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jeudi 31 août 2017

Roger-Petit à l'Élysée : "confusion, consanguinité, collusion", juge Pascale Clark

"Un désastre pour le journalisme", juge la juge des media 

"Ce type de nomination alimente les suspicions de connivence entre journalistes et politiques,"
selon l'historien de la presse et des media, Alexis Lévrier.

Résultat de recherche d'images pour "collusion politico-médiatique""Cette nomination traduit une certaine panique de l'Elysée 
et une remise en question radicale de la communication du président depuis son élection, explique ce maître de conférence. Plus question de sacraliser la parole du président jupitérien précipité par les sondages du Mont Olympe dans les douves du Château. 

Ça s'inscrit dans une stratégie globale pour renouer le lien avec les media. 
Le risque, c'est de nourrir la défiance de la population à l'égard des media et de la politique. Or, Macron, qui se croit fin psychologue, donne du grain à moudre à ceux qui pourfendent la connivence entre media et pouvoir, ce qu'on appelle de plus en plus communément le système politico-médiatique. 
La présidence jupitérienne aura duré le temps d'un été : le chef de l'Etat a pris conscience qu'il ne peut pas se passer de la relation avec les media. "Pour autant, je ne suis pas certain que débaucher un journaliste comme porte-parole soit une bonne chose." Débauchage ou choix par défaut ? 
Résultat de recherche d'images pour "système politico-médiatique"
Patrick Biancone, embauché par Valérie Trierweiler, ou Claude Sérillon au service du chef de l'Etat, jouaient des rôles de l'ombre pour gérer la communication présidentielle. Là, Bruno Roger-Petit est nommé porte-parole de l'Elysée. C'est un poste très complexe et particulièrement exposé. Il va être en première ligne et en doublon avec Christophe Castaner, relégué au second rang, comme porte-parole du gouvernement.

Cette consanguinité entre presse et pouvoir ne va plus de soi aujourd'hui. 
Les réactions sur Twitter et dans la presse sont d'ailleurs très hostiles. Les temps changent, mais Macron, sa conseillère intime et certains journalistes ne l'ont pas compris. 

Un pas en arrière dans le renouvellement de la vie publique
Image associée
Après l'adoption de Nemo, un labrador croisé griffon noir, le début de cette semaine présidentielle a été marqué par l'arrivée d'un roquet, beaucoup moins banale cette fois : le journaliste Bruno Roger-Petit, 54 ans, a été nommé conseiller du président et porte-parole de l'Élysée mardi. Avec un fonction d'éminence grise plus flambante que celle de journaliste hargneux et détesté qu'il exerçait par le passé à France Télévisions ou sur les sites de l'Obs et de Challenges, à moins que... Car on voit plutôt Bruno Roger-Petit cesser désormais d'aboyer pour mordre : l'aigri prendra sa revanche sur le passé, sur tous ceux qui l'ont méprisé et Macron prend ainsi le risque de s'aliéner définitivement la presse. De quoi faire grincer quelques crocs, comme ceux de Pascale Clark, éditorialiste occasionnelle sur Europe 1, connue pour sa participation à Arrêt sur images (consacré à la déconstruction des narrations médiatiques, 1996-2007) avec Daniel Schneidermann sur France 5.

"Cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron"

Résultat de recherche d'images pour "Macron Roger-Petit La Rotonde"
"On se demande si Bruno Roger-Petit ne devrait pas avoir un salaire rétroactif, parce que cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron partout où il passe", s'est-elle agacée mardi dans Hondelatte raconte. Mais puisque ce n'est pas l'Etat qui paie, le contribuable la prie de ravaler sa proposition.

Sa proximité supposée avec le chef de groupe En Marche! avait en effet déjà suscité en mars, durant la campagne présidentielle, la protestation de la Société des journalistes (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges qui dénonçait "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage". Clark a-t-elle la même saine réaction confraternelle à l'encontre de Jean-Bernard Cadier ou de la paire Snegaroff-Durpaire sur BFM TV entichée d'Obama et en état permanent de révulsion envers Trump ?

"Ça fait tâche"

Résultat de recherche d'images pour "Macron Roger-Petit La Rotonde"
Le journaliste a-t-il rendu sa carte professionnelle  (et renoncé aux avantages fiscaux afférents au cirage de pompes) lorsqu'il n'a pas hésité à figurer parmi les invités d'Emmanuel Macron - unique journaliste présent - à la soirée de La Rotonde, où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. "Cela pose problème. Il n'est pas censé être un porte-parole de Macron. Ça fait tâche et c'est un premier désastre pour le journalisme", a jugé Pascale Clark, après 13 ans sur France Inter et une expulsion.


"Confusion, consanguinité, collusion". 

Les politiques deviennent chroniqueurs dans les media et c'est un deuxième "désastre", selon la fondatrice du site BoxSons, plateforme de production de podcasts (payants). Parmi eux, Aurélie Filippetti (sans profession), Sébastien Pietrasanta (ex-vice-président de la FIDL, ex-SOS Racisme et ex-député PS, apparatchik sans emploi), Jean-Pierre Raffarin (retraité), Henri Guaino (refoulé), ou encore l'avocate Raquel Garrido (La France insoumise). L'insoumise fera bouillir la marmite de son époux, Alexis Corbière, puisqu'elle a décidé d'intégrer la bande de Thierry Ardisson sur C8. "Payée par Bolloré, elle ne voit pas le problème. Moi je le vois : confusion, consanguinité, collusion", dénonce encore Pascale Clark. 

"Chacun à sa place. 
Ce n'est pas comme si les politiques et les journalistes allaient bien et ne subissaient pas une sérieuse crise de confiance...".

Mardi, le contradicteur se nommait Christophe Hondelatte
 
"Les journalistes donnent leur avis à tout bout de champ, comme le font les politiques. Cela fait des années que ça dure. (…) Il est donc normal que politiques et journalistes, à un moment, se retrouvent dans le même marigot", a-t-il raillé.
 
Prochainement, le socialiste Julien Dray occupera d'ailleurs à le siège de Pascale Clark. Un choix que Christophe Hondelatte (Europe 1)  "assume pleinement".

dimanche 6 avril 2014

La classe politique se pressait au pot de départ d'une journaliste très flexible

Grand malaise: Hollande, Pécresse, Valls et Mélenchon au pot de départ de Sylvie Maligorne 

Les ténors de la politique avait accouru 
au pot de départ d'une journaliste de l'...AFP,
suscitant des commentaires acerbes sur Twitter, dès le 3 avril. 

Certains y voient en effet un "mélange des genres" et la preuve de la dépendance de la presse au pouvoir. A moins que ce ne soit plutôt la démonstration de la dépendance des élus à la presse...  
Manuel Valls et Valérie Pécresse au même apéro? 
Les témoignages de reconnaissance et les remerciements ont eu lieu jeudi soir dans les locaux de l'Agence France Presse (AFP) pour le pot de départ de Sylvie Maligorne, la chef du service politique. 
Outre le nouveau Premier ministre et l'ex-ministre UMP figuraient nombre d'invités politiques de premier plan et de tous bords: François Hollande, Michel Sapin, Jean-Luc Mélenchon, Christian Jacob, Pierre Laurent, Jean-Vincent Placé... Le FN ne fait donc pas partie des chouchous de l'agence de presse d'Etat.

Un étalage de compromissions qui a provoqué une avalanche de tweets indignés ou circonspects. 

Certains découvrent  cette proximité entre un organe de presse et le pouvoir exécutif et y voient un "mélange des genres", voire des "conflits d'intérêts".
D'autres déplorent qu'une telle soirée soit prioritaire, 
Hollande, président pique-assiette, 
apparaît partout où il peut boire et manger à l'oeil

au moment où un nouveau gouvernement se met en place et au vu de la conjoncture actuelle.

Le président Hollande paie son tribut à l'AFP
diffuseur de la parole de gauche

Ecoeurement du Français moyen
Le pot du microcosme des redevables à la presse suscite quelques petites blagues sur le terrain du président...
Ou manient l'ironie
La masse avale la cacahuète de travers.

mardi 13 septembre 2011

Affaire Bettencourt: collusion magistrate-journalistes contre l'Elysée

L'indépendance de la justice et le secret des sources de la presse, instruments politiques


A huit mois des élections présidentielle,
un titre efficace et provocant:

recueil des rancoeurs d'aigris,
estimant -tous- avoir échoué à briser le Président.


Connivence de la presse et de la magistrature ?
L'offensive est menée par le quotidien socialiste Le Monde et deux de ses journalistes, Gérard Davet, lequel commet un bouquin en co-signature avec un ex-journaliste de Mediapart.
En octobre 2010, ce journaliste domicilié au rez-de-chaussée d'un appartement du XIe arrondissement de Paris, a porté plainte pour vol sans effraction: " On m'a volé mon ordinateur personnel, depuis lequel j'envoie certains articles et je stocke des ébauches ou des documents liés à des enquêtes ". Une affaire sans suite qui tendait à accréditer la thèse d'un espionnage de certains journalistes ?
C'est également avec ce journaliste que le conseiller de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été 'en contact' en juillet 2010, ce qui a déjà abouti à la mise en cause par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) de la juge Isabelle Prévost-Desprez, identifiée comme une source du quotidien Le Monde. " Je ne veux pas tomber dans la paranoïa, ce cambriolage n'est peut-être que l'oeuvre d'un maraudeur, mais dans le contexte actuel, j'ai préféré porter plainte ", a ajouté Davet, fauteur de trouble vertueux.

Or, le co-auteur, Fabrice Lhomme (1968), est également en pointe dans l'affaire Bettancourt: il a en effet travaillé au sein du pool « enquêtes » du site internet trotskiste d'information Mediapart de janvier 2008 à avril 2011, quand il est retourné au Monde, comme responsable du secteur de l'investigation...
Fabrice Lhomme avait regretté le départ d'Edwy Plenel du Monde, tandis que Gérard Davet, chef de la rubrique Grand reportage du Monde avait alors regretté l'abandon de l'investigation au profit du « journalisme de validation ». "Lhomme avait assuré, à Arrêt sur images, "rigolard, qu'il ne reviendrait au Monde que si 'la ligne éditoriale devenait 'trotsko-fasciste'"!
Lien

La juge a-t-elle été trop crédule, trop imaginative ou trop ...engagée ?

Un thriller politique paru le 1er septembre marque le retour de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre) à la presse de combat.
Or, on y retrouve aussi une juge d'instruction originaire de Lille, Isabelle Prévost-Desprez, qui y rend publiques des impressions personnelles. Cette présidente de chambre du TGI de Nanterre y reprend la technique de la peur déjà expérimentée par le magazine Marianne en 2007, déclarant en effet avoir été frappée par " la peur des témoins [de l'affaire Bettancourt qui, selon elle, "étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout, [l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt], avait été déstabilisée; ils [les témoins] ne voulaient pas connaître son sort."

La juge Prévost-Desprez y soutient en outre qu'une infirmière de Liliane Bettencourt, héritière de l'empire l'Oréal, a été témoin de versements illégaux de la milliardaire au parti du président Sarkozy. Celui-ci, selon cette juge militante de l'USM, aurait été vu ramasser l'argent !
Le Monde ose même écrire que "Dans le livre que nous publions, la juge relate avoir recueilli hors procès-verbal DES confidences de témoinS dans l'affaire Bettencourt sur d'éventuelS versementS d'argent...3

Bien qu'elle soit surnommée 'le bulldozer' par ses collègues magistrats, Le Monde assurait pourtant dans son article d'investigation chargé de subjectivité, intitulé "La juge Prévost-Desprez "a été écœurée par les manœuvres du pouvoir"" que " C'est à la justice maintenant de faire son travail et de s'emparer de ces révélations. Une nouvelle fois, ces déclarations de la juge s'inscrivent dans un contexte plus général. La juge Prévost-Desprez a relu ces déclarations, les assume et si la justice le souhaite, nous imaginons qu'elle sera disponible pour toute audition. "

Mais l'infirmière dément formellement avoir vu quoi que ce soit et donc d'avoir fait quelque confidence que ce soit à la greffière censée avoir informé la juge.
Et la greffière indique n’avoir "aucun souvenir" de confidences faites par l’infirmière.

La magistrate, domiciliée au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, rue Gay-Lussac, est d'ailleurs en bisbilles avec Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre. Elle a le mandat de dépôt "sans affect", l'ordonnance de renvoi cinglante et le goût du bras de fer avec le Parquet. Elle dit : " Je préfère m'en prendre plein la gueule que de négocier." Parmi les obsessions de cette suffragette, dont la mère dit que " pour Isabelle, un jupon a toujours raison ", celle visant les juges et policiers francs-maçons. Selon elle, ils doivent se dévoiler, afin que " le clan cesse d'être plus important que l'individu ". Reste que c'est avec les banques que l'empoignade fut la plus rude. Elle déteste l'arrogance de cette caste, à laquelle appartient son son polytechnicien de mari, un banquier d'affaires. Passée par le pôle financier, aux côtés de Courroye, de Van Ruymbeke et d'Eva Joly, elle est convaincue qu'" Une femme est plus courageuse qu'un homme." Les hommes qui l'ont trouvée sur leur chemin, Daniel Bouton (patron de la Société générale), Gérard Longuet, Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua ou Jean-Charles Marchiani ne démentiront pas.
Isabelle Prévost-Desprez est militante à l'USM et Dominique Barella, ex-président de l'Union syndicale des magistrats (USM), actuellement en détachement, fait partie de l'équipe de conseillers de Sa Cynique Majesté Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la Présidentielle 2012.

Soutenu à huit mois de l'élection présidentielle française de 2012 par le journal socialiste Le Monde, le montage de la juge USM, I. Prévost-Desprez, s'est donc écroulé, avant que l'entourage du président Sarkozy n'ait eu besoin de serrer les rangs, comme le prétend le journal.
Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, déplore en revanche que les media relaient l'information sans vérification ni enquête préalable, tandis que Jean-Michel Aphatie parle de " faillite du journalisme". Pourquoi vérifier ce qui n'a d'autre objectif que de nuire ?

Mais Le Monde lance une autre affaire pour faire oublier le couac précédent

Dans la foulée, suite à l'échec de sa première tentative de déstabilisation, Le Monde a mis en cause de hauts responsables policiers dans une supposée affaire d'"espionnage" d'un journaliste du Monde, par crainte - encore une fois - de les voir révéler " ce qu'ils savent des agissements les plus 'obscurs' de l'État " [sic]. Une accusation sournoise et à nouveau lourde de promesses de scandale en cours de primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Il ont trouvé un cible médiatiquement porteuse et le disent: " Le chef de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, est le maillon faible. Ils sont conscients qu'il sait beaucoup de choses. Si jamais ils le lâchent, il ne se laissera pas faire ", assure le journaliste au coeur de l'affaire, Gérard Davet.

M. Squarcini, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, ont été mis en cause publiquement en septembre par Le Monde, qui accusait leurs services d'avoir consulté les relevés téléphoniques de M. Davet. L'objectif, dénonçait le quotidien, était d'identifier une source du journaliste au sein de l'Administration centrale dans une procédure judiciaire liée à l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

Après qu'une plainte formelle à leur encontre eut été déposée, les deux responsables policiers avaient juré publiquement qu' ils n'avaient jamais cherché à espionner un journaliste mais simplement voulu identifier ou "repérer" la 'taupe' responsable des fuites ".
L'ex-secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, présenté comme le responsable de la recherche d'identification du haut fonctionnaire, avait expliqué la différence entre 'repérer' et écouter et nié donc toute tentative de contrevenir à la loi sur la protection des sources. A noter que l'Etat ne peut se protéger de trahisons internes, lorsque la presse est destinataire de fuites, au nom sacré du respect des sources de la presse, Etat dans l'Etat, fûsse au détriment du pays.

Et, dans cette affaire, on retrouve la même juge

Il ne s'agit que de relevés de nature à identifier la taupe et nullement d'écoutes téléphoniques.
La juge d'instruction Prévost-Desprez
, a obtenu depuis deux télécopies classées «confidentiel» transmis en juillet 2010 à la compagnie téléphonique Orange par la DCRI. La première demandait le relevé des appels passés et reçus par M. Davet durant une période de cinq jours en juillet. La seconde, envoyée quelques jours plus tard, demandait le relevé téléphonique d'un haut conseiller au ministère de la Justice, David Sénat, qui a par la suite été discrètement congédié.
« Tous les gens concernés avaient nié en bloc en septembre dernier en disant que ça n'avait jamais existé, qu'il n'y avait pas eu de demande me ciblant. Mais il est clair maintenant qu'ils avaient tous menti », commente le journaliste.

G. Davet dénonce la décision de Claude Guéant
« Bernard Squarcini a tout fait depuis 10 ans en soutien à Nicolas Sarkozy. Il sait tout ce qui s'est passé dans les coins les plus sombres», accuse le journaliste du Monde (ci-contre).
Aujourd'hui ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a indiqué qu'il était «bien évidemment» hors de question de sanctionner MM Squarcini et Péchenard, « ces grands serviteurs de l'État ».

Accusation sans preuves
Le journaliste porte des accusations sans apporter aucun élément autre que son impression. Il a le sentiment que la décision de le cibler a été prise lors d'une réunion de crise à laquelle assistait le président lui-même. Et de livrer un avis personnel. Selon lui, il sera « difficile » pour la juge d'instruction de pousser l'enquête jusqu'à ce niveau, confirmant ainsi que cette nouvelle instrumentalisation du repérage du fonctionnaire indélicat ne vise pas Guéant, mais Sarkozy.

En septembre, Nicolas Sarkozy avait jugé invraisemblable qu'un journaliste du Monde ait été ciblé. Il « Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et cela ne servirait à rien puisque tout se sait », avait observé le chef d'État, qui n'a pas réagi au cours des derniers jours à la divulgation des télécopies compromettantes. Et vendredi 9 septembre, au micro de France Info, le directeur général de la police a déclaré avoir demandé « d'identifier » la source d'un journaliste du Monde qui enquêtait dans l'affaire Bettencourt. " J'ai demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours ".

G. Davet fait de l'agitation de masses
Le journaliste de combat déplore que la confirmation de l'obtention de ses relevés téléphoniques par les services policiers n'ait pas eu d'échos plus importants en France.

Bien qu'il dispose des moyens d'un organe de presse puissant, le journaliste sulfureux se plaint et dénonce la discrétion - toute relative - que son affaire inspire à certains media. Il accuse en effet « beaucoup de journalistes d'être inféodés au pouvoir » Il les soupçonne de ne pas du tout être pressés de fouiller les dossiers les plus sensibles.
Mais est-il lui-même crédible ?
Si, tout bêtement, Gérard Davet était grillé dans la profession ?

Isabelle Prévost-Desprez, une juge politique de combat

L'Etat est-il 'violable' à l'envi,
mais la presse et la magistrature intouchables ?


La démocratie d'influence
s'auto-détruit
à vouloir se substituer
à la démocratie élective

L'opposition ne manque pas de ressources

Isabelle Prévost-Desprez est juge et partie dans l'affaire
La présidente du tribunal a cru pouvoir mettre en cause le Chef de l'Etat en déclarant à deux journalistes du Monde qu'elle avait deux témoins pour assurer que le président de la République était allé en personne chercher de l’argent en liquide chez Liliane Bettencourt. Les deux lascars s'étaient empressés de publier ces allégations, parmi d'autres, dans un thriller politique. L'un, Fabrice Lhomme, s'était déjà distingué dans cette affaire, lorsque Mediapart en faisait ses choux gras, et l'autre, Gérard Davet, s'est porté en avant, quand le premier a transporté l'affaire avec lui au journal Le Monde qui l'a relancée.

Mais la juge a reçu un camouflet avec deux démentis, l'un de celle qui était supposée avoir assisté à la scène, l'infirmière, et l'autre de celle qui aurait prétendument reçu ses confidences, la greffière de la magistrate. L’affaire Bettencourt aurait donc pu se rendormir à Bordeaux, mais Isabelle Prévost-Desprez est une militante et ne lâcha pas prise: la campagne des primaires socialistes servant de caisse de résonnance, l'affaire a redémarré sans crier gare sur la place publique comme un incendie mal éteint attisé par des pompiers pyromanes.

Le feu est reparti où on ne l'attendait évidemment pas
La juge d’instruction parisienne Sylvia Zimmermann a probablement auditionné Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), soupçonnés d’avoir espionné Gérard Davet, l’un de ces deux journalistes du Monde chargés d'alimenter ce sulfureux dossier. Ces hauts fonctionnaires auraient donc enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes.
Or, Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur soi-même, est venu éclairer la lanterne des malveillants, expliquant que l'Etat ne peut rester les "bras ballants" quand fuitent ses services et qu'il se doit de procéder à des « repérages de communications » pour identifier le traitre.

Ce double rebondissement est symptomatique de ce que le Parti socialiste attend de ses primaires, une pré-campagne dans la campagne présidentielle
Le premier spectacle des six marionnettes socialo-radicales, organisé pendant trois longues heures et sur le service public, n'est pas seulement en temps d'antenne exorbitant. Il confirme que les candidats n'ont rien à dire pour se distinguer mais que cette primaire est une opportunité pour accabler le pouvoir: le gentil Hollande a tenté de se construire une stature présidentielle en adressant ses attaques au Chef de l'Etat plutôt qu'à ses concurrents, incitant ceux-ci à l'imiter et détournant ainsi le débat de son objectif des primaires.
Lien PaSiDupes
Le probable candidat Nicolas Sarkozy doit donc s’attendre à bien d'autres attaques frontales et plein écran. Aussi n’est-il pas surprenant que quelques poids lourds du gouvernement – François Baroin, Valérie Pécresse et Alain Juppé – jouent leur rôle de cordon sanitaire contre l'infection de gauche, alors que le chef de l’État se tient aux commandes, occupé à la fois par la situation au Proche Orient et par la crise économique et financière internationale -et singulièrement européenne-, au service de tous les Français.

Le PS, par la voix de François Hollande, en a entre autres profité pour accuser le pouvoir de main-mise sur la justice.
Classique, direz-vous. Mais alors qu'il est aux prises avec des affaires judiciaires fort peu reluisantes, Jean-Noël Guérini (" prise illégale d'intérêts ", " trafic d'influence " et " association de malfaiteurs " ) et Sylvie Andrieux à Marseille ou Robert Navaro à Montpellier (malversations et abus de confiance), soutien de François Hollande à la primaire socialiste et membre de son équipe de campagne depuis août 2011, l'ex-premier secrétaire passif du PS s'est payé le luxe insensé d'assurer qu’il y aurait " à l’Élysée, au côté même du président de la République, une cellule qui, avec la police, avec la justice, ferait pression pour que des affaires soient lancées et d’autres étouffées ". Au moment où la militante de l'USM, la juge Prévost-Desprez, fait des siennes, l'accusation ne manque pas de sel et ces accusations sont graves de la part d'un candidat à la fonction suprême…

D'autant que le PS porte encore les stigmates des écoutes téléphoniques pratiquées dans les années 1983-1986 par une cellule placée auprès du président François Mitterrand et dirigée par Christian Prouteau. Le PS renvoie la pareille à la majorité: il sait d'expérience que le parti au pouvoir est tenté d'imposer des freins à la justice pour qu’elle se hâte lentement. Ce fut le cas dans l’affaire Urba… jusqu’au vote d’une amnistie. Le PS refait donc le coup, sans pouvoir administrer la preuve de ce qu'il avance.

Le remake socialiste est en cours de tournage
Avec l’affaire Bettencourt
, le PS met en scène Éric Woerth, à l’époque ministre du Travail, et Nicolas Sarkozy, au cours de l’été 2010.
Selon le scénario, un témoin, Claire Thibout, comptable vénale de Mme Bettencourt,la richissime vieille dame de l'histoire, inscrit au PV la remise d’argent en liquide, via Éric Woerth, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Mais, en vérité, la greffière admet avoir peut-être interprété ses propos ! En effet, l’infirmière de la vieille dame aurait d'abord confirmé, mais seulement...hors PV. Puis, à la suite, selon elle, de menaces de mort, elle ne voudrait plus rien dire. La justice est ainsi à la merci des élucubrations d'acteurs en quête de notoriété. Mais lorsque les artistes sont des fonctionnaires du théâtre national, on se dit que la réforme de la justice ne peut rien quand la politique gangrène ses membres.

La juge Prévost-Desprez – qui a entendu ces deux employées dans le cadre du supplément d’information délivré pour abus de faiblesse – l’a permise, voire encouragée. A-t-elle d'ailleurs résisté au plaisir de la restituer, affirme-t-elle, dans le livre des deux journalistes. Voici l'exposé de son sentiment : " Ce qui m’a frappée, c’est la peur des témoins. Ils avaient peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy. "
Puis vient la bombe incendiaire : " L’infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière après son audition par moi : j’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais le dire sur PV. […] Bref, ce procès représentait pour l’Élysée un risque majeur. […] Il était impératif de me débarquer. " C'est la somme des troubles personnels et des ragôts douteux de protagonistes sans foi ni loi pour en arriver à se poser en victime.
Lien PaSiDupes

Isabelle Prévost-Desprez n'est pas une débutante
Elle a instruit à Paris plusieurs dossiers sensibles comme l’Angolagate (avec Philippe Courroye, aujourd’hui procureur de Nanterre où elle est présidente de Chambre) ou l’affaire du Sentier II, dans laquelle elle avait mis en examen -mais un peu vite - le patron de la Société générale, Daniel Bouton.
À Nanterre, elle a eu aussi à juger l’affaire du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy. La juge s'était illustrée en décidant que ce dernier n’étant pas une victime comme les autres, il ne pouvait prétendre à des dommages et intérêts: selon cette juge de choc, la justice n'est donc pas la même pour tous !

Isabelle Prévost-Desprez ne manque pas d'assurance
Mais ce petit chef du Tribunal de Nanterre, protégé de l'USM et de Régnard, est semble-t-il expéditif et un peu léger.
Ainsi, dans l’affaire Bettencourt, ses révélations sont-elles visiblement en carton-pâte, plutôt qu’en béton. Lorsqu’elle reçoit, au cours de l’été 2010, le témoignage de sa greffière, qui elle-même le tient de l’infirmière, le respect de la procédure voulait qu'elle consigne les deux témoignages au PV. Hors procédure, leurs affirmations n’ont évidemment aucune valeur juridique et semblent ajoutées dans l''intérêt' de la cause. Entendues la semaine dernière par la PJ, à la demande des juges bordelais, les deux femmes ont d'ailleurs démenti la juge Isabelle Prévost-Desprez.

À quel jeu la magistrate joue-t-elle ?
Croit-elle tenir le rôle de toute une vie dans cet emploi de victime d’une affaire d’État qui la dépasse ? Après toutes ses précédentes répliques, ne clame-t-elle pas qu'ON voulait la “ débarquer” ? Il semble bien plutôt que, dans cette intrigue tortueuse où sa tirade portait sur un éventuel 'abus de faiblesse', elle se soit écarté de son texte pour se livrer à des digressions sur un éventuel 'trafic d’influence' ou un 'financement politique' illicites. Aucune de ces deux infractions imputées à Éric Woerth ne pouvait certes laisser indifférent le gouvernement auquel il appartenait. D’autant que l’élu UMP était spécialement exposé, puisqu'il devait mener à bien la réforme des retraites.

Les rebondissements du feuilleton Bettencourt laissaient incrédule, tant ils étaient partisans.
Les 'révélations'du site trotskiste Mediapart et du journal socialiste Le Monde n’en finissaient pas de distiller des 'informations' exclusives, mais sans preuves. En juillet, Le Monde publia des extraits de PV du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, sans que personne ne s'étonnât ou s'indignât de trouver ces pièces du dossier dans la presse.
La séparation des pouvoirs, ça va bien un moment, tant que la justice instruit et ne s'étale pas dans les media. A l’Élysée, on considéra alors que le temps n’était plus à l'angélisme.

Qui organise ces fuites ?

Les services jouent leur rôle d'auto-protection et ciblent bientôt un membre du cabinet de la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Décision est prise Place Beauvau, en liaison avec le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, d’adresser une réquisition à l'opérateur Orange pour obtenir les “fadettes” de ce fonctionnaire. Grâce à ces relevés téléphoniques, on découvrit de fréquents appels entre le conseiller de la ministre de la Justice et un certain Gérard Davet, le journaliste du Monde.
La DCRI s'en serait tenue à l'identification du correspondant privilégié du haut fonctionnaire. Sauf que l’instruction de la juge Sylvia Zimmermann démontrerait que la DCRI s’est d’abord intéressée aux relevés téléphoniques du journaliste, et non pas à ceux du serviteur de l'Etat.

Comme la juge, cette direction n'aurait pas respecté la procédure
La DCRI aurait en effet enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur le secret des sources des journalistes, qui dispose : « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Mais suppose-t-elle qu'on puisse impunément porter atteinte directement ou indirectement au services de l'Etat ?
Lien PaSiDupes

La presse est mieux protégée que l'Etat
Alors que, sans entraves, le juge jouit de son indépendance et le journaliste de libertés exorbitantes, la loi ne met pas le pouvoir à l'abri des trahisons internes et des fuites. Elle ne prévoit que les cas extrêmes d'atteinte à la sûreté de l’Etat ou de menace terroriste.
La loi n'envisage donc pas la déstabilisation politique de l'opposition. Ce n'est pas tant que le législateur ne parviendrait pas à imaginer l'opposition capable de bassesse, mais bien plutôt qu'il se réserve la liberté de s'y livrer à son tour le moment venu.

Le secret des sources maintient une double faille dans l'Etat
Dans un entretien accordé à Libération, le délégué général de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité l’a dit clairement : « Si nous avions été consultés, nous aurions rendu un avis défavorable [pour obtenir les listings téléphoniques du journaliste]. » Les services de l'Etat sont donc ouverts à tous les vents mauvais et cafards visqueux.

Les pseudo-révélations de la juge Prévost-Desprez ont cependant permis à la majorité de donner de la voix. Faiblement.

dimanche 20 février 2011

Un juge de Draguignan libère des trafiquants internationaux

Militant zélé, le juge ne peut-il être sanctionné ?
De qui les juges corporatistes se moquent-ils ?
Les magistrats démagogues nous manquent de respect

Trois trafiquants de drogue ont été libérés sans jugement, alors qu'ils devaient passer en comparution immédiate.

Crime de lèse-majesté
Irrités à l'idée d'être sanctionnés depuis l'affaire Laétitia, cette jeune femme sauvagement assassinée par Tony Meilhon, des magistrats zélés ont respecté à la lettre la circulaire "Lebranchu" (PS) qui limite le temps des audiences à six heures.
Incrédules, les trois trafiquants sont repartis libres avec une convocation pour une date ultérieure, mais jurant bien qu'on ne les y reprendrait plus !

Faits et circonstances de cette "grève du zèle"

Interpellés cette semaine avec 1,3 kg de cocaïne dans leur véhicule au péage du
Capitou, sur l'A8 à Fréjus, les trois "mules" ont été déférées devant le parquet
jeudi pour "transport et détention de stupéfiants" et devaient passer en comparution immédiate.
L'audience, qui "était normalement calibrée", a été suspendue à 20H45, conformément "à la circulaire dite Lebranchu qui recommande de ne pas dépasser six heures d'audience", a tenté de faire comprendre Danielle Drouy-Ayral, procureur de la République de Draguignan. Des ingénieurs travaillent une dizaine d'heures par jour et les profs peuvent donner six ou sept heures de cours dans la journée.

Indépendance des juges signifie autonomie et arbitraire
Les juges se disent impartiaux;
l'USM se prétend apolitique;
mais le SNOP est socialiste

Le Parquet a alors demandé au juge des libertés et de la détention (JLD) - un magistrat du siège "spécialement chargé de statuer sur la mise en détention provisoire" - un débat différé de 24 heures avec mandat de dépôt, mais les réquisitions de la Procureure n'ont pas été suivies: les trafiquants de drogue ont été remis en liberté et convoqués à une date ultérieure. Grâce à la collusion solidaire des fonctionnaires de justice, les voyous ne se représenteront jamais, puisqu'ils se sont empressés de passer la frontière.

Justice de classe !
Un important dossier d'homicide involontaire impliquant un médecin étant instruit
ce jour-là, les magistrats ont décidé qu'ils n'avaient de temps que pour une seule comparution immédiate. Les pauvres voyous défavorisés peuvent continuer à semer la mort, mais le magistrat ne lâchera pas le notable...

La décision du JLD n'est pas susceptible d'appel, a précisé Mme Drouy-Ayral.

Les policiers sont en colère

Ils s'étaient solidarisés avec les magistrats indignés d'avoir à rendre compte de leurs négligences.
Pour le syndicat de police Synergie (second syndicat d'officiers), "il y a rupture de la chaîne pénale", fait valoir le syndicat dans une déclaration pour le moins modérée. "C'est incompréhensible s'agissant d'une telle affaire qui est grave".
il s'agit d'un "dysfonctionnement de la justice" qui "provoque la colère et l'incompréhension des policiers". A Montpellier, les magistrats avaient invité les policiers à battre, unitairement, le pavé avec eux. SGP Unité-Police (majoritaire chez les policiers en tenue), déclara: « nous les comprenons, les soutenons, car eux aussi font face à un manque de moyens », selon Bruno Bartocetti. Du côté du Syndicat national des officiers de police (Snop), Pascal Lefèvre, son représentant, indiqua que le syndicat « rejoint symboliquement » ce mouvement (lien Le Figaro), tandis que Unsa Police et Alliance gardaient le silence.

Mais aujourd'hui les juges de Draguignan (Var) humilient ces policiers et méprisent leur travail. Peut-être leur reprochent-ils leur efficacité et les condamnent-ils le surcroît de travail qu'ils leur occasionnent.

La responsabilité des syndicats de magistrats

Le monde judiciaire, qui a mené un mouvement syndical de contestation après avoir été déclarés soupçonnés de faillibilité et susceptibles de négligence dans l'affaire Tony Meilhon, a appelé à poursuivre la mobilisation sous d'autres formes, notamment en respectant à la lettre la circulaire "Lebranchu" qui limite la durée des audiences et privilégie le confort des juges au détriment des justiciables.

Les magistrats se disent pourtant débordés et abandonnés, malgré les efforts budgétaires consentis par les Français.

lundi 21 juin 2010

Finkielkraut: "putsch de voyous milliardaires" au mondial

Onze petites frappes

Avant de prendre sa retraite de la direction du PCF, Marie-George Buffet aura fait une dernière déclaration cohérente et politique, à défaut d'être sociale: elle s'est rangée derrière les putschistes milliardaires" !
Lien PaSiDupes sur la collusion des rouges et des Bleus du mondial 2010
De quoi complaire aux défavorisés de la diversité ...

Lire PaSiDupes sur le gang Ribéry, Abidal, Gallas et Malouda

Nicolas Demorand reçoit Alain Finkielkraut

Dans le tumulte, le philosophe, professeur à l'Ecole Polytechnique dans le 6h30/10h de France Inter,(08h20 - 21 juin 2010) a donné son point de vue.
VOIR et ENTENDRE son analyse:




L'analyse du philosophe est-elle susceptible de recadrer les égarés ?

Bilal Abidal, peut-être, puisqu'il se targue d'une intelligence supérieure...
(lire PaSiDupes) Supérieure à ses performances ?

mardi 20 mai 2008

Front presse-syndicats d’intoxication sur la grève nationale du 15 mai

SOS Education rétablit la vérité
Son article
La grève du 15 mai a échoué

La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu’aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l’Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire essuyé un échec.

• La manifestation nationale organisée à Paris n’a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture de police, dont les chiffres sont généralement fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il pas seulement les lycéens en goguette et les enseignants en grève, mais surtout des fonctionnaires n’ayant rien à voir avec l’Education nationale. Pour mémoire, on recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et professionnelles confondues). Moins de 2 % d'entre eux participaient au défilé.

• Selon le ministère, le pourcentage d’enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 % pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les enseignants des collèges et lycées : « près d’un instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers des profs des collèges et lycées », triomphe dans un français approximatif le quotidien Le Parisien, qui parle d’ « un mouvement de grève particulièrement suivi dans l’Education nationale ». Inversons le rapport : plus d’un instituteur sur deux et près des deux tiers des enseignants des collèges et lycées n’ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On peut en conclure que la majorité du corps enseignant s’accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.
Les réactions de certains médias qui jugent nécessaire de travestir la réalité, soulignent l’enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les programmes, Xavier Darcos porte atteinte à l’idéologie égalitariste dominant à la fois au sein de l’Education nationale et de la petite classe médiatique.
Un article publié dans le Monde le 14 mai, veille de la journée de débrayage, est particulièrement révélateur de cette collusion idéologique. Revenant sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les enseignants lors de la précédente « journée d’action », les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot tentent de l’expliquer en reprenant à leur compte les arguments des syndicats.
Selon eux, certains enseignants seraient favorables au mouvement sans y participer formellement : « Dans le secondaire, écrivent-ils, les professeurs qui ne sont pas de service le jour de la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une journée de salaire. » L’argument ne tenant pas pour le primaire, où les instituteurs travaillent tous les jours, d’autres raisons sont avancées : « Même le plus militant des syndiqués ne fera pas grève s’il accompagne une classe de neige. » Au mois de mai ???

La mauvaise foi médiatique ne parvient pas à masquer l’échec global des syndicats opposés aux réformes de Xavier Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de fer parce qu’il a jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien. Il doit continuer.