POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Avaaz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Avaaz. Afficher tous les articles

mardi 25 juillet 2017

Schiappa se défend de vouloir diplômer les jeunes parents

"Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères"

La secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a encore fait parler d'elle


Image associéeMarlène Schiappa s'est mis à dos une partie des professionnels de la petite enfance.
Lundi au micro d'Europe 1, elle a dû cette fois certifier qu'elle ne s'est pas mis en tête de mettre en place une certification pour les mères non diplômées, éventuellement sous la forme d'un CAP petite enfance. Mais comment se fait-il que l'ex-blogueuse élevée au rang de membre du gouvernement doit constamment se justifier ? 

Rattachée au Premier ministre, Edouard Philippe, qui ne semble pas réussir à la canaliser, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes n'a visiblement pas établi de dialogue avec les professionnels du secteur. Elle a en effet suscité un grand en émoi parmi eux, puisqu'ils craignent une dévalorisation de leur profession. Europe 1 l'a invitée lundi pour lui permettre d'éteindre la polémique.

Marlène Schiappa estime que sa proposition a été caricaturée.
Comme c'est le cas à chacune de ses prises de parole. "Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères", insiste-t-elle.
"Je déplore que l'on transforme une mesure qui n'est pas aboutie, qui est assez complexe, en un sujet-verbe-complément de 140 signes pour qu'il rentre dans un tweet", polémique la secrétaire d'Etat, elle-même toujours pas 'aboutie'.

Les parlementaires n'auraient pas compris sa pensée "complexe"...

"Lors d'une audition au Parlement et au Sénat, j'ai expliqué, après une heure et demi de description de l'ensemble de nos mesures pour l'égalité entre les femmes et les hommes, que nous lançons une réflexion qui vise à trouver des parcours diplômants pour ces mères et ces pères qui sont sortis du parcours scolaire sans baccalauréat ou brevet des collèges", explique-t-elle.

"Je cherche l'efficacité", raconte-t-elle. 
"Il ne s'agit pas de distribuer des CAP petite enfance aux mères de famille." La secrétaire d'état admet qu'elle n'innove pas : "il s'agit d'un dispositif déjà existant, la VAE - validation des acquis d'expérience -, qui existe déjà pour les métiers de la petite enfance […]. Le dispositif sur lequel nous travaillons vise à mélanger une formation pour les jeunes parents – à 97 % ce sont des femmes, mais les 3% d'hommes sont les bienvenus – [pour les] accompagner vers la réinsertion professionnelle", précise Marlène Schiappa, puisque les parlementaires n'ont pas saisi. 

"Il y a près de 6.000 jeunes mères mineures en France, qui n'ont pas de diplôme, qui sont sorties du parcours scolaire et se retrouvent à 20 ans sur le marché du travail sans diplôme, sans expérience et sans qualification professionnelle et qui, si nous ne faisons rien, vont errer d'une mission à l'autre dans la plus grande précarité. Je pense qu'il n'est pas acceptable de ne rien faire pour ces mères. Je ne cherche pas la symbolique mais l'efficacité", lance-t-elle.

Marlène Schiappa rétropédale

A propos de la colère des professionnels, la secrétaire d'Etat veut, encore une fois, rectifier le tir entre mesure annoncée et projet en cours d'élaboration : "Ce qui est remis en cause par les professionnels de la petite enfance c'est : 'on va brader nos diplômes et on va les distribuer'. Je les comprends […] Ça n'est pas le cas. Il ne s'agit pas de distribution, il ne s'agit pas uniquement de femmes, il s'agit d'intégrer dans des parcours diplômants, dans des VAE, avec des formations, des examens, des dossiers très solides, et des jurys de professionnels".

Pas de diplômes bradés, après seulement 1 an d'expérience familiale de la maternité ?
VAE : un décret est pris qui élargit le champ des expériences à prendre en compte.
A partir du 1er octobre 2017, les modalités de mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) vont être revues. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du 6 juillet 2017. Ce nouveau décret précise les règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel [et non familial] nécessaires pour l’examen de la demande de VAE (durée ramenée à un an avec la loi Travail du 8 août 2016) [: il s'agit d'un examen de ...dossier]. Il élargit par ailleurs le champ des expériences pouvant être prises en compte en cas de demande de VAE (activités professionnelles salariées, non salariées, bénévoles, de volontariat ou exercées dans le cadre de responsabilités syndicales ou encore par exemple d’un mandat électoral local). Et, lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte aussi les périodes de formation en milieu professionnel, de mise en situation en milieu professionnel ou encore par exemple les stages pratiques.Il sera fait appel à la contribution solidaire  des Français (notamment les retraités  ou les travailleurs indépendants) pour la prise en charge de certaines dépenses (rémunération du salarié pendant son congé VAE, frais de transport, de repas et d’hébergement, frais d’examen du dossier, frais d’organisation de la session d’évaluation de 6.000 jeunes parents...).

La profession s'élève contre les errements diurnes de Schiappa

Marlène Schiappa n'en est pas à son premier égarement.
Activiste de la  libre pensée, comme son père historien corse, la membre du gouvernement a tenu des propos provocateurs dans un post de blog sur le port du voile à l'école. Si bien que, par lettres interposées, Marlène Schiappa et Alain Finkielkraut s'invectivent depuis plusieurs jours. Les positions développées de la nouvelle secrétaire d'Etat sur le port du voile à l'école ont de quoi irriter le philosophe vigilant. 
La secrétaire d'Etat a voulu démontrer qu'il est faux que les femmes ne peuvent plus circuler librement. Elle s'est rendue de nuit dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, une partie du 18e arrondissement où les migrants clandestins n'hésitent pas à harceler les femmes. La recrue de Macron était toutefois accompagnée d'un photographe, au moins...

La proposition de Marlène Schiappa a fait bondir les professionnels de la petite enfance.
Jeudi, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a annoncé que les mères non diplômées, et qui ne travaillent pas mais qui s’occupent de leurs enfants, pourraient obtenir une certification. Il s'agirait d'un diplôme de validation des acquis de l'expérience (VAE), qui pourrait prendre la forme d'un CAP petite enfance.

Une mesure en faveur de l'insertion professionnelle des mères en situation de précarité donc, mais qui fait pourtant largement polémique. 
Pour les associations féministes, cette proposition renforce les stéréotypes sans rien régler au problème. Pour Osez le féminisme ! - qui a une position abolitionniste sur la prostitution - (soutenue par Mouvement français pour le planning familial, le PS, EELV, le Front de Gauche et l'UNEF), par exemple, l'Etat devrait plutôt aider les mères à concilier vie familiale et vie professionnelle. 

Un sentiment partagé par la majorité des représentants du secteur qui ajoutent un autre argument à leur opposition : cette mesure ne prend pas en compte la différence entre le savoir-faire d'un parent et le savoir-faire d'un professionnel.
"Un parent, c'est quelqu'un qui a un désir d'enfant, qui met au monde un enfant. On y porte de l'amour, une attention exclusive. Alors qu'un professionnelle apprend à prendre le relais du parent, mais sans les enjeux affectifs", explique au micro d'Europe 1 Julie Marty-Pichon, membre de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. "On apprend à observer les relations parents-enfants; on est formé à déceler un handicap ou de la maltraitance, etc. Ce sont des choses qui s'apprennent", souligne-t-elle dans une tribune publiée par l'express.fr.

Ces professionnels dénoncent donc une dévalorisation de leur métier qui peine déjà à susciter des vocations. Depuis 3 jours, les professionnel(le)s de la Petite Enfance et plus particulièrement les personnes titulaires d'un CAP Petite Enfance et les personnes titulaires d'un Diplôme d'Etat d'Educateur de Jeunes Enfants (DE EJE) ont manifesté leur incompréhension et leur indignation face aux propos et espèrent être reçus au plus vite par la secrétaire d'Etat avec laquelle ils n'ont eu aucun contact pour le moment. Une pétition  en ligne (Avaaz)  a recueilli aujourd'hui près de 10.000 signatures de protestataires.

Si les enfants ont besoin -à défaut de parents- de personnes hautement qualifiées, le gouvernement et les chambres du Parlement aussi...

mercredi 9 mars 2016

Loi Travail: vademecum à l'usage des lycéens qui manifestent pour manifester

Quel et le vrai (et le faux) des arguments entendus sur la loi Travail ?

Quand 
les étudiants interrogés par la presse savent parfois -à grands traits flous- CONTRE quoi ils défilent,  ils ne semblent pas connaître le POUR du projet

Faute de concertation du gouvernement socialiste avec les représentants des salariés et des étudiants, pourtant très marqués à gauche, le texte du projet de réforme du Code du Travail n'est connu que pour ce qui en a fuité.  Il n'existe pour l'heure qu'un avant-projet de loi adressé... le 18 février au Conseil d'Etat, puis diffusé par le cabinet de la ministre du Travail, pour être présenté par  Myriam El Khomri, le 9 mars en Conseil des ministres. Le projet que Manuel Valls lui fait porter vise à "instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs".
Ces lignes sont plus largement destinées à ceux et celles qui veulent apprendre... alors que les syndicats de lycéens et d'étudiants, soutenus par la CGT et FO, appellent à une première  journée de mobilisation ce mercredi 9 mars. Ce texte qui prévoit une réforme du code du Travail est donc toujours en cours d'écriture, particulièrement depuis que le gouvernement a été contraint d'ouvrir -et non rouvrir- des négociations avec les partenaires sociaux, sous la pression de la gauche, depuis les frondeurs socialistes emmenés par Martine Aubry, jusqu'à l'extrême gauche, déterminée à rejouer la scène du rejet du CPE (contrat première embauche), un type de contrat de travail à durée indéterminée (CDI), à destination des moins de 26 ans prévu par l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances du 2 avril 2006, abrogée le 21. 
Hollande redoute plus que tout que la jeunesse, dont il avait fait une priorité de son quinquennat, ne lui arrache la démission de Valls, son premier ministre détesté, qualifié de "p'tit zizi" par les agriculteurs.

"L'objectif de cette réforme n'est pas de précariser la jeunesse,
assure sa mère-porteuse, 
pour les convaincre, mais d'encourager l'embauche en CDI", au risque de les tromper sur les conditions restrictives que cela implique. Génération précaire qu'on identifie à Julien Bayou (ex-stagiaire à Alternatives économiques, ex-conseiller d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle 2012 et chargé de campagnes pour Avaaz, ONG de cybermilitantisme) riposte d'ailleurs : "Cette réforme les précarise pendant leur CDI. C'est un non-sens social. On ne se bat pas pour avoir un contrat de travail au rabais", dit ce collectif de stagiaires connu pour ses 'flashmobs', visages dissimulés derrière des masques blancs, et ses interventions médiatisées.

Ce projet de loi concentre les dissensions idéologiques, particulièrement au sein de la gauche. Qui dit vrai? Pour se faire une religion, il faut se pencher sur les arguments des uns et des autres pour démêler le vrai du faux contenu dans sept points clés de l'avant-projet de loi.

Les indemnités prud’hommales seront réduites ?

C'est vrai. Le gouvernement veut plafonner les indemnités selon l'ancienneté du salarié. Trois mois de salaire pour un salarié dont l'ancienneté est inférieure à deux ans, six mois entre deux et cinq ans, neuf mois entre cinq et dix ans. Le maximum est de 15 mois pour une ancienneté de plus de 20 ans. Selon une étude du ministère de la Justice portant sur les 401 arrêts rendus par les Prud'hommes en octobre 2014, la réforme est globalement défavorable aux salariés, particulièrement pour ceux ayant entre deux et dix ans d'ancienneté.

Le gouvernement justifie cette baisse. Il assume de reprendre à son compte une proposition du patronat "au nom de l'emploi". Selon Emmanuel Macron qui avait tenté d'introduire la disposition dans sa loi (elle a été retoquée à l'époque par le Conseil constitutionnel), la mesure est censée donner de la visibilité aux chefs d'entreprise. En clair, dans un contexte de chômage record, il pense qu'en permettant aux dirigeants de savoir combien leur coûtera la séparation d'un salarié, ils seront plus enclin à embaucher en CDI au moment où 90% des nouvelles embauches se font en CDD.

On pourra licencier plus facilement

C'est vrai. Alors qu'il appartient aujourd'hui au juge de dire si un licenciement économique est justifié, le projet de loi envisage de dégager des critères objectifs qui permettront à l'employeur de décider si un licenciement est "juste". En cas de baisse du chiffre d'affaires (ou du carnet de commandes) pendant plusieurs mois consécutifs, un employeur pourra se séparer de salariés. De plus, les groupes internationaux qui possèdent une entreprise en France n'auront plus à justifier de difficultés au niveau du groupe dans son ensemble mais seulement de son entreprise en France.

Ce que le gouvernement défend. Comme pour les indemnités prud'homales, le gouvernement fait de ce point une concession aux chefs d'entreprise pour les inciter à l'embauche, selon le principe que plus les conditions pour se séparer d'un salarié sont lisibles, plus ils sont incités à embaucher.

C'est la fin des 35 heures

Et c'est faux, si on considère que l'avant-projet de loi portée par El Khomri pose deux principes: la durée légale du travail effectif des salariés à temps complet est fixée à 35h par semaine et "toute heure accomplie au-delà est une heure supplémentaire" qui ouvre droit à une compensation. La majoration de minimum 10% est également maintenue. Et contrairement à la rumeur, rien ne change sur la durée maximale de travail qui reste fixée à 48h (plafond européen) auquel il est possible de déroger jusqu'à 60h.

Mais le diable est dans les dérogations. La loi envisage de pouvoir déroger plus longtemps à cette durée légale de 35 heures. En cas d'accord dans les entreprises, les salariés pourront travailler jusqu'à 44 ou 46h par semaine pour un maximum de 16 semaines (contre 12 aujourd'hui). 
De plus, en cas d'accord d'entreprise, il sera possible de descendre sous les 25% de majoration salariale qui sont la norme pour les heures supplémentaires.

Les mineurs pourront être appelés à travailler plus

C'est vrai. Le projet de loi prévoit d'assouplir les conditions de travail des apprentis mineurs qui ne peuvent pas travailler aujourd'hui plus de 8h par jour et 35h par semaine, sauf autorisation de l'inspecteur du Travail. A "titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient", ces durées pourront passer à 10 et 40h. De plus, il suffira que l'inspection du Travail soit informée.

Comment le pouvoir socialiste se justifie. Selon l'exposé des motifs, le gouvernement (qui vient de se doter d'une secrétaire d'Etat à l'Apprentissage, Clotilde Valter) entend -à son tour et après quatre ans- "développer l'apprentissage" et adapter le rythme de travail de l'apprenti "à celui de la communauté de travail dans laquelle il évolue". Seuls quelques secteurs, dont le bâtiment, seront concernés.

C'est la fin du pouvoir de négociation des syndicats

Les syndicats pourraient perdre
leur emprise sur les salariés
C'est vrai. Le texte prévoit que les accords collectifs signés dans l'entreprise doivent l'être par des syndicats représentant au moins 50% des salariés (ou par des syndicats représentant 30% des syndicats, si ceux représentant la moitié des salariés ne s'y opposent pas). C'est le cas aujourd'hui. Seulement pour éviter des blocages, une consultation des salariés par référendum pourra être organisée pour valider les accords et passer outre l'opposition des syndicats hostiles. 

Des garde-fous... Ce référendum d'entreprise ne pourra pas se faire à la demande de la direction, comme ce fut le cas pour Smart. Ils pourront seulement être proposés par des syndicats représentant au moins 30% des salariés.

Le repos quotidien n'est plus protégé

C'est vrai. Alors qu'aujourd'hui la loi prévoit qu'entre deux journées de travail, un salarié doit avoir un repos consécutif de 11h, le texte de loi prévoit que ce repos puisse être fractionné.

Un bémol... Le projet de loi émet deux conditions: cela ne peut intervenir que sur demande du salarié et par accord d'entreprise qui devra alors fixer une durée minimale de repos consécutif.

Une journée d'astreinte, comptée comme une journée rémunérée de repos

C'est vrai. Quand un salarié d'astreinte n'intervient pas, son temps d'astreinte est considéré comme du repos (mais il est rémunéré). Le projet ne change pas cette règle.

Pourtant... Aujourd'hui un salarié qui travaille pendant son astreinte à droit à 11 heures de repos à l'issue de son intervention. Le texte envisage d'accorder un repos dont la durée ne pourradépasser la durée de l'intervention.

dimanche 29 novembre 2015

COP21 à Paris: une centaine d'interpellations de "green blocs" portant atteintes à l'ordre public ce dimanche

L'extrême gauche parée de vert mobilise les forces de police 

Les policiers ont procédé dimanche à 100 interpellations place de la République

Cette place est le centre névralgique de toutes les manifs et tentatives de subversion 
Depuis deux semaines, comme en janvier, les braves gens ne sont pas les seuls à exprimer leur compassion, de la plus sincère à la plus feinte, et sous tous les prétextes, des plus dignes aux moins glorieux. Le pouvoir socialiste trouve son compte à cette empathie pourtant suspecte parfois, pensant ainsi engranger des dividendes en points d'indices de sondages de popularité du VIP français de la guerre au Proche Orient. 

Quelques centaines d'opposants à la conférence sur le climat se sont rassemblés en dépit de l'interdiction de manifester, a déclaré le préfet de police de Paris Michel Cadot. 
Une centaine de personnes ont été interpellées, dimanche 29 novembre, après des heurts avec la police aux abords de la place de la République, à Paris, a annoncé le préfet de police de Paris. Les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité sur 200 à 300 personnes retenues place de la République, a-t-il annoncé à 16h.
"Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles" comme des "bougies voire une boule de pétanque", slon la technique du caillassage, a précisé le préfet de police, ajoutant que personne parmi les manifestants ou les policiers n'a, à cette heure, été blessé.

Les affrontements ont éclaté après la dispersion d'une chaîne humaine pour le climat, qui a réuni plusieurs milliers de sympathisants, dans le calme, au départ. 
Or, dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations pour le climat avaient été interdites. La COP21, la Conférence des nations unies sur le climat, s'ouvre dimanche à 17h00 pour les experts et lundi à Paris pour les représentants des états participants.

Les altermondialistes ont contourné l'interdiction de Cazeneuve
Alors que la marche pour le climat était annulée en raison de l'état d'urgence, les ONG supranationales (et donc illégitimes) ont trouvé des solutions... alternatives pour mobiliser. Une chaîne humaine s'est tenue à partir de 11h30 entre Oberkampf et Nation sur le Boulevard Voltaire - à proximité des lieux d'attentats islamistes -  sur le parcours initialement prévu pour la marche interdite. 

Pour le porte-parole d'Alternatiba Jon Palais, "il était essentiel de maintenir une mobilisation dans la rue, parce qu'on a pris note qu'il y avait un état d'urgence mais
pour nous il y a un état d'urgence climatique. On est à un enjeu historique". Selon lui, "toute une partie de la solution doit être apportée par les citoyens".Un appel déguisé à la subversion populaire.

Les déguisements seraient-ils trompeurs ?

Ca amuse Cazeneuve et les tout- petits...
Plusieurs milliers de militants écologistes "pacifistes" se sont donnés la main dimanche à Paris, à la veille de l'ouverture de la Conférence sur le climat (COP21), malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans le cadre de l'état d'urgence.

Des rassemblements se sont tenus dans le monde entier, de Sydney à Berlin, pour exhorter les dirigeants de la planète à trouver un compromis ambitieux susceptible de réduire le réchauffement climatique.

La semaine dernière, le gouvernement Valls a pris le prétexte des tueries islamistes du 13 novembre, à Paris et à Saint-Denis, pour interdire la marche prévue dans les rues de la capitale "afin d'éviter tout risque supplémentaire". Pas un mot donc sur le motif recevable de l'arrivée des participants étrangers à la COP21...

Monsieur le "président de la jeunesse" est servi !
Mais des "défenseurs de la planète" ont contourné l'interdiction en formant une chaîne humaine entre les places de la République et de la Nation, sur le trottoir du boulevard Voltaire. Cette opération a réuni 4.500 personnes, selon la préfecture de police, et de 9.400 à 11.200, selon l'association Alternatiba ('Alternative', en basque, des "exhausteurs" de rancoeurs face au défi du changement climatique), qui avait appelé avec Attac (altermondialistes anti-capitalistes) et Avaaz (ONG internationale de cybermilitantisme: cf. libellés) à ce rassemblement. A noter que Julien Bayou, conseiller d'Eva Joly, ex-magistrate et ancienne candidate des Verts à la dernière présidentielle est un ancien d'Avaaz, devenu porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts. Il est deuxième, derrière Emmanuelle Cosse, sur la liste EELV aux régionales 2015 en Ile-de-France.
Sous les pavés des bonnes intentions, la plage du pire

D'autres, amateurs de "happenings", étaient venus déposer sur le parvis de la place de la République plusieurs milliers de paires de chaussures censées symboliser les manifestants qui n'ont pu se rassembler.
Parmi les chaussures rangées en lignes droites, figuraient une paire déposée au nom du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui a également laissé un bref texte manuscrit, et une autre au nom du pape François.

Affrontements Place de la République

La police avait reçu des consignes de ne pas intervenir 
Des "défenseurs de la planète" ?
dans la mesure où les manifestants n'entravaient pas  l'espace public et nei provoquaient pas de débordements, avant de se disperser en milieu de journée.

De brefs affrontements ont en revanche éclaté dans l'après-midi dans le secteur de la place de la République entre la police et un groupe d'environ 200 activistes, dont certaines défilaient derrière une banderole portant une inscription "le bon climat, c'est l'anti-capitalisme", de l'avis de la Confédération nationale du Travail (CNT), des anarcho-syndicalo-révolutionnaires, et pourtant dans la rue manif après manif, sans aucune stigmatisation de la presse des capitalistes socialistes: P. Bergé, X. Niel, M.  Pigasse, B. Ledoux et P. Drahi, mais la liste est longue...

La tenue de ces marches a ouvert une polémique, ainsi que le sort réservés à certains militants écologistes depuis l'instauration de l'état d'urgence, dans la nuit du 13 au 14 novembre.
Hollande a fait assigner à résidence 24 écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l'occasion de la COP21, a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a dit assumer cette décision.

Son collègue Laurent Fabius a salué la tenue de manifestations et autres concerts et promenades à bicyclette à l'étranger.
"C'est très positif" que les différents gouvernements sentent une pression pour agir, a soutenu le ministre français des Affaires étrangères.

Autre riposte, celle de Valls, en paroles, par l'entremise de ses services sur Twitter...

Il faut être vraiment un petit "zizi" à côté de ses pompes pour tenir des discours moralisateurs à distance aux "green blocs" ! Lien PaSiDupes

lundi 5 octobre 2015

Régionales: (contre-) référendum et fuite en avant d'une gauche désunie

Face à un Waterloo annoncé, la gauche préfère se saborde avant de se faire battre 

Le PS confronté à un contre-référendum
Cambadélis a réprimandé le porte-parole d'EELV
pour sa "primaire de l'espoir"
La gauche ne dissimule plus sa désunion, malgré l'approche du premier tour des élections régionales ou à cause d'une défaite annoncée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé samedi 19 septembre la tenue d'un référendum "pour l'union de la gauche" aux élections régionales.
"La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours : elle portera sur 'oui ou non à l'unité dès maintenant pour les élections régionales?'", a indiqué le premier secrétaire du Parti socialiste devant la presse à l'issue du conseil national du PS
Du 16 au 18 octobre, ce référendum officiel du Parti socialiste "se fera sur trois jours avec des urnes dans chaque marché et un site dédié pour pouvoir voter en ligne", a-t-il dit sur le compte Twitter officiel du PS. "C'est un bon moyen de dépasser les partis tels qu'ils sont aujourd'hui et de s'adresser directement au peuple."

En réplique, des militants ont lancé, lundi 5 octobre, un contre-référendum, en réponse à celui initié par Cambadélis. Désormais, deux propositions s'opposent à gauche. Celle du PS : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?" Et celle de ses militants : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Aux sympathisants de gauche de choisir et de voter oui ou non à celle qui emporte leur préférence.

Ce n'est "pas une initiative officielle" des écologistes d'EELV

Les militants de gauche contestataires ont retenu les mêmes dates pour leur "autre référendum", lancé sur le web. 
Parmi eux, figure le porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou, soutenant Eva Joly ci-contre. Il affirme cependant que ce "n'est pas une initiative officielle" de son parti.

Reste que les initiateurs de ce contre-référendum accusent le premier secrétaire du PS de "chantage au FN", alors qu'il plaide pour l'union aux régionales, face notamment aux chances de victoire du Front national dans plusieurs régions, les 6 et 13 décembre.
"Si les écologistes réagissent de cette façon-là en essayant de détourner notre référendum, c'est qu'ils ont parfaitement compris que l'électorat écologiste ne comprend pas cette alliance avec Jean-Luc Mélenchon, qui détourne l'écologie de ses buts, qui vise simplement à essayer de construire une alternative sur notre gauche", a réagi Jean-Christophe Cambadélis.

Julien Bayou plaide en faveur d'une primaire ouverte aux frondeurs du PS en vue de 2017


L'hégémonique PS a promptement et fermement réagi.
"Primaire de l'espoir" pour l'un, "primaire de la radicalité" pour l'autre.

Le 1er octobre a été un Jeudi noir pour Cambadélis.
Dans une longue tribune publiée jeudi matin, le représentant de l'aile gauche d'EELV, le poulain drivé par Eva Joly, estime qu'il y a des "leçons à tirer" de l'expérience de Syriza en Grèce


J. Bayou, activiste de
Génération précaire
Dans le prolongement du meeting du 19 janvier qui a rassemblé à la même tribune écologistes, représentants du Front de gauche et socialistes frondeurs, Julien Bayou cherche à ratisser large, au-delà des partis. Dans son texte intitulé 'Pour une primaire de l'espoir: dépassez-vous, unissons-nous', le cofondateur du collectif Jeudi-Noir défend "une primaire ouverte aux mouvements citoyens qui veulent contribuer à forger une nouvelle offre politique et civique". "Je le dis clairement nos camarades socialistes frondeurs y ont toute leur place, et leur participation est même déterminante", écrit le porte-parole. "A Cécile Duflot, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou, Benoit Hamon, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, Clémentine Autain et tous les autres, je dis ceci: il est temps de faire mouvement", ajoute-t-il. Il précise qu'il limite son invitation "au PS qui ne recule pas devant la finance." 

Cambadélis est encore prêt à faire le coup de poing


Il dénonce une "attitude irresponsable." Quelques heures après la publication de la tribune, Jean-Christophe Cambadélis publie un communiqué lapidaire intitulé "La machine à diviser, ça suffit !" "Julien Bayou propose ni plus ni moins qu'une scission dans le Parti socialiste pour organiser les primaires de la radicalité", s'étouffe Kostas. Pour le premier secrétaire du parti, "c'est un accroc inadmissible dans l'union de la gauche". Il conclut ces quelques lignes sur une menace à peine voilée des socialistes qui seraient tentés par l'idée d'une primaire avec les autres forces de la gauche: "La gauche divisée, c'est la gauche éliminée", met-il en garde.

Julien Bayou se dit "étonné" par cette "attaque personnelle". 

Bayou, devant J-Baptiste Eyraud (DAL) et Balasko 
"C'est me faire beaucoup d'honneur que de s'adresser à moi", ironise-t-il. Il estime que Jean-Christophe Cambadélis a "mal lu" la tribune, puisqu'elle n'appelle pas à la division mais au "rassemblement". "Je ne comprends pas le ton de son communiqué, il a des réflexes de surveillant général", regrette l'écolo de 35 ans. Tout juste rentré d'Athènes, où il a assisté au sacre de la coalition de gauche Syriza, il estime qu'il y a du "pain sur la planche" pour construire un projet. Il assure que Benoît Hamon a hésité à venir avec sa délégation soutenir Alexis Tsipras, et que plusieurs soutiens d'Arnaud Montebourg étaient de la partie. "La condition du succès est d'être le plus ouvert possible", a insinué cet ancien chargé en 2013 de campagnes pour Avaaz (cf. libellé), ONG de cybermilitantisme et de flash-mobs.

Début février, une rencontré est organisée dans le cadre des "chantiers de l'espoir", pour construire une alternative. Cécile Duflot, Emmanuelle Cosse, patrone d'EELV, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain 
ont déjà signé l'appel, ainsi que  des dirigeants de l'aile gauche du PS.

lundi 7 septembre 2015

Accueil de migrants Syriens: intox sur la poussée du bénévolat en France

L'Europe placée devant le fait accompli d'une invasion de migrants du Proche Orient

La Hongrie s'est résolue à laisser transiter les migrants
Migrants syriens à la gare de l'Est de Budapest, le 2 septembre 2015
Elle les a conduit de l'une des gares de Budapest en Autriche. 
Une opération spéciale entre les trois pays a permis au train et à 90 bus urbains de la ville de Budapest d'accompagner des milliers d'illégaux  vendredi et samedi vers l'Autriche et l'Allemagne. Mais le chancelier autrichien l'a répété, cette solution n'est que "temporaire".

Le flux migratoire qui conduit ces réfugiés du Moyen-Orient à l'Europe de l'Ouest, par terre plus sûre que la Méditerranée, n'est pas prêt de s'arrêter.
Dimanche 6 septembre, le campement des passages souterrains de la gare de Budapest-Keleti
en Hongrie (10 millions d'habitants) n'est pas levé. Quelques centaines de migrants se reposent, à l'abri de tentes, sur des matelas de mousse pour la majorité d'entre eux. D'autres profitent du seul point d'eau disponible pour faire leur toilette.

La manipulation de l'opinion par des associations est patente
Les migrants sont pris en main et téléguidés. C'est ainsi qu'ils sont incités à se grouper en certains lieux centraux pour faire des photos destinées à indigner et mobiliser les bonnes âmes qui n'écoutent que leur coeurs mais sont manoeuvrées par des experts en communication.   
Une dirigeante de Grinda a lâché ce matin sur France Info que le but est de "travailler le public"...

La plupart de ces personnes, originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan, demandent l’asile. Selon les lois européennes, elles auraient dû rester en Hongrie jusqu’à ce que leur dossier soit traité.
VOIR et ENTENDRE la marche triomphale des migrants du proche-orient de Hongrie en Autriche:


Haie d'honneur et salve d'applaudissements pour les migrants en Allemagne

En un week-end, l'Allemagne a dû accueillir plusieurs milliers de réfugiés, arrivés après un très long voyage par terre. Dimanche 6 septembre, le pays s'attendait à recevoir 10.000 réfugiés venus par la Hongrie, via l'Autriche, un niveau jamais atteint en une seule journée. Quelque 6.000 hommes, femmes et enfants étaient déjà arrivés en milieu d'après-midi, enregistrés pour la majorité en Bavière, selon la police fédérale.
En fait, ils auraient été 20.000: les associations relayées par une presse peu soucieuse de vérifications ont avantage à grossir les chiffres pour culpabiliser la France,
67 millions d'habitants contre 82 millions d'habitants en Allemagne. Son PIB nominal par habitant (2014) classe L'Allemagne au 18ee rang mondial; celui de la France la situe au 20e. 
Surtout, le taux de chômage allemand est à 6%, mais de 10% en France (rien qu'en métropole).
En 2014, la dette publique allemande était de 77,1% en % du PIB, en progression de 0,9%, celle de la France s'élevant à 97,5%, en progression de 2,5% sur trois mois et de 4,5% sur un an.

"Les Allemands ont applaudi l'arrivée des cortèges de réfugiés, samedi, jusque tard dans la nuit. Faut-il comprendre DES Allemands ?
Des militants de la gauche radicale très démonstratifs...
Ils en ont accueilli 7.000 au total ce jour-là. "Vous êtes chaleureusement les bienvenus; on est content que vous soyez arrivés ici vivants. Maintenant reposez-vous", a déclaré Bodo Ramelow, ministre-président de l'état libre de Thuringe. 
Pourquoi ne pas le dire, cet élu est membre de Die Linke, parti politique issu du Parti du socialisme démocratique (PDS, ex-SED qui fut le parti officiel de la RDA soviétique)... Sa ligne politique est clairement antilibérale et prône un socialisme démocratique. Au Parlement européen, il siège dans le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, avec le Parti communiste français (PCF).
L'Allemagne, eldorado des migrants illégaux

Ici, à Vienne, la "haie d'honneur"
décrite paraît surfaite...
L'Allemagne représente la fin du calvaire, l'eldorado européen de la grande majorité des migrants. "Je me sens super bien, finalement on y est arrivé", confie l'un d'eux au micro de France 2. A Francfort, les réfugiés ont même droit à une haie d'honneur. Même scène à Munich, principale porte d'entrée en Allemagne. 
Pourquoi ne pas le dire, la ville de Frankfort est gérée par les Verts altermondialistes et la CDU et  Munich est aux mains du SPD (affiliée au Parti socialiste européen), des Verts et Rosa Liste München (qui défend les droits de la communauté LGBT).
Visiblement encadrés, des migrants manifestent
à la gare de Budapest, maillon faible de l'UE

"Yeux bleus (détail autorisé à la presse, ici France Info), cheveux plaqués vers l'arrière, un jeune Syrien de 25 ans accepte de nous parler (Thomas Baïetto), sans nous donner de nom. 'Je suis parti d'Alep il y a deux ans. A cause de la guerre, je n'ai pas pu terminer mes études", raconte-t-il. Première étape : Istanbul, en Turquie, où il commence à travailler. 'Je n'avais aucun droit en tant que réfugié, ils pouvaient me virer quand ils voulaient' ", poursuit-il.

"En route vers l'Allemagne, les réfugiés accueillis à Vienne à bras ouverts"

C'est une info que n'endosse aucun journaliste en particulier, mais la rédaction de France Info, collectivement mais anonymement: élément de langage de Matignon ou du Quai d'Orsay, via l'AFP ? Tandis que l'Allemagne a reçu 18.000 réfugiés dimanche, selon France Info, "la solidarité autrichienne ne faiblissait pas envers ces migrants en route vers Munich", à en croire Mathilde Lemaire. "A la gare de Vienne, tout était pour rendre leur voyage plus... confortable."
La journaliste tire sur la corde sensible. "Hommes, femmes et enfants syriens et irakiens ont ému les Autrichiens qui ont amené des couvertures et de la nourriture pour aider ces migrants qui ont fui leurs pays en guerre." Or, son reportage ne présente aucune photo de cette liesse... Seulement des hommes rechargeant leurs portables, avec ce tweet sensible : "Les #réfugiés rechargent mobiles dans 1coin de la gare de Westbhanof Vienne Garder lien avec le monde et la famille "

Mais les Français voient clair

Mais qui sont donc ces bénévoles et ces accueillants vertueux ?

La photo du jeune Aylan, 3 ans, mort noyé sur une côte de Turquie, a été médiatiquement surexposée, créant un émoi "planétaire" selon les manipulateur d'opinion, dont seul pourtant Le Monde s'était d'abord fait l'écho, avant que les autres n'embrayent sous la pression des associations, réseaux et autres collectifs de militants aussi vertueux que radicaux. 
En France, l’opinion publique est encore très réticente, malgré le "travail sur le public" (selon Singa !), à base d'émotionnel. On nous dit sur tous les tons et sur toutes les chaînes que de "nombreux citoyens cherchent des moyens d’agir pour l'humanité." Rien que ça ! De la simple pétition à l’accueil d’un migrant chez soi, l’action peut prendre diverses formes. Un tel déferlement soudain de beaux sentiments pour les malheureuses victimes du "printemps arabe" laisse un goût amer en travers de la gorge des hommes, femmes et enfants mal-logés ou sans-abri qui attendent depuis de longues années des mesures gouvernementales et un peu de compassion de ces citoyens tout à coup mis en branle médiatique.

Outre quelques clubs anglais de football, des artistes crient leur peine, tels François Berléand, fils d'un père russe d'origine arménienne, et Marc Lavoine, époux Poniatowski, petite-fille de ministre de de Valéry Giscard d'Estaing, et fils de cégétiste.

Plusieurs pétitions circulent sur Internet.
L'ONG Médecins du Monde participe à Bruxelles
à côté du pseudo-Tribunal Russell sur la Palestine 
participa à un débat intitulé Palestine: 
Pour une intifada légale et citoyenne . 
On connaît la connotation violente du terme "intifada"
L’une d'entre elles a été lancée le 1er septembre par la Vague citoyenne – mouvement animé par , auteur notamment de sketches pour Groland (Canal +). Une autre a été adressée aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), "Pour que cesse la honte en Europe". D’autres textes se focalisent sur des sujets plus spécifiques, comme l’aide médicale aux migrants de Calais par exemple


Des citoyens rassemblés sous la bannière "Pas en notre nom" ont appelé à manifester samedi 5 septembre place de la République, à Paris, pour exprimer leur solidarité avec les migrants.

Dans les pays d’origine des migrants, sur les parcours qu’ils empruntent ou dans leur pays d’accueil,
les migrants sont aidés par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales (ONG, donc sans aucune légitimité nationale) déjà très bien structurées, mais qui ont besoin pour fonctionner de recevoir de l’argent privé. En France, les dons donnent droit à des réductions d’impôts allant de 66 % à 75 % de la somme versée.

Présente à la fois au niveau international et dans chaque ville de France, la Croix-Rouge, qui se consacre davantage à sa mission qu'à tous les coups médiatiques qui se présentent, intervient en situation d’urgence et dans l’accompagnement de long terme, sanitaire et social. Caritas (Secours catholique en France) développe aussi une mission internationale d’aide aux migrants.

Sur les questions de santé, l'ONG radicale Médecins du monde et Médecins sans frontières, ONG plus modérée, agissent également dans les pays d’origine, sur les routes de migration (notamment en Méditerranée) et en France. Pour aider plus spécifiquement les enfants, on peut adresser ses dons à l’inattaquable UNICEF, bien que partisane, ou à l’ONG Save the Children, ONG qui s'est naïvement adressée au cinéaste trotskiste Ken Loach pour sa promotion (et l'a regretté), présente dans plusieurs pays d’Europe.

Plusieurs autress ONG ou associations se consacrent davantage à l’aide aux réfugiés ou aux demandeurs d’asile : le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) au niveau international, France Terre d’asile, la/le Cimade (protestante et progressiste), le Gisti (association de défense et d'aide juridique aux clandestins de France. Elle vit des dons de la CNL-confédération nationale du Logement qui porte les stigmates du PCF-, la Région Île-de-France, du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité -ministre M. el Khomri-, ACSE -Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, établissement public-...), ou aussi bien Emmaüs ou CCFD que la Fondation de France)… qui toutes ont sauté sur les migrants comme la misère sur le peuple.

Les associations humanitaires remplissent leur caisses
"Spontanément" (sic), au vu de la détresse des migrants sur grand écran pendant le repas familial, de nombreux citoyens cherchent à offrir de la nourriture, des vêtements ou divers objets qui ne sont pas toujours utiles. 
"La générosité est importante, mais elle doit s’organiser pour ne pas se disperser ou rester un feu de paille", avertit Pierre Henry (EHESS !), ex-directeur de cabinet du président de l'OMI (Office des migrations internationales , OMI, relevant du ministre du Travail), mais aussi du maire PS de Villiers-le-Bel, Louis Perrein (1986-1987), porte-parole de France Terre d’asile (FTDA), l'une des principales associations à qui l'Etat délègue l'accueil des demandeurs d'asile et qu'il finance à hauteur de 70%. En 2013, France terre d'asile a toutefois fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des suspicions de détournement d'argent public, procédure visant notamment Pierre Henry. L'affaire a été classée sans suites... Cette association conseille par exemple de se renseigner auprès des associations locales ou des centres d’accueil des demandeurs d’asile (dont elle a la gestion par délégation), présents sur tout le territoire français, pour évaluer leurs besoins.
Conscient de l'engouement passager actuel, Pierre Henry met en garde: "Le bénévolat est un engagement dans la durée...


Les pays d'accueil involontaire cherchent à retirer leurs marrons du feu migratoire

L'unanimisme humanitaire n'est largement qu'apparence
Face à son débordement par les flux de migrants venus du Sud et de l'Est, l'UE impose au président français des réfugiés en provenance notamment de Syrie qu'il n'a pas choisis. Mais François Hollande maquille cette pression en initiative personnelle. La prenant à son compte, il a annoncé, lundi 7 septembre, que "la France accueillera 24.000 réfugiés" sur son territoire
Certains maires -aussitôt félicités par le p'tit Cazeneuve, se sont déjà dit prêts à les recevoir, d'autres font des distinctions. C'est le cas du député-maire Les Républicains de Roanne (Loire), Yves Nicolin. Dimanche 6 septembre, sur France Bleu Saint-Etienne Loire, il a tempéré le climat émotionnel qui sévit sur le pays, précisant que s'il est prêt à accueillir des réfugiés dans sa ville, c'est "à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens, qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daesh [Etat islamique]".

Au plan politique, des voix s'élèvent pour appeler à la raison
Certains soulignent qu'il revient aux pays arabes riches en pétrodollars de prendre en charge la détresse de leurs frères musulmans
D'autres souhaitent pouvoir choisir qui ils accueillent dans leur pays ou leur ville, plutôt que de se voir imposer des indésirables, puisque le soupçon d'immigration sociale est grand, de même que le risque de déstabilisation intérieure par des rebelles syriens, voire des terroristes.

La "spontanéité" des bénévoles est un canular
Les associations et ONG anticipent ce que pourrait être l'accueil des réfugiés de leurs  rêves par de potentiels bénévoles. A la vérité, et pour l'heure, les offres sont en effet très limitées. Pour se dégager de l'entrelacs d'informations contradictoires et tendancieuses, voire mensongères qui s'abat sur le public par voie médiatique, il suffit de lire en complément les articles de PaSiDupes:

Les lecteurs réaliseront que leurs soupçons de manipulation ne sont pas sans fondement.