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samedi 9 mars 2019

Castaner se demande-t-il "quelles traces il veut laisser" dans le souvenir de ses filles ?

Le ministre sanguinaire invite en revanche les "gilets jaunes" à se poser la question...

Les Gilets jaunes veulent-ils laisser une trace, "celle de la revendication ou celle de la violence ?" s'est interrogé Christophe Castaner 

Image associée"Les violences sont devenues systématiques pour un petit nombre", a polémiqué le ministre de l'Intérieur.
Venu vendredi à Marseille célébrer les 80 ans du bataillon de marins-pompiers de Marseille, Castaner a qualifié le phénomène de "mouvement social inédit". "Donc, quelle trace ils veulent laisser ? Celle de la revendication ou celle de la violence ?", a-t-il demandé.

Comme à contre-coeur, Castaner a toutefois fait le partage entre Gilets jaunes pacifiques et manifestants anarcho-révolutionnaire de l'ultra-gauche. 
Dans les manifestations, a déploré le ministre, "des casseurs viennent pour frapper, pour casser, pour piller, pour insulter aussi. Vous avez vu cette dernière tendance qui consiste à jeter des excréments sur la police ?".

Résultat de recherche d'images pour "manifestants avec cacatov"Samedi à Marseille et à Montpellier, des policiers ont reçu des jets d'excréments en marge des manifestations de Gilets jaunes, ont révélé des responsables du syndicat policier Alliance. Sur les réseaux sociaux, des internautes avaient appelé à lancer des "cacatov" sur les forces de l'ordre, lors de l'Acte XVI. "Des sacs remplis de merde ont été jetés sur des policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) et ont explosé. Trois fonctionnaires ont été souillés à un point inimaginable !", a relaté de son côté Rudy Manna, responsable local d'Alliance, confirmant une information de La Provence.
Lien PaSiDupes

Ce recours au 'cacatov" (mot formé à la fois sur "Kalachnikov' et sur 'Molotov' et constitué d'un mélange d'urine et de crotte de chien) est une pratique importée du Venezuela?  suite aux émeutes de mai 2017 contre le pouvoir en place. La première présence documentée de " cacatov" en France est faite en avril 2018 sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ce qui signe l'orientation politique (bio ?) des assaillants.
"Lui c'est clair, il va laisser une trace de sang, c'est tout. Ca aura été le ministre de l'Intérieur le plus violent qu'on ait connu depuis je sais pas...70 ans. On n'a jamais vu ça", a réagi le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, interrogé lors de la manifestation marseillaise pour les droits des femmes.

"La manière dont est conduite la police est volontairement brutale et ça conduit tout le monde à bout de nerf", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

Interrogé sur la possible manifestation de Gilets jaunes sur le Champ de Mars à Paris samedi 9 mars, Castaner a rappelé que le Champ de Mars est "un lieu public" - ce qu'il n'était pas, selon la maire Hidalgo, s'agissant des manifestants du Mariage pour Tous, contre le mariage entre personnes du même sexe - : "S'ils veulent s'y asseoir en sérénité, ils peuvent le faire, mais le mieux est qu'ils déclarent leur intention plutôt que de le faire sur les réseaux sociaux". "Rien n'interdit les manifestations mais il y a des règles assez simples qui consistent juste à les déclarer", a argué Castaner. 

Le ministre a inauguré dans la matinée un bateau-pompe des marins-pompiers.
Castaner invite les "gilets jaunes" à se demander "quelles traces ils veulent laisser"Les téléspectateurs de BFM TV avaient été effarés de voir le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, au volant d'une voiture de gendarmerie alors qu'il répondait à des questions de la chaîne dévote et lui ont reproché de négliger les règles de la sécurité routière.
A cette occasion, le benêt de Forcalquier avait avoué : "Vous savez pourquoi je voulais être ministre de l’Intérieur ? C’était pour appuyer une fois sur le bouton du gyrophare !..." 
Cette fois, Simplet a-t-il fait "pin-pon-pin" ?

samedi 2 mars 2019

A Toulouse, des manifestants infiltrés parmi les Gilets Jaunes préparent des "bombes" anti-flics très spéciales

L'extrême gauche prépare des "bombes" à la mode anti-Maduro et zadiste

Un syndicat de police 
a dénoncé l'utilisation de "bombes à excréments" contre les forces de l'ordre
Lancés sur les forces de l'ordre, ces "bombes" les couvrent d'excréments, procédé utilisé par les zadistes de N-D-des-Landes 
Il a ainsi donné des idées aux très raffinés contestataires de Toulouse, ville de culture gauchiste. Sur les réseaux sociaux, des casseurs infiltrés parmi les Gilets jaunes annoncent la préparation de ce que l'on nomme des "Cacatov". La photo circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : de petits ballons jaunes, a priori, remplis d'une mixture marronnâtre, accompagné de ce commentaire "Toulouse prépare ses bulletins de vote pour samedi. On souhaite un bon appétit aux CRS !"

Des coktails molotov au "caca"
Ces "bombes à excréments" appelées "Cacatov" sont la variante écologique des "cocktails molotov". Des projectiles que des opposants à la politique anti-sociale de Macron compteraient utiliser à nouveau pour la mobilisation du samedi 2 mars 2019 à Toulouse.
Un agent de police aurait été "la cible d'un jet d’excréments sous forme liquide en marge de la manifestation de l’acte 15," à Paris, selon Le Parisien.

Des méthodes dénoncées par le syndicat UNSA Police SDSS. 
Ce syndicat possède une sous-section catégorielle consacrée à la police de proximité parisienne de la Sous Direction des Services Spécialisés.

"Abjecte ! UNSA Police section SDSS dénonce des actes prémédités et… dégoûtants !", a tweeté le syndicat le soir du samedi 23 février au sujet du jet qui aurait eu lieu place du Trocadéro. Contacté dimanche soir, un délégué syndical précise que son "collègue a été visé par un bocal, de la taille d’une bouteille d’1 ou 2 litres, qui contenait de la crotte de chien mélangée à de l’eau". Les faits se sont déroulés, explique-t-il, alors que des collègues procédaient à l’interpellation de deux personnes. Ces derniers ne sont donc pas les auteurs du jet de matières fécales, comme pouvait le laisser penser le message Twitter de samedi soir.


Des antécédents historiques...  
Ce type d’action a déjà été utilisé au printemps 2017 contre le président bolivarien Nicolás Maduro, successeur de Chavez, au Venezuela,  et, en avril 2018, lors de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Au bout de six semaines de mobilisation, les Vénézuéliens ont à leur tour troqué leurs cocktails Molotov contre cette arme artisanale et non létale, à la différence des LBD 40.
Aux yeux de la justice, ce geste dégradant constitue une violence et peut être puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

vendredi 24 août 2018

Venezuela : la "révolution bolivarienne", chère à Mélenchon, pousse à l'exil massif de sa population

L'Afrique n'est pas seule cause de problèmes pour les pays dynamiques

Depuis l’accession d’Hugo Chávez au pouvoir en 1998, deux millions de personnes ont quitté le pays, selon le quotidien espagnol El Pais. 

Et l’émigration est en augmentation depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro, ancien chauffeur de bus et président de la République par intérim, à la suite de la mort du président Chávez, puis élu président de justesse, avec 50,6 %. Loin de la "démocratie populaire participative" annoncée, la "Révolution bolivarienne", imposée par 
Résultat de recherche d'images pour "Segolene Royal Chavez"le dictateur Hugo Chávez, un soutien de la Chine ou de l'Iran, et poursuivie par Nicolás Maduro, a conduit les démocrates à qualifier de dictature ce régime autoritaire à parti unique, qui continue néanmoins de susciter l’enthousiasme d'une partie de la gauche radicale et des nationalistes-révolutionnaires à l'échelle internationale, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI).

En 2017, un million de vénézuéliens a quitté le pays en un an, fuyant la famine, la violence et la répression, dont 600.000 vers la Colombie, 119.000 vers le Chili, 57 000 en Argentine, 35 000 au Brésil et 26.000 au Pérou. En août 2018, le Pérou a décrété l'état d'urgence dans trois de ses provinces, après un nombre d'arrivées qui a atteint près de 4.200 personnes par jour.

Au Pérou, le rythme des arrivées est de 3.000 réfugiés vénézuéliens par jour, ont précisé les services chargés des migrations. Le pays va désormais exiger un passeport des Vénézuéliens cherchant à s'établir sur son sol.

Le Pérou comptera bientôt un demi-million de réfugiés

Non communiste, l'économie péruvienne est parmi les plus performantes de l'Amérique latine
et le Pérou s'attend à devoir accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera à 500.000 le nombre de personnes arrivées sur son sol pour fuir la crise économique et politique au Venezuela. "En août, nous en dénombrons déjà 400.000" sur le sol péruvien, a déclaré, jeudi 23 août, le haut responsable chargé des migrations, Eduardo Sevilla.

Le rythme des arrivées est de 3.000 réfugiés par jour, ont précisé les services d'Eduardo Sevilla. A partir de samedi, le Pérou va exiger un passeport des Vénézuéliens cherchant à s'établir sur son sol. Le ministre des Affaires étrangères, Nestor Popolizio, a précisé que Lima accordera des visas humanitaires dans des cas exceptionnels. "Personne ne parle de fermer la frontière, il s'agit d'exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons sécuritaires," affirma pourtant le ministre de l'Intérieur Mauro Medina.

Le Brésil veut répartir les migrants vénézuélien

Le gouvernement brésilien annonce que les Vénézuéliens réfugiés dans la petite ville frontalière de Paracaima vont être déplacés vers l'intérieur du pays. 
Paracaima est en effet la porte d'entrée  de l'immigration vénézuélienne vers le Brésil et chaque jour des centaines de migrants traversent la frontière. Les migrants constituent aujourd'hui 10 % de la population de cette ville de 12.000 habitants et samedi, suite à une agression perpétrée par des réfugiés, des centaines de Brésiliens en colère ont détruit deux camps de réfugiés.



Plus de mille migrants sont retournés au Venezuela après les violences du week-end dernier. Ceux qui restent expliquent que la population locale est effrayée. Alejandro Mendoza est un migrant vénézuélien de 21 ans : "Le gouvernement a le projet de déplacer les migrants dans plusieurs grandes villes du pays, mais pour le moment, on ne voit rien. Les gens n'ont aucune raison de nous aimer, ils ont peur de nous."

Le vol et l'agression d'un commerçant, attribués à des Vénézuéliens, ont causé les affrontements.
Des dizaines d'habitants de cette localité ont détruit les deux principaux camps de migrants et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés et les magasins fermés. Pendant que les autorités inspectaient les installations d'accueil des réfugiés, à quelques mètres de la frontière, des Vénézuéliens continuaient d'arriver au Brésil, à pied ou en voiture.

Plus de 1.000 Vénézuéliens qui se trouvent dans l'Etat frontalier de Roraima au Brésil seront transférés dans d'autres villes du pays, à la suite des heurts violents de samedi entre migrants et population locale, a confirmé le gouvernement brésilien, mardi

Membre de la commission interministérielle qui s'est rendue mardi dans la ville frontalière de Paracaima, Viviane Esse a expliqué cette semaine à la presse depuis Boa Vista, capitale de cet Etat amazonien, que le "processus de répartition vers l'intérieur" du Brésil des migrants vénézuéliens commencera fin août, sans préciser les villes de destination. 

Depuis le début de l'année, 820 Vénézuéliens ont été transférés vers d'autres villes brésiliennes, comme Sao Paulo (sud-est) et Manaus (nord), dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à désengorger l'Etat de Roraima. Après les heurts de ce week-end à Paracaima, au moins 1.200 réfugiés du Venezuela sont retournés dans leur pays qu'ils avaient fui en raison de sa profonde crise économique, politique et sociale.

Le Brésil envoie l'armée pour gérer l'afflux de migrants vénézuéliens.
Le président brésilien, Michel Temer, a tenu une réunion d'urgence ce week-end avec plusieurs ministres, à Brasila. Le gouvernement a décidé d'envoyer un contingent de 120 membres de la Force nationale, la police militaire, pour tenter d'apaiser la situation. La ville de Pacaraima "ressemble aujourd'hui à un désert. Tout est très calme, des renforts de police sont arrivés et les marchés ont rouvert", a expliqué un habitant..

Sur le premier semestre de l'année, près de 57.000 migrants ont déposé une demande d'asile au Brésil. Près de 400 passent la frontière quotidiennement. Le gouvernement tente de répartir les migrants dans d'autres régions, car l'Etat brésilien du Roraima qui est en première ligne, se trouve être également l'un des plus pauvres du pays.

Le Brésil n'est pas le seul à faire face à cet exode des Vénézuéliens. 
La semaine dernière, près de 20.000 d'entre eux sont arrivés au Pérou, qui va prendre des mesures pour limiter leur accès à son territoire et à son marché du travail.
L'Argentine a également annoncé un renforcement des mesures de contrôle des frontières, après l'arrivée de 25.000 personnes.
La Colombie a, elle, accueilli 800.000 Vénézuéliens. 
Au total, près de 2,3 millions de personnes auraient fui la misère de leur pays.

L'Equateur quitte l'Alliance bolivarienne

Le ministre de l'Intérieur Mauro Medina et Edouardo Sevilla se sont rendus jeudi dans la ville de Tumbes, à la frontière de l'Equateur, où des centaines de Vénézuéliens attendent dans de longues files pour faire enregistrer leur entrée au Pérou.

Cette crise migratoire a d'autres répercussions. L'Equateur a annoncé jeudi qu'il quitte l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba), union régionale créée en 2004 à l'initiative du Venezuela et de Cuba, pour protester contre "le manque de volonté" de Caracas de régler la crise migratoire actuelle.

Le silence embarrassé de la gauche française

La politique migratoire, véritable casse tête à l'échelle de l'Europe, divise les français, hormis la gauche  qui veut croire que le chavisme reste un modèle.

Rendue publique le 27 juillet 2017, la très attendue politique migratoire de Macron, qui se veut ambitieuse et novatrice, s’inscrit dans un cadre limité par deux barrières: d'un côté, le repli sur soi et la fermeture des frontières et de l'autre, l’illusion qu’un pays comme la France peut accueillir, comme le disait Michel Rocard, toute la misère du monde.

Image associée
C’est pour ne pas avoir à franchir ces deux frontières que le président français insiste, davantage que ses prédécesseurs, sur la nécessité d’instaurer une solide différence entre les réfugiés et les migrants économiques. Concrètement, Emmanuel Macron promet donc d’améliorer l’accueil d’urgence, en créant de nouveaux centres, d’accélérer le traitement administratifs des demandes d’asile, de mettre en place une vraie politique de renvoi aux frontières pour les déboutés de ce droit à l’asile et de créer des "hot spots" sur le sol africain, dans des pays sûrs, pour juguler les flux migratoires en amont. 
La démarche nouvelle d’Emmanuel Macron, qui se veut libérée des tabous français sur l’immigration, comme du mythe d’une immigration heureuse, se veut plus efficace, mais sera-t-elle assez soutenue et dynamique pour convaincre les partenaires européens de la France : une Italie, bien seulequi assume aux portes de la Méditerranée, toute la charge des arrivées massives de migrants, mais aussi les pays d’Europe centrale et orientale, de la Pologne à la Hongrie,  qui refusent les quotas de migrants que veut leur imposer l’UE et rejettent, au-delà de la question des réfugiés, un modèle multi-ethnique dont ils estiment qu’il n’appartient pas à leur culture.

Et où se situe la gauche française dans ce concert  de réticences ?
Le chaos qui s’est emparé du Venezuela n’émeut pas grand monde dans la classe politique française :120 morts déjà dans des affrontements de 2017, de nombreux opposants arrêtés, dont le maire de Caracas, des magistrats menacés ou limogés, une Assemblée élue renvoyée, n'y suffisent pas. 
Les pays du Mercosur, le marché commun du sud, ont exclu le Venezuela pour "rupture de l’ordre démocratique" mais, à la menace de guerre civile, les autorités françaises opposent pour l’instant un prudent silence. 

Quant à la gauche extrême, elle refuse de condamner les excès de Nicolas Maduro, désireuse de préserver le modèle vénézuélien, dont la révolution bolivarienne fut pour elle un modèle d’inspiration politique. La France Insoumise (LFI)  renvoie dos à dos l’opposition et le pouvoir et dénonce la "désinformation " - l'argument ultime, quand la cause est indéfendable - à laquelle se livrent, selon elle, les media français. Et pourquoi pas les réseaux sociaux. 

Il est vrai que le populiste Jean Luc Mélenchon avait inscrit dans son programme – au point 62 – la volonté de rejoindre l’Alliance bolivarienne, anti-atlantiste, créée en 2004 par les anciens dictateurs vénézuélien Hugo Chavez et  cubain, Fidel Castro. Le Venezuela reste une "source d’inspiration" pour Mélenchon qui en semble bien dépourvu, et Chavez, même mort, représente "l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution", la résistance à "l’infecte social-démocratie", laquelle ne sait plus comment accueillir ses . Mais le modèle vénézuélien n’est demandeurs d'asile. 

Le Vénézuéla reste seul en Amérique Latine à fasciner certaines gauches françaises. En son temps Fidel Castro a exercé le même attrait qu’Hugo Chavez. Chez Danielle Mitterrand qui avait salué l’émancipation humaine promise par le modèle cubain. Chez Ségolène Royal, qui avait regretté, quand elle était ministre de l’Environnement, la disparition d’un "monument de l’histoire". 
Après la désillusion soviétique, les pays socialistes d’Amérique latine ont longtemps représenté le nouvel espoir révolutionnaire dont rêvait la gauche française. La révolution sur la plage et sous les cocotiers : une bascule d’autant plus facile à faire que ces pays se trouvent dans l’arrière-cour de la puissance américaine…Mais avec l’effondrement économique et social du Venezuela, le modèle du socialisme sud-américain a lui rendu l’âme.

mercredi 18 juillet 2018

Maduro et Obama sur la même ligne raciste à l'encontre des Bleus victorieux du Mondial

Pour Maduro, "c'est l'Afrique qui a gagné la Coupe du monde 2018"

Tandis que selon Obama, les champions ne sont "pas des Gaulois", le président vénézuélien estime que les vainqueurs sont des migrants 

Le  titre des Bleus en Coupe du monde est en réalité une victoire du continent africain, en référence aux origines de plusieurs joueurs, selon le président vénézuélien Nicolás Maduro. "L'équipe de France ressemblait à l'équipe d'Afrique. En vrai, c'est l'Afrique qui a gagné, les immigrants africains qui sont arrivés en France. (...) L'Afrique a tellement été méprisée et, dans ce Mondial, la France gagne grâce aux joueurs africains ou fils d'Africains", a déclaré le chef de l'Etat marxiste-léniniste lors d'une intervention télévisée. Ancien garde du corps et syndicaliste illettré, Maduro est membre du 'Mouvement Cinquième République' créé par l'ancien président bolivarien du pays, le dictateur Hugo Chávez (1954-2013).
Le 8 août 2017, douze pays d'Amérique condamnent une "rupture de l'ordre démocratique" au Venezuela: l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala refusent de reconnaître l'Assemblée constituante. De son côté, l’ONU condamne de nouveau un « usage excessif de la force", accusant les forces de sécurité vénézuéliennes d’avoir causé la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux et des groupes armés pro gouvernementaux circulant à moto avec des armes à feu d'en avoir tué une trentaine d'autres. Pour Le Monde, "avec le coup de force mené par une Constituante chaviste contre l’Assemblée nationale, Nicolas Maduro parachève son contrôle du pays. […] Le Venezuela s’enfonce dans la dictature".
Maduro est égaré par son idéologie anti-colonialiste et anti-impérialiste
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Soutien des régimes libyen de Mouammar Kadhafi jusqu'au bout, et du Syrien Bachar el-Assad, celui qu'Hugo Chávez décrivit comme "un révolutionnaire à part entière" a jeté en prison 12.000 opposants politiques, dont ...des enfants.

"Halte au racisme en Europe contre les peuples africains, halte à la discrimination contre les migrants. Je souhaite que la France et l'Europe réalisent que nous, ceux du Sud, les Africains, les Latino-Américains, nous avons aussi de la valeur et du pouvoir", a-t-il ajouté. Or, quatorze des vingt-trois joueurs de l'équipe de France qui a battu la Croatie dimanche à Moscou en finale du Mondial de football ont des origines africaines. 

Ils ne sont pas pour autant animistes ou musulmans. Ils s'appellent Samuel ou Presnel, Steve ou Kylian, Benjamin, Blaise, Paul, Thomas ou Corentin...
Et puis le Venezuela a des rapports vénaux avec le Sénégal : le pays africain envisageait de disputer un match amical devant son public à Dakar avant la Coupe du Monde. Les Lions de la Teranga avaient pris contact avec le Venezuela. Mais les exigences des sud-américains, dont un cachet de 400.000 €, ont vite calmé les ardeurs de l'ami africain…

Résultat de recherche d'images pour "Tintin au Congo sorcier"
En rappelant le passé colonial de l'Hexagone et de l'Europe, Nicolás Maduro s'est obnubilé sur l'apport des migrants, tout en demandant à ce que cette victoire mette fin au racisme et à la discrimination contre "l'hémisphère sud". Le président a aussi demandé à la France et à toute l'Europe que, après cette deuxième étoile tricolore, cessent le "racisme" et la "discrimination" contre les immigrants africains et latino-américains.
Il n'est pas venu à l'esprit de Maduro, qui continue d'établir des distinctions de 'races', que ces Africains ont été formés en France et qu'ils ont choisi des clubs de "l'hémisphère nord".

Maduro et Obama confisquent à Macron la victoire qu'il s'est appropriée

Macron reste impassible à leurs attaques racistes contre ses ressortissants.  
Tandis que Nicolás Maduro félicite Vladimir Poutine pour l'organisation de cette Coupe du monde, "la meilleure de l'histoire", le Vénézuélien n'a pas un mot de félicitation pour la France. "Le président vénézuélien entretient des relations tendues avec son homologue français Emmanuel Macron, lequel l'a accusé d'avoir installé une "dictature" et ne reconnaît pas sa réélection du 20 mai. 

Il aura fallu que ce soit Jean-Christophe Lagarde, qui réagisse à défaut de Macron aux propos racistes de Nicolás MaduroCe matin, sur France Inter, le député et président de l'UDI  a expliqué qu'il va porter plainte contre le président vénézuélien, ajoutant : "Monsieur Maduro ne connaît pas la France et j'ai envie de lui dire on t'emmerde."

Comment Macron qui ne veut plus de "distinctions de races" en France peut-il tolérer plus longtemps les attaques racistes contre les binationaux français ? 
Admet-il être un 'négrier' ?

jeudi 11 mai 2017

Législatives : Mélenchon, candidat à Marseille, accusé par Mennucci (PS) de connivence avec le FN

Le député PS sortant accuse Mélenchon d'être "assez arrangeant avec le FN" 

Patrick Mennucci attaque bille en tête Jean-Luc Mélenchon, candidat à la députation dans sa quatrième circonscription de Marseille

Mennucci est le député PS des Bouches-du-Rhône et, pour lui, le candidat de 'La France Insoumise', PCF et Parti de gauche, a choisi la seule circonscription de la région, la 4e de Marseille, où le "risque FN n'existe pas". "C'est la circonscription la moins Front national de toute la région PACA", a reproché Mennucci  - qui s'était rallié à Benoît Hamon - au candidat d'extrême gauche, se faisant du tort au passage... Mennucci admet implicitement qu'il est l'élu d'une circonscription à l'abri du FN...
franceinfo : Vous avez réagi durement au choix de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans votre circonscription. Il vous fait si peur que cela ? 
Patrick Mennucci : "Je ne crois pas que ce soit un problème de peur, et chacun a pu constater ma détermination. C'est simplement une surprise par rapport à ce qu'il dit, c'est la circonscription la moins Front national de toute la région Paca. C'est une circonscription où la droite, avec François Fillon, n'a fait que 10%. Jean-Luc Mélenchon sait que, dans cette circonscription, il n'y a pas de risque Front national, et il vient là. C'est donc un choix qui confirme sa stratégie de ne pas appeler à voter pour le président Macron dans l'entre-deux-tours de la présidentielle. Il ne veut pas affronter le Front national. Ne le prenez pas pour quelqu'un qui fait les choses au hasard, il a tout à fait décidé d'être assez arrangeant avec le Front national.
D'ailleurs j'ai vu qu'hier [mercredi],
il avait reçu les félicitations de Wallerand de Saint-Just [trésorier du FN] pour son arrivée à Marseille.
Alors qu'
il y a une circonscription, la 3e circonscription de Marseille [celle de Sylvie Andrieux, député DVG, après avoir été élue PS pendant 10 ans, condamnée et exclue], où nous avons besoin de travailler ensemble pour battre le Front national, et qu'il peut gagner dans cette circonscription."


Patrick Mennucci "Mélenchon est assez... par franceinfo
Le député socialiste propose donc au 'parachuté' un débat sur les ...questions marseillaises

"Jean-Luc Mélenchon est un nomade électoral", a expliqué l'ancien homme-à- tout-faire de la candidate Royal, en 2007, invité de franceinfo jeudi 11 mai. 

Le coucou "se désintéresse absolument de ce territoire de Marseille pour venir dans un endroit où il n'y a absolument aucun risque que le député soit autre chose qu'un député de gauche. 
Mon sentiment aujourd'hui, c'est que Jean-Luc Mélenchon n'est pas quelqu'un qui recherche quelque chose à gauche, mais ailleurs. Il parle par exemple du peuple, alors que nous parlons de la Nation. Il est dans une logique qui est à l'extérieur de ce que nous appelons la gauche. D'ailleurs il n'en parle jamais et à aucun moment il n'emploie ce mot. 
Marseille est une des villes où Jean-Luc Mélenchon a réalisé ses meilleurs scores à la présidentielle, notamment dans votre circonscription... N'y a-t-il pas une logique à se présenter ici ? Je ne lui interdis pas et il a parfaitement le droit de se présenter où il veut. Ce que je dis, c'est que quand on change cinq fois d'implantation politique en huit ans, il y a un problème de capacité à se fixer quelque part. Jean-Luc Mélenchon est un nomade électoral, il l'assume, mais ça ne veut pas dire que moi, je n'ai pas le droit de dire qu'il est instable. Etre député, c'est bien sûr un travail que l'on fait à l'Assemblée nationale, mais c'est aussi un travail que l'on fait dans sa circonscription, avec les problématiques spécifiques et les citoyens de la circonscription. 
Jean-Luc
Mélenchon affirme en réponse qu'il est "partout chez lui" et qu'il est "un homme dans une odyssée" qui fait des "escales dans son existence, comme beaucoup de gens à Marseille". Que répondez-vous ? Nous sommes tous partout chez nous, mais vous voyez bien que dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, de quoi parle-t-on, d'odyssée ? Jean-Luc Mélenchon n'est pas le seul à être pied-noir, né en Algérie, rapatrié. Qu'est-ce que c'est cette logorrhée, cette odyssée ? C'est absolument ridicule ! Jean-Luc Mélenchon choisit de venir dans cette circonscription en sachant parfaitement qu'il y est absolument inutile dans la bataille contre la droite et le Front national. Il a pu penser que ça allait être facile, je peux vous dire que ça va être extrêmement compliqué. 
Vous proposez un débat sur les dossiers spécifiquement marseillais à Jean-Luc Mélenchon. Il ne s'agit pourtant pas d'une élection municipale ? Je vous prends un exemple. Le président Macron propose le dédoublement des classes en ZEP. Je suis très favorable à cette mesure, mais il ne faut pas s'arrêter là, et dans notre circonscription, du fait de la non construction d'écoles par la municipalité de Jean-Claude Gaudin, cette mesure sera inapplicable. Or, le député doit être en capacité, à l'Assemblée nationale, de travailler ces questions. De voir comment on peut obliger les municipalités à fournir les locaux pour permettre cette réforme. [En cinq années d'Etat-PS, Mennucci a-t-il fait construire une seule école?] Est-ce que Jean-Luc Mélenchon sait combien il y a d'écoles dans cette circonscription, combien il y a d'enfants, quel est le travail que nous menons depuis des années dans cette bataille ? 
Moi, je propose un débat à Jean-Luc Mélenchon, et pas uniquement sur les questions locales. 
Je suis tout à fait capable de parler avec lui, s'il le souhaite, du Venezuela [d'E. Maduro, bolivarien contesté par le peuple dans la rue], de Bachar al-Assad [qu'il soutient au côté de la Russie], ou de ce qu'il veut. [Tandis que le candidat Macron était favorable à une intervention militaire française en Syrie]
Mais je vais vous dire une chose : moi je pense que pendant la campagne présidentielle, les candidats ont des obligations médiatiques, et que les débats ne sont pas allés au bout. Je dis à Jean-Luc Mélenchon, puisque tu viens là, le débat va aller au bout, on va poser toutes les questions !"
Le défi devrait être relevé.

mardi 1 avril 2008

«L'échange humanitaire n'intéresse pas les Farc»

Et nous, donc ! Pas de FARC en France.
La diplomatie française s’active pour sauver l’otage Ingrid Bétancourt , alors que la ressortissante franco-colombienne refuse de s’alimenter et se meurt donc aux mains de ses ravisseurs, des FARC (guérilleros marxistes) . On parle même de recueillir une centaine de guérilleros en France, si c'est le prix à payer.
Alvaro Uribe, le président colombien, veut que soient localisés les groupes de guérilla qui détiennent les otages afin de les encercler. Ensuite, les organismes internationaux comme la Croix-Rouge internationale seront appelées à négocier la libération des otages. Les autorités colombiennes ont averti les Farc qu'au moment où elles le désirent, elles sont prêtes à négocier un accord de paix. Mais, pour l'instant, les Farc n'ont exprimé leur volonté ni de négocier la paix ni de faire un échange humanitaire : l'échange humanitaire n'intéresse pas les Farc.
Le gouvernement colombien considère qu’il a entrepris tout ce qui était en son pouvoir pour préserver la vie d'Ingrid et faciliter sa libération. Il considère que la mort d’Ingrid Bétancourt serait épouvantable et très contre-productive pour les Farc.

Le gouvernement colombien justifie sa fermeté par l'obligation constitutionnelle de défendre tous les Colombiens contre les méfaits des Farc qui assassinent, recrutent des enfants, posent des bombes ou des mines. Il précise que l'opinion publique française doit savoir qu’il n’envisage pas d’arrêter le combat parce que des otages sont détenus.

Mais aux accusations du déclenchement d’opérations militaires pour bloquer des libérations d'otages, comme celle Ingrid Betancourt que Reyes aurait été en train de négocier quand il a été tué, il répond que ce sont des mensonges car Reyes était un objectif militaire depuis de nombreuses années sans lien avec un quelconque échange humanitaire et que les bombes « intelligentes » qui ont détruit le camp de Reyes ne venaient pas de la base états-unienne de Manta en Équateur. Elles ont été lancées par des avions colombiens pilotés par des Colombiens.
L'opération contre Reyes a prouvé qu'il y avait des bases permanentes des Farc en Équateur, mais aussi au Venezuela. Or, le pouvoir colombien a signé un accord dans le cadre de l'Organisation des États américains (après la crise diplomatique déclenchée par le bombardement du campement de Raul Reyes en Équateur) prévoyant une meilleure collaboration entre les pays dans la lutte contre les bandes armées et il attend de l'Équateur et du Venezuela qu'ils appliquent ces accords.
Autre sujet de polémique, les exactions des paramilitaires qui continueraient dans le pays, mais, selon le pouvoir en Colombie, ils n’existeraient plus depuis la démobilisation permise par la loi justice et paix. Des bandes armées délinquantes parfois issues des paramilitaires subsistent. Ces paramilitaires combattaient la guérilla. Si aujourd'hui des groupes délinquants existent, ils ne se consacrent plus qu'au trafic de drogue. Certains passent même des accords avec les Farc pour l'exportation de la cocaïne.