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mardi 9 avril 2019

Tariq Ramadan est-il entretenu par le Qatar ?

Tariq Ramadan serait grassement salarié par le Qatar 

 
Le prêcheur islamiste recevrait une rente qatari de  35 000 euros mensuelle


C'est la révélation d'une note de Tracfin et l'affirmation d'un livre des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
Ramadan est déjà mis en examen pour deux viols en France et un autre en Suisse. Selon une note du service de renseignement Tracfin - un organisme du ministère de l'Economie et des Finances, chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme -, l'islamologue a perçu, en qualité de consultant, de très généreux émoluments en provenance du Qatar, 35.000 euros mensuels. Des sommes versées par la Qatar Foundation, l’une des filières permettant à l’émirat de financer à travers le monde des projets liés le plus souvent à la mouvance des Frères musulmans.

Très influente et bénéficiant de fonds importants, la Qatar Foundation est présidée par la cheikha Mozah, la mère de l’actuel émir qui, selon d’anciens proches de Ramadan, aurait facilité l’installation à Doha de ce petit-fils d'Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans. 
L’intellectuel a aussi bénéficié de l’appui du Youssef al-Qaradawi, le théologien de référence de la mouvance des Frères musulmans, un proche de la famille Ramadan depuis de très nombreuses années et d'origine égyptienne, comme elle.

La double vie de l'islamologue

Résultat de recherche d'images pour "Qatar Papers, comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe"D’après la note de Tracfin, dans la foulée de l'élection de Macron, le 1er juin 2017, Tariq Ramadan a rapatrié en France l’équivalent de 590 000 euros, en provenance de son compte qatari alimenté par les versements mensuels de la Qatar Foundation. 
Le 28 juillet 2017, les transferts de fonds auraient servi à l’achat d’un duplex situé rue Gabrielle sur la butte Montmartre à Paris. 
D’autres fonds auraient également été versés à deux associations, Juste Cause  - créée pour faire face au coût élevé engendré par le procès que Tariq Ramadan a intenté à Lyon Mag et à Antoine Sfeir mais,  officiellement, pour venir en soutien aux musulmanes et musulmans qui font face à des discriminations - et Horizons - association pour la promotion de la culture arabe et islamique -, permettant en partie à Ramadan de financer ses frais de justice.

Depuis 2012, l’intellectuel suisse dirigeait à Doha un centre de recherches, le Cile, consacré à l’étude de l’éthique islamique. Mais depuis sa sortie de détention provisoire en novembre dernier, le Qatar a pris nettement ses distances. S’il clame son innocence, le théologien est devenu infréquentable depuis qu’il a avoué une double vie, très peu conforme à la morale islamique. Ramadan a d’ailleurs été remplacé à la tête du Cile. Selon d’anciens proches, son contrat avec le Qatar arriverait à échéance dans les prochains mois.

Les islamistes montent une faculté privée

Résultat de recherche d'images pour "Saint-Denis IESH"
Université privée musulmane de Paris-Saint-Denis:le projet d’extension de l’Institut européen de sciences humaines (IESH) est estimé à plus de 10 M€. 
Une ...collecte est lancée pour réunir les fonds.
Dans un livre paru le 4 avril, Qatar Papers, comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe (Michel Lafon), les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot font mention des émoluments versés à Ramadan, d'après un article publié jeudi par le quotidien suisse la Tribune de Genève.
Résultat de recherche d'images pour "Saint-Denis IESH"L’ouvrage révèle aussi les financements accordés par le Qatar à des institutions et des projets de mosquées liés au réseau des Frères musulmans en Europe. Parmi les bénéficiaires figurerait l’Institut européen de sciences humaines (IESH), faculté privée proche de Musulmans de France (la branche française des Frères musulmans) qui est située à Saint-Denis et à Château-Chinon (ci-dessous) et qui dispense des enseignements en théologie musulmane et en langue arabe.
Image associée
Emmanuel Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, n’a pas souhaité faire de commentaire.

dimanche 3 février 2019

Le député LREM Mustapha Laabid poursuivi pour abus de confiance

Le député LREM utilisait les subventions de son association à des fins personnelles

L'élu du parti du président est soupçonné de détournement de l’argent de l’association qu’il dirigeait 

Le député LREM Mustapha Laabid a été choisi par En Marche ! pour son dévouement associatif... mais il a aujourd'hui rendez-vous devant la justice. Le 5 mars, il sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Rennes pour connaître la date de son procès. Le député de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine devra répondre des faits d’abus de confiance. Il est soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds de l’association d’insertion Collectif Intermede qu’il dirigeait de 2016 à 2017.

Le préjudice porte sur des sommes "d’au moins 21.930,54 euros", indiquait vendredi le Parquet de Rennes dans un communiqué. Il lui est notamment reproché d’avoir utilisé l’argent de l’association pour régler des frais de bouche pour un montant de 15.402,25 euros dans des restaurants. 
Le Parquet évoque aussi des achats divers effectués dans des commerces pour un montant de 1.336,23 euros, des paiements de téléphonie (2.841,49 euros), d’hôtels et de divers frais (2.350,57 euros).

"Il n’a rien commis de malhonnête", assure son avocat

L’enquête avait démarré au mois de novembre 2017 suite à un signalement de Tracfin, l’organisme du ministère de l’Economie et des Finances chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent. Tracfin s’était à l’époque interrogé sur des mouvements suspects sur les comptes de l’association, la Fondation Agir contre l'exclusion (créée en 1998 à l'initiative du maire PS Edmond Hervé, plusieurs fois ministre de Mitterrand dans les gouvernements Mauroy (dont la Santé), et dont il est toujours le directeur de l'antenne rennaise). Une enquête, confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes, avait été ouverte le 16 novembre 2017.
"Agir contre l'exclusion" (FACE) est une fondation reconnue d'utilité publique créée en 1993 par treize grands groupes économiques français (Manpower, AG2R La Mondiale ou Engie, anciennement GDF Suez, dont l'Etat est l'actionnaire principal) réunis à l’initiative de Martine Aubry, ministre du Travail et de l'Emploi. Administrée par 15 membres, dont les ministres de l'Emploi, de l'Intérieur, des Affaires sociales, de la Ville et de l'Exclusion, cette association vertueuse est ainsi l'un des partenaires de l'Etat dans l'élaboration et la conduite des politiques publiques menées contre l'exclusion.
Contacté, l'avocat de Mustapha Laabid, 
maître William Pineau, concède "peut-être un manque de rigueur". 
"Mais, mon client n’a jamais eu l’intention de s’approprier les deniers de l’association à des fins personnelles", assure-t-il. 
"Il attend cette échéance avec sérénité, car il estime qu’il n’a rien commis de malhonnête, insiste maître Pineau. Il ne s’est jamais retranché derrière son immunité parlementaire... Dès qu’il a appris l’existence de cette affaire dans la presse, le quinquagénaire s’est immédiatement rapproché du procureur pour pouvoir être entendu, avant même qu’on le convoque".
Un "premier de cordée" exemplaire...

vendredi 1 février 2019

Benalla et l'"affaire du contrat russe"

Mediapart révèle un mensonge de l'ancien chargé de mission de l'Elysée à la Commission d'enquête parlementaire

Benalla est impliqué dans un contrat signé entre Vincent Crase et un homme d'affaires russe



L'implication de deux protégés de Sébastien Lecornu dans un contrat avec un homme d'affaires russe est révélé par le site trotskiste d'information Mediapart.

Devant la commission d'enquête du Sénat, en janvier, les deux hommes ont pourtant nié l'intervention de l'ancien chargé de mission de l'Elysée.
Un article publié jeudi 31 janvier révèle un contrat signé entre Vincent Crase et Iskander Makhmudov, un oligarque russe, et qu'Alexandre Benalla n'y est pas étranger. 
Il est "soupçonné par plusieurs magistrats européens d'accointances avec l'un des pires groupes criminels moscovites". Les enregistrements publiés par le site révolutionnaire trotskiste laissent d'ailleurs entendre que cette affaire "inquiète le tandem Benalla-Crase".
En 2017, Lecornu et Darmanin ont passé des vacances ensemble avec des amis, dans une villa corse, mais Mediapart leur a gâché la fête en révélant qu’elle avait été louée sans le savoir à un repris de justice.
Que sait-on de l'oligarque russe Iskander Makhmudov ?

Iskander Makhmudov, 55 ans, est un industriel russe proche de Vladimir Poutine. Le magazine Forbes estime sa fortune actuelle à 6,7 milliards de dollars (5,8 milliards). Ancien interprète, il parle l'ousbek, le russe, l'anglais et l'arabe. Iskander Makhmudov est un oligarque, qui s'est enrichi dans les années 1990, après l'éclatement du bloc soviétique, notamment en créant la société Ural Mining and Metallurgical Company (UMMC), un mastodonte de la métallurgie et l'un des principaux partenaires des sociétés françaises Alstom et Bouygues en Russie. Il est également actionnaire d'Aeroexpress (compagnie ferroviaire russe), Transmashholding (fabricant de trains et matériel ferroviaire), ou encore la société Kuzbassrazrezugol (charbon).
En Russie, Iskander Makhmudov est aussi présenté comme très investi dans des œuvres caritatives (programmes de logement, cliniques, orphelinats, aide aux vétérans…). Il a même offert la construction d'une patinoire à Sotchi pour les Jeux olympiques d'hiver de 2014.
En Europe, des juges soupçonnent Iskander Makhmudov d'être personnellement lié à Izmaïlovskaya, un important groupe mafieux moscovite, et Tambovskaya-Malychevskaya, une organisation criminelle de Saint-Pétersbourg. Il est notamment soupçonné de blanchiment de capitaux, via l'une de ses sociétés. Mais lorsque le dossier a été transmis à la justice russe, dans le dos du procureur anti-corruption, l'enquête a été enterrée, racontait déjà Mediapart, en 2016.
Le  Russo-Ouzbek (l'Ouzbékistan est une république majoritairement musulmane) Iskander Makhmudov détient d'ailleurs plusieurs propriétés en France, achetées, selon Mediapart, grâce à des "montages financiers pour plusieurs dizaines de millions d'euros", constitués d'"entrelacs de sociétés dissimulées dans plusieurs paradis fiscaux, 
Image illustrative de l’article Predator (yacht)comme Chypre, le Luxembourg et Monaco, où il a également de nombreux intérêts". 
Ces propriétés sont le château des Pins à Soings-en-Sologne (fin xve siècle, agrandi vers 1900, ci-dessus), ainsi que des terrains de chasse vers Blois et une villa à Ramatuelle, commune située sur la Côte d'Azur, à proximité du Golfe de Saint-Tropez.. Il est propriétaire du yacht Predator, ci-contre.

Comment l'oligarque est-il lié à Vincent Crase ?

En 2018, Vincent Crase, ancien gendarme réserviste et ex-responsable adjoint de la sécurité de La République en marche, est l'unique actionnaire d'une jeune société de conciergerie baptisée Mars. Le 28 juin 2018, cette société reçoit un versement de 294.000 euros depuis un compte bancaire appartenant à Iskander Makhmudov et domicilié à Monaco, indique Mediapart. Le virement "met en alerte Tracfin, le service anti-blanchiment de Bercy", précise Libération. Ce versement est lié à un "contrat, renouvelable à chaque trimestre", qui "prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco".

Résultat de recherche d'images pour "Benalla et Hagenauer  babyfoot"A l'époque du versement, Vincent Crase (ci-contre à droite) est encore salarié de LREM, mais n'est plus en fonction à l'Elysée. "J'ai signé ce contrat le 6 juin 2018, alors que j'ai quitté le palais de l'Elysée le 4 mai", a-t-il déclaré devant la commission d'enquête sénatoriale, le 21 janvier 2019. Il assure d'ailleurs que les négociations pour ce contrat ont commencé "après" son départ de l'Élysée.

Sur les 294.000 euros, un peu plus de la moitié est versée à la société de sécurité Velours. Il s'agit d'un sous-traitant de Mars, chargé d'exécuter le contrat, précise Mediapart. Mais dès les révélations du journal Le Monde sur les violences du 1er-Mai, mi-juillet, le sous-traitant refuse de le renouveler, craignant pour son image. Et la Société générale, qui héberge le compte de Mars, "réclame à Crase le contrat justifiant l'arrivée de 300 000 euros depuis un compte monégasque", précise Vincent Crase. L'affaire tourne au vinaigre.

Que fait le nom de Benalla dans cette affaire ?

Mediapart assure que "les discussions autour du contrat ont en réalité commencé bien plus tôt, dès l’hiver 2017. Elles se sont accélérées en juin, en présence d'Alexandre Benalla."
 
Résultat de recherche d'images pour "jean louis haguenauer homme affaires"

Pour le site d'investigation, l'ancien chargé de mission de l'Elysée "est personnellement impliqué dans ce contrat, y compris dans ses montages financiers". Benalla a "rencontré à plusieurs reprises le représentant de l'oligarque en France, l'homme d'affaires Jean-Louis Hagenauer", ajoute le site, photo de Benalla et Hagenauer jouant au babyfoot, en août 2018, à l'appui.

Dans les enregistrements de l'échange entre Vincent Crase et Alexandre Benalla, ce dernier semble furieux contre Velours, qui a gelé le contrat. Les deux hommes cherchent une porte de sortie. "Il faut couper la branche", conseille l'ancien chargé de mission de l'Elysée. 
Alexandre Benalla, furieux, dit à son partenaire : "Velours […] ils vont se faire enculer, hein; moi je m’en bats les couilles." Et Vincent Crase d'ajouter : "Moi les rats qui quittent le navire, j’aime pas trop."Toujours dans les bandes-son, Benalla dit encore à Vincent Crase : "Faut faire ce qu'on avait prévu de faire et transférer (...) Faut que tu disparaisses de la boîte". 
Finalement, la société Mars "disparaît", selon les mots de Vincent Crase devant une commission d'enquête du Sénat, et une autre société est créée, France Close Protection (SAS sans aucun salarié, enregistrée le 16 octobre 2018, 10, rue de Penthièvre, 75008 Paris), dirigée par Yoann Petit, un proche d'Alexandre Benalla et ancien salarié de Velours.

Domiciliée à la même adresse que Mars, elle prend le relais en octobre 2018. "En novembre, Alexandre Benalla est inscrit en tant que salarié [de France Close Protection]. Alors qu'il devait bénéficier d'un logement de faveur du ministère des Affaires étrangères, Quai Branly, Benalla touche 12.474 euros, alors qu'il percevait des indemnités de retour à l'emploi entre 3.097 et 3.871 euros depuis son départ de l'Elysée", détaille Mediapart, précisant une information déjà révélée par Le Canard enchaîné. Détail surprenant souligné par Libération : France Close Protection a été "lancée avec un capital social de 100 euros" et "son unique actionnaire est un homme de 18 ans, majeur depuis seulement quelques mois", et vivant en Normandie, dont sont originaires Crase et Benalla, comme Lecornu, député de l'Eure.
En 2010, le gendarme de réserve Alexandre Benalla a commencé sa carrière sous l’autorité de Sébastien Lecornu, son commandant de Peloton, alors cadre de l’UMP dans l’Eure et membre du cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, trois fois député de l'Eure (2007, 2012 et 2017).
L'arrogant Alexandre Benalla a refusé de s'expliquer sur le jeune prête-nom de 18 ans  : "C'est un ami qui m’a employé dans une mission qui restera confidentielle, j'en suis désolé", a-t-il opposé à la commission d'enquête parlementaire. 

France Close Protection, dont l'unique actionnaire est âgé de tout juste 18 ans, est logée au même endroit que Mars. Et, quelques temps après l'annulation du contrat avec Velours, Alexandre Benalla affirmait, à propos du "transfert" de la société de Vincent Crase : "Faut qu’on trouve un mec […] Enfin j’ai une idée en tête, mais faut qu’on mette la boîte au nom d’un autre mec…" Des informations qui compromettent fortement le garde du corps, lequel a décliné tout entretien avec Mediapart. Alors qu'il s'est pavané à BFMTV, tel un "Jojo avec un gilet jaune"...

Pourquoi l'affaire est-elle gênante pour Alexandre Benalla ?

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A l'époque des négociations et de la signature du contrat avec l'oligarque russe, Alexandre Benalla est alors encore chargé de mission à l'Elysée et habilité "secret-défense". "Un conseiller de l’Elysée utilisant son statut pour faire affaires avec un milliardaire proche du pouvoir poutinien : la pratique interroge pour le moins", note Mediapart. Surtout si le milliardaire est sérieusement soupçonné de liens avec la mafia et le blanchiment. Pour Libération, une question reste "toujours en suspens : que savait l'Elysée ?"

Alexandre Benalla a toujours démenti son implication dans les négociations entre la société de Vincent Crase et Iskander Makhmudov.
Devant la commission d'enquête du Sénat, le 21 janvier il a déclaré : "Je n'ai jamais contribué à une quelconque négociation." Or, on l'a dit, Mediapart vient de révéler certaines informations qui indiquent le contraire. 
Le magnifique château de Vincent Miclet et Ayem Nour est à vendre
D'abord, une photo prise dans le château de Vincent Miclet, ci-contre, homme d'affaires français (PDG de PetroPlus Overseas) surnommé "le Gatsby de la Centrafrique", chez qui Alexandre Benalla a séjourné cet été, et suspecté en Angola du détournement de 400 millions de dollars, atteste que Benalla a rencontré à plusieurs reprises le représentant de l'oligarque, Jean-Louis Hagenauer, dirigeant d'une société d'import-export à Moscou, au centre de la demi-finale face au Spartak Moscou en 1991 que l'OM aurait achetée grâce à son entremise, rappelle L'Humanité.
Suite à son divorce avec Ayem Nour, Miclet vend son château de Fleurac, situé en Périgord Noir. La courtière chargée de la vente déclare que cette énorme propriété (13 suites, un spa, un bowling, une salle de cinéma…) est "vraiment un bien d’exception. Nous ne le proposons qu’à des clients sérieux. Le propriétaire est très discret et n’a pas envie d’avoir des visites de curieux." Prix demandé : 26 millions d’euros.
Et Vincent Crase a aussi assuré qu'il n'était "jamais intervenu". 

Si l'homme du président et Vincent Crase ont menti alors qu'ils avaient prêté serment, ils risquent chacun jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

mardi 31 octobre 2017

Des djihadistes français partis en Syrie touchaient toujours leurs allocations

20% des combattants français de Daech  en Syrie continuaient à toucher leurs allocations sociales

Cette révélation 
du journal Le Figaro a le mérite de préciser où passent nos impôts

Mediapart et le Canard enchaîné faisaient-ils de la rétention d'information?
Un islamiste -sur cinq partis faire le djihad en zone irako-syrienne- continuait de toucher ses diverses allocations versées par la France.

Pour mieux repérer et arrêter les djihadistes français partis grossir les rangs de Daech, un groupe entier de la Brigade criminelle a été constitué en 2008 pour  traquer le financement occulte de l’organisation terroriste islamiste. L'activité de lutte contre le financement du terrorisme par le service de renseignement financier Tracfin a doublé depuis les attentats qui ont fait 17 morts début janvier 2015 en France, avait déclaré son directeur, Jean-Baptiste Carpentier. 

Bilan: 20% des djihadistes français identifiés au service de Daesh continuent à recevoir des allocations sociales, selon Le Figaro. 

Pour aller faire le djihad en Syrie, quelques milliers d'euros suffisent. Et ces sommes, souvent issues de plusieurs sources -quête, solidarité familiale, petits délits- peuvent être difficiles à détecter. Fin mars 2015, le ministre des Finances Michel Sapin disait vouloir se battre contre "ce terrorisme à bas coût." Sapin évoquait les "micro-financements" du djihad, mais faisait l'impasse sur l'acheminement de l'argent de la solidarité sociale de France vers les zones de combats."Il y a le financement du terrorisme et il y a le financement des terroristes", soulignait Jean-Baptiste Carpentier. Depuis le début des années 2000, des sommes "beaucoup plus restreintes" circulent, notamment par la Belgique, et obligent les services de Tracfin à travailler "au premier euro". Les autorités ont "du mal à déterminer des vraies filières de financement", reconnaît une source judiciaire.
Un seul dossier "significatif" fait actuellement l'objet d'une information judiciaire ouverte par le parquet antiterroriste de Paris, précisait cette source. Il s'agit du dossier "Perle d'espoir", une association soupçonnée d'avoir financé, "sous couvert d'humanitaire", des départs vers la Syrie et l'approvisionnement de combattants.Dix à 15 agents travaillaient alors dans cette cellule, selon un récent rapport sénatorial, lequel recommandait début avril d'en doubler les effectifs. D'ici 2017, dix personnes supplémentaires devaient venir renforcer ces équipes, précise Jean-Baptiste Carpentier, sans confirmer leur dimension actuelle. En 2014, la cellule dédiée de Tracfin a travaillé sur 231 dossiers et en a transmis dix à la justice, a-t-il précisé.

Rien de plus simple: munis de leurs cartes avec photos, des parents percevaient les fonds venant de Pôle emploi ou de la caisse d’allocations familiales avant de les envoyer par mandat en direction des zones de combats via la Turquie notamment. La circulation des biens marche aussi librement que les terroristes intérieurs, avec passeport, ou extérieurs à la zone Schengen, avec carte de séjour...

Le quotidien cite un rapport du chef du groupe de la Brigade criminelle chargé d’enquêter sur le financement de l’organisation terroriste. C’est en 2008, que cette brigade criminelle s’est créé traquant sans relâche le financement de l’État islamique. Et ceux qu’ils ont découverts, nous laissent pantois !

Des virements bancaires frauduleux

Pour l’année 2016, 420 virements frauduleux ont été détectés. Les enquêteurs de la brigade ont transmis ces éléments aux organismes de prestations sociales, ainsi que les noms des bénéficiaires ne se trouvant plus sur le territoire français, afin d’arrêter le trafic. Avec quel effet ?

Seule est connue la partie émergée des transferts de fonds.  

La partie identifiée du financement de Daech concernerait 210 collecteurs turcs et libanais assurent le financement du terrorisme islamiste. 
Ainsi, 500.000 euros auraient été transmis depuis la France entre mi-2012 et mi-2017, pour un montant total du trafic estimé à plus de deux millions d’euros.

vendredi 24 mars 2017

Un livre de journalistes met en cause le "cabinet noir" de Hollande à l'Elysée

L'un des auteurs du bouquin se renie

Un journaliste du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, nie de basses manœuvres de Hollande pour détruire ses adversaires politiques

François Hollande est-il à la manoeuvre dans le harcèlement de certains de ses adversaires politiques ? C’est ce que suggère un livre à paraître, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné, Didier Hassoux, le renégat, et Christophe Labbé (déjà auteurs en 2012 d'un premier bouquin sur le sujet) et Olivia Recasens, journaliste indépendante. Que recèle cet ouvrage ?

"Difficile de ne pas voir la patte de Hollande," estiment les fauteurs de troubles, n'en déplaise à Laurent Mouchard-Joffrin

Publiées par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, les bonnes feuilles du livre décrivent un vaste système de surveillance de ses adversaires mis en place par François Hollande depuis son arrivée à l’Élysée. Ce "cabinet noir" aurait eu pour objectif de discréditer les concurrents du président à l’élection présidentielle, dans l'hypothèse où il n'aurait pas dû renoncer, en particulier Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, son propre Premier ministre, ses rivaux estimés. 

Ainsi, n'en déplaise à la foireuse ex-ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, qui jouait les "perdreaux de l'année" (pléonasme) sur le plateau de BFMTV, les auteurs écrivent-ils à propos des 'affaires' et révélations sur la vie privée des candidats :
"Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande".
Sous couvert du secret des sources de journalistes, le président de la République ne serait pas étranger à certaines fuites dans la presse  d’informations sur la vie privée de certains responsables politiques à des fins malveillantes d'intérêt personnel. "Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné les conversations [de Nicolas Sarkozy]" après son départ de l’Élysée, rappellent les auteurs. Treize affaires judiciaires collent ainsi à la peau de l’ex-président. De quoi alimenter les procès en "cabale politique" chez les sarkozystes.
"En juillet 2014, le monde politique essuie un nouveau scandale avec l'affaire Sarkozy. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Libération révèle aussitôt que, grâce à la mise de Nicolas Sarkozy sur écoute, preuve est faite qu'il aurait commis des "faits constitutifs du trafic d'influence" en tentant de corrompre le haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert. Or, il est au final établi qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de la Principauté de Monaco ! Les soupçons étaient un prétexte pour mettre Nicolas Sarkozy sur écoute et permettre d'obtenir des enregistrements de conversations claires entre Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, mais avec son avocat, Thierry Herzog.
"Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait"

Résultat de recherche d'images pour "Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat"

D’après les auteurs, il existe bien une orchestration des affaires judiciaires, dont le point de départ se situe à Tracfin, service de renseignement financier de Bercy dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande. 
Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, depuis 2014, Robert Gelli, un autre proche de François Hollande, qui avait servi au Cabinet de Lionel Jospin en 2001. Dès décembre 2012, Hollande l'avait placé comme procureur de la République de Nanterre, l’une des principales juridictions de France, succédant à Philippe Courroye.

"La DACG n’est pas seulement l’œil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles", soutient un parquetier cité par les auteurs. Ce qui n'empêche Laurent Joffrin de nier tout en bloc de studio de radio en plateau de télévision,  sans crainte pour son honneur perdu, depuis que le candidat Fillon a mis le président sortant en accusation.

Hollande s'est cru malin de démontrer sa puissance sur le sujet
De même qu'il se flatta au Salon de l'Agriculture de pouvoir faire en sorte qu"on ne "revoie plus" Sarkozy, il confia par mégarde devant dix-neuf députés socialistes, le 17 février 2014 : "Sarkozy, je le surveille; je sais tout ce qu’il fait". Simple manière de parler ? 

Selon les témoignages recueillis, un routard de la police judiciaire évoque en effet la constitution de "blancs", c’est-à-dire d’informations récoltées clandestinement, et qui remonteraient "en haut lieu". Il n’est ainsi pas dupe du fait que François Hollande ait découvert en lisant Le Monde que Nicolas Sarkozy a été mis en écoute…

Même Manuel Valls en aurait fait les frais

Ces coups bas concernent tous ceux qui pouvaient se trouver sur sa route, y compris Manuel Valls, selon les révélations de ce livre. Ainsi en est-il de la rumeur selon laquelle le Premier ministre aurait eu une liaison avec sa ministre de l’Éducation. 
Egalement  lâchée en haut lieu, les conditions de financement de l’orchestre d'Anne Gravoin, la femme de son premier ministre. A Matignon, on fait ainsi remarquer que l’enquête a été "conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE". 

Le pire, si ces informations sont étayées, c’est que malgré ce système visant à saper la réputation de ses rivaux, Hollande n’a pas réussi à se représenter…
Un énorme gâchis de la part d'un sournois sans foi ni loi qui se drape d'exemplarité !

lundi 12 décembre 2016

Démission de la députée PS Sylvie Andrieux après sa condamnation

La franc-maçonne Sylvie Andrieux renonce-t-elle aussi à Marseille ?

Enfin condamnée en justice à la hauteur de ses fautes, 
elle démissionne de son poste à l'Assemblée

Condamnée en appel à une peine plus lourde dans une affaire de détournement de fonds publics en septembre... 2014, son pourvoi en cassation n’a rien donné.
Andrieux et Vauzelle
Et il aura fallu un mois, ce vendredi, à la députée pour tirer les conséquences de sa condamnation devenue définitive début novembre. 

Elle est reconnue coupable d’avoir détourné des fonds du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle, PS, à des associations fictives de sa circonscription marseillaise.

Liens utiles PaSiDupes

La justice a condamné la députée exemplaire pour avoir détourné à des fins électorales environ 700.000 euros de subventions régionales à des associations fictives, entre 2005 et 2008, alors qu’elle était conseillère régionale. Sylvie Andrieux avait retardé l'échéance en allant jusqu’à la Cour de cassation, mais la franc-maçonne n’a pas réussi à faire annuler sa peine de quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans (seulement) d’inéligibilité.

L’Assemblée nationale a pris acte de la démission de Mme Sylvie Andrieux, députée de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône", rapporte le journal officiel vendredi. Son siège restera vacant jusqu’à la fin de la législature. 

Pendant près de dix ans, depuis 2007, la justice n'a pas fait de zèle 

La socialiste faisait acte de présence
en séance avec un bracelet électronique
L’enquête avait commencé à la mi-2007 par un signalement à la justice de la cellule Tracfin, qui avait relevé des flux financiers suspects sur les comptes d’associations censées œuvrer à la réhabilitation... sociale des quartiers. Ces associations situées dans le fief électoral d'Andrieux étaient en fait des coquilles vides. Les fonds versés servaient à assurer un train de vie confortable à leurs dirigeants. 

Plus sociale, tu meurs !
En retour, le deal de ses complices était d'aider S. Andrieux à se faire élire. Andrieux l’avait d'ailleurs emporté de justesse (51 %) face au Front national de Stéphane Ravier en 2012. Les quartiers situés au centre-nord de la ville de Marseille - à cheval sur les 12e (Valérie Boyer, maire LR), 13e (Stéphane Ravier, maire FN) et 14e (Stéphane Ravier, également) arrondissements populaires - qui forment l’une des circonscriptions les plus menacées par l’extrême droite et pourtant sacrifiée par son élue, sont parmi les plus défavorisées des Bouches-du-Rhône.
Le prétendant socialiste à l’investiture dans sa circonscription devra enrailler la montée du Front national qu'Andrieux a favorisée.

jeudi 17 décembre 2015

Un fils de ministre de Valls et Hollande, placé en garde à vue: Thomas Fabius

Le clan Fabius sort vaincu des Régionales en Normandie et sali au plan familial

La COP21 a placé Laurent dans la lumière, mais la justice a mis son fils Thomas à l'ombre.



Pour des soupçons de faux, de blanchiment et d'escroquerie, le fils de... a été placé en garde à vue à Nanterre (Hauts-de-Seine), annonce i-télé. Son appartement de grand standing du boulevard Saint-Germain a été perquisitionné ce mardi matin, ajoute la chaîne d'information du groupe Canal+.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2013


Depuis trois ans, la cellule anti-blanchiment de Bercy - Tracfin - enquête sur les mouvements suspects observés sur les comptes de Thomas Fabius, un joueur de poker par ailleurs connu pour hanter les salles de jeux et les casinos.

Une note de Tracfin récem- ment révélée par Le Point mettait en évidence deux virements douteux sur l'un de ses comptes : le premier d'un montant de 235.000 € versé en 2013, le second d'un montant de 316.000 € qui émanerait de la tante du flambeur.
Avant cette note, qui étaie les investigations de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF),
les spécialistes du blanchi- ment s'étonnaient qu'un Fabius chômeur et non imposable (quand le père est soumis à l'ISF) ait pu faire l'achat d'un appartement de luxe à Paris pour la somme de 7,4 millions d'euros. (lien PaSiDupes) (lien PaSiDupes 2)

En 2011, 
la Société Générale avait été déposé une plainte pour un faux courrier de Thomas Fabius pour obtenir près de 200.000 € dans un casino de Marrakech. 
Toujours en 2011, il avait aussi été condamné à 15.000 € d'amende - dont 10.000 € avec sursis - après un détournement  de l'argent destiné à la création d'une carte bancaire sonore, en 2009. C'est la première fois que Thomas Fabius est entendu dans cette affaire par les enquêteurs de l'OCRGDF. (lien PaSiDupes)

Son avocat Me Cyril Bonan a confirmé la garde à vue , sans autre commentaire. 

Le fils du ministre des Affaires étrangères de Hollande est par ailleurs 'persona non grata' aux Etats-Unis


A la COP21, Obama sert la main de Fabius, père, 
tout en lorgnant S. Royal,
sous le regard attentif de Hollande...


En octobre dernier, on apprenait que le fils du ministre des Affaires étrangères faisait l'objet d'un mandat d'arrêt outre-Atlantique pour avoir effectué des chèques sans provision dans trois casinos de Las Vegas: une dette de 3 millions de dollars ? (lien PaSiDupes)

Il est peut-être temps que la loi s'applique à tous, sans délais. Ni sursis.