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dimanche 10 février 2019

Le grand débat national est "une campagne électorale déguisée," dénonce une députée LR

C'est aussi un court-circuitage des Gilets jaunes exclus du one-man show présidentiel

La Commission nationale des comptes de campagne a été saisie pour dénoncer dans le grand débat, "une campagne électorale déguisée" de LREM, en vue des Européennes
Philippe Juvin a demandé au président de la CNCCFP "d'intégrer" "les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn", ministre de la Santé, dans les comptes de campagne des élections européennes de LREM. Lors de cette réunion, dimanche dernier à Trappes (Yvelines), la ministre a en effet tenu "des propos militants sans équivoque en faveur de LREM en vue des élections européennes" du 26 mai, déplore le président de la Fédération LR des Hauts-de-Seine qui est aussi maire de La Garenne-Colombes) et chef de service des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris).
Capture d'écran : tweet de la ministre Buzyn

"Ce grand débat national, initié par le président de la République pour répondre à une crise sans précédent liée à des choix politiques et économiques illisibles et injustes, ne peut en aucun cas être une campagne électorale déguisée", ajoute cet élu LR, parti que la presse officielle déclare pourtant invisible dans le paysage politique.

Des "one-man shows successifs"

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa Hanouna"
"Voilà maintenant près de trois semaines que nous assistons à ce qui s'apparente davantage à une campagne électorale plutôt qu'à des échanges avec les Français", a renchéri la députée de l'Assemblée nationale Valérie Boyer, (3e mandat dans les Bouches-du-Rhône) dans un courrier au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Elle y liste les heures de réunions publiques "animées par le chef de l'Etat" et diffusées - dans la durée (3 ou 4 heures , voire 6) - à la télévision qui "satur(ent)" l'espace politique et médiatique, selon elle, mais aussi  le public qui n'a d'autres choix en zappant BFMTV pour LCP, en passant par CNews.

Depuis, l'"itinérance mémorielle" de novembre, Macron nous poursuit sur toutes les chaînes
Il nous avait déjà gavés, dans le cadre du centenaire du 11 novembre 2018 et il récidive impunément. Comme si nous n'avions pas eu déjà plus que notre dose, il a même délégué ses pouvoirs à Marlène Schiappa qui s'est invitée à l'émission populaire de Cyril Hanouna, 'Balance ton poste', sur C8, spécialisée dans l'invective et la déblatération. Le 26 janvier dernier, Schiappa était missionnée pour valoriser le grand débat national, en tant que coanimatrice. Une participation qui lui avait valu une pluie de critiques sur les réseaux sociaux, mais également dans la classe politique.  Mélange des genres, vulgarité ou sur-dose de propagande en faveur du "grand" débat national et de Macron : elle n'a évité aucun écueil et s'est retrouvée habillée XXL pour l'hiver.
Or, l'insupportable secrétaire d'Etat a trouvé le moyen de se plaindre encore: une différence de traitement ! La parano estime que la participation de son collègue François de Rugy à une autre émission Balance ton Poste! "n’a pas eu à supporter invectives et méchancetés" qu'elle a suscitées.  


Fin janvier, Les Républicains avaient déjà interpellé le CSA au sujet des "one- man shows successifs" d'Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat, mais ça continue. 
LR avait pourtant demandé au gendarme du PAF de mettre de l'ordre et de "veiller scrupuleusement" à ce que "l'équilibre des temps de parole soit respecté". 
Un député LFI, Michel Larive, avait adressé la même demande.

Mais le CSA ne régule rien.
Il sanctionne les oppositions, sans jamais rappeler la majorité présidentielle à la décence démocratique. 
Les internautes se chargent de rétablir un semblant d'équilibre républicain.

samedi 20 octobre 2018

Comptes de campagne de Mélenchon: les conseils de Sophia Chikirou n'avaient pas de prix !

Les coûteuses factures de Sophia Chikirou intéressent la police anti-corruption

L’ancienne conseillère de LFI est entendue par les policiers anti-corruption ce vendredi
La radio d'Etat, France Info (Radio France), révèle que la communicante facturait des prestations à des prix élevés lors de la présidentielle.

Sophia Chikirou va être entendue ce vendredi par les policiers anti-corruption de la police judiciaire, au lendemain de l’audition du chef de file de La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle, a été entendu jeudi pendant cinq heures à Nanterre dans le cadre des enquêtes ouvertes par le Parquet sur les activités des assistants parlementaires européens de La France insoumise (LFI) et les comptes de la campagne présidentielle.

L’ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon détient une société nommée Mediascop, citée en mai par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui avait indiqué que le prix facturé pour onze prestations présentait "des écarts significatifs", évalués à plus de 35.000 euros au total, avec la grille tarifaire de cette société de communication. 200 euros la minute. 

Le signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire pour soupçons de surfacturation visant Jean-Luc Mélenchon

Si elle a validé un total de 10.606.340 euros, la commission a rejeté quelque 435.000 euros de dépenses et de recettes des comptes du candidat en décembre 2017.

Radio France suggère que Sophia Chikirou a des pratiques n'ayant rien à envier aux entreprises libérales. Elle aurait ainsi facturé "pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11 % du budget total de la campagne" par le biais de son agence de communication. 

Sophia Chikirou aurait valorisé son propre "travail à près de 120.000 euros sur les factures de Mediascop, soit un salaire de 15.000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne" - combien de fois le SMIC ou les allocations d'un travailleur défavorisé - et facturé 200 euros la minute le "sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat".

Comme Macron, la militante d'extrême gauche déclare "assumer"
David Marais
"Nous sommes sereins car toutes les accusations sont fausses - encore des "fake news" - , basées sur des chiffres au mieux mal compris, au pire tronqués, voire manipulés, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence", a indiqué son avocat pénaliste (cabinet DMA associés, 25 Rue Saint Ferdinand à Paris 17e), David Marais, ci-contre, à propos de l’enquête préliminaire. "C’est d’ailleurs pour cela que nous avons porté plainte en septembre contre monsieur de Chalvron [l’un des deux rapporteurs chargés d’examiner les comptes de campagne LFI] pour dénonciation calomnieuse", a assuré l’avocat.

Cet avocat milite par ailleurs contre l'octroi de la présomption de légitime défense aux policiers :

lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de MediapartAlexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

jeudi 19 mars 2015

Départementales: Valls sacrifie sa charge de premier ministre à la campagne

L'opposition demande à Valls de démontrer qu'il ne milite pas aux frais de l'Etat

Valls 
n'a que mépris pour les accusations: il joue le tout pour le tout
Manuel Valls avait d'abord prévu dix déplacements de campagne de fin février au premier tour de scrutin, le 22 mars. Son entourage - qui ne croit plus vraiment à son aura - n'en avoue plus qu'"au moins huit" pour soutenir la gauche aux élections départementales. Le 13 mars, franceinfotv (Ilan Caro) écrivait d'ailleurs encore : "A ce jour, une dizaine de visites de terrain ou meetings ont eu lieu ou sont programmés. Après des escales dans l'Aude, en Ille-et-Vilaine, en Haute-Vienne et dans l'Oise, le chef de la majorité se rend, vendredi 13 mars, dans les Côtes-d'Armor."
Ses services ont en outre dû affirmer ce mardi que c'est le PS qui assumera finalement les frais de déplacements de Manuel Valls.

Le Premier ministre était encore en meeting lundi soir dans son département de l'Essonne et l'UMP exprime son indignation à l'Assemblée nationale, où le chef du gouvernement n'apparaît plus en séances des questions d'actualité au gouvernement, comme ce mardi après-midi, marquant ainsi son mépris de la représentation nationale. "Quand allez-vous respecter la République,"? interroge-t-elle ses substituts. "Les Français s'apprêtent à vous administrer la plus grande claque électorale que vous n'ayez jamais connue. Cette peur panique vous fait faire n'importe quoi."

Valls faisait campagne lundi dans sa propre ville d'Evry, dans l'Essonne menacée

Le chef du gouvernement néglige sa fonction. Alors qu'en son absence une femme-ministre pleure  toutes les larmes de son corps, le locataire de Matignon bat la campagne à plein temps et brille par ses absences de l'hémicycle, pour cause de déplacement à Metz, par exemple, encore dans le cadre de ces élections.

Valls a déserté Matignon
- jeudi 26 février: Palaja, Aude
- vendredi 27 février: Betton (Ille-et-Vilaine)
- jeudi 5 mars : Limoges (Boisseuil, Haute-Vienne)
- lundi 9 mars : Bresles (Oise)
- vendredi 13 mars: Yffiniac (Côtes-d'Armor) 
- lundi 16 mars: Evry, Essonne
- mardi 17 mars : Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
- mercredi 18 mars: Lille, (Carvin), Pas-de-Calais
Soit tous les jours de la semaine... Mais il ne s'est pas remontré à Marseille: le quart sud-est est négligé ! 


Les députés parlent aux murs

Pendant que l'ancien député-maire d'Evry tente de sauver l'Essonne qui risque de passer à droite, 
le député du Nord et porte-parole des députés UMP, Sébastien Huyghe, dénonce  une campagne de Manuel Valls menée au frais du contribuable : "Monsieur le Premier ministre, quand allez-vous respecter les républicains et la République dont vous vous prévalez à longueur de temps ? Mais dont vous trahissez en permanence et l'esprit et l'idéal et les usages en utilisant sans vergogne les moyens de la République pour faire une campagne électorale au seul profit du Parti socialiste."
Le député a expliqué ces absences par "la peur panique" du Premier ministre. "Vous paniquez à l'approche des départementales, car les Français s'apprêtent à vous administrer la plus grande claque électorale que vous n'ayez jamais connue. Cette peur panique vous fait faire n'importe quoi. Depuis trois semaines, vous ne savez nous parler que du Front national en tentant de le faire monter, dans la grande tradition mitterrandienne. Depuis trois semaines pour des raisons uniquement électoralistes, vous multipliez les effets d'annonces avec vos différents plans : plan pauvreté, plan politique de la ville, plan collège, plan ruralité…"

Le Conseil représentatif des associations noires de France ne juge pas les Départementales à son goût. Le CRAN  dénonce en effet les Conseils généraux actuels qu'il qualifie de "ghettos blancs". Son président s'en alarme dans Le Parisien Aujourd’hui en France, chiffres à l'appui. Sur les 93 Conseils généraux sortants qu'il a étudiés, l'immense majorité, 85, ne compte aucun élu issu de la diversité.

Manuel Valls délègue à ses collaborateurs
Le premier ministre étant absent, c'est Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, qui s'est chargé de lui répondre, non sans indécence, avec des "si". "Vous seriez le premier à vous interroger si l'Etat, au prétexte que nous sommes en campagne électorale, ne devait plus se manifester", polémique-t-il, avant d'affirmer que  "l'ensemble des réunions publiques et des déplacements du Premier ministre est assuré par leur formation politique." 
"Néanmoins, précise-t-il,  à la nuance près de la sécurité des personnes, pour des responsables de la majorité comme de l'opposition, dont vous comprendrez aisément qu'elle est assurée par l'Etat".
Mais plutôt que de développer, Le Guen détourne la question. "Je croyais que vous aviez acquis une expertise en matière de financement des campagnes électorales, l'UMP effectivement a une connaissance et une expertise que je croyais désormais acquise", ironise-t-il, dans une allusion claire au rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012. "Comment ne pas s'interroger sur la décision de cette institution, après la nomination récente par le pouvoir de trois conseillers?"s'est interrogé Brice Hortefeux, peu après que le Conseil constitutionnel a rendu sa décision. Les dernières nominations remontent en effet à février 2013. Le président Hollande a nommé Nicole Maestracci, la première présidente de la Cour d'Appel de Rouen; le président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), a nommé Nicole Belloubet, ancienne rectrice d'académie, quant au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), il a choisi de renouveler le mandat de Claire Bazy-Malaurie (promotion Voltaire de l'ENA, comme Hollande), nommée en 2010.

A Evry, Cosse escortait Valls, 
à sa droite, et Jérôme Guedj (PS), 
à sa gauche, le président de l'Essonne
Alors que la gauche radicale n'émet aucune réserve sur le  financement des déplacements de Manuel Valls, le Front national a également soulevé le problème républicain par la voix notamment de son vice-président Louis Aliot. Quant à Europe Ecologie-les Verts, il avait dépêché Emmanuelle Cosse, lundi au côté de Manuel Valls, une patronne d'EELV pourtant contrainte à une gymnastique politique et financière pour tenir les deux bouts de son parti.



Le "Mussolini catalan" outrepasse la traditionnelle période de réserve à trois jours des élections départementales

Plusieurs élus de droite du Nord/Pas-de-Calais ont boycotté la signature du protocole sur le contrat de plan État-Région mercredi en présence du Premier ministre Manuel Valls. "Son déplacement, prévu ce mercredi 18 mars 2015 dans le Nord-Pas-de-Calais, pour tenir un meeting et signer en toute urgence le contrat de plan État-Région, est une nouvelle instrumentalisation de la République et des électeurs par les socialistes à trois jours des élections départementales", écrivent dans un communiqué les élus d'opposition de la Métropole européenne de Lille (MEL) et de la région. Dénonçant "vigoureusement cette propagande", ils "ne participeront pas à cette signature anticipée (...) qui aurait pourtant pu être un moment d'unité". 

De son côté, le député-maire UMP de Tourcoing (Nord), Gérald Darmanin, a également dénoncé dans un communiqué une venue "en grande pompe, comme
la semaine dernière dans l'Aisne" lors du comité interministériel sur la ruralité à Laon, dans le but de "sauver les socialistes de la bérézina départementale qui les attend"

G. Darmanin annonce une question au gouvernement sur le coût du déplacement, "afin de saisir la Commission nationale des comptes de campagnes pour que soit intégré aux comptes des candidats socialistes l'équivalent de ce déplacement de propagande".

Sous la double signature de son président, Guillaume Guérin, et du maire de Limoges, Émile-Roger Lombertie,
l’UMP de la Haute-Vienne, a décidé de Guérin et Lombertie saisissent la commission des comptes de campagne sur le premier déplacement du premier ministre, le 5 mars à Limoges, alors que Manuel Valls est revenu en Limousin pour la deuxième fois en quinze jours, après ce meeting à Tulle: "afin de déterminer s’il est légitime que les frais engagés par le premier ministre lors de déplacements qui relèvent d’actes de propagande […] soient assumés par le contribuable", écrivent-ils dans le courrier adressé à François Logerot, le président de la CNCCFP.
.
Reste aux électeurs de France à se déplacer pour
sanctionner ce pouvoir méprisant des institutions et de la représentation nationale. Tandis que Valls se démultiplie, François Hollande déserte le front, une non-campagne qui souligne sa hantise d'essuyer le nouveau désaveu annoncé.

samedi 7 mars 2015

Financement du meeting de Sarkozy à Toulon: la justice classe l'affaire

L'Etat-PS soupçonne à grand bruit, tout ça pour classer en catimini 

Le parquet national financier (PNF) a classé sans suite l'enquête préliminaire: le saviez-vous ?
 
Nicolas Sarkozy à Toulon, le 1er décembre 2011

Les juges lâchent Nicolas Sarkozy, mais s'en prennent à Claude Guéant. Obsédé par l'ancien président, le site Mediapart révélait jeudi 5 mars que l'enquête préliminaire ouverte en octobre 2013, à la suite d'une plainte d'un militant écologiste, n'avait mené nulle part. Elle visait le financement d'un des meetings du président de l'UMP, à Toulon (Var), avant le début de sa campagne présidentielle en 2012. Mais c'est maintenant son ancien bras droit qui est dans les griffes de la justice: le lendemain, vendredi 6 marsClaude Guéant a été placé en garde à vue: il a suffit que le journal satiriste d'extrême gauche Le Canard enchaîné publie ses soupçons pour que la machine judiciaire se mette en marche. 

Service minimum de Libération et Le Monde qui n'ont pas ébruité la dépêche de l'AFP...
Ce meeting qui retenait l'attention de la presse puis de la justice avait été tenu le 1er décembre 2011, il y a de cela plus de... trois ans, mais deux mois et demi avant que le président de la République ne se lance officiellement dans la course pour l'élection. Dans son compte de campagne, Nicolas Sarkozy n'avait donc pas fait état des frais avant cette entrée en lice officielle dans la course à l'Elysée. Ce point avait été examiné en décembre 2012 par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui avait globalement rejeté les comptes du candidat Nicolas Sarkozy.
Quelques mois plus tard, le Conseil constitutionnel -présidé par le Chiraquien Jean-Louis Debré-  avait repris l'analyse de la CNCCFP à son compte. Les Sages avaient pointé le "caractère électoral" de cette réunion publique qui ne pouvait être regardée comme s'inscrivant dans "l'exercice du mandat présidentiel". Après l'invalidation des comptes, qui avait mené au fameux Sarkothon, un militant écologiste grenoblois, Raymond Avrillier, avait porté plainte pour "détournements de fonds publics", et le Parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en octobre 2013. Le dénommé R. Avrillier -soutenu par l'association Anticor, anti-libérale - était déjà connu pour avoir provoqué la mise en examen en 1994 d'Alain Carignon, alors que celui-ci était maire RPR de Grenoble et ministre de la communication du gouvernement Balladur, et qu'il était lui-même conseiller municipal d'opposition. Il y gagna de devenir maire-adjoint de Michel Destot, chargé du logement, en 1995.

La justice désavoue 1/ le Canard enchaîné, 2/ la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) et 3/ le Conseil constitutionnel...

L'accumulation de tous leurs soupçons apparaît comme une cabale
C'est cette enquête que le parquet financier a finalement classée sans suite en décembre, après avoir récupéré entre-temps les investigations. L'enquête ne démontre pas d'intention chez Nicolas Sarkozy de commettre un détournement.
A Mediapart, Edwy Plenel est effondré...

Mais la justice le relâche pas son emprise
Elle mène une autre enquête sur cette campagne que lui a livrél'hebdomadaire Le Point, en février 2014: l'affaire Bygmalion, du nom de cette société qui -selon de nouveaux soupçons- aurait faussement imputé à l'UMP des factures de prestations fournies dans le cadre de la campagne, factures qui auraient donc dû être supportées par le compte de campagne de Sarkozy.
Jusqu'à la preuve du contraire...

 

lundi 1 décembre 2014

Municipales du PS: rejet des comptes de campagne de l'ex-ministre M.-A.Carlotti à Marseille

Tous les candidats socialistes en infraction... 

Les comptes de campagne de Marie-Arlette Carlotti ont été rejetés
 
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Première des huit candidats ayant conduit la liste PS-EELV dans les huit secteurs de la ville à faire connaître la décision de la Commission, la députée (PS) de Marseille, tête de liste dans le 3e secteur aux municipales en mars, a été avisée lundi 1er décembre

L'expert comptable chargé des comptes du PS marseillais avait opéré, le 10 juin, un second dépôt de comptes rectifiés, soit après la date limite du 30 maiC’est l’importance de l’écart entre les deux comptes qui a motivé la décision de la CNCCFP, entraînant le non-remboursement de 47,5% des dépenses engagées. 

Le tribunal administratif est saisi afin de statuer sur une éventuelle mesure d'inéligibilité pouvant aller jusqu'à trois ans. 

Mme Carlotti, ex-ministre déléguée à la lutte contre l'exclusion du gouvernement Ayrault, pourrait perdre ses deux mandats au conseil municipal et à la communauté de communes gagnés en mars.

Six candidats PS sur huit voient leurs comptes de campagne rejetés


Seuls les comptes de la tête de liste aux municipales Patrick Mennucci et ceux de Samia Ghali ont été validés. Contrairement à l'annonce du magazine Le Point, ce ne sont donc pas quatre des huit candidats socialistes aux élections municipales de Marseille qui ont vu leurs comptes de campagne rejetés par la CNCCFP, mais six. Une décision à la hausse qui provoque quelques remous.  

Le rapporteur de la commission avait pointé des dépôts de comptes en deux fois et hors du délai légal. Entre les deux dépôts, il existait des différences notables, dont, par exemple, un différentiel de plus de 25 % avait été remarqué s'agissant de Karim Zéribi ou de près de 20 % pour d'autres candidats.

Sur la Canebière, la "famille" socialiste risque de se déchirer de nouveau. 
Déjà jeudi soir, une violente bataille de chiffonniers entre Marie-Arlette Carlotti et Patrick Mennucci s'est déroulée sous les yeux ébahis des militants. En cause : la validation des comptes de campagne de l'ancienne tête de liste alors que les autres ont été rejetés. "Juridiquement, ce n'est pas possible que la tête de liste soit validée, et pas nous", s'indigne-t-on dans l'entourage des recalés.

Le tribunal administratif de Marseille devra dire si aux rejets des comptes s'ajoutent une amende et/ou une peine d'inéligibilité.