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mardi 23 juin 2020

Municipales à Marseille: de multiples soupçons de fraude, mais combien de preuves ?

Les états-majors des candidats sont débordés à chaque scrutin: de mémoire de Marseillais, la fraude électorale est un sport local bien entretenu

Pas d'élection sans fraude ou soupçons de fraude


La rumeur et la désinformation sont un sport phocéen bien ancré: toutes les municipales à Marseille sont régulièrement agitées par les rumeurs de soupçons de fraude électorale et la gauche essaie encore d'en accuser son adversaire. 

Dernier scandale en date : le 11 juin. 
Cette fois, la rumeur prend sa source à Paris :  l'arrivée du Parisien Denis Olivennes à la tête de l'hebdomadaire Marianne correspond à des rumeurs, à la diffusion desquelles s'associe France 2, concernant des procurations dites simplifiées
Des candidats les Républicains auraient proposé à des électeurs de remplir eux-mêmes des procurations, sans passer par un officier de police judiciaire. C’est formellement interdit. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et usage de faux. Dans un Ehpad, des personnes âgées auraient signé des procurations à l’insu de leur famille.

La tête de liste, Martine Vassal, n'est pas directement impliquée, mais seul son nom circule: taire les noms des fraudeurs présumés, c'est accréditer l'idée d'un complot et faire porter la casquette à l'héritière de Gaudin.

La rumeur se répand à partir d'initiales transparentes, comme dans un jeu de rôle entre collégiens. Un message est signé "JR VB", des initiales qui ne laissent de place au doute de personne: il s’agit des têtes de liste LR du 11e secteur, le maire Julien Ravier et la députée Valérie Boyer. Depuis, Julien Ravier a écarté son directeur de campagne. Ces (photocopies de) procurations ne peuvent pas formellement être attribuées à un candidat plutôt qu'à un autre mais, parmi les mandataires de ces pensionnaires, les listes d’émargement consultées feraient apparaître les noms de plusieurs proches du successeur annoncé de Valérie Boyer, Julien Ravier, 41 ans, sportif de haut niveau (il court le Marseille-Cassis en 1h30), dont son directeur de cabinet, un élu ou encore la directrice générale des services de sa mairie.
 
Rien de ces rumeurs n'est prouvé et la presse prend toutes les précautions d'usage pour les colporter, avec force conditionnels et des identités non divulguées ou non vérifiées, telle celle du détenteur des 28 procurations. André Sarkissian, assesseur pour La République en marche (LREM) dans le 11e arrondissement décrit des photocopies de procurations, sans récépissé, mises de côté par les assesseurs, dont il est,… jusqu’à la réception d’un SMS leur intimant de les accepter. Or, l'identité de l'auteur de ce SMS n'est pas communiqué...

Plusieurs rumeurs suffisent-elles à faire une preuve et à entacher le scrutin? Une fois installée la candidate écologiste soutenue par toutes les gauches, il sera toujours temps d'admettre que les preuves ne sont pas établies...  Mais c'est ne pas connaître, à Paris, ce qu'est le bon sens marseillais et la capacité de ses électeurs à faire la part des faits et de la galéjade. 

Toujours le même folklore : vol d’urne et électeurs intimidés... 

La droite sortante ne pouvait s'attendre à mieux de la gauche vindicative.
Voila cinq mandats que la mairie reste incarnée par Jean-Claude Gaudin. Il est acteur de la vie politique marseillaise depuis 1965, Gaston Defferre mène une liste socialo-centriste où figure le jeune Marseillais pur jus. A 80 ans, cet ancien député, sénateur, chef de groupe et de parti, ainsi qu'ancien ministre juppéiste cède son siège que convoite la gauche depuis 1995... Pour le reprendre, elle est prête à tout: à des alliances multiples et si diverses qu'elles seraient la promesse d'une gouvernance chaotique, et aussi les inévitables rumeurs.

La fin justifie les moyens de la gauche et ils sont peu vertueux. 
Des fraudes avaient déjà été dénoncées au premier tour des municipales: c'est systématique ! Le 15 mars, trois hommes cagoulés et armés ont surgi dans un bureau de vote, ont tenté de s’emparer d'une urne, mais ont réussi à prendre la fuite: les voleurs appartiennent-ils au camp de la tête de liste écologiste ? 
Dans un autre bureau de vote, un jeune homme - qui n'a pas décliné son identité et on ne la lui a pas demandée - , a débarqué avec 28 procurations.

En réaction aux soupçons, Martine Vassal demande l’annulation de toutes les procurations du second tour. Il suffi de lui donner satisfaction... Mais la liste de toutes les gauches ne semble pas pressée d'appuyer cette requête qui assainirait pourtant le climat sur le Vieux-Port. 

En 1983, Gaston Deferre l’avait emporté face à Jean-Claude Gaudin, malgré des accusations de fraude. Gaudin n'avait pas obtenu gain de cause: Deferre était maire depuis 1953 et ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, donc grand maître de la carte électorale comme des élections

En 2014, à la tête d'un collectif de dissidents écologistes, de membres d'associations et de personnalités de la société civile, feu Pape Diouf avait dénoncé des électeurs intimidés et une liste d’émargement signée avant l’ouverture d’un bureau de vote. Le scrutin n'avait pas été annulé...

jeudi 27 septembre 2018

Les Régions lancent “l'appel de Marseille” pour plus de libertés locales

Un appel à Marseille, ville symbole de la décentralisation initiée par le socialiste Defferre

1.100 élus départementaux, régionaux ou locaux réclament plus d'autonomie

Martine Vassal, au centre,
présidente de la Métropole
Ils sont rassemblés au palais du Pharo depuis le mercredi 26 septembre au soir et pendant deux jours. Maires, présidents de région, ou présidents de conseils départementaux et tous s'opposent à la re-centralisation en coursIl souhaitent par exemple être en mesure de réfléchir localement à la politique énergétique ou à la politique du logement ou encore à l'apprentissage dont ils ont la responsabilité.

Image associée"Ce n’est pas un combat pour avoir des petits budgets," a expliqué Renaud Muselier, ci-dessus au centre. Les présidents de Régions, ont organisé un "rassemblement des élus pour les libertés locales" en ouverture de leurs travaux ce mercredi au Pharo à Marseille. Ils ont le soutien de l’Association des Départements de France et de l’Association des maires de France. Tous ont boycotté, en juillet, la conférence nationale des territoires pour protester contre une "recentralisation massive" depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


Présence de ministres

Pour essayer de défendre la position du gouvernement, 
plusieurs ministres ou secrétaires d'Etat, comme Elisabeth Borne (Transports), Jean-Michel Blanquer (Education) ou encore Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) sont attendus

Edouard Philippe a assisté à ce congrès.


dimanche 25 octobre 2015

Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
"Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
est le quartier natal de Zinédine Zidane
et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

Député PS
 de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
"Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

Riposte aux violences du premier ministre?
Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

Jean-Paul Bonnetain
, nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
 

Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


Son prédécesseur, Jean-Paul
Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.

vendredi 6 septembre 2013

Valls veut un "pacte national" pour Marseille: Michel Pezet hausse les épaules

"C'est sur le moyen et le long terme qu'il faut régler la situation marseillaise," 

Valls organise une table ronde sur la sécurité à Marseille samedi. 

Les réponses de la classe politique locale sont-elles à la hauteur? 
Bien que mis en cause dès 1989 puis amnistié dans l'affaire SORMAE-SAE dite des "fausses factures du sud-est", et poursuivi en 1991, mais innocenté dans l'affaire Urba, Me Michel Pezet (1942), ex-président PS de la région PACA, reste une figure marseillaise. Il jette un regard personnel sur la situation. Ex-premier fédéral du PS à Marseille, il est à nouveau avocat. En mars dernier, il avait demandé la "mise sous tutelle nationale" de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Il reste cependant conseiller général dans ce département: c'est à ce titre qu'il s'est investi dans le dossier "Marseille capitale culturelle".

Que pensez-vous du "pacte national" proposé par Manuel Valls pour Marseille?
(soupir) Ce ne sont que des mots. Manuel Valls fait un travail méritoire, il a fait son maximum pour augmenter le nombre de policiers. Mais ce n'est pas ça qui empêchera le mec de la voiture d'à côté de tirer sur sa victime, sur fond de trafic de drogue. Et une fois que vous l'aurez arrêté, qu'est-ce qui se passera? Celui qui récupérait 100 euros dans l'affaire va chercher à les toucher autrement, il va attaquer dans le métro ou arracher des colliers dans la rue. C'est terrible mais c'est la réalité.

Mais tout de même, il faut bien s'attaquer au grand banditisme, non?
Les gens veulent une réponse immédiate, oui, mais ce n'est qu'un plâtre sur une jambe de bois, car c'est sur le moyen et le long terme qu'il faut régler la situation marseillaise. Vous savez, je les vois, ces jeunes de 20 ans, dans mon cabinet d'avocats. Ils me disent: "On veut sortir de là, on veut un toit et un emploi." Mais on les condamne à rester dans la délinquance, dans la forêt vierge des quartiers nord. Il faut régler les affaires de banditisme, bien sûr, mais on ne fait rien en réalité si l'on ne change pas la vie dans les cités.

La classe politique marseillaise ne s'est-elle jamais penchée sérieusement sur le sujet?
On a construit  de grands ensembles n'importe comment [le socialiste Gaston Deferre fut maire de 1953 à 1986pour accueillir un afflux de gens après la guerre d'Algérie, dans les années 1960. Et ce qui devait être provisoire n'a jamais été détruit. On n'est jamais revenu à un urbanisme normal et on le paie. Je ne vise pas plus Jean-Claude Gaudin que les autres [il est maire depuis 1995 et privé des soutiens financiers des Conseil général et Conseil régional socialistes]: les différentes municipalités ne se sont jamais vraiment attaquées au dossier. [La politique d'urbanisme de la municipalité actuelle saute pourtant aux yeux de quiconque est de bonne foi]

Alors on peut bien peindre les façades en rose ou en bleu de temps en temps, on fait du Mickey.
[le tram et le métro ou le nouveau stade de football, la rénovation urbaine (quartier de la gare, de la Rue de la République ou de la Porte d'Aix sont des chantiers pharaoniques qu'il est injuste de balayer d'un revers de manche] Mais ça ne sert strictement à rien tant qu'on ne s'occupe pas à ce qui compte: démolir, transformer, soigner l'école, réintroduire des services sociaux, lutter pour l'emploi. Si on ne fait pas cela, on ne fait rien. Les Marseillais le savent, le comprennent, et ne veulent plus de simples sparadraps dans une ville où le climat est de plus en plus délétère, nourri par des incivilités au quotidien. 

Jusqu'à présent, Jean-Claude Gaudin et les candidats à la primaire socialiste se sont souvent renvoyé la balle, entre eux et avec l'Etat, qui le leur rend bien... Craignez-vous une instrumentalisation du problème marseillais sur fond d'élections municipales en 2014 ?
Arrêtons le cirque des déclarations. Les élections municipales sont une chose, mais ne sont pas l'essentiel. Laissons les biscailleries et les propositions démagogiques, laissons cela au FN, c'est sa fonction... Et les Marseillais savent bien que le vote FN ne règlera pas leurs problèmes, ils veulent des réponses intelligentes et qualitatives.

Les politiques marseillais en ont-ils pris conscience? Et peuvent-ils apporter une réponse crédible aujourd'hui alors que les affaires entachent une partie d'entre eux?
Tout le monde veut que ça s'arrête, gauche et droite confondues. Mais j'attends de voir qui sera autour de la table pour discuter [lors de la table ronde organisée ce samedi]
Bien sûr, si Jean-Noël Guérini est là, ce ne sera qu'une vaste blague..." 


mardi 28 février 2012

La députée socialiste Sylvie Andrieux, poursuivie pour escroquerie

La conseillère régionale de Vauzelle est accusée de "clientélisme à visée électoraliste"



Sylvie Andrieux, amazone marseillaise,
fille et nièce de notables socialistes,
héritière du système Gaston Deferre.




L'élue socialiste doit répondre de détournements de subventions


Sylvie Andrieux sera jugée pour avoir créé "un système clientéliste à visée électoraliste".

Sylvie Andrieux, la député et conseillère régionale socialiste des quartiers nord de Marseille, est l'"auteur principal" d'"un système clientéliste à visée électoraliste" qui a permis le détournement de plus de 720.000 euros de subventions de la Région déversées sur des associations fictives entre 2005 et 2008 de sa circonscription marseillaise.

La lecture du réquisitoire de 147 pages signé la semaine dernière par le procureur Dallest ne laisse pas la place au doute.
Le procureur demande au juge le renvoi en correctionnelle de la députée socialiste pour détournement de fonds publics

Elle avait été mise en examen le 8 juillet 2008 pour complicité de détournement et complicité d'escroquerie. Celle-ci avait, en effet, la responsabilité, en tant que vice-présidente du Conseil régional, de la politique de la ville de la collectivité. Or, la vertueuse fille du sénateur Antoine Andrieux, proche de Gaston Defferre, et filleule de la sénatrice Irma Rapuzzi, a destiné les trois quarts du budget de cette délégation aux quartiers dont elle était l'élue, au profit parfois d'associations fictives.

Sa stratégie de défense consiste à désigner le président du Conseil régional, Michel Vauzelle, l'ancien directeur de cabinet de ce dernier, Franck Dumontel, et l'ancien directeur général du conseil, Jules Nyssen, se comparant à une sorte de reine d'Angleterre sans pouvoirs.

Mais Michel Vauzelle est un intouchable
Le procureur a requis un non-lieu pour les deux autres, mais Vauzelle n'a pas été inquiété. S'il a été entendu comme témoin assisté, il n'a évidemment pas été mis en cause. Il a en effet été délégué national du PS à la justice et aux libertés (1978-1981), directeur adjoint de cabinet de François Mitterrand et porte-parole de la présidence de la République (1981-1986), et les juges sont soumis aux pressions des syndicats de la magistrature, que ce soit l'USM ou le SM.

Et pourtant, le baron de PACA, successeur du sulfureux François Bernardini, actuel maire d'Istres, fait l'objet d'un rapport préliminaire de la Chambre régionale des Comptes de PACA qui révèle le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'assemblée...


Investiture du Parti socialiste

Le Parquet demande en revanche le renvoi devant le tribunal pour 21 personnes en plus de Sylvie Andrieux
, parmi lesquels le collaborateur direct de l'élue, Rolland Balalas (pour «complicité du délit de détournement de fonds publics et complicité d'escroquerie») et le directeur de l'aménagement du territoire à la collectivité, Jean-Guillaume Lalange («complicité de détournement»). Les autres personnes dont il demande le renvoi sont principalement des présidents d'associations fictives.

"Le caractère déterminant des propositions, interventions et décisions de Sylvie Andrieux, expressions de sa qualité d'élue dépositaire de l'autorité publique bénéficiaire d'une délégation pour le suivi de la politique régionale de la ville, a envoyé tous les autres organes impliqués dans le processus décisionnel au simple statut d'acteurs passifs invités à enregistrer et formaliser ses décisions", écrit le procureur, qui relève les termes cités par les témoins, "clientélisme politique, fidélisation de l'électorat et intérêts électoralistes", comme autant d'"intérêts illégitimes" ayant nourri les détournements.
Ainsi, "tous les contrôles et alertes administratifs n'ont pas résisté à la volonté pressante et insistante de l'élue", souligne le réquisitoire, " et les principaux organisateurs de la fraude, auxquels on a prêté à la fois des vertus ou confié des missions d'agents électoraux et de “pacificateurs territoriaux”, bénéficiaient de contacts privilégiés au sein de l'institution régionale".

Les mis en cause ont reçu hier le réquisitoire et dispose d'un délai d'un mois pour apporter leurs observations. Le juge Franck Landou, qui instruit le dossier, pourra ensuite rendre son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

Le procès ne devrait toutefois pas intervenir avant 2013, c'est-à-dire après les élections législatives pour lesquelles Sylvie Andrieux a reçu l'investiture de la la Ch'tite Martine Brochen-Aubry pour la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône...Le 7 avril 2010, le bureau de l'Assemblée nationale avait pourtant levé son immunité parlementaire !
Lien PaSiDupes : "PACA: Sylvie Andrieux (PS) suspendue pour détournements de fonds publics"

L'escroc présumée est membre de l'ordre maçonnique mixte Le Droit humain, qui milite pour les droits civils et politiques des femmes et de la défense des droits des enfants opprimés.

dimanche 11 juillet 2010

S. Andrieux, socialiste vertueuse mise en examen: elle détournait des fonds régionaux

Ce n'était donc pas de la calomnie...
Copains comme cochons ?

La députée PS des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, a été mise en examen
, jeudi 8 juillet 2010 à Marseille, dans le cadre d'une affaire de détournements présumés de fonds de la région PACA (Provence-Alpes-Côte-d'Azur), dans laquelle 23 personnes étaient déjà mises en cause.

Mme Andrieux, 48 ans (ci-dessus avec Vauzelle), députée depuis 1997 et ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur présidée par Michel Vauzelle (PS), est la première élue impliquée dans ce dossier au long cours. Elle a été mise en examen pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics, au terme d'environ cinq heures d'audition comme témoin assisté par le juge d'instruction Frank Landou. Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les autres protagonistes de l'affaire.

Mme Andrieux n'a pas souhaité s'exprimer à l'issue de son audition. Elle a quitté très rapidement le palais de justice en montant à l'arrière d'un scooter.

Le bureau de l'Assemblée nationale avait validé, le 7 avril, une levée partielle de son immunité parlementaire, autorisant son placement sous contrôle judiciaire en cas de mise en examen, mais écartant la possibilité d'une garde à vue, au motif notamment que Mme Andrieux avait elle-même demandé, de longue date, à être entendue.

Vieille histoire antérieure à plusieurs élections...
Amazone socialiste accusée mais ravie
de chevaucher les impôts régionaux

La justice a pris le temps de ne pas nuire au PS depuis la Présidentielle.

L'enquête, ouverte à la mi-2007 après le signalement par TRACFIN de flux financiers suspects entre juin 2005 et janvier 2007, porte sur le détournement de quelque 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par la région.

Parmi les mis en examen, un fonctionnaire territorial qui réceptionnait les demandes de subventions, Rolland Balalas, ancien secrétaire général du groupe PS au conseil régional et ex-assistant parlementaire de Mme Andrieux, a déclaré aux enquêteurs que les détournements visaient à acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires du Nord de Marseille, où l'élue a son fief, pour la campagne des législatives de 2007.

Deux ex-cadres de la région, Franck Dumontel et Jules Nyssen, ont aussi été mis en examen. Tous les employés de Michel Vauzelle ne sont pas inactifs... Lire l'article que PaSiDupes consacra à l'employée d'Alain Rousset (PS) en Aquitaine

En mai 2009, le président PS du conseil régional, Michel Vauzelle, s'était résolu à retirer à Sylvie Andrieux sa délégation à la politique de la Ville pour se désolidariser avant les Régionales. Un mois plus tard, la députée quittait le Conseil régional où elle siégeait depuis 1992, officiellement pour cumul de mandats: il fallait rouler les électeurs dans la farine. Le Canard Enchaîné n'en avait pas fait des tonnes et Mediapart d'Edwy Plenel n'avait pas harcelé la vertueuse socialiste.

Mariée et mère d'une fille, Mme Andrieux appartient à l'une des dynasties du defferrisme.


Elle est entrée en politique à 15 ans dans le sillage de son père, le sénateur PS Antoine Andrieux (décédé en 1983), et de sa marraine Irma Rapuzzi, également sénatrice, deux proches de l'ancien maire de Marseille Gaston Defferre.

Les démêlés de Mme Andrieux se sont immiscés mardi dans la dénonciation calomnieuse politique dont est victime Eric Woerth

"Occupez-vous de Marseille", a lancé - avec à propos - le député UMP Claude Goasguen à l'Assemblée nationale.

Jeudi à Marseille où il était en déplacement, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, à la différence du juge, a eu le sentiment que "la droite se trompe complètement" en faisant de l'affaire Andrieux "une contre-attaque à l'exigence de vérité qu'il y a à gauche" dans l'affaire Woerth-Bettencourt. C'est se prêter des qualités qu'elle n'a pas plus démontrées que d'autres.

Vauzelle, responsable mais pas coupable ?

"La justice doit fonctionner de façon indépendante et il me semble qu'à Marseille, c'est le cas", a-t-il estimé, sans qu'on sache sur quelle base il se fonde pour soupçonner le juge de Nanterre mais pour louer celui de Marseille... Ayrault ne semble pas s'immiscer dans la bonne marche de la justice: il l'entrave par le soupçon de Paris à Marseille. Ayrault est-il membre du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM)?


N'y a-t-il donc pas un syndicat de magistrats pour rappeller Ayrault au respect de la séparation des pouvoirs ?
Le Syndicat de la Magistrature n'est-il pas étrangement aphone ?

Autre affaire socialiste en cours

Martine Aubry ne manquerait-elle pas soudainement de zèle à dénoncer les Madoff du PS
Lire PaSiDupes sur l'hypersensibilité de la Ch'tite maire de Lille à la vulgarité

Alors, parallèlement à l'affaire Andrieux-Vauzelle, l'UMP des Bouches-du-Rhône a écrit à Martine Aubry pour réclamer la démission du président PS d'une intercommunalité des Bouches-du-Rhône, Bernard Granié, ex-maire de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône, condamné en janvier dans une affaire de corruption et qui a fait appel du jugement.
Lire PaSiDupes

Il faut aussi, sans trop remonter dans le passé, réactiver la mémoire des Hamon-Aubry à propos de l'affaire de (Antoine-) François Bernardini, à nouveau maire d'Istres, mais cet ex-président du Conseil général en 1998 et ex-premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui fut mis en examen pour recel de détournement de fonds publics dans l'affaire de la MNEF, pompe à fric du PS, épinglé par la Chambre régionale des comptes (CRC) de PACA sur la période 1986-1993 et condamné en 2000 à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité. En appel, Bernardini fut de nouveau condamné (27 juin 2001) à une peine portée à dix-huit mois de prison avec sursis, 400 000 francs d'amende et cinq ans d'inéligibilité.
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, déclara alors qu'«au-delà du cas de François Bernardini, c'est tout le fonctionnement de la fédération qui est à revoir».

Face à l'impossibilité d'être complet dans cette région socialiste, rappelons encore le cas pendant de Jean-Noël Guérini et son frère.

vendredi 7 mars 2008

Pour des socialistes marseillais, c’est Gaudin

Ces socialistes qui ne veulent pas du socialiste Guérini pour Marseille

Jean-Louis Sanmarco, professeur de Santé Publique, ancien équipier et médecin de Gaston Deferre, maire socialiste de Marseille, soutient l’équipe de Jean-Claude Gaudin.
Son frère est Philippe Sanmarco (ci-dessous)

Jean-Louis SANMARCO Pr. de Santé Publique envoyé par soutiensTV

Philippe Sanmarco est ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône (1981-1993) ; actuellement conseiller municipal de Marseille. Il est président fondateur de Convention citoyenne et membre de Gauche moderne, fondé par Jean-Marie Bockel.
De 1978 à 1981, il fut secrétaire général de la Ville de Marseille (Gaston Defferre étant maire socialiste)
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le candidat, 3° sur la liste Gaudin dans les 1er et 7° arrondissements


Philippe SANMARCO envoyé par MarseilleReussitTV
Serge Gambini était l’adjoint au maire socialiste de Marseille Robert Paul Vigouroux, pour l’économie.
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