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samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"
Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !

samedi 1 juillet 2017

Confiance: les sondages d'Emmanuel Macron ont commencé à fléchir

Les difficultés commencent pour Emmanuel Macron

Le président de la République a perdu 3 points de confiance

Avec 24% des suffrages exprimés en faveur de Macron au 1er tour de la présidentielle et 25% d'abstention au second, les sondages sont d'autant plus trompeurs. Et le dernier baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine enfonce le clou. 

Le chef de l'Etat multiplie les apparitions en public sans parvenir à convaincre. Les apparences sont trompeuses, car l'impression d'un président de la République en plein état de grâce est fausse. 
Le premier ministre est en chute lui aussi.

Les Français sont méfiants, selon le baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine. Après un mois à la tête du pouvoir, Emmanuel Macron avait perdu 3 points. Certes, il reste 54 % de sondés à lui faire confiance.
Mais il est inquiétant qu'avec un tel score, il fasse moins bien que François Hollande il y a 5 ans : il n'avait amorcé sa chute qu'au mois d'août 2012. 
Il fait aussi beaucoup moins bien que Nicolas Sarkozy qui a vu, lui, sa cote de confiance monter entre juin et juillet 2007, passant de 63 % à 65 %.


Emmanuel Macron a perdu 3 points de confiance et Édouard Philippe 2 points lors du dernier baromètre Kantar


Cette baisse de la cote de confiance du Président vient d'ailleurs au lendemain des élections législatives que son parti a remportées avec une marge moins importante que prévu et dans un contexte de très forte abstention (57 % au second tour).

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Ces éléments indiquent que le début du quinquennat ne sera pas aussi facile qu'espéré par Emmanuel Macron, qui doit lancer ses réformes, dès la phase d'état de grâce, même théorique, mais qui commence à les reporter. Ainsi, la structure de sa cote de confiance montre que, si les catégories aisées sont au rendez vous (76 %, + 7), les catégories moyennes inférieures (47 %, - 4) et modestes (44 %, - 6) s'en vont. Ainsi les retraités (57 %, - 8), marqués par la future hausse de la CSG. Les choses sérieuses commencent maintenant.


François Ruffin (LFI), élu député en trichant ?

François Ruffin aurait enfreint les règles du code électoral

Candidat de la France Insoumise dans la 1re circonscription de la Somme, lors des élections législatives du début du mois de juin
le réalisateur aurait continué à faire campagne la veille du scrutin,

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"
alors que la loi l'interdit formellement, rapporte France 3 Hauts-de-Seine.

Si le candidat ne s'est effectivement pas montré la veille du vote, ses équipes n'ont quant à elles pas cessé de faire campagne, révèle France 3. Porte-à-porte et manifestations de soutien auraient été organisés le samedi, dans sept communes de la circonscription.

Ces manœuvres ne sont pas proscrites, selon l'entourage LFI de François Ruffin.
Débraillé, donc insoumis !
"Ça a été vu avec notre avocat et la préfecture et c'est autorisé", a-t-il raconté (ci-contre, siégeant à la gauche du futur président de l'Assemblée, François de Rugy). Une information confirmée par la préfecture de la Somme et par le ministère de l'Intérieur. Le porte-à-porte est donc autorisé la veille d'un scrutin, seul le tractage est formellement prohibé, tout comme salir les adversaires en dernière minute. Des conditions qui, selon certains témoins, n'auraient pourtant pas été respectées par les militants du mouvement de François Ruffin "Picardie Debout".

Les comptes de campagne du réalisateur subversif de "Merci Patron" suscitent également quelques interrogations

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"50% de son budget proviendrait de donations, ont découvert ses adversaires, alors que le règlement les limite à 20%. 
France 3 précise tout de même que ces 20% ne s'appliquent qu'aux dons en liquide. La mandataire financière du candidat de la France Insoumise aurait d'ailleurs dû en renvoyer une grande partie pour demander en échange un chèque.

Ruffin "ne vivra pas avec le Smic"

"Il a d’autres sources de revenus"... a indiqué son camarade du groupe La France insoumise à l’Assemblée, Alexis Corbière, qui ironise sur la promesse de son collègue, un bien "bel exemple".
Le journaliste-réalisateur François Ruffin, élu député de la 1ère circonscription de la Somme, a en effet clamé qu’il se paiera au Smic, réservant le reste de ses revenus "à des oeuvres".
"Non, mais il ne vivra pas avec le Smic, François Ruffin. Il a d’autres sources de revenus. Il gardera l’équivalent d’un Smic sur sa pension de parlementaire", a précisé A. Corbière, interrogé sur le sujet par RTL.

"Moi je n’ai pas de patrimoine, je n’ai aucune famille qui a de l’argent, je ne possède rien à part un vélo. Je suis dans une situation comme beaucoup de gens. (...) Je ne m’enrichirai certainement pas mais j’aurai des conditions de travail qui me permettront d’avancer comme parlementaire", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.
"Il faut que chacun soit dans une réalité qui fait qu’il ne voit pas ses conditions de rémunération baisser et je ne crois pas que ce soit le cas de François Ruffin», a-t-il également insisté.

Incivilités au Palais Bourbon

Mardi 27 juin, les députés du groupe La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ne se sont pas levés dans l'Hémicycle et ont refusé d'applaudir le nouveau président à la fin de son discours inaugural au "perchoir".

L'insoumission des noeuds  
Pour la première séance de la législature, ces deux nouveaux députés "insoumis" ont décidé de s'opposer frontalement à la majorité présidentielle. Quelques heures auparavant, rejetant les "codes vestimentaires qui nous sont imposés" à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, François Ruffin ou encore Bastien Lachaud ont siégé dans l'Assemblée nationale sans cravate.

mercredi 28 juin 2017

Giflé en Bretagne, Valls livre sa version des faits

Pleurnichard, Valls se plaint de ses adversaires à la législative contestée

L'ex-Premier ministre se plaint d'avoir été sévèrement corrigé
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La position de la main n'étaie pas la thèse du coup de poing,
mais évoque plutôt une quenelle
Résultat de recherche d'images pour "Nolan Lapie"Il est brièvement revenu sur l'agression dont il a été la cible en janvier dernier, alors qu'il était en déplacement en Bretagne à la sortie de la mairie de Lamballe (Côtes-d'Armor), dont le maire PS, Loïc Cauret, ancien chauffeur routier de 64 ans, soutient aujourd'hui Emmanuel Macron. Christine Angot a prêté une oreille complaisante à Manuel Valls ...dans les colonnes de Libération ce mardi, au moment où il annonce qu'il quitte le Parti socialiste. 

"
J'ai eu mal. Il m'a fait mal. Tout le monde a dit 'c'est une gifle', mais non, c'était un coup de poing. C'est pour ça qu'il faut être solide", raconte Manuel Valls dans Libé. L'auteur de cette attaque, Nolan Lapie, ci-dessus, 18 ans, avait été condamné dans la foulée à trois mois de prison avec sursis. Un agresseur dont il a eu indirectement à faire lors des élections législatives, puisqu'il était suppléant de Dieudonné, candidat dans la même circonscription que lui dans l'Essonne.


Manu Valls n'aime pas les arabes, qui le lui rendent bien


L'extrême gauche diffuse l'information selon laquelle l'agresseur serait d'ascendance harkie
et qualifie Nolan Lapie de "porteur de valise des antisémites BBR en Bretagne".

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Une quenelle est un salut nazi inversé
L'ex-Premier ministre s'est par ailleurs indigné du silence de la candidate de la France Insoumise, Farida Amrani.
Au second tour, la candidate de Jean-Luc Mélenchon a reçu le soutien de ... Dieudonné. "C'est presque un angle mort. Comme on est du côté des plus faibles, on dit 'ce sont des victimes'. On croit qu'il faut se mettre de leur côté et on prend les voix. On est mal à l'aise, et on se retrouve à légitimer Dieudonné", a encore dénoncé Manuel Valls.

Cette prise de parole de Valls intervient au moment où le Conseil constitutionnel étudie la requête en annulation de son élection. 
Essonne : Amrani dépose un recours devant le Conseil constitutionnel contre l'élection de Valls
Farida Amrani, la candidate de La France insoumise (LFI), battue au second tour des législatives avec 139 voix d'écart, espère faire annuler le scrutin qui ouvre les portes de l'Assemblée à son adversaire. Elle dit avoir constaté plusieurs irrégularités lors du vote et disposer de preuves.Dans un contexte de participation faible (36,55 %) Manuel Valls (DVG) a obtenu 50,30 % contre 49,70 % pour Farida Amrani (La France insoumise).

Au total, son dossier comporterait plus d'une centaine d'éléments, notamment des photos sur lesquelles on peut voir des signatures douteuses sur les listes d'émargements. "Les signatures censées provenir de la même personne ne correspondent pas entre le premier et le second tour", souligne Farida Amrani qui possède également des clichés, où l'on verrait des bulletins de la candidate être déchirés dans plusieurs bureaux de vote.

La candidate battue aurait également reçu des vidéos avec des scènes d'intimidation appelant à voter Manuel Valls. "Des éléments crédibles et très sérieux, un dossier solide", assurent ses soutiens. Ce sera au juge de trancher et décider s'il invalide l'élection de Manuel Valls, mais la procédure pourrait prendre plusieurs semaines.
Interrogé sur le sujet alors qu'il faisait sa rentrée à l'Assemblée, l'ex-premier ministre s'est montré confiant. "Il n'y a eu aucune irrégularité, Je suis serein sur le résultat", a-t-il affirmé.
En
 attendant, la candidate affirme réfléchir à attaquer Manuel Valls, qui l'a accusée d'antisémitisme, pour diffamation. Or, depuis les années 2010, l'humoriste Dieudonné est considéré comme un militant antisémite.

Dieudonné était candidat aux élections législatives, où l’ancien Premier ministre Manuel Valls est arrivé en tête au premier tour. L'humoriste a obtenu 3,8 % des suffrages au premier tour dans la 1re circonscription (Evry-Corbeil-Essonnes). Et il a appelé à voter pour Farida Amrani (FI) au second tour. Un soutien "spontané et sincère", qu’il a annoncé dans une vidéo mise en ligne sur son site.

VOIR et ENTENDRE par les candides qui doutent que l'extrême gauche de Mélenchon puisse tenter de se faire élire avec des voix de l'extrême droite:
Ce dernier lui propose même de venir l’aider dans sa campagne d’ici au second tour.

mardi 27 juin 2017

Valls règle ses comptes avec le Parti socialiste

L'ex-socialiste juge "pathétique" l'attitude du PS

Entre Manuel Valls et le Parti socialiste (PS), le divorce est consommé

L'ancien Premier ministre socialiste avait souhaité "s'inscrire" dans le mouvement La République en Marche (REM) du président élu. Le 9 mai dernier, sur l'antenne de RTL, il avait annoncé son intention d'être "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin. Le PS lui avait retiré son investiture à la législative de juin, mais Emmanuel Macron avait laissé la porte close, acceptant seulement de ne lui opposer aucun candidat REM.

Manuel Valls avait également déclaré  "ce Parti socialiste mort", ajoutant qu'il "est derrière nous" et qu'il "doit se dépasser".

Et la dernière agression du député contesté de l'Essonne n'a fait que consacrer la rupture des relations avec Solférino. 
Sous la menace d'une procédure d'exclusion du PS pour non-soutien au candidat officiel du parti et son appel à voter pour Macron, Manuel Valls poursuit ses attaques en privé, comme le rapporte Le Monde ce samedi 13 mai. "L'histoire est finie pour le PS. Tout le monde le sait, mais on va quand même aux législatives en faisant semblant d'être toujours ensemble, c'est pathétique", aurait-il déclaré. 

La rupture semble donc bien consommée entre le paria et les 'has been' 

Il y a tout juste un an, Valls affirmait pourtant "rassembler la gauche". 
Quant au PS, le parti va devoir tenter de se reconstruire et sauver les meubles face aux critiques de son ancien ténor, aux départs d'une vingtaine de ses parlementaires vers les rangs de La République en Marche mais aussi face à la montée en popularité de La France insoumise. "Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer", avait récemment indiqué le leader de ce mouvement, Jean-Luc Mélenchon.

Le parti d'Epinay est mort et bien mort", aurait même acté le Premier secrétaire du PS, selon Europe 1
"Après le 18 juin, on fera le bilan de tout ça, mais il est clair qu'il faudra une reconstruction, voire une refondation, du Parti socialiste, aurait ajouté Jean-Christophe Cambadélis, 65 ans, éliminé dès le premier tour de la législative, avec ... 8,60 % des suffrages exprimés.

mardi 20 juin 2017

Macron rejette la responsabilité de l'abstention sur les autres partis

Macron réagit vivement au procès en illégitimité fait au pouvoir

Selon Macron, les autres partis n'auraient pas su mobiliser...

L'abstention aux élections législatives, qu'il dit regretter, résulterait du fait que, à l'exception du parti présidentiel (LREM, renforcé de socialistes et de LR), les autres partis n'ont pas su mobiliser les électeurs. "Evidemment, c'est un devoir citoyen d'aller voter", a souligné le chef de l'Etat, interrogé par un journaliste de l'émission Quotidien, sur TMC. Mais les évidences ne sont pas les plus communément partargées. 

Les autres partis seraient illégitimes ?

Tout est clair et simple pour le chef de l'Etat : les partis autres que le sien n'ont pas assez mobilisé, et se sont déplacés ceux qui défendaient la majorité présidentielle... "Et les idées que je porte", a estimé Macron 1er. 
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Ne laissez pas une minorité décider pour vous
"Donc, moi je regrette [que le peuple n'ait pas été plus mobilisé]. Je pense que c'est à la fois un devoir et que, si l'on veut que le débat s'organise au parlement et ailleurs, c'est une nécessité", a-t-il développé. 

L'abstention qui a établi le 18 juin un nouveau record historique lors du second tour des législatives, a atteint les 57%. Le premier tour avait déjà établi un premier record avec 51,3% d'abstention.

Une si faible représentativité à de quoi inspirer un fort doute sur la légitimité de l'Etat macronien...

lundi 19 juin 2017

Législatives: qui sont vraiment les candidats et les élus de La République en Marche?

Deux profils se distinguent dans les investitures d'En Marche

Deux profils bien distincts qui pourraient constituer les deux forces centripètes de la future majorité présidentielle


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Une étude lève le voile sur le profil réél des candidats de la République en Marche aux législatives. Le Cevipof a passé en revue les 529 candidats du parti d'Emmanuel Macron aux élections législatives et les étudiants du Centre de recherches politiques de Sciences Po ont publié mercredi 7 juin le résultat de leur enquête électorale sur les candidats investis par le parti d'Emmanuel Macron pour le scrutin des 11 et 18 juin. Sexe, âge, parcours politique, origine sociale, métier des 529 impétrants désignés par la commission nationale d'investiture d'En Marche.

Deux portraits robots se dégagent: 
le candidat " novice en politique " est une femme aisée de 44 ans, sans affiliation politique, qui travaille dans le privé
le " candidat expérimenté en politique "  est un homme de 51 ans issu de la classe moyenne , mais un haut fonctionnaire  qui s'est formé dans les assemblées territoriales et les cabinets ministériels et a donc déjà occupé un mandat électif, plutôt de gauche. 

Les enquêtes d'opinion qui travaillent sur l'image de la République en Marche annoncent une entrée fracassante du parti présidentiel à l'Assemblée nationale, mais ces groupes plutôt homogènes qui constituent les deux pôles antithétiques pourraient cohabiter dans la nouvelle majorité macronnienne, mais sans se mêler. Les premières inquiétudes apparaissent d'un risque de rivalités, de  frictions et d'incohérence. 
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Les élus de la droite républicaine seront plus nombreux
qu'annoncés par les sondages
Promesse tenue pour Emmanuel Macron, la parité progresse
Avec 267 femmes-candidates contre 262 candidats-hommes, le mouvement du président de la République respecte une stricte parité hommes-femmes aux législatives. Un constat qu'il convient toutefois de nuancer. 
Les femmes sont plus nombreuses parmi les candidats " novices " – ceux qui n'ont jamais occupé de mandat électif – que chez les politiques "expérimentés" puisqu'elles représentent 57% des candidats n'ayant jamais eu d'expérience politique. Selon Le Monde qui a également étudié de son côté le profil de ces candidats, la République en Marche présente également plus de femmes que d'hommes dans les circonscriptions les plus défavorables (60%)
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Des candidats plus jeunes constituent un des aspects du renouvellement promis par le nouveau président de la République: les candidats de la République en Marche sont plus jeunes que les députés de la majorité socialiste sortante. Leur moyenne d'âge est de 47 ans contre 54,6 ans pour les parlementaires élus en 2012. La doyenne, candidate en Haute-Garonne, a 72 ans et la plus jeune, 24 ans. 

Là encore, l'âge varie selon l'expérience politique des candidats. L'âge moyen des " novices " est de 44 ans contre 51 ans pour les candidats qui ont déjà occupé un mandat électif. 

Une assez forte proximité avec le Parti socialiste
La promesse du " ni droite ni gauche " est partiellement tenue. S'il vaudrait mieux parler d'un "et de droite et de gauche", selon la fameuse antienne du chef de l'Etat, les candidats issus du Parti socialiste sont surreprésentés par rapport à leurs camarades de droite. Au total, près d'un tiers des candidats présentés par la République en Marche viennent de la gauche prise dans son sens large (avec Europe-Ecologie-Les Verts) dont 24,8% du PS. Parallèlement, ils ne sont que 15% issus de la droite (Les Républicains, UDI, divers droite) et 12,3% du Modem. Au total, 45% des députés macroniens sont des déserteurs de droite ou de gauche.

Les candidats de LREM ne sont pas autant issus de la "société civile" que proclamés
39,7% n'ont aucune proximité politique particulière. Si près de 40% des candidats de la République en Marche n'ont aucune affiliation partisane, cela ne veut pas dire qu'ils n'ont aucune expérience politique, tentent selon ceux qui tentent de nous rassurer : un élément de langage qui tend à combattre l'idée que l'inexpérience des nouveaux députés ajoutée au taux historiquement élevé de l'abstention  fragilise l'autorité du président Macron en entamant gravement sa légitimité. 
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222 candidats investis par En Marche ont déjà occupé un mandat électif, du conseiller municipal au député-maire, fait-on savoir avant le second tour. 
Parmi les 25 députés qui se présentent sous les couleurs de La République En Marche, 21 viennent du PS, 2 du PRG, 1 d'EELV et 1 seulement de Les Républicains (Bruno Le Maire). Mais les 300 autres candidats estampillés " société civile " ont -pour certains !- bénéficié d'expériences dans l'entourage d'élus locaux ou nationaux. D'autres ont été assistants parlementaires. Enfin, un bon nombre de candidats – près d'un tiers – ont déjà fait l'expérience d'une "socialisation politique": à la tête d'une association, d'une chambre de commerce et d'industrie, de services municipaux et des syndicats ou mutuelles étudiants (Fidl, Fage, UNEF, LMDE) ou des mouvements de jeunes politiques (MJS, par exemple)… 
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Des candidats issus d’un milieu aisé
C'est le principal échec du renouvellement porté par En Marche. Les candidats sélectionnés sont en grande majorité issus des classes sociales supérieures à ...68,6%. Les classes moyennes ne représentent que 23% du total des candidats investis et les classes populaires 8,5%. Dans le détail, La République En Marche n'a désigné que… 0,2% d'ouvriers et 0,9% d'employés. Guère mieux du côté des agriculteurs -constamment cités - mais qui ne représentent que 2,3% des candidats La République en Marche. 

Les cadres du privé sont les mieux pourvus et pèsent pour plus de 20% des candidats investis. Les chefs d'entreprises sont aussi en bonne position constituant près de 17% des candidats. 
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Un rééquilibrage public-privé
C'est la correction d'un travers largement critiqué de l'Assemblée nationale: s'ils sont élus les 11 et 18 juin prochains, les candidats choisis par le parti d'Emmanuel Macron apporteront un rééquilibrage entre secteur public et secteur privé. La République en Marche présentera en moyenne 60% de candidats issus du secteur privé. Un petit séisme, quand on sait qu'en 2012, les fonctionnaires représentaient 55% des candidats élus. 
Un choix qui se ressent dans la formation des candidats: alors qu'on compte seulement 8 anciens élèves de l'ENA, 2 anciens élèves de l'Ecole normale supérieure, et 2 anciens polytechniciens, les anciens étudiants d'écoles de commerce devraient faire leur entrée en force à l'Assemblée nationale. Ils sont 54 candidats au total à avoir suivi une formation commerciale. 26 anciens de Sciences Po Paris et 14 anciens d'un Institut d'études politique de Province ont également été désignés, avant d'avoir le temps de tenter d'accéder à l'ENA ou pour avoir à la suite de leurs études suivi un parcours privé pour la plupart.