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lundi 23 décembre 2019

Macron aurait-t-il une "tête d'homosexuel," de celles que Bolsonaro détecte ?

Macron paie le prix de ses attaques contre le président brésilien

"La première attaque est venue de l'Elysée qui a dit que Bolsonaro est un menteur" (ambassadeur du Brésil en France)

Macron a décidément du mal à se contrôler.
Les yeux de Chimène...




Macron met le feu entre la France et le Brésil, accusant Bolsonaro de mensonge. 
A la veille de l’ouverture officielle du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a déclenché une crise diplomatique avec le Brésil, sur fond d’incendies spectaculaires dans la forêt amazonienne. "Notre maison brûle. Littéralement", avait tweeté Macron en août dernier, reprenant les mots de Jacques Chirac lors d’un discours sur le climat prononcé en 2002 à Johannesburg. "L’Amazonie, le poumon de notre pla­nète, qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour en parler," écrivit le ligueur français.
Voir l'image sur TwitterIndignation instantanée du président brésilien, qui a accusé Macron d’"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels". Au passage, Jair Bolsonaro a dénoncé l’attitude française qui évoque pour lui "une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle".

Macron est monté dans les tours, accusant Jair Bolsonaro d’avoir "menti" sur ses engagements en faveur du climat. Le président français annonça que la France s’opposerait à la signature de l’accord avec le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil. " L’Amazonie est en feu et Jair Bolsonaro reste inactif sur le climat alors qu’il s’y était engagé, déplore un proche (masqué) de Macron. Il est dans le déni sur le sujet du réchauffement climatique. Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité," raconte cet inconnu bavard.




S'en suivent des observations, tues en France, mais très répandues à l'étranger sur l'âge de la capitaine. 
Le président brésilien a plaisanté sur le physique de l'épouse sexagénaire du quadra français dans un commentaire Facebook, informant de l'envoi de forces militaires pour renforcer les équipes qui tentent d'éteindre les incendies en Amazonie. Mais l'un de ses commentaires visant la retraitée a pu choquer….
La presse brésilienne fait campagne, comme son homologue française:
Michelle Bolsonaro en 2019.la première moque le quadra français qui vit avec une femme de 64 ans qui pourrait être sa mère et qui a 37 ans d'écart avec la femme de 37 ans, ci-contre, de Bolsonaro (64 ans, l'âge de Brigitte), plus jeune que son mari de 27 ans, tandis que la seconde accable le président sud-américain, tel Le Parisien ou BFMTV, cette dernière chaîne "libre et indépendante" faisant disparaître la video qui accable Macron.

Illustration.
"Cette femme est vraiment moche", a observé à son tour le ministre brésilien de l'Economie, Paulo Guedes. LCI le décrit par son âge (70 ans et un "crâne dégarni" : jugez, ci-contre, par vous-même avec cette photo de 2019), et dénonce pourtant le sexisme et le machisme brésiliens.

Bolsonaro, qui fait une intense utilisation des réseaux sociaux,  aurait écrit : "Ne l'humilie pas, mec. Kkkkkkk ['lol' en brésilien]", moqueur.




La grand-mère de sept petits enfants
invités au Noël des orphelins de l'Elysée (lien PaSiDupes) n'est pas le coeur de cible des Brésiliens. Le ministre de l'Education a en effet traité de "crétin" le président français sur son compte Twitter.

Les internautes brésiliens ne subissent pas la censure sournoise que vivent actuellement les blogs et les réseaux hexagonaux. Le montage ci-contre est l'un de ceux qui circulent dans les pays où la liberté d'expression n'est pas un mot creux.


Outre qu'il a suscité une polémique en critiquant la cuisine japonaise fin octobre, et après des accusations de sexisme et de machisme, notamment lancées par les lobbies féministes et LGBT, Jair Bolsonaro a aussi été taxé d' homophobie.

Interrogé par un journaliste du quotidien O Globo, vendredi 20 décembre, au sujet des soupçons de corruption concernant son fils, Jair Bolsonaro a établi une analogie qui a été soit incomprise, soit détournée. "Toi, tu as une tête d'homosexuel, mais ce n'est pas pour ça qu'on t'accuse d'être homosexuel. Même si ce n'est pas un crime d'être homosexuel". Le lendemain, il a présenté ses excuses au journaliste déstabilisé par sa rhétorique.

Le raisonnement par analogie est un raisonnement par association d'idées. Et, selon certains, 
Macron n'est encore pas épargné par cette similitude.


Didier Drogba, star en son pays, accompagnait Macron 
en Côte d'Ivoire : faire-valoir ?
(ici, le franco-guinéen Paul Pogba)
Macron a été décoré de l'ordre national [ex-impérial] de la Croix du Sud, ordre honorifique brésilien. 
Il s’agit d'une des décorations honorifiques les plus prestigieuses du Brésil. Macron est Grand-Officier de l'ordre, en tant que secrétaire-général adjoint au cabinet du président de la République, en 2012. Dilma Rousseff était présidente et le Sénat ne l'avait pas encore destituée (2016) pour falsification des comptes publics.

dimanche 8 septembre 2019

Dans une tribune, Mélenchon dénonce les "procès politiques"

"Le temps des procès politiques doit cesser", réclament Mélenchon, Lula et 200 personnalités 

Le chef de le file de La France insoumise et l'ancien président brésilien signent une tribune pour dénoncer leurs procès 

"Non la justice ne doit pas servir d'arme de persécution politique," affirment le président brésilien, actuellement emprisonné pour corruption, et le meneur de La France Insoumise (LFI), sous le coup d'un procès en correctionnelle qui doit se tenir à Bobigny en septembre 2019 pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation", dans l'affaire de la perquisition menée par l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, un service de la Direction centrale de la Police judiciaire du ministère de l'Intérieur) à son domicile parisien, en octobre 2018, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur ses comptes de campagne de 2017 et sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen. 

"
Pourtant, c'est devenu le cas aujourd'hui presque partout dans le monde", a estimé, ce 8 septembre dans Le JDD, l'ancien candidat à la présidentielle qui a terminé à la quatrième position, avec 19,58 % des voix, soit 7.060 885 votes d'électeurs, derrière Macron, Marine Le Pen et François Fillon.

C'est ainsi que commence la tribune signée par Mélenchon, l'ex-président brésilien corrompu Lula, le gauchiste argentin Adolfo Perez Esquivel, un altermondialiste Prix Nobel de la Paix, et quelque 200 autres personnalités de même tendance partisane, ce 8 septembre dans les colonnes du Journal du dimanche. 


La France est-elle devenue une "république bananière" comme le suggère Mélenchon, au Brésil, en Equateur ou en Uruguay ?

Résultat de recherche d'images pour "proces politique"
"Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d'opération, quelle que soit leur appartenance politique. Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques", écrivent les signataires, parmi lesquels figurent également l'Espagnol Pablo Iglesias, secrétaire général de Podemos, l'ancien président équatorien Rafael Correa, 2007-2017, appelé à comparaître plusieurs fois devant la justice depuis son départ du pouvoir (corruption présumée portant sur des contrats commerciaux jugés potentiellement favorables aux intérêts thaïlandais, tentative d'enlèvement par la police d'un député du parti d'opposition Parti de la société patriotique, en 2012, ou pour avoir utilisé de l'argent public pour encourager des militants indigènes à organiser une campagne contre le groupe pétrolier Chevron), et encore l'ex-président uruguayen José Mujica. "Le temps des procès politiques doit cesser", estiment-ils.

"Un seuil est en train d'être franchi" avec "la tactique du 'lawfare'"
Résultat de recherche d'images pour "proces politique"
c'est-à-dire "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", considèrent-ils, en citant les cas de Lula, de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, de l'opposant camerounais Maurice Kamto et également de Jean-Luc Mélenchon en France.

Le bretteur français vient d'effectuer une longue tournée qui l'a mené du Mexique à l'Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Brésil), lors de laquelle il a rencontré des responsables politiques de gauche, dont Lula, emprisonné pour corruption. 
Ces pays sont au nombre de ceux - marxistes - où sévit encore la théologie de la réconciliation.
Les conflits mondiaux récents demandent une attention particulière à l’altérité religieuse et ethnique, et de penser la vocation chrétienne en termes de récon­ciliation. A partir de l’amour inconditionnel divin manifesté sur la Croix, et de la relation trinitaire des trois Personnes divines, il est question de justice, de repentance, attention aux 'victimes' (singulièrement les migrants, actuellement, de pardon libérateur, de guérison de mémoire, et de réconciliation -,  pour l'impact social important que ces objectifs peuvent avoir sur les esprits affaiblis.
Il avait alors fait un parallèle entre le cas de l'ancien chef d'Etat brésilien et ses propres déboires judiciaires. Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018.

 "Nous sommes déterminés à ne plus nous laisser faire, chacun dans notre pays, à nous unir, à mettre en relation nos groupes d'avocats (...) pour nous entraider (...) dans les procès politiques que nous subissons", a assuré l'ancien candidat à la présidentielle.

vendredi 23 août 2019

Incendies en Amazonie : Bolsonaro pointe la "mentalité colonialiste" de Macron

Le président français, fauteur de troubles à l'international, mais hôte d'un G7 à Biarritz...

Macron se prend une nouvelle claque pour son ingérence dans les affaires du Brésil

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" 
sur ses engagements climatiques et s'oppose au traité UE-Mercosur
L'arrogant président français s'est fait tacler à peine a-t-il annoncé  un changement de mentalité. L'ONU et le président français ont choisi pour créer des problèmes internationaux le moment où des feux de forêt se développent rapidement en Amazonie,, interpellant le président brésilien Jair Bolsonaro, tandis que d'autres multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclenché l'offensive pour sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies sévissant dans la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouvent en territoire brésilien.
"En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d'oxygène et de biodiversité", a écrit Antonio Guterres, réclamant, comme si Bolsonaro avait allumé l'incendie, que l'Amazonie soit "protégée".

J. Bolsonaro a participé à une réunion de crise en soirée à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. "Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", a écrit le tombeur de la gauche radicale brésilienne. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle"

Le président brésilien tombe ainsi d'accord avec les reproches des associations altermondialistes qui organisent un G7 alternatif...

ATTAC annonce un contre-sommet et des mouvements sociaux du 24 au 26 août au Centre-ville de Hendaye et au Centre de congrès du FICOBA à Irun, au motif que la société civile est écartée des discussions du G7

Des associations ont prévu des manifestations pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. 
Le mouvement de l'activiste suédoise Greta Thunberg, instrumentalisée par son père pour la lutte contre le réchauffement climatique, "Fridays for Future", a appelé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Son positionnement radical est maintenant avéré.

Les appels pour l'Amazonie se sont également élevés du milieu sportif
, avec Le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, qui a posté sur Twitter une photo de 2013 pourtant prise dans un Etat non amazonien, selon les fact-checkers de l'AFP. 
Et du show business, notamment la chanteuse américaine Madonna, qui a publié sur Instagram une photo de 1989, légendée: "Président Bolsonaro s'il vous plaît modifiez votre politique. Nous devons nous REVEILLER". En chanson?

Peu après,  le président Macron n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu.
L'hypocrite a exprimé son inquiétude, mais les analystes s'interrogent sur ses intentions réelles, écologistes ou politiques, de cette récupération d'un événement tragique pour accabler le nouveau président du Brésil, au moment où va s'ouvrir à Biarritz ce weekend le G7, club fermé de discussion entre dirigeants des pays les plus pays au monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Un), le 45e du genre. On sait déjà qu'il n'y a rien à en attendre: avant d'avoir commencé, les participants ont décidé de ne pas faire paraître de communiqué final...

Les bras cassés du service de com' de l'Elysée ont malencontreusement assorti son tweet d'une "fausse photo"...
Sur le fond, il reprend une citation de Chirac: "Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale." 
Et de poursuivre en promettant d'ouvrir le procès Bolsonaro : "Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence".

Le président brésilien n'a pas manqué de relever le faux document contenu dans le tweet du fauteur de troubles, le chef de l'Etat français ayant exhumé une image de forêt en feu prise par un photographe décédé en 2003.

Bolsonaro a répliqué en accusant Macron d'avoir "une mentalité colonialiste"

Bolsonaro 
a accusé Macron d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil
et aux autres pays amazoniens," en ajoutant jeudi l'urgence climatique à l'ordre du jour des membres du G7. Dans deux tweets successifs, le président climato-sceptique a souligné le "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème". Dans ses tweets successifs, Jair Bolsonaro a observé que Macron a la volonté d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Si la progression des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. L'origine de ces incendies est donc suspecte à la veille de ce G7 et Bolsonaro pose la question d'une intention malveillante de son opposition intérieure, voire de la gauche internationale, destinée à le déstabiliser. Selon les écologistes radicaux, la cause principale des départs de feu serait  en revanche,la déforestation.
Parmi les déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a posé en clair la question des "incendies criminels". Il a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser "les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens".

Bolsonaro a succédé à Lula da Silva et Dilma Rousseff à la tête de la République du Brésil le 1er janvier 2019 et l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil, l'INPE, prend précisément cette période de janvier jusqu'au 21 août pour le calcul de 75.336 feux de forêt enregistrés dans le pays, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier, et plus de 52% concernent l'Amazonie.
Face à cette "tragédie", le président équatorien Lenin Moreno a proposé à son homologue brésilien l'envoi de trois brigades de pompiers spécialisés dans les incendies de forêt, une initiative positive que n'a ni les Etats-Unis, ni le Canada.

La presse brésilienne d'opposition a rapporté des problèmes respiratoires dans certaines villes, les feux affectant l'Amazonie restant évidemment le sujet principal de préoccupation au Brésil sur Twitter, avec en illustration son inévitable lot de photos ou vidéos n'ayant aucun rapport avec "le poumon de la planète".
Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

"Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG", a  estimé J. Bolsonaro.
Mercredi, Jair Bolsonaro n'a pas écarté l'hypothèse d'une action criminelle d'activistes de défense de l'environnement.  "Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il jugé jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.
Des représentants du puissant agro-négoce se sont aussi inquiétés de possibles appels à des boycottages de produits brésiliens.

Le président brésilien a aussi exprimé sa préoccupation pour les retombées économiques sur le Brésil
"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil)? notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...). "Cette psychose environnementale nous empêche d'agir", a déploré celui qui a écarté du pouvoir le 'Parti des Travailleurs' des précédents dirigeants, Lula (2003-2011) et Rousseff (2011-2016), dont les présidences ont été marquées par un déclin de l'économie brésilienne et par des scandales de corruption. Les marxistes vouent donc à leur vainqueur dans les urnes une haine active qui ne se dément pas dans la tragédie actuellement traversée par le pays.

118 'ONG' sont sorties du bois pour manifester contre "l'irresponsabilité" présidentielle. 
"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", déclarent ses opposants dans une tribune, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".
Pendant que la gauche extrême rédige des pamphlets, la forêt brûle.

mercredi 15 mai 2019

Européennes - Macron récupère le chef indien Raoni jeudi. Et le dalaï lama, vendredi ?

Le dalaï lama est souffrant, mais se serait-il prêté à cette mascarade de com' politicienne ? 

Macron n'a aucun scrupule pour se faire passer pour ce qu'il n'est pas

Chef Raoni, avec J. Chirac, mai 2010
Il recevra le célèbre chef indien Raoni, jeudi après-midi, au cours de sa énième tournée en Europe pour mettre en garde sur la déforestation grandissante au Brésil : elle s'est accélérée sous les dictatures de Lula da Silva et de Dilma Rousseff, deux présidents socialistes corrompus. 
Raoni Metuktire a entamé lundi sa tournée de trois semaines en Europe et doit aussi rencontrer le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

"En tant que pays amazonien" avec la Guyane, sur le continent sud-américain,
"la France est naturellement engagée dans la lutte contre la déforestation" a assuré Macron. Il a même affirmé "défendre également les droits des Autochtones, notamment en tant qu'acteurs essentiels de la préservation des forêts et de la biodiversité et par conséquent engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques", a souligné l'Elysée dans un communiqué.
Macron n'a décidémment peur de rien ! C'est pourtant lui qui a fait le buzz en mars 2017, décrivant la Guyane comme une ...île ! Evidemment, "les gens" n'ont compris ni sa pensée, ni son propos.

VOIR et ENTENDRE Macron se défendre avec aplomb :

Macron aime aussi les Comoriens... Il a pourtant également jeté un froid en s'autorisant une blague douteuse sur les kwassa-kwassa, nom comorien des canots de pêche à fond plat et équipés aujourd'hui d'un ou deux moteurs, car il est attaché au "drame des kwassa" qui amuse tant le candidat : ce mot évoque en effet les personnes qui périssent chaque année dans l'océan Indien en tentant de se rendre sur l'île française de Mayotte.

VOIR et ENTENDRE l'allusion du chef de l'Etat sur les migrants des Comores entrant clandestinement en France par Mayotte. Elle signale son profond désintérêt de la misère humaine :

Cette rencontre avec Raoni "permettra également d'échanger sur la situation des communautés autochtones au Brésil", où la France "souhaite maintenir le dialogue avec les autorités et les membres de la société civile brésilienne pour promouvoir les valeurs communes liées aux droits de l'homme et à la protection de la diversité culturelle", a ajouté la palais présidentiel.

Une récupération politicienne, mais politique aussi


Chef Raoni: après Chirac et Sarkozy, Hollande
Les chefs indiens de la forêt amazonienne n'ont jamais cessé de dénoncer les menaces sur leurs territoires et leurs habitants. Mais leurs campagnes sont à nouveau fortement médiatisées depuis que le peuple brésilien a porté Jair Bolsonaro (Parti social-libéral) au pouvoir, contre le candidat du Parti des Travailleurs, après les périodes de corruption des présidences de Lula et de Rousseff. C'est dire que ces chefs sont résolument imprégnés d'anti-libéralisme.
  
Le chef indien Almir Narayamoga Surui (ci-contre avec  Mounir Mahjoubi) a pour sa part rencontré mardi des députés à l'Assemblée nationale. "Pour des raisons de culture du soja et d'élevage bovin, (Bolsonaro, comme ses prédécesseurs) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt. C'est un grand pas en arrière pour le Brésil", a affirmé le chef indien coiffé de sa "cocar" à plumes d'aigle, qui était invité au Palais Bourbon par l'ex-secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi (photo ci-dessus)

Le chef indien n'a pas certifié que les préoccupations de Macron sont devenues écologiques. Il a expliqué que l'objectif d'Almir Narayamoga Surui est "d'essayer de faire entendre ce sujet auprès de décideurs associatifs, de décideurs politiques (...) de faire prendre conscience à la jeunesse que ce qui se passe dans cette forêt amazonienne, c'est l'air qu'on respire".

Surui est-il animé par un souci environnemental ou fait-il campagne contre son président ? "Aujourd'hui, le Brésil devrait être le leader mondial dans le développement durable. Mais ce gouvernement ne sait pas gouverner un pays avec une éthique culturelle et n'a aucun respect pour le peuple, assure-t-il, suggérant que ce peuple ne sait pas où est son intérêt. Il n'a même plus aucun respect pour la Constitution fédérale", a déploré Almir Narayamoga Surui qui défend la forêt depuis près de 30 ans. 
N'a-t-il pas pourtant subi le régime des deux présidents corrompus de la gauche extrême anticapitaliste dont le peuple brésilien a voulu se débarrasser ?

lundi 29 octobre 2018

Présidentielle au Brésil : le peuple chasse l'extrême gauche corrompue

Les populistes amènent la droite au pouvoir

Le plus grand pays d'Amérique latine a préféré la droite radicale au populisme de gauche

En dépit de la pression médiatique internationale, dont l'ensemble de la presse française, les électeurs ont rejeté le candidat du Parti des Travailleurs, celui de Lula, destitué le 31 août, et de Dilma Roussef, tous deux ex-présidents corrompus et condamnés en justice. La gauche vertueuse et démocratique a ainsi pavé le chemin du très controversé Jair Bolsonaro, qui a promis de "changer le destin du Brésil", mais que les media partisans l'ont diabolisé tout au long d'une campagne qui n'hésitait pas à le donner battu dimanche, puis vainqueur d'une élection facile... Le 7 octobre 2018, il arriva en tête du premier tour avec 46,03 %, soit un score plus important qu’annoncé par les sondages.
Quatre candidats se disputaient une place au second tour. Marina Silva, ex-ministre de l’environnement sous Lula, était, avec 12 % des intentions de vote, à égalité avec un autre candidat de gauche, Ciro Gomes. Geraldo Alckmin obtint 9 % des voix, et le potentiel remplaçant de Lula pour le Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad, inconnu en dehors de Sao Paulo où il a été maire, n’obtient que 6 % des voix. Mais dans cette élection incertaine, ce sont les votes blancs, nuls et indécis qui l’emportèrent avec 28 % des intentions de vote au premier tour.
Nos media, de BFMTV (Cédric Faiche) ou du service public (dont Jean-Bernard Cadier ou Fréderic Carbonne, mais aussi Fabienne Sintes et Thomas Snégaroff) à Libération ou Le Monde, en passant par Le Figaro, avaient donné à croire que Haddad rattrapait son retard, après que Bolsonaro  - favori du scrutin, avec 22 % des intentions de vote au premier tour - avait failli remporter la victoire dès le premier tour au début du mois. Ils affirment que Bolsonaro sera le premier militaire à occuper la présidence depuis 1985. Le vainqueur est en effet capitaine de réserve, mais surtout député de Rio.

Candidat du Parti social-libéral (PSL), traditionnellement de centre droit, Bolsonaro, 63 ans, a été élu avec près de 58 millions de voix, soit 55,13% des suffrages, contre 44,87% à son adversaire de gauche, Fernando Haddad, à l'issue d'une campagne très tendue et extrêmement binaire. En septembre dernier, La Croix écrivait du favori : "il suscitait également un vif rejet dans une partie de l’opinion : 44 % des Brésiliens le rejettent, ce qui pourrait l’empêcher de gagner au second tour."  Lors de cette campagne présidentielle de 2018, il fut d'ailleurs victime d'une tentative d’assassinat par un militant d'extrême gauche qui le blessa grièvement : sa vie fut mise en danger par un attentat au couteau (il fut poignardé à l'abdomen) à Juiz de Fora, le jeudi 6 septembre 2018.
"Sa blessure pourrait cependant l’empêcher de participer à des manifestations publiques, et peut-être même aux débats télévisés. Ses trois fils, également députés, et son colistier, devraient prendre le relais sur le terrain tandis que Jair Bolsonaro devrait apparaître dans des vidéos sur Internet," indiquait La Croix. 
"Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche", a affirmé lors de son premier discours de président élu, qui prendra ses fonctions pour un mandat de quatre ans en janvier.

"Nous sommes le peuple indigné, exaspéré par la violence et la corruption. Le peuple a parlé. C'est la première fois que je me sens représenté", s'est exclamé André Luiz Lobo, chef d'entreprise noir de 38 ans.

Des feux d'artifice ont été tirés sur la plage de Barra da Tijuca, où des dizaines de milliers de partisans de Bolsonaro étaient rassemblés devant son domicile pour célébrer sa victoire. Sur la plage de Barra da Tijuca, de nombreux militants criaient aussi leur joie d'avoir défait le Parti des Travailleurs (PT) de Fernando Haddad et son mentor.
Haddad a dû remplacer l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, dans la course à la présidence. Lula était en effet incarcéré pour corruption depuis avril, tandis que sa protégée, Dilma Rousseff, destituée par le Parlement: pour minimiser l'importance des déficits publics, la présidente avait en effet signé, en 2014 et 2015, des décrets faisant supporter provisoirement à des banques publiques des milliards de réaux de dépenses engagées par son administration.
A Sao Paulo, plus grande métropole du Brésil, des milliers de partisans de Bolsonaro sont également descendus dans les rues, notamment Avenue Paulista, une des principales artères de la mégalopole. 
"Le Brésil a été libéré du communisme, du communisme de Cuba et du Venezuela", a scandé Sheila Sani, 58 ans, déployant un grand drapeau du Brésil.

Des bousculades assez vives entre les deux camps ont eu lieu à Rio et une femme a été légèrement blessée dans des accrochages à Salvador de Bahia (nord-est).

Fernando Haddad n'a pas félicité son vainqueur 

Dans son premier discours après l'annonce des résultats, Fernando Haddad s'est contenté de demander que ses "45 millions d'électeurs soient respectés".

"Les droits civiques, politiques, du travail et sociaux sont en jeu maintenant", a estimé le mauvais perdant. "Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la Nation au-dessus de tout".

Entouré de son épouse Michelle et d'un pasteur évangéliste, Jair Bolsonaro a promis que son gouvernement "défendra(it) la Constitution, la démocratie, la liberté".
"Ceci n'est ni la promesse d'un parti, ni la parole vaine d'un homme, mais c'est un serment devant Dieu", a-t-il poursuivi, répondant ainsi à la gauche radicale qui se dit démocrate et respectueuse du vote populaire, mais qui le présentent comme une menace pour la démocratie.

Le président sortant Michel Temer a en revanche salué la victoire de son successeur, annonçant que la transition entre les deux gouvernements débuterait dès lundi. 
"Je viens de féliciter le président élu Jair Bolsonaro. J'ai pu percevoir son enthousiasme, non seulement quand il m'a parlé, mais aussi lorsqu'il a fait ses déclarations en faveur de l'unité du pays, de la pacification du pays, de l'harmonie du pays", a déclaré M. Temer depuis sa résidence officielle à Brasilia.

La star du football Neymar a affirmé qu'il espère que "Dieu puisse utiliser (Bolsonaro) pour aider notre pays".

Parfois caricaturé en "Trump tropical", Jair Bolsonaro a déclaré sur Twitter quelques heures après l'annonce des résultats avoir "reçu un appel du président américain, qui l'a félicité pour cette élection historique".
"Le président Trump a appelé ce soir le président élu du Brésil Bolsonaro pour le féliciter, ainsi que le peuple brésilien, pour les élections d'aujourd'hui", a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche.

Les partisans de la gauche corrompue ne désarment pas

Dans un Brésil miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, l'héritage laissé par Lula et Rousseff est lourd à porter, mais l'ancien député a réussi à s'imposer comme l'homme à poigne dont le Brésil aura besoin.

Défenseur de la famille traditionnellec'est un reproche -, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangélistes et a indigné, par ses déclarations, une partie de la population noire, des femmes et des membres de la communauté LGBT.

La gauche radicale n'a plus que les yeux pour pleurer. Et la haine.
"Je n'ai jamais vécu une élection aussi polarisée. Je pense que c'est à cause de Bolsonaro qui est quelqu'un d'agressif, de fou. J'ai très peur", a raconté, en larmes, Renata Arruda, 41 ans, électrice de Haddad à Sao Paulo.

Même si Jair Bolsonaro a promis d'être "esclave de la Constitution", Tomaz Paoliello, professeur de Relations internationales à l'université catholique PUC de Sao Paulo, porte un jugement subjectif de militant engagé, estimant que son élection présente "de gros risques pour la démocratie".

L'internationale socialiste refuse le vote populaire
Non sans indécence, la très tendancieuse ONG Human Rights Watch - supranationale et illégitime à toute ingérence - a lancé dimanche soir un "appel urgent à protéger" la démocratie brésilienne.

En revanche, Marcio Coimbra, de l'Université presbytérienne Mackenzie, considère  le Brésil dispose des garde-fous solides avec "un Parquet fort, une Cour suprême forte et un Congrès qui fonctionne", comme le démontrent les évictions de Lula et Rousseff, lesquels avaient pourtant le soutien de Human Rights Watch....

L'investiture de J. Bolsonaro à la présidence de la République fédérative du Brésil est prévue pour le 1er janvier 2019.

vendredi 24 août 2018

Venezuela : la "révolution bolivarienne", chère à Mélenchon, pousse à l'exil massif de sa population

L'Afrique n'est pas seule cause de problèmes pour les pays dynamiques

Depuis l’accession d’Hugo Chávez au pouvoir en 1998, deux millions de personnes ont quitté le pays, selon le quotidien espagnol El Pais. 

Et l’émigration est en augmentation depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro, ancien chauffeur de bus et président de la République par intérim, à la suite de la mort du président Chávez, puis élu président de justesse, avec 50,6 %. Loin de la "démocratie populaire participative" annoncée, la "Révolution bolivarienne", imposée par 
Résultat de recherche d'images pour "Segolene Royal Chavez"le dictateur Hugo Chávez, un soutien de la Chine ou de l'Iran, et poursuivie par Nicolás Maduro, a conduit les démocrates à qualifier de dictature ce régime autoritaire à parti unique, qui continue néanmoins de susciter l’enthousiasme d'une partie de la gauche radicale et des nationalistes-révolutionnaires à l'échelle internationale, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI).

En 2017, un million de vénézuéliens a quitté le pays en un an, fuyant la famine, la violence et la répression, dont 600.000 vers la Colombie, 119.000 vers le Chili, 57 000 en Argentine, 35 000 au Brésil et 26.000 au Pérou. En août 2018, le Pérou a décrété l'état d'urgence dans trois de ses provinces, après un nombre d'arrivées qui a atteint près de 4.200 personnes par jour.

Au Pérou, le rythme des arrivées est de 3.000 réfugiés vénézuéliens par jour, ont précisé les services chargés des migrations. Le pays va désormais exiger un passeport des Vénézuéliens cherchant à s'établir sur son sol.

Le Pérou comptera bientôt un demi-million de réfugiés

Non communiste, l'économie péruvienne est parmi les plus performantes de l'Amérique latine
et le Pérou s'attend à devoir accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera à 500.000 le nombre de personnes arrivées sur son sol pour fuir la crise économique et politique au Venezuela. "En août, nous en dénombrons déjà 400.000" sur le sol péruvien, a déclaré, jeudi 23 août, le haut responsable chargé des migrations, Eduardo Sevilla.

Le rythme des arrivées est de 3.000 réfugiés par jour, ont précisé les services d'Eduardo Sevilla. A partir de samedi, le Pérou va exiger un passeport des Vénézuéliens cherchant à s'établir sur son sol. Le ministre des Affaires étrangères, Nestor Popolizio, a précisé que Lima accordera des visas humanitaires dans des cas exceptionnels. "Personne ne parle de fermer la frontière, il s'agit d'exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons sécuritaires," affirma pourtant le ministre de l'Intérieur Mauro Medina.

Le Brésil veut répartir les migrants vénézuélien

Le gouvernement brésilien annonce que les Vénézuéliens réfugiés dans la petite ville frontalière de Paracaima vont être déplacés vers l'intérieur du pays. 
Paracaima est en effet la porte d'entrée  de l'immigration vénézuélienne vers le Brésil et chaque jour des centaines de migrants traversent la frontière. Les migrants constituent aujourd'hui 10 % de la population de cette ville de 12.000 habitants et samedi, suite à une agression perpétrée par des réfugiés, des centaines de Brésiliens en colère ont détruit deux camps de réfugiés.



Plus de mille migrants sont retournés au Venezuela après les violences du week-end dernier. Ceux qui restent expliquent que la population locale est effrayée. Alejandro Mendoza est un migrant vénézuélien de 21 ans : "Le gouvernement a le projet de déplacer les migrants dans plusieurs grandes villes du pays, mais pour le moment, on ne voit rien. Les gens n'ont aucune raison de nous aimer, ils ont peur de nous."

Le vol et l'agression d'un commerçant, attribués à des Vénézuéliens, ont causé les affrontements.
Des dizaines d'habitants de cette localité ont détruit les deux principaux camps de migrants et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés et les magasins fermés. Pendant que les autorités inspectaient les installations d'accueil des réfugiés, à quelques mètres de la frontière, des Vénézuéliens continuaient d'arriver au Brésil, à pied ou en voiture.

Plus de 1.000 Vénézuéliens qui se trouvent dans l'Etat frontalier de Roraima au Brésil seront transférés dans d'autres villes du pays, à la suite des heurts violents de samedi entre migrants et population locale, a confirmé le gouvernement brésilien, mardi

Membre de la commission interministérielle qui s'est rendue mardi dans la ville frontalière de Paracaima, Viviane Esse a expliqué cette semaine à la presse depuis Boa Vista, capitale de cet Etat amazonien, que le "processus de répartition vers l'intérieur" du Brésil des migrants vénézuéliens commencera fin août, sans préciser les villes de destination. 

Depuis le début de l'année, 820 Vénézuéliens ont été transférés vers d'autres villes brésiliennes, comme Sao Paulo (sud-est) et Manaus (nord), dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à désengorger l'Etat de Roraima. Après les heurts de ce week-end à Paracaima, au moins 1.200 réfugiés du Venezuela sont retournés dans leur pays qu'ils avaient fui en raison de sa profonde crise économique, politique et sociale.

Le Brésil envoie l'armée pour gérer l'afflux de migrants vénézuéliens.
Le président brésilien, Michel Temer, a tenu une réunion d'urgence ce week-end avec plusieurs ministres, à Brasila. Le gouvernement a décidé d'envoyer un contingent de 120 membres de la Force nationale, la police militaire, pour tenter d'apaiser la situation. La ville de Pacaraima "ressemble aujourd'hui à un désert. Tout est très calme, des renforts de police sont arrivés et les marchés ont rouvert", a expliqué un habitant..

Sur le premier semestre de l'année, près de 57.000 migrants ont déposé une demande d'asile au Brésil. Près de 400 passent la frontière quotidiennement. Le gouvernement tente de répartir les migrants dans d'autres régions, car l'Etat brésilien du Roraima qui est en première ligne, se trouve être également l'un des plus pauvres du pays.

Le Brésil n'est pas le seul à faire face à cet exode des Vénézuéliens. 
La semaine dernière, près de 20.000 d'entre eux sont arrivés au Pérou, qui va prendre des mesures pour limiter leur accès à son territoire et à son marché du travail.
L'Argentine a également annoncé un renforcement des mesures de contrôle des frontières, après l'arrivée de 25.000 personnes.
La Colombie a, elle, accueilli 800.000 Vénézuéliens. 
Au total, près de 2,3 millions de personnes auraient fui la misère de leur pays.

L'Equateur quitte l'Alliance bolivarienne

Le ministre de l'Intérieur Mauro Medina et Edouardo Sevilla se sont rendus jeudi dans la ville de Tumbes, à la frontière de l'Equateur, où des centaines de Vénézuéliens attendent dans de longues files pour faire enregistrer leur entrée au Pérou.

Cette crise migratoire a d'autres répercussions. L'Equateur a annoncé jeudi qu'il quitte l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba), union régionale créée en 2004 à l'initiative du Venezuela et de Cuba, pour protester contre "le manque de volonté" de Caracas de régler la crise migratoire actuelle.

Le silence embarrassé de la gauche française

La politique migratoire, véritable casse tête à l'échelle de l'Europe, divise les français, hormis la gauche  qui veut croire que le chavisme reste un modèle.

Rendue publique le 27 juillet 2017, la très attendue politique migratoire de Macron, qui se veut ambitieuse et novatrice, s’inscrit dans un cadre limité par deux barrières: d'un côté, le repli sur soi et la fermeture des frontières et de l'autre, l’illusion qu’un pays comme la France peut accueillir, comme le disait Michel Rocard, toute la misère du monde.

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C’est pour ne pas avoir à franchir ces deux frontières que le président français insiste, davantage que ses prédécesseurs, sur la nécessité d’instaurer une solide différence entre les réfugiés et les migrants économiques. Concrètement, Emmanuel Macron promet donc d’améliorer l’accueil d’urgence, en créant de nouveaux centres, d’accélérer le traitement administratifs des demandes d’asile, de mettre en place une vraie politique de renvoi aux frontières pour les déboutés de ce droit à l’asile et de créer des "hot spots" sur le sol africain, dans des pays sûrs, pour juguler les flux migratoires en amont. 
La démarche nouvelle d’Emmanuel Macron, qui se veut libérée des tabous français sur l’immigration, comme du mythe d’une immigration heureuse, se veut plus efficace, mais sera-t-elle assez soutenue et dynamique pour convaincre les partenaires européens de la France : une Italie, bien seulequi assume aux portes de la Méditerranée, toute la charge des arrivées massives de migrants, mais aussi les pays d’Europe centrale et orientale, de la Pologne à la Hongrie,  qui refusent les quotas de migrants que veut leur imposer l’UE et rejettent, au-delà de la question des réfugiés, un modèle multi-ethnique dont ils estiment qu’il n’appartient pas à leur culture.

Et où se situe la gauche française dans ce concert  de réticences ?
Le chaos qui s’est emparé du Venezuela n’émeut pas grand monde dans la classe politique française :120 morts déjà dans des affrontements de 2017, de nombreux opposants arrêtés, dont le maire de Caracas, des magistrats menacés ou limogés, une Assemblée élue renvoyée, n'y suffisent pas. 
Les pays du Mercosur, le marché commun du sud, ont exclu le Venezuela pour "rupture de l’ordre démocratique" mais, à la menace de guerre civile, les autorités françaises opposent pour l’instant un prudent silence. 

Quant à la gauche extrême, elle refuse de condamner les excès de Nicolas Maduro, désireuse de préserver le modèle vénézuélien, dont la révolution bolivarienne fut pour elle un modèle d’inspiration politique. La France Insoumise (LFI)  renvoie dos à dos l’opposition et le pouvoir et dénonce la "désinformation " - l'argument ultime, quand la cause est indéfendable - à laquelle se livrent, selon elle, les media français. Et pourquoi pas les réseaux sociaux. 

Il est vrai que le populiste Jean Luc Mélenchon avait inscrit dans son programme – au point 62 – la volonté de rejoindre l’Alliance bolivarienne, anti-atlantiste, créée en 2004 par les anciens dictateurs vénézuélien Hugo Chavez et  cubain, Fidel Castro. Le Venezuela reste une "source d’inspiration" pour Mélenchon qui en semble bien dépourvu, et Chavez, même mort, représente "l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution", la résistance à "l’infecte social-démocratie", laquelle ne sait plus comment accueillir ses . Mais le modèle vénézuélien n’est demandeurs d'asile. 

Le Vénézuéla reste seul en Amérique Latine à fasciner certaines gauches françaises. En son temps Fidel Castro a exercé le même attrait qu’Hugo Chavez. Chez Danielle Mitterrand qui avait salué l’émancipation humaine promise par le modèle cubain. Chez Ségolène Royal, qui avait regretté, quand elle était ministre de l’Environnement, la disparition d’un "monument de l’histoire". 
Après la désillusion soviétique, les pays socialistes d’Amérique latine ont longtemps représenté le nouvel espoir révolutionnaire dont rêvait la gauche française. La révolution sur la plage et sous les cocotiers : une bascule d’autant plus facile à faire que ces pays se trouvent dans l’arrière-cour de la puissance américaine…Mais avec l’effondrement économique et social du Venezuela, le modèle du socialisme sud-américain a lui rendu l’âme.