POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est le Parisien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est le Parisien. Afficher tous les articles

mercredi 14 octobre 2020

Essonne: un policier "un peu" "percuté" par une voiture à Savigny-sur-Orge

Et même simplement " heurté", pour Le Parisien aussi: même pas "violemment" et pourtant son "pronostic vital est engagé"...

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est blog-savigny-sur-orge-essonne-policier-percute-lors-controle-vehicule-oct2020.jpg

Une patrouille de la BAC a voulu contrôler le conducteur d'une voiture volée. L'automobiliste en infraction a ensuite percuté l'un des policiers. La patrouille de la BAC effectuait une ronde sur le secteur de l'avenue de la Résistance lorsqu'ils ont remarqué un véhicule stationné avec une personne au volant.

Le fonctionnaire de police d'une quarantaine d'années a été agressé dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre par une voiture à Savigny-sur-Orge, EELV, en Essonne, a-t-on appris de sources concordantes.

Le pronostic vital du fonctionnaire âgé d'une quarantaine d'années est engagé.

Au moment du contrôle policier, le conducteur, entouré de trois autres individus, a démarré en trombe en percutant l'un des fonctionnaires. Il a été pris en charge par les pompiers, puis le SAMU, avant d'être transporté à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière.

Les trois individus en transaction avec le conducteur de la voiture se sont quant à eux enfuis sans être inquiétés.

Le policier violemment heurté a un traumatisme crânien et une fracture de la jambe

Invité de BFMTV ce mercredi, Claude Carillo, secrétaire général du syndicat Alliance Essonne, a donné de plus amples informations sur l'état de santé de son collègue. Le policier qui "s'est fait roulé dessus" a un "traumatisme crânien très important et une fracture de la jambe". Ce mercredi matin, il est encore "entre la vie et la mort".

"La colère nous habite", déclare le secrétaire général Alliance de l'Essonne. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait part de son "soutien" au fonctionnaire percuté et a assuré que "tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver l’auteur en fuite".

Lien Twitter<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Attaquer un policier dans l’exercice de sa mission, c’est attaquer la <a href="https://twitter.com/hashtag/R%C3%A9publique?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#République</a>, ses lois, ce qui fonde le vivre-ensemble. C’est odieux et inacceptable. Mon soutien à ce policier, ses collègues et ses proches. Justice sera faite. <a href="https://twitter.com/hashtag/SavignySurOrge?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SavignySurOrge</a> <a href="https://twitter.com/PoliceNationale?ref_src=twsrc%5Etfw">@PoliceNationale</a> <a href="https://t.co/AvvQ9f43Sj">https://t.co/AvvQ9f43Sj</a></p>&mdash; Yaël BRAUN-PIVET (@YaelBRAUNPIVET) <a href="https://twitter.com/YaelBRAUNPIVET/status/1316275273931907072?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Le maire écolo dénonce une situation à laquelle son parti a apporté sa contribution

Lien Twitter 

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Essonne: le maire de Savigny-sur-Orge dénonce &quot;un problème d&#39;absence de respect envers les forces de l&#39;ordre&quot; <a href="https://t.co/esemAotplD">pic.twitter.com/esemAotplD</a></p>&mdash; BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1316276636103434240?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Et une fois qu'on a dit ça, on fait quoi? Cette ex-avocate, d'abord engagée avec les Restos du Coeur à l'antenne de Chanteloup-les-Vignes, Yvelines, est députée LREM et présidente de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale.

Son soutien consiste en quoi ? Dans un rapport vieux de deux ans et demi (mars 2018), Yaël Braun-Pivet proposait de construire dix-huit « centres pénitentiaires de réinsertion » (CPR) de 150 places maximum chacun, soit 2.700 nouvelles places en milieu ouvert. Elle souhaite y ajouter les treize entités présentes sur le territoire aujourd'hui, destinées aux peines courtes ou aménagées, classées en QPS (quartier de préparation à la sortie), QPA (quartiers pour peines aménagées) ou QNC (quartiers nouveau concept). Au total, 3.300 places de prison en milieu ouvert devaient être créées, à destination essentiellement des détenus qui purgent une courte peine de moins de deux ans, sauf les plus dangereux qui auraient, par exemple, commis des violences volontaires. Tous feraient l'objet d'une évaluation individuelle renforcée avant leur entrée dans un CPR.

Où en était-on en juin 2020 ? Macron promet toujours : "Nous construirons 15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat, soit environ un quart de plus qu’aujourd’hui. L’objectif est in fine que 80% des détenus au moins soient en cellule individuelle. Nous devons également revenir à des établissements à taille humaine, dans lesquels il soit possible d’organiser un parcours de détention, des activités, du travail." Bilan: rien ne bouge encore !


jeudi 6 février 2020

Congé de deuil parental : Aurore Bergé est-elle de mauvaise foi ?

Auxiliaire gouvernemental, Le Parisien prend parti pour Aurore Bergé, LREM

Le journal de Bernard Arnault (LVMH) s'emploie à démontrer qu'est sincère l'étonnement de la députée d’avoir voté contre 


Résultat de recherche d'images pour "aurore bergé"
Tenue de travail d'Aurore Bergé en mission gouvernementale
Présente sur la liste des députés qui, "par loyauté", ont voté contre l’allongement du congé de deuil pour le décès d’un enfant la semaine dernière, la porte-parole de LREM a tweeté qu’elle n’était pas en séance et qu’il était donc "incompréhensible" qu’elle se "retrouve à avoir voté", ce qui pose le problème du vote des absents par délégation aux députés d'astreinte...

La porte-parole de La République en marche, en charge de la 'riposte' confirme ainsi avoir voté par délégation, une forme de vote par procuration accordée aux députés en mission pour le gouvernement. Une pratique qui arrange les groupes politiques, mais "ne permet pas toujours aux députés de voter selon leurs convictions," assure le journal de l'homme d'affaires et première fortune dans le monde. Un commentaire cousu de fil blanc qui donnerait à croire que le député absent ne donnerai pas de consigne de vote à son esclave parlementaire, collaborateur parlementaire. Sans honte, Le Parisien refait le coup du stagiaire...

Or, de nombreux députés de la majorité sont pointé du doigt pour leur "manque d'humanité", accusation du président Macron, depuis le rejet par l’Assemblé nationale de l’allongement du congé en cas de décès d’un enfant.
Ce dimanche, le porte-parole d’ Attac France, Maxime Combes, a publié sur Twitter la liste de 37 élus LREM ayant voté contre l’amendement. Parmi eux figure Aurore Bergé, députée des Yvelines.

Maxime Combes@MaximCombes
· 2 févr. 2020

"Erreur collective" (sic)
Plutôt, au choix, ou en cumulé :
amateurisme du @gouvernementFR
députés sans libre-arbitre
idéologie aveugle pro #business
manque d'humanité

cc @murielpenicaud @Minist_Travail @LaREM_AN https://twitter.com/BFMTV/status/1223687437379145733 …

BFMTV
✔@BFMTV

Congé après la mort d'un enfant: Muriel Pénicaud évoque une "erreur collective" du gouvernement et de la majorité

Maxime Combes@MaximCombes

Voici la liste des députés ayant voté contre l'allongement du congé après la morte d'un enfant @DBagarry @auroreberge @ALCattelot @F_Charvier @ChrisCloarec @MarcDelatte @FJolivet36 @B_Peyrol @lauzzanamichel @JCLarsonneur
etc

10:07 - 2 févr. 2020

En réponse à ce tweet, la porte-parole du parti du président a déclaré : "Je n’étais pas en séance mais en rendez-vous sur le projet de loi audiovisuel. Il est donc incompréhensible que je me retrouve à avoir voté !" 

Une réponse qui n’a pas éteint l'indignation des internautes.
Ils se demandent alors si Aurore Bergé ment ou si le vote a pu être truqué.
Tweet d'Aurore Bergé - Capture Twitter

Le service maison de 'fact checking' monte au créneau...

Tout d’abord, la liste publiée par Maxime Combes est authentique et disponible sur le site de l’Assemblée. Pourtant, en rendez-vous ce jour-là, Aurore Bergé n’était effectivement pas physiquement présente dans l'hémicycle le 30 janvier lors du vote, comme elle le souligne sur Twitter.

Cette absence ne l’a pas empêchée de voter par délégation, un système qui permet de confier son vote à un autre parlementaire. La délégation de vote est autorisée par l’article 27 de la Constitution, mais seulement dans certains cas et, notamment, lorsqu’un député est en mission pour le gouvernement. Or, il se trouve que, depuis plusieurs mois, Aurore Bergé est justement en mission pour "l’émancipation culturelle des territoires".[A la suite du Grand Débat National, le premier ministre lui a en effet confié une mission auprès du ministre de la Culture "pour construire des valeurs communes et renforcer la cohésion nationale", "à l’heure où le lien social est plus que jamais à renouveler, les arts et la culture". Cela depuis six mois... Ce qui la dispense de siéger de nuit et de "garder les enfants". Et Macron qui parle d'inhumanité... Depuis que la députée est en mission, l'ironie de la situation se trouve précisément dans la colère des femmes du monde de l'édition qui se plaignent depuis peu d'abus sexuels...]

Aurore Bergé, chaperon du ministre Franck Riester
Gonfler les voix et obtenir une bonne note

Un droit de délégation dont elle a donc profité, si tant est qu'elle peut prouver sa présence physique au rendez-vous qui lui sert d'alibi. "Cette technique permet de gonfler le nombre des votants de la majorité ou de son groupe, explique Gonzague de Chantérac, représentant CFTC des collaborateurs parlementaires de députés. Cela permet aussi de participer au vote et donc de ne pas être considéré comme absent, alors que certains sites internet recensent les votes et notent l'activité des députés en fonction de leur nombre de votes."

"Si l’inscription "par délégation" ne figure pas sur le document de l’Assemblée, c’est à dessein pour masquer l'absentéisme réel des députés et parce que cette mention n’est inscrite que sur les scrutins publics dits "solennels", c’est-à-dire, en général, ceux qui clôturent le projet de loi, pas comme ici pour un scrutin ordinaire", tente de justifier le service presse de l’Assemblée nationale.

La députée fait donc preuve de mauvaise foi en s’étonnant d’être comptabilisée comme votante malgré son absence dans l’hémicycle. Ou bien elle ne sait plus où elle habite. Aurore Bergé a délibérément délégué son vote.

Il est convenu de dire que la délégation de vote à l’Assemblée nationale est strictement encadrée... Seulement parce qu'elle ne fonctionne pas exactement comme le vote par procuration dont peuvent bénéficier les citoyens aux élections. "Un député peut être titulaire d’une – et d’une seule – délégation de vote de l’un de ses collègues absent, précise l’Assemblée nationale. Il n’est pas possible d’individualiser les votes délégués. Les votes se font avec un boîtier électronique. Le vote du délégué (député présent) sur son pupitre de vote entraîne automatiquement la comptabilisation du vote, dans le même sens, de son délégant (député absent)." Ce qui n'est pas une limitation si le député délègue à un collaborateur  En quelque sorte, c’est comme si le vote du député présent (ou son représentant) valait double. Mais le nom du député absent est évidemment inscrit présent... 

La question de responsabilité du vote est une question "morale" et politique
"Est-ce que le député qui a voté pour vous a trahi votre confiance et vos consignes ?", poursuit Gonzague de Chantérac. Dans le cas de la députée des Yvelines, il n’y a pas eu de trahison, puisqu’il n’y a pas eu de consigne de vote spécifique sur ce texte. "Aurore Bergé a donné une délégation de vote [un chèque en blanc] et c’est le groupe LREM qui se charge ensuite de la répartition des délégations avec les députés présents dans l’hémicycle", explique l’équipe parlementaire de la députée. 

Dans un tweet, Aurore Berger abonde : sa délégation était portée par une députée qui a voté conformément à l’avis du groupe, opposé à l'amendement.
Le groupe LREM a-t-il trahi la conscience politique individuelle d'Aurore Bergé ?

Ancienne colistière du socialiste Jean-Claude Rotureau, battu aux dernières municipales à Angers, cette femme de coeur a présidé le Conseil interdépartemental de l’Ordre des... infirmières pour le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe, de 2008 à 2017.
L’entourage de l’élue assure que "la proposition de loi n’avait pas été débattue en réunion de groupe et que la députée n’avait pas connaissance du sujet ». Un point qui peut étonner mais, comme le précise Gonzague de Chantérac, « pour les députés en mission, le couplage du vote est prévu pour plusieurs semaines et les députés ne connaissent donc pas à l’avance les amendements sur lesquels ils vont voter par délégation ».

Aurore Bergé libère-t-elle du temps à l'Assemblée pour se consacrer à la campagne des municipales à Rambouillet ?
L’équipe parlementaire d’Aurore Bergé n’a pas indiqué si la députée va continuer de voter par délégation jusqu’à la fin de sa mission. 
L'élue des Yvelines a, en tout cas, demandé une rectification de son vote, comme le signale l'Assemblée nationale sur son site internet, dans la colonne "mises au point". Pratique, pour prendre le vent du moment !...

jeudi 22 novembre 2018

Des Gilets jaunes font de la pédagogie au domicile d'élus LREM

Les députés d’En Marche, cibles de Gilets jaunes "radicalisés", selon Le Parisien

La presse "indépendante" se livre à une manipulation  psychologique de l'opinion rappelant l'au-delà "rideau de fer" 
 

Les Gilets jaunes cherchent à expliquer la vie aux députés qui ne comprennent rien, mais la pédagogie ne passe pas. Une certaine presse militante dénonce d'ailleurs l'initiative : les sachants n'acceptent pas les leçons venues des "gens".

Depuis le déclenchement de la mobilisation contre la hausse injustifiée des taxes sur les carburants, alors que le cours du Brent (prix du pétrole brut) a chuté en octobre, et de façon plus inquiétante depuis le début de cette semaine, quelques dizaines de députés La République en Marche (sur 308) sont la cible de Gilets Jaunes de plus en plus radicalisés, lit-on dans Le Parisien. 
"Il ne faut pas trop noircir la situation. Nous prenons ces menaces au sérieux mais nous n’assistons pas non plus à un déchaînement de haine", tempère-t-on au sein du groupe LREM. Mais, Jannick Alimi, journaliste engagée, liste "permanences taguées, intimidations, violences verbales ou postées sur les réseaux sociaux…" Il n’empêche !", objecte la journaliste radicalisée. "Depuis le début de la semaine, des dizaines d’élus LREM sont ciblés sur les réseaux sociaux, leurs permanences et leurs domiciles menacés," assure la même. Peut-elle seulement en citer  trois ?

"La tension est suffisamment forte pour que, selon nos informations, les renseignements territoriaux, sur ordre des ministères, prennent contact avec tous les députés marcheurs, maintient-elle. Motif : faire le point sur la situation individuelle de chaque élu. Certaines préfectures seraient à cran et appellent à la prudence les élus qui recevraient des Gilets jaunes dans leur permanence. Couvre-feu dans les quartiers habités par les députés contestés ?

Résultat de recherche d'images pour "cours legendre"
Mardi, Gilles Le Gendre, le président des députés LREM, avait envoyé à ses troupes un courrier les informant qu’il venait de saisir le ministre de l’Intérieur. "Ses troupes" (terme belliciste, s'il en est) n'avaient-elles donc rien remarqué ? 
Notons au passage que, rédactrice en chef adjointe au service Politique du Parisien-Aujourd'hui en France, Halimi relaie les propos d'un confrère, puisque Le Gendre fut directeur de la rédaction de 'L'Evénement du jeudi' et directeur de la rédaction de 'Challenges' (Perdriel et Renault). Et les deux individus n'appartiennent pas au même groupe de presse LVMH (depuis 2015), dont Alimi est la salariée au Groupe Les Echos. Visiblement, Jannick n'a rien à refuser à Gilles... Des partis-pris qui peuvent naturellement irriter les défavorisés.
"Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche", écrit le député parisien. Un peu plus que ça, Jannick, mais voyez ça entre vous ! Une radicalisation qui, de source gouvernementale, serait le fait de groupuscules extrémistes de gauche et de droite. Nous y voilà, comme à chaque mouvement contestataire ! Même pas des "casseurs" classiques, mais carrément la "lèpre" brune ou rouge à la fois...

La faute à qui ? Il faut, pour le savoir, lire la presse étrangère

Or, tout en la lisant, Le Parisien la néglige :

Des appels à vandaliser les permanences et domiciles des élus ?

Faut pas jouer avec la susceptibilité des électeurs...
Alimi n'hésite pas à sombrer dans les amalgames, puisque le pouvoir l'y engage. 
"Il est vrai" - c'est elle qui témoigne - "que les menaces se multiplient," écrit-elle, pour l'avoir sans doute constaté sur le terrain, à moins que ce ne soit à la lecture de l'AFP ou des "éléments de langage" distribués par l'Elysée, ce qui revient au même. 

L'information vient non pas du terrain ou des renseignements généraux, mais des réseaux sociaux, tous infâmes, bien que Le Parisien aille s'y encanailler. 

Las !  Yannick a une mission. 
Ce jeudi matin, des messages relayés sur les réseaux sociaux postaient les adresses de tous les députés LREM de la Région Centre. Ils appelaient à vandaliser les permanences et les domiciles privés de ces élus. 

La complotiste a le goût du secret et de la tragédie. 
"Une députée du Pas-de-Calais a été l’objet de requêtes de Gilets jaunes souhaitant la suivre dans tous ses déplacements de députée." Harcèlement ? Menaces ? Simple souhait de rencontrer une représentante du peuple ? Volonté de pédagogie auprès de élus ? D'une part, la dame n'est pas nommée () et d'autre part, elle-même banalise ce que Jannick dramatise :  "Légalement, il n’y avait rien de répréhensible, reconnaît cette élue. Mais leur insistance frôlait l’intimidation." On frôle et ça suffit... Si les manants ont l'impression d'être opprimés par la fiscalité, l'élue a elle aussi l'impression d'être intimidée. 

Dans le Gard, Olivier Gaillard, député de la cinquième circonscription, apprenait, mercredi, qu’un message représentant un cercueil à son nom et celui d’Emmanuel Macron circulait sur Facebook. Quand Facebook se rend complice de menaces sur Trump, il n'y a rien à dire. Mais que des électeurs déraillent en France et c'est un drame. Certes, condamnable, aussi.

La page était celle de "Stoptaxe#76 Dieppe", ville du communiste Sébastien Jumel. La préfecture en a aussitôt informé le ministère de l’Intérieur. La page a depuis été retirée.

"La gendarmerie a désiré me rencontrer. Je ne veux pas déposer plainte, mais je vais procéder malgré tout un signalement", nous confie Olivier Gaillard, un ancien élu socialiste. Cependant, le député ne souhaite pas faire d’amalgame : une leçon adressée à Jannick ? "Ces faits et gestes viennent d’éléments radicalisés [Ils se connaissent ? Il a des noms ?] qui n’ont plus rien à voir avec ceux qui manifestaient la semaine dernière et qui méritent, eux, toute notre attention", clame l’élu du Gard. Alors Jannick, vous faites du zèle ?

Résultat de recherche d'images pour "députée Odette Duriez"A lire Le Parisien, les "députés d'En Marche, cibles de Gilets jaunes radicalisés" seraient au nombre de deux. Bon, c'est déjà trop...

A propos, la dame dont vous taisez le nom, à la différence de son homologue masculin,  est la députée Odette Duriez, une ex-sénatrice socialiste de 70 ans, devenue députée après le décès du titulaire. Pourquoi cette discrimination genrée ? Est-ce équitable , outre la généralisation à partir de, non pas trois cibles, mais deux...
Tout ce là est moche, Jannick, de la part de professionnels, même pas digne  des réseaux !

jeudi 26 avril 2018

Tolbiac : Marianne, LeMedia (LFI) et Reporterre, en flagrant délit de "fake news"

Des pros de l'info font de l'intox à la manière des réseaux qu'ils méprisent

"Blessé grave à Tolbiac": la folle infox d'une presse engagée qui se repaît du malheur

Résultat de recherche d'images pour "evacuation de Tolbiac"
L'évacuation de Tolbiac, un site de Paris-Sorbonne que squattaient des anarcho-autonomes par la BAC et des CRS vendredi 20 avril à l’aube, aurait pu donner du grain à moudre à une certaine presse orientée. Marianne, Reporterre et Le Media avaient complaisamment relayé une rumeur  - non vérifiée - selon laquelle un blessé grave aurait été déploré vendredi, lors de cette évacuation  de la faculté de Tolbiac, évidemment qualifiée aussitôt de "musclée". 

Après Reporterre, Le Media présenta ses excuses. "Ils voulaient juste casser des mecs; tu crois que c’est normal de taper à la cheville comme ça ? Franchement, s’il décède…". Vendredi dernier, en faisant des commentaires à visée catastrophiste, un groupe d'étudiantes révolutionnaires quitte les abords de la fac de Tolbiac (XIIIe arrondissement), réhabilitée à grands frais après un désamiantage et pourtant saccagée depuis. Le Parisien écrit : "A la chaleur étouffante de cette fin avril s’ajoute l’ardeur de plusieurs centaines d’étudiants, militants et professeurs réunis devant l’enceinte bouclée par des dizaines de camions de CRS. " Les bloqueurs seraient les policiers : le monde à l'envers !

Le Parisien ne s'en tient pas là et désigne les coupables qui l'arrangent. 
"Depuis quelques heures, un bruit affole la 'Commune libre de Tolbiac' et hystérise les réseaux sociaux." Le site universitaire a été évacué à l’aube par la BAC et des CRS après un mois d’occupation et de blocage des cours, au moment des partiels. "Essayant d’échapper à la police, un homme aurait chuté d’un parapet après avoir été crocheté à la cheville par un membre des forces de l’ordre. Dans le coma ? Mort ? Gravement blessé ? s'interroge le journaliste Cyril Simon.

Il y aurait des témoins directs, clament étudiants et syndicats.  
"Six jours plus tard, la rumeur s’est totalement dégonflée," commente Le Parisien, sautant à pieds joints sur près d'une semaine d'intox malintentionnée de la presse. 
On notera avec intérêt que les tweets sont expédiés depuis l'étranger par Taranis News, ex-Rennes TV, une agence de presse alternative qui assura la promotion de 'Nuit debout", le mouvement de contestation du projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du Travail français et qui s’inscrit clairement à l’extrême gauche, dans la mouvance antifa.
Son fondateur et gérant Gaspar Glanz, 29 ans, a travaillé pour des organes d’information aussi militants qu’Antenne 2, Rue 89, Canal+, l’AFP et l’agence de presse russe Ruptly. On retrouve G. Glanz en particulier lors des affrontements hyper-violents des 'black blocks' et 'No border' avec la police lors du sommet de l’OTAN et à l'origine de saccage anti-capitaliste de Strasbourg en 2009 et du camp de réfugiés  clandestins de Calais, ainsi que ceux de Notre-Dame des Landes et de Sivens.Ganz s'est fait démasquer lors des manifestations anti-mariage entre personnes du même sexe. Sur le site de bretagne.france3.fr, on pouvait lire le titre suivant : Manif pour tous à Rennes : deux personnes, dont un journaliste [du site internet RennesTV], agressées par des anti.
Le Parisien passe directement aux excuses sans mentionner le travail de désinformation de ses confrères.
Cyril Simon
Dans un communiqué de mercredi soir, après le site alternatif Reporterre,  c’est 'Le Média', la webtélé créée par des militants insoumis de Jean-Luc Mélenchon, qui a fait "amende honorable", selon Le Parisien, non sans indulgence confraternelle de la part du journaliste C. Simon, passé par Slate. "Des excuses cosignées par l’intégralité de la rédaction," des militants habitués aux scores staliniens et solidaires jusque dans la honte. 

Reprenons le déroulé de cette "vraie fausse nouvelle" colportée par la gauche radicale : une manipulation, si la droite l'avait pareillement instrumentalisée. 

"Un mort à Tolbiac, vous confirmez ?" Il est 12h52 quand le mot "mort" est pour la première fois lâché sur Twitter. La vérité voudrait que C. Simon précisât que c'est le compte Twitter de Reporterre qui dramatise une situation explosive, sur la base du témoignage d'une "représentante de l'UNEF". Or, à Tolbiac, l'UNEF est rouge.

La victime dans le coma supposé est bientôt déclarée morte.
"A l’Assemblée générale de Science Po, on vient de nous dire qu’il y a un mort à Tolbiac, après avoir été coursé par la BAC, crâne fracassé. Etat de choc ici. Vous confirmez ?", s’indigne aussi sec le très actif compte gauchiste "Stop état d’urgence" en interpellant son homologue 'Commune Libre de Tolbiac', raconte Simon. 
"Il faudra moins de deux heures pour que cet écho se transforme en vacarme," observe pour Le Parisien Visibrain, une plateforme de veille [?] des réseaux sociaux. Répétons-le, d'abord, les twittos ne sont pas en cause.

Trois articles de presse diffusèrent l'intox

Le premier est signé du site Reporterre.net, qui parle d’un "occupant squatteur " grièvement blessé" et cite au moins deux témoins directs. 

Résultat de recherche d'images pour "evacuation de Tolbiac"
Reporterre est un site français d'actualité lancé en ...2007, se qualifiant de "quotidien de l'écologie". Il est animé par Hervé Kempf, un ancien journaliste du Monde. Il dénonça la classe oligarchique et reçut l'onction d'Hugo Chávez, mais refusa la Légion d'honneur que voulait lui décerner la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal.
Au printemps 2016, Reporterre s'est particulièrement investi dans le suivi du
mouvement 'Nuit debout' et a publié une enquête assurant révéler des éléments inédits sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens et sur la responsabilité du gouvernement.
L’hebdomadaire Marianne relaie ensuite la 'fake news' en donnant la parole à une représentante insoupçonnable de l’UNEF évoquant "un étudiant dans le coma", avant de s’amender [selon Simon] et d’évoquer une heure plus tard un "blessé grave", info tout aussi fausse. 

Le Média saute également sur l'occasion. Sur place, aucun étudiant n’est toutefois capable de fournir l’identité, l’âge ou le prénom du malheureux plongé par Reporterre dans le coma.  

Quand la préfecture de police de Paris sort de son silence, c'est pour démentir tout blessé grave. Elle mentionne simplement l’hospitalisation d’un "jeune homme" durant une heure et demi pour "une blessure au coude". Cela ne suffit pas aux trois manipulateur de l'opinion. 
Entre deux thèses complotistes, il est désormais question d’un transfert à l’hôpital Cochin par les pompiers. Ce que démentent les deux organismes, conjointement interrogés par Le Parisien et le parquet de Paris. Samedi midi, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se fend même d’un communiqué officiel, pressé par le syndicat SUD-Santé. "De source hospitalière, nous savons qu’un patient a été proposé à la grande garde de neurochirurgie mais refusé parce que ne relevant pas de la chirurgie et transféré dans un autre établissement", avait-elle indiqué. 

Les trotskistes de SUD avaient aussitôt publié une lettre soupçonneuse "Rumeur ou mensonge d’État ?".  
Mardi soir, le temps des «témoignages fallacieux» Et si l’homme hospitalisé était un migrant ayant rejoint, comme certains SDF, le site universitaire ? Cette thèse grossit à mesure que passaient les journées sans information, puisque la rumeur était sans réalité factuelle. Les étudiants assuraient même préparer leur défense et protéger les deux témoins directs. L'agit-prop mijote sans le concours  des réseaux sociaux.

Invitée dimanche soir sur France 5, Juliette, une porte-parole de 19 ans, certifie "constater" des mensonges de la part des autorités. 
Reporterre défend  sa version mordicus… jusqu’à mardi soir. Sous l'effet magique d’un article de Libération, le site accuse alors des témoignages "fallacieux". "Il n’y a pas eu de blessé grave à Tolbiac le 20 avril", lâche le journaliste "après une enquête collective" [sic, mais tardive] auprès du voisinage et des étudiants. Aucun élément probant n’a été trouvé sur l’existence par ailleurs d’une équipe de nettoyage qui serait venue nettoyer les taches de sang. 

Les premiers rétropédalages ne tardent pas chez les ex-bloqueurs de Tolbiac. Ces prétendus témoins directs, "ce sont les mêmes qui se sont confié.e.s aux un.e.s et aux autres", tweete mardi soir le compte 'Cortège de tête'. Nous partageons la responsabilité d’avoir fait écho de témoignages erronés". Ils assument... Et alors ? Macron aurait-il fait école en leur sein ?

Mercredi après-midi, la 'Commune Libre' de Tolbiac n'a, quant à elle, toujours pas fait "amende honorable"
Résultat de recherche d'images pour "evacuation de Tolbiac"
Les anars n'auront pas ce courage et partageront les bobards de Leïla, cette porte-parole sur-mesures interrogée par le site de propagande de LFI, Le Média, dans une vidéo virale. 

Accusée par Libération d’avoir menti sur son rôle de témoin oculaire,
elle n'hésite pas à dénoncer mercredi un "article diffamatoire". "ON a vu un gars devant les grilles avec la tête complètement explosée et une flaque énorme […] La personne est actuellement dans un coma profond", avait affirmé vendredi après-midi ce modèle de vertu révolutionnaire. 

Elle précise désormais avoir utilisé le "on" devant les caméras
"au nom d’un collectif qui souhaitait faire état des témoignages recueillis".  Une version que Le Parisien accepte pour sa part de confirmer, sans se porter garant de la tenue des autres entretiens. Souvent imprécise dans ses réponses, Leïla nous a toutefois assuré n’avoir rien vu de ses propres yeux. 
Micro en main devant Tolbiac vendredi, elle lançait même à la foule un appel à témoins pour éclaircir "cette situation floue". Maladresses de langage de sa part, mensonge éhonté ou manipulation de La France insoumise ?

Aujourd’hui, si les media semblent laisser mourir la rumeur de mort lente, elle n’est pas encore totalement éteinte. De nombreux militants détournent l'attention du " blessé grave" sur les "violences policières", une valeur sûre. 
Tous demandent désormais que soient examinées les images des caméras de vidéoprotection situés rue Baudricourt, à l’arrière du centre Tolbiac, entre 5h30 et 6h30 du matin, au moment de l’évacuation et de la supposée chute. 
Jointe mercredi matin, la préfecture de police de Paris confirme la présence de ces appareils sans indiquer s’ils lui appartiennent. "Seules les autorités judiciaires peuvent choisir de consulter et diffuser ses images, poursuit-elle. Et il faut pour cela qu’une plainte soit déposée ou qu’une enquête soit ouverte". Ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

Gérard Miller, cofondateur du Média, se ridiculise

Sans vergogne, le psy dérangé tente de justifier la diffusion de la fake news sur l'évacuation de Tolbiac.
Résultat de recherche d'images pour "docteur maboul"
"Evidemment, il n'y a pas eu de blessé grave, un blessé dans le coma après l'intervention brutale de la police à Tolbiac." Cette mise au point, quatre jours après la préfecture de police et l'AP-HP, est signée Gérard Miller, cofondateur du Média, l'un des sites qui ont relayé avec le plus d'insistance ce qui s'est avéré être une manipulation politique de la presse d'opinion.

Mais l'ancien chroniqueur de Michel Drucker et de Laurent Ruquier, ce proche de Jean-Luc Mélenchon ne présente pas d'excuses et tente même de se justifier, ce mercredi 25 avril, après avoir propagé cette fausse information.

Miller noie le poisson.  De l'évacuation musclée du site Mendes-France de l'université Paris 1 à Tolbiac qui s'est déroulée vendredi 20 avril. Rapidement après les faits, au moins trois témoins évoquent le cas d'un individu qui aurait été grièvement blessé en tentant de fuir la police. Aucune des personnes rencontrées par Le HuffPost n'a été en capacité de décrire la personne blessée ni de dire où l'accident aurait précisément eu lieu.

Miller est à l'aise avec les dérangés.
Résultat de recherche d'images pour "evacuation de Tolbiac"

Après les deux démentis,
Gérard Miller et la direction du Média prennent la parole, mais ne reconnaissent pas leur récupération des égarements de leur base militante. Au contraire, le site continue d'estimer qu'il a bien fait de donner la parole à cette jeune femme qui portait une accusation aussi lourde de conséquences.

Miller - et avec lui Le Media - se déconsidèrent à jamais.
"Evidemment lorsqu'on prend le risque de recueillir les témoignages de gens qui ont vécu un événement traumatisant [le soignant est-il plus malade que le patient ?], on prend le risque d'avoir des témoignages qui peuvent se révéler inexacts, imprécis. (...) Comment en vouloir à un certain nombre de médias d'avoir donné la parole à ces étudiants traumatisés", se demande Gérard Miller. Et le psychanalyste d'enchaîner avec une valorisation du déraillement de son media.
"Il est décisif que les témoins des événements puissent parler avec leur façon de faire, avec leur émotion avec parfois leurs inexactitudes qu'on soulignera. Mais ne faisons pas en sorte qu'une chape de plomb retombe sur les témoins des événements violents [généralisation et amalgame]. Ne partons pas du principe qu'il ne faut donner la parole qu'à des journalistes après un jour ou deux d'enquête, exhorte-t-il encore. [Défend-il pareillement le crédit à accorder aux réseaux sociaux ?] Mais sur le fond, la violence policière, c'est ça que les étudiants ont traduit à leur façon et c'est ça qu'il fallait effectivement transmettre largement", délire-t-il.

Au risque donc de relayer une infotox pendant plusieurs jours; une obstination sur une longue durée qui ne dérange pas Gérard Miller, selon lequel "cette info inexacte (a été) vite corrigée". Dans Le Monde, le docteur Maboul affirme ne pas vouloir se "laisser impressionner par les cris d'orfraie des défenseurs de l'exactitude".
Analyse mise en valeur par le blog...