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vendredi 20 décembre 2019

Primaire démocrate: les petites méthodes des candidats contre Trump

Le Trump-bashing des candidats de la gauche américaine sur le thème de l'argent en politique

Le débat de la primaire démocrate par en vrille

25 personnes ont déclaré leur candidature aux primaires démocrates.
Les candidats de la primaire démocrate
Les candidats invités au sixième débat de la primaire démocrate américaine n'était d'accord jeudi que sur un anti-Trumpisme commun: ils se sont vivement affrontés sur la question de l'argent dans la politique, lors d'échanges qui ont permis à certains frondeurs d'émerger.

Les Mr Clean ne manquent pas à gauche. 
"Nous devons restaurer l'intégrité de la présidence" après le mandat de Donald Trump a assuré l'ancien vice-président Joe Biden, qui mène la course à l'investiture. Candidat poissard, il avait été choisi par Barack Obama pour être son candidat à la vice-présidence des Etats-Unis à l'élection de 2008, malgré deux échecs aux primaires démocrates de 1988, puis de 2008, mais compte néanmoins réussir seul en novembre prochain, fût-ce en usant de démagogie.

"Mon travail est d'expliquer pourquoi il ne mérite pas d'être président des Etats-Unis quatre ans de plus", a estimé, entouré de ses six rivaux sélectionnés pour ce débat, parmi lesquels deux femmes, celui qui, à 77 ans, aspire à devenir le concurrent de Trump, 73 ans, déjà tombeur d'Hillary Clinton.

Alors qu'il est aujourd'hui reproché au président élu d'avoir demandé à un pays tiers d'interférer à son profit dans la campagne électorale américaine, le milliardaire républicain a été mis en accusation mercredi par la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, pour avoir appelé l'Ukraine à ouvrir des enquêtes anti-corruption contre Joe Biden et son fils Hunter. Celui-ci a en effet siégé au conseil d'administration d'une des plus importantes compagnies gazières ukrainiennesBurisma, ce qui, en matière de corruption, suscite des controverses en lien notamment avec la fonction de son père... Son fils aîné a servi durant la guerre en Irak de 2003.,  

Les vertueux revanchards démocrates font pleuvoir les insultes.
Trump est "un menteur pathologique", insulte Biden, tandis que le démocrate socialiste (extrême gauche américaine) Bernie Sanders, 78 ans, battu  par Hillary Clinton à la primaire de 2016, accuse de surcroît son gouvernement d'être "le plus corrompu de l'histoire moderne" américaine
La sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, une universitaire et oratrice de 70 ans, assure que le président américain cultive ses loyautés à coups de "réductions d'impôts et de postes d'ambassadeurs", tandis que, dans le même registre, la sénatrice du Minnesota, 59 ans, Amy Klobuchar, d'origine slovène, renchérit : "On vaincra la corruption en gagnant cette élection".

Ces trois candidats siègent au Sénat et, bizarrement, devrait devraient néanmoins juger en janvier Donald Trump pour abus de pouvoir et entrave au Congrès. Mais, soutenu par la majorité républicaine à la chambre haute, le milliardaire devrait être acquitté. 

"Qu'importe ce qu'il se passe au Sénat, c'est à nous" d'agir pour battre le milliardaire (!) le 3 novembre 2020, a affirmé Pete Buttigieg, jeune maire (37 ans, né d'un père maltais) de l'Indiana, ancien Marine en Afghanistan et premier candidat homosexuel à la présidence.

"On doit cesser d'être obsédés par l'impeachment," procédure de destitution, contre Trump, déclare toutefois Andrew Yanghomme d'affaires d'origine taïwanaise, 44 ans, et seule voix nettement discordante chez les Démocrates.

La soirée a aussi été marquée par de vifs échanges, principalement dirigés contre Pete Buttigieg. 
Cinquième, ou quatrième, dans les intentions de vote, il reste une menace pour ses adversaires, car il est en tête dans les sondages de l'Iowa. Cet Etat clé ouvrira le 3 février la saison de la primaire et donnera le ton pour la suite.
"Des milliardaires dans des caves à vin ne devraient pas choisir le prochain président", a fustigé Mme Warren en référence à une récente collecte de fonds de M. Buttigieg dans une cave viticole.
"Voilà bien le problème de décerner des tests de pureté qu'on serait bien soi-même incapable d'obtenir" en ayant eu par le passé recours à de riches donateurs, a-t-il rétorqué, en référence à la fortune de Mme Warren.
Le radical Bernie Sanders a pour sa part raillé en notant que Buttigieg a "seulement 39 milliardaires" parmi ses donateurs, contre 44 pour Joe Biden.
Amy Klobuchar a ironisé sur le manque d'expérience au niveau national de Pete Buttigieg, le jeune (37 ans) maire de South Bend, premier candidat homosexuel ayant de réelles chances dans la course à la Maison Blanche.

M. Sanders et Mme Warren chassent sur les mêmes terres progressistes.
Avec un programme très à gauche, ils sont populaires parmi les jeunes et les femmes, mais repoussent les électeurs modérés. 

La centriste Amy Klobuchar reste loin derrière les quatre principaux candidats mais a tiré son épingle du jeu, comme le milliardaire Tom Steyer, milliardaire en dollars, 62 ans, l'un des principaux donateurs américains en faveur de l'environnement, de la justice sociale, de la santé et des droits des immigrés ou Andrew Yang.

"Il nous faut prendre chaque occasion de présenter une vision nouvelle, positive pour le pays, une nouvelle voie pour aider à le (Donald Trump) battre en 2020 parce que, ne vous y trompez pas, il sera sur les bulletins de vote", a mis en garde ce dernier, jeune fondateur de Venture for America dont la mission est de "revitaliser les villes et les communautés américaines grâce à l'entrepreneuriat" en formant de jeunes diplômés et de jeunes professionnels à travailler pour des startups dans des villes émergentes à travers les Etats-Unis. Il devait créer 100. 000 emplois entre 2011 et 2025, mais en est à 4.000.

A 77 ans, Joe Biden a tenté de rassurer ses partisans sur son état de forme. Mais en évoquant d'une façon jugée maladroite sa longue lutte personnelle contre le bégaiement, il a été moqué sur les réseaux sociaux, notamment par l'ex-porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders qui a dû finalement supprimer son tweet.

Mais il a refusé de s'engager à exercer un second mandat - il aurait alors 82 ans - s'il était élu en 2020. "Je n'ai pas encore été élu pour un premier mandat", a-t-il ironisé.

Le débat s'est aussi déroulé dans l'ombre du milliardaire centriste Michael Bloomberg (5,1%). Il se concentre sur la quinzaine d'Etats qui voteront début mars.

Donald Trump a moqué "un débat morne et pessimiste". 
Dans un communiqué, milliardaire républicain face à d'autres candidats milliardaires, mais démocrates, Trump estime qu'"aucun de ces personnages n'a une chance" de le battre.

jeudi 18 avril 2019

Classement RSF de la liberté de la presse: les journalistes ne se remettent toujours pas en cause

La France soumise à Macron est 32e du classement RSF sur la liberté de la presse

RSF s’inquiète d’un nouveau recul en Europe, sans s'interroger sur ses pratiques

Cumuler des points sur son C2P pour un métier à risques
De vrais métiers à risque
Le continent des cathédrales et des libertés institutionnelles garantit toujours le mieux la liberté de la presse, mais les journalistes - des organes de presse partisans et arrogants, de plus en plus décriés - suscitent de plus en plus de défiance, voire de haine, en Europe et en France. A l’approche des élections européennes de mai 2019, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) s’en alarme et, le 18 avril, publie une feuille de route pour garantir une information libre et indépendante. Manque toujours les objectifs de neutralité et d'humilité...

Les attaques contre la presse ne sont plus l’apanage des Etats autoritaires, avec leurs meurtres ou tentatives d’assassinat, attaques physiques ou verbales, persécution judiciaire et cyber-harcèlement… Pour l’ONG Reporters sans frontières (RSF), les journalistes d’investigation européens font désormais face à de graves menaces. Ces derniers mois, trois journalistes ont été assassinés à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie, lanterne rouge européenne dans le classement mondial 2019 de RSF qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays. Parmi les états véreux couvrant les mafias, le Monténégro, classé au 104e rang et pays candidat à l’adhésion à Union européenne, la journaliste spécialisée dans le crime et la corruption, Olivia Lakic, a été blessée en mai 2018 par balle devant son domicile. En décembre 2018, le serbe Milan Jovanovic a fui l’incendie de sa maison. En Italie, une vingtaine de journalistes vivent sous protection policière jour et nuit pour échapper à la mafia. Une escorte dont bénéficient également des journalistes dans les pays les mieux placés, comme aux Pays-Bas (4e). Selon Pauline Adès-Mével, responsable du bureau RSF pour l’Union européenne et les Balkans, "ce continent protégé jusqu’à il y a peu n’est plus serein. On demande des protections policières sans arrêt." Des hommes et des femmes politiques, mais aussi bien des professeurs, par exemple, connaissent les mêmes sorts, à des degrés divers, sans bénéficier de la caisse de résonance des media réquisitionnés à l'usage personnel.

Les journalistes ne se plaignent pas du pouvoir dans les pays où ils y sont soumis. Les réseaux criminels cherchent à bâillonner une presse qui dérange et ce n’est pas nouveau. Qu'est-ce qui est le pire? Est-ce la complicité des journalistes salariés par des hommes d'affaires qui ont partie liée avec le pouvoir ou la complicité des pouvoirs en place qui, à défaut de défendre les journalistes d’investigation, "les accablent" ? A l’instar du polonais Tomasz Piatek, accusé de terrorisme par le parquet militaire, après avoir divulgué des liens entre le ministre de la défense et la mafia russe.
Seulement un quart des pays sur la planète affiche une situation convenable en termes de liberté de la presse
Les pouvoirs mettent sous pression des journalistes d’investigation entravés dans leur travail, alternant intimidations et poursuites judiciaires. Les affaires de corruption, d’évasion fiscale ou de détournement de fonds - notamment européens - sont particulièrement surveillées par des autorités prêtes à tout pour dissuader les journalistes d’enquêter. "Certains gouvernements des Etats véreux couvrent les mafias, s’inquiète Pauline Adès-Mével, les atteintes à l’intégrité physique qui se pointaient se sont concrétisées."

RSF a une vision unilatérale, donc partisane.
Couverts d’insultes, les journalistes sont la cible d’une haine souvent relayée par les dirigeants politiques européens eux-mêmes. La rhétorique anti-media incite à des actes de violences physiques sur le terrain. En témoignent les dizaines d’agressions recensées en France à l’occasion des manifestations des Gilets jaunes. Pour l’ONG Reporters sans frontière, "les propos des leaders qui décrédibilisent les médias sont préjudiciables. Ils galvanisent les foules qui se sentent autorisées à taper sur les journalistes ou les insulter via les réseaux sociaux. Ils leur donnent un blanc-seing."

RSF interpelle le Parlement européen

Organisation de défense de la profession souhaitant placer la liberté de la presse au centre des préoccupations de l’Union européenne, Reporters sans frontière préconise la mise en place de 10 mécanismes. 
Au cœur de ces mesures, l’ONG réclame la création d’un poste de commissaire européen "exclusivement en charge de la liberté, de l’indépendance et du pluralisme de l’information", doté entre autres d’un pouvoir de ...sanctions et capable d’examiner par pays le respect de la liberté de la presse, voire de commanditer une enquête publique dans les cas les plus graves de violation. RSF espère ainsi protéger les journalistes dans l’exercice de leur fonction profession et assurer aux citoyens européens une information fiable. Dans le meilleur des cas, sachant que les journalistes sont formatés en école de journalisme dirigiste et intolérante au pluralisme, après l'avoir été dans l'école de la république dominée par la pensée dominante, ils sont prisonniers de leur milieu professionnel, mais aussi de la pensée unique, avec la certitude d'être l'élite ! 
<br>RSF ne craint pas la généralisation et la dramatisation

Sur la carte du monde, seulement 24 % des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation « bonne » ou « plutôt bonne » pour la liberté de la presse, contre 26 % en 2018."La haine des journalistes a dégénéré en violence", prévient Reporters sans frontières dans son rapport 2019 sans laisser place à la recherche des causes de cette défiance.

Les risques du métier de journaliste montés en épingle

RSF dit observer "un accroissement des dangers et, de ce fait, un niveau de peur. Le harcèlement, les menaces de mort, les arrestations arbitraires, font de plus en plus partie des "risques du métier". Les policiers ou les employés d'Orange se donnent eux-mêmes la mort.
Aux Etats-Unis (48e, -3 places), un climat toujours plus hostile s’est installé : "Jamais les journalistes américains n’avaient fait l’objet d’autant de menaces de mort", un avatar de la campagne présidentielle destructrice menée par la presse démocrate vindicative (New York Times ou Washington Post) qui a milité pour Hillary Clinton et continue à mener la vie dure au président légitime accablé de tous les défauts, provoquant des réactions de rejet. Et jamais non plus ils n’avaient "autant sollicité d’entreprises privées pour assurer leur sécurité", indique RSF. En juin, quatre journalistes et une employée d’un quotidien du Maine, le Capital Gazette, ont été tués dans une fusillade.

Au Brésil (105e, -3), la campagne présidentielle ponctuée de "discours de haine" et de désinformation, "augure d’une période sombre pour la démocratie et la liberté de la presse," selon l’ONG. Or, cette observation objective ne peut être dissociée du contexte politique, l'élection présidentielle de 2018: elle a porté au pouvoir le candidat du Parti social-libéral (PSL) du nom de Bolsonaro. Tout est dit, maintenant.

En queue du classement, RSF place le Turkménistan, ancienne république socialiste soviétique jusqu'en 1991. Il succède à la Corée du Nord...  Bis repetita avec le Vietnam ou la Chine...

 

mercredi 9 décembre 2015

Air France-KLM subit des alertes à la bombe à répétition

Menaces sur un vol Air France San Francisco-Paris
Un avion de la compagnie Air France a été dérouté dans la nuit
de lundi à mardi vers l'aéroport de Montréal, où il s'est posé à 23h48. A son bord, les passagers du vol San Francisco-Paris. Après des menaces anonymes, mais prises au sérieux, l'équipage avait opté pour la prudence et posé l'appareil au Canada.
Plus de deux cents passagers ont été débarqués sans incident, outre les 15 membres d'équipage, le temps d'inspecter l'avion, suite à une alerte à la bombe: une "menace anonyme" venant des USA était à l'origine de ces mesures.


Les 231 passagers sont remontés à bord après une fausse alerte et un atterrissage imprévu à Montréal.
A bord de l'avion, les passagers ont gardé leur calme. Finalement, tôt ce mardi matin, ils ont été évacués en bus. Tous été fouillés, ainsi que leurs valises. Sur place, de nombreuses équipes de sécurité et de secours ont été déployées tout autour de la piste. L'avion a été entièrement passé au crible.
Les passagers ont pu rembarquer dans l'avion dans la matinée et redécoller. Ils sont arrivés mardi vers... 18 heures à Roissy Charles-de-Gaulle. 

Le 18 novembre, deux vols transatlantiques de la compagnie française avaient fait déjà l'objet d'alertes infondées

Cinq jours après les tueries islamistes de Paris, la nervosité est extrême dans le secteur aérien. 

Ces deux appareils reliant Paris aux États-Unis ont dû être déroutés après une alerte à la bombe. Les autorités avaient une heure trente pour agir après avoir reçu des menaces par téléphone.
"L'appel anonyme est tombé sur le central d'appel Delta Air Lines de Dallas. Le corbeau a assuré que l'explosion aurait lieu dans les 90 minutes; il fallait agir vite", explique  une source anonyme mais bien informée.

Des appels téléphoniques anonymes menaçaient d'une bombe à bord, a indiqué la compagnie aérienne. "Nous avons un appel de ce type par semaine actuellement, mais celui-là était précis. Vu le contexte des assassinats islamistes de masse à Paris et l'intensité des menaces de l'État islamique, qui visent plus spécifiquement la France, nous ne pouvons laisser la place au doute. Il faut garantir une sécurité maximale", dit un officiel de la compagnie nationale.

L'un des avions concerné par la dernière alerte a ainsi été dérouté vers Salt Lake City, dans l'Utah (ouest), après avoir décollé de Los Angeles, tandis que le second, parti de Washington, s'est posé à Halifax, au Canada. Les deux avions - le vol AF065 au départ de l'aéroport Los Angeles LAX et le vol AF055 au départ de l'aéroport de Washington-Dulles - ont atterri sans problème.

Les attaques terroristes à Paris ont induit une perte de chiffre d'affaires estimée à 50 millions d'euros pour le groupe. 


En novembre, Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM constatait une certaine réticence à venir à Paris. Les annulations de réservations sont supérieures aux nouvelles réservations.

A la chaîne de télévision américaine CNBC, Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM, avait déclaré qu'il constatait que les annulations de réservations étaient supérieures aux prises de réservations. "Evidemment, ce type d'événement absolument tragique a des conséquences (...) on sait qu'il y a des impacts et on sait qu'il y a des actions commerciales qui doivent être engagées, et nos commerciaux travaillent là-dessus", a par ailleurs indiqué un directeur d'Air France, précisant qu'il était "beaucoup trop tôt pour donner des indications".

Sans fournir de chiffres, la directrice générale d'Easyjet, Carolyn McCall, avait évoqué une augmentation du nombre de personnes qui ne s'étaient pas présentées aux embarquements "vers et depuis la France". 
Norwegian Air Shuttle a également fait part d'une hausse des annulations pour Paris au cours du week-end qui a suivi les alertes de novembre, mais de manière marginale.

L'impact sur Air France des menaces est aujourd'hui difficile à quantifier. 
Rejoignant Carolyn McCall qui, le mois dernier, prédisait une "reprise rapide du nombre de voyages après une période de ralentissement", le PDG d'Air France-KLM s'était lui aussi déclaré confiant sur une reprise dans les semaines suivantes.
Au moment des attentats à Paris en janvier dernier, l'activité avait fortement repris au bout de deux ou trois semaines. "Le rebond est souvent très rapide; ce fut le cas en Espagne", expliquait un expert. "A condition qu'il n'y ait pas un autre attentat", précisait-il. Mais une nouvelle alerte a été révélée en ce début de semaine et l'angoisse ne faiblit pas.
Air France-KLM espère toutelois un rétablissement progressif des réservations en ligne à partir de janvier.

vendredi 4 décembre 2015

Hollande en rupture de stock de bombes contre Daesh...

Le chef de guerre français commande "en urgence" des bombes pour pouvoir frapper Daesh... 

Le Monde révèle que l'intensification des frappes françaises en Syrie et en Irak a poussé le ministère de la Défense à passer "en urgence" de nouvelles commandes de munitions 

Afficher l'image d'origineL'armée française bombarde les positions de l'organisation Etat islamique (EI),
notamment avec ses Rafale et Hollande se félicite d'avoir tué au moins 1.000 djihadistes de l'organisation Etat islamique. 
Mais, en se mettant en vedette ce vendredi sur le Charles-de-Gaulle dépêché dans la Méditerranée pour faciliter les opérations militaires contre Daesh, François Hollande a voulu transmettre un message: les frappes françaises contre le groupe terroriste en Syrie et en Irak ne cessent de s'accentuer depuis les attentats de Paris. Et l'utilisation du célèbre porte-avions n'y est pas étranger, d'après l'Elysée. Il aurait permis à la France d'élever à 20% son niveau de participation dans les bombardements menés par la coalition internationale. Avant cela, la contribution française ne s'élevait qu'à 5%, soit 25% quand les Etats-Unis mènent à eux-seuls 80% des opérations. Faites le compte !... Et la part de propagande. 

Selon Le Monde, les frappes françaises seraient désormais quotidiennes. 

680 bombes auraient déjà été larguées via les avions Rafale et Mirage de l'armée. "Conséquence logique", poursuit le quotidien et organe officieux du PS, le ministère de la Défense vient de commander "en urgence" des munitions et des bombes "à des industriels... américains". "Après le lâche et terrible attentat qui a frappé notre pays, j'ai décidé d'intensifier le combat contre Daesh", a lancé le chef de l'Etat lors de sa visite ce vendredi, mais inconscient d'avoir dépassé sa capacité en armement. C'est pareil en matière d'arrosage de crédits sur l'Afrique ou les uns et les autres en France. "J'ai confiance en vous et en vos chefs; je vous exprime la gratitude de la Nation pour ce que vous faites et ce que vous allez faire", a clamé le démagogue à l'attention des soldats. 

1.000 djihadistes tués du fait d'opérations françaises ? 
Mais, comme pour le reste, l'esbroufe anime le président socialiste puisqu'il est pour l'heure impossible de dire si les frappes de la coalition internationale sont efficaces... 
L'armée s'attache également à bombarder les centres pétroliers du groupe terroriste pour frapper au portefeuille, le pétrole représentant une grande part de ses revenus. 

Pour "certains", le fait que Daesh commette des attentats en Europe est le signe que l'organisation perd du terrain au Moyen-Orient. 
Hollande ferait reculer l'Etat islamique, selon certains, mais qui sont anonymes... 
Pour d'autres, la victoire ne pourra être obtenue uniquement avec des frappes aériennes. "Nous savons, je crois, que sans troupes au sol prêtes à affronter Daech on ne pourra pas complètement l'emporter avec les seuls moyens aériens", a ainsi estimé jeudi John Kerry, le secrétaire d'Etat américain. Hollande se sentira-t-il obligé de ne pas faire moins ? 
Or, on le sait, ni les Etats-Unis ni la France n'ont, pour l'instant, l'intention d'envoyer des soldats en Syrie. "Les Etats-Unis ne veulent pas intervenir au sol après l'enlisement en Irak [en 2003] et la France n'ira pas seule, de peur de tomber dans un bourbier", souligne Frédéric Encel, géopolitologue, auprès de 20 Minutes.

jeudi 19 février 2015

Faut-il protéger Hollande de lui-même en interdisant les photos ?

Si Obama est si cool, c'est que les journalistes ont interdiction de le prendre en photo...

Les photographes "
sont confrontés à un grand nombre de restrictions

ayant trait aux moments et aux endroits où ils peuvent photographier le président des Etats-Unis", confirme le photographe de l'agence de presse française accrédité à la Maison Blanche. Alors, comment photographier un homme entouré en permanence d'agents des services secrets? 
Ses confrères et lui contournent le problème, notamment via "des appareils télécommandés aux endroits où nous ne pourrons nous trouver physiquement": 
dans un coin, sur l'estrade où le président parle, derrière la tribune présidentielle, explique le photojournaliste Saul Loeb dans un billet sur le blog Making Of de l'AFP.

Saul Loeb ne se plaint pas de la contrainte, estimant qu' "il serait très étrange de voir un reporter perché au sommet d’une échelle derrière le président pendant une conférence de presse et le Secret Service n’apprécierait pas". En même temps, comme il le note:
"Nos mouvements sont limités, et du coup cela limite aussi nos choix pour prendre des images."
Le manque de liberté de mouvements et donc d'images des photojournalistes de la Maison Blanche n'est-il rien d'autre que le pendant de l'accès open-bar au quotidien de l'homme le plus puissant du monde qu'il nous offre via son photographe officiel ?




L'image de cool absolu qui colle à Barack Obama doit en effet beaucoup –voire tout– à Pete Souza.
Le photographe officiel canarde le président américain partout – dans son bureau, dans ses voyages, quand il va embrasser des bébés et manger des hot-dogs – et fournit en instantané sa légende iconographique. Les photos sont mises à disposition du public et des media par la Maison Blanche, sous une license Creative Commons, pour qu'elles soient mieux sélectionnées et partagées.

L’usage de télécommandes en photographie n’a rien de nouveau. Cela permet de trouver angles inhabituels. Les photographes sportifs les utilisent depuis des années pour prendre des images depuis les panneaux pendant les matches de basket-ball, depuis le fond de la piscine pendant les compétitions de natation, ou depuis le plafond du stade pendant les matches de hockey sur glace.

Hollande, sous la pluie,
à la sortie d’un pub d'Oxford
En politique, c’est la même chose : il s’agit d’offrir au public une vue impossible à avoir en temps normal sur un événement. En utilisant des mini-trépieds et des pinces spécialement conçues à cet usage, nous pouvons placer des appareils photo à peu près n’importe-où. L’appareil est déclenché à l’aide d’une télécommande ou, dans certains cas, il est programmé pour prendre une photo à un moment déterminé ou à intervalles choisis.
Par exemple, pour la cérémonie de prise de fonctions de Barack Obama en 2013, j’avais placé un appareil télécommandé sur le toit du Capitole plusieurs jours avant. Une minuterie était réglée pour déclencher l’appareil à l’heure prévue pour la prestation de serment du président. Pour des raisons de sécurité, aucun photographe n’était autorisé à se rendre sur le toit du Capitole dans les 48 heures qui précédaient l’événement.

Dans un environnement aussi contrôlé que la Maison Blanche, il faut parfois négocier une autorisation à placer ses appareils où l'on veut. Par exemple, les attachés de presse peuvent refuser qu'un boîtier soit placé trop près du président, ou bien dans un angle où il sera visible à la télévision et gâchera l'esthétique de l'image. Il y a toujours une part de hasard aussi: la télécommande peut refuser de fonctionner, ou ne pas prendre la photo de la façon que vous vouliez. 
Avec tous les signaux radio qui circulent dans les environs, des interférences peuvent se produire. Le sujet peut ne pas se comporter comme prévu et sortir du cadre. 
Désormais, nous sommes en mesure d’ajuster à distance les réglages de nos appareils photo à l’aide de nos téléphones portables: nous pouvons voir ce que voit l’appareil et prendre la photo même lorsque nous ne nous trouvons pas dans la même pièce.


mardi 2 décembre 2014

Le gaz de schiste américain fait chuter le prix des carburants

Merci qui ? Les écologistes ?

Les États-Unis, premier producteur de pétrole grâce au gaz de schiste
Les États-Unis devancent l’Arabie Saoudite pour la production de pétrole et gaz liquéfiés depuis septembre, annonce l’Agence internationale de l’énergie.
La spectaculaire ascension du gaz de schiste bouscule l’échiquier mondial de l’énergie. Les États-Unis qui talonnaient depuis plusieurs mois l’Arabie saoudite, le plus gros producteur d’or noir avec la Russie, la dépassent désormais. C’est ce qu’indique le denier bulletin de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), rapporte le Financial Times. Ce serait une première depuis 1991.

En juin et en août, la production américaine de pétrole en intégrant les gaz de pétrole liquéfiés comme l’éthane et le propane talonnait déjà celle de l’Arabie saoudite à 11,5 millions de barils jour, dont 8,5 millions de pétrole brut contre 5 millions en 2008. S’appuyant sur la même dynamique de croissance, les États-Unis ont devancé le pays du Golfe dès cet automne. Le Royaume explique de son côté qu’il est capable d’augmenter sa production de 2,5 millions de barils jours si nécessaire pour équilibrer l’offre et la demande.

Le baril de brent au plus bas depuis deux ans
L’AIE précise dans son rapport que les États-Unis sont déjà exportateurs nets de produits pétroliers, grâce à l’exploitation du pétrole de schiste par fracturation hydraulique, en particulier dans les États du Texas et du Dakota Nord. Poursuivant sur ce rythme, les États-Unis pourraient devenir le premier production mondial de pétrole brut devant la Russie et l’Arabie saoudite avant la fin de la décennie, pronostiquent les experts.

La montée en puissance des États-Unis sur le marché mondial du pétrole a permis d’en contenir le prix. 
En effet, depuis deux ans, les cours sont restés sous la barre des 100 dollars, malgré les crises au Proche-Orient, en Irak, en Libye et en Syrie, ainsi que le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui auraient pu entraîner une flambée de l’or noir. La majorité présidentielle et la presse hollandienne n'en soufflent mot... En septembre, le baril de brent a touché son plus bas des deux dernières années à 95,60 dollars, contre un pic de 125 dollars en 2012 et l'économie française en profite: l'offre abondante alimentée par le pétrole de schiste et une demande ralentie apaisent le marché, sans que la gauche s'en félicite ici et là dans son sillage.

Les prix à la pompe toujours plus bas: merci Hollande ?


Le vulgaire Bruno Le Roux serait bien capable de l'affirmer, la vérité dût-elle en souffrir... La baisse du prix de l'essence se confirme semaine après semaine. Au plus bas depuis deux ans, les prix de l'essence enregistrent cette semaine un nouveau record à la baisse, selon Carbeo.com, base de données sur les stations services et les prix des carburants en France, Belgique et Luxembourg.
La décision prise la semaine dernière par l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) de ne pas réduire sa production s'est immédiatement fait sentir sur le prix du baril d'or noir. Ce lundi, le baril de pétrole a chuté à son plus bas : 67,53 $ à Londres et 63,72 $ à New York, soit un peu plus de 50 €. Cette baisse régulière des tarifs du pétrole depuis plusieurs mois se ressent à la pompe. "93% des stations ont des prix à la baisse sur les sept derniers jours", affirme Carbeo. 

Le gazole bientôt sous les 1,20 €
Ce serait dommage d'en profiter pour le taxer, ce à quoi le pouvoir n'a pas renoncé. Ni vu, ni connu, baisse, plus taxe et les rentrées seraient juteuses pour la "gauche sociale"... Ce lundi, le prix moyen du gazole était en effet de 1,223 €/L. Avec le léger décalage entre la baisse du baril et sa répercussion à la pompe, "le prix moyen du gazole en France devrait être sous la barre symbolique de 1,20 €/L". Depuis le 1er janvier, la baisse est de 12,8 centimes par litre, soit 7,68 € d'économie pour un plein de 60 litres. Les prix à la pompe ne doivent donc rien au nouveau calcul de leur fixation par Ségolène Royal. 
Les essences sans plomb sont elles aussi en baisse, avec une moyenne de 10 centimes depuis le début de l'année. Le SP95 devrait ainsi passer dans les prochains jours sous les 1,40 €/L.
 

La presse se contente de faire le constat sans fournir d'explications

La liberté de la presse subirait-elle des pressions des écologistes ?
Ce regain inattendu de pouvoir d'achat pour les automobilistes sera freiné  avec l'entrée en vigueur  de nouvelles taxes gouvernementales dès le prochain mois de janvier. En effet, le projet de loi de finance 2015 prévoit d'augmenter les taxes sur le diesel quoi qu'il arrive, quel que soit le cours du pétrole. Il en coûtera un surcoût à la pompe de quatre centimes d'euro par litre dès le 1er janvier. Cette taxe en défaveur du diesel devrait également contribuer à réduire l'écart de prix entre sans-plomb et diesel.

Si les prix du brut baissent depuis plusieurs mois c'est en raison des risques de surcapacité mondiale de l'or noir. Autrement dit, la France et la presse hollandienne occultent les effets de la production américaine de pétrole liquide à bas coût: le gaz de schiste connaissent pas! Pourtant, en exploitant les gaz et huiles de schistes, les États-Unis sont sur la voie de l'autosuffisance mais peuvent par ailleurs exporter une partie de leur production depuis environ six semaines. Parallèlement, les USA importent de moins en moins de brut depuis les grands pays producteurs traditionnels du Moyen-Orient créant de fait une surcapacité sur le marché. L'oncle Sam produit en effet par lui-même 7,5 millions de barils par jour, dont trois millions issus d'huiles non conventionnelles. Ca s'appelle le gaz de schiste, dont les Verts radicaux d'EELV ne veulent surtout pas entendre parler. Les djihadistes Verts dénoncés à Sivens par la FNSEA nous imposent leur charia écologiste.
Des économistes anonymes vont jusqu'à affirmer que la chute des cours serait entretenue par l'Arabie Saoudite qui n'a pas décidé de fermer les vannes du brut pour faire remonter les cours. L'objectif serait de faire tomber les cours mondiaux entre 70 et 80 dollars afin de concurrencer les gaz de schistes. En effet, sous ce seuil, ils ne sont plus rentables. 

Etrange, comme la presse prend fait et cause pour les producteurs arabes... Avec la chute de plus de 30 % des prix depuis le début de l'été, à 85 dollars le baril, indépendamment des nations productrices de pétrole, il leur devient difficile d'équilibrer leurs coûts. Le manque à gagner se chiffre en milliards de dollars pour 2014. Si certains pays parviennent à extraire l'or noir à des coûts très compétitifs, d'autres sont pénalisés par la vétusté de leurs installations, un marché moins liquide, etc. Ainsi le seuil de rentabilité du Qatar est à 71 dollars alors que l'Iran frise les 140 dollars. En dessous de ce seuil, les pays producteurs perdent de l'argent. 
Et les altermondialistes d'EELV redoutent que les citoyens réclament moins d'austérité et plus de pouvoir d'achat grâce au gaz de schiste !

mercredi 5 novembre 2014

Mi-mandat: vote sanction contre Obama

Le parti démocrate perd le contrôle du Sénat américain

Les Républicains se sont assuré mardi la maîtrise des deux chambres du Congrès
 
en prenant le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ce qui devrait fortement limiter la marge de manoeuvre de Barack Obama pour ses deux dernières années de présidence.

Le mécontentement des électeurs contre la politique du chef de l'Etat démocrate a facilité la tâche des Républicains. Les améliorations du système de santé des Américains (seulement dix millions des 319 000 000 habitants des USA bénéficient d'une assurance santé) et de l'économie américaine - grâce au gaz de schiste - n'ont pas contrebalancé la gestion des conséquences aux Etats-Unis de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, le manque de détermination dans la lutte au Proche-Orient contre l'Etat islamique ou l'échec de sa politique de soutien à l'Ukraine face à Poutine.

Les Républicains ont remporté des sièges dans des Etats où les démocrates étaient favoris

Ainsi des états du sud comme la Caroline du Nord, tandis que leur chef de file,
Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, est réélu au terme d'une rude bataille face à la démocrate Alison Lundergan Grimes, devenant le chef de la nouvelle majorité à la chambre haute.
Les Républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Pour la première fois depuis les élections de 2006, les Républicains contrôleront les deux chambres lors de l'entrée en fonction du nouveau Congrès en janvier prochain.
Les républicains avaient besoin de six sièges pour contrôler le Sénat. Mardi en fin de soirée, ils en avaient sept.

La bascule de la victoire s'est faite quand la Républicaine de l'Iowa, Joni Ernst, a été déclarée gagnante contre le démocrate Bruce Braley et que le Républicain Thom Tillis a battu le sénateur sortant démocrate Kay Hagan en Caroline du Nord, état que Barack Obama avait qualifié de crucial. "Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat. Et si nous perdons le Sénat, alors les républicains seront maîtres du programme", avait déclaré le président métis.
Les Démocrates ont également perdu l'Arkansas, le Colorado, le Dakota du Sud, le Montana et la Virginie-Occidentale.
Les Républicains devraient comme prévu conserver la majorité à la Chambre des représentants. Selon le site internet de la chaîne de télévision NBC, le Grand Old Party (GOP) remporterait 242 sièges à la Chambre, plus ou moins huit sièges, contre 233 actuellement.
Parmi les sièges gagnés par les républicains, la victoire d'un jeune élu, le représentant Tom Cotton, 37 ans, a été particulièrement remarquée. Il a battu le sénateur démocrate sortant de l'Arkansas Mark Pryor, malgré le soutien apporté à ce dernier en fin de campagne par l'ancien président démocrate Bill Clinton, qui fut gouverneur de l'Etat.
En Virginie-Occidentale, la républicaine Shelley Moore Capito, 60 ans, qui a effectué sept mandats à la Chambre des représentants, l'a emporté face à la démocrate Natalie Tennant. Le sénateur sortant, le démocrate Jay Rockefeller, ne se représentait pas après cinq mandats.
En Louisiane toutefois, la sénatrice démocrate sortante Marie Landrieu bénéficiera d'un second tour en décembre contre le républicain Bill Cassidy. En Géorgie, autre Etat très disputé, le Républicain David Perdue a évité un second tour contre la Démocrate Michelle Nunn, selon CNN.

A noter la contre-performance des candidates démocrates, notamment en Georgie, Géorgie, Kentucky et Virginie-Occidentale, alors qu'à 69 ans en 2016, Hillary Clinton pourrait être la candidate démocrate à la présidence.

Les 435 élus de la Chambre des représentants étaient entièrement renouvelés lors de ces élections de mi-mandat, lors de laquelle 36 sièges de gouverneurs étaient également en jeu.
Le Grand Old Party (GOP) a également remporté des postes de gouverneurs dans les Etats où les démocrates étaient donnés gagnants et notamment dans l'Etat d'origine de Barack Obama, l'Illinois.

Une période de cohabitation difficile s'ouvre pour Barack Obama. 

"Le message des électeurs est clair: ils veulent que nous travaillions ensemble", a déclaré Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat qui a en outre appelé Mitch McConnell pour le féliciter. "J'ai hâte de travailler avec le sénateur McConnell pour que des choses soient faites pour la classe moyenne," a-t-il déclaré. Le président a, sans tarder, convoqué les chefs de file démocrate et républicain des deux chambres pour une réunion à la Maison blanche vendredi. 

Mitch McConnell est prêt à jouer un rôle constructif de rééquilibrage
"Il est temps de redresser ce pays. Je ne m'attends pas à ce que le président se réveille demain et considère le monde différemment (...). Il sait que moi non plus. Mais nous avons tous les deux une obligation de travailler ensemble sur les questions sur lesquelles nous pouvons être d'accord" a-t-il observé lors de son discours de réélection dans le Kentucky.