POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Delevoye. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Delevoye. Afficher tous les articles

jeudi 19 décembre 2019

Déclaration d'intérêts de Delevoye : ouverture d'une enquête préliminaire

Le Parquet ne s'est pas auto-saisi: il aura fallu que la HATVP le sorte de sa léthargie...

Le Parquet de Paris s'est décidé à ouvrir une enquête préliminaire contre lui-même, en la personne d'un membre du gouvernement

Image associéeUn entre-soi qui ne présage rien de bon. 
Haut-commissaire aux Retraites auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, Jean-Paul Delevoye portait la réforme Macron des retraites au gouvernement Philippe. Or, depuis six ans, le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, est lui-même ancien procureur général (près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal) ! 
Tous deux leur carrière entre les mais de la ministre de la Justice... Après avoir été saisi mercredi par son collègue magistrat de la  HATVP, le procureur a obtempéré jeudi.

Des dissimulations évoquant sensiblement celles des époux Balkany

Résultat de recherche d'images pour "procureur heitz soumis au ministre"
Le procureur Rémy Heitz
Cette enquête porte à la fois "sur les faits de déclaration incomplète de ses intérêts à la HATVP" - et au fisc? - et "sur les conditions de cumul de rémunérations d'un emploi public ou d'un membre du gouvernement et d'une rémunération privée", a précisé un communiqué du Parquet de Paris. 

Suite à la cascade de révélations sur les treize ou quatorze emplois cumulés et parallèles  - certains étant rémunérés alors qu'il était entré au gouvernement -, Delevoye est accusé d'"omissions" dans sa déclaration d'intérêts. Il avait fallu que le procureur de Paris Rémy Heitz demande des précisions à la HATVP.

Créée en 2013 après le scandale Cahuzac, après examen de sa situation, la Haute Autorité s'est résolue à saisir la justice mercredi, estimant que "les omissions dans la déclaration initiale de M. Delevoye" sont susceptibles de constituer une infraction pénale.
Résultat de recherche d'images pour "Nadal HATVP"
Voyez, le dossier Delevoye est sur la table de Nadal,
visiblement "au travail" !

"Seule une enquête menée par des services de police judiciaire est de nature à s'assurer du caractère exhaustif de la liste des mandats omis, tout comme de la nature de ces multiples fonctions dirigeantes exercées durant ses fonctions de membre du gouvernement", a-t-elle justifié.

La HATVP a par ailleurs pointé le fait que Delevoye ne l'a pas informée avant mi-novembre "d'un quelconque cumul d'activités" avec la présidence rémunérée d'un think tank, Parallaxe, alors qu'il y était déjà tenu depuis sa nomination au poste de haut-commissaire en 2017.

Dans sa déclaration initiale d'intérêts et d'activités remise en novembre, "avec plus de dix jours de retard" comme le souligne la HATVP, Delevoye n'indiquait que le cumul avec la présidence du think tank Parallaxe et avec la présidence de deux associations, ainsi que la fonction passée de délégué général du groupe de formation IGS, notamment lié au secteur des assurances qui est profondément impliqué dans la réforme à venir des retraites.

Dans une déclaration modificative adressée seulement vendredi dernier, Delevoye a dû ajouté huit mandats, dont la présidence passée du Conseil économique et social (CESE) ou la fonction encore d'actualité d'administrateur de la Fondation... SNCF.

Edouard Philippe avait néanmoins clamé mercredi qu'il croyait en la "bonne foi" de Delevoye, lequel a dû démissionner sous la pression de l'opinion en début de semaine de son poste au gouvernement, en plein conflit social sur sa réforme. 
Il a été remplacé à cette fonction clé par le député LREM Laurent Pietraswewski, un DRH pour Auchan, enseigne familiale de grande distribution... 
Or, on apprend que la declaration d'intérêts de Laurent Pietraszewski mentionne une indemnité de licenciement d'un montant de près de 72.000 euros ! 

mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
Les se

Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

Delevoye : "courage" et "dignité" d'un dissimulateur salués par le macronie

L'architecte de la réforme Macron plante les plans du président : il lui faut se refaire la cerise !

La porte-parole du gouvernement rend hommage à la "dignité" de Jean-Paul Delevoye après sa démission




Une faute contre l'éthique politique et une violation de la constitution que la majorité présidentielle tente de parer des habits de la vertu macronienne souillée pour la 8e fois en deux ans et demi..
Résultat de recherche d'images pour "Humour demission Delevoye"
Le Haut-Commissaire en charge de la réforme des retraites n’a pas déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ses liens avec le monde des assurances, favorable à la réforme qu’il porte. Un  impensable conflit d'intérêts, assorti de mensonges. Jean-Paul Delevoye pouvait-il rester au gouvernement ? La question se posait après les révélations de la presse, dimanche 8 décembre : il y a répondu en prenant ses cliques et ses claques. Mais, maintenant, Sibeth Ndiaye martèle que la réforme des retraites sera "toujours défendue" malgré le départ de celui qui l'incarnait.

"Cette réforme, elle est là, elle demeure," maintient la meuf. 
Les propos de la porte-parole du gouvernement sont une provocation à la veille des grèves nationales du mardi 17 décembre. Quelques heures après la démission de Jean-Paul Delevoye, S. Ndiaye a en effet affirmé que la réforme des retraites portée par le gouvernement demeure malgré la démission du haut-commissaire aux retraites  et qu'elle ne sera  pas retirée. L'Elysée en est pourtant à essayer de lui chercher un(e) remplaçant(e)...

VOIR et ENTENDRE la présentation de la situation par TF1 et le rappel que l'Edouard assure que Delevoye était de "bonne foi" :

"Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement", a assuré la porte-parole du gouvernement à la veille d'une troisième journée de mobilisation, après celles des 5 et 10 décembre.

La spécialiste présumée en communication a des mots malheureux!
"Jean-Paul Delevoye a pris une décision de responsabilité (...) Il se retire avec beaucoup de dignité", a-t-elle osé dire sur le plateau de BFM-TV, ce lundi 16 décembre.

Un nouvel homme de confiance de Macron dans la tourmente.
L'impétrant à l'Elysée avait fait de Delevoye son sergent recruteur. Cet ancien élève du lycée jésuite La Providence à Amiens, comme Macron (et François Ruffin, LFI) avait l'oreille du président qui l'avait choisi pour présider la commission d’investiture de La République en marche (LREM) pour les élections législatives de 2017 : c'est ainsi qu'on lui doit donc l'actuelle assemblée nationale populaire LREM sur le modèle de l'ANC chinoise.

Nommé par Macron en septembre 2017 pour préparer la réforme, le "Monsieur Retraites" du président semblait être l'homme de la situation, puisque ce chiraquien  avait été ministre de la Fonction publique [...] et de la Réforme de l'Etat dans les deux premiers gouvernements (2002-2004) de... Jean-Pierre Raffarin, ministre des Petites et moyennes entreprises dans les gouvernements Alain Juppé (1995-1997). Mais, suite à une "légèreté coupable" - des activités et mandats non déclarés, bien que rémunérés pour certains -, l'opinion l'a poussé à remettre sa démission, Delevoye évoquant le risque que "son procès" ne nuise à un projet "essentiel pour la France". 

Résultat de recherche d'images pour "oiseau gorge gonflée"
"Le fait que Jean-Paul Delevoye quitte le gouvernement n'a absolument rien à voir avec le contenu de cette réforme", a maintenu Sibeth Ndiaye. "Nous aurons à cœur dans les jours qui viennent de continuer pied à pied à (la) défendre", a-t-elle encore ajouté. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a pour sa part estimé sur RTL que Jean-Paul Delevoye "n'a pas triché, n'a pas voulu tricher". Ce n'était pas possible, puisqu'il avait été membre du groupe d’étude sur la responsabilité pénale des décideurs publics au ministère de la Justice...

L'identité du remplaçant sera connue dans "les meilleurs délais", a-t-elle par ailleurs indiqué, d'un air grave et important, parmi son flot de paroles floues et de satisfecits. "Je ne peux pas présager du choix (du président de la République et du Premier ministre) dans quelques heures ou dans quelques jours", a-t-elle déclaré, se rengorgeant.

Les députés de la majorité saluent son "courage" !


Résultat de recherche d'images pour "Macron calin delevoye"
Macron et la quête du père
Le premier ministre juppéiste avait donné le 'la'. A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre le projet Macron de réforme des retraites qu'il portait à bouts de bras, le mardi 17 décembre, Edouard Philippe n'a pas hésité en effet à souligner "le travail de conviction et de dialogue mené" par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye.
Il a aussi osé se féliciter de la "bonne foi totale" de ce proche de Macron dans l'affaire de dissimulation de conflits d'intérêts et de revenus.
L'Edouard a enfin applaudi au "sens des responsabilités" du ministre qui, comme l'a souligné la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, "a ainsi décidé de ne pas handicaper l'action du gouvernement" déterminé à mener au bout sa réforme des retraites.

Du coup,
les petits Playmobil de la majorité présidentielle voient 
un acte de "courage" dans la démission du haut-commissaire aux retraites nommé par Macron.
Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, s'est extasié sur sa "décision difficile et courageuse". "Il démontre que rien n'est supérieur à l'intérêt de mener cette grande réforme sociale", a-t-il commenté.

L'ineffable patron des députés marcheurs, Gilles le Gendre, a exprimé la "tristesse et le respect" des députés pour "cette décision courageuse": "Rien ni personne ne lui enlèvera d'avoir imaginé et conçu la réforme la plus juste et la plus protectrice en France depuis 1945", a-t-il raconté.

Quant au MoDem, partenaire de la majorité, il a adressé un message "de gratitude" au ministre sortant, saluant "l'abnégation qui lui a inspiré sa démission" et "le travail accompli".

VOIR et ENTENDRE les affidés de Macron et sélectionnés par Delevoye dire leur conviction partagée de la "bonne foi" de Delevoye :

L'unanimisme de la macronie interpelle sur son sens moral en politique

L'opposition juge logique cette démission sous la pression de l'opinion.
Suite aux révélations en cascade sur ses activités non déclarées - deux ou trois  rémunérés grassement sur treize mandats cumulés - , la gauche estime que le gouvernement doit retirer une réforme des retraites "discréditée" par son porteur.
Puisqu'il n'a rien signalé en tant que président de l'observatoire de l'éthique publique, l'ancien député PS René Dosière n'a pu que ménager le dissimulateur évoquant "une décision digne d'un honnête homme". Si Delevoye "paie ses erreurs," admet Dosière, ce président de l'Observatoire de l'éthique publique, un think tank réunissant universitaires et parlementaires pour formuler des propositions visant à accroître la place accordée à la déontologie dans la conduite des affaires publiques, ose toutefois pointer après coup "l'inertie des services du gouvernement"... Bien que parrain de Macron pour l'élection présidentielle 2017, il dénonce ainsi l'absence de vigilance du secrétariat général du gouvernement (SGG) sur ses déclarations d'intérêts erronées.

L'opposition se flatte du départ du "Monsieur Retraites" du gouvernement.
Elle était irrémédiable, estime l'opposition, après la découverte du pot aux roses de ses mensonges qualifiés d'"oublis" dans sa déclaration d'intérêts de ministre, notamment concernant des activités dans les assurances - 8.000 euros mensuels versés par le think tank Parallaxe (groupe IGS, leader dans la formation initiale ou continue, l'alternance, l'apprentissage et l'insertion) qu'il présidait - ou à la SNCF : administrateur bénévole à l’Ifpass, l’école de formation aux métiers de l’assurance, ou encore de bénévole de la Fondation SNCF qui gère les actions de mécénat du groupe...

"Il était temps", a immédiatement réagi le parti socialiste sur Twitter. 
dessin humoristique de Glon sur la démission de Jean-Paul Delevoye
Pour la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, "la position de M. Delevoye, fragilisée par les mensonges à répétition et les potentiels conflits d'intérêts", était devenue "intenable"
Et, "si le gouvernement espérait encore imposer sa réforme en faisant sauter un fusible, il fait fausse route" car "au-delà du cas personnel de M. Delevoye, les Français attendent une décision politique face à une réforme qu'ils rejettent massivement", a-t-elle mis en garde, en appelant de nouveau à un référendum.

"Enfin, un peu de bon sens", s'est exclamé de son côté Nicolas Dupont-Aignanle président de Debout la France, ironisant sur le "regret" exprimé par Emmanuel Macron: "Les gens honnêtes ne le regretteront pas!", insinue-t-il.

Pour Damien Abad, le patron des députés LR, la démission de J.-P. Delevoye "était devenue inéluctable". "A 24h d'un blocage sans précédent du pays, ce départ fragilise un peu plus le gouvernement et rend encore plus incertain le projet de réforme des retraites", a-t-il jugé.
Un avis partagé par la vice-présidente LR de l'Assemblée, Annie Genevard, pour qui cette démission "compromet une vraie réforme pourtant indispensable".
"Ce gouvernement entache de nouveau notre République", a dénoncé pour sa part la député LR Valérie Boyer ironisant sur "la légende" d'une macronie "plus morale que les autres".

dessin de Zaïtchick sur Emmanuel Macron en fusible sous tension pendant les mouvements sociauxPour la gauche radicale, la démission de Delevoye doit entraîner le retrait de la réforme des retraites désormais "discréditée", selon le mot du député communiste Sébastien Jumel.

"Delevoye a démissionné. Son projet doit s'en aller aussi. On veut un joyeux noël", a réagi le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. 
"Le dernier oubli de M. Delevoye: mettre la réforme dans ses cartons en quittant son bureau", a raillé l'eurodéputé LFI Manon Aubry pour qui si "l'auteur est disqualifié, le texte ne vaut pas mieux". 

Résultat de recherche d'images pour "Humour demission Delevoye"
Pour Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, "le gouvernement est coupé de la réalité". "Qu'ils nous laissent passer les fêtes de fin d'année en paix, qu'ils retirent leur réforme en même temps qu'ils retirent leur ministre", a-t-il lancé, en réponse à Edouard Philippe qui a dit que "chacun prenne ses responsabilités" pour Noël.

Enfin, le "séisme politique" de la démission de M. Delevoye discrédite "son rapport," souligne Olivier Besancenot (NPA), ancien candidat à la présidentielle, le révolutionnaire trotskiste. Il estime que, par conséquent, "le projet de loi n'a plus de raison d'être".

lundi 9 décembre 2019

Déclaration d'intérêts de Delevoye: l'"oubli" qui dissimule un conflit d'intérêts avec les assureurs ?

Un "irresponsable" ou  un "dissimulateur", aux manettes de la réforme des retraites ?

Dans sa déclaration d'intérêts,
le haut-commissaire aux retraites nommé par Macron a omis de mentionner sa fonction d'administrateur dans un institut de formation de l'assurance.


La transparence selon Macron n'a encore percé...
La mémoire du  septuagénaire a des ratés: Delevoye a eu un blanc au moment d'établir sa déclaration d'intérêts, comme laisse apparaître samedi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Celui qui nous assène des promesses et des garanties sur un projet flou de réforme des retraites a eu un trou noir de trois années sur sa fonction d'administrateur de l'institut de formation de la profession de l'assurance (IFPASS) depuis 2016. 

Notre problème avec lui n'est pas tant sa rémunération - à part des gueuletons de homard, il est bénévole - que ses liens étroits avec une profession qui est partie prenante au projet de réforme qu'il conduit cahin-caha.  Ce n'est donc pas une simple "erreur qui tombe mal" en plein mouvement contre la réforme des retraites", comme l'écrit l'AFP.  

"Ce n'est pas responsable", reconnaît celui que Macron a placé à la tête de sa réforme

Un "oubli", selon la tête de linotte en charge de nos retraites à venir.  
Le secteur des assurances "est très intéressé par la réforme" des retraites, confirme un ancien dirigeant. "La réforme des retraites ouvre des perspectives," Fin octobre, déclara au JDD le directeur général d'AG2R-La Mondiale."C'est une omission par oubli", a répondu dimanche Jean-Paul Delevoye, qui a expliqué "n'y avoir pas pensé une seconde" au moment de faire sa déclaration. "Je reconnais que ce n'est pas responsable", a-t-il confessé. Il a précisé exercer "une fonction bénévole" au sein de l'IFPASS. 
Mais "s'il y a incompatibilité" avec ses fonctions de haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye se dit prêt à démissionner de l'IFPASS.

Delevoye a déjà fait polémique en prônant plus d'immigration au détriment d'une politique nataliste. Le Haut-commissaire aux retraites a expliqué qu'il faudra "50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050" en faveur de la natalité :

Les conflits d'intérêts se multiplient autour de Macron

Alors qu'en juin dernier les députés de la République en marche (LREM) votaient (contre l’avis de tous les autres partis politiques) la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) et de la Française des jeux (FDJ), on apprenait que, choisie pour gérer ce processus, Bank of America a  recruté Bernard Mourad, l’homme qui a financé la campagne de Macron et l’a orienté en 2008 vers une banque d’affaires où il a gagné ses premiers millions. De plus, parmi les actionnaires minoritaires qui vont toucher immédiatement des "indemnités" (anticipant une éventuelle perte 70 ans après la privatisation) et les entreprises candidates au rachat se trouvent des personnes ou des groupes envers lesquels la macronie est redevable ou qu’elle veut courtiser pour y placer ses proches. C'est ainsi que Raphaële Rabatel, l’épouse de Gilles Legendre, patron des députés En marche! devait être recrutée à la communication de la FDJ en mai 2019. Le lendemain, autre révélation : Hugh Bailey, l’ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, où il avait en son temps supervisé le rachat (soupçonné d'affairisme et de scandale et supprimé 1.000 emploi à GE-Belfort) de la branche énergie d’Alstom par l’Etasunien General Electric (GE) en 2015, a fait depuis 2017 une belle carrière au sein de GE France puisqu’il en est devenu le patron en avril dernier.
Dès juin 2018, une enquête fut ouverte contre Alexis Kohler pour prise illégale d'intérêts. Le parquet national financier eut vite fait de la classer sans suite : les investigations visaient les liens entre l'armateur italo-suisse et cet Alexis Kohler, qui n'était autre que le secrétaire général de l'Elysée et bras droit d'Emmanuel Macron.

Et Buzyn, la ministre de tutelle de Delevoye, n'est pas plus "responsable". Agnès Buzyn a également été victime de l'un de ces passages à vide. Cette fois, son "omission par oubli", c'est son mari, Yves Lévy, dirigeant l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or, la ministre des Solidarités et de la Santé s'est mise en situation de conflit d'intérêts, car si son ministère ne finance pas l'INSERM (ses crédits sont attribués par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, sa voisine de table en Conseil des ministres), il en est ministère de co-tutelle... politique, nuance !, et plusieurs des membres du conseil d’administration de l'Inserm y représentent le ministère de la santé.
Après sa nomination au gouvernement,  en 2017, Agnès Buzyn avait déclaré en substance - et sourire de Joconde aux lèvres - que les "liens d’intérêts" ne sont pas un problème, mais au contraire une preuve de compétence !