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lundi 7 janvier 2019

L'exécutif se radicalise face aux Gilets jaunes et se fait qualifier d' "ultra"

L'exécutif a fanfaronné sur la baisse de régime du mouvement et s'est exposé à un retour de flamme

Le premier ministre E. Philippe a annoncé des mesures anti-casseurs après les violences qui ont émaillé les manifestations de "gilets jaunes",  samedi 5 janvier à Paris et en régions.


Edouard Philippe veut "une nouvelle loi" durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations "non déclarées", bien que les dernières l'aient été. Et autorisées. Trompé par les media qui ont instrumentalisé les fêtes de fin d'année pour clamer que la révolte sociale s'essoufflait, Macron a baissé la garde et Castaner n'a pas mobilisé les effectifs en nombre suffisant pour faire face au regain de colère, ce samedi 5 janvier. A  vouloir protéger les bâtiments institutionnels prioritairement, dans leur immense arrogance, ils ont sous-estimé les risques prévisibles sur les trajets des deux défilés de l'après-midi à Paris, se félicitant de surcroît de ce qu'ils ont pris pour une fracture entre Gilets jaunes.

L'exécutif amateur a eu tout faux et réagit en montrant les muscles
"Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (...), il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif", a-t-il annoncé sur le plateau du 20 Heures de TF1, ce soir.

Cette nouvelle loi contre les "agitateurs" sera inspirée par les mesures prises contre le hooliganisme

Résultat de recherche d'images pour "hooliganisme"Le "monde nouveau" voulu par Macron prend pour référence les troubles qui ont secoué le milieu du football dans les années 2.000. Les Gilets jaunes acquièrent ainsi le statut de hooligans...
Les "casseurs identifiés" n'auront plus le droit d'accéder aux manifestations. Ce nouveau dispositif prendra la forme d'un "fichier dédié", a précisé Matignon qui ne réalise pas que le "fichier S" est déjà une vaste fumisterie. Cette loi pourrait être débattue à l'Assemblée nationale dès "le début du mois de février", estime Edouard Philippe, soit après quatre mois d'"insurrection" sociale... 

Résultat de recherche d'images pour "cantona  kick"Le premier ministre a également annoncé la mobilisation de 80.000 agents de forces de l'ordre samedi 12 janvier, pour l'acte 9 des "gilets jaunes", soit le niveau du dispositif de la mi-décembre. Pour le coup, Macron veut taper fort, s'il doit mettre avoir plus d'un policier derrière chaque manifestant ! 
5.000 policiers et gendarmes seront déployés à Paris avec pour mission de procéder à de nombreuses interpellations. Macron montre le bâton...

Les agitateurs définis par Castaner, demi-ministre ultra de l'Intérieur, "n'auront pas le dernier mot", a menacé le locataire de Matignon. Edouard Philippe estime même que, depuis le début du mouvement, "plus de 1.000 condamnations" ont été prononcées, sur les "5.600 gardes à vue".

"Investir dans du nouveau matériel, être plus mobile", le premier ministre a indiqué que
la doctrine du maintien de l'ordre sera revue en France. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser changent leurs pratiques ; nous devons donc faire évoluer nos méthodes".

La France va-t-elle basculer dans l'ultra-droite ou l'ultra gauche ?

samedi 5 janvier 2019

Depuis l'Elysée, Griveaux s'en prend aux Gilets jaunes : ils "veulent renverser le gouvernement"

Le pouvoir cherche-t-il la baston ?

Benjamin Griveaux a estimé que le mouvement des "gilets jaunes" est le fait "d'agitateurs qui veulent l'insurrection" 

Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" à la sortie du Conseil des ministres.
Au fond, "ils veulent renverser le gouvernement," a affirmé le porte-parole du gouvernement, ce vendredi.


En ce début d'année, la première résolution du gouvernement est l'affrontement. 
Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" ce vendredi à la sortie du premier Conseil des ministres de l'année. Alors que Macron a apporté des "réponses concrètes et rapides" aux revendications sur le pouvoir d'achat, selon le gouvernement, les manifestants qui restent mobilisés, sont engagés "dans un combat politique et ne veulent pas participer au débat national", affirme Griveaux au nom du gouvernement Philippe.

Lettre ouverte au chef de l'Etat

Ce vendredi, le collectif de gilet jaunes "La France en Colère" a adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils lui demandent de les recevoir à l'Elysée. Le groupe, lancé par Priscillia Ludosky et Eric Drouet, a dit son refus de participer au 'grand débat national' de diversion, de division et d'instrumentalisation voulu par Macron. Les auteurs de la lettre y voient un "piège politique pour tenter de noyer le sujet qui terrifieMacron :  ce qu'ils veulent est la mise en place du "référendum d'initiative citoyenne".
"La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux" - Extrait de la lettre
L'exécutif a entrepris de dresser les Français les uns contre les autres

Benjamin Griveaux a ainsi stigmatisé certains éléments du mouvement dont "certains seraient des "agitateurs" qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement"

En même temps, le porte-parole a appelé les Français à participer "activement" au grand débat national auquel se refuse une portion des Gilets jaunes qui refusent qu'il soit encadré par le pouvoir.

Il s'est dit en outre "prêt à discuter avec des gens sincères [les bons parmi les méchants] qui ne font pas d'instrumentalisation politique [ceux qui sont "constructifs"...] de la difficulté que connaissent nos concitoyens", pour le coup instrumentalisés de manière éhontément populiste.
Griveaux en est enfin arrivé au compte-rendu du Conseil des ministres

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur la politique menée ces 18 derniers mois : "Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n'ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (...); ils n'ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours". 
Griveaux a ainsi assuré que Macron souhaite aller "plus loin, plus fort, plus radicalement" dans la transformation du pays. Ce qui fait souci, au vu de son recours abusif à l'article 49.3 et aux ordonnances.
"Nous devons aller au bout de l'envie de changement des Français car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir" - Benjamin Griveaux
Une partie des "gilets jaunes" appelle par ailleurs à se mobiliser pour un Acte VIII ce samedi 5 janvier à Paris, mais aussi en régions. Lors du rassemblement prévu dans la capitale, la lettre ouverte au président de la République sera lue par des "gilets jaunes" devant l'Hôtel de Ville, à 14 heures.

A Paris, la préfecture de police a indiqué avoir reçu deux déclarations de manifestations : la première pour un rassemblement sur les Champs-Elysées suivi d'un déplacement vers la place de la Bourse et la seconde pour un cheminement au départ de l'Hôtel de ville en direction de l'Assemblée.

dimanche 29 janvier 2012

le journaliste Macé-Scaron provoque la "colère saine" d' H. Guaino

Première: Henri Guaino refuse de se laisser insulter sur un plateau de télé



Marianne (et d'autres)
ont-ils de bonnes raisons
d'être fiers ?...





On attendait que la majorité entre en résistance

Trop longtemps la presse d'opposition a instrumentalisé la courtoisie des acteurs politiques de la majorité.
Ils acceptent de débattre en direct en situation d'infériorité: l'animateur, soit hostile, soit craintif du SNJ, oriente les échanges en défaveur du représentant de la majorité et prend parti pour l'opposition largement représentée. On a vu des plateaux où le représentant du gouvernement était passé en jugement, seul et sans soutien, pas même celui de son hôte, par un jury totalement acquis à la gauche, avouée ou honteuse. L'engagement politique des invités est souvent dissimulé, ce qui est couramment le cas d'un membre d'association ou de la société civile. L'équilibre entre participants de droite et de gauche est rarement assuré.


Le spectacle de agit-prop est entré à la télévision

Les débats sont pliés d'avance, car livrés à des guérilléros

Des émissions de divertissement se mêlent de politique et des embuscades supposées hilarantes. Orchestrées par des chauffeurs de salle, elles sont montées par des chaînes crées par la gauche (Canal+) ou de service public noyautées par les gauchistes du Syndicat des Journalistes qui font leur loi sur France Inter ou France 3, par exemple.

Elles donnent la parole aussi bien à des experts-maison ou sympathisants, des décrypteurs et sondeurs appointés par les partis, mais aussi à des incompétents trouvés dans la rue (mais qui ont "tous les droits" de dire n'importe quoi, comme les autres) ou du monde du spectacle (qui n'ont "aucun devoir" ni de réserve, ni de pudeur, comme Noah). Or, il n'est pas exact d'assurer que tout le monde peut prendre la parole, car le panel des "témoins anonymes" ne sont pas tant représentitifs de la société que de l'opinion développée par l'émission, ses producteurs et son syndicat dominant: ils font l'objet d'un tri strict et abondent très largement dans le sens recherché.

Or, tous - peu ou prou, mais de plus en plus - ne véhiculent au fond rien d'autre que des impressions personnelles ou les sentiments d'anonymes participant de la rumeur plus que des faits. Supputations et élucubrations ne font pas davantage peur aux responsables politiques qui aliment les désordres du raisonnement et le chaos déontologique qu'aux chaînes d'"information" qui meublent ainsi un nombre excessif d'heures d'antenne.
Tous perturbent la réflexion et polluent le débat et ainsi les analystes y perdent-ils leur latin et l'opinion est-elle manipulée.

Les comiques ont sali le débat
Si les chansonniers étaient spirituels, nos humoristes politiques ne sont pas drôles. Les attaques étaient mouchetées, elles sont désormais directes, voire frontales. Coluche et Le Luron maîtrisaient le biais de leur humour, Didier Porte et Stéphane Guillon se laissent emporter par l'opinion du microcosme parisien et la nouvelle génération par la vulgarité, comme Nicolas Bedos. L'humour politique dessert le débat.

Les aigris de 1995, 2002 et 2007 ont dévoyé le débat
Dix-sept-années d'amertume et d'ambitionS refoulées...
L'argumentation des élus de la majorité démocratique peut donc être bien documentée et fondée sur la réalité du terrain comme de l'action réélement menée par le gouvernement, si percutante soit-elle, elle est néanmoins attaquée par des mercenaires de la désinformation. Des invités sans foi ni loi interrompent les démonstrations et caricaturent les mesures. Les membres de la majorité se font agresser comme au coin d'un bois, sans broncher. Ils ont cru longtemps que c'est le prix à payer par les démocrates à la liberté d'expression !

Le conseiller de Sarkozy ouvre la voie de la révolte

Henri Guaino claque le bec de Joseph Macé-Scaron, journaliste représentatif de la presse bobo du Marais et de l'agression verbale débridée, comme les aiment les media partisans, soucieux d'audience et de buzz mais superficiels et manipulateurs.

La droite dénonce activement la désinformation
L'heure est au refus de la caricature et de l'insulte: stupéfait le journaliste l'apprend à ses dépens.

VOIR et ENTENDRE
la "colère saine" d'Henri Guaino agressé par le sulfureux journaliste de Marianne, sur le sujet de l'identité nationale , au cours du débat qu'Olivier Galzi était supposé diriger sur i>télé, le 28 janvier 2012.
Extrait:
"Je n'accepte pas ce genre de langage, vous caricaturez le débat, vous transformez le débat politique en guerre civile, s'emporte le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Vous êtes le bien ? Vous voulez me donner des leçons de morale ? Vous êtes qui pour me dire ça ? Vous avez fait quoi dans votre vie pour me dire que je suis indigne ? Ce débat n'était pas indigne, c'est vous qui êtes indigne ! Indigne de votre métier, indigne de ce débat, indigne du débat démocratique... C'est une attitude inadmissible ! Je ne viens pas sur un plateau pour me faire insulter par quelqu'un qui n'a aucun titre pour porter des jugements moraux."


=> A noter que France 2 a fourni une illustration de sa déontologie professionnelle en faisant aussitôt exploiter l'indignation d'Henri Guaino -hors contexte- par l'insupportable comique du journal de Mlle Drücker...


Henri Guaino a des raisons de s'indigner


Il connaît aussi bien son sujet que ce sujet-là.

Joseph Macé-Scaron (1958)
Sorti du lycée Pasteur, à Neuilly-sur-Seine, ce journaliste migrateur est passé par l'IEP, pour atterrir à Magazine Hebdo (classé à droite pendant les années Mitterrand, 1983-1985), s'installer au Figaro (1985-1995), puis faire étape au Point (1995), avant un retour du fils prodigue au Figaro où il fut un temps directeur de la rédaction du Figaro Magazine (2003).

Ce bel esprit flexible est un cumulard fier
Il est aujourd'hui directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne, directeur du mensuel Le Magazine Littéraire (repris en main par Marianne) et producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture... Autant de postes que les jeunes n'auront pas.

Donneur de leçon et plagiaire récidiviste

En août 2011, Acrimed révèla que, dans son roman Ticket d'entrée, Joseph Macé-Scaron a pris la liberté de recopier quelques passages de la traduction française de American rigolos : chroniques d'un grand pays de Bill Bryson sans citer ce dernier.
Le chroniqueur fielleux Bruno Roger-Petit pointe un autre passage de "Ticket d’entrée", que Joseph Macé-Scaron aurait emprunté à "La Belle vie", un roman Jay McInerney cette fois, paru en 2003.

L'essayiste et critique littéraire distingué a-t-il écrit quoi que ce soit de sa main ?
Ce digne directeur du "Magazine littéraire" a aussi puisé dans un livre de Rachel Cusk pour composer son roman. Là encore, la similitude entre les deux passages est troublante, et invite à se demander de quoi est faite la "méthode JMS". De cette moralité qui crédibilise les attaques frontales à la télévision avec le soutien d'un transfuge de France 2 ? Macé-Scaron fait visiblement plus de copié-collé que de création...
L'Express pointa des faits similaires pour "Trébizonde avant l'oubli" ; cette fois, la source est le livre de Ernst Jünger, 'Premier journal parisien', 1941-1943, tandis que Le Monde, reprenant un numéro de 1999 du Canard enchaîné, fournit un autre exemple datant de 1998 pour Le Cavalier de minuit.

Joseph Macé-Scaron rejette les accusations de plagiat et se défend en évoquant des " emprunts " — dont seraient coutumiers tous les auteurs: autant mouiller tout le monde !— et le concept d'intertextualité (Gérard Genette).
Et pour couronner cet belle carrière d'addiction au pillage, en septembre 2011, L'Express signale aussi les " emprunts " faits par Joseph Macé-Scaron en tant que journaliste à divers critiques littéraires.

Le magazine (1997) du vertueux Jean-François Kahn, puis de Maurice Szafran, Marianne, qui soutient Bayrou, le candidat qui lave plus blanc qu'Eva-Gro Joly, estime donc qu'il n'est fait pas tache aux côtés de Laurent Neumann ou Jacques Julliard. Vanessa Schneider, Renaud Dély et la hyène ricanante Nicolas Domenach, infatigables agents de surface spécialistes des ménages de plateaux, n'en sont pas plus ébouriffés...

ASSEZ DE MALTRAITANCE MEDIATIQUE

Les acteurs politiques de la majorité sont dorénavant invités à ne pas faire le dos rond.

Le CSA n'a-t-il donc pas le courage de rappeler les agitateurs à l'ordre ?

mardi 17 janvier 2012

La mauvaise foi des Indignés indigne les honnêtes gens

Les agitateurs français portent plainte pour ...violences policières !

Mais il faut dire que c'est en France...

Les fans de Stéphane Hessel (ci-contre, au centre) ne savent plus comment semer le désordre
Vingt-trois des "indignés" qui avaient occupé la Défense les 4 et 27 novembre derniers sur le parvis de la Défense à Paris ont déposé plainte, ce mardi au parquet de Nanterre. Ils dénoncent ce qu'ils appellent des "violences illégitimes et disproportionnés" de la part des forces de l'ordre. Cette fois, ce sont les violences policières qui les révoltent.
"Lors de ces rassemblements, mes clients ont été victimes de violences illégitimes et disproportionnées sans sommation", a affirmé leur avocat, Me Christophe Ayela, d'après une information de RTL (lien).

L'avocat des agitateurs, et de la société Romak, a précisé avoir en fait porté plainte pour plusieurs motifs: "atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne", "vols", "entrave à la liberté d'expression", "destruction de biens", "non-assistance à personne en danger", "discrimination pour refus de recevoir les plaintes", "propos injurieux" et "mauvais traitement envers un animal".

L'amère Royal "boite à idées des 'Indignés' à la française " (lien PaSiDupes d'août 2011: "Royal va publier une "lettre aux indignés qui veulent des solutions")


Confiscation de tentes et de nourriture

Dans cette plainte collective, un "indigné" affirme avoir reçu un coup de matraque à la tête ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail bienveillante signée d'un médecin militant ?) de trois jours.
Un autre affirme qu'un policier l'aurait "étranglé sans motif pendant une quinzaine de secondes". Quinze secondes: belle résistance !

L'avocat avoue être missionné pour agiter l'opinion
Au-delà de violences présumées, il dit vouloir avant tout "défendre la liberté d'expression de personnes qui se sont rassemblées pacifiquement sans causer de trouble à l'ordre public".

Le contexte d'agitation politique est éclairant

Campement d'Indignes sur la voie publique:
parvis de la Défense, le 15 novembre 2011

Le 4 novembre, à la fin du sommet du G20 de Cannes
, des "indignés" s'étaient installés au coeur du quartier d'affaires près de la Grande Arche où ils avaient improvisé un campement. Certains avaient déploré la confiscation de tentes, de nourriture, de bâches et de pancartes par la police. Deux personnes avaient été légèrement blessées lors du premier rassemblement.
Parions que, si la gauche l'emportait, les Indignés ne s'indigeraient soudainement plus de rien !

Me Christophe Ayela

Formé à Aix-Marseille et Toronto, il explique que la justice française repose sur une procédure présentée, notamment au pénal, comme " écrite, secrète et non contradictoire ". C’est au juge d’instruction de réunir les preuves de la culpabilité du mis en examen. On parle ainsi de " procédure inquisitoire ". Selon Christophe Ayela, avocat français, " ce modèle est dangereux car il est soumis à l’arbitraire d’un juge. Si ça se passe mal comme à Outreau, l’avocat de la défense est impuissant ". Chritsophe Ayela est un des rares avocats français qui pratiquent la " cross examination " à l’américaine, le contre-interrogatoire des témoins lors du procès. Autorisée en France depuis la loi Guigou de 2000, cette " petite révolution " reste peu usitée dans les prétoires. " Certains avocats le font depuis des années sans le savoir. Mais beaucoup rechignent, par blocage culturel ou parce que cette technique nécessite une maîtrise parfaite du dossier. Il est rare également que le président de l’audience laisse parler les avocats, surtout lors d’audiences correctionnelles ", explique l’avocat.

dimanche 15 janvier 2012

Crise: aux défaitistes narquois, Sarkozy répond par l'action

Sarkozy : "On ne répond pas à la crise par l'agitation"








Michel Debré, père de la constitution,
entouré de ses fils Bernard et Jean-Louis



Le président a rendu hommage à Michel Debré
en se rendant à Amboise un dimanche, sur fond de perte du triple A français.

Arrivé à 10 h 30 ce matin au petit cimetière d'Amboise, où repose l'ancien Premier ministre du général de Gaulle Michel Debré, Nicolas Sarkozy faisait montre de gravité. "Vous vous trompez et vous surréagissez. Nous avons anticipé la décision de Standard & Poor's, et les marchés aussi. Nous sommes sereins"
, a fait observer un conseiller de l'Elysée, qui n'a pas été démenti par la tonalité de l'hommage du président à Michel Debré.


Devant quelque 2.000 personnes, locaux et militants UMP, personnalités de la société civile et institutionnels, réunies dans le gymnase de la ville, Nicolas Sarkozy a adopté la posture du combattant, adepte du "courage" et de la "vérité."


Sarkozy oppose sa détermination au défaitisme de la gauche

Durant 45 minutes, en parallèle avec le parcours du père de la constitution de la Ve République, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de dédramatiser la perte du triple A français qui concentre les coups bas de l'opposition: "Il faut faire preuve de courage et de sang-froid. On ne répond pas à la crise par l'agitation, l'emportement ou la polémique", a-t-il assené, sous de vifs applaudissements. "Parce qu'il y a du courage, il y a l'espérance au bout du chemin", a poursuivi le président, lyrique.


Le Chef de l'Etat a fustigé le rétropédalage du candidat du PS



Il n'a pas épargné François Hollande, sans jamais le citer, en faisant l'éloge du nucléaire et de la natalité - référence à la "modulation" du quotient familial par la "gauche molle". "Tout ne doit pas être réduit à des oppositions sectaires et claniques", a-t-il improvisé, avant de quitter le gymnase d'Amboise, tout sourire, pour regagner l'Élysée, où l'attendent ses conseillers pour une réunion portant sur la crise et... la perte du triple A.


Les 35 heures, c'est pour les branquignoles du PS.

mardi 13 septembre 2011

Affaire Bettencourt: collusion magistrate-journalistes contre l'Elysée

L'indépendance de la justice et le secret des sources de la presse, instruments politiques


A huit mois des élections présidentielle,
un titre efficace et provocant:

recueil des rancoeurs d'aigris,
estimant -tous- avoir échoué à briser le Président.


Connivence de la presse et de la magistrature ?
L'offensive est menée par le quotidien socialiste Le Monde et deux de ses journalistes, Gérard Davet, lequel commet un bouquin en co-signature avec un ex-journaliste de Mediapart.
En octobre 2010, ce journaliste domicilié au rez-de-chaussée d'un appartement du XIe arrondissement de Paris, a porté plainte pour vol sans effraction: " On m'a volé mon ordinateur personnel, depuis lequel j'envoie certains articles et je stocke des ébauches ou des documents liés à des enquêtes ". Une affaire sans suite qui tendait à accréditer la thèse d'un espionnage de certains journalistes ?
C'est également avec ce journaliste que le conseiller de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été 'en contact' en juillet 2010, ce qui a déjà abouti à la mise en cause par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) de la juge Isabelle Prévost-Desprez, identifiée comme une source du quotidien Le Monde. " Je ne veux pas tomber dans la paranoïa, ce cambriolage n'est peut-être que l'oeuvre d'un maraudeur, mais dans le contexte actuel, j'ai préféré porter plainte ", a ajouté Davet, fauteur de trouble vertueux.

Or, le co-auteur, Fabrice Lhomme (1968), est également en pointe dans l'affaire Bettancourt: il a en effet travaillé au sein du pool « enquêtes » du site internet trotskiste d'information Mediapart de janvier 2008 à avril 2011, quand il est retourné au Monde, comme responsable du secteur de l'investigation...
Fabrice Lhomme avait regretté le départ d'Edwy Plenel du Monde, tandis que Gérard Davet, chef de la rubrique Grand reportage du Monde avait alors regretté l'abandon de l'investigation au profit du « journalisme de validation ». "Lhomme avait assuré, à Arrêt sur images, "rigolard, qu'il ne reviendrait au Monde que si 'la ligne éditoriale devenait 'trotsko-fasciste'"!
Lien

La juge a-t-elle été trop crédule, trop imaginative ou trop ...engagée ?

Un thriller politique paru le 1er septembre marque le retour de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre) à la presse de combat.
Or, on y retrouve aussi une juge d'instruction originaire de Lille, Isabelle Prévost-Desprez, qui y rend publiques des impressions personnelles. Cette présidente de chambre du TGI de Nanterre y reprend la technique de la peur déjà expérimentée par le magazine Marianne en 2007, déclarant en effet avoir été frappée par " la peur des témoins [de l'affaire Bettancourt qui, selon elle, "étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout, [l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt], avait été déstabilisée; ils [les témoins] ne voulaient pas connaître son sort."

La juge Prévost-Desprez y soutient en outre qu'une infirmière de Liliane Bettencourt, héritière de l'empire l'Oréal, a été témoin de versements illégaux de la milliardaire au parti du président Sarkozy. Celui-ci, selon cette juge militante de l'USM, aurait été vu ramasser l'argent !
Le Monde ose même écrire que "Dans le livre que nous publions, la juge relate avoir recueilli hors procès-verbal DES confidences de témoinS dans l'affaire Bettencourt sur d'éventuelS versementS d'argent...3

Bien qu'elle soit surnommée 'le bulldozer' par ses collègues magistrats, Le Monde assurait pourtant dans son article d'investigation chargé de subjectivité, intitulé "La juge Prévost-Desprez "a été écœurée par les manœuvres du pouvoir"" que " C'est à la justice maintenant de faire son travail et de s'emparer de ces révélations. Une nouvelle fois, ces déclarations de la juge s'inscrivent dans un contexte plus général. La juge Prévost-Desprez a relu ces déclarations, les assume et si la justice le souhaite, nous imaginons qu'elle sera disponible pour toute audition. "

Mais l'infirmière dément formellement avoir vu quoi que ce soit et donc d'avoir fait quelque confidence que ce soit à la greffière censée avoir informé la juge.
Et la greffière indique n’avoir "aucun souvenir" de confidences faites par l’infirmière.

La magistrate, domiciliée au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, rue Gay-Lussac, est d'ailleurs en bisbilles avec Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre. Elle a le mandat de dépôt "sans affect", l'ordonnance de renvoi cinglante et le goût du bras de fer avec le Parquet. Elle dit : " Je préfère m'en prendre plein la gueule que de négocier." Parmi les obsessions de cette suffragette, dont la mère dit que " pour Isabelle, un jupon a toujours raison ", celle visant les juges et policiers francs-maçons. Selon elle, ils doivent se dévoiler, afin que " le clan cesse d'être plus important que l'individu ". Reste que c'est avec les banques que l'empoignade fut la plus rude. Elle déteste l'arrogance de cette caste, à laquelle appartient son son polytechnicien de mari, un banquier d'affaires. Passée par le pôle financier, aux côtés de Courroye, de Van Ruymbeke et d'Eva Joly, elle est convaincue qu'" Une femme est plus courageuse qu'un homme." Les hommes qui l'ont trouvée sur leur chemin, Daniel Bouton (patron de la Société générale), Gérard Longuet, Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua ou Jean-Charles Marchiani ne démentiront pas.
Isabelle Prévost-Desprez est militante à l'USM et Dominique Barella, ex-président de l'Union syndicale des magistrats (USM), actuellement en détachement, fait partie de l'équipe de conseillers de Sa Cynique Majesté Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la Présidentielle 2012.

Soutenu à huit mois de l'élection présidentielle française de 2012 par le journal socialiste Le Monde, le montage de la juge USM, I. Prévost-Desprez, s'est donc écroulé, avant que l'entourage du président Sarkozy n'ait eu besoin de serrer les rangs, comme le prétend le journal.
Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, déplore en revanche que les media relaient l'information sans vérification ni enquête préalable, tandis que Jean-Michel Aphatie parle de " faillite du journalisme". Pourquoi vérifier ce qui n'a d'autre objectif que de nuire ?

Mais Le Monde lance une autre affaire pour faire oublier le couac précédent

Dans la foulée, suite à l'échec de sa première tentative de déstabilisation, Le Monde a mis en cause de hauts responsables policiers dans une supposée affaire d'"espionnage" d'un journaliste du Monde, par crainte - encore une fois - de les voir révéler " ce qu'ils savent des agissements les plus 'obscurs' de l'État " [sic]. Une accusation sournoise et à nouveau lourde de promesses de scandale en cours de primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Il ont trouvé un cible médiatiquement porteuse et le disent: " Le chef de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, est le maillon faible. Ils sont conscients qu'il sait beaucoup de choses. Si jamais ils le lâchent, il ne se laissera pas faire ", assure le journaliste au coeur de l'affaire, Gérard Davet.

M. Squarcini, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, ont été mis en cause publiquement en septembre par Le Monde, qui accusait leurs services d'avoir consulté les relevés téléphoniques de M. Davet. L'objectif, dénonçait le quotidien, était d'identifier une source du journaliste au sein de l'Administration centrale dans une procédure judiciaire liée à l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

Après qu'une plainte formelle à leur encontre eut été déposée, les deux responsables policiers avaient juré publiquement qu' ils n'avaient jamais cherché à espionner un journaliste mais simplement voulu identifier ou "repérer" la 'taupe' responsable des fuites ".
L'ex-secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, présenté comme le responsable de la recherche d'identification du haut fonctionnaire, avait expliqué la différence entre 'repérer' et écouter et nié donc toute tentative de contrevenir à la loi sur la protection des sources. A noter que l'Etat ne peut se protéger de trahisons internes, lorsque la presse est destinataire de fuites, au nom sacré du respect des sources de la presse, Etat dans l'Etat, fûsse au détriment du pays.

Et, dans cette affaire, on retrouve la même juge

Il ne s'agit que de relevés de nature à identifier la taupe et nullement d'écoutes téléphoniques.
La juge d'instruction Prévost-Desprez
, a obtenu depuis deux télécopies classées «confidentiel» transmis en juillet 2010 à la compagnie téléphonique Orange par la DCRI. La première demandait le relevé des appels passés et reçus par M. Davet durant une période de cinq jours en juillet. La seconde, envoyée quelques jours plus tard, demandait le relevé téléphonique d'un haut conseiller au ministère de la Justice, David Sénat, qui a par la suite été discrètement congédié.
« Tous les gens concernés avaient nié en bloc en septembre dernier en disant que ça n'avait jamais existé, qu'il n'y avait pas eu de demande me ciblant. Mais il est clair maintenant qu'ils avaient tous menti », commente le journaliste.

G. Davet dénonce la décision de Claude Guéant
« Bernard Squarcini a tout fait depuis 10 ans en soutien à Nicolas Sarkozy. Il sait tout ce qui s'est passé dans les coins les plus sombres», accuse le journaliste du Monde (ci-contre).
Aujourd'hui ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a indiqué qu'il était «bien évidemment» hors de question de sanctionner MM Squarcini et Péchenard, « ces grands serviteurs de l'État ».

Accusation sans preuves
Le journaliste porte des accusations sans apporter aucun élément autre que son impression. Il a le sentiment que la décision de le cibler a été prise lors d'une réunion de crise à laquelle assistait le président lui-même. Et de livrer un avis personnel. Selon lui, il sera « difficile » pour la juge d'instruction de pousser l'enquête jusqu'à ce niveau, confirmant ainsi que cette nouvelle instrumentalisation du repérage du fonctionnaire indélicat ne vise pas Guéant, mais Sarkozy.

En septembre, Nicolas Sarkozy avait jugé invraisemblable qu'un journaliste du Monde ait été ciblé. Il « Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et cela ne servirait à rien puisque tout se sait », avait observé le chef d'État, qui n'a pas réagi au cours des derniers jours à la divulgation des télécopies compromettantes. Et vendredi 9 septembre, au micro de France Info, le directeur général de la police a déclaré avoir demandé « d'identifier » la source d'un journaliste du Monde qui enquêtait dans l'affaire Bettencourt. " J'ai demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours ".

G. Davet fait de l'agitation de masses
Le journaliste de combat déplore que la confirmation de l'obtention de ses relevés téléphoniques par les services policiers n'ait pas eu d'échos plus importants en France.

Bien qu'il dispose des moyens d'un organe de presse puissant, le journaliste sulfureux se plaint et dénonce la discrétion - toute relative - que son affaire inspire à certains media. Il accuse en effet « beaucoup de journalistes d'être inféodés au pouvoir » Il les soupçonne de ne pas du tout être pressés de fouiller les dossiers les plus sensibles.
Mais est-il lui-même crédible ?
Si, tout bêtement, Gérard Davet était grillé dans la profession ?

vendredi 19 août 2011

Macaq, une association de malfaiteurs ?


Delanoë, parrain mafieux d'associations parisiennes ?

L'association Macaq (Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier)
Malgré sa devanture, elle milite, non pas tellement pour la culture populaire qui semble être sa raison sociale, mais surtout contre le mal-logement. Et encore est-ce l'apparence, car, ses bénévoles ne sont pas eux-mêmes des mal-logés, puisque la mairie socialiste de Paris les a confortablement installés dans le très plaisant 17ème arrondissement, au 123 rue de Tocqueville.

En avril 2007, Politis dénonçait déjà des pratiques encore plus douteuses.
Le 1er avril 2007, Macaq a inauguré ses "tout nouveaux locaux. Macaq a conclu un accord avec la Mairie de Paris, qui lui ouvre la porte de locaux vacants."
lien
Accusée de faire des profits en sous-louant ses squats à des entreprises, l'associqtion va faire l'objet d'un rapport d'inspection qui doit être rendu public en septembre. Macaq a en effet reçu 30.000 euros de subventions annuelles de la part de la Ville depuis 2008.
Lien PaSiDupes

Le journal Libération a aussi pointé l'association à plusieurs reprises.
Macaq, "célèbre pour ses actions coup-de-poing dénonçant le scandale du mal-logement, n’est pas qu’un collectif aux actions vertueuses. Composé majoritairement de militants autoproclamés «à gauche», et dont certains sont même élus socialistes de la ville de Paris, Macaq apparaît une nouvelle fois dans un jeu trouble de sous-locations illégales, de demandes de subventions suspectes, voire de conflits d’intérêts. En janvier dernier, Libération révélait comment Macaq avait sous-loué illégalement à une société de production privée des locaux situés au 24, rue de la Banque (propriété de l’office HLM Paris Habitat), un des squats les plus emblématiques de la capitale.
Le squat le plus «juteux» était situé au 1, place de Rio de Janeiro, dans le VIIIe arrondissement de Paris. De décembre 2007 à mai 2009, Libération a recensé 15 500 euros de contrats de sous-location dans cet immeuble appartenant à un particulier. [...]
Où va l’argent ?
Macaq encaissait systématiquement l’argent des sous-locations en chèque. Sorte de traçabilité au cas où, un jour, la manipulation venait à être dévoilée ? Peut-être. Toujours est-il qu’une partie de cet argent a été utilisé de façon peu claire, notamment par Julien Boucher", directeur général de l’association et conseiller municipal PS du XVIIe arrondissement."
Les subventions de la Mairie de Paris
A en croire ses dirigeants, l’association est trop faiblement subventionnée pour subvenir à ses besoins. Mais Macaq n’en demeure pas moins une des associations les mieux dotées d’Ile-de-France. Depuis 2008, l’association reçoit une dotation annuelle d’environ 30 000 euros de la ville de Paris. Le maire, Bertrand Delanoë, est un proche de la famille Boucher : la mère de Julien, Claude, est une de ses intimes. Idem au conseil régional. Macaq y dispose d’appuis de choix.
Membre influent du collectif, Muriel Guenoux y est élue sous la bannière du Parti radical de gauche." (PRG)
Plus, à ce lien

L'opposition municipale s'indigne des pratiques du 'vertueux' Parti socialiste
Jean-François Lamour, président du groupe UMPPA au Conseil de Paris, et Jean-François Martins, conseiller MoDem de Paris, demandent à la Ville de Paris d'interrompre ses subventions à l'association Macaq.
Jean-François Lamour souligne qu'"une fois de plus la mauvaise gestion du budget de la Ville et le gaspillage de l'argent des contribuables par le maire, Bertrand Delanoë, PS, est prise en flagrant délit. Jean-François Lamour et Philippe Goujon, député-maire UMP du XVème, "réclament la cessation immédiate de toute aide directe et indirecte de la Ville à l'association Macaq".

De son côté, Jean-François Martins, conseiller de Paris du Modem, dénonce les "pratiques immorales" de l'association, et "demande solennellement au Maire de Paris de rompre au plus vite toutes les conventions qui lient Macaq et la Ville de Paris et de suspendre toutes les subventions à l'association".

Macaq, réseau mafieux de la mairie socialiste ?

L'association, véritable bras armé de Delanoë contre la mairie du 17ème arrondissement
, donne dans l'activisme tous azimuts.
Au point de tenter de s'emparer du travail des autres, en l'occurrence le "Carnaval de Paris", d'après ses fondateurs qui n'entendent pas se laisser faire.

L'association Macaq a compris comment se loger gratuitement ou presque à Paris. D'abord, vous squattez un immeuble. Ensuite, ledit immeuble est préempté par la ville qui vous le remet aussi sec à disposition moyennant une indemnité d'occupation largement couverte par les subventions en tous genres que vous recevez. C'est Delanoë lui-même qui, dans un compte-rendu de mandat de décembre 2006, annonça la bonne nouvelle de la préemption à ses jeunes émules. Et, s'agissant des aides diverses et variées reçues par Macaq, Geoffroy Boulard, un élu du 17ème arrondissement, a fait le calcul : "dans le budget prévisionnel 2008 de cette association, il apparaît que les Macaq bénéficient de 278 211€ de subventions, soit un total de 2140 € par adhérent ! A Paris, aucune association d'utilité publique (!) ne peut rivaliser. Faut-il rappeler la subvention théorique autour de laquelle s’articule généralement le montant de la subvention totale de la Mairie de Paris, soit environ 13 € par licencié ?"

Le fondateur de ladite association, Julien Boucher, est par ailleurs conseiller socialiste du 17ème (photo offficielle, ci-contre) depuis les dernières élections municipales. On est vraiment entre soi, entre gens recommandables. Mais son mandat lui laisse beaucoup de loisirs et, ce militant inventif enregistre des vidéos où il parodie "Maréchal nous voilà" en "Sarkozy nous voilà" (cliquez ici). Aurait-il pu être parodié en "Petit Père du peuple" ?
Les activistes de Macaq font tout pour occuper le terrain : brocante, vide-grenier, friperie, expos, (le plus souvent agrémentés de l'adjectif "solidaire", cela va de soi, mais ô combien !) et servir de point d'ancrage à la tentative de conquête de l'arrondissement par le PS. Le Figaro, particulièrement perspicace tombe dans le panneau: "De toutes les bonnes affaires qui sont proposées sur Paris en cette période de soldes, la friperie solidaire organisée par les associations Macaq et Colline, qui aura lieu ce week-end, les 9 et 10 janvier"...

Leur champ d'activité déborde du social sur le politique
A moins que ce ne soit le contraire.

VOIR et ENTENDRE à quoi ils s'occupent. Les Macaq et le ministère de la crise du logement avaient en effet lancé des "auditions" de presidentiables en 2007, dont Olivier Besancenot, le trotskiste pro-palestinien du NPA:

Macaq ministere besancenot Ep9 par hediman

Il semble bien que, protégée, emportée par sa volonté de squatter Paris et par l'argent facile , cette machine de guerre ait pris des libertés avec la loi et l'éthique.