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lundi 9 décembre 2019

Déclaration d'intérêts de Delevoye: l'"oubli" qui dissimule un conflit d'intérêts avec les assureurs ?

Un "irresponsable" ou  un "dissimulateur", aux manettes de la réforme des retraites ?

Dans sa déclaration d'intérêts,
le haut-commissaire aux retraites nommé par Macron a omis de mentionner sa fonction d'administrateur dans un institut de formation de l'assurance.


La transparence selon Macron n'a encore percé...
La mémoire du  septuagénaire a des ratés: Delevoye a eu un blanc au moment d'établir sa déclaration d'intérêts, comme laisse apparaître samedi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Celui qui nous assène des promesses et des garanties sur un projet flou de réforme des retraites a eu un trou noir de trois années sur sa fonction d'administrateur de l'institut de formation de la profession de l'assurance (IFPASS) depuis 2016. 

Notre problème avec lui n'est pas tant sa rémunération - à part des gueuletons de homard, il est bénévole - que ses liens étroits avec une profession qui est partie prenante au projet de réforme qu'il conduit cahin-caha.  Ce n'est donc pas une simple "erreur qui tombe mal" en plein mouvement contre la réforme des retraites", comme l'écrit l'AFP.  

"Ce n'est pas responsable", reconnaît celui que Macron a placé à la tête de sa réforme

Un "oubli", selon la tête de linotte en charge de nos retraites à venir.  
Le secteur des assurances "est très intéressé par la réforme" des retraites, confirme un ancien dirigeant. "La réforme des retraites ouvre des perspectives," Fin octobre, déclara au JDD le directeur général d'AG2R-La Mondiale."C'est une omission par oubli", a répondu dimanche Jean-Paul Delevoye, qui a expliqué "n'y avoir pas pensé une seconde" au moment de faire sa déclaration. "Je reconnais que ce n'est pas responsable", a-t-il confessé. Il a précisé exercer "une fonction bénévole" au sein de l'IFPASS. 
Mais "s'il y a incompatibilité" avec ses fonctions de haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye se dit prêt à démissionner de l'IFPASS.

Delevoye a déjà fait polémique en prônant plus d'immigration au détriment d'une politique nataliste. Le Haut-commissaire aux retraites a expliqué qu'il faudra "50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050" en faveur de la natalité :

Les conflits d'intérêts se multiplient autour de Macron

Alors qu'en juin dernier les députés de la République en marche (LREM) votaient (contre l’avis de tous les autres partis politiques) la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) et de la Française des jeux (FDJ), on apprenait que, choisie pour gérer ce processus, Bank of America a  recruté Bernard Mourad, l’homme qui a financé la campagne de Macron et l’a orienté en 2008 vers une banque d’affaires où il a gagné ses premiers millions. De plus, parmi les actionnaires minoritaires qui vont toucher immédiatement des "indemnités" (anticipant une éventuelle perte 70 ans après la privatisation) et les entreprises candidates au rachat se trouvent des personnes ou des groupes envers lesquels la macronie est redevable ou qu’elle veut courtiser pour y placer ses proches. C'est ainsi que Raphaële Rabatel, l’épouse de Gilles Legendre, patron des députés En marche! devait être recrutée à la communication de la FDJ en mai 2019. Le lendemain, autre révélation : Hugh Bailey, l’ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, où il avait en son temps supervisé le rachat (soupçonné d'affairisme et de scandale et supprimé 1.000 emploi à GE-Belfort) de la branche énergie d’Alstom par l’Etasunien General Electric (GE) en 2015, a fait depuis 2017 une belle carrière au sein de GE France puisqu’il en est devenu le patron en avril dernier.
Dès juin 2018, une enquête fut ouverte contre Alexis Kohler pour prise illégale d'intérêts. Le parquet national financier eut vite fait de la classer sans suite : les investigations visaient les liens entre l'armateur italo-suisse et cet Alexis Kohler, qui n'était autre que le secrétaire général de l'Elysée et bras droit d'Emmanuel Macron.

Et Buzyn, la ministre de tutelle de Delevoye, n'est pas plus "responsable". Agnès Buzyn a également été victime de l'un de ces passages à vide. Cette fois, son "omission par oubli", c'est son mari, Yves Lévy, dirigeant l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or, la ministre des Solidarités et de la Santé s'est mise en situation de conflit d'intérêts, car si son ministère ne finance pas l'INSERM (ses crédits sont attribués par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, sa voisine de table en Conseil des ministres), il en est ministère de co-tutelle... politique, nuance !, et plusieurs des membres du conseil d’administration de l'Inserm y représentent le ministère de la santé.
Après sa nomination au gouvernement,  en 2017, Agnès Buzyn avait déclaré en substance - et sourire de Joconde aux lèvres - que les "liens d’intérêts" ne sont pas un problème, mais au contraire une preuve de compétence !

samedi 8 août 2015

Allocations familiales: qui sont les enfants victimes de Hollande?

La baisse des allocs discrimine certains enfants:
la lutte des classes n'en a pas fini...

La "modulation" des allocations familiales est entrée en vigueur le 1er juillet

La gauche stigmatise la réussite:
les enfants de parents qui gagnent  

leur vie sont pénalisés
10% des familles touchent désormais 127 euros de moins par mois en moyenne. 
La modulation des allocations familiales en fonction des revenus est entrée en vigueur au 1er juillet. Pour leurs enfants "modulés", les familles touchent leurs premières allocations abaissées, en ce début de mois et alors que le débat politique n'est pas clos.

Universelles ou pas, la gauche a voulu pénaliser les enfants frappés par les nouvelles allocations familiales modulées en fonction du revenu. La perte est de 127 euros en moyenne pour 500.000 familles, soit 10% des 5 millions d'allocataires, rappellent Les Echos.

Des prestations familiales en baisse de 1,1% en 2015

Pour vérifier si vous êtes concernés, la CAF a mis en ligne un simulateur. Au-dessus de 67.140 euros perçus en 2013, soit 6.000 euros net par mois, une famille de deux enfants voit ses allocations divisées par deux, rétroactivement... 

Les enfants déjà mis au monde sont tout à coup ciblés.
Au-dessus de 89.490 euros, soit 8.000 euros net par mois, elles sont divisées par quatre. Une grande majorité des familles appartient aux 20% des ménages les plus "riches" ou encore les moins pauvres, puisque la majorité de gauche les traque de toutes parts. Agoravox pose une question significative de l'état de la république à la française : "Doit-on donner plus d’allocations familiales aux riches qu’aux pauvres ?..." Ne fallait-il pas qu'en bonne démocratie, tous les enfants soient traités équitablement?

Aux 400 millions d'économie attendus en 2015 et aux 800 millions en 2016 grâce à cette mesure, s'ajoutent la baisse du plafond du quotient familial et la modulation de la Pajeprestation d'accueil du jeune enfant, sous conditions de revenus: l'enfant est stigmatisé avant d'avoir reçu son premier salaire... 
La gauche au pouvoir a mis en place un ensemble de mesures pour économiser sur les prestations familiales et faire face à un accroissement non maîtrisé des dépenses publiques au détriment de ces enfants.La politique socialiste de natalité fait baisser leurs allocs de 32,3 milliards d'euros dès 2015
C'est à leurs frais que le déficit de la branche famille de la Sécurité sociale pourrait être réduite cette année de 2,7 à 2 milliards, si toutefois la couverture sociale des immigrés clandestins arrivant en masse n'impose pas à Hollande de nouvelles dépenses publiques.

La lutte des classe est relancée.
Parce qu'ils ne sont pas nés dans une famille classée défavorisée, les "enfants modulés" sont exclus de la priorité donnée par Hollande à la jeunesse.

lundi 24 novembre 2014

Première mobilisation des "Familles plumées" contre les atteintes aux allocations et au congé parental

Après la révolte des "pigeons", les familles volent dans les plumes du pouvoir socialiste

Opposé à la destruction de la politique de la famille,
ce collectif a appelé à des rassemblements, dimanche 23


Laurence Rossignol (PS) s'est faite voler dans les plumes
Dans une cinquantaine de villes, les "Familles plumées" avait organisé leurs premières manifestations contre la réforme du congé parental et la "modulation" des allocations en fonction des revenus. Ces deux mesures font partie du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015, qui sera examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale à partir de lundi. A Versailles (Yvelines), la mobilisation a été particulièrement réussie.
C'est devant le Palais Bourbon que 250 personnes (selon la police...), se sont réunies, scandant "Matraquage fiscal, malaise familial" ou encore "Congé parental, libre choix familial", avant d'asperger de plumes le bâtiment. "A partir du moment où on touche à l'universalité des allocations familiales, on met en danger les finances des familles", a dénoncé Julie Graziani, porte-parole du collectif des "Familles plumées".

Selon un sondage IFOP de samedi, 81% des Français jugent que la politique fiscale du gouvernement pénalise "fortement" les familles

Dans la foule, de nombreux manifestants ont brandi des drapeaux de la Manif pour tous, compétent en matière de mobilisation pacifique. Près de Paris, la police a également dénombré 200 personnes, rien qu'à La Défense. "Les sondages montrent que les Français rejettent en bloc la politique fiscale du gouvernement à l'égard des familles," a fait valoir la porte-parole Julie Graziani. 

La modulation des allocations familiales dénoncée, même à gauche

Sur les réseaux sociaux, c'est le troisième sujet de discussion.  Preuve que les Français sont tous attachés depuis 1945 aux allocations familiales et leurs conséquences sur la natalité. Les restrictions au versement des allocations aux familles en fonction de leur nombre d'enfants ont été voulues par la majorité présidentielle et votées par l'Assemblée nationale, mais leur esprit déplaît sur le fond, mais aussi dans la forme, avec l'hypocrisie du terme "modulation".
"La polémique est inhérente à toute décision politique aujourd'hui", minimisait, jeudi soir, la secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol (PS), une féministe sans enfants. 

Portée par les députés socialistes, ces dispositions ne font pas l'unanimité à gauche. 
Sur BFMTV, l'ancien ministre de l'Education nationale Benoît Hamon a regretté qu'on touche à l'universalité des droits. "Si demain on ne réserve les droits et les prestations qu'aux familles les plus modestes et que l'on réclame l'impôt à tous, on affaiblit le consentement à l'impôt et à la solidarité", a souligné le député PS des Yvelines. Mais il ajoute : cette économie "évite en tout cas que l'on remette en cause la prime à la naissance".

La maire de Paris désapprouve pas "les modalités de mise en oeuvre" de la réforme, pourtant "pas choquante". "Aujourd'hui, il y a un problème de pouvoir d'achat. Vous avez des familles qui ont 40, 45% de leurs revenus qui partent en impôts. A Paris, vous avez des familles dont 30 à 40% du revenu partent en logement. Compte tenu de ces problèmes, je souhaiterais beaucoup plus de progressivité" dans l'application de la mesure, a affirmé Anne Hidalgo (PS)" sur France 2.
Sur Sud Radio, la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho a dit son opposition. "Il y a un problème d'écart de richesse pour élever les enfants au niveau des familles. Mais c'est au niveau de la fiscalité, avec le quotient familial qu'il faut agir, pas en remettant en cause l'universalité des allocations familiales", a défendu la ministre limogée du gouvernement en 2013 pour avoir critiqué le budget de son ministère (Ecologie).
Les radicaux de gauche, qui doivent décider dans la soirée s'ils restent dans la majorité, et les écologistes ont fait savoir de leur côté qu'ils étaient partagés.

Les syndicats rejettent l'ensemble de la réforme


Les syndicats ont rejeté ce vendredi une modulation des allocations familiales en fonction des revenus car, à leurs yeux, elle remet en cause le principe d'"universalité" de la sécurité sociale et amplifie "l'injustice" envers les familles. 
Sans surprise, pour la CFDT, "il est important que le gouvernement puisse affirmer le sens de la politique familiale et ce n'est pas par des ajustements incessants qu'il va arriver à le faire". 
Selon FO, "le gouvernement confond la politique familiale qui a pour objectif de maintenir un taux élevé de natalité avec une politique fiscale qui est de nature redistributive", or il "a renoncé à une réforme fiscale". 
La CFTC "ne peut l'accepter alors que de plus en plus de Français ne croient plus en notre système de protection sociale" et que "de plus en plus de ménages issus de la classe moyenne souhaitent se retirer de ce système qu'ils jugent injuste". 
Enfin dès jeudi, la CGT avait également condamné cette mesure "contraire à l'esprit même de la sécurité sociale".

Les associations familiales vent debout

D'autres dénoncent une
ouverture de "la boîte de Pandore". Sur BFM TV, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), juge "dangereuse" la fin de l'universalité de l'allocation aux familles. "Demain, c'est le remboursement des médicaments qui ne sera pas le même suivant les revenus". 
Pour le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, l'exécutif "met le doigt dans un engrenage très dangereux".

Avec la droite, tout le monde est contre ces mesures, mais les élus socialistes les votent...

samedi 15 novembre 2014

Refus du Sénat de "moduler" les allocations familiales, c'est-à-dire les ...couper à certains

Politique de natalité: le Sénat s'oppose à une discrimination entre familles autochtones et immigrées

Les familles indigènes protégées des familles prolifiques de colonisation?
A la différence du vote positif des députés des villes, 
les représentants au Sénat de la France profonde ont supprimé la modulation des allocations familiales pour les revenus élevés voulue par les godillots de la majorité présidentielle, dans le cadre du projet de maîtrise de budget de la Sécurité sociale.
Contre ce projet gouvernemental, les sénateurs ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi 
une série d'amendements de suppression déposés par la majorité de droite (UMP et centristes), mais aussi par des sénateurs de gauche, comme les groupes Communiste, républicain et citoyen (CRC) et écologiste, ou la socialiste Marie-Noëlle Lienemann.

Au final, l'Assemblée imposera ses orientations

Le texte fera l'objet, le 18 novembre, d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

En cas de désaccord des parlementaires, c'est l'Assemblée, qui devrait rétablir la modulation des allocations, qui aura le dernier mot.

2017:  1 Français sur 10 sera musulman
La Chambre haute a désapprouvé les députés qui ont acquiescé au gouvernement en adoptant des amendements socialistes prévoyant qu'à partir de juillet 2015, les allocations familiales de base seront divisées par deux (à 65 euros environ) à partir de 6.000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, et par ...quatre (à 32 euros environ) à partir de 8.000 euros de revenus. Et ces seuils augmenteraient de 500 euros par enfant supplémentaire. 
Une atteinte à la politique nataliste du pays. Le taux de natalité des "Françaises" serait en effet de 1,8 enfant par femme, contre 8,1 enfants pour les "musulmanes".
VOIR et ENTENDRE ce film présenté  par le cardinal Peter Turkson lors du synode sur la "Nouvelle évangélisation" qui se tenait à Rome en octobre 2012 (version sous-titrée français):
Version originale en anglais:



Le PS favorise l
'immigration de peuplement, 

une colonisation arabo-musulmane qui ne dit pas son nom.
A moins qu'il ne cherche à encourager les naissances dans les quartiers d'immigrés et de clandestins, au détriment des couches endogènes de la population.

Le PS constitue une menace pour la France dans le vieil affrontement entre Islam et chrétienté.

samedi 18 octobre 2014

Discrimination aux allocations familiales: réactions politiques

La calculette de Bercy comme méthode contraceptive

La majorité présidentielle joue avec l'avenir du pays


Alors que les familles des classes moyennes ont déjà été impactées par la baisse à deux reprises du plafond du quotient familial, elles sont touchées maintenant par une forte réduction des aides à la garde des enfants. Pourtant, les familles bi-actives avec 2 ou 3 enfants sont au cœur du bon niveau de la fécondité en France. Pour les parents de ces familles, et surtout pour les mères, l’éducation des enfants représente une charge importante au niveau financier, mais surtout en termes de liberté et d’emploi du temps. Il est choquant que les mesures récentes les présentent comme des "riches" et des privilégiés du système. Il serait tragique que certains renoncent à leur troisième enfant.

Les allocations seront divisées par deux pour les familles avec deux enfants dont les parents gagnent à eux deux plus de 6000 euros pas mois, et par quatre pour ceux qui gagnent plus de 8000 euros. Dans les familles surfiscalisées, les mères sanctionnées auront-elles intérêt à conserver leurs emplois, à payer l'impôt sur le revenu et à cotiser à la sécurité sociale? 

Et les mères des classes populaires sont frappées par le passage de 36 à 18 mois du congé parental. Or, nombre d'entre elles a du mal à concilier les soins à de 2 ou 3 jeunes enfants avec leurs contraintes professionnelles, d'autant qu’elles habitent souvent loin de leur lieu de travail, qu’elles occupent des emplois mal rémunérés et avec des horaires souvent flexibles désormais, selon les besoins de leur entreprise. Leur offrir la possibilité d’un congé parental de 3 ans leur ouvrait une alternative utile. Il est préjudiciable que ce gouvernement les prive de cette possibilité alors que la situation de l'emploi est mauvaise pour les travailleuses non-qualifiées. Cette mesure aurait dû être précédée d’une expansion importante des modes de garde collectifs (les crèches en particulier) qui risquent au contraire d’être victimes des politiques d’austérité imposées aux collectivités locales. Là aussi, des familles risquent de renoncer à leur troisième enfant.
De quel montant de rentrées fiscales, le pouvoir socialiste va-t-il se priver pour combler ses déficits ? 

Mais le PS tape sur les uns et gâte les autres 

- Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, qui, Ô surprise, salue le projet ayant pour but de réduire les déficits de la branche famille de la Sécurité sociale: "C'est un scandale que de faire payer la politique familiale aux enfants qui naissent," concède d'abord le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Mais le faux-cul enchaîne aussi sec pour suivre la ligne officielle : "ce sont des mesures qui, sans casser les principes sur lesquels est basée la politique familiale, mettent un peu de conditionnalité dans la nature des prestations." Mais l'hypocrisie de l'individu n'en reste pas là. "Ce qui veut dire que, comme les principes ne sont pas cassés, le jour où la croissance revient le système se rééquilibre et ces mesures peuvent être revues," ose-t-il prétendre sur BFM Business. Ainsi ce président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne feint-il d'ignorer que, les déficits publics faisant florès depuis des dizaines d'annéespour la révision qu'il fait miroiter, il faudrait attendre autant...

- Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie: "Ce que fait le parlement aujourd'hui, en appui sur le gouvernement, c'est d'essayer de trouver des solutions justes qui ne mettent pas en cause le principe de l'universalité, même si, à un moment, il y a modulation. (...) Est-ce qu'il est totalement illégitime dans un contexte de difficultés budgétaires, de tenir compte du revenu des familles ? Ce qui est important, c'est de garder le socle. Le socle, c'est ce qui est donné [redistribué ?] à la naissance (...), de maintenir un congé parental de longue durée, c'est de sécuriser les structures d'accueil, par exemple la garde de la petite enfance, les écoles maternelles gratuites, ce qui est unique au monde". (sur i-télé) Une réformiste qui ne constate aucun changement (garder, maintenir, sécuriser) et qualifie cette discrimination de "juste"...

- Au nom des écolos radicaux d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse,reprend le joli terme de "modulation" pour enrober la discrimination "juste" de la précédente : "Je pense qu'objectivement, c'est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. De ce point de vue, je soutiens ce qui a été annoncé hier (jeudi). Le vrai problème est ce qu'on fait de cet argent, et c'est là que nous avons un débat avec le gouvernement. Les 800 millions d'euros récupérés par cette modulation doivent permettre d'abonder le plan d'économies, j'aurais préféré qu'on dise qu'ils vont nous permettre d'arriver aux 100.000 places de crèches qu'on veut créer en France". Sur France Info, l'altermondialiste est donc d'accord pour sanctionner les familles qui ont de bons revenus, mais  la secrétaire national d'EELV tacle aussi bien le gouvernement pour son incapacité à atteindre l'objectif de 100.000 nouvelles places promis en juin 2013 lors de la réforme de la politique familiale du gouvernement Ayrault. A cause des difficultés financières des municipalités, notamment occasionnées par la mise en place des rythmes scolaires, seules 60 % des places promises seront ouvertes: les 60.000 qui pourraient encore être finalement ouvertes le seront-elles? 

Le gouvernement réunit les contraires


- Marine Le Pen, présidente du Front National: "Je considère que c'est une mauvaise idée. On ne fait pas des économies là ou on devrait. On va gagner 700 millions en jetant par dessus l'épaule l'universalité des allocations familiales (...) Je préférerais qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français, même s'ils sont en situation d'avoir des revenus plus confortables que d'autres. (...) Il n'y a aucune raison de subventionner des naissances qui ne profiteront pas obligatoirement au pays puisqu'ils (les enfants d'étrangers) peuvent repartir chez eux. (sur LCI et Radio Classique)

- Pour les communistes, Pierre Laurent, secrétaire national du PC : "Cette mesure présentée comme une mesure soi-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n'est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu'on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui elles seraient en difficulté. On met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu'on met aujourd'hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6.000 euros, mais demain on la baissera à 4.000, puis à 3.000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises" (sur RFI)

La droite républicaine s'émeut


- Eric Woerth, député de l'Oise, ex-ministre du Budget : "C'est de l'improvisation. On ne construit pas une politique durable en changeant d'avis toutes les semaines. Evidemment qu'il faut aider un peu plus les familles qui ont plus de difficultés, les familles monoparentales etc, mais, sur le fond, c'est une erreur. Il y a un principe, qui est l'universalité, c'est dans notre pacte républicain (...). Ce gouvernement stigmatise les familles quasiment depuis son arrivée (...) ". (sur RTL)

- Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate: "En plaçant les allocations familiales sous condition de ressources, le gouvernement trahit le pacte national sur la politique familiale. Il trahit les familles de notre pays. Il vend notre politique familiale pour quelques économies de poche et la bénédiction de Bruxelles". (communiqué)

La majorité présidentielle porte atteinte à la natalité.
Pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le gouvernement et la majorité ont opté pour une modulation des allocations familiales en fonction des revenus. La cible du dispositif: les familles déjà touchées par une fiscalité renforcée. La France disposait jusqu'ici d'un taux élevé de fécondité proche de 2 enfants par femme, alors que le taux de fécondité global de l’UE n’est que de 1,6 enfant par femme, mais 2.82 en Algérie et de 6,85 au Mali (en 2012). L'atout démographique de la France, qui n'est pas des moindres, se voit ainsi profondément menacé. 

mardi 19 mars 2013

Vers un contrôle socialiste des naissances dans les familles aisées

Pour une politique discriminatoire de la natalité
 et un coup de boost à la procréation sociale


Le député socialiste Gérard Bapt préconise de diviser par deux les allocations familiales des familles les plus aisés


Cette mesure permettrait, selon lui, à l'Etat d'économiser trois milliards d'euros dans le cadre de la réforme visant à redresser les comptes de la branche famille de la Sécurité sociale, estime le rapporteur du Budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale, dans un entretien au journal Les Echos, mardi.
"Nous proposons de fixer ce plafond au niveau de celui de l'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje)", soit environ 53.000 euros par an pour un couple avec deux enfants et un peu plus de 61.000 euros pour une famille avec trois enfants, précise-t-il.



Gérard Bapt aimerait accabler ces mêmes familles 
encore davantage 

Ce médecin-cardiologue préconise donc en outre de supprimer le complément d'aide au mode de garde, un dispositif qui prend en charge la garde d'enfants à domicile ou chez une assistante maternelle.

Ces deux mesures, qui permettraient de dégager trois milliards d'euros supplémentaires, mais elles remettent pas en cause le principe d'universalité des allocations familiales, soutient l'élu, indiquant ainsi quel est l'objestif  réél poursuivi.

"Aujourd'hui, plus les revenus sont élevés, plus les aides à la garde d'enfants sont importantes", lance-t-il, sans considération du nombre d'enfants. Pour nous, le montant mensuel des allocations familiales varie selon le nombre d’enfants à charge au foyer : 2 enfants : 127,05 €; 3 enfants : 289,82 €. Sur son assertion, nous demandons un complément d'information à ce bon médecin eugéniste.


Une mesure discriminatoire

Gégé Bapt (PS)
Eugénisme idéologique socialiste

Alors que l'exécutif socialo-écolo fait le forcing sur le  mariage homosexuel, la procréation médicale assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) destinés aux couples lesbiens et gays, les couples hétérosexuels seraient stigmatisés du fait du montant de leurs revenus.

De quoi, à cette occasion, renvoyer les femmes aux fourneaux...

C'est Mozart qu'on assassine !
En 1871, Darwin, père de la théorie de l'évolutionnisme, reprend les conclusions de Galton sur l’hérédité en affirmant qu'il est probable que le "talent" et le "génie" chez l'homme soient héréditaires (La Descendance de l'homme et la sélection sexuelle). Il lui paraît également vraisemblable que les protections sociales vont à l’encontre de la sélection naturelle. Quant à lui, il se refuse toutefois à en tirer des conclusions politiques. 

Il s'agit en fait d'une mesure castratrice
consistant non pas à réduire les aides à certains, mais à brimer les familles qui ne font pas le troisième enfant pour des raisons économiques et ...agrandir la maison.
On devient en effet "famille nombreuse", avec les aides qui l'accompagnent, tels les transports par la SNCF avec une carte spéciale offrant des tarifs avantageux dans le train et le métro.

A l'inverse,  Bapt offre une prime à la polygamie 

L'invraisemblable quantité de mères musulmanes seules n'a pas interpellé le député socialiste, président du groupe d'amitié France-Syrie à l'Assemblée. Comment ce législateur socialiste - depuis 16 ans - pourrait-il pourtant ignorer l'existence de l'API, allocation de parent isolé, une prestation sociale étendue en 2008 par Martin Hirsch, et  versée par les caisses d'allocations familiales (CAF) pour aider financièrement certaines familles monoparentales, dont les  mères musulmanes "abandonnées" par le polygame qui ponctionne les mères sur chacun de ses enfants.
Réception à l' Elysee des mères
de familles francaises méritantes:
7- 6 et 5 enfants le 4 décembre 2012
Le PS fait la promotion d'une France musulmane

Bapt, 67 ans, et ses camarades se sont-ils demandés si la politique comptable, discriminatoire et communautariste qu'ils promeuvent est compatible  -et cohérente !- avec une république laïque ?

"Les 10 % de familles les plus pauvres ne bénéficient que d'une centaine de millions d'euros au titre du complément mode de garde, contre plus de un milliard pour les 10 % de familles les plus aisées", polémique-t-il. "Dans une période où tout le monde est appelé à faire un effort, il nous semble juste de solliciter les foyers les plus aisés," ajoute-il. Ce qu'il ne dit pas, c'est que dans leur immense majorité, les femmes musulmanes restent au foyer et n'ont pas en plus droit à complément mode de garde. 

Le député-maire socialiste serait-il d'une "parfaite" mauvaise foi ?

La proposition Bapt déchire la majorité socialo-écolo 


Didier Migaud (PS), initiateur de la discrimination
Au mois de février, Didier Migaud, président de la Cour des comptes, avait avancé une piste de réflexion : fiscaliser les allocations familiales afin de contribuer au redressement des comptes de cette branche, qui nécessiterait 2,2 milliards d'euros d'économies d'ici 2016.


Bapt, petit soldat

Rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, le Dr. Bapt reprend la palpation de l'opinion et préconise de toucher la droite sans bouger la gauche, comme dirait J. Chirac:  sans toucher au portefeuille des ménages les plus modestes. "Les allocations familiales ne seraient pas supprimées, elles seraient seulement réduites", explique-t-il.


Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, s'est dite lundi opposée à une fiscalisation des allocations familiales, estimant que d'autres perspectives peuvent être envisagées.

"Au fond, cela aboutirait à ce que des ménages modestes qui ne paient pas aujourd'hui d'impôt soient touchés", a-t-elle tenté de faire comprendre aux Migaud-Bapt, sur iTélé. 

Mais la ministre serait prête à avaler la couleuvre si on la violentait. Hésitante, elle a en effet admis ne pas être "certaine que l'organisation des prestations familiales telle qu'elle existe aujourd'hui soit parfaitement efficace."

Le sujet est "sur la table" pour être "regardé"
Hollande et  Ayrault tentent d'évaluer la capacité de rebellion des familles stigmatisées, tout en assurant qu’une refonte des allocations familiales n’est "pas taboue". Matignon n'a-t-il pas commandé un rapport à Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil de la famille, et prochain coupable désigné derrière lequel se retrancher: ses conclusions sont attendues fin mars. "Rien n’est tranché. depuis que Hollande a décidé de multiplier les dépenses et cadeaux à son électorat. 
Il s'agit par avance de culpabiliser l’UMP. Tout le monde voit qu’on a besoin de faire des économies, lit-on désormais dans la presse qui niait les effets de la crise entre 2008 et 2012.  Les media qui ont fini par en admettre l'impact brandisent les patrons du CAC40 qu'ils entendent déjà "hurler à la mort  pour continuer à toucher des allocations familiales !" Hélas, les  familles assujetties à l'impôt ne sont pas seulement celles des grands patrons assumés, tel Pierre Bergé, ou des grands fraudeurs (présumés, SVP !), tel Cahuzac: les salariés seront également touchés aux bourses et les ménagères au panier.

Un sujet hyper-sensible

Mariage gay : le débat commence (mal)
Dans l’opposition l’idée ne passe pas. 
Henri Guaino a ainsi dénoncé une "entreprise de destruction massive de tout notre système social, de notre politique familiale". 

Plus virulent,
le… Parti communiste a critiqué l'attitude d'un gouvernement qui, "entraîné dans une spirale de toujours plus d'austérité, fait pression sur le Haut Conseil à la famille, avec comme objectif l'équilibre des comptes de la branche famille". 

Le Front national a également balayé cette hypothèse, la qualifiant "d'inadmissible".

Pourquoi ne pas stériliser les riches ?

De quelle couleur le triangle sur la poitrine des riches ?


dimanche 15 janvier 2012

Crise: aux défaitistes narquois, Sarkozy répond par l'action

Sarkozy : "On ne répond pas à la crise par l'agitation"








Michel Debré, père de la constitution,
entouré de ses fils Bernard et Jean-Louis



Le président a rendu hommage à Michel Debré
en se rendant à Amboise un dimanche, sur fond de perte du triple A français.

Arrivé à 10 h 30 ce matin au petit cimetière d'Amboise, où repose l'ancien Premier ministre du général de Gaulle Michel Debré, Nicolas Sarkozy faisait montre de gravité. "Vous vous trompez et vous surréagissez. Nous avons anticipé la décision de Standard & Poor's, et les marchés aussi. Nous sommes sereins"
, a fait observer un conseiller de l'Elysée, qui n'a pas été démenti par la tonalité de l'hommage du président à Michel Debré.


Devant quelque 2.000 personnes, locaux et militants UMP, personnalités de la société civile et institutionnels, réunies dans le gymnase de la ville, Nicolas Sarkozy a adopté la posture du combattant, adepte du "courage" et de la "vérité."


Sarkozy oppose sa détermination au défaitisme de la gauche

Durant 45 minutes, en parallèle avec le parcours du père de la constitution de la Ve République, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de dédramatiser la perte du triple A français qui concentre les coups bas de l'opposition: "Il faut faire preuve de courage et de sang-froid. On ne répond pas à la crise par l'agitation, l'emportement ou la polémique", a-t-il assené, sous de vifs applaudissements. "Parce qu'il y a du courage, il y a l'espérance au bout du chemin", a poursuivi le président, lyrique.


Le Chef de l'Etat a fustigé le rétropédalage du candidat du PS



Il n'a pas épargné François Hollande, sans jamais le citer, en faisant l'éloge du nucléaire et de la natalité - référence à la "modulation" du quotient familial par la "gauche molle". "Tout ne doit pas être réduit à des oppositions sectaires et claniques", a-t-il improvisé, avant de quitter le gymnase d'Amboise, tout sourire, pour regagner l'Élysée, où l'attendent ses conseillers pour une réunion portant sur la crise et... la perte du triple A.


Les 35 heures, c'est pour les branquignoles du PS.