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vendredi 21 octobre 2016

Primaire EELV 2016 : Duflot virée; Rivasi en figurante face à Jadot

Cécile Duflot s'est faite évacuer dès le premier tour de la primaire écolo

Les votants de la primaire EELV doivent désormais départager Yannick Jadot de Michèle Rivasi

Cécile Duflot craignait un ras-le-bol du parti exprimé lors de cette primaire, un phénomène "Tous contre elle",  et elle a vu juste. Mi-octobre, pour rameuter les électeurs, la magouilleuse faisait mine de ne pas se considérer comme "la favorite". "Normalement, cette élection, je la perds", avait-elle mis en garde. Et d'ajouter : "Mais tant pis, nous verrons; c'est la campagne que je veux faire".

Cécile Duflot avait en mémoire la défaite de Nicolas Hulot en 2011: le grandissime favori que la poisseuse soutenait, avait été battu par Joly Eva (ci-contre, soutenue par Julien Bayou) à qui elle fit pourtant des grâces. Mais surtout celle de Noël Mamère, qui avait été battu au second tour par Alain Lipietz, alors que le député de Gironde était arrivé très largement en tête au premier tour. 

"Cécile a fait une campagne tournée vers l'extérieur; sa stratégie de l'écologie majoritaire n'a pas été retenue", racontait sa directrice de campagne, la détestable clitocrate Caroline de Haas, au Figaro, le soir du cinglant désaveuEn croyant que c'était arrivé, cette arrogante (ci-contre) - ancienne porte-parole de 'Osez le féminisme' - avait beaucoup paradé sur les plateaux des media, car elle ne manqua pas d'idées pour mettre en places de nouvelles actions contre la Loi travail et s'illustra au côté de 'Nuit debout', également moribond. 
La démocrate exemplaire, féministe et sectaire, avait réécri l'Histoire, soutenant qu'"Alain Finkielkraut n'a pas été viré de l'AG de Nuit debout sous les huées"... La donzelle écrivit ainsi dans... Le Monde qu'Alain Finkielkraut, "en spécialiste de la provocation et de l’invective", armé de son épée d’académicien, a commis l’irréparable ce samedi-là. Il n’aurait jamais dû se rendre sur l’Esplanade des mosquées, pardon la place de la République, pour "déverser sa haine des autres" et ainsi déclencher une nouvelle Intifada !D’après l'ex-collaboratrice de Najat Vallaud-Belkacem au ministère du Droit des Femmes, ce "polémiste réactionnaire, vulgaire, aux relents xénophobes" ne mériterait pas l’ombre d’une réfutation argumentée. Et la malade parle de "provocation et d'invective" ? La défaite de Haas et Duflot, c'est aussi l'échec de Vallaud-Belkacem.
"Elle [Duflot, ci-contre escortée de Julien Bayou] a parié sur une écologie de dépassement [ce qui signifie quoi: répressive ?]; cela n'a pas été compris", ajoutait un soutien public de l'ancienne ministre et qui plus est secrétaire national du parti, David Cormand, qui met en cause l'intelligence des militants. En somme, Cécile Duflot se serait trompée de campagne, s'adressant aux sympathisants de gauche sensibles à une candidature écologiste, avant de s'adresser aux adhérents et militants du parti, plus modérés.

Résultats du premier tour de la primaire écolo 

Les électeurs de la primaire écologiste ont décidé de retirer leur confiance à Cécile Duflot, sans doute trop marquée par son positionnement gauchiste et la démonstration au gouvernement de son incompétence
Ils départageront Michèle Rivasi et Yannick Jadot dans un second tour qui livrera son verdict dans deux semaines, pour déterminer le candidat vert à la présidentielle 2017.


Yannick Jadot : 35,61 %
Michèle Rivasi : 30,16 %
Cécile Duflot : 24,41 % (plus de 10 points derrière le premier)
Karima Delli : 9,82 % (ci-contre)


Que disent de la primaire les statuts d'EELV ?

Prête pour 
la course en sacs
C'est un parti de chaos, en proie aux divisions internes, mais Europe Ecologie-Les Verts est un parti qui compte encore peser dans les media au cours des mois et les années à venir, à défaut de consistances idéologique et politique. Au risque de nuire au candidat de la gauche le mieux placé, les écologistes sont déterminés à présenter un candidat au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, afin de relancer leur dynamique écologiste alternative à celle que pourrait initier le parti socialiste, qui organisera sa primaire en début d'année 2017. 

L'organisation de la primaire écologiste figure dans les statuts du parti. 
En 2011, Eva Joly avait battu Nicolas Hulot, en 2006, Dominique Voynet avait remporté l'élection interne face à Yves Cochet. 
Après avoir participé aux gouvernements successifs de Hollande, avec l'incompétente Duflot, puis l'inutile Placé, l'invisible Pompili et Cosse, la volumineuse brasseuse de vent, les écologistes d'Europe Ecologie-Les Verts ont finalement choisi de se démarquer de la majorité gouvernementale. 
Barbara Pompili, secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité (ex-EELV), accuse Cécile Duflot d'avoir "abîmé l'écologie", Placé dénonce "une forme de suicide collectif" et Cohn-Bendit estime que Duflot est "plus proche de l'asile que de l'Elysée"...
Ils ont également été pressés de définir une stratégie pour 2017 après le retrait de Nicolas Hulot, qui a finalement décidé de ne pas concourir à la course à l'Elysée. Le conseil fédéral du parti a acté début juillet l'organisation de la primaire, avec plus de deux tiers des voix.

Calendrier de la primaire EELV
Les inscrits à la primaire écologistes -tout au plus 17.000 personnes- avaient jusqu'au lundi 17 octobre 2016 au soir pour participer au vote du premier tour par correspondance pour départager Cécile Duflot, Yannick Jadot, Michèle Rivasi et Karima Delli. Les résultats ont été publiés le mercredi 19 octobre. 
4 novembre - Dernier jour du scrutin du 2nd tour pour les Français résidents en France
6 novembre - Annonce des résultats du second tour
Le parti écologiste a fixé les dates des deux tours du scrutin : le 19 octobre et le 6 novembre 2016. Les modalités pratiques ont été arrêtées lors du conseil fédéral du samedi 24 septembre 2016. Les candidatures ont été déposées et validées : trois femmes et un homme se faisaient face désormais et c'est l'homme qui s'est nettement détaché pour l'investiture du parti.

EEVL a donc choisi d'organiser sa compétition interne avant la primaire PS de "la Belle alliance", qui se cherchera un candidat officiel du Parti socialiste et de ses proches alliés en janvier 2017. En juin, David Cormand, secrétaire national d'EELV, avait fustigé cette procédure qui, pour l'heure, semble faite sur-mesure pour François Hollande : "C'est l'ardoise magique, ce jeu pour enfant : on dessine dessus, on la secoue et on repart à zéro. Cette opération, au mois de janvier, je crois, aurait pour vertu de faire oublier ce qui s'est passé depuis quatre ans. Je ne suis pas sûr que les Français soient prêts à effacer l'ardoise".
Menacé d'exclusion d'EELV en 2006 par Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle, après qu'il a appelé à la candidature de Nicolas Hulot, David Cormand peut-il encore décemment se maintenir à la tête d'EELV ?

Les écologistes ont enregistré l'inscription sur le site de près de 10.000 personnes. Au total, avec les adhérents et coopérateurs EELV inscrits automatiquement, ce sont près de 17.000 personnes qui peuvent participer au vote par correspondance.  Pour tous les votants résidant en outre-mer ou bien à l'étranger, le vote s'effectue... par Internet. Un mode de scrutin  que Les Républicains se sont refusé, le jugeant suspect !

D'où sortent les candidats à la primaire EELV ?

Le porte-parole du parti, Julien Bayou, sort de l'affaire un peu plus ridicule.
Bayou, ci-contre à droite) avait fait savoir à l'issue du conseil fédéral du parti que la primaire est ouverte à "la possibilité de candidatures de la société civile". Et d'ajouter : "Si on a par exemple le leader d'une grande association paysanne ou écologiste qui veut se présenter, il sera accueilli, je pense, avec bienveillance". Pour être candidat, il suffisait d'obtenir le parrainage de 36 conseillers fédéraux (sur un total de 240). 
A l'arrivée, les candidats sont des (euro)députés
Cécile Duflot (congédiée) - L'ancienne ministre du Logement avait ouvertement suspecté ce mode de désignation, mais avait dû se soumettre. Le 20 août, Cécile Duflot s'est passée des media pour annoncer sa candidature directement aux militants, par emails. "Je mesure la responsabilité qui est la mienne. La notoriété que j'ai acquise dans nos combats communs grâce à la confiance que les militantes et les militants m'ont accordée. Je me dois de la mettre au service de l'intérêt général. C'est un immense honneur bien évidemment, mais c'est avant tout une épreuve", expliquait la politicienne en gros sabots. 
Dans une autre lettre  adressée aux militants, mais publiée début juillet, elle se montrait réticente à l'exercice : "La règle n'a souffert aucune exception : une primaire pousse les candidats à dire du mal des autres et encore davantage les candidats les moins connus à taper sur les plus connus pour - notamment - que leur nom figure dans le journal". Cependant, Cécile Duflot n'a jamais caché ses ambitions. Il y a quelques semaines, elle a lancé le site Internet "Jesignepourlecologie.fr" visant à s'assurer un nombre important de parrainages.

Yannick Jadot - L'eurodéputé, 50 ans en juillet, ancien dirigeant de Greenpeace France (2002-2008), est à l'origine du mouvement initié pour l'organisation de la primaire. Le 13 juillet, il a officialisé sa candidature. Dans une interview à Presse Océan, le 6 juillet, ce cadre d'EELV s'était dit prêt à se lancer dans la course : "J'avais dit que si Nicolas n'y allait pas, j'envisagerais de proposer ma candidature pour porter la parole écologique dans la campagne présidentielle, y compris pour défendre le projet européen, qui est très malmené à l'heure actuelle".
Jadot a dirigé les campagnes de Greenpeace France entre 2002 et 2008.

VOIR et ENTENDRE la tentative de prise d'assaut de l'Assemblée nationale par Greenpeace:

Greenpeace tente l'ascension de l'Assemblée... par liberation

Michèle Rivasi réagit à sa qualification au 2e tour de la primaire des écologistes, le 19 octobre 2016 à ParisMichèle Rivasi - L'ancienne dirigeante de Greenpeace (2003-2004), 63 ans, députée européenne depuis 2009, s'est lancée dans la course le 1er août 2016. "Je suis candidate pour représenter le peuple de l'écologie (et les autres?), la voix des lanceurs d'alerte et des défenseurs des Biens communs en 2017", écrivait-elle dans un communiqué, dans lequel elle revenait sur ses plus solides convictions. "Tous mes combats, que ce soient contre le tout nucléaire, les grands projets inutiles ou l'accès à la santé pour tous et la reconnaissance du facteur environnemental dans l'explosion de maladies émergentes ou d'épidémies de cancers ont été centrés sur la lutte contre l'opacité et le mensonge, les conflits d'intérêts et la corruption qui gangrènent trop souvent notre démocratie et sapent nos fondements républicains". 
Elle a présidé la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986, concluant que le nuage toxique venu d'Ukraine s'était arrêté à la frontière française...

VOIR et ENTENDRE la manifestation de Greenpeace (décembre 2009) à l'intérieur de l'Assemblée nationale:

Greenpeace perturbe la séance des questions à l... par rmc

Karima Delli (éliminée) - La députée européenne de 37 ans, ancienne membre du collectif "Jeudi noir", a décidé de se lancer dans la course pour, écrit-elle dans un communiqué daté du 23 août, "faire vivre l'autonomie de l'écologie politique dans ce beau pays". "Les mauvaises langues diront que je vise trop haut. Qu'elles se rassurent. Je ne suis pas là pour le coup d'après, ou pour négocier en douce une place aux législatives ou un poste ministériel", poursuit cette jeune figure de l'aile gauche de EELV.

Primaire EELV : les sondages
Une primaire vraiment utile ?
Selon une enquête réalisée par Elabe pour BFMTV, 53 % des Français jugent "inutile" la présence d'un candidat écologiste à l'élection présidentielle, mais surtout selon les socialistes... 
Ils sont pourtant 59 % à considérer que la priorité du parti EELV pour l'élection présidentielle de 2017 doit être "la défense de l'écologie même si cela divise la gauche". 

Karima Delli (EELV) défiant les forces 
de l'ordre républicain
Des sondages  peu encourageants
Quel que soit le candidat investi, les sondages sont peu reluisants pour les écologistes. Le parti EELV est crédité d'entre 1 et 3 % pour le premier tour. Les instituts de sondages ne s'étaient toutefois  intéressés qu'à la configuration où Duflot serait sélectionnée: la ministre aurait recueilli 2 % des intentions de vote, selon l'enquête BVA menée du 8 au 10 juillet 2016. Nicolas Hulot était alors crédité de 10 % d'intentions de vote le 21 juin dernier, selon une enquête Elabe. 

En janvier 2016, 85 % des Français ne souhaitaient pas une candidature de Cécile Duflot à l'élection présidentielle, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France
VOIR et ENTENDRE l'investissement de Cécile Duflot et de son acolyte, C. de Haas, dans une campagne bulldozer pour la présidentielle:
La victoire de Michèle Rivasi et Yannick Jadot, une "volonté de renouvellement" au sein d'EELV ?


lundi 5 octobre 2015

Régionales: (contre-) référendum et fuite en avant d'une gauche désunie

Face à un Waterloo annoncé, la gauche préfère se saborde avant de se faire battre 

Le PS confronté à un contre-référendum
Cambadélis a réprimandé le porte-parole d'EELV
pour sa "primaire de l'espoir"
La gauche ne dissimule plus sa désunion, malgré l'approche du premier tour des élections régionales ou à cause d'une défaite annoncée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé samedi 19 septembre la tenue d'un référendum "pour l'union de la gauche" aux élections régionales.
"La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours : elle portera sur 'oui ou non à l'unité dès maintenant pour les élections régionales?'", a indiqué le premier secrétaire du Parti socialiste devant la presse à l'issue du conseil national du PS
Du 16 au 18 octobre, ce référendum officiel du Parti socialiste "se fera sur trois jours avec des urnes dans chaque marché et un site dédié pour pouvoir voter en ligne", a-t-il dit sur le compte Twitter officiel du PS. "C'est un bon moyen de dépasser les partis tels qu'ils sont aujourd'hui et de s'adresser directement au peuple."

En réplique, des militants ont lancé, lundi 5 octobre, un contre-référendum, en réponse à celui initié par Cambadélis. Désormais, deux propositions s'opposent à gauche. Celle du PS : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?" Et celle de ses militants : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Aux sympathisants de gauche de choisir et de voter oui ou non à celle qui emporte leur préférence.

Ce n'est "pas une initiative officielle" des écologistes d'EELV

Les militants de gauche contestataires ont retenu les mêmes dates pour leur "autre référendum", lancé sur le web. 
Parmi eux, figure le porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou, soutenant Eva Joly ci-contre. Il affirme cependant que ce "n'est pas une initiative officielle" de son parti.

Reste que les initiateurs de ce contre-référendum accusent le premier secrétaire du PS de "chantage au FN", alors qu'il plaide pour l'union aux régionales, face notamment aux chances de victoire du Front national dans plusieurs régions, les 6 et 13 décembre.
"Si les écologistes réagissent de cette façon-là en essayant de détourner notre référendum, c'est qu'ils ont parfaitement compris que l'électorat écologiste ne comprend pas cette alliance avec Jean-Luc Mélenchon, qui détourne l'écologie de ses buts, qui vise simplement à essayer de construire une alternative sur notre gauche", a réagi Jean-Christophe Cambadélis.

Julien Bayou plaide en faveur d'une primaire ouverte aux frondeurs du PS en vue de 2017


L'hégémonique PS a promptement et fermement réagi.
"Primaire de l'espoir" pour l'un, "primaire de la radicalité" pour l'autre.

Le 1er octobre a été un Jeudi noir pour Cambadélis.
Dans une longue tribune publiée jeudi matin, le représentant de l'aile gauche d'EELV, le poulain drivé par Eva Joly, estime qu'il y a des "leçons à tirer" de l'expérience de Syriza en Grèce


J. Bayou, activiste de
Génération précaire
Dans le prolongement du meeting du 19 janvier qui a rassemblé à la même tribune écologistes, représentants du Front de gauche et socialistes frondeurs, Julien Bayou cherche à ratisser large, au-delà des partis. Dans son texte intitulé 'Pour une primaire de l'espoir: dépassez-vous, unissons-nous', le cofondateur du collectif Jeudi-Noir défend "une primaire ouverte aux mouvements citoyens qui veulent contribuer à forger une nouvelle offre politique et civique". "Je le dis clairement nos camarades socialistes frondeurs y ont toute leur place, et leur participation est même déterminante", écrit le porte-parole. "A Cécile Duflot, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou, Benoit Hamon, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, Clémentine Autain et tous les autres, je dis ceci: il est temps de faire mouvement", ajoute-t-il. Il précise qu'il limite son invitation "au PS qui ne recule pas devant la finance." 

Cambadélis est encore prêt à faire le coup de poing


Il dénonce une "attitude irresponsable." Quelques heures après la publication de la tribune, Jean-Christophe Cambadélis publie un communiqué lapidaire intitulé "La machine à diviser, ça suffit !" "Julien Bayou propose ni plus ni moins qu'une scission dans le Parti socialiste pour organiser les primaires de la radicalité", s'étouffe Kostas. Pour le premier secrétaire du parti, "c'est un accroc inadmissible dans l'union de la gauche". Il conclut ces quelques lignes sur une menace à peine voilée des socialistes qui seraient tentés par l'idée d'une primaire avec les autres forces de la gauche: "La gauche divisée, c'est la gauche éliminée", met-il en garde.

Julien Bayou se dit "étonné" par cette "attaque personnelle". 

Bayou, devant J-Baptiste Eyraud (DAL) et Balasko 
"C'est me faire beaucoup d'honneur que de s'adresser à moi", ironise-t-il. Il estime que Jean-Christophe Cambadélis a "mal lu" la tribune, puisqu'elle n'appelle pas à la division mais au "rassemblement". "Je ne comprends pas le ton de son communiqué, il a des réflexes de surveillant général", regrette l'écolo de 35 ans. Tout juste rentré d'Athènes, où il a assisté au sacre de la coalition de gauche Syriza, il estime qu'il y a du "pain sur la planche" pour construire un projet. Il assure que Benoît Hamon a hésité à venir avec sa délégation soutenir Alexis Tsipras, et que plusieurs soutiens d'Arnaud Montebourg étaient de la partie. "La condition du succès est d'être le plus ouvert possible", a insinué cet ancien chargé en 2013 de campagnes pour Avaaz (cf. libellé), ONG de cybermilitantisme et de flash-mobs.

Début février, une rencontré est organisée dans le cadre des "chantiers de l'espoir", pour construire une alternative. Cécile Duflot, Emmanuelle Cosse, patrone d'EELV, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain 
ont déjà signé l'appel, ainsi que  des dirigeants de l'aile gauche du PS.

mardi 30 septembre 2014

EELV: la justice ouvre une enquête sur le financement du siège des Verts

Une plainte contre Europe Ecologie-les Verts (EELV) contraint à agir le Parquet de Taubira 

L'Union des contribuables franciliens porte plainte contre le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis


Des soupçons de détournement de fonds publics et financement illégal en lien avec l'achat du siège d'EELV pèsent sur les Ecologistes radicaux. Au lendemain des Sénatoriales, on apprend qu'une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris en mai, suite à une plainte déposée contre X par l'Union des contribuables franciliens (UCF), visant le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis. 

Elle met en cause l'achat en 2004 par le Cédis, dirigé jusqu'à 2011 par le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé, de parts, pour 75. 000 euros, de la société civile immobilière (SCI) qui a acheté le siège social du parti à Paris, Un toit pour les VertsCette affaire était déjà évoquée dans un reportage de l'émission Cash investigation diffusée sur France 2 en octobre 2013, présentée par Lise Lucet et produite par "Premières Lignes", l'agence de presse militante de Paul Moreira, ex-enquêteur our l'émission Droit de réponse de Michel Polac, ex-rédacteur en chef du "Vrai Journal", l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+ qu'il intègre en 1999 pour créer 90 minutes où il est nommé directeur adjoint de l'information.

Le "buzz" provoqué sur Twitter en octobre 2013 par Xavier Cantat, le compagnon de Cécile Duflot, qui accuse Manuel Valls d'avoir tenu des propos racistes, était, selon certains, une diversion après la mise en cause de la ministre du Logement et de son parti dans l'émission Cash investigation.

Le Cédis étant financé par les impôts locaux, l'UCF considère dans sa plainte qu'"il y a nécessairement financement du parti et détournement de bien public"

L'officine d'EELV avait tenté de justifier

Débusqué par la diffusion du reportage, le Cédis avait affirmé qu'il "avait envisagé d'utiliser les salles de réunion de l'immeuble qui devait abriter le siège des Verts plutôt que de payer très cher des locaux privés à Paris pour y tenir des formations"

"De façon tout à fait légale et transparente", selon lui, il avait ainsi acheté des parts de la SCI. "Il s'est avéré très vite que l'utilisation de ces salles de réunion n'était pas une solution fonctionnelle. Le Cédis a donc, conformément à la loi, revendu ses parts l'année suivante et a finalement fait en 2008 l'acquisition de locaux à Montreuil", poursuivait le texte. La maire de Montreuil (2008-2014) était d'ailleurs Dominique Voynet, ancien ministre de l'Environnement de Jospin, ancienne candidate à la présidentielle de 1995, ex-porte-parole de la campagne présidentielle d'Eva Joly et depuis recasée à l'IGAS, comme François Chérèque ou Aquillino Morelle...
En 2014, il est composé de : Sylvette Amestoy, Henri AREVALO (président, qui a pourtant reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Claude Alphandéry en août dernier), Véronique BEREGOVOY (petite-fille de Pierre Bérégovoy et présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie), Maryvonne Boileau, Emmanuel Cuffini, Virginie Drapier, Claire Grover (secrétaire), Jean-Patrick Masson, Jacques Picard, le sénateur Jean-Vincent PLACE, Clément ROSSIGNOL (militant des Droits de l'homme, élu de Bégles et de la Communauté Urbaine de Bordeaux, porte-parole EELV), Pierre SERNE (trésorier, vice-président EELV de la région Ile-de -France chargé des transports et des mobilités, et vice-président du Syndicat des Transports et ancien du cabinet ministériel de Dominique Voynet), Jean-François Tallio (adjoint écologiste de St Herblain, près de Nantes).

"Des pratiques insupportables"

Duflot en campagne 2012,
escortée de Julien Bayou,
membre de l'équipe d'Eva Joly)
La plainte vise également une somme de 20.000 euros qu'aurait payé le Cédis à EELV pour la location d'une salle aux universités d'été des Verts à Toulon en 2004, afin d'y dispenser une formation de quatre jours. 
"Les journées de formation de fin août organisées par la Cédis ont lieu en début de semaine, avant les journées d'été d'EELV. Il est donc possible pour les élus de consacrer leur début de semaine à la formation et leur fin de semaine à des réunions politiques", racontait le  Cédis, par communiqué.

Le documentaire faisait également apparaître que plus récemment, des élus auraient émargé des feuilles de présence pour des formations auxquelles ils n'auraient pas participé, faits également visés par la plainte.

"Ce sont des pratiques qui deviennent aujourd'hui insupportables pour l'opinion publique, pour les contribuables", souligne l'avocate de l'UCF, Me Beryl Brown.

Pourquoi Cécile Duflot a-t-elle quitté le gouvernement?
Nous disposons aujourd'hui d'un nouvel élément de réponse... Après l'affaire Cahuzac ou celle d'Aquillino Morelle, ces soupçons sur le parti que dirigeait Cécile Duflot risquaient de porter un nouveau coup à l'exécutif. 

jeudi 1 mai 2014

1er-Mai: seulement 100.000 manifestants, selon les autorités

La CGT avance, quant à elle, le chiffre de 210.000 manifestants

Les syndicats n'ont pas réussi à mobiliser les Français, malgré leur opposition à François Hollande.  

La question du nombre de manifestants fait débat. 
Selon la CGT, 65.000 personnes ont battu le pavé dans la capitale, et 210.000 dans toute la France. Les autorités ont, quant elles, dénombré moins de 100.000 manifestants dans toute la France.
Une entreprise toulousaine pense avoir trouvé la solution au problème du comptage. Grâce à un outil qu’elle utilise pour connaître les déplacements des personnes dans les commerces, elle pense qu’elle sera capable d’estimer un nombre minimum de manifestants.

Seulement 32% des Français font confiance aux syndicats

selon les résultats d’un sondage IFOP  tombé à pic le matin même.
"Le gouvernement n'a pas entendu la claque des municipales. Mais il a intérêt à entendre le message. Celui sorti des urnes, et celui que font entendre les salariés et les représentants que nous sommes", renchérit le leader de CGT, qui dit craindre la montée des "idées d'extrême droite". Une crainte partagée par toutes les organisations syndicales et dont elles rendent Hollande responsable.. Mais qui ne les a, une fois encore, pas conduit à défiler ensemble. 

FO et la CGT s'étaient entendus pour protester contre la politique du gouvernement. 
En revanche, pour la première fois depuis longtemps, la CFDT, proche du gouvernement, et la CGT, en compagnie de la FSU et Solidaires, n'ont pas défilé ensemble.

A la mi-avril, le secrétaire de la CGT Thierry Lepaon avait appelé les organisations syndicales à se rassembler. Laurent Berger, le numéro un de la CFDT,  lui avait alors opposé que les deux syndicats "ne pratiquent pas tout à fait le même type de syndicalisme". Avec l'UNSA, la CFDT a donc fait bande à part et ils ont réuni environ 200 militants, sur le thème de l’Europe.

Dans le "gros" cortège, plusieurs milliers de personnes, unies contre le pacte de responsabilité et la politique du nouveau gouvernement
ont scandé une multitude de slogans contre "l'austérité". Quelques personnalités de gauche leur ont aussi apporté leur soutien : Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent du Front de gauche, Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, syndicaliste chez PSA, de Lutte ouvrière (LO) et Olivier Besancenot (NPA). La ligne était donc claire. «Nous voulons redire notre opposition au pacte tel que conçu par Hollande et Gattaz. 
Ancienne magistrate "indépendante" et "apolitique", candidate écologiste radicale (EELV) à la présidentielle, Eva Joly s'était affichée avec l'extrême gauche révolutionnaire.

A Lyon, le 1er mai a réuni un millier de personnes environ jusqu'à la place Bellecour, invitées à acheter les "muguets des communistes". De leur côté, Jean-Claude Mailly et FO étaient rassemblés dans le quartier de La Croix-Rousse, comme chaque année, devant la plaque commémorant la mémoire des Canuts, en souvenir de la révolte de ces ouvriers de la soie dans les années 1830.

1er-Mai : 100.000 manifestants selon les autorités
Manifestation à Lyon jeudi matin
A Marseille, 20.000 manifestants, selon les organisateurs (près de 3.000 selon la police) ont également dit leur "colère" face à la "politique d'austérité" du gouvernement de Manuel Valls, deux jours après le vote à l'Assemblée du programme de stabilité. 

La dénonciation du pacte de responsabilité a été au coeur de tous les défilés, qui ont rassemblé de 1.300 à 3.000 personnes à Rennes, selon les sources, de 950 à 1.200 personnes à Rouen, et environ 450 à Saint-Nazaire.


A Toulouse, la CGT a revendiqué 6.000 manifestants (2.800 selon la police). A Bordeaux, entre 4.000 et 10.000 personnes étaient dans la rue, davantage qu'en 2013. "Cela ne peut plus durer, ça va péter", scandaient les manifestants.

Manifestation unitaire le 15 mai

Preuve supplémentaire que l'union n'était pas au rendez-vous, Jean-Claude Mailly, le numéro un de FO, a martelé que "le patronat ne prendra jamais d'engagements en matière d'emplois et de rémunération". Mais il l'a dit depuis… Lyon.

Toutefois, les différents leaders ont récusé l'idée de guerre syndicale. Tout juste ont-ils reconnu la "désunion" actuelle. Et, de fait, les sections "fonction publique" de tous les syndicats appellent à manifester de façon unanime le 15 mai contre le gel du point d'indice de fonctionnaires, qui sert de base à leur rémunération. 
Hollande réclame l'austérité aux Français après avoir recruté 60.000 fonctionnaires pour l'Education, auxquels il tolère que s'ajoutent 31.000 agents territoriaux de plus. A sept mois des élections dans la fonction publique, aucune centrale ne veut apparaître comme faible. Vu les circonstances, le 18 avrilLaurent Berger a énoncé ce paradoxe qui se vérifie à nouveau: "souvent l'unité se fait dans l'opposition"
Pour le gouvernement, ce 15 mai sera donc le vrai test de la mobilisation contre sa politique.

mardi 1 avril 2014

Au secours: Eva Joly est annoncée en remplacement de Christiane Taubira

Le gouvernement Valls part en sucette

La magistrate altermondialiste serait la future garde des Sceaux


Là, c'est trop !
Excusez-nous, cette fois, nous restons sans voix...
C'est le moment de fermer ce site ! 

mardi 18 mars 2014

La majorité présidentielle de Hollande agonit d'insultes ses adversaires

"Abruti, crétin, vermine..." et ""pervers", "dealer", "voyou" sont le lot des contradicteurs et opposants au PS

La majorité présidentielle aux abois passe aux insultes et injures


Les socialistes sont moins copieux, mais plus violents encore
Il s'agit d'un véritable tir de barrage favorisé par la presse engagée. VOIR et ENTENDRE Michel Sapin, le ministre du chômage et proche de Hollande, affirmer que le ministre de l'Intérieur "n'avait pas à savoir"et enchaîner, avec une ironie très déplacée :"Parce que M. Nicolas Sarkozy adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde, il faudrait que tous les autres ministres de l'Intérieur soient aussi pervers que lui, mais non" ! 

VOIR et ENTENDRE Bruno Le Roux traiter Sarkozy de "dealer".
Le député PS du 9.3 a adopté le langage de sa circonscription de Saint-Ouen. Tout président du groupe PS à l'Assemblée qu'il soit, il manque totalement de maîtrise et risque un parallèle entre Nicolas Sarkozy et "les dealers de la cité Cordon, en face de chez (lui), à Saint-Ouen", ceux qui l'ont élu.... "Comment, quand on est un responsable politique, un ancien président de la République, éprouve-t-on le besoin d'ouvrir une ligne téléphonique sous un faux nom ? C'est une question que je pose publiquement", a déclaré Bruno Le Roux sur BFM TV, à dix jours du 1er tour des municipales.

VOIR et ENTENDRE l'écart de langage du patron des députés PS, Bruno Le Roux qualifiant l'ancien président de la République de "dealer":
VOIR et ENTENDRE le candidat PS à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, qui a prospéré sous Jean-Noël Guérini, mais traite Sarkozy de "voyou":

La langue chargée des écologistes

Cécile Duflot, qui avait qualifié l'ex-chef de l'Etat de "voyou à l'ancienne",
interrogée par Jean-Jacques Bourdin, a maintenu son injure. Mieux, elle joue la colère partisane et fait l'apologie des militants et associatifs mobilisés dans la diffamation.
VOIR et ENTENDRE l'honorable "responsable politique" porter des accusations en tous sens sur de simples soupçons, puisque Sarkozy est traqué par des juges militants, sans qu'il soit mis en examen:


Rappelons aussi
la verdeur des termes de leurs alliés, dont l'écologiste radicale Eva Joly, magistrate qui "emmerde" Corinne Lepage, mais n'apparaît pas au Mur des cons du Syndicat de la Magistrature...

Jean-Luc Mélenchon a insulté un journaliste de La "Nouvelle édition" sur Canal+.
VOIR et ENTENDRE le grossier, "dignitas et gravitas":


Mélenchon n'en a donc pas fini de régler ses comptes avec la presse
VOIR et ENTENDRE Mélenchon sortir son chapelet d'injures à un journaliste stagiaire écoeuré qui avoue voter à gauche!

Lien PaSiDupes

Mélenchon traite aussi Hollande de menteur, en d'autres termes, sur un autre ton et dans un autre registre.
Invité de l’émission "Tous politique" sur France Inter et France 24, le 16 mars 2014, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le pic de pollution et l’échec des gouvernants nationaux et locaux à endiguer le problème. Le coprésident du Parti de Gauche a défendu l’écosocialisme face au productivisme et a présenté des mesures concrètes pour lutter contre la pollution. 
Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite exprimé sur l’Ukraine et a appelé à considérer les Russes comme des partenaires et non des adversaires, pour préserver la paix. Interrogé sur le Venezuela, il a présenté une autre lecture des événements que celle présentée par la doxa officielle. 
Jean-Luc Mélenchon a ensuite expliqué son vote sur un texte européen concernant la torture, puis a évoqué les affaires de la droite et les mensonges du gouvernement et du président de la République sur ce point. Le coprésident du Parti de Gauche était ensuite interrogé sur les municipales et a décrit l’état de décomposition locale dans lequel se trouve le Parti socialiste. 
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer les mensonges permanents du président Hollande et les comportements de ses alliés de l'exécutif:  
Lien PaSiDupes

Mélenchon avait mis en garde les Français contre la duplicité de Hollande
VOIR et ENTENDRE

Mais ils ont tous passé des accords de second tour des municipales...