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mardi 23 avril 2019

RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer dans la France de Macron

L'Acte 23 des Gilets jaunes a été l'occasion de règlements de comptes de l'Etat avec la presse non alignée

Après des incidents avec les forces de l'ordre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters dans frontières (RSF) font état d'atteintes à la liberté d'informer.

Résultat de recherche d'images pour "Gaspard Glanz"
Deux journalistes en garde à vue, plusieurs touchés par des grenades de désencerclement… Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières​ (RSF) ont dénoncé dimanche des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes samedi lors de l’acte 23 des Gilets jaunes. "Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents", a révélé Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, suite notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland (reporter indépendant de 'Street Politics').

Ces deux poils à gratter de Macron ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", selon le Parquet de Paris.
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
23e samedi des Gilets Jaunes : respectez la liberté de manifester et d’informer !

A la veille du 23e samedi de manifestations des Gilets Jaunes, le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, constate :
- que le gouvernement n’a toujours pas proposé de solution politique en réponse aux revendications sociales des femmes et des hommes qui manifestent depuis plus de cinq mois dans notre pays ;
- que les manifestant(e)s sont soumis(e)s à des entraves dans leurs droits constitutionnels ;
- que les forces de police et de gendarmerie utilisent des matériels dangereux à l'encontre des citoyen(ne)s ;
- que loin de laisser la presse faire son travail, de nombreux témoignages (comme la semaine dernière à Toulouse) démontrent que les forces de l’ordre agissent brutalement contre les journalistes, comme en témoignent les 62 signalements effectués par notre confrère David Dufresne.
Le SNJ rappelle qu’il est aux côtés des journalistes victimes et interpelle les ministres concernés :
La France ne doit pas devenir un pays de non-droits.
Respectez et faites respecter la liberté de manifester et d’informer !
Paris, le 19 Avril 2019
"Assurer la sécurité des manifestants et des journalistes"
Le ministère de l’Intérieur répète à l'envi que "les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – prises à partie. Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées" (déclaration du dimanche 21 avril) .

"Une pente très dangereuse"
"On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés", a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. "Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée", a-t-il insisté. 
La question est de savoir si ils ont reçu des consignes de leur hiérarchie et à quel niveau supérieur.

"Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des Gilets jaunes qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés "Presse" au moment où ils sont en train de filmer ou photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public" [et la démocratie], a de son côté regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF. "Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. 
Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre", a-t-elle rappelé.

Plusieurs journalistes blessés

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations, alors que les anarcho-révolutionnaires du Black bloc s'étaient très peu mobilisés. 21 personnes ont été interpellées à titre préventif et placées en garde à vue.

En milieu d'après-midi, la police avait procédé à Paris à 189 interpellations et à plus de 17.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. 
A 16h, 122 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont 4 mineurs.


Communiqué :
Lors de la 22e journée de mobilisation à Toulouse samedi 13 avril, la répression policière a été d’une forte intensité.
La presse a été particulièrement ciblée.
SEPT journalistes ont été la cible de violences physiques de la part de la police et des CRS.

Une journaliste de TVBruits a été blessée à la tête par une grenade lacrymogène, elle a été soignée immédiatement par une équipe de streetmedics de La Rochelle et est hors de danger.

Un journaliste filmant en live pour le site 'Révolution Permanente' a été blessé par une grenade explosive de désencerclement reçu au niveau des jambes.

Deux journalistes ont été violemment agressés rue Merly. Un policier de la BAC a arraché le sac à dos de la journaliste, puis la bousculée et jetée au sol, arraché son casque, lui a donné plusieurs coups de matraque, un coup de pied. Le photographe a côté d’elle a tenté de la protéger, il a reçu plusieurs coups de matraque et coup de pieds, son matériel a été cassé.

Un cinquième nom se rajoute [s'ajoute] à la liste des journalistes frappés par la police samedi 13 avril à Toulouse. Il s’agit du caméraman de l’émission Quotidien sur TMC, frappé à coups de matraque quand lui aussi essayait de sortir de la nasse policière de 12h, allée Jean Jaurès.

Un photographe a reçu un coup de matraque ayant cassé son objectif rue Alsace Lorraine.

Un photographe a été plaqué au sol avec son trépied, son matériel cassé, rue Alsace Lorraine.

Face à une telle situation, nous tenons à interpeller citoyens et responsables politiques sur les dérives autoritaires de l’état constituant une atteinte à la liberté de la presse, qui se joint à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Nos équipes présentes de 9h30 à 19h sur le terrain n’ont à aucun moment été la cible d’agressions verbales ou physiques de la part des manifestants gilets jaunes et ne nous ont pas empêchés de faire nos reportages. Comme lors des 21 manifestations précédentes organisées par les Gilets jaunes.

TVBRUITS

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse "a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes" et a "pris un coup, hors action" d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin. 

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des " treet medics".
Phénomène préoccupant, une libération de la parole contre la profession et une rhétorique anti-média dans bon nombre de démocraties s’est installé en Europe en 2018. RSF ne se préoccupe pas des motifs de colère dans la population; il élude. Les journalistes sont déclarés persona non grata, menacés et insultés par des personnalités qui sont au plus haut sommet du pouvoir. Cette tendance s’amplifie, notamment en France (32e, +1), où le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que la haine des journalistes était “saine et juste”. Elle est proportionnée à la désinformation et au parti-pris.

Mercredi 4 avril 2018, Street Politics avait déjà alerté les démocrates : "la police réprime à la manif des cheminots" 
"Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5.000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics."

Interpellé samedi lors de l'Acte XXII des Gilets jaunes, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé pour "outrage", le 18 octobre. Dans l'attente, il est interdit de venir à Paris chaque samedi avant son procès, dans six mois.

Pour son avocat, les poursuites contre son client sont une forme de pression politique. Il dénonce notamment le deuxième chef d’infraction initialement retenu contre son client lors de sa garde à vue : "Le motif de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations est un délit qui punit une intention et non pas des actes. Gaspard Glanz, comme des milliers de manifestants, est mis en cause en raison de ce texte et nous espérons que celui-ci sera abrogé", assure-t-il.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air
Lundi, à 10 heures, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat où M. Glanz était gardé à vue. 
Selon la rubrique CheckNews de Libération, Gaspard Glanz avait auparavant interpellé le groupe de CRS, demandant à parler "au commissaire" après avoir été visé par un tir de grenade lacrymogène consécutif à un doigt d’honneur contre un policier. Une source judiciaire précise au Monde que sa garde à vue avait justement été prolongée dimanche afin de "permettre la poursuite des investigations en présence de la personne".

jeudi 18 avril 2019

Classement RSF de la liberté de la presse: les journalistes ne se remettent toujours pas en cause

La France soumise à Macron est 32e du classement RSF sur la liberté de la presse

RSF s’inquiète d’un nouveau recul en Europe, sans s'interroger sur ses pratiques

Cumuler des points sur son C2P pour un métier à risques
De vrais métiers à risque
Le continent des cathédrales et des libertés institutionnelles garantit toujours le mieux la liberté de la presse, mais les journalistes - des organes de presse partisans et arrogants, de plus en plus décriés - suscitent de plus en plus de défiance, voire de haine, en Europe et en France. A l’approche des élections européennes de mai 2019, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) s’en alarme et, le 18 avril, publie une feuille de route pour garantir une information libre et indépendante. Manque toujours les objectifs de neutralité et d'humilité...

Les attaques contre la presse ne sont plus l’apanage des Etats autoritaires, avec leurs meurtres ou tentatives d’assassinat, attaques physiques ou verbales, persécution judiciaire et cyber-harcèlement… Pour l’ONG Reporters sans frontières (RSF), les journalistes d’investigation européens font désormais face à de graves menaces. Ces derniers mois, trois journalistes ont été assassinés à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie, lanterne rouge européenne dans le classement mondial 2019 de RSF qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays. Parmi les états véreux couvrant les mafias, le Monténégro, classé au 104e rang et pays candidat à l’adhésion à Union européenne, la journaliste spécialisée dans le crime et la corruption, Olivia Lakic, a été blessée en mai 2018 par balle devant son domicile. En décembre 2018, le serbe Milan Jovanovic a fui l’incendie de sa maison. En Italie, une vingtaine de journalistes vivent sous protection policière jour et nuit pour échapper à la mafia. Une escorte dont bénéficient également des journalistes dans les pays les mieux placés, comme aux Pays-Bas (4e). Selon Pauline Adès-Mével, responsable du bureau RSF pour l’Union européenne et les Balkans, "ce continent protégé jusqu’à il y a peu n’est plus serein. On demande des protections policières sans arrêt." Des hommes et des femmes politiques, mais aussi bien des professeurs, par exemple, connaissent les mêmes sorts, à des degrés divers, sans bénéficier de la caisse de résonance des media réquisitionnés à l'usage personnel.

Les journalistes ne se plaignent pas du pouvoir dans les pays où ils y sont soumis. Les réseaux criminels cherchent à bâillonner une presse qui dérange et ce n’est pas nouveau. Qu'est-ce qui est le pire? Est-ce la complicité des journalistes salariés par des hommes d'affaires qui ont partie liée avec le pouvoir ou la complicité des pouvoirs en place qui, à défaut de défendre les journalistes d’investigation, "les accablent" ? A l’instar du polonais Tomasz Piatek, accusé de terrorisme par le parquet militaire, après avoir divulgué des liens entre le ministre de la défense et la mafia russe.
Seulement un quart des pays sur la planète affiche une situation convenable en termes de liberté de la presse
Les pouvoirs mettent sous pression des journalistes d’investigation entravés dans leur travail, alternant intimidations et poursuites judiciaires. Les affaires de corruption, d’évasion fiscale ou de détournement de fonds - notamment européens - sont particulièrement surveillées par des autorités prêtes à tout pour dissuader les journalistes d’enquêter. "Certains gouvernements des Etats véreux couvrent les mafias, s’inquiète Pauline Adès-Mével, les atteintes à l’intégrité physique qui se pointaient se sont concrétisées."

RSF a une vision unilatérale, donc partisane.
Couverts d’insultes, les journalistes sont la cible d’une haine souvent relayée par les dirigeants politiques européens eux-mêmes. La rhétorique anti-media incite à des actes de violences physiques sur le terrain. En témoignent les dizaines d’agressions recensées en France à l’occasion des manifestations des Gilets jaunes. Pour l’ONG Reporters sans frontière, "les propos des leaders qui décrédibilisent les médias sont préjudiciables. Ils galvanisent les foules qui se sentent autorisées à taper sur les journalistes ou les insulter via les réseaux sociaux. Ils leur donnent un blanc-seing."

RSF interpelle le Parlement européen

Organisation de défense de la profession souhaitant placer la liberté de la presse au centre des préoccupations de l’Union européenne, Reporters sans frontière préconise la mise en place de 10 mécanismes. 
Au cœur de ces mesures, l’ONG réclame la création d’un poste de commissaire européen "exclusivement en charge de la liberté, de l’indépendance et du pluralisme de l’information", doté entre autres d’un pouvoir de ...sanctions et capable d’examiner par pays le respect de la liberté de la presse, voire de commanditer une enquête publique dans les cas les plus graves de violation. RSF espère ainsi protéger les journalistes dans l’exercice de leur fonction profession et assurer aux citoyens européens une information fiable. Dans le meilleur des cas, sachant que les journalistes sont formatés en école de journalisme dirigiste et intolérante au pluralisme, après l'avoir été dans l'école de la république dominée par la pensée dominante, ils sont prisonniers de leur milieu professionnel, mais aussi de la pensée unique, avec la certitude d'être l'élite ! 
<br>RSF ne craint pas la généralisation et la dramatisation

Sur la carte du monde, seulement 24 % des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation « bonne » ou « plutôt bonne » pour la liberté de la presse, contre 26 % en 2018."La haine des journalistes a dégénéré en violence", prévient Reporters sans frontières dans son rapport 2019 sans laisser place à la recherche des causes de cette défiance.

Les risques du métier de journaliste montés en épingle

RSF dit observer "un accroissement des dangers et, de ce fait, un niveau de peur. Le harcèlement, les menaces de mort, les arrestations arbitraires, font de plus en plus partie des "risques du métier". Les policiers ou les employés d'Orange se donnent eux-mêmes la mort.
Aux Etats-Unis (48e, -3 places), un climat toujours plus hostile s’est installé : "Jamais les journalistes américains n’avaient fait l’objet d’autant de menaces de mort", un avatar de la campagne présidentielle destructrice menée par la presse démocrate vindicative (New York Times ou Washington Post) qui a milité pour Hillary Clinton et continue à mener la vie dure au président légitime accablé de tous les défauts, provoquant des réactions de rejet. Et jamais non plus ils n’avaient "autant sollicité d’entreprises privées pour assurer leur sécurité", indique RSF. En juin, quatre journalistes et une employée d’un quotidien du Maine, le Capital Gazette, ont été tués dans une fusillade.

Au Brésil (105e, -3), la campagne présidentielle ponctuée de "discours de haine" et de désinformation, "augure d’une période sombre pour la démocratie et la liberté de la presse," selon l’ONG. Or, cette observation objective ne peut être dissociée du contexte politique, l'élection présidentielle de 2018: elle a porté au pouvoir le candidat du Parti social-libéral (PSL) du nom de Bolsonaro. Tout est dit, maintenant.

En queue du classement, RSF place le Turkménistan, ancienne république socialiste soviétique jusqu'en 1991. Il succède à la Corée du Nord...  Bis repetita avec le Vietnam ou la Chine...

 

jeudi 2 novembre 2017

Tout est-il permis aux élus du fait de leur genre, de leur croyance et/ou de leur couleur de peau ?

"Nul ne doit accepter le déferlement de haine raciste dont est victime Danièle Obono"

La députée de 'La France insoumise' suscite plusieurs polémiques, mais reçoit le soutien de l'étranger. Demain s'y colle une ONG...

La députée de Paris à l’Assemblée nationale en juin 2017.
Enturbannée, quand ses camarades LFI retirent la cravate
Pour sa défense, le journal Le Monde délègue l'un de ses chroniqueurs d'Afrique : "Les arguments pour débattre de ses idées volent très bas", décrète Hamidou Anne.

L’hebdomadaire français Minute a mis une photo de la députée insoumise Danièle Obono à sa Une avec un titre parodique dans le style de Macron : "Mais qu’on la fasse taire, bordel !" (ci-dessous). Cette expression libre soulève la protestation d'une certaine presse attachée à sa liberté d'expression mais qui ne poussa pas de cris d'orfraie quand la Franco-sénégalaise Sibeth Ndiaye confirma la mort d'une icône blanche française, Simone Veil, en ces termes chargés de respect : "Ouais, elle est dead, la meuf !"De l'impertinence de ces propos sur la personnalité préférée des Français, la presse conçut-elle l'ombre du début d'une horreur au "dernier acte d’une campagne lâche et nauséabonde" visant une survivante de la Shoah ? C'est ce qu'Hamidou Anne ressentit en revanche lors des vives réactions aux comportements discriminants, voire insultants, de Danièle Obono.

Hamidou Anne a le sentiment 
d'un flot de "dénigrement et d’injures depuis plusieurs mois à l’encontre de la députée de 37 ans." Non pas du fait qu'elle soit députée  -et de 37 ans !-, mais il lui échappe que l'engagement anti-Blancs de la députée d'extrême gauche et ses propos sont une provocation et qu'elle donne de la représentation nationale une image déplorable.

Danièle Obono est née au Gabon, et ce n'est pas une faute, d'un père économiste et cadre supérieur à la banque Paribas-Gabon, et y a vécu jusqu’à la préadolescence, quand son père, un opposant au régime d'Omar Bongo fut écarté et que sa famille dut "rejoindre" la France [elle l'aurait 'rejointe", si elle l'avait quittée, soit dit en passant], pays dont elle a acquis la nationalité en 2011 [elle lui a en fait été accordée]. Par tirage au sort ?
Image associée

A 20 ans, elle soutenait José Bové et participa au saccage du McDonald's de Millau : les participants au "démontage" n'étaient pas tous des agriculteurs... et la jeune femme se serait radicalisée sur le territoire français, malgré les causes politiques de son arrivée en France.  Deux ans plus tard, elle adhéra à la Ligue communiste révolutionnaire, puis au Nouveau Parti anticapitaliste, trotskiste, où elle intégra la direction du parti (elle souligna alors qu'elle était la seule "Noire" de la direction du NPA), dans lequel elle milita pour un courant interne au NPA qui rejoignit la coalition du Front de gauche.
Lors des dernières législatives, six ans plus tard, la Franco-gabonaise est devenue députée du mouvement La France insoumise (LFI), derrière Mélenchon, mais de justesse, recueillant 50,71 % des voix. Sans doute pour des qualités profondément enfouies, mais surtout parce que la bibliothécaire à la médiathèque Marguerite-Yourcenar dans le 15e arrondissement de Paris (à droite depuis plus de trente ans) fut candidate placée dans une circonscription (la 17e) pluri-ethnique comprenant les quartiers la de la Goutte-d'Or (côté boulevard Barbès) et de La Chapelle, zones urbaines sensibles acquises à la gauche et réputée imprenable, mais conquise sur Daniel Vaillant (PS). 

Obono ferait face à des agressions racistes quotidiennes.

C'est ce que dénonce le chroniqueur du Monde Afrique. 
Damocles se veut le bras judiciaire de Reporters sans frontières
D’abord, ses détracteurs s’offusquent [sic] qu’elle ait signé une pétition parue dans Les InRockuptibles, en soutien à la chanson de rap intitulée 'Nique la France' pour défendre la liberté d’expression au sujet d’une en 2012, aux côtés de nombreuses personnalités françaises marqué à l'extrême gauche (dont Eva Joly, Noël Mamère, Clémentine Autain), des cautions morales probables, pour certains, que personne n’a songé pourtant à inquiéter. Discrimination raciste ?
C’est dans le studio de l’émission 'Les Grandes Gueules' sur les ondes de RMC [BFMTV, groupe Drahi] qu’elle a été incitée à prouver son attachement à son pays d’adoption en clamant un "Vive la France ! ".
Les auteurs du groupe ZEP (Zone d'expression populaire, car l'éducation n'y est pas prioritaire) ont été mis en examen pour "injure publique" et "provocation à la discrimination, la haine ou à la violence" (puis relaxés) pour les vers suivants : "Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes". La plainte avait été déposée par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif, 1984), une association d'extrême droite, parce qu'elle dénonce les partis-pris de la Licra, du Mrap, SOS- Racisme et "autres associations subventionnées par la tartuferie antiraciste", tel le CRAN. Donc 'conspuable' !
Des mois plus tard, c’est son foulard noué en coiffe "à l’africaine" qui a été jugé scandaleux et déshonorant pour le Parlement français, selon H. Anne. 
"J’élude les accusations sordides lancées par Manuel Valls - dont l'élection à l'Assemblée est contestée par Farida Amrani - de liens avec l’islamisme politique et d’accointances avec les courants antisémites et sur le fatras de sottises visant à la discréditer," éructe Anne. Car, jusqu'à preuve du contraire, on peut être Noir et éructer...
Exemples d'éructations chez LFI : 

Eric Coquerel dénonce des intentions racistes de la part des journalistes  : "Ce qui m’étonne c’est que, depuis 2012, ni moi, ni Olivier Besancenot, on ne nous a jamais parlé de cette affaire. Et Danièle Obono, on lui en parle. Je vais vous dire pourquoi je pense qu’on lui en parle : parce qu’elle est noire. Je pense qu’il y a un racisme patent dans ce qui a été fait. Je suis totalement solidaire avec Danièle Obono. Il y a quelque chose d’absolument d’insupportable au fait d’estimer qu’une personne parce qu’elle est noire, on lui demande de crier : vive la France! Moi, on ne me l’a jamais demandé."
"Il ne reste [à Anne] qu’à ajouter qu’elle garde des bébés blancs  dans son réfrigérateur [serait-ce moins sordide, pour notre Sénégalais, s'ils étaient noirs ?]qu’elle consomme avec du couscous chaque vendredi." Délire morbide de partisan dérangé ?

Militant au périmètre identitaire dérangé

Image associée
"L’Insoumise" est victime d’attaques violentes de journalistes et de citoyens, l'animateur Alain Marschall et le chroniqueur Aphatie, affirme Anne, au motif qu'elle serait une jeune femme noire, insiste-t-il - passant au stade supérieur de la paranoïa anti-Blanc - qui, de surcroît, a décidé de ne pas se taire." Certains feraient mieux ! ...
Aphatie fait-il en effet allusion à la couleur de  peau de la députée "composite", où Anne lui fait-il un procès d'intention destiné à tromper ses lecteurs?
Alexis Corbière réagit à son tour. Invité des Grandes Gueules, le squatteur de logement social de la Ville de Paris critique l'attitude de deux animateurs : "Ce que vous avez fait avec Danièle Obono, ce n'est pas bien. Vous avez fait une erreur. Je n'apprécie pas ce que vous avez fait et je suis en colère." Et de renchérir : "C'est un procès d'intention que vous lui faîtes."

Son identité "composite" [est-elle métisse?] est "un problème pour de nombreuses personnes qui vivent encore dans le mythe de la France blanche et chrétienne." L'individu n'est donc pas seulement hanté par des fantômes en noir et blancs et la condition féminine [seulement en milieu blanc?], mais aussi fanatique de la guerre sainte.  "Leur France au périmètre identitaire étriqué peut faire des concessions aux femmes dans le milieu politique – et encore – si celles-ci ont la bonne couleur de peau. Les pourfendeurs d’Obono ne tolèrent pas qu’on confère [par un vote, ça s'appelle "élire"] une écharpe tricolore ou un maroquin [Obono a failli être ministre de la Justice, garde des Sceaux de Mélenchon...] à des "bougnoules", " bamboulas" et autres "nègres" ", débite-t-il, puisqu'il ne s'est pas frotté à la 'négritude', selon Senghor, ou a tout oublié ou rien compris. 

Peut-on critiquer Danièle Obono ? Oui. 

Peut-on s’opposer vigoureusement à ses prises de position ? Oui, quand notamment ici, sur son blog, elle a du mal à exprimer de la compassion vis-à-vis des victimes de Charlie Hebdo. 
Propos de Danièle Obono qui auraient ulcéré Laurent Joffrin !

Et aussi lorsqu’elle évoque et dénonce la censure dont serait victime Dieudonné.
Le 12 octobre 2017, interrogé par Patrick Cohen sur Europe 1, Manuel Valls présenta Danièle Obono comme un exemple de la complaisance d'une partie des responsables de La France insoumise à l'égard de l'islamisme. Pour lui, la preuve en est "quand elle dit qu'elle a plutôt pleuré pour Dieudonné et pas pour les victimes de Charlie". L'ancien premier ministre socialiste évoque ce texte, publié le 11 janvier 2015 -peu après l'attentat contre le journal anarchiste Charlie Hebdo: 

S’y ajoute, le 1er octobre, sa prise de position sur les conducteurs de bus refusant de prendre la relève d’une collègue femme. Là encore, avant même de répondre aux arguments de Mme Obono qui y voit davantage un problème de discrimination et de sexisme qu’une radicalisation relevant de la loi d’exception sur la lutte contre le terrorisme, Jeannette Bougrab l’affuble, sur le plateau de l’émission "La République" de LCI, du qualificatif d’"idiote utile". Certes la députée de Paris commet des maladresses et prend des positions discutables sur des sujets clivants. Mais elle mérite qu’on lui oppose des arguments rigoureux, car elle a choisi le combat syndical, associatif et politique de terrain, fait de bagarres, de coups à recevoir et à donner. [autant de bonnes raisons en soi ?]  Et aussi celui des idées [un peu!].

"Mais nul ne doit accepter le déferlement de haine raciste dont elle est victime."
Obono, une agitée de l'Assemblée
Dans le débat franco-français, l'extrême gauche conservatrice oppose ses tabous idéologiques à la graisse d'oie et casse tous les échanges, faisant obstacle à toutes les avancées. 
Anne ne peut -et ne veut d'ailleurs pas- concevoir le bien-fondé des reproches adressés à une femme qui ne parvient pas à dominer son histoire personnelle et ses démons. Il s'étonne qu' "on lui reproche, de façon parfois hystérique ['on' est "hystérique", et non pas elle], d’être une femme noire qui refuse de se taire, de ne pas se vautrer dans la case de ses origines ou de ne pas exprimer au quotidien sa gratitude vis-à-vis du pays qui l’a accueillie et, l’intégrant symboliquement [sic: elle est députée!] dans sa communauté nationale, lui a donnée sa nationalité. Elle n’est pas dans la célébration vaseuse et candide de cette France universelle qui accueillerait tous les fils de la Terre et leur permettrait de réaliser leurs rêves. Son irrévérence, si précieuse, lui vaut cette campagne infecte, estime le véhément Amidou Anne.

Couleur de peau et origine

"Mais cette cabale odieuse contre Danièle Obono n’est pas inédite." 
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"Les femmes politiques noires et arabes en France sont souvent l’objet d’une réelle stigmatisation," est le présupposé du chroniqueur africain. Un axiome qui autorise à citer en vrac  Rachida Dati, Christiane Taubira ou encore Najat Vallaud-Belkacem, femmes diplômées et brillantes, mais souvent appréhendées selon leur couleur de peau et leur origine, donc haïes pour ce qu’elles sont, s'imagine le jeune perturbé ; elles ont subi de violentes attaques dont les relents racistes étaient évidents." L'évidence, comme l'axiome, dispense de toute démonstration et justification. A noter que Fadela Amara ne fait pas partie du cercle obsessionnel de (Sainte-)Anne.

"Plus récemment, Sibeth Ndiaye est devenue la nouvelle victime de ce que l’essayiste américain Ta-Nehisi Coates appelle "la violence symbolique qu’on inflige au corps noir," poursuit le jeune homme à propos de ses écarts de langage de la chargée des relations de presse d'Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, puis à l’Elysée. Le père de sa référence a été un membre du Black Panther Party, donc un modéré !!

L’éditorialiste de L’Express, Christophe Barbier, allant même jusqu’à assumer qu’une jeune femme noire, malgré et ses diplômes et son statut de fonctionnaire au cabinet du président de la République français, reste une gamine de cité au langage ordurier. Sauf que Barbier ne parle d'une jeune femme noire pour les désigner toutes, mais de celle-ci, singulièrement. Ainsi, Anne ne s'embarrasse pas de nuances superflues: c'est ce côté rigueur intellectuel qui lui confère toute sa crédibilité.

Les détracteurs de la mélenchonniste ne la pensent digne que de faire la queue devant la CAF ou les Restos du cœur (le chroniqueur ne cite d'ailleurs pas ses sources) inspirant, selon lui, "le dégoût par ci et la pitié par-là, mais nullement de représenter le peuple français". Or, poursuit-il, cette France raciste, misogyne et conservatrice devra subir l’image pendant cinq ans d’une femme noire arborant son écharpe tricolore et siégeant au palais Bourbon." On s'interroge; à force de ressasser les mêmes aigreurs, Anne ne souffrirait-il pas ne de pas être cette femme consacrée par l'acteur le plus mal embouché de la scène politique hexagonale ?

Il y aura d’autres Danièle Obono au Parlement français, dans les ministères et même un jour à l’Elysée", prévient Hamadou Anne. Une promesse de conquête, une menace, car la marche de l’Histoire est ainsi faite : le "sens de l'histoire marxiste observe actuellement le stop... 
"La France blanche, chrétienne, au risque de terroriser certains petits esprits, est finie. Terminée." C'est ce que publie le journal Le Monde sous la signature d'Anne. L’avenir du monde est le métissage qu’avait prédit un illustre Français, qui a siégé dans le même hémicycle que Danièle Obono aujourd’hui [à cela près que c'est Obono qui y siège après lui et lui laisse une toute autre empreinte]: il s’appelait Léopold Sédar Senghor, un poète.
Aimé Césaire ne définissait pas la négritude par rapport à l'homme blanc, ni contre lui : "La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture." Pour exister, les "petits esprits" noirs sont en revanche dans la confrontation.

B
ien que publié par le ô combien sérieux et respecté Le Monde (le 18/10/2017), on remarque qu' Hamidou Anne fait partie de ces chroniqueurs qui,  ne fait que s'inspirer de fort près de l'article d'une sombre consoeur blanche, Florence Morel du JDD (lien du 23 juin 2017) quatre mois plus tôt... Plagiat virulent !

Anne est d'ailleurs ne pense pas par lui-même. 
Il est dans le droit fil de l’idéologie raciste anti-blanche d’Houria Bouteldja, autre bibliothécaire chouchoutée par l'Etat, présidente du PIR [Parti des indigènes de la République], ainsi que de son "intellectuel" Saïd Bouamama, auteur principal du brûlot raciste Nique la France. Ils sont équilibrés, on l'a constaté, à la différence de quiconque ne partage pas leurs haines.
L'islamo-gauchiste Hamidou Anne, tout comme Houria Bouteldja ou Danièle Obono, est un raciste non seulement anti Blancs mais également "anti Noirs chrétiens", dans le mépris des centaines de millions d’Africains chrétiens de plus en plus persécutés par l’islam djihadiste, comme eux, intolérant et fanatique.
Ils rivalisent d'inculture ou de négationnisme et refuse de voir que le plus grand système de mise en esclavage de peuples noirs perpétué jusqu’à nos jours est le système islamique.
La vérité, c’est que, élus ou non, ils veulent l’éradication simultanée des blancs et des Noirs chrétiens.
La Cour de cassation vient de casser le jugement de la cour d’appel de Paris qui relaxait les insulteurs et de renvoyer le procès devant la Cour d’appel de Lyon, le 10 novembre.

jeudi 15 juin 2017

Macron menace l'indépendance et les privilèges de la presse

Les journalistes inquiets pour l'indépendance de la presse sous le règne de Macron 1er 

Plusieurs sociétés de journalistes (SDJ) s'inquiètent de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement

Empires de presse en péril....
Après avoir fait campagne pour le banquier Macron, à l'instigation de leurs patrons de presse, des hommes d'affaires engagés, ces SDJ amères expriment leur inquiétude, notamment en matière d'"indépendance des media"Mardi, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière, non seulement d' "indépendance des media", mais aussi de "protection des sources". 

"Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention", dénoncent dans ce texte les SDJ du privé l'AFP, Alternatives économiques, BFM TV, Les Échos, Europe 1, L'Express,  Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision,RMC, RTL, Télérama, La Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre, ainsi que le service public de  Radio France, RFI, France 2 et la Rédaction nationale de France 3

"Deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des media et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", la semaine dernière, précisent les SDJ. 

Vendredi 9 juin, le ministère du Travail a porté plainte contre X pour vol et recel de documents à la suite de la publication dans Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme du Code du travail. La ministre en charge est Muriel Pénicaud, 62 ans (ci-contre), ex-membre du cabinet de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1991), Martine Aubry, puis conseillère pour la formation (1991-1993) auprès de la ministre qui devait devenir frondeuse sous François Hollande, avant de passer dans le privé comme dirigeante d’entreprise multi-nationales (Dassault, Danone, Orange). 
Le gouvernement assure que la plainte ne vise pas Libération, mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. Or, le syndicat SNJ-CGT -affiliée à la CGT- y a vu "un signal envoyé à la profession pour la museler". 
Cette plainte a conduit Reporters sans frontières (RSF) à réitérer mardi "sa demande d’abroger le délit de recel" pour les journalistes et à appeler la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "à abandonner sa plainte".
"Ces fuites, si désagréables soient-elles pour la ministre, portent sur des informations qui présentent un intérêt indéniable pour les citoyens, et leur publication relève du droit du public à l’information", déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de RSF, citée dans un communiqué. "Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n’avoir fait qu’une chose : leur métier."

Le ministre d'Etat chargé de la Justice avait quant à lui exercé des pressions directes sur l'un des directeurs de Radio France 

François Bayrou lui avait adressé des reproches en fin de semaine dernière, se plaignant des appels de journalistes de France Inter au MoDem, parti dont il est toujours président, et les accusant de "harcèlement". Cet appel était intervenu mercredi, quelques heures avant la diffusion d.'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'une dizaine d'eurodéputés du parti centriste, allié au mouvement du président Macron, En marche!. 

Les SDJ s'inquiètent également d'une plainte déposée par En marche! le 11 mai. Elle vise la lettre d'information spécialisée La Lettre A, exclusivement destinée à l'information sur les cercles de pouvoir en France, "pour 'recel d’atteinte à un systèmes de traitement automatisé de données’. En clair, En Marche ! reproche à la Lettre A d’avoir exploité dans un article des informations tirées des 'MacronLeaks’, issues d’un vol numérique, le piratage de ses boîtes mail, au sujet des premiers grands donateurs du mouvement d'Emmanuel Macron, et son financement, questions "ultrasensibles pour le mouvement" présidentiel.


Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a d'ailleurs estimé dans un tweet que "le nouveau pouvoir n’a pas un problème avec la presse mais avec tous les corps intermédiaires".

Mardi, le Premier ministre, Édouard Philippe, a dû rappeler François Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". A quoi le maire de Pau a répliqué qu'il entend conservé sa liberté de ton et de parole, notamment face à la différence de la presse qui déconstruit son image frelatée de vertueux.