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mardi 29 octobre 2019

Le Sénat vote l'interdiction des signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires

Les députés assumeront-ils la responsabilité du voile islamique autorisé aux mères accompagnantes 

La proposition votée par la Chambre haute n'aura force de loi que si la Chambre basse la vote également et dans les mêmes termes
Une  prochaine loi pour encadrer ces réseaux sociaux

Or, il est peu probable que la majorité présidentielle l'approuve: celle qui rejette déjà tous les amendements des partis d'opposition à l'Assemblée n'est, à plus forte raison, pas prête à approuver un texte voulus par les sénateurs. Un membre du gouvernement, le ministre de l'Education, a déjà déclaré qu'il y est opposé.

Mardi 29 octobre, les sénateurs ont adopté cette proposition de loi qui comble le "vide juridique" relatif port de signes religieux, dont le voile, aux parents accompagnant des sorties scolaires, a souligné le rapporteur de la proposition, Mme Eustache-Brinio. Déposée par le groupe Les Républicains, majoritaire au Sénat, elle était à l'étude avant les incidents à la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre, et aussi au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, le 11 octobre dernier.

Mais pour que ce texte mette un terme aux interprétations et laxisme qui perturbent la vie publique et les rapports sociaux depuis trop longtemps dans ce pays, en dépit des textes antérieurs qui ne sont pas appliqués, telle la loi sur le voile intégral (n°2010-1192 du 11 octobre 2010) interdisant depuis neuf ans la dissimulation du visage dans l'espace public, que ce soit la cagoule ou le voile islamique. interdiction entre dans la loi, il faudrait que les députés de La République en marche ne suivent pas l'avis du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a exprimé son opposition à un texte qu'il juge "contre-productif". Les 23 sénateurs du groupe LREM ont d'ailleurs tous, comme un seul homme, voté contre.

Mardi, à l'issue d'un débat passionné de près de cinq heures, le Sénat a adopté le texte en première lecture par 163 voix contre 114 et 40 abstentions. 
Il vise à adapter le code de l'Education au phénomène nouveau du voile islamique créé par l'islam politique lorsqu'il est porté pendant les heures d'activités scolaires obligatoires - de 8h30 à 16h30 -  pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi du 15 mars 2004. 
Depuis plus de quinze années, celle-ci encadre, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, marquant la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. Elle témoigne de la volonté des représentants de la Nation de conforter l’école de la République et de l'adapter à son époque, quand le besoin s'en fait sentir. La circulaire précise les modalités d’application de la loi du 15 mars 2004, abrogeant et remplaçant la circulaire du 12 décembre 1989 relative à la laïcité, au port de signes religieux par les élèves et au caractère obligatoire des enseignements, la circulaire du 26 octobre 1993 sur le respect de la laïcité, et la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes ostentatoires dans les établissements scolaires.
Une proposition déposée avant l'été 2019.
Son examen intervient trois mois plus tard dans un contexte politique qui souligne l'urgence de son vote. Plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur avis sur le port du voile par les accompagnantes scolaires voilées, d'autant plus disponibles que leur interprétation archaïque et controversée du Coran les tient éloignées du monde du travail. Ce qui ne les empêche pas pour autant de condamner tous les mouvements de grève qui affectent les services scolaires. 
Parmi ceux qui se sont opposés très tôt à l'interdiction du voile, Jean-Michel Blanquer, exprime une position ambiguë entretenant un débat sans fin, faute de convictions claires et de mesures fortes. 
Ainsi a-t-il indiqué qu'"en même temps", il estime que cette tenue religieuse n'est "pas souhaitable dans notre société".

Sans surprise, l'extrême gauche pro-palestinienne condamne la proposition de loi votée par les sénateurs, mais le LFI Jean-Luc Mélenchon fait mieux, alimentant la polémique, dénonçant sans nuances le résultat d'un "harcèlement contre les musulmans", tous les musulmans... 

Les élus de la majorité LREM sont plus divisés qu'ils le laissent paraître, avec la complicité des media soumis. Leurs affrontements en interne transparaissent néanmoins dans la presse libre et témoignent d'une profonde fracture que les menaces de Gilles Le Gendre ne réussissent pas à colmater. Aurélien Taché, avait critiqué Jean-Michel Blanquer pour avoir considéré que le port du voile n'est pas "souhaitable" chez les accompagnantes scolaires. Une opposition qui a provoqué la colère du ministre de l'Education. Finalement, l'ex-socialiste élu sous l'étiquette LREM a dû rejoindre la colonne des godillots et s'excuser, mardi 22 octobre, lors d'une rencontre au siège du parti présidentiel.

Ce qui reste de la gauche socialiste avait appelé à boycotter le vote de ce texte au Sénat. 
La sénatrice franco-algérienne de Marseille avait invité au Sénat
des femmes musulmanes, mais des musulmanes voilées :
des militantes de l'islam politique
 
La sénatrice Samia Ghali a ainsi dénoncé une proposition de loi "dangereuse, haineuse", et "stigmatisante". Otage de son électorat musulman, cette ex-PS a accueilli le même jour au Sénat une trentaine de femmes et enfants des quartiers populaires de Marseille, dont certaines mères voilées. Si l'élue habite le Roucas Blanc (7e arrondissement de Marseille), quartier le plus luxueux de la ville, elle est élue des quartiers nord, à l'opposé de la ville où vit la population la plus pauvre: à 12,55% étrangère, 29,46% du 15e arrondissement sont bénéficiaires de la CMU. La deuxième ville de France accueille l'une des plus grosses communautés musulmanes de l'Hexagone et possède 72 mosquées…

"Le débat peut et doit se passer en toute sérénité au Parlement", lui avait répondu le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

jeudi 4 août 2016

Provocation d'une association salafiste appelant au port du burkini dans un parc aquatique

Islam en France: des Françaises musulmanes et "fraternelles" en rajoutent

Ils ne lâchent rien: 
les attentats islamistes sanglants stimulent-ils la provoc ?


Attitude lascive, mais burkini,
pour ne pas exciter la concupiscence
Une association subventionnée de femmes des quartiers Nord de la deuxième ville de France a lancé des consignes pour passer une journée une journée en tenue exotique dans un parc aquatique à Plan-de-Campagne privatisé pour l’occasion.

Appel à "respecter al'awra", si le procureur connaît !
"Je compte sur vous pour respecter la awra [parties du corps à ne pas montrer par pudeur dans l’islam intangible] et donc de ne pas venir en 2 pièces", peut-on lire sur l’affiche de l’association Smile 13 et sur sa page Facebook. 
"Le parc autorise exceptionnellement burkini/jilbeb de bain", est-il également écrit.
Le terme "al 'Awra" désigne les parties du corps, de la poitrine aux genoux, qui doivent être cachées, selon la personne (homme et mécréant) devant laquelle la femme intégriste se trouvera.
Cette association est subventionnée en tant que "socioculturelle, sportive et d’entraide pour femmes et enfants" 
Elle explique avoir "privatisé" le Speed Water Parc, situé au nord de Marseille pour le samedi 10 septembre. C'est-à-dire en PACA qui était gérée par Michel Vauzelle, fier alors de présider la "première région musulmane de France".



"Bien entendu il y aura des maîtres nageurs hommes [musulmans]. C’est la raison pour laquelle l’association a négocié afin qu’exclusivement le parc autorise la baignade en burkini", explique-t-elle sur le réseau social.

Dans un louable souci de tolérance  exemplaire, elle décrète par ailleurs que "les enfants garçons sont également autorisés jusqu’à 10 ans".

Depuis, Rossignol Laurence, ministre féministe du Droit des Femmes, est restée en apnée. 

Le centre aquatique se murait, mercredi soir

La trésorière de l’association justifie contrainte, exclusivité et discrimination.
Maillots islamiques
pour hommes
Bien que ce soit leur choix personnel - assumé librement, disent-elles, sans pression quelle qu'elle soit - certaines musulmanes - qui ne se savent pas en France et se croient dans le pays de leurs ancêtres - déplorent en même temps de ne pas pouvoir se baigner dans ce parc en temps normal car elles ont des convictions religieuses ou personnelles et ne souhaitent pas se dénuder devant certaines personnes." Les Français ? Les chrétiennes sont-elles admises ?

La dépêche de l'AFP, copiée-collée par 20 Minutes, assure que seuls des élus de droite et d’extrême droite auraient bondi, mercredi. Les réactions politiques viennent en vérité de la majorité comme de l'opposition.

L’affiche fait à l'évidence réagir des élus marseillais, à commencer par le sénateur-maire DVG des Pennes-Mirabeau où se trouve le parc aquatique de Plan-de-Campagne, une immense zone commerciale. Michel Amiel a annoncé un arrêté d’interdiction: "Je prends un arrêté municipal interdisant cette manifestation sur la commune au motif qu’il est susceptible de troubles à l’ordre public", a-t-il déclaré à la presse.

La députée LR des Bouches-du-Rhône et maire des 11 et 12e arrondissements de Marseille, Valérie Boyer, a publié l’affiche sur Twitter en l’accompagnant d’une tribune pour la dénoncer. "
Accepter cette soi-disant mode, c’est conforter le communautarisme dans notre pays, mais c’est aussi une question de dignité de la femme [et Laurence Rossignol partage cette appréciation], une question de respect de nos principes fondamentaux", affirme-t-elle.
Dans un communiqué intitulé "Fini le 'vivre-ensemble', place au vivre avec le communautarisme islamique !", le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, estime que "cette journée islamique démontre qu’au-delà des discours rassurants des autorités musulmanes, un certain nombre de musulmans se coupent volontairement de notre modèle républicain, et se mettent d’eux-mêmes à l’écart de notre société".
Le Huffington Post assure que les détracteurs n'y voient qu'un problème de "dress code", comme disent les bobos, probablement capables de la placer dans une phrase en bon anglais.

Le Parti socialiste est également divisé sur la privatisation communautaire de lieux publics 
Maillot de bain
islamique
Le sénateur-maire des Pennes-Mirabeau, "une ville au pluriel", Michel Amiel, a d'abord été membre du Parti socialiste, avant de rejoindre la Force du 13, le parti de Jean-Noël Guérini, ex-PS.

Le conseiller municipal PS, ancien président du groupe socialiste à la mairie, Stéphane Mari, juge pour sa part "ce type de manifestation à caractère communautarisme est particulièrement troublant et je regrette que la direction de ce parc aquatique l’ait autorisée".

Deux parlementaires PS prennent la défense de la journée burkini.
Dans ce débat, deux parlementaires socialistes des Bouches-du-Rhône sont sortis du silence jeudi 4 août pour prendre la défense de la manifestation. "Même si, sur le fond, ils ne sont peut-être pas totalement en phase avec les conditions d'organisation", écrit le HuffPost, Patrick Mennucci (député PS et prétendant à la mairie de Marseille).
Le premier rappelle que tout est parfaitement légal quand la seconde met en garde contre "les confusions". "Cette hysterisation de la société sur l'islam, ses pratiques et coutumes doit cesser car elle touche profondément à la liberté de conscience", rappelle la sénatrice.
et Samia Ghali (sénatrice PS) dénoncent la polémique naissante:

dimanche 25 octobre 2015

Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
"Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
est le quartier natal de Zinédine Zidane
et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

Député PS
 de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -, Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
"Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

Riposte aux violences du premier ministre?
Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

Jean-Paul Bonnetain
, nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
 

Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


Son prédécesseur, Jean-Paul
Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.

dimanche 18 octobre 2015

PS: son référendum pour l'union de la gauche n'était pas sécurisé !

Cambadélis porte plainte contre X pour des perturbations de son référendum

Le bras cassés du PS se posent en victimes
Le référendum de Cambadélis pour l'union avec les forces de gauche aux régionales est un fiasco, notamment concernant le vote en ligne. Le parti a décidé de porter plainte contre X pour "faux et usage de faux", ainsi qu'"usurpation d'identité". 

Le PS a prêté le flanc à la critique des journalistes. Au premier jour de ce scrutin  socialiste bidon, les dysfonctionnements ont déferlé, principalement sur internet. 
Plusieurs personnalités politiques, dont la secrétaire des Verts (EELV) Emmanuelle Cosse, ont reçu des messages de remerciement pour leur vote alors qu'elles n'y avaient pas pris part. 
Dans le même temps, des journalistes -et bien d'autres- ont pu voter plusieurs fois grâce à...plusieurs adresses mail. Rien de bien compliqué et d'imprévisible !

Le Monde, journal officieux du PS, est content !
"Je suis agréablement surpris," rapporte samedi 17 octobre Gilles Rof (ci-contre), le journaliste du Monde (et réalisateur de documentaires), citant Stéphane Mari devant la Poste de La Rose, dans les quartiers nord de Marseille, plaque tournante de l'économie souterraine. Le porte-parole du groupe PS au conseil municipal vient de récolter 41 bulletins, précise le journal dit de référence. rapporte le journaliste,
"Sans l’unité à gauche, on est morts"
Le Monde raconte l'actualité à Marseille. "Ce matin, dans un frais soleil, les premiers à s’arrêter sont des militants socialistes. Devant la table posée au pied des marches du bureau de Poste, Rachid Nekissa, 56 ans, serre les mains. "J’ai déjà voté hier, par téléphone, explique-t-il. Parce que dans cette région, contre Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi, sans l’unité à gauche, on est morts." Tita Necib, 50 ans, elle, salue ses collègues militants, mais boude les bulletins qu’on lui propose : "Depuis les primaires aux municipales de Marseille, je ne crois plus à ces votes organisés par le PS. C’est du bidouillage, de l’arrangement d’appareil." Samia Ghali, arrivée en tête de la primaire en 2013, avait été éliminée au second tour au profit de Patrick Mennucci. Elle avait alors dénoncé de "petits arrangements entre amis" et "la distribution des postes", affirmant que 'Matignon' était derrière le choix des uns et des autres.
Georges Sobraques, casquette sur son crâne dégarni, ne se fait pas prier pour participer. A la vue de tous, cet électeur Front de gauche met son bulletin dans l’urne. Un des trois "non à l’unité" de la matinée sur les 41 votants. "Vous avez la foi de militer encore au PS avec ce gouvernement qui fait une politique de droite !", lâche le sexagénaire, remonté comme un coucou. Au premier tour des régionales, il votera pour la liste d’union EELV-Front de gauche qui s’est montée en PACA. Au second, "cela dépendra de l’attitude du PS". En aparté, il reconnaît avoir déjà participé trois fois au référendum sur Internet : "J’aimerais que les socialistes se prennent une bonne claque", bouillonne-t-il, en ressassant "les impôts qui montent, les retraites qui baissent..." 

Que reste-t-il du titre trompeur du journal Le Monde? 
Une accusation de la gauche radicale: n'est-ce pas l'objectif du référendum dont la question aurait pu être "Pensez-vous que EELV et le Front de gauche sont responsables de l'échec annoncé du PS ux régionales ?"  

Comme Le Monde, qui fait cause commune, le Parti socialiste se sent ridiculisé

Pourtant, ce dimanche  encore, tous les "sympathisants de la gauche", encartés ou non, peuvent toujours voter en ligne à tour de bras ou dans les 2.500 bureaux de vote.
 
En lançant ce référendum le 19 septembre, Jean-Christophe Cambadélis croyait avoir trouvé la parade à la débandade des forces de gauche pour les régionales après la décision des écologistes du Nord-Pas-de-Calais-Picardie de faire alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui combat le PS responsable de l'état déplorable de la France.

Le premier secrétaire du Parti socialiste en était samedi à porter plainte contre X. Un retour de manivelle en pleine figure, puisque l'ancien trotskiste avait manigancé ce "référendum pour tous" avec l'idée d'accuser les opposants au PS, de l'extérieur comme de l'intérieur, de la déroute annoncée de la gauche aux régionales de décembre.   
L'apprenti-sorcier appelle désormais à la rescousse les juges à tout faire.