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mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
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Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

jeudi 28 novembre 2019

Ecopla, l'affaire qui lie Macron et Ruffin à jamais

François Ruffin et Emmanuel Macron ont-ils "utilisé les ouvriers" d'Ecopla ?

L'avocat-journaliste Juan Branco révèle un accord de stratégie

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L'apparente hostilité entre les deux Amiénois, c'est pour les media et les électeurs.
Avocat franco-espagnol opposant à la loi 'Hadopi 1' sur les droits d'auteur en 2009 et conseiller juridique en France de WikiLeaks et de Julian Assange, Juan Branco accuse les deux hommes d'avoir "mis en scène leur rivalité". Pour preuve, il publie un enregistrement de 2016 de leurs échanges sur l'entreprise Ecopla alors placée en liquidation judiciaire. D'autres extraits de la discussion, en présence de salariés de l'entreprise, et déjà diffusée à l'époque, apportent un autre éclairage.

Ce fichier audio datant de septembre 2016 d'un échange entre Emmanuel Macron et François Ruffin a été publié le mardi 26 novembre par l'avocat Juan Branco. Le premier, né en 1977, vient alors de quitter le ministère de l'Economie et le gouvernement et le second, né en 1975, journaliste à Fakir, media situé à la gauche de la gauche, n'est pas encore officiellement entré en politique. Les deux ont suivi leur scolarité au collège-lycée jésuite La Providence (1991-2007), un établissement privé catholique d'Amiens où enseignait la future épouse (1953) du jeune Emmanuel Macron.

Dans l'enregistrement de Branco - qui sera un avocat-conseil de "certains" Gilets Jaunes -, les deux hommes, qui se rencontrent au QG d'En Marche!, discutent de l'entreprise iséroise Ecopla, qui fabrique des barquettes en aluminium à Saint‑Vincent‑de‑Mercuze (38) et qui est alors placée en liquidation judiciaire. François Ruffin propose une "stratégie" au futur candidat et chef de l'Etat : "Le mieux, c'est que vous soyez vivement interpellé, et publiquement, par les salariés d'Ecopla. Ça fera un épisode. Et que vous y répondiez en disant : 'Moi, je suis prêt à me déplacer'. Ça fait un deuxième épisode."

Macron tombe d'accord pour "mettre en scène leur rivalité, en utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété" 

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Les compères
Après quelques secondes, Emmanuel Macron opine et récapitule : "Un, on échange sur le dossier. Deux, on vous tient au courant des avancées. Trois, vous m'interpellez publiquement. Quatre, dans la foulée, on cale ensemble une date de déplacement, avant le 5 octobre. Et on voit comment on la communique ensemble." François Ruffin conclut : "Et je pense que l'on sort d'ici en n'étant pas contents". 

VOIR et ENTENDRE comment Ruffin et Macron ont mis au point leur stratégie commune de valorisation médiatique, utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété:

François Ruffin a "tout essayé" pour sauver Ecopla

Cette discussion avait déjà été en partie diffusée par Radio Nova, en octobre 2016, dans une émission intitulée "QG de campagne". Dans cette version, des éléments de contexte apportent un autre éclairage. La conversation se déroule en présence de représentants d'Ecopla, venus plaider leur cause au QG du futur candidat à la présidentielle, sur les conseils de François Ruffin. On entend d'ailleurs le journaliste de Fakir conseiller aux salariés de "faire exister" leur situation dans l'espace public. Pour cela, Ruffin estime que Macron est "la clé du dossier", car il est alors "en pleine lumière". "Il faut lui bouffer un peu de sa lumière", résume-t-il.

Une fois élu député La France insoumise (LFI), Ruffin  se défend dans Le Monde.
"A ce moment-là, je mène une énorme bagarre pour sortir Ecopla du merdier. Ils ont été pillés par des fonds de pension, victimes d'un patron voyou. Quand il était ministre de l'économie, Macron ne les avait ni reçus ni écoutés." 
Au Figaro, il ajoute : "Je n’ai pas honte. J’étais dans un combat pour sauver des salariés d’une boîte située au fin fond de l’Isère, assure pourtant Ruffin. J'avais une carte Macron à jouer, je l'ai jouée. Et j'ai d'ailleurs joué d'autres cartes, avec d'autres candidats à la présidentielle, au même moment", révèle-t-il cyniquement.

François Ruffin a également réagi sur Twitter : "Oui, avec Christophe, Karine et les autres ouvriers, nous avons tout essayé pour sauver cette usine. Jamais je n'en aurai honte, oui, c'est ma fierté."
Egalement sur Twitter, le député LFI de la Somme a fustigé les "donneurs de leçons", les appelant à mener "ces batailles sociales autrement que depuis des posts sur Facebook". 

"J’avais une carte Macron à jouer, je l’ai jouée", se justifie Ruffin
Illustration de l'article 'Macron nous a tuer' par  François Ruffin,
dans Fakir n°77 du 5/12/1016

Au journal Le Figaro, François Ruffin explique ne pas avoir "envie de [se] cacher sur ce truc-là", évoquant l'entourloupe dont furent victimes les ex-salariés d'Ecopla, lesquels n'avaient finalement pas pu reprendre leur entreprise, rachetée par un concurrent italien, Cuki.
France Bleu Isère a rapporté, par ailleurs, que la société Nicholl Food Packaging (NFP), ex-maison-mère d'Ecopla, a été condamnée en avril 2018 à verser 1,2 million d'euros de dommages et intérêts  à ses anciens ouvriers pour licenciements abusifs.

L'entourage de Macron nie "toute mise en scène"

De son côté, l'entourage de Macron dans le déni assure que "les nombreux témoins des différents face-à-face en attesteront", selon Le Figaro.
Revoyons donc la scène du 'deal':

vendredi 22 novembre 2019

Michel Mercier, ancien garde des Sceaux, mis en examen

Rebondissement dans l'affaire des emplois fictifs présumés d'assistants d'eurodéputés MoDem 

Michel Mercier n'a jamais été élu au Parlement européen mais a occupé le poste de trésorier du MoDem jusqu'en 2009

Illustration.
Chargés de l'enquête sur des emplois présumés fictifs des assistants d'eurodéputés du MoDem, les juges d'instruction veulent établir la part des responsabilités et l'ont mis en examen mercredi pour "complicité de détournement de fonds publics", a précisé une source judiciaire ce vendredi.
 
L'ancien ministre de la Justice (2010-2012) est mis en cause pour avoir occupé la fonction de "tiers payant" qui consistait à payer les salaires des assistants des eurodéputés.

"On ne jugeait pas du travail, on n'avait pas autorité sur les salariés, avait-il fait valoir auprès des enquêteurs de l'office anti-corruption à Nanterre (OCLCIFF), un service de la Direction centrale de la Police judiciaire, expliquant le 9 juillet qu' "on était uniquement payeurs, c'est tout".

Au total, les juges du pôle financier du Tribunal de Paris ont convoqué une quinzaine de personnes, dont des eurodéputés et des cadres du parti, en vue de leur mise en examen.

Les auditions, dirigées par la juge Charlotte Bilger, ont débuté le 15 novembre avec une première mise en examen : le directeur financier du MoDem Alexandre Nardella, accusé de "complicité de détournement de fonds publics" et de "recel".

Les interrogatoires vont se poursuivre jusqu'au 6 décembre, date à laquelle le président du MoDem, François Bayrou, est attendu au tribunal de Paris.
Marielle de Sarnez, députée européenne de 1999 à 2017 et numéro deux du parti centriste, et Sylvie Goulard, députée de 2009 à 2017 et actuellement sous-gouverneure de la Banque de France, doivent être auditionnées début décembre.

Les magistrats cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

L'ouverture d'une enquête préliminaire du Parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission du vertueux François Bayrou - donneur patenté de leçons - du poste de ministre de la Justice, lui aussi, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Michel Mercier, 72 ans, est mis en cause depuis 2017 dans une autre affaire d'emploi présumé fictif.
Celle-là concerne cette fois l'emploi de l'une de ses filles et de son épouse. L'enquête préliminaire est toujours aux mains du parquet national financier (PNF).

samedi 6 avril 2019

Castaner soupçonne les ONG de complicité avec les passeurs

Macron et Castaner, sur la même ligne que Salvini

"Les ONG ont pu se faire complices des passeurs," estime Castaner 

59098525-2BAB-4D5E-9A40-DB2DC5161FD2Le ministre de l'Intérieur appelle les ONG chargées de secourir les migrants en Méditerranée à "avoir une attitude responsable", car elles "ont pu se faire complices" des passeurs
Lors de la conférence de presse finale du G7 des ministres de l'Intérieur qui s'est achevé vendredi 5 avril, le ministre a dénoncé "une réelle collusion" ayant pu se produire avec les passeurs dans certains cas, tout en assurant que "les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants". Sur la terre ferme, à la frontière franco-italienne, le militant anarchiste Cédric Herrou est l'un de ces passeurs, protégés des socialistes.
"On a observé que certaines ONG étaient en contact téléphonique avec des passeurs", a-t-il notamment révélé, appelant dès lors les associations à avoir "une attitude responsable".

Les propos du ministre de l'Intérieur rejoignent ceux de son homologue Italien Matteo Salvini. 
La veille devant la presse, ce dirigeant de la Ligue du Nord, souverainiste, populiste et identitaire, avait dénoncé le rôle des ONG en Méditerranée et avait affirmé avoir reçu le soutien de ses collègues français, allemand et britannique et de l'ensemble du G7 sur sa position. "A ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée. Ce n'est pas une position léghiste [de son parti, La Ligue] ou souverainiste", avait-il souligné.

Christophe Castaner se défend de tout "soutien" à Matteo Salvini.
"Ne cherchez pas à interpréter le fait que je vous rappelle cela comme un soutien ou un lien particulier qui existe avec Matteo Salvini." Selon lui "ces faits remontent à 2017", et argue que c'est "la majorité précédente en Italie qui avait établi que dans certaines circonstances et dans certains cas, certains bateaux d'ONG avaient des liens particuliers avec des réseaux de passeurs". Une référence à l'affaire du navire "Juventa", appartenant à "Jugend Rettet", une authentique ONG allemande, dont un témoin présent à bord, policier sous couverture, avait relaté au "Corriere della Sera"son abordage par des canots pneumatiques transportant des migrants.

L'ONG SOS Méditerranée n'a pas tardé à réagir
Contactée par RTL, sa porte-parole, la journaliste Sophie Rahal, garantit que les associations ne contactent "jamais les passeurs". "Je l'interprète comme une nouvelle manière de décrédibiliser notre travail", déplore-t-elle.


En vue des élections européennes de 2019, Salvini cherche à nouer des alliances sur la question de l’immigration avec des dirigeants comme Viktor Orbán (premier ministre hongrois depuis trois mandats sur une ligne politique fondée sur l'illibéralisme, les racines chrétiennes de l’Europe et contre l'immigration) et le plus jeune chef de gouvernement du monde (32 ans) Sebastian Kurz (Parti populaire autrichien). En revanche, le français Macron a des pudeurs de gazelle.

Précisons que contrairement à ce qu'en disent Castaner, Sophie Rahal, RTL ou France Culture, SOS Méditerranée n'est pas une ONG, mais une association civile et européenne de recherche et sauvetage en haute mer.

samedi 1 septembre 2018

L’enquête sur la "prise illégale d’intérêts" de Richard Ferrand, délocalisée à Lille

Le Parquet de Brest est dessaisi de l’enquête sur l’opération immobilière de Richard Ferrand

L’affaire porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont R. Ferrand était alors le directeur général.

Résultat de recherche d'images pour "Ferrand doucen"Parti de Brest, Paris et arrivé à Lille, via Paris, le dossier nomade des Mutuelles de Bretagne, ou affaire Ferrand, du nom de l’éphémère ministre et actuel député (LRM) du Finistère, est une patate chaude. La Cour de cassation a ordonné, le 25 juillet, le dépaysement de l’enquête ouverte à Paris pour "prise illégale d’intérêts", "recel et complicité" de ce délit, a-t-on appris, jeudi 30 août.

Résultat de recherche d'images pour "Ferrand doucen"
Le parcours judiciaire de ce dossier suit une trajectoire sinueuse, depuis le premier article du Canard enchaîné, le 24 mai 2017. L’hebdomadaire dévoilait alors comment Richard Ferrand avait, en 2011, permis à sa compagne, Sandrine Doucen, ci-contre, de réaliser une juteuse opération immobilière. Celui qui dirigeait à l’époque les Mutuelles de Bretagne (1998-2012) avait organisé l’achat de locaux d’une valeur finale de plus de 580.000 euros, qu’elle avait ensuite loué à l’organisme.

A la suite de ces révélations, enrichies par d’autres enquêtes publiées dans la presse, les rebondissements judiciaires se sont succédé. Dès le 26 mai 2017, Eric Mathais, le procureur local de Brest, estime qu’il n’y a pas lieu d’ouvrir une enquête. Avant de se raviser quelques jours plus tard, le 1er juin : à la suite de pressions ? Le gouvernement est-il intervenu. 

Anticor ne lâche pas l'affaire

Entre-temps, Anticor a porté plainte auprès du Parquet, le 31 mai. L’association de lutte contre la corruption fait depuis preuve d’une persévérance certaine.

Après le classement sans suite annoncé par le nouveau procureur de Brest, le 13 octobre 2017, estimant que "les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’[étaient] pas constituées" et les faits éventuels de prise illégale d’intérêts prescrits, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, dépose une nouvelle plainte à Paris avec constitution de partie civile, en novembre

Désigné par le Parquet national financier, le juge Renaud Van Ruymbeke décide d’ouvrir, le 12 janvier, une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts.

Grève du zèle des procureurs 

Résultat de recherche d'images pour "Ferrand doucen"
Fin février, le vice-président d’Anticor, Eric Alt, est brièvement auditionné en tant que représentant de la partie civile. Le processus judiciaire semble enclenché. Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale et sa compagne, Sandrine Doucen, doivent être entendus fin mars par le juge Van Ruymbeke. Leur audition est finalement reportée sine die, car dès la mi-mars, leurs avocats, Mes Philippe Bazire, Georges Holleaux et Frédéric Thiriez, dénoncent la partialité de la justice, soupçonnant un "conflit d’intérêts" et une "atteinte au principe d’impartialité objective". magistrat au Tribunal de Grande Instance de Paris,  le vice-président d’Anticor, E. Alt pourrait ainsi profiter de sa " position professionnelle" pour peser sur la procédure. 

Résultat de recherche d'images pour "Ferrand Macron"Catherine Champrenault, la procureure générale de Paris transmet la demande de dépaysement à la Cour de cassation, qui l’a donc accordé, le 25 juillet, "afin de garantir l’impartialité objective de la juridiction saisie". Comme si le dépaysement du dossier était une garantie suffisante.

Certains voient dans cette succession d’étapes une volonté de gagner du temps. Me Jérôme Karsenti est de cet avis et regrette des "manœuvres dilatoires". " Depuis le début, M. Ferrand multiplie les embûches à l’ouverture d’une information judiciaire, estime l’avocat d’Anticor. On a perdu presque un an dans ce dossier depuis la plainte avec constitution de partie civile." Il déplore que l’association soit "privée du pôle financier, qui a une compétence nationale, sur un prétexte totalement ahurissant".

vendredi 24 août 2018

Affaire Benalla : Myriam existe-t-elle vraiment ?

Quelles sont les révélations détenues par la mystérieuse Myriam, la future épouse supposée?

Les enquêteurs de la police judiciaire n'ont toujours pas réussi à entrer en contact avec Myriam, la compagne de l'ancien proche de Macron.

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Les deux amis sortirent non couverts,
à La Mongie, le 25  décembre 2017
Que faisait Myriam "Benalla" durant la garde à vue d'Alexandre Benalla ? Alors que l'ex-chargé de mission est retenu dans les locaux de la police judiciaire, après l'ouverture d'une enquête notamment pour "violences en réunion",  les enquêteurs ont tentéle 20 juillet dernier, par tous les moyens, nous assure-t-on, de savoir où elle se trouve. 

Le directeur adjoint du cabinet du président, 32 ans, refuse, au départ, de dire où est sa compagne. Il refuse de coopérer, ne donnant pas non plus de moyens de la joindre, et ce, explique-t-il aux policiers, "pour la protéger" [de la police]. 

Irrités par ce "manque de coopération" d'un collaborateur du chef de l'Etat, les officiers de police mettent alors en oeuvre des moyens techniques habituellement réservés à la lutte contre la criminalité organisée, selon le procès-verbal, pour retrouver la compagne de l'ancien chargé de mission : "réquisitions bancaires", "identification de sa voiture", vérification dans les plate-formes d'embarquement d'aéroport. En France, la mobilisation de tous les moyens de l'Etat ne permettent pas de "loger" un individu.

Ce sont les opérateurs téléphoniques appelés à l'aide qui permettent de géolocaliser son mobile pour connaître sa position exacte, mettant ainsi au jour une nouvelle incohérence dans le discours d'Alexandre Benalla

Benalla et le préfet de police de Paris,
Michel Delpuech, le 20 avril 2018
Sa compagne est "partie à l'étranger pour se reposer et fuir les journalistes avec notre bébé", affirma-t-il d'abord aux enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Or, la géolocalisation indique qu'elle se situe en réalité dans le 16e arrondissement de Paris. C'est en effet dans l'avenue Foch que son téléphone est localisé, avec une importante activité, probablement dans le but de régler les formalités pour leur mariage, qui aurait dû avoir lieu le lendemain et a été annulé.

Pourquoi les enquêteurs ont-ils mis en jeu autant de moyens dans la recherche de Myriam ? 
Benalla au corps à corps avec un manifestant,
La Villette, 1er mai 2017


Lorsque, après quelques heures de garde à vue, les policiers veulent perquisitionner son domicile, Alexandre Benalla certifie ne pas en détenir les clés : "La seule personne qui a les clés de mon domicile est ma femme", affirme-t-il. 
Les officiers tentent alors de forcer la porte, sans succès : le blindage haut de gamme leur résiste... Ils décident de revenir le lendemain, mais entre temps, le coffre-fort de l'ancien garde du corps a disparu. On sait qu'il contenait plusieurs armes, peut-être un arsenal. Ils pensent aussi que d'autres éléments susceptibles de faire avancer l'enquête ont été subtilisés en même temps que le coffre

Alexandre Benalla n'est jamais à court de mensonges : "J'ai demandé à un ami d'aller chercher ma femme - à supposer qu'elle n'ait pas eût l'initiative - et de récupérer tout ce qui pouvait être volé, des objets de valeur et, notamment les armes." 
Les enquêteurs en sont donc toujours à élaborer des hypothèses sur le rôle de Myriam dans la volatilisation du coffre. S'ils ont finalement réussi à obtenir son adresse mail par la mairie d'Issy-les-Moulineaux, où le mariage devait avoir lieu, la compagne échappe encore, à l'heure actuelle, à la police.

Les enquêteurs sont-ils vraiment si mauvais ou sont-ils complices de ce proche de Macron ?

mardi 20 juin 2017

Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

Relance d'une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme

Des perquisitions ont été menées au siège du groupe Havas et de l’agence nationale Business France 

Image associée
dans le cadre de l’enquête sur un déplacement du ministre de l’Economie de Hollande au salon CES en 2016 à Las Vegas, sans appel d’offres. 

Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) ont procédé à des perquisitions simultanées mardi 20 juin au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France. 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte le 15 mars 2017 par le parquet de Paris.
 
Absence d’appel d’offres et méconnaissance des règles ?

Image associée

Organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, Business France, est soupçonné d’avoir confié au géant Havas l’organisation d’une soirée au Salon CES (Consumer Electronics Show). Emmanuel Macron participait à cette soirée.  

L’ouverture de cette enquête fait suite à un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), daté de février 2017, pointant l’absence d’appel d’offres sur ce contrat et la méconnaissance des règles par Business France, alors dirigé par l’actuelle ministre du travail Muriel Pénicaud
Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, en décembre 2016, après un audit interne à Business France, alarmiste sur le sujet.
 
L’événement a réuni "cinq cents personnalités" dans "un  hôtel très chic, réservé à prix d’or", selon Le Canard enchaîné, qui chiffre son coût total à 381.759 euros. Image associée

Finalement, la transaction négociée avec Havas réduit la facture publique de 90.000 euros. Comparer avec la procédure d'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais dans l'affaire Tapie, en 2008...
De son côté, l’enquête judiciaire ne fait pourtant que commencer. 

L’IGF continue quant à lui ses investigations. 
On reconnaît le ministre Macron avec Muriel Pénicaud à sa gauche
Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l’Economie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy, le très honnête Michel Sapin, le 8 mars, dénonçant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". Autant dire de sa directrice, l'actuelle ministre du Travail.
Résultat de recherche d'images pour "Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, au salon CES de Las Vegas le 7 janvier 2016"
Le tour n'était pas joué, Michel Sapin...

samedi 1 février 2014

Syrie: la politique de Hollande incite nos jeunes au djihad; Fabius poursuivi en justice

Fabius a-t-il motivé les départs des mineurs français en Syrie?

Les d
eux apprentis djihadistes de Toulouse sont maintenant mis en examen

Les deux adolescents stoppés en Turquie dans leur projet de combat en Syrie au côté des rebelles ont été mis en examen vendredi soir à Paris, a-t-on appris de source judiciaire. Présentés à un juge d'instruction antiterroriste, ces jeunes de 15 ans et 16 ans ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, alors que le ministre des Affaires étrangères  de Hollande Laurent Fabius est lui-même à la pointe du combat diplomatique contre le régime légitime d'Bachar el-Assad.

L'information judiciaire a été ouverte du chef de participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Me Yassine Bouzrou, l'avocat de Yacine, 15 ans, a contesté la mise en examen de son client sur la base de cette qualification. "L'infraction n'est pas constituée", a-t-il fait valoir, estimant que dans l'Europe de Schengen se rendre en Syrie n'est pas interdit. "S'il n'y a pas de mise en examen, le dossier tombe."
Selon lui, son client "a du mal à comprendre la tournure que prennent les choses" et le père de famille "est dans la plus totale incompréhension. Il a vraiment collaboré avec la DCRI et il a l'impression que la situation se retourne contre lui."

Les enquêteurs cherchent à en savoir plus sur leurs motivations et les réseaux  éventuels d'appui logistique dont ils auraient bénéficié pour financer leur voyage.
Les deux adolescents ont donc été d'abord placés en garde à vue à Toulouse mercredi, puis transférés jeudi dans les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DCRI), près de Paris, pour y être interrogés.

Valls annonce des (demi-) mesures

Les policiers disent chercher à comprendre comment les lycéens en sont venus à se porter "candidats au djihad" et à identifier une éventuelle filière.

La tendance est maintenant de nier l'intention de djihad
Ainsi, trois jeunes autres Français, âgés de 25 à 30 ans au moment des faits, en 2012, et soupçonnés d'avoir projeté de combattre le régime syrienau côté des rebelles islamistes ont comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, niant tout projet de djihad.
Alors que "les deux copains d'un lycée de Toulouse", selon les termes du Parisien, sont partis le 6 janvier pour se battre avec les djihadistes, comme le rapporte la Dépêche du Midi, l'un des pères déclarait que son fils a "subi un lavage de cerveau sur internet depuis décembre". Le 17 janvier dans Le Parisien, le père racontait encore que son fils Hakim (prénom de camouflage) " a appelé mardi de Syrie. Il est là-bas en ce moment et la situation est très particulière. Ils ne combattent même plus contre les forces de Bachar Al-Assad mais se battent entre eux, entre djihadistes au sein d’un conflit intrareligieux. Il est avec des combattants d’Al-Qaïda."
Aujourd'hui, les deux mineurs toulousains affirment, quant à eux, qu'ils étaient en mission de reportage, pour l'un, et  d'action ...humanitaire, pour l'autre.

Manuel Valls compte mettre en place d'un service d'alerte pour les familles, afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français vers la Syrie pour y combattre Bachar al Assad, a-t-il annoncé jeudi.
Le ministre de l'Intérieur dit aussi préparer "un certain nombre de propositions" avec les services de renseignement et qu'il va présenter prochainement au président de la République, d'après ce qu'il a précisé devant les députés français.

Le ministre s'est surtout défaussé de sa responsabilité sur les familles 
Sans jamais mettre en cause le rôle des mosquées, dont celle de Toulouse-le Mirail, dont l'imam d’origine malienne, Mamadou Daffé, un chercheur en micro-biologie, salarié du CNRS, est précisément connu pour ses prêches "modérés" appelant, par exemple le 19 avril 2013, à "tuer bien" et à "égorger bien" (lien PaSiDupes).
Lorsque Mohamed Merah fut l'auteur d'une fusillade à l'école juive de Toulouse, l'imam en question ignorait-il que le délinquant était un terroriste islamiste ? (lien PaSiDupes)
Il a été embrigadé par un dangereux réseau de recruteurs, rapporte le Parisien à propos de Hakim: "Il existe des réseaux de recrutement et d’endoctrinement structurés qui forment des jeunes et les envoient au front. Il faut en avoir conscience et ne pas se dire que cela n’arrive qu’aux autres," dit le père du lycéen toulousain.

"Il faut qu'il y ait une prise de conscience des familles, un éveil de ces familles, face à des phénomènes qu'on peut détecter", a lancé Valls,  le ministre qui décore l'imam intégriste de Bordeaux. Une fois convaincu de sa mission sacrée, l'adolescent a utilisé la carte bancaire familiale pour réserver deux billets d'avions vers la Turquie, la principale porte d'entrée dans le conflit syrien, ajoute Le Parisien. "Il n'a eu besoin que de son passeport pour quitter le territoire car les mineurs n'ont plus besoin depuis janvier 2013 d'une autorisation de sortie du territoire signée par les parents."

Manuel Valls a rappelé que 2.000 à 3.000 Européens étaient concernés par ces filières et "autour de 600 à 700 Français ou résidents en France, dont 250 sont aujourd'hui sans doute en Syrie et 21 sont déjà morts sur place." Qu'à fait Valls qui dénombrait déjà "une douzaine de mineurs français qui combattent en Syrie", il y a quelques jours.
Le père de l'adolescent lance même un appel à lutter contre ces extrémistes qui auraient recruté, selon le ministère de l'Intérieur, au moins 400 djihadistes français (à la mi-janvier). "Ces jeunes sont des proies faciles car pour eux, comme pour mon fils, ils croient porter la parole de l’islam et défendre le peuple syrien. Ces gens, à la tête de ces réseaux, je les hais, ils salissent l’islam et les musulmans. C’est inacceptable et je ne pardonnerai jamais", dit-il. 
La pochette blanche de Laurent Fabius en a-t-elle frémi au vent de l'Histoire ?

Et la "
prise de conscience" de Laurent Fabius ?

"La France entend être à la pointe de l'action contre Bachar el-Assad"
, a lancé Laurent Fabius, ministre autonome des Affaires Etrangères en marge du gouvernement Ayrault, dans sa conférence de presse de juin 2012.
Pour condamner le pouvoir de Damas et annoncer un renforcement de la pression internationale, Fabius a décrit Bachar el-Assad en "bourreau", en " prébendier à la tête d'un groupe d'assassins" et "un régime de mort et de sang". Laurent Fabius use de termes extrêmement violents et mobilisateurs de jeunes français, affirmant encore, en visite à Ramallah en Cisjordanie, pochette immaculée au vent, que tout indique que le régime syrien de Bachar el-Assad a perpétré une attaque chimique cette semaine près de Damas.
A la vérité, les gaz neurotoxiques qu'Assad est accusé d'avoir utilisés contre des rebelles, ont épargné sélectivement les personnels internationaux à leurs côtés...
L'activisme diplomatique de Fabius a conduit 21 Français à la mort en Syrie.

Plainte contre Laurent Fabius en Cour de Justice
Trois citoyens syriens ont déposé une plainte devant la Cour de Justice de la République française contre Laurent Fabius, pour complicité de menaces de mort, de violation de domicile, de dégradation et de destruction, de mutilation, d’assassinat, de séquestration, d’enlèvement, de détention et d’atteinte à l’intégrité du cadavre à raison de sa supposée non-appartenance à une religion déterminée.

Les plaignants, Mme Al Kassem, MM. Al Ibrahim et Salim, considèrent que Laurent Fabius, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a commis des abus d’autorité visant à délégitimer les Syriens luttant contre le terrorisme et à légitimer, voire à légaliser, l’usage du terrorisme contre des civils en raison de leur supposée non-appartenance à l’islam sunnite.

Ils sont défendus par un Collectif international d’avocats, dont plusieurs membres se sont rendus en Syrie où ils ont pu constater les crimes commis par les djihadistes internationaux soutenus par M. Laurent Fabius.

La Cour de Justice de la République est l’instance constitutionnelle apte à juger les crimes commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

VOIR et ENTENDRE le journal télévisé syrien en français, notamment à partir de 5'12'':