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mardi 8 janvier 2019

Le "shutdown" visant Trump est la 19e édition depuis 1976

Les gauches exploitent contre le Républicain Trump un phénomène américain récurrent 

Le dernier arrêt date de 2013 (entre le 1er et le 17 octobre) sous Obama (16 jours)


Résultat de recherche d'images pour "obamacare shutdown"

Le désaccord entre la Chambre des représentants alors contrôlée par le Parti républicain et le Sénat contrôlé par le Groupe démocrate du président métis portait non pas sur la mesure phare de Barack Obama votée par la majorité démocrate en 2010 réformant le système de santé aux Etats-Unis, dite Obamacare, mais sous une forme affaiblie. Le shutdown de 2013 concernait certains programmes d'assurance-maladie de ce qui restait de projet de réforme, l'Obamacare, pour qu'ils soient annulés ou que leurs fonds soient réduits.

Un tel arrêt des activités gouvernementales (government shutdown) est une situation politique qui n'a rien d'exceptionnelle, dans laquelle le Parlement américain (Congrès) échoue à autoriser suffisamment de fonds pour les opérations gouvernementales. Dans ce cas, l'administration fédérale cesse tout service à la population à l'exception, dans un premier temps, des services dits "essentiels". Or, comme le Congrès doit autoriser toutes les dépenses, il n'y a aucune loi protégeant un service gouvernemental d'un arrêt. Les services continuant leurs activités après un shutdown sont le National Weather Service (service météorologique), les services médicaux dans des structures fédérales, les forces armées, le contrôle du trafic aérien et le système pénal.


Résultat de recherche d'images pour "shutdown obama"Un arrêt du gouvernement a pour conséquence un nombre élevé d'employés fédéraux mis au chômage temporaire. Le personnel militaire actif, et les employés "essentiels" restent en poste, mais peuvent être payés différemment des barèmes prévus durant la période de chômage, par exemple plus tard.

Le plus long épisode à ce jour remonte à la présidence du Démocrate Clinton pour trouver un moyen d'équilibrer le budget sur sept ans.  souhaitait baser ses estimations sur les données de l' "Office of management and budget projections", tandis que les Républicains leur préféraient celles du 'Congressional budget office'. Finalement, les Républicains, majoritaires au Congrès, durent abandonner sous les pressions des lobbies, dont la presse.

En 2018, Trump a fait face à trois "shutdowns", dont deux blocages en janvier (trois jours) et en février (quelques heures)...

Le président Trump prendra le pays pour arbitre

Le président américain s’adressera 
à la nation ce mardi 8 janvier 2019. Une décision annoncée lundi par la Maison Blanche. Donald Trump entend plaider pour la nécessité de construire un mur à la frontière mexicaine, alors que le Congrès va faire entrer l’administration fédérale dans sa troisième semaine de paralysie partielle. Les démocrates refusent en effet de débloquer la somme requise pour l'édification de cette frontière.

Mardi soir,
le président Trump tentera de mobiliser l'opinion derrière lui, en faveur du mur qu'il a promis lors de la campagne, promesse qui a pu contribuer à son élection. La lutte contre l'immigration clandestine à la frontière mexicaine est un enjeu crucial pour la sécurité du pays.

Ne rien lâcher, telle est la stratégie adoptée par Donald Trump dans le bras de fer qui l’oppose aux démocrates, au prix d'un blocage de plus de l'administration.

Dans le tweet qui annonce son discours à la nation, le président parle de la crise humanitaire et de sécurité nationale à la frontière. 
Il se rendra d’ailleurs jeudi sur place, en Californie ou au Texas, pour appuyer sa démonstration.
I am pleased to inform you that I will Address the Nation on the Humanitarian and National Security crisis on our Southern Border. Tuesday night at 9:00 P.M. Eastern.


Donald Trump fait régulièrement valoir que des "terroristes" entrent dans le pays par cette frontière.
Quant aux démocrates, internationalistes et pro-immigration, ils dénoncent des mensonges et une instrumentalisation de la peur. Ils estiment que la priorité est de rouvrir l’administration fédérale et non de bâtir un mur.



Faute d’obtenir du Congrès les 5 milliards de dollars nécessaires, le président menace depuis plusieurs jours de décréter l’état d’urgence à la frontière, afin de débloquer des fonds en se passant de l’aval des parlementaires.
Mais de nombreux experts (anonymes) estiment que cette manoeuvre susciterait en tous cas de violentes protestations dans les rangs démocrates, et sûrement une contestation devant les tribunaux. Pourtant, les six principales banques américaines ont assuré au secrétaire américain au Trésor avoir les liquidités suffisantes pour poursuivre normalement leurs opérations, malgré le "shutdown", a annoncé Steven Mnuchin dimanche, après avoir eu des discussions individuelles avec les patrons.
La nation a les clés en mains...

mercredi 18 juillet 2018

Sondage: Macron s'est décarcassé pour rien lors du Mondial

Le "premier de cordée" se fait décramponner dans le dernier sondage

Ses simagrées n'ont pas eu d'effet après la victoire des Bleus : la population ne s'y est pas trompée

Qui trop embrasse mal étreint
Macron ne parvient pas à surfer sur la victoire des Bleus au Mondial 2018. Deux voyages avions aller et retour, et une empreinte carbone maximale, mais Macron ne redécolle pourtant pas dans les sondages.

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, publié ce mardi, les Français estiment que la victoire au mondial aura un effet positif sur la fierté des Français et sur l'image de la France dans le monde. En revanche, ils sont minoritaires à penser qu'Emmanuel Macron en bénéficiera. 

Une nette majorité de Français  82% se dit "optimistes" pour leur avenir après la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde de football, dont ils estiment qu'elle aura un "impact positif sur la fierté des Français". L'optimisme des Français (62%) est en forte hausse, gagnant 21 points depuis décembre, selon cette étude à chaud. Il est majoritaire chez les sympathisants de toute les formations politiques, à l'exception de ceux du Rassemblement national (ex-Front national), pessimistes à 55%.

Chirac avait fait moins de com', mais en avait davantage profité 

74% des personnes interrogées estiment que la victoire des Bleus aura un impact positif sur l'image de la France dans le monde, à l'exception de l'ex-président Obama, qui se gausse, avec des relents de racisme anti-Blancs.
Pas assez de Blancs parmi les Bleus
pour que la victoire ne soit pas africaine



Obama a-t-il assez de sang africain pour être le premier président noir des Etats-Unis?

Les sondés sont minoritaires à considérer que la victoire "africaine" aura un impact sur la popularité d'Emmanuel Macron (34%)

Encore moins sur le propre moral des Français (31%). La confiance en l'avenir de la situation économique française est également en hausse de 5 points, mais demeure minoritaire, à 40%.

Benjamin Mendy serre la Coupe du monde après la finale.
Benjamin Mendy
L'épopée victorieuse de l'équipe de France de football n'a en revanche pas produit d'effet sur la popularité d'Emmanuel Macron. Comment voulez-vous qu'en ne touchant pas l'une, elle bouge l'autre, interrogerait Chirac... 
Jugé "bon président" par seulement 39% des personnes interrogées, encore en baisse de deux points de plus depuis fin juin. "La victoire de 2018 n'aura donc pas du tout eu le même effet pour la popularité d'Emmanuel Macron que la victoire de 1998 pour celle de Jacques Chirac (+7 points à BVA et à l'Ifop en un mois)", note l'institut de sondage.

Enquête réalisée par internet le 16 juillet 2018, sur un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Maduro et Obama sur la même ligne raciste à l'encontre des Bleus victorieux du Mondial

Pour Maduro, "c'est l'Afrique qui a gagné la Coupe du monde 2018"

Tandis que selon Obama, les champions ne sont "pas des Gaulois", le président vénézuélien estime que les vainqueurs sont des migrants 

Le  titre des Bleus en Coupe du monde est en réalité une victoire du continent africain, en référence aux origines de plusieurs joueurs, selon le président vénézuélien Nicolás Maduro. "L'équipe de France ressemblait à l'équipe d'Afrique. En vrai, c'est l'Afrique qui a gagné, les immigrants africains qui sont arrivés en France. (...) L'Afrique a tellement été méprisée et, dans ce Mondial, la France gagne grâce aux joueurs africains ou fils d'Africains", a déclaré le chef de l'Etat marxiste-léniniste lors d'une intervention télévisée. Ancien garde du corps et syndicaliste illettré, Maduro est membre du 'Mouvement Cinquième République' créé par l'ancien président bolivarien du pays, le dictateur Hugo Chávez (1954-2013).
Le 8 août 2017, douze pays d'Amérique condamnent une "rupture de l'ordre démocratique" au Venezuela: l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala refusent de reconnaître l'Assemblée constituante. De son côté, l’ONU condamne de nouveau un « usage excessif de la force", accusant les forces de sécurité vénézuéliennes d’avoir causé la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux et des groupes armés pro gouvernementaux circulant à moto avec des armes à feu d'en avoir tué une trentaine d'autres. Pour Le Monde, "avec le coup de force mené par une Constituante chaviste contre l’Assemblée nationale, Nicolas Maduro parachève son contrôle du pays. […] Le Venezuela s’enfonce dans la dictature".
Maduro est égaré par son idéologie anti-colonialiste et anti-impérialiste
Résultat de recherche d'images pour "roi de france et domestique noir"
Soutien des régimes libyen de Mouammar Kadhafi jusqu'au bout, et du Syrien Bachar el-Assad, celui qu'Hugo Chávez décrivit comme "un révolutionnaire à part entière" a jeté en prison 12.000 opposants politiques, dont ...des enfants.

"Halte au racisme en Europe contre les peuples africains, halte à la discrimination contre les migrants. Je souhaite que la France et l'Europe réalisent que nous, ceux du Sud, les Africains, les Latino-Américains, nous avons aussi de la valeur et du pouvoir", a-t-il ajouté. Or, quatorze des vingt-trois joueurs de l'équipe de France qui a battu la Croatie dimanche à Moscou en finale du Mondial de football ont des origines africaines. 

Ils ne sont pas pour autant animistes ou musulmans. Ils s'appellent Samuel ou Presnel, Steve ou Kylian, Benjamin, Blaise, Paul, Thomas ou Corentin...
Et puis le Venezuela a des rapports vénaux avec le Sénégal : le pays africain envisageait de disputer un match amical devant son public à Dakar avant la Coupe du Monde. Les Lions de la Teranga avaient pris contact avec le Venezuela. Mais les exigences des sud-américains, dont un cachet de 400.000 €, ont vite calmé les ardeurs de l'ami africain…

Résultat de recherche d'images pour "Tintin au Congo sorcier"
En rappelant le passé colonial de l'Hexagone et de l'Europe, Nicolás Maduro s'est obnubilé sur l'apport des migrants, tout en demandant à ce que cette victoire mette fin au racisme et à la discrimination contre "l'hémisphère sud". Le président a aussi demandé à la France et à toute l'Europe que, après cette deuxième étoile tricolore, cessent le "racisme" et la "discrimination" contre les immigrants africains et latino-américains.
Il n'est pas venu à l'esprit de Maduro, qui continue d'établir des distinctions de 'races', que ces Africains ont été formés en France et qu'ils ont choisi des clubs de "l'hémisphère nord".

Maduro et Obama confisquent à Macron la victoire qu'il s'est appropriée

Macron reste impassible à leurs attaques racistes contre ses ressortissants.  
Tandis que Nicolás Maduro félicite Vladimir Poutine pour l'organisation de cette Coupe du monde, "la meilleure de l'histoire", le Vénézuélien n'a pas un mot de félicitation pour la France. "Le président vénézuélien entretient des relations tendues avec son homologue français Emmanuel Macron, lequel l'a accusé d'avoir installé une "dictature" et ne reconnaît pas sa réélection du 20 mai. 

Il aura fallu que ce soit Jean-Christophe Lagarde, qui réagisse à défaut de Macron aux propos racistes de Nicolás MaduroCe matin, sur France Inter, le député et président de l'UDI  a expliqué qu'il va porter plainte contre le président vénézuélien, ajoutant : "Monsieur Maduro ne connaît pas la France et j'ai envie de lui dire on t'emmerde."

Comment Macron qui ne veut plus de "distinctions de races" en France peut-il tolérer plus longtemps les attaques racistes contre les binationaux français ? 
Admet-il être un 'négrier' ?

mercredi 1 novembre 2017

Attentat islamiste à Manhattan: le terroriste qui a fauché des cyclistes est encore un migrant ouzbek

Le "réfugié" a commis le premier attentat meurtrier à New York en 16 ans

Le migrant ouzbek était connu des services de police. 

Originaire d'Ouzbékistan, le tueur a foncé sur des piétons et cyclistes mardi à Manhattan, New York City.
La presse s'intéresse d'abord à l'assassin, indiquant  qu'il a été blessé par un policier à l'abdomen, et hospitalisé. Plusieurs media rassurent sa famille, précisant qu'il a été opéré dans la soirée et que son pronostic vital ne serait pas engagé.
Originaire d'Ouzbékistan et arrivé aux Etats-Unis en 2010, l'individu dispose d'un titre de séjour permanent, la fameuse "carte verte" américaine. Selon le New York Times, il travaillait comme chauffeur pour Uber. Plusieurs media américains affirment qu'il était connu des services de police, pour des délits mineurs commis dans plusieurs Etats. Le Missouri notamment, où il avait été arrêté en octobre 2016 pour non présentation à une audience.

Officiellement, ce terroriste vivait à Tampa, en Floride. Mais, selon plusieurs témoins, des voisins notamment, il s'était récemment rapproché de la ville de New York, s'installant à Paterson, dans l'Etat du New Jersey. "Il était ici depuis trois mois. Vous pouvez demander aux gens, personne ne le connait, personne n'a reconnu son visage", a expliqué Nazar Oudah, un habitant de Paterson. C'est dans le New Jersey qu'il est devenu chauffeur de VTC, et c'est aussi dans cet Etat qu'il a loué le pick-up ayant servi à l'attaque de mardi. Son parcours, du Missouri au New Jersey, en passant par Tampa, accrédite la thèse de la préméditation.

Plusieurs media américains ont indiqué qu'il avait crié "Allahou Akhbar" 

Le terroriste a clamé sa motivation religieuse, clamant "Dieu est grand" en sortant de son véhicule, après avoir fauché des piétons ce  mardi 31 octobre. Dans le véhicule utilisé par le tueur, les autorités ont par ailleurs retrouvé une note anglais dans laquelle l'islamiste affirme avoir agi au nom de Daech.

On notera la pusillanimité des journalistes qui écrivent : "
Selon CNN, un mot, écrit en anglais et laissé dans le camion meurtrier [c'est le camion qui est meurtrier: et son conducteur, il est quoi ?], prêterait allégeance à l'organisation terroriste Etat islamique [que reste-t-il de l'Etat islamique pour mentionner son aspiration à constituer un Etat]  ? [c'est ainsi le mot qui prête allégeance: le terroriste fait quoi dans l'affaire ? Innocent ? Déséquilibré ?]."


S'exprimant quelques instants après l'attaque, mardi, le maire de New York,
Attentat à New York : qui est Sayfullo Saipov, le supect interpellé ?Bill de Blasio, Parti démocrate, l'a qualifiée d'"acte lâche de terrorisme", sans parler de djihadisme, tandis que le président Donald Trump a évoqué l'organisation islamiste Daech. "Nous ne devons pas permettre à Daech de revenir ou d'entrer dans notre pays après les avoirs vaincus au Moyen-Orient et ailleurs. Assez !", a-t-il tweeté.
Ainsi, une note laissée en évidence et le cri de "Allahou Akhbar" ne suffisent pas à accréditer l'idée que l'acte est un acte terroriste  perpétré par un islamiste ? 

Les autorités ont d'ores et déjà effectué des perquisitions. Elles ont notamment retrouvé
une voiture sur un parking, qui pourrait être celle de l' "assaillant" ["assaillant" et "présumé", pendant qu'on y est !]. Une perquisition a également été menée à son domicile et dans une mosquée de Paterson.

L'Ouzbékistan a promis mercredi de coopérer 

L'auteur de l'attentat à la camionnette est originaire de cette ancienne république soviétique, un Etat indépendant depuis août 1991.
L'Ouzbékistan fut gouverné de 1990 à 2016, par un président autoritaire, Islam Karimov. L'ONU et d'autres grandes organisations internationale permirent à ce régime de renforcer sa présence sur la scène internationale en accordant son adhésion, et plusieurs pays ouvrirent des liaisons aériennes directes avec lui, participant aussi à de grands travaux de reconstruction urbaine et routière, à la faveur de mesures incitatives aux investissements étrangers.

Sous la présidence de Karimov, tous les partis d'opposition étaient interdits et réprimés. La vie sociale, politico-économique et même culturelle étaient placés sous une étroite tutelle et censure de l'appareil d'État, dans la continuité de l'époque soviétique : Karimov avait adhéré au Parti communiste de l'Union soviétique en 1964.
En 1999 et 2004, le pays subit les vagues d'attentats terroristes attribués aux islamistes radicaux. Le 13 mai 2005, le gouvernement ouzbek réprima dans le sang une insurrection populaire dans la ville d'Andijan, faisant des centaines de victimes.
Le successeur de Karimov, Mirziyoyev fut son premier ministre de 2003 à 2014 et porte donc la co-responsabilité du massacre d'Andijan en 2005. Le tueur ouzbek de Manhattan est entré aux Etats-Unis en 2010, pendant la présidence de Barack Hussein Obama (2009-2017), à l'âge de 19 ans. Il avait donc 14 ans au moment des insurrections d'Andijan.
Depuis le massacre, le régime ouzbek a dû renforcer ses liens avec la Chine et la Russie, qui luttent contre le terrorisme et ne veulent pas d'infiltrations islamistes. Localement, l'islamisme radical - sunnite - est appelé "wahhabisme", synonyme de 'salafisme'.
"L'Ouzbékistan est prêt à apporter toutes ses forces et tous ses moyens pour fournir une aide à l'enquête sur cet acte terroriste", a annoncé le président ouzbek Chavkat Mirzioïev, cité par le ministère des Affaires étrangères.
"La tragédie qui s'est produite confirme à nouveau la nécessité d'unir les efforts de toute la communauté internationale dans la lutte contre ce défi de notre époque", a ajouté le président Mirzioïev, présentant ses condoléances au président américain et aux familles des victimes.

Des centaines de citoyens de l'Ouzbékistan, république  à majorité musulmane, combattent au sein des groupes djihadistes en Irak et en Syrie, selon les estimations des services de sécurité russes.

La communauté internationale commet-elle une faute en accueillant des migrants ouzbeks à forte activité terroriste ?


Le tueur de Manhattan est un Ouzbek de 29 ans.

Il s'agirait de Sayfullo Saipov, un Ouzbek habitant dans le New Jersey, où avait été louée la camionnette qu'il a lancée sur des cyclistes et des passants mardi à Manhattan, avant de s'écraser sur un bus de ramassage scolaire avec deux enfants et deux adultes à bord, faisant huit morts dont six étrangers et 11 blessés. 
En revanche, la police confirme qu'il a été touché par balle au ventre et transporté à l'hôpital où il aurait été opéré dans la soirée. Le pronostic vital de l' "assaillant" ne serait pas engagé.  

"Si la piste 'jihadiste' [orthographe à l'américaine !] était avérée [sic : l'AFP], ce serait la première fois que Donald Trump est confronté à un attentat de ce genre [pour ne pas le caractériser !] d'une telle gravité depuis son arrivée à la Maison Blanche." Ce qui pourrait, en revanche,  susciter la surprise de l'Agence française de presse et des media photocopieurs de ses dépêches, c'est que les années Obama ont été étrangement épargnées par le terrorisme islamiste... 

Quand le président métis combattait le terrorisme, il livrait une bataille des mots. Il s'est toujours refusé à associer "terrorisme" et "islamisme". Comme "islam" et "radical", ce qui est en effet un pléonasme. 
Son raisonnement est tendancieux: ne pas faire d'amalgame amalgame pour ne pas donner aux terroristes une légitimité religieuse qu'ils n'ont pas.
La lâcheté d'Obama apparaît dans son incapacité à désigner l'ennemi, au même titre que son refus d'envoyer des troupes. En septembre 2016, Obama expliqua qu'il ne voyait pas comment mettre fin à la guerre civile en Syrie sans envoyer des troupes américaines au sol, ce qu'il refusait de faire en raison des "sacrifices" que cela impliquerait. Cette politique, il la qualifia de "judicieuse"...
En même temps, 
les terroristes ouzbeks en puissance pouvaient venir retirer leur carte de séjour permanent.
Plusieurs media américains, dont CBSrévèlent que l' "homme" avait déjà "été dans le radar" de la police. 

Attentat de Stockholm: le suspect, un Ouzbek de 39 ans, connu des services de renseignements...

Le terroriste qui a commis l'attentat au camion bélier qui a fait quatre morts en avril dernier  à Stockholm est un Ouzbek de 39 ans connu des services du renseignement, a annoncé le responsable de la police suédoise, Dan Eliasson. Il n'avait cependant pas précisé depuis combien de temps le suspect était en Suède, ni s'il disposait d'un permis de résidence suédois.
Le terroriste présumé "a fait surface dans notre collecte de renseignements dans le passé", a-t-il dit lors de la même conférence de presse, sans indiquer pour quels faits...

Plusieurs media indiquèrent en revanche que l'individu était un sympathisant de l'organisation État islamique et qu'il aurait avoué être l'auteur de l'attentat, soupçonné d'"homicides à caractère terroriste" au degré le plus élevé de suspicion.

jeudi 26 novembre 2015

Hollande cherche de l'aide auprès d'Obama, Cameron, Merkel et même Poutine face au terrorisme islamiste

Les "alliés" compatissent mais renâclent

Hollande peine à mobiliser les occidentaux

Après être allé prendre les consignes de Barack Obama à Washington mardi 24, le président français doit recevoir la chancelière allemande avant de rencontrer le président russe à Moscou. A l'ordre du jour des discussions, la mise en place d'une "grande coalition" face à l'EI.


De retour dépité de Washington où il a tenté en vain de faire passer Barack Obama des paroles aux actes dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), le président français  a reçu la chancelière allemande, Angela Merkel à Paris mercredi 25 novembre, avant de rencontrer ce jeudi, le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, sans être parvenu à obtenir d'inflexion des États-Unis vis-à-vis de la Russie. Un dîner de travail figure à leurs agendas pour 20 heures.
Les Etats-Unis et la France ont décidé mardi d'intensifier leurs opérations militaires contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak et de coordonner leurs renseignements sur la menace intérieure. Mais plusieurs problèmes de personnes  restent entiers sur la place à réserver au président Bachar al-Assad dans une éventuelle transition politique de la Syrie et sur la confiance à accorder à Poutine dans une éventuelle coordination des moyens militaires contre Daesh. "On est probablement plus enclin à travailler avec M. Poutine que M. Obama ne l'est à ce stade", a reconnu une source diplomatique française.

Lundi matin, François Hollande et David Cameron s'étaient recueillis sur le site du Bataclan, une des cibles des attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris,
avant de prendre la direction de l’Elysée pour un entretien sur la lutte contre le terrorisme et la Syrie. C'était la première étape dans la quête diplomatique de François Hollande d’une coalition "unique" contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak.
Le Premier ministre britannique David Cameron a affirmé  sa "ferme conviction" personnelle que le Royaume-Uni doit intervenir militairement en Syrie: "Je soutiens fermement l’action que le président Hollande a entreprise pour frappe l’Etat islamique en Syrie", a-t-il assuré, soulignant toutefois qu'il reste à entraîner le parlement britannique à le suivre. David Cameron a précisé qu’il lui proposera cette semaine  une "stratégie globale pour affronter l’Etat islamique".
 
"Nous mènerons le combat ensemble contre ceux qui ont commis l'inconcevable contre vous", affirmait la chancelière allemande,
tout de noir vêtue, le 14 novembre à Berlin, au lendemain des attaques de Paris et Saint-Denis. Pour autant, l'Allemagne ne semble pas prête à s'engager davantage dans la coalition internationale qui lutte depuis septembre 2014 contre l'expansion de Daesh en Irak d'abord, puis, pour quelques uns des partenaires de cette coalition, en Syrie.

Depuis quatorze mois, l'Allemagne a choisi d'envoyer des armes aux peshmergas, ces combattants kurdes qui luttent sur le terrain contre l'EI, mais Berlin a refusé d'engager des moyens aériens, comme si les Allemands ne croyaient pas à l'efficacité de cette méthode. En revanche,
à la fin de l'été, la chancelière a lancé son ministre des Affaires étrangères dans un marathon diplomatique pour mettre un terme au conflit religieux qui gangrène la Syrie où les Sunnites s'opposent aux Alaouites,  groupe ethnique et religieux du nord du pays, auquel appartiennent  les présidents al-Assad, père et fils. Au point de conclure, fin octobre, à l'inverse de la position française d'alors qu' "il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique (Bachar al) Assad". "Il y en a d'autres", avait-elle ajouté à la fin d'un sommet extraordinaire des 28 à Bruxelles, consacré à la crise migratoire en Europe. Et de citer "non seulement les États-Unis, la Russie, mais aussi les partenaires régionaux importants, les Chiites d'Iran, des pays sunnites comme l'Arabie saoudite".
 
Ce mercredi matin, la ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen a toutefois annoncé devant la commission défense du Bundestag sa volonté d'envoyer 650 soldats allemands... au Mali, afin d'épauler la France sur le front du terrorisme.

Parée de sa nouvelle aura de défenseur des réfugiés, Angela Merkel, appelle à "parler à Assad", elle qui ­est si réfractaire aux mots 'guerre" ou 'opération militaire '

Avant d'avoir sensibilisé l’ensemble des dirigeants des membres du Conseil de sécurité des Nations unies, outre  l'italien, Hollande doit encore rencontrer son homologue chinois Xi Jinping, dimanche.  

La "grande coalition", comprendre "unique" face à l'organisation terroriste reste hypothétique


En dépit de la volonté de Hollande de faire front contre l'Etat islamique qui a revendiqué les assassinats islamistes de masse à Paris, le vendredi 13 novembre 2015, les divergences avec la Russie et l'Iran sur la Syrie sont toujours aussi fortes.
"Nous sommes tous Français", a lancé, dans la langue de Molière, le président américain au cours d'une conférence de presse à la Maison Blanche, mais cette déclaration médiatique n'a pourtant été suivie d'aucune annonce spécifique, le dirigeant américain se bornant à plaider pour l'intensification des échanges de renseignement.
L’entraînement des rebelles dits "modérés" par les Etats-Unis est un tel échec que le président russe s’en moque ouvertement : "Soixante de ces combattants ont reçu une formation digne de ce nom. Seuls quatre ou cinq restent armés. Les autres ont déserté avec les armes américaines pour rejoindre l’Etat islamique." Pis encore, l’Irak vient, sans prévenir les Américains, d’amorcer un accord de partage de renseignements avec l’Iran, la Russie et la Syrie. De quoi rendre fou furieux Barack Obama. 

Hollande ne paie-t-il aujourd'hui le prix de ses agressions passées ?

Certes, il ne peut être tenu pour responsable de la destruction d'un avion de combat russe, abattu mardi
par la Turquie, pays membre de l'OTAN, dans l'espace aérien syrien, près de la frontière commune. Cet incident, le plus grave depuis le début de l'engagement militaire russe au côté de Bachar al-Assad, a provoqué la colère du président russe, qui a dénoncé un "coup de poignard dans le dos" porté par les "complices des terroristes".

Au G20 de Brisbane à la mi-novembre 2014, l'ombre des navires de guerre que Hollande refusait toujours de livrer à Moscou avait plané sur les relations diplomatiques entre la Russie et l'Occident qui accuse Poutine d'avoir annexé la Crimée dont la population majoritairement russophone demandait à quitter l'Ukraine et à  s'associer à la Russie. Le premier porte-hélicoptères -rééquipé aux frais de la France- sera le seul finalement livré, à l'Egypte, mais payé par l'Arabie saoudite, a-t-on appris. Un geste dont Hollande reste redevable au roi du pétrole.


Alors que l'embargo occidentale continue, Hollande prétend rallier la Russie...
 
La Russie reste sous le coup de sanctions économiques décidées par une Union européenne aujourd'hui dans l'impasse. La Russie a en effet riposté aux sanctions occidentales en interdisant, pendant un an, toute importation de la plupart des produits agroalimentaires occidentaux. Or, la Russie est le deuxième client, après les États-Unis, de la filière agricole et agroalimentaire européenne. Les Russes importaient ainsi 8 % des exportations agricoles et agroalimentaires françaises, ce qui représentait 1 milliard d'euros par an. "Les fruits sont les premiers concernés par l'embargo en France, suivis des fromages et produits laitiers puis la viande et le poisson, déplorait Xavier Beulin (FNSEA). Le préjudice avait été instantané pour les producteurs français de fruits d'été comme les pêches ou les nectarines à durée de vie limitée."
François Hollande est partie prenante à ce chaos diplomatique. Il était même moteur, mais doit réviser ses positions désastreuses. Après avoir ostensiblement ignoré Poutine pour éviter de lui serrer la main, François Hollande ne rappelle plus non plus que les Etats-Unis lui ont fait faux bond en 2013, alors qu’il voulait déjà frapper la Syrie. Le 13 novembre, l es djihadistes de Daesh en Europe ont tenu à rappeler qu'ils n'ont pas oublié que Hollande est un va-t-en-guerre, si isolé et sous-équipé soit-il.
C’est dans ce climat glacial que le président François Hollande arrive à Moscou, jeudi 26 novembre, deux jours seulement après s’être rendu à Washington.
Tant qu'il n'y aura pas de "changement stratégique" de la part du président russe sur ce point, la coopération sera "très difficile", a clairement averti Barack Obama, signifiant à Hollande que la position américaine sur le dossier n'a pas bougé. "Si leur priorité est d'attaquer l'opposition modérée qui pourrait faire partie d'un futur gouvernement syrien, la Russie n'aura pas le soutien de notre coalition", a maintenu Obama. Au grand dam du capitaine de pédalo.




Le président français a appelé Poutine à reconsidérer son soutien à Bachar al-Assad, celui-ci n'ayant "pas sa place" dans une transition politique, selon lui. "Dès lors qu'il a été le problème, il ne peut pas être la solution", a-t-il affirmé.