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vendredi 23 août 2019

Incendies en Amazonie : Bolsonaro pointe la "mentalité colonialiste" de Macron

Le président français, fauteur de troubles à l'international, mais hôte d'un G7 à Biarritz...

Macron se prend une nouvelle claque pour son ingérence dans les affaires du Brésil

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" 
sur ses engagements climatiques et s'oppose au traité UE-Mercosur
L'arrogant président français s'est fait tacler à peine a-t-il annoncé  un changement de mentalité. L'ONU et le président français ont choisi pour créer des problèmes internationaux le moment où des feux de forêt se développent rapidement en Amazonie,, interpellant le président brésilien Jair Bolsonaro, tandis que d'autres multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclenché l'offensive pour sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies sévissant dans la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouvent en territoire brésilien.
"En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d'oxygène et de biodiversité", a écrit Antonio Guterres, réclamant, comme si Bolsonaro avait allumé l'incendie, que l'Amazonie soit "protégée".

J. Bolsonaro a participé à une réunion de crise en soirée à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. "Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", a écrit le tombeur de la gauche radicale brésilienne. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle"

Le président brésilien tombe ainsi d'accord avec les reproches des associations altermondialistes qui organisent un G7 alternatif...

ATTAC annonce un contre-sommet et des mouvements sociaux du 24 au 26 août au Centre-ville de Hendaye et au Centre de congrès du FICOBA à Irun, au motif que la société civile est écartée des discussions du G7

Des associations ont prévu des manifestations pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. 
Le mouvement de l'activiste suédoise Greta Thunberg, instrumentalisée par son père pour la lutte contre le réchauffement climatique, "Fridays for Future", a appelé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Son positionnement radical est maintenant avéré.

Les appels pour l'Amazonie se sont également élevés du milieu sportif
, avec Le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, qui a posté sur Twitter une photo de 2013 pourtant prise dans un Etat non amazonien, selon les fact-checkers de l'AFP. 
Et du show business, notamment la chanteuse américaine Madonna, qui a publié sur Instagram une photo de 1989, légendée: "Président Bolsonaro s'il vous plaît modifiez votre politique. Nous devons nous REVEILLER". En chanson?

Peu après,  le président Macron n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu.
L'hypocrite a exprimé son inquiétude, mais les analystes s'interrogent sur ses intentions réelles, écologistes ou politiques, de cette récupération d'un événement tragique pour accabler le nouveau président du Brésil, au moment où va s'ouvrir à Biarritz ce weekend le G7, club fermé de discussion entre dirigeants des pays les plus pays au monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Un), le 45e du genre. On sait déjà qu'il n'y a rien à en attendre: avant d'avoir commencé, les participants ont décidé de ne pas faire paraître de communiqué final...

Les bras cassés du service de com' de l'Elysée ont malencontreusement assorti son tweet d'une "fausse photo"...
Sur le fond, il reprend une citation de Chirac: "Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale." 
Et de poursuivre en promettant d'ouvrir le procès Bolsonaro : "Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence".

Le président brésilien n'a pas manqué de relever le faux document contenu dans le tweet du fauteur de troubles, le chef de l'Etat français ayant exhumé une image de forêt en feu prise par un photographe décédé en 2003.

Bolsonaro a répliqué en accusant Macron d'avoir "une mentalité colonialiste"

Bolsonaro 
a accusé Macron d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil
et aux autres pays amazoniens," en ajoutant jeudi l'urgence climatique à l'ordre du jour des membres du G7. Dans deux tweets successifs, le président climato-sceptique a souligné le "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème". Dans ses tweets successifs, Jair Bolsonaro a observé que Macron a la volonté d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Si la progression des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. L'origine de ces incendies est donc suspecte à la veille de ce G7 et Bolsonaro pose la question d'une intention malveillante de son opposition intérieure, voire de la gauche internationale, destinée à le déstabiliser. Selon les écologistes radicaux, la cause principale des départs de feu serait  en revanche,la déforestation.
Parmi les déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a posé en clair la question des "incendies criminels". Il a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser "les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens".

Bolsonaro a succédé à Lula da Silva et Dilma Rousseff à la tête de la République du Brésil le 1er janvier 2019 et l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil, l'INPE, prend précisément cette période de janvier jusqu'au 21 août pour le calcul de 75.336 feux de forêt enregistrés dans le pays, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier, et plus de 52% concernent l'Amazonie.
Face à cette "tragédie", le président équatorien Lenin Moreno a proposé à son homologue brésilien l'envoi de trois brigades de pompiers spécialisés dans les incendies de forêt, une initiative positive que n'a ni les Etats-Unis, ni le Canada.

La presse brésilienne d'opposition a rapporté des problèmes respiratoires dans certaines villes, les feux affectant l'Amazonie restant évidemment le sujet principal de préoccupation au Brésil sur Twitter, avec en illustration son inévitable lot de photos ou vidéos n'ayant aucun rapport avec "le poumon de la planète".
Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

"Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG", a  estimé J. Bolsonaro.
Mercredi, Jair Bolsonaro n'a pas écarté l'hypothèse d'une action criminelle d'activistes de défense de l'environnement.  "Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il jugé jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.
Des représentants du puissant agro-négoce se sont aussi inquiétés de possibles appels à des boycottages de produits brésiliens.

Le président brésilien a aussi exprimé sa préoccupation pour les retombées économiques sur le Brésil
"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil)? notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...). "Cette psychose environnementale nous empêche d'agir", a déploré celui qui a écarté du pouvoir le 'Parti des Travailleurs' des précédents dirigeants, Lula (2003-2011) et Rousseff (2011-2016), dont les présidences ont été marquées par un déclin de l'économie brésilienne et par des scandales de corruption. Les marxistes vouent donc à leur vainqueur dans les urnes une haine active qui ne se dément pas dans la tragédie actuellement traversée par le pays.

118 'ONG' sont sorties du bois pour manifester contre "l'irresponsabilité" présidentielle. 
"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", déclarent ses opposants dans une tribune, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".
Pendant que la gauche extrême rédige des pamphlets, la forêt brûle.

samedi 18 octobre 2014

Essonne: des policiers blessés dans un "guet-apens" à Corbeil-Essonnes

Un piège prémédité par une bande de jeunes hommes

Trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) avoir été pris pour cible dans le quartier des Tarterêts 
par une bande qui leur bloquait la route, "un guet-apens" de Corbeil-Essonnes (Essonne) vendredi soir et ont été blessés, déplore le syndicat policier Alliance.

Les policiers, qui faisaient de la prévention en patrouillant dans le quartier, ont été bloqués par des conteneurs à leur sortie d'une impasse, par "des individus cagoulés", explique le syndicat.  
Les agresseurs "se sont ensuite précipités sur le véhicule, tentant d'ouvrir les portières et, au moyen de pavés, ont caillassé le véhicule", précise-t-il.

"Les trois policiers ont été conduits à l'hôpital"

L'un des pavés a traversé une vitre, provoquant "des bris de verre" qui ont blessé les trois policiers au visage. L'un d'entre eux souffre aussi d'une "contusion à l'omoplate" et un troisième d'une "plaie au genou droit", selon le syndicat. "Les trois policiers ont été conduits à l'hôpital", a précisé une source proche du dossier. RTL estime à "une trentaine" le nombre des personnes ayant bloqué la rue.

En 2006, "deux ou trois individus", selon l'enquête, avaient déjà caillassé un véhicule de CRS et une polémique avait été soulevée sur le point de savoir si la vingtaine d'agresseurs qualifiés de "jeunes hommes" (des vrais!) qui avaient rappliqué et agressé les deux CRS étaient dissimulés dans des fourrés ou jouaient au football sur un stade voisin. Après la mise en examen de cinq suspects, le procureur d'Evry, Jean-François Pascal, a indiqué qu'il a ouvert une instruction pour "tentative d'homicide" sans préméditation, car les auditions font "plutôt pencher pour une agression plus ou moins spontanée" et non pas "plus ou moins préméditée"...

Le quartier "sensible" des Tarterêts avait été la cible de deux incendies criminels dans la nuit du 5 au 6 octobre 2014 
: deux voitures béliers enflammées avaient en partie détruit la médiathèque et une école, lieux publics emblématiques des institutions de la République.
A la suite de quoi, une centaine de personnes était descendue dans la rue quelques jours plus tard pour "manifester leur colère" après ces incendies volontaires.

L'association "Agir pour les Tarterêts" et des parents d'élèves
expliquent qu'il ont à nouveau décidé de "manifester leur colère et de dire stop à ces actes criminels" .
Le député PS Jérôme Guedj est président du conseil général de l'Essonne.

samedi 20 septembre 2014

Colère paysanne au centre des impôts, symbole de la République, de Morlaix, sous-préfecture

Manuel Valls promet la rigueur de la justice...

Les incendies visent des bâtiments de la République 
Des producteurs en colère mettent le feu à un symbole de l'oppression par la République, un centre des impôts d'une sous-préfecture, alors que le président Hollande lance en Irak sa 3e guerre en deux ans.
"Le bâtiment est détruit, la charpente à l'intérieur s'affaisse", a observé le Premier ministre, s'attardant sur les effets plutôt que sur les causes du désespoir des producteurs de légumes. "C'est le signe d'une grande détresse pour en arriver là. Quelque part, ça fait peur", s'est inquiétée le maire PS de Saint-Martin-des-Champs près de la sous-préfecture du Finistère, à Morlaix, soulignant que ce bâtiment abritant la Mutualité Sociale Agricole (MSA), l'organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur agricole en France, avait été construit il y deux ans sur sa commune. L'incendie de la MSA a été maîtrisé et éteint au cours de la nuit.

Puis,
les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville de Morlaix pour se regrouper devant le centre des impôts. 
Outre les légumes invendus, des palettes et des pneus, ils ont aussi déversé du fumier. Cassant portes et fenêtres, ils l'ont alors incendié.
L'hôtel des impôts de Morlaix, un long bâtiment blanc de deux étages, lui aussi récent, est complètement détruit par le feu à l'une de ses extrémitésLes paysans ont forcé la porte, épandu du fumier, éparpillé des palettes en bois qu'ils ont embrasées. Les flammes ont gagné le bâtiment administratif que les pompiers ont tenté de sauver vers 22h45. Mais certains manifestants leur ont barré la route. A l'extérieur, des tonnes d'artichauts et de pommes de terre jonchaient encore le sol vers 02h00 du matin. 
Les soldats du feu n'ont pu entrer en action qu'à minuit, après le départ des paysans, et ils sont parvenus à maîtriser l'incendie un quart d'heure plus tard, selon la maire (UMP) de Morlaix, Agnès Le Brun.

Les manifestants ont ensuite déversé des tonnes d'artichauts sur la route nationale 12 qui relie Brest à Morlaix.
  A proximité de la sous-préfecture une dizaine de fourgons de gendarmerie étaient stationnés pour protéger l'institution représentant le pouvoir central et le calme semblait revenu. Au milieu de la nuit les services de la ville s'affairaient pour tout nettoyer.

"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base"

Centre des Impôts de Morlaix,
sous préfecture
"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base, complètement déstructurée, hors des relations syndicales. Les syndicats sont dépassés par la base", a déclaré Agnès Le Brun. 
"Ce n'est pas un coup de colère, c'est une colère froide", a-t-elle ajouté.  Tout en déplorant la violence "toujours contre-productive"l'élue a expliqué que c'est "quelque chose qui mûrit depuis des semaines, depuis des mois sur une conjonction d'événements: la baisse de la consommation, la surproduction, la baisse des cours, l'embargo russe, les charges sociales de plus en plus accablantes".
Avec l'incendie du Centre des impôts, "c'est un bâtiment d'Etat" qui a été visé, "à l'Etat d'intervenir".
"Quand les gens ne peuvent plus acheter à manger à leurs enfants, payer leurs cotisations sociales... Quand tous les matins ils se lèvent en se disant qu'ils vont travailler pour rien, cela s'appelle le désespoir. Ils se sentent méprisés", explique la maire de Morlaix
La colère des légumiers exprime un ras-le-bol fiscal. 
"Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait", a déclaré samedi matin le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Finistère, Thierry Merret, après le passage des producteurs à bout.

"Il faut relativiser;il n'y a pas eu mort d'homme, c'est une forme de témoignage pour dire: écoutez nous", explique également un Bonnet rouge

Le patron de la FNSEA est, lui, plus modéré mais prévient que "la tension monte dans les campagnes". Xavier Beulin a appelé les parties, et notamment le gouvernement parisien, "au dialogue et à l'apaisement". Il a en effet demandé au gouvernement de "mettre en oeuvre tout de suite" la levée de certaines contraintes, au lieu d'en rajouter. Selon lui, les agriculteurs sont plus qu'excédés par les tracasseries administratives et se heurtent à "l’autisme des pouvoirs publics".

L
e désespoir justifie cette violence 

Le premier ministre ne pouvait pas ne pas condamner et il l'a fait par communiqué, "énergiquement" samedi, promettant des poursuites judiciaires contre les "saccages et destructions par incendie" des deux bâtiments. "Il est particulièrement choquant que les sapeurs-pompiers aient été empêchés d'accomplir leur mission", s'indigne le premier ministre qui ne manifeste pas cette révolte juste contre la violence quand les sauveteurs sont empêchés dans les zones de non-droit des banlieues. Dans l'après-midi, en marge d'un déplacement à Paris à l'occasion des Journées du Patrimoine, le chef du gouvernement a de nouveau condamné  ce "saccage" "avec la plus grande fermeté". "La violence, le fait qu'on ait empêché les sapeurs pompiers d'intervenir... Rien ne justifie cette violence (...) d'autant que le gouvernement est à l'écoute", a-t-il assuré.

De son côté, Stéphane Le Foll, parmi les ministres élus de Bretagne visés par les reproches d'absence en région et d'autisme, a également condamné "avec la plus grande fermeté les exactions" de Morlaix, tout en appelant "l'ensemble des acteurs à l'apaisement et à la responsabilité pour rechercher les solutions de gestion de cette crise", ce qui est portant sa première responsabilité en tant que ministre de l'Agriculture, avant celle de soutien aveugle de la politique de Hollande sur tous les media de France et de Navarre. 
Il préfère accuser Poutine plutôt que d'assumer ses responsabilités. "Depuis l'annonce par les autorités russes de l'embargo sur les produits agricoles et agroalimentaire européens, les pouvoirs publics n'ont cessé d'agir pour permettre la mise en place de mesure de soutien des marchés et ainsi en limiter les conséquences pour les producteurs," prétend le ministre de l'Agriculture, également par communiqué
Le ministre socialiste n'est pas sur la longueur d'onde des exploitants en colère, puisqu'au lieu de condamner (énergiquement !) les marges des grandes enseignes de distribution, il considère que "la crise du chou fleur et de l'artichaut est en grande partie liée à une surproduction liée aux conditions climatiques." 

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui de Paris, n'a rien vu venir, a annoncé ce samedi matin que des réunions sont prévues la semaine prochaine" !

Si Hollande est bas dans les sondages de popularité, c'est aussi la faute aux ...intempéries, comme à l'île de Sein, mais également dès sa première visite à l'étranger, quand son avion présidentiel frappé par la foudre est contraint de retourner sur Paris...

La classe politique condamne évidemment, mais



Une violence qu'Agnès Le Brun condamne mais qu'elle juge "logique".
"Des alertes ont été données depuis des jours et des semaines. Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché, on le leur paye sept centimes à la production," a fait valoir la maire de Morlaix. 

 
L'élue de proximité explique en effet que les produits qui sont vendus 7 euros le kilo en grande surface ne leur sont payés que 7 centimes...

dimanche 29 mars 2009

Procès Colonna : l’intimidation passe du côté Cour au côté rue

Manifestation à Ajaccio contre le verdict
A la différence d'Yvan Colonna, qui s'était dispensé du verdict depuis le box des accusés et que La Provence a décrit "reclus" dans sa cellule, ses camarades Corses se sont montrés.

Mais quel est l’intérêt pour les organisateurs -forcément partiaux- de lancer le chiffre de "près de" 15.000 personnes, si la police ne comptait que 3.500 manifestants, samedi après-midi dans les rues d'Ajaccio ? Quel idée l’agence de presse française partisane se fait-elle en outre de l’impartialité des huissiers, lorsqu’elle déclare "avoir constaté" un rassemblement contre la condamnation en appel d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998 ? D’autant que la ville d’Ajaccio compte "près de" 65.000 habitants, la Corse du Sud, 120.00 habitants et l’île entière "près de" 300.000 Corses. Soit, dans l'hypothèse la plus favorable, un manifestant pour 20 habitants.


La démonstration
Le défilé avait débuté vers 15H30 sous une pluie fine et en silence sur le cours Napoléon, alors que bon nombre des magasins bordant cette artère avaient fermé leurs portes. "C'est par solidarité. Il n'y a aucun mot d'ordre en ce sens", a précisé une commerçante, qui à Saint Quentin aurait probablement regretté un manque à gagner…

La manifestation était organisée à l'appel du comité de soutien à l’assassin de Cargèse, condamné vendredi par la Cour d'Assises spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, à laquelle il avait échappé en première instance, fin 2007.

En tête de cortège, une grande banderole proclamait, en langue corse, "Justice pour Yvan", avec de chaque côté un portrait du « jeune » berger de 49 ans. Des manifestants brandissaient aussi un grand drapeau à tête de Maure, l'emblème de l'île.
Le cortège a évolué dans le calme, marquant régulièrement des pauses pour applaudir et scander "Yvan" ou "Liberté !", en corse, faut-il le préciser….

Dans les premiers rangs figuraient Christine Colonna, la soeur du condamné, la plus médiatique de la famille, bien que le père (ci-dessus) soit un ancien élu socialiste , ainsi que les élus autonomistes Jean-Christophe Angelini et Edmond Siméoni, avec Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats d'Yvan Colonna.
"Ce procès a été une pantalonnade, une mascarade, une parodie de justice", a reconnu Me Sollacaro l’un des principaux acteurs, en début de manifestation.
"Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté Christine Colonna, ajoutant en corse à l'attention de son frère: "tiens bon, on est tous avec toi". Et la parole corse, c’est quelque chose !

La présence la plus remarquée était celle d’André Paccou, le représentant de la Ligue des Droits de l'Homme en Corse, qui s’affichait en opposante de la République.

Le leader nationaliste, Edmond Siméoni, a estimé, à l'issue du défilé, qu'"avec la condamnation d'Yvan, le masque était tombé": "on a voulu l'emmurer vivant, mais il est debout", a-t-il affirmé.

Or, E. Siméoni est:
-> l’un des auteurs de la première action violente près d'Aléria, le 21 août 1975;
->
le père de Gilles Simeoni, un des quatre avocats d'Yvan Colonna au procès de l'assassinat du préfet Claude Érignac;
->
un
membre d’« Action pour la renaissance de la Corse » (qui s’est substitué à Action régionaliste corse (ARC),. a également dénoncé "les outils répressifs rétrogrades d'une police et d'une justice d'exception" et indiqué que le comité de soutien à Yvan Colonna allait "préparer le troisième procès".
"En Corse, l'injustice a toujours été subie, jamais acceptée", a-t-il lancé.

Quelques débordementsSamedi peu avant 18h30, la principale artère de la ville, le cours Napoléon, était envahie par les fumées bleues des grenades lacrymogènes et rouges des incendies allumés par des manifestants.

A 20h00, le calme était revenu, la circulation rétablie après l’extinction par les pompiers de feux de poubelles allumés sur le cours. Aucune arrestation n’a été effectuée et les gardes mobiles ont dénombré un blessé léger dans leurs rangs, de source policière.

Les policiers ont également été pris à partie par certains consommateurs massés aux terrasses. Quelques coups ont été échangés et quelques chaises des débits de boissons ont été lancées en direction des forces de l'ordre, comme nous avons pu le « constater » au JT.

A l'issue de la manifestation
  • Quelques manifestants encagoulés ont lancé des pierres, des pétards et deux cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre. Les policiers massés en haut d'une rue près de la préfecture ont bien dû répondre en tirant quelques grenades lacrymogènes pour disperser les innocents agresseurs.
  • "Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté la sœur du condamné, Christine Colonna, ajoutant à l'attention de son frère, quelque chose comme: "Tiens bon, on est tous avec toi" ! , en corse, pour associer les Français à la juste cause de l’assassin d’un préfet de la République, puisque la langue officielle, en Corse, n’est pas le français.
  • samedi 6 septembre 2008

    SNCF : caténaires et clients SNCF manifestement très vulnérables…

    La rentrée sociale est-elle ouverte ?
    Inutile d’en déclarer l’ouverture, la gauche nous a prévenus : elle est permanente …

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais souvent
    Le dernier arrachage de caténaire ne remonte qu’à trois semaines et c’était aux abords d’Aubagne en plein week-end prolongé du 15 août. (Lire PaSiDupes, libellé 'caténaire') Avouez que ce n’est vraiment pas de chance… Mais le mauvais sort s’acharne décidemment bien beaucoup sur la SNCF.
    Le 17 août dernier, une caténaire arrachée sur plusieurs centaines de mètres à proximité d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait causé de lourdes perturbations sur la circulation des trains dans le Sud-Est, interrompant le trafic pendant plus de trois heures. Une douzaine de TGV avaient connu des retards de 1h30 à au moins 3h30.
    La gauche, qui fait flèche de tout bois, à défaut de penser et innover, avait instrumentalisé le mécontentement des usagers et demandé le remboursement du montant total des billets, non pas en bons leurs équivalents mais en espèces sonnantes et trébuchantes.

    On ne peut oublier non plus l’arrachage de caténaire dans l’Ain
    .
    Que les passagers cette fois perturbés le 1er septembre dernier aient été ceux d’un TER ne change rien à l’affaire. Lire également PaSiDupes . La volonté d’une certaine presse de minimiser le nombre des incidents sur le réseau de chemins de fer interpelle, puisqu’elle prétend que le précédent cas remonterait au 17 août…

    Nous ne mentionnons même pas l' incendie fortuit qui a éclaté en juillet dernier sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, en Poitou-Charentes, à Châtellerault. Des incendies encore, cette fois dans l'Aude, sur le territoire de Schivardi, dans le massif des Corbières.

    Le rythme des perturbations s'accélère, avec une nette préférence pour les arrachages de maïs de caténaire : nous en sommes, tout bien calculé, à toutes les semaines !

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais pas tout à fait au hasard
    C’est un vendredi soir qu’environ 20.000 usagers de la SNCF à la gare Montparnasse de Paris ont été affectés par l’arrachage malencontreux d'une caténaire à Montrouge (Hauts-de-Seine). Cet accident n’est pas le premier et, comme le précédent, a provoqué des retards importants sur le trafic d'une quarantaine de TGV.
    Certains TGV ont subi des retards de près de quatre heures, et la reprise du trafic s’est amorcée vers 20h. Les réparations devaient être terminées dans la nuit et le trafic revenir totalement à la normale samedi matin.

    La direction de la SNCF subodore-t-elle quelque malignité suspecte s’acharnant sur ses caténaires ?
    La SNCF a décidé de mener à partir de mercredi prochain 10 septembre "sur tout le territoire" une inspection de toutes les caténaires du réseau ferroviaire, après l'incident de la gare Montparnasse.
    Cette inspection décidée vendredi soir par le président Guillaume Pepy va se concentrer sur "les points sensibles", à savoir les entrées et sorties des gares les plus importantes, les grands noeuds ferroviaires, les sections à forte circulation et les points les plus sollicités. Les « points sensibles » sont des cibles faciles exposées à des agressions extérieures comme à des malveillances internes.
    "Les résultats de cette investigation permettront d'identifier les zones où il faudrait intervenir pour renforcer la robustesse des installations", prétend la SNCF, ajoutant que "ce diagnostic sera analysé avec Réseau Ferré de France, propriétaire du réseau ferroviaire".

    Cette inspection peut dissuader les éventuels saboteurs, pendant un temps
    Réseau Ferré de France sera alors en mesure d’affirmer que l’état de ses installations, une fois vérifié, n’est pas en cause.

    vendredi 5 octobre 2007

    Saint-Dizier : les pompiers battent en retraite face aux jeunes casseurs

    Les émeutiers se font justice en soutien à un des leurs
    Quarante à cinquante jeunes cagoulés s'en sont pris avec des barres de fer à deux véhicules de police et de pompiers qui intervenaient pour éteindre un incendie dans le quartier du Vert-bois, jeudi entre 21h30 et 21h45, selon les sources préfectorales.
    C’est alors que le véhicule de pompiers, accompagné d'un véhicule de brigade anti-criminalité -véhicule de police de la BAC assurant sa protection-, participait à l’extinction de l’incendie, que des dizaines de jeunes les ont attaqués. Un guet-apens? En cassant les pare-brises et les vitres des véhicules et en menaçant les quelques policiers et pompiers sur place, les jeunes cagoulés ont provoqué la fuite de ces derniers.
    Ils ont alors mis le feu à seize véhicules du quartier (ça fait quand même 18), en ont renversé d'autres et ont commis d'autres dégradations avec leurs barres de fer, leurs outils de travail. Sur un chantier, ce serait un emploi trop pénible. Ils ont finalement mis le feu à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) du Verbois, après l'avoir endommagée, en cassant notamment les portes et les vitres du rez-de-chaussée, a rapporté le préfet du département de Haute-Marne, Yves Guillot. La culture, ce n'est pas leur truc... Bon courage à leurs enseignants! Ce n'est pas une profession à risques...
    Les huit fonctionnaires des services d'ordre de Saint-Dizier ont appelé du renfort auprès de Chaumont (lieu d'une école de gendarmerie), mais leurs collègues de la police et de la gendarmerie du département n'ont pu arriver sur les lieux qu'après la disparition des émeutiers.

    "Il y a toujours des tensions dans cette cité", a expliqué le préfet de Haute-Marne. "On n'a pas d'idée précise" sur les causes de cette émeute, "mais on peut faire un rapprochement avec la présentation aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Chaumont d'un jeune du quartier qui avait commis des violences sur un policier", a-t-il ajouté. Des spécialistes... L'enquête est en cours.
    Le bilan provisoire fait état de "deux personnes légèrement blessées: un policier souffre de coupures dues aux éclats de verre et un pompier a été frappé sur un bras avec une barre de fer", a précisé Guillaume Audebaud. Les émeutiers cagoulés étaient armés de tessons de bouteilles !
    Par ailleurs, pour être précis, outre les "16 véhicules [...] brûlés, 19 autres [ont été] dégradés à coup de battes de base-ball ou de barres à mine". De quoi aider aux fins de mois des travailleurs du coin qui n'ont pas les moyens de se payer un garage. Ils iront au boulot à pieds, pour lutter du même coup contre la pollution. Si une BMW veut bien les prendre en stop, ils obtiendront tous les détails sur la chevauchée fantastique du 4 septembre...
    "Aucune arrestation n'a eu lieu. Les 30 à 40 jeunes [peut-être plutôt 50!] ont agi très vite et il fallait en premier lieu protéger personnes et biens", a précisé le directeur de cabinet du préfet. Vus , pas pris !… Le plan Vigie-pirate, c'est autre chose, mais cà ne représente rien à côté du quotidien des quartiers sensibles.
    Des suites ? Des renforts de CRS sont arrivés de Reims (Marne) pour quelques jours, et la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est rendue sur place à la mi-journée. Prudente sur les causes de ces violences, qu'elle a condamnées, la ministre a jugé "important de mettre tout le monde autour d'une table pour que chacun exprime son point de vue. La sécurité, ça n'est pas la responsabilité d'un seul. La responsabilité, c'est une chaîne qui englobe tout le monde", a-t-elle dit, citant l'éducation, les municipalités, les associations, la police, les pompiers et la justice. Rien sur les effets de la 'prévention' : trop évidents ?
    Les causes? Dans ce quartier sujet à des vagues de violences urbaines, la tension était perceptible depuis plusieurs jours. Des incidents avaient déjà opposé policiers et jeunes. Lien ou pas, l'un de ces derniers a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel pour violences sur un agent et est resté en détention.
    En France, on se fait justice. Pourquoi ne pas le faire? Une vieille dame reçoit une amende -et la paie- si elle traverse en dehors des clous! Une bande d'arrêt d'urgence confondue avec une sortie de voie rapide et l'automobiliste verbalisé par un gentil CRS -légèrement cowboy de la route- paie 22€. Mais le casseur incendiaire prend la fuite et les deux bons citoyens imparfaits paient aussi la facture du parfait casseur... Une cinquantaine de voyous, ça ne se remarque pas.
    La France a peur.