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vendredi 8 mai 2020

LREM risque de perdre sa majorité absolue à l'Assemblée

Le parti du président est menacé de sécession

Après des velléités de départ, une vingtaine de députés de la majorité présidentielle envisage de quitter les bancs macroniens pour de bon et de former un nouveau groupe avec une trentaine d'autres députés. 

L'initiative pourrait voir le jour dans la semaine à venir.

Crise sanitaire, crise économique et bientôt crise politique. Alors que le groupe LREM a déjà perdu 18 députés depuis le début de la législature, les troupes macronistes à l'Assemblée nationale pourraient subir un nouveau coup de semonce la semaine prochaine. Selon une information des Echos confirmée au Figaro, une vingtaine d'élus marcheurs s'apprêteraient à faire sécession et à rejoindre un neuvième groupe parlementaire, baptisé «Écologie, démocratie, solidarité». Au total, cet espace pourrait fédérer une cinquantaine d'élus, dont le principal point commun sera d'être en rupture avec certaines orientations prises par Emmanuel Macron depuis le début du quinquennat et avec le fonctionnement de la majorité présidentielle.

Parmi eux se trouvent notamment l'ex-socialiste Aurélien Taché (LREM ; Val d'Oise), connu pour ses sorties polémiques sur l'islam et la laïcité, ainsi que Guillaume Chiche (LREM ; Deux-Sèvres), qui porte aussi la fibre sociale sur l'aile gauche de la majorité. Mais aussi Matthieu Orphelin (ex-LREM ; Maine-et-Loire), l'écologiste proche de Nicolas Hulot... Et peut-être même Cédric Villani (ex-LREM ; Essonne), le mathématicien qui s'est présenté en dissidence à Paris, connaissant pour ce qu'il est, Benjamin Griveaux, candidat de l'Elysée, mais sexuellemment perturbé et ayteur de sex-tape de masturbation.
Aidés de l'ancienne ministre socialiste Delphine Batho (Deux-Sèvres), ils pourraient être suivis par un certain nombre de collègues moins médiatiques, comme Emilie Cariou (LREM ; Meuse), Claire Pitollat (LREM ; Bouches-du-Rhône), ou encore Fiona Lazaar (Val d'Oise).

L'initiative, en germe depuis plusieurs semaines, était censée voir le jour au lendemain des municipales - soit à la fin du mois de mars. Mais le ver a progressé dans le fruit blet avec le coronavirus, qui a entraîné le report du second tour du scrutin. "Certains se sont découragés", confirme l'un des instigateurs de l'opération. Désormais, alors que la première phase du déconfinement aura lieu le lundi 11 mai, la politique reprend ses droits. "Tout est encore en discussion, mais ce nouveau groupe verra le jour. Reste à savoir quand, et quel sera le format", confie-t-on de source parlementaire. En clair : le divorce a été acté, mais le calendrier définitif et les modalités restent encore à définir. L'hypothèse d'une conférence de presse le 18 ou le 19 mai circule.

A l'Elysée, on cherche à minimiser l'ampleur de cette rupture

Selon le texte fondateur de ce nouveau projet, les signataires entendent "répondre à l'urgence écologique, moderniser la démocratie, (et) réduire les inégalités sociales et territoriales". Déterminés à «faire entendre (leur) voix dès la préparation du plan de relance et de transformation de notre pays et de l'Europe», ils s'engagent à être «pleinement opérationnels dès le 1er juin» prochain. «Ni dans la majorité, ni dans l'opposition», le groupe se présente comme «une force exigeante, prête à construire avec le gouvernement et la majorité chaque fois qu'ils seront à l'écoute de (leurs) propositions, comme avec tous les bancs politiques, pour construire une majorité d'idée». Contactée, l'une des députées macronistes pressentie pour intégrer ce futur groupe indique qu'elle reste «pleinement engagé auprès d'Emmanuel Macron». «Mais le groupe LREM, c'est n'importe quoi.» «Ce ne sera pas un groupe de déçus de LREM, nuance l'un des artisans de ce nouveau groupe. Libertés publiques, démocratie et inégalités seront nos trois piliers. On aidera la majorité quand ça va dans le bons sens, et on s'opposera quand on sera en désaccord. Notre but est de renouer avec les fondamentaux de la campagne de 2017." L'écologiste Matthieu Orphelin est pressenti pour prendre la tête de ce groupe parlementaire. L'idée d'une "co-présidence femme-homme" circule aussi.

La présidence du groupe majoritaire, de son côté, la joue serein. 
"Personne n'a remis sa démission", fait dire Gilles Le Gendre. "Ce projet est évoqué depuis plusieurs semaines. Nous restons une majorité forte, d'autant plus avec nos partenaires de jeu du MoDem" Dans un long message adressé à ses troupes, Gilles Le Gendre, président d'un groupe artificiellement aggloméré, les a invitées à "la plus grande prudence". Anticipant les risques politiques d'une scission, l'élu a toutefois mis en garde, estimant qu'une telle initiative "constituerait une double rupture de confiance" vis-à-vis du chef de l'Etat mais aussi des électeurs. "Toute tentative de division ferait obstacle à ce que les Français attendent aujourd'hui de leurs dirigeants", prévient Le Gendre, un specialiste pour mettre des mots dans la bouche de ces Français préoccupés de leur survie dans la pandémie.

Autour de Macron, certains cadres de la majorité cherchent évidemment à minimiser l'ampleur de cette rupture. "On retrouve vraiment tous ceux qui n'ont pas compris ce qu'est le dépassement, et qui n'ont pas tiré d'enseignement du discours du président sur les nouvelles perspectives dressées. Au lieu de travailler le groupe, ils préfèrent agir en commentateurs depuis l'extérieur", assène quelqu'un qui se dissimule. 

Quoi que disent les uns et les autres, si ces défections annoncées se concrétisent cette fois, LREM perdra la majorité absolue (289 députés), qu'elle détenait pourtant à elle seule depuis 2017. "C'est un faux sujet, car avec le soutien constant du MoDem et l'appui solide d'Agir!, la majorité dans son ensemble est largement assurée", veut croire Macron. A condition de ne faire aucun fzux pas. Et de se dévarrasser des bouffons du gouvernement, de Ndiaye à Castaner, sans épargner les malfaisants, Le Drian, Schiappa et Pénicaud.


lundi 10 février 2020

Parti du président: encore deux députés prennent la tangente

La majorité meurtrie du président se rétrécit comme peau de chagrin 

Les partants reprennent leur indépendance de LREM

Les 13e et 14e départs du groupe du président à l'Assemblée nationale interviennent alors que la majorité est ébranlée par une énième polémique, celle autour du congé pour le deuil parental dont ils ont rejeté l'extension. Macron qui a suggéré un signal d'inhumanité doit recevoir les élus de son mouvement mardi pour tenter de retisser du lien.

L'hémorragie intérieure du groupe de la majorité n'est pas jugulée.
Gilles Le Gendre n'y a rien pu : les séparations de corps de Frédérique Tuffnell et de Xavier Batut, avec le parti présidentiel sont consommés: ils ont choisi de se "mettre en retrait", tout en restant apparenté au groupe.

Ayant atteint un "point de non-retour" l'élue de Charente-Maritime annonce qu'elle quitte à la fois le parti et le groupe La République en marche.
 Elle n'est plus soumise à La République en marche (LREM) depuis février 2020, expliquant qu'elle a connu "une grande frustration du fait du manque d’appétence du groupe pour les sujets environnementaux", et ne plus croire en la capacité de Macron à "faire bouger les lignes de l’intérieur".


Avec le claquement de porte du député de Seine-Maritime, ci-contre, les effectifs du groupe LREM tombent à 300 membres et apparentés à l'Assemblée contre 314 en 2017 (en comptant le président de l'Assemblée Richard Ferrand), la majorité absolue étant à 289 sièges. Un nouveau coup dur pour le mouvement de Macron. 

"C'est certain, ce n'est pas une séquence facile", constate un ministre anonymé après cette nouvelle semaine de remous dans la majorité, avec notamment des députés en colère, dont certains, pour la première fois, s'en sont pris au chef de l'Etat. "Je n'ai jamais vu ça, c'est plus fort que d'habitude", confie un cadre du groupe.

A un mois des municipales, il est "urgent de remotiver les troupes"

Macron va donc tenter de  reprendre sa majorité en mains. Députés, sénateurs, et même députés européens, sont convoqués à l'Elysée mardi soir. "Il va falloir qu'il la joue fine, et surtout pas qu'il les vexe encore plus", s'inquiète un conseiller ministériel. Car en Macronie, "on est conscient que plus les semaines passent, plus la majorité perd des députés. Il est urgent de redéfinir une ligne, de remotiver les troupes. Encore plus après cette semaine horribilis", dit un député. 

Un "cadre" de la majorité préfère en sourire, mais dissimule son identité :
"On a fait Règlement de comptes à OK Corral la semaine de la mort de Kirk Douglas". Un cinéphile ? 
Il notera qu'aux Oscars 2020, la France s'est pris un râteau avec 'Les Misérables' qui devait y faire un malheur : le film de Ladj Ly reste un chef d'oeuvre, mais seulement en Seine-Saint-Denis. La meilleure chance française de récompense été battue par 'Parasite' dans la catégorie meilleur film international.
Montfermeil va-t-elle brûler des voitures ?

lundi 3 février 2020

Congé pour décès d'un enfant : Aurore Bergé insulte les indignés de la pingrerie LREM

Aurore Bergé rétablit le "mur des 'cons' ” pour les détracteurs de la soumission des PlayMobil de Macron 

Les parlementaires couchés et décérébrés sont juste des "députés loyaux"

« Salut les Terriens » : la députée Aurore Bergé attaquée sur sa tenueEn charge de la "riposte", la députée et porte-parole du parti du président est surmenée par la série de couacs au gouvernement et l'ode à la loyauté de la girouette politique de l'hémicycle laisse sans voix, en attendant Schiappa... Cette mère de deux enfants (en 2016) a refusé que ses collègues portent à eux-seuls le refus de la majorité d'allonger le congé de deuil après le décès d'un enfant.

L'hégémonie obtuse des élus de Macron s'abat sur des centristes !

Aurore Bergé monte en première ligne pour défendre les godillots. La  porte-parole de LREM est revenue sur le scandale créé jeudi 30 janvier à l'Assemblée nationale. La majorité avait refusé une proposition de loi du groupe UDI-Agir qui demandait d'allonger de cinq à douze jours le congé de deuil après le décès d'un enfant. 
Bien que l'opposition s'attende au rejet systématique de ses propositions de loi par la majorité macronienne, ce sont des alliés aux municipales qui sont maltraités. 

Le rejet avait soulevé une telle vague d'indignation que, samedi, Macron avait dû lui-même demander au gouvernement de revoir sa position et "de faire preuve d'humanité". Dans l'exécutif, certains auraient déploré l''indécence de la majorité, faisant redescendre Macron de ses sommets, et auraient taclé - entre deux portes, souvent sous couvert d'anonymat - l'amateurisme des députés LREM désincarnés.

mercredi 18 décembre 2019

Qui est ce député qui démissionne de LREM et s'affiche auprès de Marion Maréchal-Le Pen ?

Le député LREM Joachim Son-Forget a démissionné du groupe présidentiel

Membre de l'UDI-Agir associé à LREM, il rejoint les non-inscrits


Le député fait état d'une "amitié naissante" avec la petite-fille de Jean-Marie LePen et et nièce de la patronne du RN, ancienne députée FN Marion Maréchal.
"Je quitte le groupe parlementaire UDI-Agir et indépendants et siégerai à l'Assemblée nationale comme député non inscrit pour maintenir mon indépendance politique, dans un cheminement ouvertement à droite", écrit sur Facebook le représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein, connu pour ses coups d'éclat sur les réseaux sociaux.

Joachim Son-Forget reproche notamment au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde d'avoir surréagi à une photo de lui avec Marion Maréchal qu'il avait publiée le 11 décembre sur son compte Twitter. Il a précisé avoir déjà rencontré la nièce de Marine Le Pen il y a quelques semaines.
Les "positions et postures" de J. Son-Forget "ne nous engagent pas," avait indiqué Jean-Christophe Lagarde, commentant la photo et rappelant "l'incompatibilité entre l'UDI, qui représente le centre droit, et toute forme d'extrême-droite, d'intolérance ou d'europhobie ou de xénophobie".

Mme Maréchal, "c'est quelqu'un que j'apprécie. C'est une amitié naissante", a confirmé Son-Forget, qui "trouverait intéressant de faire une conférence" devant l'école de sciences politiques fondée à Lyon par l'ancienne députée d'extrême droite. "C'est quelqu'un d'intelligent, d'ouvert, de prête à se remettre en question", développe-t-il dans une vidéo. Lire en creux que c'est tout ce dont Lagarde ne peut se prévaloir...

J. Son-Forget réaffirme "en même temps" son "soutien" à Macron 

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Son-Forget décoré par le président de
la République du Kosowo
Le député avait démissionné le 29 décembre 2018 du groupe LREM à la suite d'une polémique née de tweets qualifiés de sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, elle-même brut de décoffrage.

Revendiquant sa "liberté de pensée", il a depuis lancé un parti politique nommé "Valeur Absolue". Son slogan "Je suis Français et Européen" est une réplique aux accusation de Lagarde.

jeudi 20 juin 2019

Municipales : ces députés LREM quitteraient volontiers l'Assemblée

Seraient-ils donc animés par la volonté d'être utiles et indépendants ?

Une cinquantaine de députés LREM de la majorité présidentielle infantilisée est intéressée par une investiture aux municipales

Si certains ont déjà fait acte de candidature, d’autres disent encore réfléchir. 
La République en marche a dévoilé ce lundi une première salve d'investitures, officialisant notamment celles de deux députés, à Toulon et à Perpignan.

A l’Assemblée, ils échangent, se donnant des conseils sur comment recouvrer leurs libertés d'agir et de penser. Un petit groupe a même créé une boucle Telegram "Municipales : Haut les cœurs". Sont-ils davantage attirés par un mandat de maire ou lassés par celui de député ? Ancien élu socialiste (premier adjoint au maire PS de la ville de Metz, vice-président de Metz Métropole et conseiller régional socialiste de Lorraine, 2010-2015), Richard Lioger, député de Moselle (en octobre 2016, il brigue l'investiture du parti socialiste pour l'élection législative de juin 2017 sur la troisième circonscription de la Moselle mais est contraint de renoncer, la circonscription étant réservée à une femme, ce qui oriente cette victime de la parité vers En Marche!), évoque un "déchirement" entre les deux mandats. "Cela a été très dur de choisir. J’ai adoré mon expérience de député, mais j’ai été président d’université, premier adjoint, j’ai un tropisme pour gérer une ville." Il est donc candidat pour l’investiture à Metz.

Pour le Réunionnais (né d'un père comorien - arrivé en kwassa-kwassa, dénigré par Macron : lien PaSiDupes - et d'une mère réunionnaise) Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, "ne pas aller à Marseille, ce serait me trahir. En termes d’incarnation politique, je suis le 'Marseille réconcilié', je suis un gamin des quartiers Nord qui a réussi à devenir député" du parti du "président des riches". L’élu n’aurait pas de regrets à l’idée de quitter le Palais Bourbon en mars, "ce que je porte à l’Assemblée nationale, d’autres le portent aussi; on est plus de 300 députés ici, c’est plus facile de me remplacer".

Ancienne responsable des relations extérieures de Bouygues Telecom, Anne-Laurence Petel n'est pas une élue de la 'société civile' comblée par LREM: élue du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), elle se verrait bien parachutée à Aix-en-Provence. Elle n'avoue pas de déception sur son expérience de parlementaire, mais "quand vous êtes députée, vous n’avez pas l’application immédiate et concrète de ce que vous faites. Aussi, le défaut de cette fonction, c’est que vous devez vous spécialiser. Quand vous êtes maire, vous avez une vision transversale du quotidien des gens."

Anne-France Brunet, députée de Loire-Atlantique et candidate à l’investiture à Saint-Herblain, actuellement gérée par un socialiste (Jean-Marc Ayrault en fut déjà le maire pendant douze ans, jusqu'en 1989), est sûre que son mandat au Palais Bourbon est un atout dans cette campagne. "J’ai cette expérience du législatif et j’ai cette connaissance des réformes; je pourrais faire le lien avec le travail de l’Assemblée nationale" et revêtir la dépouille du PS.

Alors que le parti a dévoilé une première série d'investitures ce lundi - dont celles d'une ex-secrétaire départementale des Jeunes communistes, il y a seulement dix ans, puis candidate malheureuse aux élections régionales de 2015 sous l'étiquette du PS au côté de ...Christophe Castaner (tête de liste nettement distancée, il décidera de laisser la voie libre à Christian Estrosi), exclue du PSCécile Muschotti, 31 ans, à Toulon, et d'un objet sous-marin non-identifié à la dérive de partis politiques tels que, successivement, le Parti socialiste, l'UDI et Les Républicains, Romain Grau, chef d'entreprise à Perpignan, avec les soutiens logiques du député de la 4e circonscription Sébastien Cazenove, ainsi que de Frédérique Lis, la référente départementale de LREM66, tout comme de l'Alliance Centriste 66, qui a quatre députés inconnus de l'ancienne composante de l'UDI), ainsi qu'Agir!, dont le référent de la région Occitanie -, voici une liste non exhaustive des députés candidats déclarés ou présumés.

Le tropisme de la députation reste à embryonnaire à LREM...

Ceux qui sont officiellement déclarés :
- Paris : Benjamin Griveaux, Hugues Renson (actuellement vice-président de l'Assemblée nationale), Mounir Mahjoubi et Cédric Villani, soit trois anciens membres du gouvernement
- Aix-en-Provence : Anne-Laurence Petel
- Annecy : Frédéric Lardet
- Besançon : Eric Alauzet
- Grenoble : Emilie Chalas
- Le Mans : Pascale Fontenelle-Personne
- Lille : Valérie Petit
- Marseille : Saïd Ahamada
- Metz : Richard Lioget
- Nantes : Sophie Errante
- Narbonne : Alain Perea
- Saint-Herblain : Anne-France Brunet

Ceux qui n'ont pas encore dit non :
- Avignon : Jean-François Césarini

- Cherbourg : la franco-tunisienne Sonia Krimi est une élue dont la candidature dissidente dans l'ancienne circonscription du socialiste Bernard Cazeneuve a reçu le soutien de nombreux militants macroniens

- Dijon : Didier Martin, membre co-fondateur de l'Observatoire de la laïcité de Bourgogne Franche-Comté, est en délicatesse avec la justice depuis fin mai 2017, quand le Parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire contre lui pour tentative d’escroquerie au jugement dans la procédure de licenciement d’une salariée, soupçonné d'avoir demandé à des employés de rédiger de faux témoignages pour faire licencier une salariée. Il nie en bloc et parle de "complot politique, organisé par [s]es adversaires". L'enquête note également "de nombreuses notes d’hôtels et de restaurants [qui] interrogent, réglées avec la carte bleue de l’Office du tourisme, donc de l’argent public". Néanmoins, le procureur de la République de Dijon, Eric Mathais (élu à l'unanimité président de la Conférence des procureurs de la République, en octobre dernier), considère les charges insuffisantes pour la poursuite de l'instruction de ce médecin réputé, membre de la majorité et classe la plainte sans suite

- Limoges : un ancien pilote de ligne, salarié de Jetfly, Jean-Baptiste Djebbari, à la place d'un socialiste

- Louviers : le vice-président du groupe LREM chargé des relations institutionnelles et avec les territoires, Bruno Questel, ancien membre du Parti radical de gauche et ex-adhérent du Parti socialiste (PS) en 2005

- Nice : Cédric Roussel

- Poitiers : ancien militant du Parti socialiste Sacha Houlié, 30 ans, co-fondateur en 2015 des 'Jeunes avec Macron' (pendant le quinquennat de Hollande), et délégué national d'En marche ! à son lancement en 2016, il a pourtant été vice-président de l'Assemblée nationale de juin à décembre 2017
- Villeurbanne : un entrepreneur de 60 ans (cofondateur de la société Infogrames), proche de Gérard Collomb, Bruno Bonnell avait été chargé de mission par Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en 2012 et responsable d'un projet fumeux nommé "34 plans Nouvelle France industrielle", nom donné aux "plans de réindustrialisation de la France", mis en place successivement en septembre 2013 par le président François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, puis en mai 2015, pour la seconde phase du programme lancée par Emmanuel Macron, mais fait partie de ce qui tarde cruellement à produire ses premiers effet, après sept années 

Comment La République en marche compte-t-elle se régénérer à l'Assemblée 
On sait en effet par Le Parisien que les collabos Agir! de LREM reprochent à la majorité "une politique trop centralisatrice, pas assez favorable aux classes moyennes et un manque d’effort pour assainir les finances publiques"... Mais tout est toujours possible avec ces juppéistes (Frédéric Lefebvre, Fabienne Keller, Laure de La Raudière, Claude Malhuret), puisque Franck Riester a été récompensé du porte-feuille de la Culture et semble se trouver bien au gouvernement, sans qu'on sache ce que, pour lui, à ce ministère, signifie "agir"...

jeudi 20 décembre 2018

Les députés légifèrent à-tout-va, sous la pression populaire : n'importe comment

Ce député de la majorité présidentielle ne mâche pas ses mots contre l'absence de convictions du gouvernement

Matignon annule des mesures censées accompagner la Transition écologique
et pourtant annoncées au début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes
Orphelin de Nicolas Hulot

Le député Matthieu Orphelin a beau faire partie de la majorité, sa parole est libre. A la différence des gogillots, il n'hésite pas à critiquer publiquement les choix du gouvernement quand ils desservent la transition écologique. Or, ce proche de Nicolas Hulot n'a visiblement pas apprécié l'abandon des mesures promises par le premier ministre au tout début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes.
Les mesures annoncées en novembre par le gouvernement, dans une première réponse aux gilets jaunes, et auxquelles Matignon avait dit mardi après-midi renoncer en partie, sont finalement toutes maintenues, a annoncé l'entourage du locataire de Matignon, Edouard Philippe.
"Après discussion avec les parlementaires de la majorité [qui ont exprimé leur saturation des incessants changements de position de l'exécutif qui les mettent en porte-à-faux face à leurs électeurs], le gouvernement maintient l'ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L'accompagnement de la transition écologique sera l'un des enjeux clefs du futur grand débat national", a même indiqué cette source.
Interrogé par la presse après le revirement de Matignon, Matthieu Orphelin a salué "une excellente nouvelle, car ce sont des mesures très adaptées pour accompagner les ménages dans la transition énergétique". Et d'ajouter: "C'est très bien que le dialogue entre le gouvernement et les parlementaires de la majorité soit fructueux"...
"Renoncer à des mesures pour accompagner la Transition énergétique, comme la super-prime pour les gros rouleurs, est à mon sens une VRAIE ERREUR". 

Stakhanovimse macronien : le bonheur d'aller au charbon
pour le petit père des députés LREM
"Et inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle. Sans parler de la forme", s'est-il désolé, ce mardi 18 décembre, quelques minutes après l'annonce de l'abandon de ces mesures.

Matignon a en effet annoncé renoncer à une partie des mesures promises par Edouard Philippe mi-novembre au motif que certaines d'entre elles ne s'imposent plus, notamment en raison de l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

130 millions d'euros économisés

Dans le budget 2019 en cours d'adoption à l'Assemblée nationale, l'exécutif compte notamment renoncer à l'extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires. 

Autres mesures abandonnées: "Le relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion" pour les gros rouleurs, confirme l'entourage du Premier ministre.

Même chose pour l'extension du chèque énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires qui est annulée. Autant de mesures qui avaient été saluées par plusieurs élus à tendance "écolo", membre de la majorité ou non.

En revanche, la hausse de 50 euros en moyenne du chèque énergie au 1er janvier pour les bénéficiaires actuels ainsi que la "surprime" à la conversion des voitures pour les foyers modestes sont maintenues.

Au final, ces renoncements vont permettre d'économiser 130 des 500 millions d'euros que devaient coûter ces premières mesures au total. Depuis l'exécutif a annoncé diverses mesures de pouvoir d'achat pour plus de 10 milliards d'euros.

"Nous avons sûrement fait une erreur sur le séquençage et la lisibilité des mesures", selon Orphelin : le moins que l'on puisse dire !

Supercherie sur le SMIC

La hausse du SMIC de 1,5 % au 1er janvier prochain, adoptée par décret en conseil des ministres, ce mercredi, n'est pas un coup de pouce, mais une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier et employé.... Si le gouvernement a annoncé une augmentation du salaire minimum de 100 euros net, il devrait à l'honnêteté de dire que l’objectif sera atteint grâce à la revalorisation de la prime d’activité, mais sans "coup de pouce " notable.
Le SMIC horaire est porté de 9,88 à 10,03 euros, et le Smic mensuel de 1.498 à 1.521 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires, soit 16 euros à 1.204 euros net.
Le petit bricolage du gouvernement autour de la hausse du SMIC.
Il ne s'agit plus de valse-hésitation ou de reculade, mais d'entourloupette. La carbistouille de Macron consista à affirmer que le Smic allait augmenter de 100 euros par mois en 2019: puisque la majeure partie de cette hausse est en réalité liée à la prime d’activité, une prestation sociale, ce qu'il ne peut ignorer, il a essayer de faire passer des vessies pour des lanternes. Mais s'il n'entend pas les Français, eux l'ont décrypté: ils ont compris que l'augmentation du revenu des travailleurs au Smic ne sera donc pas automatique.

Et Macron a une telle estime de ses contemporains qu'il a continué dans sa tentative pour les rouler dans la farine.
"Le salaire d’un travailleur au Smic augmentera [...] sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur" ? La petite phrase d’Emmanuel Macron prononcée lundi soir 10 décembre a aussitôt été reprise, tête baissée par les ministres et les députés LREM pour montrer avec satisfaction et enthousiasme qu’avec cette hausse significative, le gouvernement avait entendu cette doléance des "gilets jaunes".
Preuve que les prétentieux législateurs de la majorité présidentielle n'y comprennent goutte, autant qu'ils sont, l'imbécile heureux Benjamin Griveaux a twitté plus vite que son cerveau : 
On dit Macron intelligent, mais ce ne serait au final qu'enflure gazeuse.
Si la bande à Gilles Le Gendre est "trop intelligente et subtile", alors le Français moyen est un génie. Car, à y regarder de plus près, la phrase d’Emmanuel Macron comporte une contradiction, une ambiguïté, voire une erreur. Le président évoque en même temps une hausse du "salaire" (le Smic), et l’absence de conséquences financières pour l’entreprise. Pourtant, en théorie, toute augmentation de salaire se traduit par une augmentation du coût supporté par l’employeur (hors mesures d’allègements de charges).

L'ancien conseiller de Hollande croit-il qu'une augmentation du "revenu" est une hausse du "salaire"?
L’exécutif a réalisé un tour de passe-passe tordu pour gonfler sa mesure. Il suffit d’écouter l'illustre Benjamin Griveaux, ce mardi 11: "le décompte des 100 [euros], c’est 20 euros de baisse de charges [réalisées en 2018 pour tous les salariés] et 80 euros de prime d’activité," a détaillé le porte-parole du gouvernement sur RMC. 
Autrement dit, 80 % de la "hausse" du Smic provient d’une prestation sociale (la prime d’activité)… qui n’est pas un salaire. Pour rappel à l'ex-patron de Bercy, et à Benjamin-le-Turlupin.

mardi 18 décembre 2018

Patron des députés macroniens : le gouvernement a été "trop intelligent" et "trop subtil" pour les Gilets jaunes

L'odieux Gilles Le Gendre, emblématique de la majorité présidentielle

Ce cuistre est un ancien journaliste...

Défaut constitutif de la majorité présidentielle, elle a été désignée, au mieux sur des mal-entendus, au pire, par tromperie sur la marchandise.
Ce qui était "justifié par la situation des finances publiques"n'avait "manifestement pas été compris" par une partie des Français, lâche - comme un vent-  le patron des députés LREM, invité de Public Sénat. Référence à la "pensée complexe" du président, véhiculée par ses charrettes de députés envoyés en mission sur les terres barbares à évangéliser et incomprise des alcooliques bretons, des Marseillais de mauvaise foi ou des fainéants corses, comme des crétins des Alpes, qui les ont portés au Palais Bourbon...

Cette semaine, Macron et Philippe se sont succédé dans les media pour s'auto-flageller sans plaisir, reconnaître quelques-unes de leurs "erreurs" et tenter d'endormir les "gilets jaunes" les plus jaunes, au sens syndical de 'vendus'. Le premier l'a fait au travers d'une allocution présidentielle larmoyante de jésuite commis d'office à un prêche d'enterrement, lundi soir, et le second, dans un entretien entre amis avec Les Echos, publié dimanche soir. 

Mais le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, est venu chambouler le tout

Pour livrer son analyse, le fat a cru bon de changer de registre, sans se départir de son naturel, lundi matin sur Public Sénat. La prétention et la fatuité sont deux marqueurs de l'ADN macronien.

"Nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons", a d'abord expliqué ce militant pour Valéry Giscard d’Estaing lors de la campagne présidentielle de 1974. 
Il a ensuite ajouté: "Et une deuxième erreur a été faite, dont nous portons tous la responsabilité (...): le fait d'avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques, dans les mesures de pouvoir d'achat." 
Christophe Castaner, alors secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, avait déjà placé au plus haut  - et astiqué frénétiquement - la barre, dans sa déclaration d'amour à Emmanuel Macron : "Tout en lui est fascinant, son parcours, son intelligence, sa vivacité et même sa puissance physique." (Le Point, 29/09/17).

"Nous avons saucissonné toutes les mesures favorables au pouvoir d'achat dans le temps.
C'était justifié par la situation des finances publiques mais manifestement ça n'a pas été compris". 
Le Gendre écrase la concurrence pour le prix "Press Club, humour et politique" jusqu'à la fin du quinquennat de son total mépris pour ses concitoyens, au degré climacique du plaisir solitaire.

L'opposition monte immédiatement au créneau

Résultat de recherche d'images pour "chamboule tout"
Invité à préciser si l'expression «trop intelligents» signifiait que les Français sont des abrutis incapables d'intégrer ces mesures, il a répondu d'un "Non" lapidaire et hautain. 
"Mais quand vous expliquez que les charges sociales vont baisser en deux fois, que la taxe d'habitation va baisser pour 80% des Français mais que pour ces 80% ça se fera en trois fois, etc., etc., manifestement, vous perdez tout l'effet positif des mesures de pouvoir d'achat", a-t-il avancé, sans toutefois revenir sur l'arrogance du jugement blessant qu'il avait porté quelques secondes plus tôt.

Le président du groupe des députés de la majorité présidentielle a été incité  à  présenter des excuses sur Twitter. "Quelques mots sortis de leur contexte... Trop intelligents = trop techniques = trop compliqués. Je n'ai rien voulu dire d'autre: les mesures sur le pouvoir d'achat sont désormais simples et lisibles. Désolé, sincèrement, si j'en ai choqué certains", a-t-il publié en fin de matinée, sans admettre qu'il n'était pas justifié à se placer au-dessus du lot moyen. 

Tandis que la majorité assumait pour elle-même cette suffisance du sexagénaire égaré, c'était trop pour "certains", dans l'opposition.

"Le macronisme: suffisance, condescendance, mépris. C'est tellement incroyable que l'on croirait une "fake news"! (...) Il est temps de redescendre sur terre messieurs!», a lancé la porte-parole de LR, Lydia Guirous. 

"L'arrogance et le mépris de caste sont désormais la marque de fabrique de LaREM", a abondé le porte-parole du RN, Sébastien Chenu. 

Trop intelligents, trop subtils? "Trop modeste aussi", a ironisé Boris Vallaud, le porte-parole du PS, qui ne se prend pas pour la queue d'une poire. 

"Pas trop modestes, en tout cas", a conclu Ian Brossat, tête de liste PCF pour les européennes.

VOIR et ENTENDRE la justification du mouvement de rejet de la macronie par les Gilets jaunes :

jeudi 6 décembre 2018

La gauche tente à nouveau le coup de la motion de censure

L'offensive de la gauche parlementaire, tentative de domination du mouvement citoyen?

Député Jean Lassalle en gilet jaune
à l'Assemblée nationale, le 31 novembre 2018 

Insatisfaits des réponses à la crise sociale incarnée par les "gilets jaunes", les députés socialistes, Insoumis et communistes déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS, Olivier Faure devant la presse.
"Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous" cette motion, au sein d'autres groupes politiques, a précisé O. Faure, aux côtés d'élus LFI et PCF, à l'issue d'une réunion de travail.

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés. D'où la nécessité d'élargissement : jusque et y compris le Rassemblement national ?

Le pouvoir conduit le pays au chaos

La crise des Gilets jaunes ébranle les députés de la majorité.
Depuis près d’un mois, ils sont en première ligne dans leurs circonscriptions, seuls et non plus en meute, comme à l'Assemblée. Sur le terrain, les députés de La République en marche doivent affronter la colère des Gilets jaunes et de leurs sympathisants. Certains ont dialogué dans le calme avec ces Français venus leur exprimer leur ras-le-bol. D’autres ont été contraints de faire profil bas face à des citoyens beaucoup plus revendicatifs qui leur ordonnaient d’appeler Emmanuel Macron à agir. D’autres, encore, ont perdu leur sang-froid, à l’image de ce député de l’Ain, Stéphane Trompille, qui a voulu en venir aux mains avec des Gilets jaunes qui bloquaient dans son département le péage d’Attignat. 

Résultat de recherche d'images pour "Stéphane Trompille"Titulaire d'un BTS, Trompille, 36 ans, fut tour à tour adhérent MoDem en 2002, puis sympathisant socialiste en 2012 et participa activement à la campagne du socialiste Jean-Jack Queyranne lors des élections régionales en 2015, dans lesquelles il dut dégager. Quand le vent tourna, Trompille rejoignit le mouvement En marche ! lancé en avril 2016 et devint référent des "Jeunes avec Macron" dans l'Ain, dès la même année à Bourg-en-Bresse. Elu député, il intègra la Commission de la ...Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale;

"C’est un peu compliqué pour des nouveaux députés d’encaisser tous ces reproches et toute cette colère. Il y a aujourd’hui une défiance qui s’est installée. Ce n’est même pas la peine d’essayer d’expliquer ce qu’on a fait en faveur du pouvoir d’achat, les Français ne veulent pas l’entendre. La majorité est complètement déstabilisée par les Gilets jaunes", pleurniche l'ex-socialiste et député LREM de l’Hérault Patrick Vignal, contacté par France 24.

"On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c'est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu'on change de gouvernement et donc de politique", juge Ugo Bernalicis (LFI).

Résultat de recherche d'images pour "Sonia Krimi en gilet jaune"
Ce député du Nord veut convaincre des députés "notamment LREM" de joindre leurs signatures car, selon lui, "il y a des gens raisonnables" parmi eux, dont Sonia Krimi, née à Tunis et franco-tunisienne depuis 2012, qui a revêtu un gilet jaune "symboliquement" dans sa circonscription.

Alors que La République en marche avait choisi d'investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d'Alain Juppé pour les élections législatives, Sonia Krimi se présenta comme candidate dissidente dans l'ancienne circonscription du socialiste Bernard Cazeneuve, ancien premier ministre de François Hollande, avec le soutien de nombreux militants macroniens, et fut élue députée de la Manche, avec 60,93 % des voix.

"Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d'achat", a martelé Pierre Dharréville (PCF des Bouches-du-Rhône).

"Ce qui nous rassemble, au-delà de ce qui peut nous diviser, c'est au moins une volonté commune que cette fiscalité soit plus juste", a ajouté Faure, député de Seine-et-Marne, qui prévoit d'ici lundi de travailler au texte commun de la motion, en fonction d'éventuels ralliements.

Le groupe socialiste a apporté ses voix au projet de motion, à l'issue de la déclaration d'Edouard Philippe devant l'Assemblée. L'Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l'issue d'un débat de près de cinq heures.

Les trois groupes de gauche avaient surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.