consulting, 60% des personnes interrogées qualifiaient de 'justifiées' les manifestations prévues mardi. Parmi les sympathisants de gauche, ils étaient 44% et 72 % parmi les sympathisants de droite.

dimanche 8 février 2015

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n'éprouve-t-il pas l'"honnêteté intellectuelle" des  lecteurs ?


Haro sur le reconstructeur de l'UMP
La théorie de l'évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non!
L'empathie du Monde est touchante. "Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large "rassemblement de la droite et du centre", y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national." Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l'unité avec les "frondeurs" de la Ch'tite maire de Lille? 

"
La semaine où Sarkozy a perdu de son aura," titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d'une cellule dédiée... "Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard." A la législative partielle du Doubs, le candidat de l'UMP -choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n'a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu'aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l'avait investie, avant de l'abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d'ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du... Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l'extrême droite et appelle à un "front républicain" de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.

"La droite se retrouve face à un casse-tête," alors que l'arrivée d'un troisième député FN à l'Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le "job", mais il semble au Monde - peu confiant - que le problème FN serait celui de l'UMP, parce qu'il lui revient de " trancher entre deux choix inconfortables" - créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. "Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’"UMPS" ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits...

Le PS n'assume pas une éventuelle défaite

"
Doubs: l’UMP arbitre du second tour," titre Le Monde, comme si l'unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l'inverse? L'incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l'argumentaire accusant l'UMP. "La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la "fierté retrouvée" de la base. Un effet de "l’esprit du 11 janvier" invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ?" Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l'"effet Charlie" qui a traumatisé la France et au-delà ?  

"Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu'on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l'absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l'électorat du Front de gauche a bien dû passer d'un extrême à l'autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire "confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février", après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 
'Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés', déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. '"Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix", concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, la faute serait rejetée sur l'UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l'emportait, il le devrait à quelques figures de l'UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le "ni-ni " – ni Front national, ni Parti socialiste - de Sarkozy n'est pas une surprise.


Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s'était offusqué de la stratégie du "ni-ni" adoptée par l'UMP pour l'élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.

Les aléas de la reconstruction de l'UMP


Le choix du "ni-ni" de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. "Une stratégie du front républicain est mortifère", martèle Roger Karoutchi. Et à l'extérieur, la presse de gauche s'en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d'année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l'UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d'un exécutif qui l'a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l'"apartheid" en... France.

Et la presse de gauche a récupéré l'esprit du 11 janvier à son profit 
C'est le cas de L'Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l'UMP, s'agit-il "d'une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d'une contre-performance, voire d'une Berezina", s'interroge l'hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L'Obs de savoir s'ils sont meilleurs que l'autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l'un ou l'autre des deux partis arrivés au second tour? "Il faut se pincer pour être sûr d'entendre ce qu'on entend", raille un proche du patron de l'UMP qui s'ébahit du "tapage médiatique".

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l'UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l'UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d'extrême droite. En 2011, l'UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l'avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d'ordre salutaire du "ni-ni." En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l'UMP qui sont favorables à la posture du " ni-ni."

Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l'étonnement


D'autant qu'elle serait la première bénéficiaire...


Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: "Sarkozy peine à s'imposer comme leader naturel de l'UMP." Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd'hui que "Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti." Et de gloser sur des amis anonymes qui "ne le reconnaissent plus"... Ils feraient parler les morts ! "Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide", déplorerait, à la faveur du "secret des sources," un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de "nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP".
Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP. 


Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s'est prononcé en faveur du "ni-ni"
Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l'UMP était «dans la grande difficulté". Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d'école. Pour lui, Nicolas Sarkozy "fait flop", Alain Juppé "fait toc", alors que Bruno Le Maire est "le plus dangereux". De quoi construire un "front républicain" ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'était déjà alarmé d'une "radicalisation de la droite", montrant du doigt la "nouvelle génération", à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.

Libération fait aussi l'impasse sur le "ni-ni" de François Fillon. L'ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant "impossible de voter PS", ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: "Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS", explique Fillon, pour qui il est "impossible de voter pour le PS".


En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu'il ne soit pas aussi seul qu'elle voudrait.

Mais ceux qui à l'UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?