POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Sapin M. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sapin M. Afficher tous les articles

lundi 4 novembre 2019

Conditions d'accès à l'assurance-chômage : la réforme est-elle une trappe à chômeurs ?

Inquiétudes grandissantes face aux durcissements des règles d'accès à l'assurance chômage

Les premières mesures de la réforme de l'assurance-chômage sont entrées en vigueur vendredi 1er novembre

Résultat de recherche d'images pour "trappe à chomage"Une réforme visant avant tout à réaliser plus d'un milliard d'euros d'économies par an (3,4 milliards d'économies sur trois ans) est-elle faite pour les éclopés du marché du travail ? Les conditions d'éligibilité aux allocations sont notablement durcies par une série de mesures qui attirent tout particulièrement les critiques.

Laurent Berger dénonce une réforme "indigne" et se dit prêt à débattre avec Muriel Pénicaud, la mère-porteuse de cette nouvelle réforme Macron.

"Tuerie", "punition", réforme qui va "créer des drames" et des "trappes à pauvreté". Depuis l'annonce du contenu de la réforme en juin, traduite dans deux décrets publiés en juillet, Laurent Berger ne décolère pas.
Le secrétaire général de la CFDT, syndicat réformiste, n'a pas eu de mots assez durs ces derniers temps pour qualifier cette réforme scélérate, et encore vendredi matin sur Franceinfo. "Cette réforme va faire beaucoup de mal aux demandeurs d'emploi. Beaucoup beaucoup de mal aux chômeurs indemnisés", a-t-il répété sur la radio publique. "C'est 1,4 million de personnes qui vont être très directement concernées", a-t-il précisé.

Les mesures assurant le durcissement des conditions d'accès à l'assurance chômage sont les premières mises en vigueur dès ce 1er novembre. Il faudra désormais avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois, au lieu de quatre sur 28 auparavant, et la dégressivité des allocations pour les hauts revenus au bout de six mois. Selon les chiffres de l'UNEDIC, 850.000 demandeurs d'emploi vont perdre 200 euros net par mois à partir de l'an prochain, dans deux mois.

"Ça fait 100% de perdants", a calculé le responsable syndical, qui accuse la ministre du Travail Muriel Pénicaud d'avoir fait cette réforme non pas pour aider au retour à l'emploi mais "pour faire des économies sur le dos des demandeurs d'emploi" . 

Ces règles "se sont mises en place suite à l'échec d'une négociation dans un cadre où il était quasi-impossible, pour l'ensemble des acteurs sociaux, patronat ou syndicats, d'aller vers un accord", a dénoncé L. Berger. "Elles ont été mises en place par décret, et il n'y a pas de possibilité d'intervention sur les décrets lorsqu'ils sont légaux. Ça n'empêche pas de continuer à dire que cette réforme est injuste et indigne", a-t-il insisté.
"On est dans un pays où quand on tape sur les plus fragiles, ce n'est pas ce qui fait le plus réagir. J'en suis presque malade au sens imagé . Ma colère n'est pas feinte", a ajouté Laurent Berger.

"Je viens de ce secteur, de l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Je suis prêt à débattre avec Mme Pénicaud sur ce que ça veut dire concrètement, y compris sur ses allégations selon lesquelles les demandeurs d'emploi n'ont qu'à retrouver un travail. C'est plus compliqué que cela", a-t-il insisté.

"Nous nous battons contre la précarité, on investit un milliard d'euros pour l'insertion par l'économique des plus vulnérables, on est en train de former des jeunes pour qu'ils aient un emploi, on est en train de former des demandeurs d'emploi comme on l'a jamais fait, on rajoute des postes à Pôle emploi pour que les personnes soient mieux accompagnées", s'est justifiée jeudi sur LCI la ministre du Travail. "Notre but, c'est l'emploi, plus d'emploi, moins de précarité" , a-t-elle ajouté.

Eric Heyer, est sceptique : à bien des égards, les mesures gouvernementales ne vont rien régler, sinon à la frange.

VOIR et ENTENDRE le directeur du département analyse et prévision de l'OFCE, dans Ecorama :



Michel Sapin, l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande, taclait une "réforme injuste et brutale"

"Là, c'est vraiment la première réforme depuis très longtemps qui est aussi brutale, aussi injuste et qui va créer plus de pauvres. C'est une réforme qui tape sur les plus faibles," s'est-il indigné au micro d'Europe 1 vendredi 1er novembre.



Interrogé sur les échecs des négociations avec les partenaires sociaux, Michel Sapin a estimé que cet échec était "voulu par le président de la République".
Macron "avait créé toutes les conditions pour qu'il ne puisse pas y avoir d'accord. Il ne pouvait pas y avoir d'accord de la part du patronat et il ne pouvait pas y avoir d'accord de la part des organisations syndicales", affirme Michel Sapin qui pointe "un échec organisé, c'est un échec voulu. Et c'est un échec qui donnait toute liberté ensuite au gouvernement de prendre des mesures que jamais les partenaires sociaux n'auraient pu négocier ou n'auraient voulu négocier".

Matthieu Orphelin, ancien membre de la majorité présidentielle LREM, s'est déclaré samedi sur Europe 1, "très inquiet"

Résultat de recherche d'images pour "trappe à chomage"

"Il faut que le gouvernement entende", a tonné e député du Maine-et-Loire, un ancien membre de la majorité présidentielle. Il est en effet monté à nouveau au créneau samedi, cette fois contre le durcissement des règles d'accès. "Je suis très inquiet par le durcissement des conditions d'éligibilité", a ainsi déclaré sur Europe 1 le député dissident du Maine-et-Loire.
.
"C'est assez paradoxal par ailleurs, au moment où le gouvernement met en place une stratégie de lutte contre la pauvreté, j'ai peur que ce durcissement soit une trappe à pauvreté", a déclaré le député. "Je crois qu'il faut que le gouvernement entende les inquiétudes des acteurs comme Laurent Berger de la CFDT (...) Il faut que le gouvernement entende les alertes des acteurs sur ce sujet". Et de répéter : "j'ai beaucoup d'inquiétudes". 


samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".

jeudi 5 avril 2018

"La dette de la SNCF n'est pas celle des cheminots", assure la CFDT

Laurent Berger nie que la dette de la SNCF a profité aux cheminots

Le leader de la CFDT a milité pour que l'ardoise de la compagnie soit effacée par ...l'Etat

Traduire, supportée par les contribuables : la dette de la SNCF est-elle celle des Français ?
La dette de la SNCF avoisine 50 milliards d’euros.Au lendemain du premier épisode de grève reconductible - étalée sur trois mois - et "scandée" - deux jours différents par semaine - pour nuire au maximum à la SNCF et à leurs concitoyens, les syndicats dresse un bilan, après la première période de désorganisation (de dimanche soir à mercredi matin, et avant samedi soir à mardi matin prochains).  

Le leader de la CFDT Laurent Berger a d'abord tenu à assurer les amateurs de BFMTV et RMC, ce jeudi, que si son organisation participe à cette grève scélérate, elle ne se "réjouit pas" pour autant des perturbations occasionnées par le mouvement de contestation des cheminots à la réforme Macron, alors que se tient jeudi au ministère des Transports une réunion entre la direction et les syndicats de la SNCF, au lendemain des deux premiers jours de grève contre la réforme ferroviaire, que le candidat Macron n'avait pas proposée aux électeurs de la présidentielle. 

Proche du PS, L. Berger a rappelé que son syndicat a fait "des propositions très précises" au gouvernement de Macron
Et de citer celle sur l'ouverture prochaine du rail à la concurrence. "Nous voulons savoir comment seront traités les cheminots demain", a-t-il également déclaré, faisant allusion au "sac-à-dos social" des cheminots qui partiraient à la concurrence, mais non sans biscuits (rien à voir avec le sandwich SNCF à la tranche de jambon épaisse comme une feuille de cigarette). 

La dette doit être payée par les Français, a-t-il soutenu sur la chaîne privée

Le principal sujet de l'heure  reste la dette abyssale de la compagnie ferroviaire. Or, la facture que la CFDT tend aux Français s'élève à 54,5 milliards d'euros. 
Jeudi 5 avril au matin sur France Inter, le premier ministre Edouard Philippe a estimé nécessaires des "contreparties" à une reprise d’une partie de cette dette. 
"Je ne veux pas dire aux Français qu’(ils) vont payer cette dette et la reprendre alors qu’ils n’ont aucun élément leur permettant de penser qu’à l’avenir, on ne va pas tomber dans 3 milliards (d’euros) de déficit" supplémentaires chaque année, s'est justifié le premier ministre.

La CGT dénonce un "chantage". 
" 'Acceptez ce qu’on vous propose et on parlera de la dette après', c’est proprement scandaleux", a réagi le patron de la CGT, Philippe Martinez. "C’est le gouvernement qui s’entête, qui recherche l’épreuve de force et qui refuse la discussion", a-t-il accusé.

A en croire le syndicaliste socialiste, Michel Sapin et Hollande n'auraient pas sacrifié la SNCF au sauvetage d'Alstom

La CFDT a la mémoire courte : il ne connaît pas "Les Fourberies de Sapin" ?

"La dette, ce n'est pas celle des cheminots, pas celle des usagers", a affirmé Berger. 
Il met en cause une succession floue de politiques publiques hasardeuses ayant conduit à cette situation, sans évoquer l'achat de 15 rames de TGV et d'une vingtaine de locomotives à Alstom, à l'occasion de la création de la ligne Bordeaux-Marseille, peu circulée, mais surtout à huit mois de la présidentielle de 2017, pour satisfaire l'électorat de Belfort et sa région et pour soutenir une éventuelle candidature de Hollande  à sa propre succession. En vain pour le PS et inutilement pour le capitaine de pédalo.

Pour la CFDT, la solution est donc on ne peut plus simple. 
"Comme en Allemagne, comme ailleurs, la dette doit être reprise par l’Etat," décide-t-il. Une option qui n'est pas totalement exclue par le gouvernement, selon Laurent Berger.  


Berger fait du Hollande : "ça ne coûte rien; c'est l'Etat qui paye !..."

VOIR et ENTENDRE les propos de Hollande dont on nous dit qu'il ne les a pas prononcés ou qu'ils sont sortis de leur contexte :

mercredi 4 avril 2018

Présidentielle : quand Michel Sapin plomba la SNCF pour "sauver" Alstom et Hollande

Pour être agréable à Juppé, l'Etat acheta 15 TGV et 20 locomotives destinés au Bordeaux-Marseille

Sauvetage d'Alstom par l'Etat : Sapin jugea la polémique "incongrue"

Février 2017 à Belfort: Hollande donne des garanties sur la commande de 15 rames de TGV par l'Etat
Le mercredi 5 octobre 2016, sur Europe 1, Michel Sapin avait tenté de dégonfler la polémique sur la commande par l'Etat de locomotives Alstom pour sauver le site du groupe à Belfort. 
"Le bon calcul, c'est celui que nous faisons. Le calcul qui est respectueux des finances publiques, c'est celui que nous faisons", assura le ministre de l'Economie et des Finances et manipulateur des chiffres du chômage pendant toute la durée du quinquennat de Hollande. 
L'achat par les contribuables de ces 15 rames à deux étages conçues pour rouler à 320km/h sur la ligne Bordeaux-Marseille avait suscité de nombreuses critiques, la veille, en raison de leur coût (proche de 30 millions d'euros), jugé disproportionné puisque les trains ne pourront de toutes façons pas excéder 200 km/h sur cette ligne, pour l'instant non adaptée à la très grande vitesse. "De toutes façons, sur cette ligne entre Bordeaux et Marseille, il aurait fallu acheter des trains, expliquait Sapin. Est-ce qu'il vaut mieux acheter un train cher aujourd'hui qui sera dépassé dans cinq ou dix ans ou est-ce qu'il vaut mieux acheter dès maintenant le TGV qui roulera sur une ligne à grande vitesse dans dix ans ?", s'est défendu Michel Sapin, dont le petit crâne d'oeuf ne prenait pas en compte le coefficient de vétusté après dix ans.

VOIR et ENTENDRE l'autosatisfaction de Hollande traitant la question :


Le ministre de l'Economie avait par ailleurs jugé "normal" que l'Etat achète ces rames en son nom propre, quand bien même il ne fait pas rouler directement les trains. "Ce n'est pas l'Etat qui les achète pour jouer au petit train électrique. L'autorité organisatrice, c'est l'Etat. Et on met à disposition, en l'occurrence de la SNCF, les trains. Ce qui est normal... C'est comme ça qu'on fait", a-t-il dit.

VOIR et ENTENDRE Sapin souligner que Hollande donne la priorité au sauvetage du Parti socialiste à Belfort :

En raison notamment de l'absence de recours à un appel d'offres, l'annonce par le gouvernement et Alstom d'une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée, a été qualifiée de "bricolage" et de "rafistolage" par la droite et une partie de la gauche, en fait une opération illégale. Pointé par la Commission européenne et les concurrents étrangers d'Alstom, l'exécutif avait maintenu que ces commandes étaient néanmoins parfaitement légales. 

En fait,
une opération violant doublement la loi en constituant aussi un financement illégal de la campagne de Hollande.
On comprend pourquoi Valls a largué le Parti socialiste pour se rallier au nouveau prince de la cité et s'assurer protection: bien que la justice soit indépendante, elle poursuit les uns, mais épargne les autres, selon qu'ils sont puissants ou misérables.

Hollande et Sapin accusés d'électoralisme à 8 mois de la présidentielle de 2017



Sans oublier de "redonner espoir"
à Hollande, d'abord
Une commission d'enquête a été créée à l'Assemblée en octobre 2017. Après les dossiers Alstom, Alcatel ou bien encore STX, les députés LR plaidaient que plusieurs rachats successifs soulèvent des questions sur la capacité de l'État à défendre champions industriels et intérêts stratégiques.
L'Assemblée se penche sur la politique industrielle de l'État.  © PDN/SIPA / DNphotography / SIPA/ PDN/SIPA

La conférence des présidents de l'Assemblée, autour de son président François de Rugy et en présence du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, a pris acte de cette création d'une commission de 30 membres (17 LREM, 5 LR, 2 MoDem, 2 Constructifs, 2 Nouvelle Gauche, 1 LFI, 1 communiste). Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session de l'Assemblée, d'user de son "droit de tirage" pour une commission d'enquête.

"Le cas d'Alstom n'est malheureusement pas un cas isolé".
Si le problème d'Alstom et de l'endettement de l'Etat survient à huit mois de la présidentielle de 2017, ils jugent donc nécessaire de "s'interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État, mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique". Les élus du principal groupe d'opposition rappellent d'emblée la récente fusion Alstom-Siemens, y voyant une "étape décisive dans le processus de démantèlement d'Alstom", après l'absorption du pôle énergie d'Alstom par General Electric en 2014-2015, "largement applaudie par le gouvernement d'alors", malgré "de vives polémiques sur (s)es conditions". Et " moins de trois ans plus tard, Alstom voit sa branche transports diluée dans un nouvel ensemble contrôlé par Siemens", observent-ils : phénomène d'incrémentation classique, dont on peut citer en illustration, dans un autre domaine, le passage du PACS à la PMA, en passant par le mariage homosexuel et en attendant la GPA.


VOIR et ENTENDRE Hollande se justifier - avouant au passage l'interventionnisme de l'Etat - et polémiquer :

(à venir)
Ses dénégations successives auraient dû alerter les décrypteurs sur son degré de persuasion intime.

Outre Alstom, le groupe LR évoque le passage des chantiers navals STX de Saint-Nazaire "sous pavillon italien" avec l'arrivée de Fincantieri comme actionnaire majoritaire "grâce à 1 % prêté par l'Etat français", ou le rachat d'Alcatel-Lucent par le finlandais Nokia, citant aussi "Technip, Lafarge, Morpho ou encore Nexter System". "Ces grandes entreprises sont parmi nos plus beaux fleurons industriels et représentent le savoir-faire français. (...) Des milliers de salariés sur notre territoire dépendent de leurs activités. Elles représentent aussi parfois de véritables éléments de notre souveraineté et de notre sécurité nationale," plaident encore ces députés.

VOIR et ENTENDRE  le candidat Hollande en campagne au Creusot en 2012: 



Des fleurons, mais aussi des salariés-électeurs recrutés par l'Etat socialiste au profit de Hollande ou de son successeur et ancien conseiller élyséen, Macron

Quand le secrétaire d'État à l'Industrie auprès de Michel Sapin dans le gouvernement Valls et maire PS de Chalon-sur-Saône (2008-2014), à 2 heures de route de Belfort, Christophe Sirugue, annonça 70 millions d’euros "pour préparer l’avenir de Belfort", Collard commenta : " Une bonne nouvelle pour les salariés, une mauvaise pour les contribuables," Nicolas Sarkozy parla simplement d'un "plan bricolé à la hâte", tandis que Montebourg fustigeait clairement un "bricolage opportuniste" dont un syndicaliste se félicitait : "On a de la visibilité pour les quatre ans à venir", jusqu'en 2021 : Macron était ministre de l'Economie jusqu'à la fin août 2016 et a donc préparé l'opération et c'est donc au président Macron de régler le problème, avant 2020, dès 2018 à la SNCF qu'il a contribué à endetter.

VOIR et ENTENDRE les promesses du candidat Hollande en 2012: 


La Commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle a auditionné les organisations syndicales représentatives d'Alstom, le mercredi 29 novembre 2017

L'audition s'est déroulée sous forme de table ronde et la CE a entendu M. Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC d’Alstom France, M. Jean-Louis Profizi, secrétaire CFE-CGC du comité central d’entreprise Alstom Transport, M. Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC, M. Patrick de Cara, délégué syndical CFDT de l’établissement Oméga de Saint-Ouen d’Alstom Transport, M. Laurent Desgeorge, délégué syndical central CFDT d’Alstom Transport et secrétaire de l’Inter CFDT Alstom, M. Philippe Pil délégué syndical central FO d’Alstom Transport, M. Vincent Jozwiak, représentant FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport et délégué de l’établissement de Petite-Forêt (près de Valenciennes), M. Charles Menet, représentant syndical FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport, M. Hervé Fillhardt, délégué syndical FO du site de Reichshoffen, M. Fabrice Cotrel délégué syndical FO du site de La Rochelle/Aytré, M. Boris Amoroz, délégué syndical CGT d’Alstom Omega, et M. Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint et animateur du collectif "industrie" de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie.


Si une Commission d'enquête parlementaire ne suffit pas.
Le Conseil Constitutionnel doit être saisi pour décider si le 1 % prêté par l'Etat français à Fincantieri ou si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom est constitutionnel.

A défaut, pourquoi le Parquet national financier (PNF et singulièrement le juge Tournaire) n'ouvre-t-il pas une enquête pour déterminer si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom ne constitue pas effectivement un conflit d'intérêts politiques ?

VOIR et ENTENDRE comment le sauvetage d'Alstom est une escroquerie de Hollande qui n'envisageait que de favoriser sa candidature et sa ré-élection, aux frais des Français et, d'abord aux salariés d'Alstom, comme des cheminots par contre-coup: 


Pour mémoire, les promesses de Hollande de préserver l'emploi en France, sa préoccupation prioritaire :

mercredi 22 novembre 2017

François Hollande savait que Thomas Thevenoud fraudait le fisc

Mediapart a révélé les faits; France Info précise aujourd'hui que Hollande était au courant

Le président Hollande a fait entrer un fraudeur fiscal notoire au gouvernement

Thomas Thévenoud devait de l'argent au fisc et le président Hollande ne l'ignorait pas, assure France Info, qui ajoute que le président socialiste pensait que son secrétaire d'État au Commerce extérieur allait régulariser sa situation. Fin août 2014, lorsqu'il arrêta son choix sur le député de Saône-et-Loire, François Hollande comptait-il que le ministre des Finances étouffe l'affaire ?
était au courant que le député de Saône-et-Loire devait de l'argent au fisc. 

Thomas Thévenoud aura tenu à peine deux semaines au gouvernement, un record de brièveté dans l'histoire de la Ve République.
L'urgence du remaniement expliquerait tout. Le président ni son entourage ne prennent pas le temps de vérifier que la situation du futur secrétaire d'État est régularisée. Quelques minutes seulement avant l'annonce du remaniement, le chef de l'État montre à son ministre des Finances la liste qu'il a dressée. 

Michel Sapin oppose une faible résistance à cette nomination que réprouve la morale politique

Résultat de recherche d'images pour "thevenoud Michel Sapin"
"C'est bien réglé son affaire ?", se serait alors inquiété François Hollande, dans un tardif sursaut  moral, tandis que Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Élysée, commençait à annoncer le nouveau gouvernement sur le perron de l'Élysée, précise France Info, comme si son informateur était sur place. 

La fraude de Thomas Thévenoud avait déjà fait pencher la balance en faveur d'un autre candidat, Fleur Pellerin, quelques mois plus tôt, alors qu'il avait déjà été pressenti pour faire partie du premier gouvernement Valls. En août, le président de la République pensait que le député socialiste de Saône-et-Loire aurait eu à coeur d'assainir sa situation fiscale.
 
Or, quatre mois n'avaient pas suffi à Thévenoud pour se mettre en règle.   Thomas Thévenoud avait accumulé des "retards de déclaration et de paiement" au Trésor public entre 2009 et 2013, alors que Pierre Moscovici était ministre de l'Économie et des Finances (mai 2012-mars 2014). 
L'ex-secrétaire d'État a écopé de trois mois de prison avec sursis et d'une peine d'inéligibilité d'un an pour fraude, alors qu'il est retiré de la vie politique...
Du temps libéré pour soigner sa "phobie administrative" !

lundi 25 septembre 2017

Budget 2018 : Michel Sapin, ex-maquilleur des chiffres du chômage, fustige Macron

Le bouclier fiscal de Macron est quatre fois plus épais que celui de Sarkozy

Macron pire que Thatcher, Reagan ou Sarkozy 
Résultat de recherche d'images pour "macron sapin"
L'ancien et le nouveau monde, et inversement...
Les mesures fiscales du gouvernement, comme la baisse de l'impôt sur la fortune, sont dans l'esprit de celles de Ronald Reagan et Margaret Thatcher et dans la lignée des réformes de Nicolas Sarkozy, considère l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de Hollande.

"Là on est vraiment dans un monde ancien", a-t-il dénoncé sur Europe 1.
Le premier budget du quinquennat Macron sera dévoilé mercredi 27 septembre, mais le premier ministre Édouard Philippe a déjà prévenu : il n'est "pas là pour faire plaisir". Il évoque les contraintes pesant sur les finances publiques, l'exécutif s'étant engagé à ramener l'an prochain le déficit à 2,6% du produit intérieur brut, malgré les baisses d'impôts liées à ses réformes fiscales (taxe d'habitation, ISF...) et les hausses de dépenses dans les secteurs jugés prioritaires. 

Michou Sapin n'a pas la pudeur du menteur pendant cinq  ans ministre en échec
et démonte la politique économique de son ex-pair à Bercy. Invité d'Europe 1 lundi matin 25 septembre, l'ancien naufrageur de l'Économie et des Finances a brandi des chiffres, ce qui est son point fort, pour les maquiller. 
"Combien a pesé, en termes d'allègements d'impôts, le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy? 1,2 milliard. Aujourd'hui, le nouveau bouclier fiscal, c'est 3,5 milliards d'euros d'impôt sur la fortune de moins plus 1,5 milliard d'impôt sur le revenu de moins. C'est 5 milliards d'euros. Il est 4 fois plus épais que le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy", a-t-il calculé, avant de déplorer "une stratégie de baisser l'impôt des plus aisés des Français."


Alors que le chef de l'État et ses partisans assurent faire entrer le pays dans "un monde nouveau", ce proche de Hollande juge au contraire que la politique économique du locataire de l'Élysée n'a rien de moderne. "C'est le grand raisonnement que l'on connait depuis longtemps, du ruissellement : en donnant aux plus riches, ça va finir par retomber, quelques gouttes, sur les plus pauvres. C'est la théorie Reagan-Thatcher, et là, on est vraiment dans le monde ancien, a-t-il estimé. C'est un raisonnement de base dont on n'a pas vu les effets du point de vue économique, mais dont on a vu les effets du point de vue des inégalités. Les mesures qui sont comprises dans ce budget vont creuser les inégalités en France."
Néanmoins, en 2015, Les Echos estimait que le bouclier fiscal de François Hollande était annuellement plus coûteux que celui de Nicolas Sarkozy. En cause : le plafonnement de l'ISF à 75% des revenus.

Pour mémoire, lorsqu'il était ministre des Finances, Michel Sapin, le manipulateur des chiffres du chômage, avait trouvé un série de surnoms confraternels pour désigner son homologue à l'Economie, preuve accablante de la vieille inimitié entre les deux collègues du gouvernement. Pour Sapin, Macron est "le taré du troisième étage" de Bercy.


mardi 20 juin 2017

Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

Relance d'une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme

Des perquisitions ont été menées au siège du groupe Havas et de l’agence nationale Business France 

Image associée
dans le cadre de l’enquête sur un déplacement du ministre de l’Economie de Hollande au salon CES en 2016 à Las Vegas, sans appel d’offres. 

Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) ont procédé à des perquisitions simultanées mardi 20 juin au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France. 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte le 15 mars 2017 par le parquet de Paris.
 
Absence d’appel d’offres et méconnaissance des règles ?

Image associée

Organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, Business France, est soupçonné d’avoir confié au géant Havas l’organisation d’une soirée au Salon CES (Consumer Electronics Show). Emmanuel Macron participait à cette soirée.  

L’ouverture de cette enquête fait suite à un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), daté de février 2017, pointant l’absence d’appel d’offres sur ce contrat et la méconnaissance des règles par Business France, alors dirigé par l’actuelle ministre du travail Muriel Pénicaud. 
Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, en décembre 2016, après un audit interne à Business France, alarmiste sur le sujet.
 
L’événement a réuni "cinq cents personnalités" dans "un  hôtel très chic, réservé à prix d’or", selon Le Canard enchaîné, qui chiffre son coût total à 381.759 euros. Image associée

Finalement, la transaction négociée avec Havas réduit la facture publique de 90.000 euros. Comparer avec la procédure d'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais dans l'affaire Tapie, en 2008...
De son côté, l’enquête judiciaire ne fait pourtant que commencer. 

L’IGF continue quant à lui ses investigations. 
On reconnaît le ministre Macron avec Muriel Pénicaud à sa gauche
Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l’Economie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy, le très honnête Michel Sapin, le 8 mars, dénonçant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". Autant dire de sa directrice, l'actuelle ministre du Travail.
Résultat de recherche d'images pour "Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, au salon CES de Las Vegas le 7 janvier 2016"
Le tour n'était pas joué, Michel Sapin...