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dimanche 9 octobre 2016

Les CRS refusent d'être matraqués d'impôts



L'augmentation d'impôt dont les CRS ne veulent pas

La Cour des comptes dénonce la défiscalisation d'une indemnité journalière de transport versée aux forces mobiles de maintien de l'ordre.
Des activistes en état de guerre contre les CRS à Nantes,
lors d'une manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes
La prime d'absence des CRS en mission dérange les ronds de cuir de la Cour, alors que l'"état d'urgence" a été décrété et plusieurs fois prorogé. Elle peut monter jusqu'à 8.000 euros par an, mais peut se réduire à beaucoup moins et être versée avec retard et les syndicats de policiers ne veulent pas payer davantage d'impôts.
Le ras-le-bol fiscal atteint donc aussi la police. Les forces mobiles de maintien de l'ordre, très sollicitées dernièrement entre les manifestations contre la loi Travail et les mesures de sécurité pour prévenir de nouveaux attentats, craignent que leur indemnité journalière d'absence temporaire (Ijat), soit soumise à l'impôt, alors que ce n'est pas le cas jusqu'à présent. 

Les magistrats de la Cour des Comptes n'ont aucune reconnaissance

L'Ijat est une somme de 37 euros touchée chaque jour d'absence loin du domicile. En année exceptionnelle comme celle qui vient de s'écouler, elle peut dépasser les 7.000 euros. Une jolie prime qui, en période d'état d'urgence prolongé compense des salaires qui tournent autour de 2.000 euros net mensuels. 
Mais la Cour des comptes critique depuis plusieurs années sa défiscalisation, qui n'est fondée sur aucun texte légal. C'est donc une niche fiscale à supprimer pour le bien des comptes publics. Selon les syndicats de police, il y a désormais une "volonté de Bercy" de fiscaliser l'Ijat. Le gouvernement n'a pourtant aucun sens de l'équité puisqu'il maintient les privilèges fiscaux des journalistes.
Lien PaSiDupes

Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, juge la "mesure inacceptable"

"Nos collègues CRS attendaient davantage de reconnaissance de l'Etat en rapport à leur engagement sans faille plutôt que de leur ponctionner du pouvoir d'achat". Le syndicat menace "d'actions de grande envergure" en cas de fiscalisation. 

"C'est inadmissible", tonne Nicolas Comte pour Unité SGP-police FO (second syndicat) "à l'heure où les CRS sont absents deux cents jours par an" car "en déplacement". "Un mouvement dur se met en place", annonce-t-il. 

Le gouvernement tente de rassurer ses soutiens maltraités
La perspective d'un mouvement social parmi les forces de l'ordre tombe mal pour le gouvernement, qui avait promis en mai de faire passer l'indemnité de 35 euros à 37 euros pour les encourager. La Cour des Comptes reprend d'une main ce que l'Etat donne de l'autre... D'autant que François Hollande annonce en parallèle une baisse d'impôts pour les ménages. 

Au premier janvier 2017, l'Ijat devait même monter à 39 euros, conformément à une promesse datant de 2015. Toute fiscalisation contraindrait donc le gouvernement à trouver une autre mesure pour préserver le pouvoir d'achat des policiers et l'équilibre du budget de l'Etat. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est aussitôt porté en défense de ses troupes ce jeudi pour annoncer que l'Ijat ne sera pas fiscalisée, et qu'une solution pour la régulariser juridiquement serait trouvée.
Quand la menace facilite le dialogue...

vendredi 19 décembre 2014

Opération espoir de Manuel Valls en Bretagne des "illettrés"...

L'abattoir Gad de Josselin labellisé "symbole de la Bretagne" par Valls 

Le Premier ministre a rendu visite 
à l'abattoir de porcs Gad


Le visage de l'espoir...
Valls doit rencontrer le PDG, puis les salariés de l'entreprise Gad récemment reprise par le groupe IntermarchéAu second jour de sa visite en Bretagne jeudi, Manuel Valls a quitté Rennes très tôt ce matin, vendredi 19 décembre, pour Josselin (Morbihan)

L'objectif médiatique est de célébrer le premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, mais, bizarrement, ce déplacement de célébration chez GAD avait été tenu secret.
A Brest, un an après la signature du Pacte d'avenir et "pour renforcer la dynamique enclenchée, nous allons confirmer les nouveaux engagements de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-région", a affirmé le Premier ministre, annonçant la mobilisation de 3 milliards d'euros pour la région Bretagne, trois milliards d'euros d'ici 2020, essentiellement à la charge de ses successeurs...

Pour signer le protocole de mise en oeuvre du Pacte d'avenir pour la Bretagne, le premier ministre était escorté de trois ministres bretons : Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique; Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Sans Emmanuel Macron !

Pour son premier entretien en tant que ministre de l’Economie de Valls, sur Europe 1, Emmanuel Macron étaitt revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient "illettrées". Valls ne s'est pas montré en Bretagne flanqué de Macron.


Lire aussi "Cambadélis, usurpateur à plus d'un ...titre !" (lien PaSiDupes)

Les "illettrés de Gad", d'après Macron, "symboles de la Bretagne", selon Valls ?


C'est 
en petit comité que le Premier ministre 
a clamé ces mots sonores à son arrivée à l'abattoir, accueillis par les seuls officiels, par crainte de manifestation: les salariés et les chômeurs accordent-ils une crédibilité toute relative aux paroles que le Premier ministre destine au reste du pays.  Manuel Valls a le sentiment que "c'est très important de soutenir l'ensemble de ces filières qui ont été en difficulté, qui ont encore des problèmes et ici ce qui a été fait de notre point de vue est exemplaire".

Venu "redonner de l'espoir",
 
le Premier ministre  a affirmé aux salariés de Gad, qui "ont fait des efforts" lors du plan social que "la filière de la viande est une filière que nous soutenons".

La venue de Valls a provoqué des incidents à distance du Premier ministre
Des syndicalistes de la CGT ont refoulé une vingtaine de militants des Bonnets rouges et de Bretagne Réunie qui tentaient de se joindre au cortège syndical comptant quelque 300 manifestants réunis pour protester contre la politique d'austérité place de la Liberté.  Quelques syndicalistes ont repoussé fermement cette tentative de rapprochement, arrachant les drapeaux bretons. 

Un symbole au prix de 225 employés licenciés.

Une entreprise privée sauve une coopérative et Valls pavoise. Le fanfaron n'est pas loin de s'attribuer le mérite de la coopérative Intermarché, enseigne française de grande distribution, associée depuis octobre 2014 à la SA. Casino, autre groupe de distribution, et sauveteur de Gaddétenu à 65 % par la coopérative Cecab (D'Aucy) et pour le reste par les 650 éleveurs de porcs adhérents à la coopérative Prestor, après une longue descente aux enfers. 

Salariés finistériens du groupe GAD
couchés devant un poids lourd
(octobre 2013)
Gad était entré dans la tourmente avec son redressement judiciaire en février 2013. La société avait alors décidé, avec l'accord du tribunal de Commerce de Rennes, de fermer son deuxième abattoir à Lampaul-Guimiliau, Finistère (avec obtenu un doublement de leur prime de licenciement, soit 2.000 à 2.200 euros) pour recentrer son activité à Josselin. Avec la fermeture de deux autres sites, à Saint-Nazaire et à Morlaix, plus de 800 personnes avaient fait les frais, en octobre 2013, de cette restructuration censée relancer l'activité. 
L'abattoir de Josselin a lui même connu des difficultés. Il a finalement été repris en octobre par la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande du groupe Intermarché. Celle-ci s'est engagée à maintenir 530 emplois sur 755, et à injecter 20 millions d'euros sur le site.

La peur des "Bonnets rouges"


Le passage de Valls à Josselin n'a été révélé qu'au dernier moment, par crainte que la célébration soit ternie par une manifestation de Bonnets rouges. Suite à deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer en novembre 2013, la mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne, avait déstabilisé le gouvernement où Valls occupait alors les fonctions exposées de ministre de l'Intérieur. 

Valls rencontrera-t-il Olivier Le Bras, ouvrier et délégué syndical Force ouvrière (FO) de Gad ? 
Etendard de la révolte
Les sept militants anti-écotaxe soutenus par le mouvement des Bonnets rouges et envoyés devant le tribunal de Brest le 30 octobre 2014 n'ont pas été conviés à l'opération médiatique de Valls. Soupçonnés d'avoir détruit un portique écotaxe le 3 août 2013, à Guiclan (29), ils avaient rassemblé 250 Bonnets rouges.
Onze militants des Bonnets rouges ont déjà été condamnés à Rennes à des peines de 18 mois de prison ferme à 4 mois avec sursis pour des destructions ou des tentatives de destruction de portiques et des violences lors de manifestations. Trois ont fait appel. Trois autres militants ont été eux aussi condamnés en février à Vannes à six mois de prison avec sursis pour avoir détruit un portique écotaxe à Saint-Allouestre (Morbihan), en novembre 2013.


samedi 20 septembre 2014

Colère paysanne au centre des impôts, symbole de la République, de Morlaix, sous-préfecture

Manuel Valls promet la rigueur de la justice...

Les incendies visent des bâtiments de la République 
Des producteurs en colère mettent le feu à un symbole de l'oppression par la République, un centre des impôts d'une sous-préfecture, alors que le président Hollande lance en Irak sa 3e guerre en deux ans.
"Le bâtiment est détruit, la charpente à l'intérieur s'affaisse", a observé le Premier ministre, s'attardant sur les effets plutôt que sur les causes du désespoir des producteurs de légumes. "C'est le signe d'une grande détresse pour en arriver là. Quelque part, ça fait peur", s'est inquiétée le maire PS de Saint-Martin-des-Champs près de la sous-préfecture du Finistère, à Morlaix, soulignant que ce bâtiment abritant la Mutualité Sociale Agricole (MSA), l'organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur agricole en France, avait été construit il y deux ans sur sa commune. L'incendie de la MSA a été maîtrisé et éteint au cours de la nuit.

Puis,
les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville de Morlaix pour se regrouper devant le centre des impôts. 
Outre les légumes invendus, des palettes et des pneus, ils ont aussi déversé du fumier. Cassant portes et fenêtres, ils l'ont alors incendié.
L'hôtel des impôts de Morlaix, un long bâtiment blanc de deux étages, lui aussi récent, est complètement détruit par le feu à l'une de ses extrémitésLes paysans ont forcé la porte, épandu du fumier, éparpillé des palettes en bois qu'ils ont embrasées. Les flammes ont gagné le bâtiment administratif que les pompiers ont tenté de sauver vers 22h45. Mais certains manifestants leur ont barré la route. A l'extérieur, des tonnes d'artichauts et de pommes de terre jonchaient encore le sol vers 02h00 du matin. 
Les soldats du feu n'ont pu entrer en action qu'à minuit, après le départ des paysans, et ils sont parvenus à maîtriser l'incendie un quart d'heure plus tard, selon la maire (UMP) de Morlaix, Agnès Le Brun.

Les manifestants ont ensuite déversé des tonnes d'artichauts sur la route nationale 12 qui relie Brest à Morlaix.
  A proximité de la sous-préfecture une dizaine de fourgons de gendarmerie étaient stationnés pour protéger l'institution représentant le pouvoir central et le calme semblait revenu. Au milieu de la nuit les services de la ville s'affairaient pour tout nettoyer.

"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base"

Centre des Impôts de Morlaix,
sous préfecture
"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base, complètement déstructurée, hors des relations syndicales. Les syndicats sont dépassés par la base", a déclaré Agnès Le Brun. 
"Ce n'est pas un coup de colère, c'est une colère froide", a-t-elle ajouté.  Tout en déplorant la violence "toujours contre-productive"l'élue a expliqué que c'est "quelque chose qui mûrit depuis des semaines, depuis des mois sur une conjonction d'événements: la baisse de la consommation, la surproduction, la baisse des cours, l'embargo russe, les charges sociales de plus en plus accablantes".
Avec l'incendie du Centre des impôts, "c'est un bâtiment d'Etat" qui a été visé, "à l'Etat d'intervenir".
"Quand les gens ne peuvent plus acheter à manger à leurs enfants, payer leurs cotisations sociales... Quand tous les matins ils se lèvent en se disant qu'ils vont travailler pour rien, cela s'appelle le désespoir. Ils se sentent méprisés", explique la maire de Morlaix
La colère des légumiers exprime un ras-le-bol fiscal. 
"Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait", a déclaré samedi matin le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Finistère, Thierry Merret, après le passage des producteurs à bout.

"Il faut relativiser;il n'y a pas eu mort d'homme, c'est une forme de témoignage pour dire: écoutez nous", explique également un Bonnet rouge

Le patron de la FNSEA est, lui, plus modéré mais prévient que "la tension monte dans les campagnes". Xavier Beulin a appelé les parties, et notamment le gouvernement parisien, "au dialogue et à l'apaisement". Il a en effet demandé au gouvernement de "mettre en oeuvre tout de suite" la levée de certaines contraintes, au lieu d'en rajouter. Selon lui, les agriculteurs sont plus qu'excédés par les tracasseries administratives et se heurtent à "l’autisme des pouvoirs publics".

L
e désespoir justifie cette violence 

Le premier ministre ne pouvait pas ne pas condamner et il l'a fait par communiqué, "énergiquement" samedi, promettant des poursuites judiciaires contre les "saccages et destructions par incendie" des deux bâtiments. "Il est particulièrement choquant que les sapeurs-pompiers aient été empêchés d'accomplir leur mission", s'indigne le premier ministre qui ne manifeste pas cette révolte juste contre la violence quand les sauveteurs sont empêchés dans les zones de non-droit des banlieues. Dans l'après-midi, en marge d'un déplacement à Paris à l'occasion des Journées du Patrimoine, le chef du gouvernement a de nouveau condamné  ce "saccage" "avec la plus grande fermeté". "La violence, le fait qu'on ait empêché les sapeurs pompiers d'intervenir... Rien ne justifie cette violence (...) d'autant que le gouvernement est à l'écoute", a-t-il assuré.

De son côté, Stéphane Le Foll, parmi les ministres élus de Bretagne visés par les reproches d'absence en région et d'autisme, a également condamné "avec la plus grande fermeté les exactions" de Morlaix, tout en appelant "l'ensemble des acteurs à l'apaisement et à la responsabilité pour rechercher les solutions de gestion de cette crise", ce qui est portant sa première responsabilité en tant que ministre de l'Agriculture, avant celle de soutien aveugle de la politique de Hollande sur tous les media de France et de Navarre. 
Il préfère accuser Poutine plutôt que d'assumer ses responsabilités. "Depuis l'annonce par les autorités russes de l'embargo sur les produits agricoles et agroalimentaire européens, les pouvoirs publics n'ont cessé d'agir pour permettre la mise en place de mesure de soutien des marchés et ainsi en limiter les conséquences pour les producteurs," prétend le ministre de l'Agriculture, également par communiqué
Le ministre socialiste n'est pas sur la longueur d'onde des exploitants en colère, puisqu'au lieu de condamner (énergiquement !) les marges des grandes enseignes de distribution, il considère que "la crise du chou fleur et de l'artichaut est en grande partie liée à une surproduction liée aux conditions climatiques." 

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui de Paris, n'a rien vu venir, a annoncé ce samedi matin que des réunions sont prévues la semaine prochaine" !

Si Hollande est bas dans les sondages de popularité, c'est aussi la faute aux ...intempéries, comme à l'île de Sein, mais également dès sa première visite à l'étranger, quand son avion présidentiel frappé par la foudre est contraint de retourner sur Paris...

La classe politique condamne évidemment, mais



Une violence qu'Agnès Le Brun condamne mais qu'elle juge "logique".
"Des alertes ont été données depuis des jours et des semaines. Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché, on le leur paye sept centimes à la production," a fait valoir la maire de Morlaix. 

 
L'élue de proximité explique en effet que les produits qui sont vendus 7 euros le kilo en grande surface ne leur sont payés que 7 centimes...

mardi 19 août 2014

L'impôt sur le revenu d'un foyer sur deux supporte l'autre moitié en 2014

Le pourcentage de ménages imposés sur le revenu est passé de 53% en 2013 à 48,5% en 2014

Des petites baisses promises après un matraquage fiscal effectif


On se demande donc pourquoi le pouvoir socialiste promet une baisse de la fiscalité. Les mesures fiscales voulues par le gouvernement pour faire sortir les contribuables les plus modestes de l'impôt sur le revenu auraient porté leurs fruits, selon des données qui seront rendues publiques mercredi 20 août. Mais c'est au détriment des foyers imposables: 37% des foyers fiscaux, soit près de 13,7 millions de contribuables, ont vu leur impôt augmenter entre 2013 et 2014. Ce chiffre était même de 44,4% en 2013 par rapport à 2012.

Moins d'un foyer fiscal sur deux sera imposé sur le revenu en 2014. En dépit de la hausse du nombre de foyers fiscaux, passant de 36,4 millions à 37 millions Le Monde assure que la réduction d'impôt sur le revenu a bénéficié à 4,2 millions de ménages modestes en 2014, alors que le pourcentage de foyers imposés est en revanche passé de 53% en 2013 à 48% cette année. C'est dire à quel point les contribuables ont trinqué !

L'explication est ainsi à chercher dans la
réduction arrachée en juin au gouvernement au profit des ménages les plus modestes, de 500 euros par an (350 euros pour un célibataire et 700 euros pour un couple)
... Cette mesure devait en principe bénéficier à 3,7 millions de ménages pour un coût total de 1,16 milliard d'euros.

Politiquement, il s'agissait prioritairement pour le gouvernement d'éviter la relance d'une campagne sur le thème du "ras-le-bol fiscal", comme il en a connu une à l'automne 2013 et comme les "fondeurs" du PS associés à l'extrême gauche s'y préparaient. Ce sont en définitive 4,2 millions de foyers fiscaux qui en ont bénéficié, pour un montant total de 1,25 milliard d'euros, soit un peu plus que prévu. 
4,2 millions - encore? - de foyers fiscaux vont de nouveau profiter de cette mesure pour une nouvelle facture totale de 1,25 milliard d'eurosselon le site du quotidien socialiste. Soit 1.25 milliards pendant deux années consécutives... Bruxelles est effaré et Berlin n'est pas décider à céder à la mendicité de Paris.

Cette baisse s'expliquerait également par la paupérisation d'une partie de la population

Cette mesure n'est pas un beau geste social, mais une nécessité économique. La diminution du nombre de ménages imposables est révélatrice de l'impasse économique, en même temps que politique, où s'est mis ce gouvernement, réduit en outre à faire miroiter des rentrées du fait du retour des exilés fiscaux repentis... L'impôt sur le revenu rapporte dix milliards d'euros de moins que prévu : lien Le Figaro
Sachant que Jacques Attali juge le moment venu de relever la TVA de plusieurs points, le pouvoir d'achat a peu de chances de s'améliorer: les ménages croiront pouvoir épargner ou dépenser plus, mais il leur en coûtera plus cher en impôts indirects divers. 

Par ailleurs, le quotidien raconte que la campagne 2014 de collecte de l'impôt sur le revenu devrait être meilleure que celle de 2013, permettant d'engager 65 milliards d'euros, soit près de 10 milliards d'euros de moins que prévu dans le Budget 2014, voté fin 2013. 
En vérité, l'équation budgétaire ne devrait pas être aussi souriante que la présentation qui en est faite. En fait, elle se complique tellement que l'exécutif a d'ores et déjà annoncé qu'il ne tiendrait pas ses objectifs de déficit public.