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mardi 25 février 2020

Le photographe Gaspard Glanz a mis un coup de boule à un magistrat

L'agression a eu lieu lors du blocage du tribunal judiciaire de Paris par un collectif d'avocats en grève contre la réforme des retraites

Le magistrat du tribunal judiciaire de Paris a déposé une plainte pour violences 

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Glanz, journaliste de combat. Contre le système
Il a en effet été agressé par un individu porteur d'une caméra, lundi 24 matin. Le journaliste s'est fait connaître auprès des policiers venus l'interpeller après l'agression. Originaire de Strasbourg et connu pour couvrir régulièrement les manifestations de voie publique, il s'agit de Gaspard Glanz, 32 ans. 
Lors de son audition, il s'est prévalu de son statut de "journaliste avec statut d'auteur pour l'agence Taranis", du nom d'une divinité celte, le dieu du tonnerre, et de la foudre...
Cette agence de presse créée par le journaliste indépendant Gaspard Glanz, arrêté à Paris lors d'une manifestation de gilets jaunes, s'est imposée comme une source respectée de suivi "brut" des mouvements sociaux, sans analyses, ni contextualisation, ni presque aucun entretien : sur le site de Taranis News, créé en 2012, on ne trouve que du son et de l'image, de longues vidéos au montage très sobre, qui immergent le visiteur dans les mobilisations sociales de France (manifestations contre la loi travail, Nuit Debout, évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et, pendant toute la durée des événements, presque exclusivement de longs films au coeur des "actes" de mobilisation des Gilets Jaunes. Gaspard Glanz a d'ailleurs été interpellé le samedi 20 avril place de la République et a passé quarante-huit heures en garde à vue.
Taranis News est plutôt le média de la rue. "On fait ce que j'appelle du street journalism, un journalisme urbain, pour les jeunes, car 90 % des visiteurs de notre site ont entre 17 et 35 ans", assumait auprès de L'Obs Gaspard Glanz en 2016, qui confiait son intérêt pour "la foule en général : les festivals, les manifestations, les rassemblements", suivant le principe "Liberté, égalité, full HD") et la mise à disposition des media. Taranis affirme sur Twitter avoir eu "quasiment toute la presse française en clients" depuis 2012, dont l'Agence France Presse...
Sa valeur ajoutée est évidente : rompus aux mouvements sociaux dont ils maîtrisent - de l'intérieur - les codes et connaissent l'atmosphère, les reporters produisent un contenu d'un nouveau genre, immersif et brut de décoffrage. Plusieurs films produits par l'agence assurent sa réputation : en 2017, au cours d'une manifestation Glanz "grille" des agents de police "déguisés" en journalistes et les filme en les provoquant...
Le reporter, qui ne possède pas de carte de presse, se fait également connaître en filmant de près les rixes et bagarres entre policiers et "black bloc".
Après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla,
Taranis publie des images tournées le 1er mai qui montrent le conseiller de l'Elysée "grimé en policier en civil".
Le fondateur de Tanaris News est-il journaliste, militant ou les deux? L'intéressé objecte que ses vidéos, brutes, ne comportent pas de voix off ni de parti pris. Lui se contente de filmer ce qu'il a vu, en montant simplement ses rushes en longues vidéos. Par ailleurs, Taranis fonctionne en "autogestion" : Gaspard Glanz ne donne pas de consignes à son équipe qui consacre des contenus à ce qu'elle souhaite traiter, mais les sujets choisis par Taranis reflètent les centres d'intérêts et les convictions de ses journalistes :  mouvements sociaux et activisme de la gauche radicale et libertaire. De quoi dessiner une ligne éditoriale, certes, mais en fournissant un contenu non militant. Gaspard Glanz  est évidemment honni de la police : en 2016, il a été poursuivi pour avoir posté une photo de membres des forces de l'ordre accompagnée de la légende : "Ein Reich, ein Volk, ein Führer" ("Un peuple, un pays, un guide", le slogan des nazis).
D'après Le Point, il est "fiché S par trois services de renseignement" en raison de son appartenance à "la mouvance anarcho-autonome", et "souvent aux côtés de l'ultragauche ou des zadistes".
Le coup de boule aurait été donné à l'issue des dépositions des protagonistes et d'un témoin oculaire : alors que le magistrat tentait de se rendre sur son lieu de travail et d'accéder à son bureau, il a été empêché de passer en raison du blocus mis en place par une quinzaine d'avocats qui protestaient contre la réforme des retraites. Le cadre de la justice et les robes noires ont échangé leurs points de vue, comme d'autres leurs témoins, avant de se retrouver sur le pré au petit matin.

Le magistrat a fait valoir que le contraindre à ne pas remplir ses fonctions n'est pas un des objectifs de leur manifestation. A ce moment, un "cameraman" arrive dans son dos et le magistrat s'aperçoit alors qu'il est filmé. Il pose alors sa main sur l'objectif : le droit à l'image, ça existe ! L'homme à la caméra devient virulent et tutoie sa cible: la provocation précipite d'ordinaire l'affrontement et c'est le buzz assuré, et aussi une rentrée d'argent. Gaspard Glanz ne décline ni son identité ni sa qualité, selon un témoin. Glanz demande au magistrat de retirer sa main de l'objectif; celui-ci répond qu'il ne la retirera que lorsqu'il arrêtera de filmer. C'est alors que l'activiste assène un coup de tête à celui qui refuse d'être filmé. Le magistrat est atteint à l'arête du nez et reste sonné. En se rendant aux urgences médico-judiciaires, le médecin lui prescrit une ITT de moins de huit jours. Le magistrat a précisé que l'auteur des coups ne savait pas a priori qu'il était magistrat.

Le suspect veut collaborer avec la police

Le cameraman a aussitôt été interpellé et conduit au commissariat. S'il a accepté de décliner son identité et son CV et a reconnu avoir été présent sur les lieux du délit mais il a fait valoir son droit au silence en ce qui concerne les circonstances de l'agression. Il a simplement répondu par l'affirmative à la question de savoir s'il savait que des magistrats étaient présents ce matin-là sans toutefois en avoir identifié lui-même.
Néanmoins, il a affirmé qu'il souhaitait collaborer avec la police, mais exigeait la possibilité de mettre ses rushes à l'abri, mais aussi à disposition de la justice.

 

mardi 23 avril 2019

RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer dans la France de Macron

L'Acte 23 des Gilets jaunes a été l'occasion de règlements de comptes de l'Etat avec la presse non alignée

Après des incidents avec les forces de l'ordre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters dans frontières (RSF) font état d'atteintes à la liberté d'informer.

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Deux journalistes en garde à vue, plusieurs touchés par des grenades de désencerclement… Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières​ (RSF) ont dénoncé dimanche des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes samedi lors de l’acte 23 des Gilets jaunes. "Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents", a révélé Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, suite notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland (reporter indépendant de 'Street Politics').

Ces deux poils à gratter de Macron ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", selon le Parquet de Paris.
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
23e samedi des Gilets Jaunes : respectez la liberté de manifester et d’informer !

A la veille du 23e samedi de manifestations des Gilets Jaunes, le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, constate :
- que le gouvernement n’a toujours pas proposé de solution politique en réponse aux revendications sociales des femmes et des hommes qui manifestent depuis plus de cinq mois dans notre pays ;
- que les manifestant(e)s sont soumis(e)s à des entraves dans leurs droits constitutionnels ;
- que les forces de police et de gendarmerie utilisent des matériels dangereux à l'encontre des citoyen(ne)s ;
- que loin de laisser la presse faire son travail, de nombreux témoignages (comme la semaine dernière à Toulouse) démontrent que les forces de l’ordre agissent brutalement contre les journalistes, comme en témoignent les 62 signalements effectués par notre confrère David Dufresne.
Le SNJ rappelle qu’il est aux côtés des journalistes victimes et interpelle les ministres concernés :
La France ne doit pas devenir un pays de non-droits.
Respectez et faites respecter la liberté de manifester et d’informer !
Paris, le 19 Avril 2019
"Assurer la sécurité des manifestants et des journalistes"
Le ministère de l’Intérieur répète à l'envi que "les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – prises à partie. Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées" (déclaration du dimanche 21 avril) .

"Une pente très dangereuse"
"On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés", a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. "Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée", a-t-il insisté. 
La question est de savoir si ils ont reçu des consignes de leur hiérarchie et à quel niveau supérieur.

"Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des Gilets jaunes qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés "Presse" au moment où ils sont en train de filmer ou photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public" [et la démocratie], a de son côté regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF. "Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. 
Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre", a-t-elle rappelé.

Plusieurs journalistes blessés

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations, alors que les anarcho-révolutionnaires du Black bloc s'étaient très peu mobilisés. 21 personnes ont été interpellées à titre préventif et placées en garde à vue.

En milieu d'après-midi, la police avait procédé à Paris à 189 interpellations et à plus de 17.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. 
A 16h, 122 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont 4 mineurs.


Communiqué :
Lors de la 22e journée de mobilisation à Toulouse samedi 13 avril, la répression policière a été d’une forte intensité.
La presse a été particulièrement ciblée.
SEPT journalistes ont été la cible de violences physiques de la part de la police et des CRS.

Une journaliste de TVBruits a été blessée à la tête par une grenade lacrymogène, elle a été soignée immédiatement par une équipe de streetmedics de La Rochelle et est hors de danger.

Un journaliste filmant en live pour le site 'Révolution Permanente' a été blessé par une grenade explosive de désencerclement reçu au niveau des jambes.

Deux journalistes ont été violemment agressés rue Merly. Un policier de la BAC a arraché le sac à dos de la journaliste, puis la bousculée et jetée au sol, arraché son casque, lui a donné plusieurs coups de matraque, un coup de pied. Le photographe a côté d’elle a tenté de la protéger, il a reçu plusieurs coups de matraque et coup de pieds, son matériel a été cassé.

Un cinquième nom se rajoute [s'ajoute] à la liste des journalistes frappés par la police samedi 13 avril à Toulouse. Il s’agit du caméraman de l’émission Quotidien sur TMC, frappé à coups de matraque quand lui aussi essayait de sortir de la nasse policière de 12h, allée Jean Jaurès.

Un photographe a reçu un coup de matraque ayant cassé son objectif rue Alsace Lorraine.

Un photographe a été plaqué au sol avec son trépied, son matériel cassé, rue Alsace Lorraine.

Face à une telle situation, nous tenons à interpeller citoyens et responsables politiques sur les dérives autoritaires de l’état constituant une atteinte à la liberté de la presse, qui se joint à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Nos équipes présentes de 9h30 à 19h sur le terrain n’ont à aucun moment été la cible d’agressions verbales ou physiques de la part des manifestants gilets jaunes et ne nous ont pas empêchés de faire nos reportages. Comme lors des 21 manifestations précédentes organisées par les Gilets jaunes.

TVBRUITS

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse "a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes" et a "pris un coup, hors action" d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin. 

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des " treet medics".
Phénomène préoccupant, une libération de la parole contre la profession et une rhétorique anti-média dans bon nombre de démocraties s’est installé en Europe en 2018. RSF ne se préoccupe pas des motifs de colère dans la population; il élude. Les journalistes sont déclarés persona non grata, menacés et insultés par des personnalités qui sont au plus haut sommet du pouvoir. Cette tendance s’amplifie, notamment en France (32e, +1), où le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que la haine des journalistes était “saine et juste”. Elle est proportionnée à la désinformation et au parti-pris.

Mercredi 4 avril 2018, Street Politics avait déjà alerté les démocrates : "la police réprime à la manif des cheminots" 
"Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5.000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics."

Interpellé samedi lors de l'Acte XXII des Gilets jaunes, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé pour "outrage", le 18 octobre. Dans l'attente, il est interdit de venir à Paris chaque samedi avant son procès, dans six mois.

Pour son avocat, les poursuites contre son client sont une forme de pression politique. Il dénonce notamment le deuxième chef d’infraction initialement retenu contre son client lors de sa garde à vue : "Le motif de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations est un délit qui punit une intention et non pas des actes. Gaspard Glanz, comme des milliers de manifestants, est mis en cause en raison de ce texte et nous espérons que celui-ci sera abrogé", assure-t-il.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air
Lundi, à 10 heures, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat où M. Glanz était gardé à vue. 
Selon la rubrique CheckNews de Libération, Gaspard Glanz avait auparavant interpellé le groupe de CRS, demandant à parler "au commissaire" après avoir été visé par un tir de grenade lacrymogène consécutif à un doigt d’honneur contre un policier. Une source judiciaire précise au Monde que sa garde à vue avait justement été prolongée dimanche afin de "permettre la poursuite des investigations en présence de la personne".

jeudi 26 avril 2018

Tolbiac : Marianne, LeMedia (LFI) et Reporterre, en flagrant délit de "fake news"

Des pros de l'info font de l'intox à la manière des réseaux qu'ils méprisent

"Blessé grave à Tolbiac": la folle infox d'une presse engagée qui se repaît du malheur

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L'évacuation de Tolbiac, un site de Paris-Sorbonne que squattaient des anarcho-autonomes par la BAC et des CRS vendredi 20 avril à l’aube, aurait pu donner du grain à moudre à une certaine presse orientée. Marianne, Reporterre et Le Media avaient complaisamment relayé une rumeur  - non vérifiée - selon laquelle un blessé grave aurait été déploré vendredi, lors de cette évacuation  de la faculté de Tolbiac, évidemment qualifiée aussitôt de "musclée". 

Après Reporterre, Le Media présenta ses excuses. "Ils voulaient juste casser des mecs; tu crois que c’est normal de taper à la cheville comme ça ? Franchement, s’il décède…". Vendredi dernier, en faisant des commentaires à visée catastrophiste, un groupe d'étudiantes révolutionnaires quitte les abords de la fac de Tolbiac (XIIIe arrondissement), réhabilitée à grands frais après un désamiantage et pourtant saccagée depuisLe Parisien écrit : "A la chaleur étouffante de cette fin avril s’ajoute l’ardeur de plusieurs centaines d’étudiants, militants et professeurs réunis devant l’enceinte bouclée par des dizaines de camions de CRS. " Les bloqueurs seraient les policiers : le monde à l'envers !

Le Parisien ne s'en tient pas là et désigne les coupables qui l'arrangent. 
"Depuis quelques heures, un bruit affole la 'Commune libre de Tolbiac' et hystérise les réseaux sociaux." Le site universitaire a été évacué à l’aube par la BAC et des CRS après un mois d’occupation et de blocage des cours, au moment des partiels. "Essayant d’échapper à la police, un homme aurait chuté d’un parapet après avoir été crocheté à la cheville par un membre des forces de l’ordre. Dans le coma ? Mort ? Gravement blessé ? s'interroge le journaliste Cyril Simon.

Il y aurait des témoins directs, clament étudiants et syndicats.  
"Six jours plus tard, la rumeur s’est totalement dégonflée," commente Le Parisien, sautant à pieds joints sur près d'une semaine d'intox malintentionnée de la presse. 
On notera avec intérêt que les tweets sont expédiés depuis l'étranger par Taranis News, ex-Rennes TV, une agence de presse alternative qui assura la promotion de 'Nuit debout", le mouvement de contestation du projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du Travail français et qui s’inscrit clairement à l’extrême gauche, dans la mouvance antifa.
Son fondateur et gérant Gaspar Glanz, 29 ans, a travaillé pour des organes d’information aussi militants qu’Antenne 2, Rue 89, Canal+, l’AFP et l’agence de presse russe Ruptly. On retrouve G. Glanz en particulier lors des affrontements hyper-violents des 'black blocks' et 'No border' avec la police lors du sommet de l’OTAN et à l'origine de saccage anti-capitaliste de Strasbourg en 2009 et du camp de réfugiés  clandestins de Calais, ainsi que ceux de Notre-Dame des Landes et de Sivens.Ganz s'est fait démasquer lors des manifestations anti-mariage entre personnes du même sexe. Sur le site de bretagne.france3.fr, on pouvait lire le titre suivant : Manif pour tous à Rennes : deux personnes, dont un journaliste [du site internet RennesTV], agressées par des anti.
Le Parisien passe directement aux excuses sans mentionner le travail de désinformation de ses confrères.
Cyril Simon
Dans un communiqué de mercredi soir, après le site alternatif Reporterre,  c’est 'Le Média', la webtélé créée par des militants insoumis de Jean-Luc Mélenchon, qui a fait "amende honorable", selon Le Parisien, non sans indulgence confraternelle de la part du journaliste C. Simon, passé par Slate. "Des excuses cosignées par l’intégralité de la rédaction," des militants habitués aux scores staliniens et solidaires jusque dans la honte. 

Reprenons le déroulé de cette "vraie fausse nouvelle" colportée par la gauche radicale : une manipulation, si la droite l'avait pareillement instrumentalisée

"Un mort à Tolbiac, vous confirmez ?" Il est 12h52 quand le mot "mort" est pour la première fois lâché sur Twitter. La vérité voudrait que C. Simon précisât que c'est le compte Twitter de Reporterre qui dramatise une situation explosive, sur la base du témoignage d'une "représentante de l'UNEF". Or, à Tolbiac, l'UNEF est rouge.

La victime dans le coma supposé est bientôt déclarée morte.
"A l’Assemblée générale de Science Po, on vient de nous dire qu’il y a un mort à Tolbiac, après avoir été coursé par la BAC, crâne fracassé. Etat de choc ici. Vous confirmez ?", s’indigne aussi sec le très actif compte gauchiste "Stop état d’urgence" en interpellant son homologue 'Commune Libre de Tolbiac', raconte Simon. 
"Il faudra moins de deux heures pour que cet écho se transforme en vacarme," observe pour Le Parisien Visibrain, une plateforme de veille [?] des réseaux sociaux. Répétons-le, d'abord, les twittos ne sont pas en cause.

Trois articles de presse diffusèrent l'intox

Le premier est signé du site Reporterre.net, qui parle d’un "occupant squatteur " grièvement blessé" et cite au moins deux témoins directs. 

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Reporterre est un site français d'actualité lancé en ...2007, se qualifiant de "quotidien de l'écologie". Il est animé par Hervé Kempf, un ancien journaliste du Monde. Il dénonça la classe oligarchique et reçut l'onction d'Hugo Chávez, mais refusa la Légion d'honneur que voulait lui décerner la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal.
Au printemps 2016, Reporterre s'est particulièrement investi dans le suivi du
mouvement 'Nuit debout' et a publié une enquête assurant révéler des éléments inédits sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens et sur la responsabilité du gouvernement.
L’hebdomadaire Marianne relaie ensuite la 'fake news' en donnant la parole à une représentante insoupçonnable de l’UNEF évoquant "un étudiant dans le coma", avant de s’amender [selon Simon] et d’évoquer une heure plus tard un "blessé grave", info tout aussi fausse. 

Le Média saute également sur l'occasion. Sur place, aucun étudiant n’est toutefois capable de fournir l’identité, l’âge ou le prénom du malheureux plongé par Reporterre dans le coma.  

Quand la préfecture de police de Paris sort de son silence, c'est pour démentir tout blessé grave. Elle mentionne simplement l’hospitalisation d’un "jeune homme" durant une heure et demi pour "une blessure au coude". Cela ne suffit pas aux trois manipulateur de l'opinion. 
Entre deux thèses complotistes, il est désormais question d’un transfert à l’hôpital Cochin par les pompiers. Ce que démentent les deux organismes, conjointement interrogés par Le Parisien et le parquet de Paris. Samedi midi, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se fend même d’un communiqué officiel, pressé par le syndicat SUD-Santé. "De source hospitalière, nous savons qu’un patient a été proposé à la grande garde de neurochirurgie mais refusé parce que ne relevant pas de la chirurgie et transféré dans un autre établissement", avait-elle indiqué. 

Les trotskistes de SUD avaient aussitôt publié une lettre soupçonneuse "Rumeur ou mensonge d’État ?".  
Mardi soir, le temps des «témoignages fallacieux» Et si l’homme hospitalisé était un migrant ayant rejoint, comme certains SDF, le site universitaire ? Cette thèse grossit à mesure que passaient les journées sans information, puisque la rumeur était sans réalité factuelle. Les étudiants assuraient même préparer leur défense et protéger les deux témoins directs. L'agit-prop mijote sans le concours  des réseaux sociaux.

Invitée dimanche soir sur France 5, Juliette, une porte-parole de 19 ans, certifie "constater" des mensonges de la part des autorités. 
Reporterre défend  sa version mordicus… jusqu’à mardi soir. Sous l'effet magique d’un article de Libération, le site accuse alors des témoignages "fallacieux". "Il n’y a pas eu de blessé grave à Tolbiac le 20 avril", lâche le journaliste "après une enquête collective[sic, mais tardive] auprès du voisinage et des étudiants. Aucun élément probant n’a été trouvé sur l’existence par ailleurs d’une équipe de nettoyage qui serait venue nettoyer les taches de sang. 

Les premiers rétropédalages ne tardent pas chez les ex-bloqueurs de Tolbiac. Ces prétendus témoins directs, "ce sont les mêmes qui se sont confié.e.s aux un.e.s et aux autres", tweete mardi soir le compte 'Cortège de tête'. Nous partageons la responsabilité d’avoir fait écho de témoignages erronés". Ils assument... Et alors ? Macron aurait-il fait école en leur sein ?

Mercredi après-midi, la 'Commune Libre' de Tolbiac n'a, quant à elle, toujours pas fait "amende honorable"
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Les anars n'auront pas ce courage et partageront les bobards de Leïla, cette porte-parole sur-mesures interrogée par le site de propagande de LFI, Le Média, dans une vidéo virale. 

Accusée par Libération d’avoir menti sur son rôle de témoin oculaire,
elle n'hésite pas à dénoncer mercredi un "article diffamatoire". "ON a vu un gars devant les grilles avec la tête complètement explosée et une flaque énorme […] La personne est actuellement dans un coma profond", avait affirmé vendredi après-midi ce modèle de vertu révolutionnaire. 

Elle précise désormais avoir utilisé le "on" devant les caméras
"au nom d’un collectif qui souhaitait faire état des témoignages recueillis".  Une version que Le Parisien accepte pour sa part de confirmer, sans se porter garant de la tenue des autres entretiens. Souvent imprécise dans ses réponses, Leïla nous a toutefois assuré n’avoir rien vu de ses propres yeux. 
Micro en main devant Tolbiac vendredi, elle lançait même à la foule un appel à témoins pour éclaircir "cette situation floue". Maladresses de langage de sa part, mensonge éhonté ou manipulation de La France insoumise ?

Aujourd’hui, si les media semblent laisser mourir la rumeur de mort lente, elle n’est pas encore totalement éteinte. De nombreux militants détournent l'attention du " blessé grave" sur les "violences policières", une valeur sûre. 
Tous demandent désormais que soient examinées les images des caméras de vidéoprotection situés rue Baudricourt, à l’arrière du centre Tolbiac, entre 5h30 et 6h30 du matin, au moment de l’évacuation et de la supposée chute. 
Jointe mercredi matin, la préfecture de police de Paris confirme la présence de ces appareils sans indiquer s’ils lui appartiennent. "Seules les autorités judiciaires peuvent choisir de consulter et diffuser ses images, poursuit-elle. Et il faut pour cela qu’une plainte soit déposée ou qu’une enquête soit ouverte". Ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

Gérard Miller, cofondateur du Média, se ridiculise

Sans vergogne, le psy dérangé tente de justifier la diffusion de la fake news sur l'évacuation de Tolbiac.
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"Evidemment, il n'y a pas eu de blessé grave, un blessé dans le coma après l'intervention brutale de la police à Tolbiac." Cette mise au point, quatre jours après la préfecture de police et l'AP-HP, est signée Gérard Miller, cofondateur du Média, l'un des sites qui ont relayé avec le plus d'insistance ce qui s'est avéré être une manipulation politique de la presse d'opinion.

Mais l'ancien chroniqueur de Michel Drucker et de Laurent Ruquier, ce proche de Jean-Luc Mélenchon ne présente pas d'excuses et tente même de se justifier, ce mercredi 25 avril, après avoir propagé cette fausse information.

Miller noie le poisson.  De l'évacuation musclée du site Mendes-France de l'université Paris 1 à Tolbiac qui s'est déroulée vendredi 20 avril. Rapidement après les faits, au moins trois témoins évoquent le cas d'un individu qui aurait été grièvement blessé en tentant de fuir la police. Aucune des personnes rencontrées par Le HuffPost n'a été en capacité de décrire la personne blessée ni de dire où l'accident aurait précisément eu lieu.

Miller est à l'aise avec les dérangés.
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Après les deux démentis,
Gérard Miller et la direction du Média prennent la parole, mais ne reconnaissent pas leur récupération des égarements de leur base militante. Au contraire, le site continue d'estimer qu'il a bien fait de donner la parole à cette jeune femme qui portait une accusation aussi lourde de conséquences.

Miller - et avec lui Le Media - se déconsidèrent à jamais.
"Evidemment lorsqu'on prend le risque de recueillir les témoignages de gens qui ont vécu un événement traumatisant [le soignant est-il plus malade que le patient ?], on prend le risque d'avoir des témoignages qui peuvent se révéler inexacts, imprécis. (...) Comment en vouloir à un certain nombre de médias d'avoir donné la parole à ces étudiants traumatisés", se demande Gérard Miller. Et le psychanalyste d'enchaîner avec une valorisation du déraillement de son media.
"Il est décisif que les témoins des événements puissent parler avec leur façon de faire, avec leur émotion avec parfois leurs inexactitudes qu'on soulignera. Mais ne faisons pas en sorte qu'une chape de plomb retombe sur les témoins des événements violents [généralisation et amalgame]. Ne partons pas du principe qu'il ne faut donner la parole qu'à des journalistes après un jour ou deux d'enquête, exhorte-t-il encore. [Défend-il pareillement le crédit à accorder aux réseaux sociaux ?] Mais sur le fond, la violence policière, c'est ça que les étudiants ont traduit à leur façon et c'est ça qu'il fallait effectivement transmettre largement", délire-t-il.

Au risque donc de relayer une infotox pendant plusieurs jours; une obstination sur une longue durée qui ne dérange pas Gérard Miller, selon lequel "cette info inexacte (a été) vite corrigée". Dans Le Monde, le docteur Maboul affirme ne pas vouloir se "laisser impressionner par les cris d'orfraie des défenseurs de l'exactitude".
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