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dimanche 3 février 2019

Le député LREM Mustapha Laabid poursuivi pour abus de confiance

Le député LREM utilisait les subventions de son association à des fins personnelles

L'élu du parti du président est soupçonné de détournement de l’argent de l’association qu’il dirigeait 

Le député LREM Mustapha Laabid a été choisi par En Marche ! pour son dévouement associatif... mais il a aujourd'hui rendez-vous devant la justice. Le 5 mars, il sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Rennes pour connaître la date de son procès. Le député de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine devra répondre des faits d’abus de confiance. Il est soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds de l’association d’insertion Collectif Intermede qu’il dirigeait de 2016 à 2017.

Le préjudice porte sur des sommes "d’au moins 21.930,54 euros", indiquait vendredi le Parquet de Rennes dans un communiqué. Il lui est notamment reproché d’avoir utilisé l’argent de l’association pour régler des frais de bouche pour un montant de 15.402,25 euros dans des restaurants. 
Le Parquet évoque aussi des achats divers effectués dans des commerces pour un montant de 1.336,23 euros, des paiements de téléphonie (2.841,49 euros), d’hôtels et de divers frais (2.350,57 euros).

"Il n’a rien commis de malhonnête", assure son avocat

L’enquête avait démarré au mois de novembre 2017 suite à un signalement de Tracfin, l’organisme du ministère de l’Economie et des Finances chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent. Tracfin s’était à l’époque interrogé sur des mouvements suspects sur les comptes de l’association, la Fondation Agir contre l'exclusion (créée en 1998 à l'initiative du maire PS Edmond Hervé, plusieurs fois ministre de Mitterrand dans les gouvernements Mauroy (dont la Santé), et dont il est toujours le directeur de l'antenne rennaise). Une enquête, confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes, avait été ouverte le 16 novembre 2017.
"Agir contre l'exclusion" (FACE) est une fondation reconnue d'utilité publique créée en 1993 par treize grands groupes économiques français (Manpower, AG2R La Mondiale ou Engie, anciennement GDF Suez, dont l'Etat est l'actionnaire principal) réunis à l’initiative de Martine Aubry, ministre du Travail et de l'Emploi. Administrée par 15 membres, dont les ministres de l'Emploi, de l'Intérieur, des Affaires sociales, de la Ville et de l'Exclusion, cette association vertueuse est ainsi l'un des partenaires de l'Etat dans l'élaboration et la conduite des politiques publiques menées contre l'exclusion.
Contacté, l'avocat de Mustapha Laabid, 
maître William Pineau, concède "peut-être un manque de rigueur". 
"Mais, mon client n’a jamais eu l’intention de s’approprier les deniers de l’association à des fins personnelles", assure-t-il. 
"Il attend cette échéance avec sérénité, car il estime qu’il n’a rien commis de malhonnête, insiste maître Pineau. Il ne s’est jamais retranché derrière son immunité parlementaire... Dès qu’il a appris l’existence de cette affaire dans la presse, le quinquagénaire s’est immédiatement rapproché du procureur pour pouvoir être entendu, avant même qu’on le convoque".
Un "premier de cordée" exemplaire...

dimanche 4 juin 2017

Marseille : le directeur du Samu social en garde à vue

A Marseille, du mi-temps payé à plein temps

Le directeur du Samu social, René Giancarli, a enfin été entendu sous le régime de la garde à vue

Cette audition  révélée le 2 juin par le site d'information Marsactu, a eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours - depuis janvier 2017 - sur des soupçons d'emplois fictifs et de détournement de fonds publics au service municipal du Samu social

Le préjudice s'élèverait à cinq millions d'euros au détriment de la collectivité et sa solidarité. 
L'organisation du temps de travail est au centre de ce dossier dans lequel la Ville a annoncé s'être constituée partie civile. Ces agents municipaux travaillent une semaine sur deux, soit 10 à 12 jours par mois pour un fonctionnement 7 jours sur 7, 24h sur 24, en équipes.

Le Samu social est un ensemble d'associations non gouvernementales

Ces associations sont regroupées en France par la Fédération nationale des samus sociaux, et au niveau international par le Samu social International.
Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), les équipes du Samu social sont renforcées par des équipes partenaires : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri (BAPSA), Croix Rouge Française, Ordre souverain de Malte France, Transports Automobiles Municipaux (TAM), Restos du Cœur et Protection Civile). 

Cette nébuleuse, où le flou est la règle, échappe à un contrôle strict des financeurs. C'est ainsi que le Samu social peut aisément être confondu avec le "SAMU". Ce dernier signifie initialement "service d'aide médicale urgente", évoquant un organisme s'occupant en urgence de la détresse, tandis que le "Samu social", qui est distinct, désigne le "service d'aide mobile d'urgence social". Le 19 juillet 2011, Xavier Emmanuelli démissionne de la présidence, à la suite de l'annonce par l'État de réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence. Le problème de l'encadrement de la gestion du Samu social tentaculaire n'était pas pour autant réglé.

L'incurie générale récupérée pour accuser la municipalité

L'opposition au maire instrumentalise les infractions du Samu social
La gauche détourne l'attention des emplois fictifs et des détournement de fonds publics. La question majeure n'est plus la faute, mais sa connaissance, ou non, par la Ville de Marseille.

Aux dires des agents incriminés, cette organisation illégale du temps de travail aurait cours depuis 10 ans au Samu social. Jean-Claude Gaudin se voit reprocher d'avoir très souvent exprimé sa confiance en ce service, composé de 80 agents chargés de l'accueil des sans-abri, dans la deuxième ville de France, un port ouvert sur l'Orient méditerranéen.

Ces agents se disent "sous le choc"
Leur directeur, René Giancarli, a été placé en garde à vue, mardi 30 et mercredi 31 mai, et l'enquête sur d’éventuels détournements de fonds publics au Samu social de Marseille ébranle ce service municipal destiné au secours et à l’hébergement des SDF. Après douze années d'existence, 2005 fut, disait-on alors, une année marquante sous le signe du renouveau pour le Samu social marseillais, incarné par un homme, René Giancarli, ancien policier du GIPN qui prenait la direction de l'association, à la demande de Jean-Claude Gaudin, avec la charge de changer en profondeur son fonctionnement.
VOIR et ENTENDRE les agents déterminés à "rétablir leur ...honneur" dans cette affaire de "malversation présumée" :

Le mouvement associatif est ainsi une nouvelle fois pris en défaut.

Depuis une dizaine d’années,
la majorité des 80 agents ne travaillait que 10 à 12 jours par mois. Un mi-temps payé plein temps: la pénibilité expliquant cela... L’enquête a débuté fin 2016 dans le sillage de la plainte d’un employé pour un banal différend avec son employeur, ce qui a révélé ce que certains qualifient déjà de "système frauduleux à la marseillaise", en plus du "fini-parti" instauré  par FO avec la complicité de Gaston Deferre (PS), dans les années 70, au profit des éboueurs marseillais, comme à La Poste.
La pratique du "fini-parti" permettait aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée, le travail étant plus ou moins bien fait... Il y fut mis un terme pendant la mandature du sénateur-maire Gaudin, avec l'annulation, le 26 avril 2014, d'un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille (CUM, devenue Marseille Provence Métropole) par la Cour administrative d'Appel.la chambre régionale des comptes.
Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que
l'autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit "la moitié du temps de travail légal". Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuaient les problèmes de propreté de leur ville.
S
elon le quotidien régional La Provence, des agents municipaux d'encadrement sont depuis en charge de vérifier, que le travail a été fait correctement et qu'aucun déchet n'a été oublié. Ils doivent aussi s'assurer que les containers ont été bien refermés et ne traînent plus au milieu de la chaussée.
Le 19 janvier, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille ont perquisitionné les locaux du Samu social et saisi plannings, feuilles de présence, fiches de paie... 
Le 10 février 2016, la Cour des comptes a épinglé  la pratique du "fini-parti" des facteurs, considérant qu’elle génère de la sous-activité. Une observation que conteste, non pas FO, mais  la CGT-FAPT, cette fois, pour qui la charge de travail n’est pas la même chaque jour. "Persistent sur le terrain des situations de sous-occupation pour certains facteurs, et donc un potentiel de productivité inexploité et qui n'est pas toujours mesuré par La Poste", juge l’institution dans son rapport annuel. Le facteur trotskiste Olivier Besancenot (NPA) en a-t-il, ou non, connaissance ?

jeudi 23 février 2017

Le président Hollande s'est affiché avec Théo, un fraudeur présumé

Un scandale financier salit Théo et sa famille, éclaboussant Hollande

Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a-t-il ouvert une enquête pour "suspicion d'abus de confiance et escroquerie" ?

Avant d'avoir déclaré un viol par un policier lors de son arrestation à Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis, le 2 février dernier, dès juin 2015, Théo Luhaka avait attiré l'attention de la presse et de la police sur le niveau de vie de sa famille et lui-même et ils seraient désormais impliqués dans une affaire financière, confiée au Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis.

L'un des frères de Théo aurait créé une association pour lutter contre la violence en Seine-Saint-Denis 
Aulnay Events (créée en 2003) dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo - et censée embaucher 30 personnes, ayant vocation à devenir animateurs de rue. Cette noble association a "pour but de lutter contre la violence. Nous avons choisi de proposer des activités en donnant la priorité aux familles et à la formation professionnelle dans le but de faire en sorte que les jeunes obtiennent un diplôme [BAFA] donnant accès à un emploi." 
Tous les Centres de Vacances de France
 Règlementation du Ministère de 
la Jeunesse et des Sports
"Philosophie de l'organisme : Nous prônons l'idée que le rassemblement et la connaissance d'autrui limite considérablement les risques de dérapages et de violence. Nous mettons en place lors de chacun de nos séjours [au Chalet des Cabrioles (Haute Savoie), géré par 'autrement-loisirs', par ex.] un esprit de rencontre et d'ouverture à l'autre afin de faciliter la prise de dialogue et de maintenir un coté humain dans nos rapports quotidiens.[...] "Notre rôle premier est de créer une quantité de souvenirs pour tous, nous sommes en séjour et non pas à l'armée" [sic]...


Dans ce cadre, l'association a reçu 678.000 euros de subventions de l'Etat, c'est-à-dire les contribuables français, via les contrats aidés entre janvier 2014 et juin 2016.
 
Or, un contrôle de l'Inspection du travail d'Ile-de-France mené en 2015 n'aurait trouvé aucune preuve de la réalité de ces emplois. 

Selon les informations du Parisien, huit membres de la famille de Théo, dont Théo lui-même, auraient perçu plus de 170.000 euros en provenance de l'association, financée par l'argent public. 

D'autre part, 350.000 euros de cotisations sociales n'auraient pas été réglés.
Contacté par le journal, un des frères de Théo, Mickael Luhaka (ci-dessus, devant la photo de son frère hospitalisé), se défend d'avoir employé des salariés fantômes et assure être interdit bancaire, tout comme son frère.

C’est une affaire qui embarrasse les autorités, et ce,
jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.

mercredi 22 février 2017

L'attaché parlementaire d'un sénateur PS faisait l'apologie du terrorisme malgré l'état d'urgence

Le ministère de l'Intérieur apprend l'information d'une ...militante associative

Le djihadiste, son sénateur PS et l'association sont anonymés
Le collaborateur d'un sénateur socialiste est soupçonné d'apologie du terrorisme et a suscité l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Parquet de Paris, a-t-on appris ce mardi 22 février : il appelait notamment au djihad, sur sa page Facebook en arabe.

Or, il aura fallu un mois pour que le ministère de la Justice de JJ. Urvoas communique sur cette enquête préliminaire ouverte le 25 janvier dernier. Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l'affaire, la page Facebook du collaborateur socialiste présentait des images d'égorgements qui auraient été retirées un temps, avant de réapparaître en langue arabe.

Le sénateur PS employeur du djihadiste sur fonds publics a confirmé l'enquête visant l'attaché parlementaire, sans plus de précisions. Son identité du parlementaire socialiste est donc connue de la justice et de la presse, mais voilée.

Des appels au djihad sur Facebook : 
au grand jour, malgré l'état d'urgence et au coeur de la République

C'est une militante associative, anonymée, alertée par les messages de propagande djihadiste postés par le salarié du sénateur socialiste, qui a effectué un signalement auprès des autorités policières, conduisant à l'ouverture de cette enquête. Police et justice seraient-elles détournées de leurs fonctions sur des tâches politiques ? 

Après avoir repéré ces contenus diffusés sur le réseau social, la responsable de cette association floutée a d'abord alerté le sénateur qui emploie le djihadiste. La page a alors été un temps désactivée..., probablement à l'instigation de l'employeur. Mais elle a réapparu, en langue arabe, précise l'hebdomadaire. 
La militante associative a alerté les autorités policières et l'hebdomadaire anarchiste ("ni dieu, ni loi, ni patron, ni mari") lève alors une partie du voile pour glisser qu'elle est "militante du dialogue inter-religieux"...
Parmi ces associations, on peut penser à Parler en Paix, présidée par Véronique Teyssandier,
ou à l’association parisienne
'Fen’Art' de Zouhir Boudjema, artiste peintre algérien partisan du "dialogue interconvictionnel et interculturel" dans le XIe parisien, lieu des attentats du 13 novembre 2015 : 18 personnes ont été assassinées rue de Charonne, à proximité du restaurant La Belle Equipe et cinq personnes abattues à la terrasse du restaurant Casa Nostra. On peut également citer Kawaa-Grandir Ensemble, dans le même style. Réunissant le fonds de dotation Grandir Ensemble (créée en 1985 par un groupe d'amis bénévoles sensibles aux conditions de vie des enfants des bidonvilles de Colombie) et l’entreprise sociale Kawaa (concept : un tête-à-tête autour d’un café pendant une heure), ce projet propose depuis un an, à des inconnus de se retrouver et de parler librement de leurs convictions religieuses.Ou l'association Un-par-Un, fondée par Kévin André (et Zup de Co) qui a pour objet de renforcer le lien social, de favoriser l'insertion et de lutter contre l'exclusion.
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 
Bien plus qu’un speed dating religieux
Officiellement, chaque rencontre vise à faire tomber les préjugés. Avec succès, chiffres à l’appui : "98 % des participants ont passé un bon moment," raconte Marine Quenin, déléguée générale du fonds de dotation 
(outil innovant de financement du...  mécénat) Grandir Ensemble. A ce jour, 1.027 personnes ont déjà participé à l’un des 63 rendez-vous organisés dans 23 villes de France, de Belgique (Molenbeek, à Bruxelles ?) et de Tunisie. Et d’ici deux ans, Kawaa-Grandir Ensemble espère que 230 000 Français auront pris le temps, au moins une fois, d’aller à la rencontrer d’un voisin de confession et de culture différentes.
M. Quenin a également fondé l’association Enquête, qui sensibilise les enfants aux religions et leur enseigne la... laïcité.

C'est ainsi que la quadra peut accompagner un petit groupe d’enfants à la mosquée Omar à Paris pour entendre le prêche du vendredi de l’imam.

Payé par le sénateur socialiste sur son enveloppe mensuelle, appelée crédit collaborateur, l'attaché parlementaire parsemait ses appels au djihad d'images d'égorgements d'Européens ou bien de critiques des koufars ("mécréants", dans la propagande djihadiste).

Un sénateur embarrassé, bien qu'anonymé

Le sénateur socialiste précise au Canard qu'il savait que son collaborateur était musulman pratiquant. 
L'élu de la majorité parlementaire savait aussi que l'individu avait par le passé été condamné pour violences conjugales. Mais, "il a payé pour ça", estime son patron. Pour le reste, balaie-t-il..."Je ne crois que ce que je vois."

La "presse d'investigation" diffuse le même texte...



samedi 5 septembre 2015

Aide aux réfugiés, oeuvre humanitaire ou idéologie subversive ?

Comment aider les réfugiés ? En n'aspirant pas les forces vives des pays désorientés par la perte de leurs pouvoirs forts

Un mouvement veut pourtant développer l'hébergement chez l'habitant

Une initiative prétendument locale et spontanée
Arrogance du regard de ceux qui se jugent meilleurs
Pour permettre aux bonnes volontés sous le coup de l'émotion d'offrir leur hospitalité pendant un mois, un trimestre ou un an, et plus si affinités, un site internet propose de mettre en relation migrants et bénévoles, une initiative inspirée de l'économie du partage, et dont le succès ravit ses parrains, des militants opposés au maintien de frontières.

Leur propagande se fonde sur "des histoires qui ont le pouvoir incroyable de nous rapprocher et de nous rappeler que nous partageons une humanité. Avaaz offre à chacun la possibilité de raconter son histoire, afin que nous puissions renforcer nos liens et apprendre les uns des autres." Et en voici une parmi d'autres: "Je viens de recevoir un mail pour une chambre pour 3 à 4 mois sur Paris !" Dans les locaux de l'association Singa, Nathanaël Molle, le cofondateur du projet, s'enthousiasme. "C'est plutôt cool parce qu'on manque de logements sur Paris [certes!], alors que c'est l'endroit où on a le plus de réfugiés statutaires". 

Le petit gars n'est pas tout seul, à la vérité 
Fondée en 2007, Avaaz est une organisation non gouvernementale internationale (ONG) de cybermilitantisme, se présentant comme un "mouvement démocratique supranational" donc sans aucune légitimité. Ainsi, pendant longtemps, Avaaz a été une plateforme en ligne sur laquelle des citoyens du monde entier pouvaient lancer des pétitions - auquel il est reproché un manque de neutralité - et mobiliser leurs réseaux sur le net autour de problématiques diverses et variées, et surtout partisanes.

"Avaaz n’a que cinq ans, mais a connu un essor exponentiel jusqu’à devenir aujourd’hui le plus grand et le plus puissant mouvement citoyen mondial en ligne", note The Guardian en 2012. 



Puis, ce lanceur d'alertes est passé à l'offensive de terrain.
Et le quotidien intello-bobo britannique souligne qu' Avaaz "fait toutefois l'objet de critiques visant son fonctionnement, la personnalité de ses fondateurs et son ingérence dans les affaires de certains pays."


La presse française lui sert pourtant la soupe car, selon elle, tout ce qui se drape d'humanitaire serait indiscutable et respectable.
Pourtant, les critiques pleuvent. Sur le sujet de la seule Syrie, en février 2012, Avaaz revendiquait  un rôle-clé dans l'évacuation du photographe irlandais Paul Conroy et du journaliste espagnol Javier Espinosa de Syrie, affirmant que "13 militants de son réseau avaient trouvé la mort dans cette opération". Propos relayés -sans vérification- par la presse occidentale. Or, après enquête du journaliste Simon van Zuylen-Wood publiée dans le magazine américain The New Republic (centre gauche et progressiste), Paul Conroy affirme que Avaaz n'a joué strictement aucun rôle dans son exfiltration. Depuis, Avaaz n'a cependant apporté aucune modification à ses communications sur les événements. 
Une autre critique de cette opération concerne l'affiliation des 13 militants tués à Avaaz. L'association aurait en effet "pris avantage de la mort de 13 personnes pour coller à sa campagne médiatique". Avaaz réplique en accusant une rivalité entre organisations et van Zuylen-Wood. Il pense d'autre part qu'Avaaz peut tout de même être crédité pour avoir coordonné les militants au début des événements, introduit des fournitures médicales, des journalistes et des moyens d'informations en Syrie. Ainsi, Avaaz a sacrifié une partie de la vérité au profit du "pouvoir et de la renommée".
Entre 2007 et 2009, Avaaz a été financée en partie par le spéculateur milliardaire de 85 ans, George Soros, via MoveOn.


Selon le journaliste Patrick Kingsley, depuis 2009 l'organisation n'accepterait aucun don émanant de fondations ou de sociétés et refuserait toute somme dépassant les 5.000 dollars (4.500 euros). Avaaz ne vivrait que de la générosité des membres individuels, qui avaient réuni en 2011 plus de 20 millions de dollars. L'ONG affirme en outre avoir choisi de ne pas rendre déductibles des impôts les dons effectués afin de garantir son indépendance et sa liberté d'expression sur les questions politiques. Soros est cependant soupçonné d'établir des positions dominantes à travers le monde à des fins de profit personnel, sous couvert de philanthropie.


Un manipulateur avéré.
 
En janvier 2008, The Times révèle que Soros a financé une étude de la prestigieuse revue scientifique The Lancet sur le nombre de victimes durant la guerre d'Irak. Cette étude, réalisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), indique que la guerre d'Irak aurait causé 650.000 morts. En revanche, The Times cite une autre étude de The New England Journal of Medicine, fondée sur des hypothèses moins radicales, qui évalue le nombre de victimes à 151.000 victimes.

Un révolutionnaire 
 
Il est démontré que son Open Society Foundations et Freedom House (le groupement politique serbe Otpor), entraînent des activistes du monde entier à renverser des gouvernements opposés aux intérêts des États-Unis. Optor est considéré comme l'un des acteurs majeurs de la chute du régime de Slobodan Milošević, ainsi que de la formation de jeunes révolutionnaires de différents pays, de la Géorgie à l'Égypte ou les Maldives, en passant par la Biélorussie ou... l'Ukraine.
Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud 

Depuis le lancement du projet Avaaz il y a quelques jours, la fréquentation du site internet de Singa s'est emballée: près de 200 personnes se sont inscrites pour proposer qui une chambre, qui un hébergement d' "un mois pour commencer", "avec une spontanéité aux antipodes du discours de repli souvent associé aux thèmes liés à l'immigration", aux dires de l'AFP.
Alice Barbe, entourée de Foday Mamoud Janneh,
président de SINGA et de Carlos Arbelaez
Singa est une association française spécialisée dans l'entrepreneuriat social qui se définit comme une communauté, incluant les réfugiés statutaires, dans laquelle "on se rencontre, on réfléchit, on échange, on crée de l'innovation sociale, de la richesse culturelle et des emplois," C'est-à-dire qu'elle formate des réfugiés pour qu'ils développent de "bons" projets associatifs, artistiques ou entrepreneuriaux et prolongent l'action de l'asso, dans le même esprit d'une France d'accueil.
Une rapide étude du discours sur la formation à l'entrepreneuriat, par exemple, révèle des filouteries. Prenez le cas mis en exergue de Carlos Arbelaez, 29 ans. En fait, il était déjà entrepreneur dans son pays d'origine, la Colombie... Que lui apporte Singa? Elle ne fait qu'exploiter ses compétences.
L'ombre de Avaaz plane. En février 2015, Singa a co-organisé un hackathon sur le thème de l'asile sous le nom "#Réfugiés Connectés", le premier sur ce thème en France. L'AFP a-t-elle établi les connections entre Avaaz et Singa ?

"
Nous avons mis en place un programme de cours de français par le tutorat permettant non seulement aux réfugiés d'améliorer leur connaissance de la langue, mais aussi de socialiser et de rencontrer des français dans une atmosphères [sic] décontractée et agréable." Ce copié-collé, maintenant, pour confirmer votre opinion sur la qualité des services: "Si nous avons pu faire tout ça, c'est notamment grâce à votre soutient ! " Bien joué...
Singa assure "respecter le principe de neutralité en œuvrant dans le respect d’une stricte neutralité et impartialité politique et religieuse."
La dernière en date des trois co-cofondateurs de Singa, Alice Barbe, ("citoyenne du monde" issue de Centrale Supelec, passée par Johanson international -enjeux développement durable des entreprises​- et le mouvement associatif) s'enthousiasme. "On a tous types de familles parmi les inscrits: des agriculteurs, des banquiers, des gens qui vivent à la campagne, d'autres en ville, à Béziers, Montpellier, Bruxelles..."
Qui sont Guillaume Capelle et Nathanaël Molle ?
Diplômés en relations internationales (Ileri, Institut d'Etude des Relations Internationales, présidé par Antoine Sfeir, fondé en 1988 par Raymond Barre dans le 17e arrondissement de Paris), Guillaume Capelle et Nathanaël Molle, 28 ans, ont cofondé SINGA après de multiples engagements en faveur du vivre ensemble à travers le monde. Ils codirigent aujourd’hui cette association distinguée par Ashoka et militent pour une société plus juste et inclusive.

Français né au Brésil, d'un père ingénieur, spécialisé dans la politique de l'eau pour les pays en développement, et d'une mère brésilienne élevée dans les "favelas", 
 Nathanaël Molle (à gauche)se définit comme un citoyen du monde mu par l'irrépressible envie de "faire quelque chose qui ait un sens social et humain". Après ses études à Paris, il a commencé à travailler avec les réfugiés au Maroc ou il a pu identifier les principaux facteurs d'échec à leur insertion, la langue et le regard des autres.
Les mêmes que ceux qui avaient été repérés par son ami
Guillaume Capelle,à droite, cofondateur de Singa, qui côtoyait aussi des réfugiés, mais pour Amnesty International Australia. Il est diplômé de Université Pierre Mendès-France (Grenoble II), a passé près de 3 ans comme conseiller en communication à CapEthic (pour une consommation alternative de l'information) et encore moins de 3 ans comme rédacteur en chef au Centre "Migrations et Citoyennetés" de l'IFRI, Institut français des relations internationales, seul institut de recherche français classé parmi les 50 premiers 'think tanks' les plus influents dans le monde.
Singa signifie "prêter" en bambara, une langue nationale du Mali, l'un des pays où a grandi Nathanaël, avec la Thaïlande et le Sri Lanka.
La philosophie de Singa diffère nettement de l'idéologie de Avaaz


Lancée il y a deux ans pour faciliter l'insertion socio-économique des réfugiés, l'association espère, via ce nouveau projet émotionnel, installer une première famille d'ici une dizaine de jours. 

L'initiative, baptisée "Calm" ("Comme à la maison"), est partie d'un constat simple: les réfugiés statutaires ont des droits - notamment celui de travailler - mais ils ne connaissent souvent aucun Français, n'ont aucun réseau et cela bloque leur intégration. Cette médiatisation les rendra-il prioritaires sur les 6 millions de demandeurs d'emploi qui sont déjà sur liste d'attente ?
Pourtant "les réfugiés ce sont des entrepreneurs, des talents, une source de richesse interculturelle, de créations d'emploi", assure Alice Barbe. Les Français en recherche d'emploi sont content d'entendre Alice... D'où l'idée de leur trouver une solution temporaire de logement "pour se poser, mieux comprendre la société dans laquelle ils sont, rencontrer des Français et surtout pour plus de sérénité pendant toute cette période de stress et d'anxiété".

"Calm" ne concerne que les réfugiés statutaires, c'est-à-dire des "légaux, en situation régulière" dont la demande d'asile a été acceptée - même si, parmi les bénévoles qui appellent l'association, beaucoup ne font pas la différence entre les divers statuts et veulent juste aider. La presse entretient d'ailleurs le malaise: de clandestins, illégaux) elle a d'abord fait des "migrants" (effaçant les différences juridiques), puis des "réfugiés", sans discernement, avec la volonté d'amalgame et de confusion.  "Beaucoup disent: 'je n'ai pas de logement mais je voudrais faire quelque chose' ", raconte Nathanaël Molle, en positivant !   
Une approche cloisonnée qui ignore les difficultés des chômeurs de Pôle Emploi.
"Il y a aujourd'hui un vrai réveil de la société civile sur cette question-là. On ne peut plus rester sans rien faire, c'est un message qu'on reçoit tout le temps", affirme-t-il, en soulignant combien il est important de lutter contre une image "misérabiliste" du réfugié.

Les responsables de Singa multiplient actuellement les réunions avec des familles qu'ils disent intéressées, pour les former et pour qu'elles s'engagent dans l'aventure dans les meilleures conditions.
"Il peut y avoir des différences culturelles sources de malentendus", explique-t-il pudiquement. "Il est important par exemple que réfugiés et familles fixent une charte sur le fonctionnement au quotidien", explique Alice Barbe. L'engagement n'est pas financier, ni définitif: dans le cas où l'une des deux parties ne souhaite pas continuer la colocation, "on essaie de régler le problème, mais si ça ne fonctionne pas, on arrête", assure-t-elle.

La petite équipe, qui combine esprit start-up et enthousiasme associatif récent (2012), prépare déjà les prochaines étapes: lancement d'une campagne de financement participatif ('crowdfunding') fin septembre, mise en place d'un site internet dédié, développement dans toute la France, installation au Québec d'ici la fin de l'année...
Au-delà, l'association rêve de monter des projets similaires en Allemagne, en Belgique... Alice Barbe en est convaincue: "Si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d'accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde".

Pour les familles bénévoles,
le problème est de savoir à quelle association faire confiance. PaSiDupes a essayé de compenser le manque de discernement de la presse. Ou son engagement partisan de déstabilisation politique de l'Union Européenne. En s'abandonnant à l'émotion, l'Europe se met en difficultés en acceptant de drainer la jeunesse du Proche-Orient affaibli par les "printemps arabes". 

dimanche 22 février 2015

De Staline à Hollande, il n'y aura bientôt plus qu'un pas

Hollande est passé du 49.3 aux menaces sur les "frondeurs" en interne au PS et... en externe

En route pour la rééducation des masses














"Ô, Grand Staline" / "Ô, Grand François"

Ô Grand Staline, Ô chef des peuples;
Toi qui fais naître l'homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Tu es la fleur de mon printemps
Un soleil reflété par des millions de coeurs humains.


(Rashimov, poème publié dans la Pravda, 28 aôut 1936)



Un syndicaliste anglais rencontre des jeunes kolkhosiens en 1937. 

Il témoigne. "Pourquoi sont-ils si enthousiastes ? me demandai-je. Ils sont pauvrement vêtus. Ils ne sont même pas bien nourris. Tous ont l'air affamés... Se croient-ils vraiment les maîtres du pays ? S'imaginent-ils vraiment que quelque chose les attend, tout près qui vaille la peine ? Je songe à la méthode communiste : s'emparer des enfants dès la crèche, les suivre dans les jardins d'enfants, puis à l'école, les enrôler ensuite dans les Pionniers et les jeunes komsomols. Toujours les tenir en main par une propagande incessante ! La propagande ! La propagande ! Du matin au soir. Par la TSF [radio, avant la télévision], le film, l'image, l'affiche, le manuel, elle les poursuit partout." 
Walter Citrine, A la recherche de la vérité en Russie, 1937.

Vincent Peillon a imaginé les rythmes scolaires qui "s'emparent des enfants" 

et le candidat François Hollande s'est engagé à développer les pouvoirs des mouvements associatifs. En mars 2012, à l'occasion d'une rencontre avec plusieurs centaines de responsables associatifs réunis à Saint-Denis,... Seine-Saint-Denis, le candidat socialiste annonça la création, s'il est élu, d'un nouveau congé afin de favoriser le bénévolat associatif: "le congé engagement". 

Engagement 27: "
Je lancerai une nouvelle génération d’opérations de renouvellement urbain, je les compléterai par des actions de cohésion sociale en lien avec les collectivités et les associations."

Engagement 37: " Je ferai en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle."

Engagement 38: " Dans l’intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n’ont aucun équivalent en Europe."



Les attentats de djihadistes de France à Paris sont le prétexte pour Najat Vallaud-Belkacem de prendre des mesures (pour un coût de plus de 250 millions d'euros sur trois ans), au nom de la "mobilisation" de l'école dans l'encadrement et le formatage de la jeunesse. Un plan "exceptionnel" sera déployé pour former, d'ici à juillet, "mille premiers formateurs aguerris"à "la laïcité et à l'enseignement moral et civique", nouveaux "hussards de la république"notamment des professeurs d'origine maghrébine et sub-saharienne plus ou moins récente


Autre mesure: un "nouveau parcours citoyen" de l'école élémentaire à la terminale qui "se nourrira du futur enseignement moral et civique", prévu dès la prochaine rentrée, selon la ministre. Sur l'ensemble de la scolarité, il représentera 300 heures qui "ne doivent pas être théoriques" mais devront aussi éduquer aux media et à l'information, "inciter" [?] à débattre et à argumenter dans les classes,  sur la voie et dans les limite du politiquement correct marxiste, anticolonialiste et antilibéral.

Avec immixtion des associations et réseaux dans le milieu scolaire

Il y aura des "films sur les combats historiques de la République"... et les luttes sociales ou de libération, la Journée de la laïcité sera célébrée à l'école chaque 9 décembre, les élèves participeront à la Semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, 
pour "mettre fin aux préjugés encore trop prégnants" dans les établissements. L'enseignement laïc du fait religieux est prévu.

Najat Vallaud-Belkacem change ainsi d'orientation prioritaire de sa politique. Mais implique-t-elle l'abandon, après bientôt trois ans, de toute velléité - et de temps perdu - sur la "théorie du genre" ?