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mardi 21 janvier 2020

L'enquête sur le financement de la campagne de Macron à Lyon, classée sans suite

"Aucun détournement de fonds publics n'a été caractérisé" : pas de preuves, donc pas de faute ! 
Pas vu, pas pris...

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"Les infractions évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées",
"selon une source", écrit benoîtement L'Express.

L'enquête ouverte en juin 2018 sur le possible financement par la ville et la métropole de Lyon de la campagne présidentielle de Macron a été classée sans suite, a-t-on appris lundi de source proche du dossier (sic), en confirmant une information du quotidien régional Le Progrès

Autre chose ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron Penicaud CES La Vegas"Et l'opération levée de fonds en faveur du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud au Salon du numérique (Consumer electronics show, CES) de 2016 ?



Malgré 381 000 € d’argent public ?

mardi 25 septembre 2018

Alexandre Benalla dégaina son arme à feu pour un selfie

Mediapart diffuse un selfie de Benalla, arme au poing

Le site révolutionnaire trotskiste a publié une photo de l'ex-collaborateur de Macron, arme à la main... qu'il ne pouvait détenir hors du QG d'En Marche! 

Il n'était pas autorisé à la détenir hors du QG d'En Marche! 


Cette photo, révélée par Mediapart lundi, aurait été prise la nuit du 28 avril 2017. Elle présente l'ex-chargé de mission arme à la main. Or, à cette époque, Emmanuel Macron est candidat à la présidentielle et Alexandre Benalla chargé "de la sûreté et de la sécurité" d'En Marche!. Il aurait dit ce soir-là à la jeune femme, auteure du selfie, qu'une "surprise" l'attendait sur la photo. 

S'il s'agit de son arme, cela pose un problème majeur, car à cette date, Alexandre Benalla n'a pas d'autorisation de port d'armes. Ce selfie, dans un restaurant de Poitiers, met également à mal la parole de l'ancien collaborateur de l'Elysée. 

"On fait la demande d'acquérir et de détenir des armes dans le QG. Et on obtient finalement de la préfecture de police l'autorisation de détenir des armes, des Glock 17, de mémoire, mais dans le QG uniquement," expliquait tranquillement Benalla dans un entretien exclusif au Monde en date du 26 juillet. Et d'insister lorsqu'on lui demande s'il est déjà sorti avec son arme, "non, jamais. On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat...

"Je ne me suis jamais fait prendre en photo avec une arme"


Contacté par Mediapart, l'ancien intime d'Emmanuel Macron a assuré n'avoir "jamais porté à la ceinture une arme à feu à l'extérieur du QG de campagne". "Je ne me suis jamais fait prendre en photo avec une quelconque arme pendant la campagne", "encore une fake news", "je ne pense pas que vous ayez une spécialité technique en photomontage", s'est-il défendu. 

Qui est le vrai Benalla ?

Alexandre Benalla, ex-collaborateur du président Emmanuel Macron.

Mediapart affirme que les métadonnées de la photo confirment qu'elle a bien été prise le 29 avril 2017 depuis la caméra frontale d'un iPhone SE, aux coordonnées GPS qui indiquent bien à l'adresse du restaurant où Emmanuel Macron avait fait escale durant sa campagne
Mediapart affirme également que le selfie n'est pas retouché, car "l'image est uniforme et ne fait pas apparaître de zone avec un niveau de compression différent." L'avocat d'Alexandre Benalla dénonce pourtant une publication "erronée". 

Alexandre Benalla, ancien chargé de mission de l'Elysée est en outre accusé d'avoir violenté deux militants d'extrême gauche lors des manifestations du 1er mai, nous a offert un véritable feuilleton cet été. Visiblement, la série n'est pas terminée, d'avoir fait accélérer le bus des Bleus à leur retour du Mondial, frustrant la foule sur son passage, et d'avoir utilisé l'image du chef de l'Etat à son insu sur un site de rencontres...  

Avec ce selfie, Mediapart exulte : "Cette fois, Alexandre Benalla est pris en flagrant délit de mensonge," à Poitiers, dans une alcôve fermée occupée par des membres du service d’ordre du candidat, proche du salon privé réservé au candidat des riches. A la fin du repas, vers minuit et demi, une jeune serveuse sollicita un selfie avec trois autres personnes.

"Pourquoi Alexandre Benalla était-il armé pour ce déplacement du candidat et de quelle autorisation bénéficiait-il ce jour-là pour porter cette arme ? Impossible de le savoir. L’Elysée se retranche derrière l'enquête judiciaire ouverte et Alexandre Benalla a annulé au dernier moment le rendez-vous prévu avec Mediapart."

lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de MediapartAlexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

samedi 17 février 2018

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez EM Lyon"
Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

dimanche 5 novembre 2017

Salariés de GM&S reçus à l'Élysée : la CGT veut "du concret et pas des petites phrases"

Salariés de GM&S reçus à l'Elysée : la CGT veut "du concret et pas des petites phrases" 

Quand la CGT de GM&S réclame des "choses concrètes", c'est quoi concrètement ?
Salariés de GM&S reçus à l'Élysée : la CGT veut du concret et pas des "petites phrases"
Déambulation CGT dans les rues, sous l'oeil des caméras,
escortée de l'avocat en noir et rouge... 
L'élu CGT du site de GM&S de la Souterraine dans la Creuse attend des "choses concrètes" du rendez-vous prévu dans la journée avec des conseillers d'Emmanuel Macron, à l'Élysée, a-t-il prévenu lundi 23 octobre.
Au programme de l'entretien, l'avenir du site, alors que le chef de l'État a suggéré, au début du mois, que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas", visant les salariés de l'équipementier automobile.


Censure des blogs mal-pensants

Le cégétiste, Vincent Labrousse, a  répondu aux questions de France Info.

franceinfo : allez-vous arriver à mettre de côté ces propos du chef de l'État ?
Vincent Labrousse : Les petites phrases, on aura du mal à les mettre de côté, parce qu'il nous a atteints dans notre vécu, mais ce n'est pas ce qui nous mène jusque-là, on va continuer à se battre dans l'intérêt des salariés. 
Nous, on y va déjà pour porter nos propositions sur les possibilités de réembauche des salariés, que ce soit au sein de GMD (alors repreneur de GM&S), ou dans la région, puisqu'il y a des possibilités de soutien de l'État sur la revitalisation. 
On y va aussi pour évoquer l'accompagnement des salariés licenciés. 

Attendez-vous tout de même des excuses [insiste le journaliste]?
Ça, ça le regarde. Les attentes que l'on a, c'est surtout pour les salariés, que des alternatives soient mises en œuvre, que l'entreprise puisse redémarrer correctement, puisque ce n'est pas le cas actuellement. Même si nous avons été directement accusés et invectivés par le président de la République ou par M. Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, ce n'est pas la réalité de la situation. 
Invité de l’émission Télématin 'Les 4 vérités', le 6 octobre sur France 2, le surlendemain des propos grossiers et insultants du président à Egletons le 4, Griveaux avait mis en cause les méthodes de deux syndicalistes GM&S qui, selon ce proche de Macron, n’ont pas facilité les négociations pour la reprise de l’entreprise. Les blocages de deux sites de production, Renault et Peugeot, se sont en effet succédé ces derniers mois.

Voir ci-dessus : les exclusivités de plateformes de vidéos 
Les syndicalistes mis en cause demandent un droit de réponse dans un débat télévisé.
On a été comparés aux Whirlpool [agités, à Amiens, par François Ruffin, futur élu LFI] sur les mesures d'accompagnement. 

On va comparer les choses : Whirlpool et GM&S La Souterraine.On y va dans cet esprit-là. 
Ce que l'on veut, c'est qu'il ressorte des choses concrètes de ce rendez-vous, et pas des petites phrases. Ce n'est pas ça qui règlera l'avenir des salariés." (Vincent Labrousse, élu CGT du site de GM&S de la Souterraine)
Quel rôle peut jouer l'État dans l'accompagnement des salariés ?
Il peut y avoir des accompagnements sur le territoire. Ce n'est pas parce qu'on est GM&S ou qu'on fait des caprices qu'on demande une prise en compte particulière, c'est parce que les mesures d'accompagnement qui sont prévues dans le plan social ne sont pas du tout exceptionnelles. Elles ne sont pas adaptées à la réalité des salariés, particulièrement dans le territoire et dans le bassin d'emploi dans lequel on est, puisqu'on était la deuxième entreprise privée du département. Pour retrouver un travail, ça va être très compliqué. Donc, il y a des possibilités d'atteindre le chiffre d'affaires prévu en réembauchant les salariés sur le site, et puis, après, il y a d'autres incitations à mettre en œuvre, ça va dépendre du gouvernement et de quelle politique il veut appliquer.

En même temps,
Macron, excédé de cotoyer des "illettrés" qui "ne comprennent pas" sa "pensée complexe", oppose à une contestatrice insolente qu'il n'est pas non plus "le père Noël"...

Quand Macron accusa la CGT de GM&S de "foutre le bordel"...

A
Egletons en Corrèze, Emmanuel Macron braque les GM&S.
Le mercredi 4 octobre 2017, à l'occasion d'une visite consacrée à la formation et à l'apprentissage, "Emmanuel Macron a rendu visite aux salariés" menacés de chômage, nous dit la presse, mais il ne les a  pas vus:  des salariés de la société GM&S, venus de La Souterraine dans la Creuse, ont été refoulés sans ménagement. Et le président les a accusés, leurs représentants syndicats et eux, de "foutre le bordel".
Voir ci-dessus : le monopole de plateformes de vidéos  

Il vaut mieux s'adresser à l'américain YouTube plutôt qu'au français Dalymotion...





Accompagnés d'élus, les salariés de GM&S voulaient rencontrer le président de la République
ce mercredi-là à Egletons (Corrèze) et non pas un secrétaire d'État comme le proposait l'Élysée. Mais lorsqu'ils se sont mis en marche pour rencontrer le président, les gendarmes mobiles leur ont envoyé des gaz lacrymogènes. De quoi choquer le maire de La Souterraine, où se trouve GM&S. Après la tempête, Emmanuel Macron est arrivé dans le calme pour parler formation professionnelle.

Des syndicalistes stigmatisés
Lors d'une discussion avec le président socialiste de la région Nouvelle-Aquitaine, qui attise le feu en l'informant qu'une fonderie a du mal à recruter, Emmanuel Macron lance : "Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux. [Ils ne sont donc pas tous "illettrés"...] On en parlera avec le préfet". 

Une visite présidentielle qui provoque les salariés de GM&S déjà éprouvés:  sur les 276 salariés que comptait l'entreprise au départ, 156 resteraient sur les bords de la route de l'emploi.

Le président Macron est revenu à Amiens un mois plus tard: Ruffin s'est heurté à lui


S'agissant de Whirlpool, le candidat Macron - un régional - avait promis de revenir, le président Macron s'y est résolu, avec le souvenir d'un accueil houleux pendant la campagne présidentielle. Le mercredi 4 octobre, le retour d'Emmanuel Macron à Amiens "pour rencontrer les salariés de l'usine Whirlpool", mais il ne les a pas vus. Il n'a pu en revanche éviter le député de l'extrême gauche, proche de la CGT, François Ruffin, LFI. Cette fois, sans les gaz lacrymogènes, ce qui fait dire à la presse que la discussion a été plus "paisible"...



L'élection présidentielle a débloqué la crise au groupe d'électroménager menacé de fermeture.
 A la différence de GM&S, la pression électorale a joué en la faveur de Whilrpool, le local de la présidentielle, Macron, incitant le président du MEDEF-Somme à entrer en scène. A Amiens, le nouveau repreneur est la société WN du Picard Nicolas Decayeux lequel a déposé une offre de reprise qui devrait créer 277 emplois sur ce site qui employait 300 personnes. 
 Whirlpool : Emmanuel Macron se défend face à François Ruffin
"Des gens ont été oubliés, ce n’est pas un point de détail dans un coin du tableau, c’est la moitié des salariés", a lancé le député LFI, le 3 octobre
François Ruffin, sur le parking de Whirlpool mercredi matin, s'est "félicité" devant la presse "qu'il y ait une reprise par M. Decayeux et que les pouvoirs publics aient été attentifs à cela. Ca n'a pas été fait par hasard, a-t-il estimé, mais parce que les salariés se sont bougés le derrière." Le MEDEF n'y est pas pour grand chose...

vendredi 20 octobre 2017

Intérêts et patrimoine : les députés phobiques de la transparence

Le renouvellement de la vie politique marque le pas: 13 déclarations manquantes et des lacunes

Treize députés récalcitrants n'ont pas déposé leur déclaration d'intérêts ou de patrimoine

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a livré les noms des "négligents" en pâture, jeudi. Elle a en outre constaté "des manquements" dans certaines déclarations.© AFP/Archives JOEL SAGET T

Sur l’ensemble des élus de la XVe législature, "494 députés ont déposé dans le délai légal et à ce jour, 13 députés n’ont pas déposé au moins l’une des deux déclarations", a révélé la Haute Autorité, qui a saisi le bureau de l’Assemblée nationale, plus haute instance collégiale, de ces cas.
Quelque 80 députés ont remis leurs déclarations d’intérêts hors délai. Les déclarations d’intérêts et d’activité sont publiées en ligne à compter de ce jeudi, les déclarations de patrimoine seront consultables plus tard en préfecture et ne pourront être divulguées, conformément à la loi sur la transparence post-Cahuzac de 2013. 

Les élus qui n'ont pas déclaré leurs intérêts (participation au capital de sociétés, activité du conjoint…) sont, quatre élus du parti du président - et dirigeants d'entreprisesur six rebelles  : 
Alexandre Freschi (LREM, Lot-et-Garonne, dirigeant de société sur sa fiche Assemblée), 
Béatrice Descamps (Constructifs, Nord, directrice d’école), 
Image associée
Bénédicte Taurine (LFI, Ariège, professeure de SVT en collège, ci-contre à droite), qui a depuis fait savoir que sa déclaration aurait été transmise dans les délais, mais qu’il y aurait "un problème informatique de transfert", tombé sur elle par malchance ou paranoïa, et qu'elle aurait envoyé un mail à ce sujet à la HATVP. 
Jean-Claude Leclabart (LREM, Somme, retraité agricole, mais créateur d'une entreprise de négoce au Marché international de Lille), 
Julien Borowczyk (LREM, Loire, médecin
et Sophie Errante (LREM, Loire-Atlantique, cheffe d’entreprise). Cette dernière avait été candidate en juin au “perchoir”. 

Sept autres n’ont pas remis à ce jour leur déclaration de patrimoine
Les députés avaient jusqu’au lundi 21 août pour déposer leurs deux déclarations. Après "un premier examen", la Haute autorité a constaté que "la grande majorité" des déclarations remises a été "remplie de manière satisfaisante". 
Mais elle a pointé "des carences sur certaines rubriques qui paraissent peu ou mal prises en compte, par exemple s’agissant de l’identification des collaborateurs parlementaires et de leurs activités annexes". 
Certains élus ont aussi déclaré uniquement leurs revenus 2017. 

Quelques députés ont déclaré des collaborateurs familiaux, or, adoptées - par eux - cet été, les lois de moralisation de la vie publique leur imposent de les licencier dans les prochaines semaines si cela n’a pas été fait dans l’intervalle.
En outre, "certains manquements" pouvant constituer un délit au regard du code électoral ont été observés. La HATVP doit poursuivre l’instruction de ces dossiers et pourra saisir le Parquet en cas d’omission substantielle d’intérêts, comme le prévoit la loi. 

La question des conflits d’intérêts, que cette publication vise à prévenir, est sensible 
Résultat de recherche d'images pour "Intérêts et patrimoine"
dans une Assemblée profondément renouvelée qui a fait campagne sur un renouvellement des moeurs politiques. Nombre d’entre eux, jeunes arrogants venus de la société civile, promettaient d'assainir le climat. 
Les lois de moralisation ont prévu notamment un registre public des déports sur tel ou tel dossier. Les lobbies ont aussi désormais interdiction de rémunérer les collaborateurs parlementaires, plusieurs collaborateurs ne paraissant pas en règle à ce jour. 
Vu les déclarations d’intérêts en ligne et en open data, plus de 200 députés conservent une activité annexe (publique ou privée) à leur mandat, ce qui est permis, sauf exceptions. Olivier Dassault (LR, Oise) figure parmi les élus touchant les rémunérations annexes les plus élevées, avec près de 330.000 euros net en 2016, mais le patron de plusieurs entreprises, Bruno Bonnell (LREM, Rhône) a indiqué par écrit qu’il avait quitté ou s’apprêtait à quitter la tête de certaines.
Plus insolite, le mathématicien Cédric Villani (LREM, Essonne) a noirci sa déclaration de commentaires. Ainsi, pour 12.440 euros tirés en 2017 de ses interventions comme scientifique, "il faudrait recenser en particulier des dizaines d’universités étrangères réparties sur tous les continents", mais, à l’avenir, ces sommes "seront nettement moins importantes du fait de (son) emploi du temps centré sur les fonctions de député". On ne voit pas où est le problème : les contribuables aux frais réels connaissent le sujet et y font face.

Voici ce que contient la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron

Le rédacteur était alors candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, publiée  le 22 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec celles des onze candidats qualifiés pour le premier tour de l’élection présidentielle :
1. Les immeubles bâtis et non bâtis.
Néant. [Tanguy est hébergé par maman]
2. Les parts de société civile immobilière (SCI).
Néant. [c'est maman qui paie]
3. Les autres valeurs non cotées en bourse.
  • Au Crédit mutuel, en pleine propriété : une participation « négligeable » d’une valeur de 730 euros.
  • Un fonds de placement dans les PME, en pleine propriété : une participation de 0,5 % d’une valeur de 61 516 euros.
4. Les instruments financiers.
  • Comptes-titres chez Rothschild & Cie : 4 608,95 euros.
  • Comptes-titres au Crédit mutuel : 1 874,45 euros.
  • Un PEA chez Rothschild & Cie : 4 531,09 euros.
  • Un PEA au Crédit mutuel (nom et prénom du titulaire masqués) : 54 611,45 euros.
5. Les assurances-vie.
  • Crédit mutuel-Horizon Patrimoine, souscrit le 25 avril 2011 : 91 954,82 euros.
6. Les comptes bancaires courants et les produits d’épargne.
  • Crédit mutuel - Livret bleu : 20 231,79 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité : 40 316,43 euros.
  • Crédit mutuel - CEL : 317,02 euros.
  • Crédit mutuel - PEL : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - Livret bleu (nom et prénom du titulaire masqués) : 20 388,51 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité (nom et prénom du titulaire masqués) : 36 285,22 euros.
  • Crédit mutuel - CEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 413,25 euros.
  • Crédit mutuel - PEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - compte courant : – 4 590,92 euros.
7. Les biens mobiliers divers, lorsque leur valeur unitaire est égale ou supérieure à 10 000 euros.
Néant.
8. Les véhicules à moteur.
Néant.
9. Les fonds de commerce, clientèles, charges et offices.
Néant.
10. Les espèces et les autres biens, dont les comptes courants de société ou stock-options d’une valeur supérieure ou égale à 10 000 euros.
Créance du solde de l’avance contractuelle nette (Editions XO) sur droits d’auteur pour le livre Révolution, reçu le 4 janvier 2017 : 274 141,42 euros.
11. Les biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l’étranger.
Néant.
12. Le passif.
  • Crédit mutuel - prêt Modulimmo contracté le 23 novembre 2011 pour financement de travaux : 350 000 euros empruntés plus 64 155,65 euros d’intérêts d’emprunt et 8 874,48 euros d’assurance-décès, mensualités de 2 420,42 euros sur quinze ans, dont 246 837,44 euros restant à rembourser.
A NOTER

Le Crédit mutuel a son siège social dans le Finistère, comme Les Mutuelles de Bretagne (à Brest) qui se montrèrent si compréhensives avec son patron, ...Richard Ferrand. Mais si le ministère de la Justice l'a blanchi, bon, passons...