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mardi 11 février 2020

Municipale 2020 à Lyon : l'épouse Macron s'affiche contre Collomb

Le nom de Brigitte Macron est apparu sur une liste de soutien à... David Kimelfeld

Le rival de Collomb assure qu'il s'agit d'un "gag"

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A
lors que David Kimelfeld, président sortant de la Métropole de Lyon et candidat à sa réélection, donnait une conférence de presse lundi 10 février, pour dévoiler son programme - les élections auront en effet lieu en même temps que les municipales, les 15 et 22 marsLyon Mag a repéré un détail insolite. Le nom de Brigitte Macron figure alors sur une affiche de campagne listant les noms de ceux ayant collaboré à son projet. 

Etant donné que Macron et La République en marche ont officiellement investi le maire sortant de Lyon Gérard Collomb, l'affichage est stupéfiant:  bien que successeur de Collomb à la métropole de Lyon en 2017, David Kimelfeld en avait en effet été été écarté et il a décidé de se présenter en tant que dissident.
A Lyon Mag, le dissident a assuré qu'il s'agit "d'un gag". 
"C'est une liste de soutiens issue de notre consultation en ligne. Un petit rigolo s'est inscrit sous le nom de 'Brigitte Macron' et nous n'avons pas repéré la coquille", a par ailleurs expliqué l'un de ses proches à Lyon Capitale.



Après la publication de l'article de Lyon Mag, le cabinet de l'épouse a contacté la rédaction pour faire savoir que  son nom figurait sur cette liste "sans son accord" !
"Brigitte Macron n'est pas engagée dans la campagne des municipales et des métropolitaines à Lyon. Elle n'a pas été sollicitée par l'équipe de campagne de David Kimelfeld", a certifié son entourage.

Les députés que Collomb a contribué à faire élire sont-ils des ingrats ?

VOIR et ENTENDRE la réaction de Bruno Bonnell,
un proche de Gérard Collomb élu député LREM en 2017, dans la sixième circonscription du Rhône, mais qui a traversé la rue en 2019 pour rejoindre le Mouvement radical (MR), dont il est élu vice-président: 



jeudi 20 juin 2019

Municipales : ces députés LREM quitteraient volontiers l'Assemblée

Seraient-ils donc animés par la volonté d'être utiles et indépendants ?

Une cinquantaine de députés LREM de la majorité présidentielle infantilisée est intéressée par une investiture aux municipales

Si certains ont déjà fait acte de candidature, d’autres disent encore réfléchir. 
La République en marche a dévoilé ce lundi une première salve d'investitures, officialisant notamment celles de deux députés, à Toulon et à Perpignan.

A l’Assemblée, ils échangent, se donnant des conseils sur comment recouvrer leurs libertés d'agir et de penser. Un petit groupe a même créé une boucle Telegram "Municipales : Haut les cœurs". Sont-ils davantage attirés par un mandat de maire ou lassés par celui de député ? Ancien élu socialiste (premier adjoint au maire PS de la ville de Metz, vice-président de Metz Métropole et conseiller régional socialiste de Lorraine, 2010-2015), Richard Lioger, député de Moselle (en octobre 2016, il brigue l'investiture du parti socialiste pour l'élection législative de juin 2017 sur la troisième circonscription de la Moselle mais est contraint de renoncer, la circonscription étant réservée à une femme, ce qui oriente cette victime de la parité vers En Marche!), évoque un "déchirement" entre les deux mandats. "Cela a été très dur de choisir. J’ai adoré mon expérience de député, mais j’ai été président d’université, premier adjoint, j’ai un tropisme pour gérer une ville." Il est donc candidat pour l’investiture à Metz.

Pour le Réunionnais (né d'un père comorien - arrivé en kwassa-kwassa, dénigré par Macron : lien PaSiDupes - et d'une mère réunionnaise) Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, "ne pas aller à Marseille, ce serait me trahir. En termes d’incarnation politique, je suis le 'Marseille réconcilié', je suis un gamin des quartiers Nord qui a réussi à devenir député" du parti du "président des riches". L’élu n’aurait pas de regrets à l’idée de quitter le Palais Bourbon en mars, "ce que je porte à l’Assemblée nationale, d’autres le portent aussi; on est plus de 300 députés ici, c’est plus facile de me remplacer".

Ancienne responsable des relations extérieures de Bouygues Telecom, Anne-Laurence Petel n'est pas une élue de la 'société civile' comblée par LREM: élue du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), elle se verrait bien parachutée à Aix-en-Provence. Elle n'avoue pas de déception sur son expérience de parlementaire, mais "quand vous êtes députée, vous n’avez pas l’application immédiate et concrète de ce que vous faites. Aussi, le défaut de cette fonction, c’est que vous devez vous spécialiser. Quand vous êtes maire, vous avez une vision transversale du quotidien des gens."

Anne-France Brunet, députée de Loire-Atlantique et candidate à l’investiture à Saint-Herblain, actuellement gérée par un socialiste (Jean-Marc Ayrault en fut déjà le maire pendant douze ans, jusqu'en 1989), est sûre que son mandat au Palais Bourbon est un atout dans cette campagne. "J’ai cette expérience du législatif et j’ai cette connaissance des réformes; je pourrais faire le lien avec le travail de l’Assemblée nationale" et revêtir la dépouille du PS.

Alors que le parti a dévoilé une première série d'investitures ce lundi - dont celles d'une ex-secrétaire départementale des Jeunes communistes, il y a seulement dix ans, puis candidate malheureuse aux élections régionales de 2015 sous l'étiquette du PS au côté de ...Christophe Castaner (tête de liste nettement distancée, il décidera de laisser la voie libre à Christian Estrosi), exclue du PSCécile Muschotti, 31 ans, à Toulon, et d'un objet sous-marin non-identifié à la dérive de partis politiques tels que, successivement, le Parti socialiste, l'UDI et Les Républicains, Romain Grau, chef d'entreprise à Perpignan, avec les soutiens logiques du député de la 4e circonscription Sébastien Cazenove, ainsi que de Frédérique Lis, la référente départementale de LREM66, tout comme de l'Alliance Centriste 66, qui a quatre députés inconnus de l'ancienne composante de l'UDI), ainsi qu'Agir!, dont le référent de la région Occitanie -, voici une liste non exhaustive des députés candidats déclarés ou présumés.

Le tropisme de la députation reste à embryonnaire à LREM...

Ceux qui sont officiellement déclarés :
- Paris : Benjamin Griveaux, Hugues Renson (actuellement vice-président de l'Assemblée nationale), Mounir Mahjoubi et Cédric Villani, soit trois anciens membres du gouvernement
- Aix-en-Provence : Anne-Laurence Petel
- Annecy : Frédéric Lardet
- Besançon : Eric Alauzet
- Grenoble : Emilie Chalas
- Le Mans : Pascale Fontenelle-Personne
- Lille : Valérie Petit
- Marseille : Saïd Ahamada
- Metz : Richard Lioget
- Nantes : Sophie Errante
- Narbonne : Alain Perea
- Saint-Herblain : Anne-France Brunet

Ceux qui n'ont pas encore dit non :
- Avignon : Jean-François Césarini

- Cherbourg : la franco-tunisienne Sonia Krimi est une élue dont la candidature dissidente dans l'ancienne circonscription du socialiste Bernard Cazeneuve a reçu le soutien de nombreux militants macroniens

- Dijon : Didier Martin, membre co-fondateur de l'Observatoire de la laïcité de Bourgogne Franche-Comté, est en délicatesse avec la justice depuis fin mai 2017, quand le Parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire contre lui pour tentative d’escroquerie au jugement dans la procédure de licenciement d’une salariée, soupçonné d'avoir demandé à des employés de rédiger de faux témoignages pour faire licencier une salariée. Il nie en bloc et parle de "complot politique, organisé par [s]es adversaires". L'enquête note également "de nombreuses notes d’hôtels et de restaurants [qui] interrogent, réglées avec la carte bleue de l’Office du tourisme, donc de l’argent public". Néanmoins, le procureur de la République de Dijon, Eric Mathais (élu à l'unanimité président de la Conférence des procureurs de la République, en octobre dernier), considère les charges insuffisantes pour la poursuite de l'instruction de ce médecin réputé, membre de la majorité et classe la plainte sans suite

- Limoges : un ancien pilote de ligne, salarié de Jetfly, Jean-Baptiste Djebbari, à la place d'un socialiste

- Louviers : le vice-président du groupe LREM chargé des relations institutionnelles et avec les territoires, Bruno Questel, ancien membre du Parti radical de gauche et ex-adhérent du Parti socialiste (PS) en 2005

- Nice : Cédric Roussel

- Poitiers : ancien militant du Parti socialiste Sacha Houlié, 30 ans, co-fondateur en 2015 des 'Jeunes avec Macron' (pendant le quinquennat de Hollande), et délégué national d'En marche ! à son lancement en 2016, il a pourtant été vice-président de l'Assemblée nationale de juin à décembre 2017
- Villeurbanne : un entrepreneur de 60 ans (cofondateur de la société Infogrames), proche de Gérard Collomb, Bruno Bonnell avait été chargé de mission par Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en 2012 et responsable d'un projet fumeux nommé "34 plans Nouvelle France industrielle", nom donné aux "plans de réindustrialisation de la France", mis en place successivement en septembre 2013 par le président François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, puis en mai 2015, pour la seconde phase du programme lancée par Emmanuel Macron, mais fait partie de ce qui tarde cruellement à produire ses premiers effet, après sept années 

Comment La République en marche compte-t-elle se régénérer à l'Assemblée 
On sait en effet par Le Parisien que les collabos Agir! de LREM reprochent à la majorité "une politique trop centralisatrice, pas assez favorable aux classes moyennes et un manque d’effort pour assainir les finances publiques"... Mais tout est toujours possible avec ces juppéistes (Frédéric Lefebvre, Fabienne Keller, Laure de La Raudière, Claude Malhuret), puisque Franck Riester a été récompensé du porte-feuille de la Culture et semble se trouver bien au gouvernement, sans qu'on sache ce que, pour lui, à ce ministère, signifie "agir"...

vendredi 24 mai 2019

Peut-on croire à une véritable augmentation du pouvoir d'achat au-delà des Européennes ?

Le pouvoir d'achat des ménages français va-t-il véritablement augmenter de 850 € et pour tous ?

L’OFCE n'a pas attendu le 27 mai pour envisager une augmentation moyenne du pouvoir d’achat des ménages français de 850 € en 2019


Ce serait même la plus forte hausse depuis 2007 et la crise économique internationale de 2008. Difficile d'y croire, car on sait déjà que les ménages ne la ressentiront pas forcément. 

Créé par l'Etat en février 1981, à l'initiative du premier ministre Raymond Barre, et pourtant classé à gauche, l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) avait prévu en février 2017 une baisse importante du chômage pour les années suivantes, atteignant 8,7 % pour 2019-2020 puis 7,7 % en 2022. Cette prévision est contredite par les faits, mais aussi, déjà à l'époque, par une étude de l'Unédic de fin 2016, qui prévoyait au contraire une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. 
Après avoir assuré dès février dernier que le pouvoir d’achat des Français en 2019 "devrait être un bon cru avec environ 2 % de hausse par habitant", en moyenne, et qu’il a "augmenté de 20 %", mais sur ...vingt ans, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, affirme que cela "tient notamment à la très bonne maîtrise de la hausse des prix, du coût de la vie. C’est un des apports de l’euro pour le pouvoir d’achat des Français."

Un sondage paru en 2018 indique néanmoins que
66 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2018, et 57 % des sondés pensent qu’il va continuer de baisser. D'ailleurs, selon l’économiste François Bourguignon, "pour la première fois depuis la guerre, le pouvoir d’achat des Français a décliné ou stagné sur une très longue période, notamment pour les revenus bas et moyens".

Alors, comment expliquer cette différence de perception ?

Le 17 avril, une étude présentée par l'OFCE un mois avant les Européennes, assurait que les ménages français devraient gagner 850 euros de pouvoir d’achat en 2019, en moyenne. Il s’agirait de la plus forte hausse du pouvoir d’achat depuis 2007.

Le mouvement des Gilets jaunes, dont la hausse des prix du carburant a été le déclencheur, a cristallisé cette différence de ressenti. Et l’augmentation des dépenses contraintes, notamment, le confirme. Qualifiées par l’Insee de "dépenses préengagées", ces dépenses sont liées au logement (loyer, électricité, gaz, eau), aux abonnements (assurances, téléphonie, télévision, Internet), aux frais de cantine, etc. Celles-ci ont beaucoup augmenté durant ces derniers temps.

Selon l’Insee, le poids de ces dépenses pré-engagées est passé de 13 % environ du revenu disponible (revenu à disposition des ménages après retranchement des impôts et cotisations) dans les années 1960, à près de 30 % en 2016. Ce qui ne laisse aujourd’hui que 70 % de dépenses à disposition des Français, auxquelles il faut ajouter les dépenses liées à l’alimentation et aux transports, notamment l’essence, des dépenses qui fluctuent d’un mois à l’autre et qui pèsent beaucoup sur le porte-monnaie des Français.

Parmi les Français les plus touchés par cette augmentation des dépenses préengagées, on retrouve les ménages les plus modestes. "La part des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible des ménages est d’autant plus forte que leur niveau de vie est faible : elle passe de 61 % pour les ménages pauvres à 23 % pour les ménages aisés", indique une étude publiée en 2018 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) du ministère des Solidarités et de la Santé.
L’étude précise que les 10 % des ménages les plus modestes, après avoir payé les factures, ne disposent que de 180 euros en poche, alors que les plus riches disposent de 1.890 euros par mois.

Un alignement des planètes de facteurs

Résultat de recherche d'images pour "POUVOIR ACHAT 850 EUROS"Sur cette somme, 440 euros proviendraient des décisions récentes du gouvernement prises sous la pression du mouvement des Gilets jaunes. 
Parmi celles-ci : la revalorisation de la prime d’activité (+ 90 €/mois au Smic),  l’annulation de la hausse de la CSG sur les pensions de retraite (jusqu’à 2.000 euros)l’annulation des hausses de fiscalité écologique et l’exonération de charges et d’impôts sur les heures supplémentaires.
Annoncée lundi 10 décembre 2018 par le Président de la République, la défiscalisation des heures supplémentaires est inscrite dans la loi sur les mesures d'urgences économiques et sociales votée le 24 décembre dernier. Pour les salariés concernés, la mesure se traduira par un gain de salaire minimum d'environ 20 % par heure supplémentaire, soit le taux des cotisations et contributions salariales supprimées. Les cadres y gagneront un peu plus dans la mesure où ils payent davantage de cotisations. Rappelons que ce dispositif avait été mis en place par Nicolas Sarkozy en 2007, avant d'être supprimé par François Hollande en août 2012, lorsque Macron était secrétaire général adjoint de son cabinet (jusqu'en 2014).
Selon les projections foireuses de l'OFCE, alliée à un ralentissement de l'inflation, cette augmentation conduira à une hausse "significative" du salaire réel (+1,5%) cette année, après une hausse de 0,3% l'an passé.
Une hausse couplée à celle du salaire moyen par tête, qui devrait augmenter de 2,6 % en 2019 (contre 2 % en 2018). Si tout se passe comme prévu...

Un écart entre les mesures et le ressenti

Résultat de recherche d'images pour "POUVOIR ACHAT 850 EUROS"Cependant, même dans l'hypothèse la plus volontariste à l'approche du scrutin des Européen
nes, certains ménages gagneront donc beaucoup moins que les autres. il ne faut pas oublier d'ailleurs que cette hausse annoncée est une moyenne. 

De plus, l’écart entre les mesures officielles et le ressenti des ménages est à prendre en compte.
Selon un sondage, paru en 2018, 66 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2018. Et 57 % pensent qu’il va même continuer de baisser.
Selon une autre enquête, celle de l’Obsoco (Observatoire société et consommation), réalisée en janvier 2019, seulement un quart des Français estime que leur pouvoir d’achat a progressé.
Pourtant, si l’on en croit les chiffres de l’Insee, service de Bercy, le pouvoir d’achat est en croissance continue depuis 2013. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

L'économiste Philippe Moati explique les raisons de cet écart, dans une tribune publiée dans Le Monde,.
Il écrit : "Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des "biais de perception" qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de normes de consommation et mesure bien mal l’évolution du "coût de la vie"."
Pour l’expliquer, il prend l’exemple du téléphone portable. Selon l’Insee, "un téléphone vendu 100 € en 2007 ne coûterait plus que moins de 20 € en 2017 ! Le problème est qu’il serait bien difficile de trouver en 2017 sur le marché un téléphone aux caractéristiques identiques à celles des téléphones vendus en 2007, de surcroît 80 % moins cher !" De ce fait, "s’équiper d’un téléphone portable aujourd’hui pèse plus lourdement sur le budget des ménages et donc affecte négativement leur niveau de vie."
L’économiste en tire une interrogation qui devrait alimenter les questions de pouvoir d’achat pour de nombreuses années encore : "Comment faire en sorte que le revenu des ménages progresse, au moins aussi vite que les standards de consommation, dans un contexte de croissance économique structurellement molle ? Ce que révèle le mouvement des Gilets jaunes, ce sont les limites d’une société d’hyper-consommation devenue experte dans la capacité à stimuler le désir de consommer… mais qui n’en donne plus les moyens."

Macron avait affirmé qu'il ne serait pas le "président du pouvoir d'achat", mais celui de la fiche de paie et du mérite"...

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze souligner que "les Gilets jaunes ont obtenu un plan de relance absolument historique" et que jamais aucun président de la République avant Macron n'aura autant investi d'argent public dans la demande et la consommation: 


Les électeurs du 26 mai qui croiraient à l'augmentation moyenne du pouvoir d’achat des ménages français de 850 € en 2019 se trouveront fort dépourvus quand la bise sera venue...

vendredi 13 juillet 2018

Municipales : qui sont les ministres et députés dont Macron pourrait se passer ?

Des ministres et des députés LREM tenteront de faire leurs premières armes dans les communes en 2020

Des ministres et députés LREM (La République en marche) pourraient découvrir le terrain de plus près lors des élections municipales de 2020.

Gérard Collomb, comme Christophe Castaner, est au nombre des candidats au retour au pays, autant pour assurer leur avenir que pour combler un déficit de figures dans les grandes villes.

Placé un peu après le mitan du mandat d'Emmanuel Macron, le scrutin municipal pourrait offrir une porte de sortie à certains ministres après presque trois ans d'exercice.

Le ministre de l'Intérieur se partagerait le gâteau avec sa femme : maire de Lyon de 2001 à 2017, lseptuagénaire pourrait briguer la métropole, dont l'élection s'annonce incertaine, tandis que son épouse, de trente ans sa cadette et référente de La République en marche dans le Rhône, Caroline Collomb, pourrait prendre la ville...

A Marseille, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, laisse courir le bruit d'une possible candidature, sans jamais confirmer, ni infirmer. Mais il a une défaite cuisante à son passif en région PACA depuis les Régionales, puisqu'il n'était pas parvenu à faire barrage au FN.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lui, fait beaucoup moins mystère de son intention de se présenter à Paris face à Anne Hidalgo, même si son investiture n'a pas été officialisée.

Ancienne adjointe de Pierre Cohen à Toulouse entre 2008 et 2010, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet est poussée par certains marcheurs pour dégager de la Place Vendôme et s'attaquer au Capitole. La ministre a récemment fermé la porte, mais la perspective de soutenir le maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR), proche d'Edouard Philippe, hérisse une frange d'élus et et adhérents LREM.

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Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin a pour sa part écarté l'idée d'une candidature à Lille et a annoncé qu'il souhaitait se présenter de nouveau à Tourcoing.
C'est le Haut-commissaire à l’Economie sociale et solidaire, Christophe Itier, qui est attendu à Lille, contre Martine Aubry.

Protégée de Jean-Claude Boulard, maire (PS) du Mans décédé le 31 mai, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les hommes et les femmes les femmes et les hommes Marlène Schiappa est pressentie. Mais la bécasse devrait affronter un vieux cheval de retour, l'ancien porte-parole du gouvernement et ministre intermittent de l'Agriculture de François Hollande, le socialiste Stéphane Le Foll, élu en juin à la succession de Boulard.

Certains députés pourraient eux aussi se lancer

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Or, l'important charcutage des circonscriptions électorales prévu par la réforme des institutions devrait supprimer plus de 250 d'entre elles : est-ce le moment d'envoyer des nouveaux quand tous les plus expérimentés ne sont pas assurés de retrouver leur territoire ? 

Olivier Véran à Grenoble, Anne-Laurence Pétel à Aix-en-Provence, Romain Grau à Perpignan ou encore Bruno Bonnell à Villeurbanne et Françoise Dumas à Nîmes seraient sur les rangs.

Ailleurs, La République en marche souffre surtout d'un déficit de figures locales. Des référents du parti (à Clermont, Rennes...) pourraient incarner le renouvellement prôné par Emmanuel Macron.
Mais à Nantes par exemple, cette même carence oblige LREM à lancer des discussions avec la maire (PS) Johanna Rolland, pourtant critique de la politique du gouvernement. "Johanna est quelqu'un de constructif, on aurait tort de ne pas négocier avec elle", positive une source ministérielle, faute de mieux.

vendredi 20 octobre 2017

Intérêts et patrimoine : les députés phobiques de la transparence

Le renouvellement de la vie politique marque le pas: 13 déclarations manquantes et des lacunes

Treize députés récalcitrants n'ont pas déposé leur déclaration d'intérêts ou de patrimoine

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a livré les noms des "négligents" en pâture, jeudi. Elle a en outre constaté "des manquements" dans certaines déclarations.© AFP/Archives JOEL SAGET T

Sur l’ensemble des élus de la XVe législature, "494 députés ont déposé dans le délai légal et à ce jour, 13 députés n’ont pas déposé au moins l’une des deux déclarations", a révélé la Haute Autorité, qui a saisi le bureau de l’Assemblée nationale, plus haute instance collégiale, de ces cas.
Quelque 80 députés ont remis leurs déclarations d’intérêts hors délai. Les déclarations d’intérêts et d’activité sont publiées en ligne à compter de ce jeudi, les déclarations de patrimoine seront consultables plus tard en préfecture et ne pourront être divulguées, conformément à la loi sur la transparence post-Cahuzac de 2013. 

Les élus qui n'ont pas déclaré leurs intérêts (participation au capital de sociétés, activité du conjoint…) sont, quatre élus du parti du président - et dirigeants d'entreprisesur six rebelles  : 
Alexandre Freschi (LREM, Lot-et-Garonne, dirigeant de société sur sa fiche Assemblée), 
Béatrice Descamps (Constructifs, Nord, directrice d’école), 
Image associée
Bénédicte Taurine (LFI, Ariège, professeure de SVT en collège, ci-contre à droite), qui a depuis fait savoir que sa déclaration aurait été transmise dans les délais, mais qu’il y aurait "un problème informatique de transfert", tombé sur elle par malchance ou paranoïa, et qu'elle aurait envoyé un mail à ce sujet à la HATVP. 
Jean-Claude Leclabart (LREM, Somme, retraité agricole, mais créateur d'une entreprise de négoce au Marché international de Lille), 
Julien Borowczyk (LREM, Loire, médecin
et Sophie Errante (LREM, Loire-Atlantique, cheffe d’entreprise). Cette dernière avait été candidate en juin au “perchoir”. 

Sept autres n’ont pas remis à ce jour leur déclaration de patrimoine
Les députés avaient jusqu’au lundi 21 août pour déposer leurs deux déclarations. Après "un premier examen", la Haute autorité a constaté que "la grande majorité" des déclarations remises a été "remplie de manière satisfaisante". 
Mais elle a pointé "des carences sur certaines rubriques qui paraissent peu ou mal prises en compte, par exemple s’agissant de l’identification des collaborateurs parlementaires et de leurs activités annexes". 
Certains élus ont aussi déclaré uniquement leurs revenus 2017. 

Quelques députés ont déclaré des collaborateurs familiaux, or, adoptées - par eux - cet été, les lois de moralisation de la vie publique leur imposent de les licencier dans les prochaines semaines si cela n’a pas été fait dans l’intervalle.
En outre, "certains manquements" pouvant constituer un délit au regard du code électoral ont été observés. La HATVP doit poursuivre l’instruction de ces dossiers et pourra saisir le Parquet en cas d’omission substantielle d’intérêts, comme le prévoit la loi. 

La question des conflits d’intérêts, que cette publication vise à prévenir, est sensible 
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dans une Assemblée profondément renouvelée qui a fait campagne sur un renouvellement des moeurs politiques. Nombre d’entre eux, jeunes arrogants venus de la société civile, promettaient d'assainir le climat. 
Les lois de moralisation ont prévu notamment un registre public des déports sur tel ou tel dossier. Les lobbies ont aussi désormais interdiction de rémunérer les collaborateurs parlementaires, plusieurs collaborateurs ne paraissant pas en règle à ce jour. 
Vu les déclarations d’intérêts en ligne et en open data, plus de 200 députés conservent une activité annexe (publique ou privée) à leur mandat, ce qui est permis, sauf exceptions. Olivier Dassault (LR, Oise) figure parmi les élus touchant les rémunérations annexes les plus élevées, avec près de 330.000 euros net en 2016, mais le patron de plusieurs entreprises, Bruno Bonnell (LREM, Rhône) a indiqué par écrit qu’il avait quitté ou s’apprêtait à quitter la tête de certaines.
Plus insolite, le mathématicien Cédric Villani (LREM, Essonne) a noirci sa déclaration de commentaires. Ainsi, pour 12.440 euros tirés en 2017 de ses interventions comme scientifique, "il faudrait recenser en particulier des dizaines d’universités étrangères réparties sur tous les continents", mais, à l’avenir, ces sommes "seront nettement moins importantes du fait de (son) emploi du temps centré sur les fonctions de député". On ne voit pas où est le problème : les contribuables aux frais réels connaissent le sujet et y font face.

Voici ce que contient la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron

Le rédacteur était alors candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, publiée  le 22 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec celles des onze candidats qualifiés pour le premier tour de l’élection présidentielle :
1. Les immeubles bâtis et non bâtis.
Néant. [Tanguy est hébergé par maman]
2. Les parts de société civile immobilière (SCI).
Néant. [c'est maman qui paie]
3. Les autres valeurs non cotées en bourse.
  • Au Crédit mutuel, en pleine propriété : une participation « négligeable » d’une valeur de 730 euros.
  • Un fonds de placement dans les PME, en pleine propriété : une participation de 0,5 % d’une valeur de 61 516 euros.
4. Les instruments financiers.
  • Comptes-titres chez Rothschild & Cie : 4 608,95 euros.
  • Comptes-titres au Crédit mutuel : 1 874,45 euros.
  • Un PEA chez Rothschild & Cie : 4 531,09 euros.
  • Un PEA au Crédit mutuel (nom et prénom du titulaire masqués) : 54 611,45 euros.
5. Les assurances-vie.
  • Crédit mutuel-Horizon Patrimoine, souscrit le 25 avril 2011 : 91 954,82 euros.
6. Les comptes bancaires courants et les produits d’épargne.
  • Crédit mutuel - Livret bleu : 20 231,79 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité : 40 316,43 euros.
  • Crédit mutuel - CEL : 317,02 euros.
  • Crédit mutuel - PEL : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - Livret bleu (nom et prénom du titulaire masqués) : 20 388,51 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité (nom et prénom du titulaire masqués) : 36 285,22 euros.
  • Crédit mutuel - CEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 413,25 euros.
  • Crédit mutuel - PEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - compte courant : – 4 590,92 euros.
7. Les biens mobiliers divers, lorsque leur valeur unitaire est égale ou supérieure à 10 000 euros.
Néant.
8. Les véhicules à moteur.
Néant.
9. Les fonds de commerce, clientèles, charges et offices.
Néant.
10. Les espèces et les autres biens, dont les comptes courants de société ou stock-options d’une valeur supérieure ou égale à 10 000 euros.
Créance du solde de l’avance contractuelle nette (Editions XO) sur droits d’auteur pour le livre Révolution, reçu le 4 janvier 2017 : 274 141,42 euros.
11. Les biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l’étranger.
Néant.
12. Le passif.
  • Crédit mutuel - prêt Modulimmo contracté le 23 novembre 2011 pour financement de travaux : 350 000 euros empruntés plus 64 155,65 euros d’intérêts d’emprunt et 8 874,48 euros d’assurance-décès, mensualités de 2 420,42 euros sur quinze ans, dont 246 837,44 euros restant à rembourser.
A NOTER

Le Crédit mutuel a son siège social dans le Finistère, comme Les Mutuelles de Bretagne (à Brest) qui se montrèrent si compréhensives avec son patron, ...Richard Ferrand. Mais si le ministère de la Justice l'a blanchi, bon, passons...