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jeudi 27 août 2015

Gaspillage alimentaire : Ségolène Royal se trompe encore d'adversaire

La ministre s'en prend aux petits  gaspilleurs et néglige les gros: les ménages, élections obligent !

La grande distribution entre en résistance

La ministre croyait trouver un moyen de se valoriser mais pédale à nouveau dans le Nutella. Dans sa croisade contre la pâte à tartiner, Ségolène Royal avait déjà décroché la palme des reculades, après avoir déclenché la colère des lobbies de l'huile de palme et des responsables politiques italiens en critiquant Nutella qui en France, représente 330 personnes en Haute-Normandie. A Villers-Ecalles, en Seine-Maritime, l'usine Nutella produit 155 millions de pots par an, soit un tiers de la production mondiale. "Il faut replanter massivement des arbres, parce qu'il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella, par exemple, parce que c'est de l'huile de palme," avait exorté Royal. Mais, accompagnée de sa fille, Agnese Renzi -épouse du camarade socialiste Matteo- avait ostensiblement commandé et mangé une crêpe au Nutella et à la chantilly, geste dont se sont beaucoup amusés les media italiens. Tant et si bien qu'en deux jours de fronde du groupe Ferrero, la battue de la présidentielle 2007 avait senti le rance: les gravissimes conséquences sanitaires et environnementales de la pâte à tartiner italienne, en plus de sa timide condamnation du désherbant Rondup, lui apparurent tout à coup moins dignes de sa royale colère qu'au départ de sa campagne. Elle recycla piteusement le patinage dans la semoule en rétropédalage dans le Nutella:
.
De plus en plus amère, Royal passe donc des portiques électroniques au gaspillage alimentaire

Les portiques électroniques !


Après avoir torpillé définitivement les portiques autoroutiers prévus pour la taxe poids lourds - par crainte d’un blocus des routiers- le pouvoir socialiste a préparé leur démantèlement partiel mais, à l'approche des régionales en décembre, il se hâte à vitesse limitée, car la ministre de l'Environnement n'a pas renoncé à faire payer les camions étrangers qui traversent la France. Pour enterrer les portiques qu'elle juge "coûteux", la sournoise prémédite de les obliger à "utiliser les autoroutes plutôt qu'à encombrer les routes", en faisant payer l'autoroute aux camions, l'État "pourra en prélever une partie".

De surcroît, la ministre de l’écologie est de plus en plus virulente contre le gaspillage alimentaire. 
Ségolène Royal a convoqué la grande distribution jeudi 27 août, décidée à leur " mettre la pression" pour parvenir à un accord contre ce fléau, qu’elle a jugé ' tout simplement insupportable". La réunion devait déboucher sur une convention d’engagements volontaires de la part des distributeurs, la plupart des grandes marques s’étant immédiatement déclarées prêtes à signer un tel document. "Auchan est pleinement favorable à cette approche pragmatique, qui permet de s’appuyer sur les actions déjà entreprises, de partager les bonnes pratiques et de structurer la démarche", s’est réjouie l’enseigne, tandis que le groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Leader Price...) a indiqué qu’il " signera la convention (...) afin de réaffirmer son engagement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire". Autrement dit, les cibles de Mme Royal sont sereines, puisqu'elles ne l'ont pas attendue pour s'engager dans cette lutte qui en fait les gaspilleurs les plus modérés.

Des consignes ministérielles déjà en vigueur du plein gré des enseignes...
Leur concurrent Carrefour a aussi précisé qu’il signerait le texte jeudi au ministère. Tout comme le Groupement des Mousquetaires (Intermarché et Netto), qui affirme avoir "toujours été favorable aux dispositions législatives sur la lutte contre le gaspillage alimentaire". Sans oublier de préciser que ses enseignes "appliquent depuis déjà plusieurs années les mesures prévues dans la loi sur la transition énergétique".
De la même manière, Auchan et Casino ont tenu à souligner que la plupart des engagements que va leur réclamer Ségolène Royal sont déjà pratique courante dans leurs magasins. Ainsi, Auchan indique que 100 % de ses hypermarchés " pratiquent chaque jour le don avec différentes associations : Restaurants du cœur, banques alimentaires, épiceries sociales, Secours populaire... » Pour Casino, "c’est 100 % des hypers, 80 % des supermarchés et plus de 180 magasins Monoprix" qui ont déjà établi une convention avec une association caritative. A l’échelle du groupe, 4.300 tonnes de produits ont été redistribuées en 2014, soit l’équivalent de 8,6 millions de repas.

"La ministre fait son cinéma"
S’estimant injustement montrées du doigt, d’autres enseignes ont réagi plus vertement à la convocation de Ségolène Royal, comme le  PDG de Système U, Serge Papin -proche du PS-  qui s’est dit jeudi matin sur RTL "un petit peu surpris du ton employé par la ministre, nous désignant comme seuls coupables ".
"La grande distribution dans son ensemble est le premier distributeur aux banques alimentaires, c’est quand même 120 millions de repas qui sont distribués chaque année, et c’est en croissance…"

Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne E.Leclerc, a quant à lui ironisé sur cette réunion qui a lieu "parce que c’est la rentrée politique !" "La ministre fait son cinéma", a-t-il lancé jeudi matin sur Europe 1. Le responsable a avancé que sa marque distribue déjà "26.000 tonnes de denrées alimentaires sous forme de dons aux associations, dont 6.000 tonnes aux banques alimentaires" .

"Il faut que l’Etat s’engage. (...) Il faut doter ces associations. (...) Il manque des frigos, des camions, des bénévoles, probablement un peu de soutien salarial et organisationnel. (...) Donnez les moyens aux collectivités locales d’obtenir le tri dans les écoles, dans les cantines, dans les lieux où l’Etat donne de l’alimentation."

Encore une ministre socialiste qui n'étudie pas ses dossiers
La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) estime que la grande distribution est "le premier donateur aux associations", avec 31 % des dons, et souligne que le secteur n’est responsable que de 5 à 10 % du gaspillage alimentaire en France, loin derrière la restauration (15 %) ou les ménages (70 %). Elle a par ailleurs augmenté depuis deux ans de 3 % ses dons de repas aux associations et amélioré de 15 points son taux de recyclage des déchets, selon une étude parue mercredi, et menée par l’Essec (école de commerce), PwC (cabinet d’audit) et la FCD.
La ministre s'est encore plantée. Au chapitre des initiatives, Leclerc, Intermarché et Système U soulignent avoir noué des partenariats avec la start-up "Zéro gâchis" pour instaurer des rayons spéciaux pour les produits à date courte, vendus à tarifs réduits, jusqu’à - 70 %. Quant aux deux enseignes Auchan et Casino,  elles font valoir qu’elles mènent déjà en magasins des actions de sensibilisation, en distribuant des brochures anti-gaspillage ou en permettant aux clients de mieux maîtriser leurs achats : vente en vrac, petits conditionnements...

De son côté, Nicolas Chabanne, le responsable des "Gueules cassées", a proposé à la ministre et à la FCD de généraliser l’utilisation d’étiquettes " antigaspi", qui permettent d’indiquer de manière très visible que le produit est proche de sa date limite de consommation. Ces étiquettes portent la mention " - 50 % Stop au Gaspi ! Bon à consommer, pas à jeter ! ". Lancées il y a huit mois, "elles marchent très bien dans les magasins qui les utilisent", a affirmé N. Chabanne. Depuis l’année dernière, ce collectif a aussi convaincu des centaines de points de vente de commercialiser des fruits, légumes, fromages et céréales présentant des défauts mais propres à la consommation.
L'opération anti-gaspi de Mme Royal est-elle voué au retentissant fiasco de sa précédente campagne contre... le string à l'école ?

Savoir si la première mesure gouvernementale ne serait pas de virer ses bouches à nourrir inutiles... 
Pensez plutôt ! La majorité claironne que le gouvernement aurait réussi le tour de force de la stabilisation des chiffres du chômage, malgré 1.900 demandeurs d'emploi de plus. Or, le poste de ministre du Travail reste vacant: son titulaire, François Rebsamen, a remis sa démission le 19 août et n'a toujours pas été remplacé au 28 août, malgré une obligation d'abandon dès le 27 juillet, pour cause de non cumul des mandats. Il ne pourrait trouver preneur avant le 9 septembre, de l'aveu du maire de Dijon. Ce ministère est-il vraiment indispensable ?

lundi 10 août 2015

Ecotaxe: chassée par la porte, elle pourrait rentrer par la fenêtre

L'ancien ministre des Transports aimerait la réintroduire région par région

Le socialiste xénophobe de Boulogne-sur-Mer veut faire renaître dans sa région la taxe poids lourds abandonnée au niveau national

Frédéric Cuvillier, député-maire PS du Pas-de-Calais, veut relancer l'écotaxe en région, bien que le dispositif ait été retiré à l'échelle nationale.  
"J'ai plaidé dès l'an dernier pour que le principe de l'écotaxe, qui a dû être abandonné au niveau national, puisse renaître dans les régions ", a expliqué l'ancien ministre des Transports. "Ce sujet est particulièrement pertinent dans notre territoire qui subit un fort transit de camions du fait de la proximité de l'Angleterre et de la Belgique", a-t-il expliqué, pointant les camions étrangers, mais également européens, ajoutant qu'il souhaite que la future région soit "pionnière dans la mise en place d'un tel dispositif". Fierté mal placée et surtout fallacieuse, puisque les poids-lourds seraient régionaux seraient également taxés... 

Les transporteurs européens dans le collimateur
Justifiée par la nécessité de compenser les dommages engendrés par l'activité des transporteurs qui en rejettent le coût sur la société, l'écotaxe a pourtant été abandonnée par le gouvernement Valls, il y a moins d'un an, en octobre 2014.

Mi-juin, la ministre de l'Écologie, qui se défend de développer la fiscalité écologique punitiveSégolène Royal, avait pourtant avoué qu'elle étudiait la possibilité de laisser à certaines régions la responsabilité de [re]mettre en place une écotaxe pour les poids lourds en transit. Ce ne sera pas elle: comme d'habitude, ce sera les autres, sauf qu'en l'occurence, elle ne se retranche derrière aucun rapport commandé par elle-même à des experts désignés par ses soins.

Cuvillier en a donc profité pour réclamer "un moratoire" au gouvernement sur le démantèlement des portiques électroniques dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et souhaite s'inspirer du système belge baptisé 'Viapass'. "Je propose donc l'extension du système belge [...], cela pourrait constituer le premier pas vers la création d'une taxe transit européenne', a-t-il anticipé. 

"Tares habituelles du dogme socialiste"
Ca s'en va et ça revient...
Et de deux régions et non des moindres...
Futur ex-président de l'Assemblée nationale et actuelle tête de liste PS pour les régionales en IDF, Claude Bartolone, s'est aussitôt montré intéressé par cette nouvelle taxe. Ce lundi sur RTL il s'est en effet déclaré "favorable" à la mise en place d'une écotaxe pour les camions en Ile-de-France. "Je pense que ce serait une bonne chose que de trouver un système qui permette d'élargir la base de nos financements pour pouvoir le plus vite possible réussir la modernisation de nos réseaux de transports", a prétexté Bartolone, faux-cul notoire qui, pour tromper sur ses motivations réelles, se donne communément de mauvaises raisons. 

Cette marche-arrière a aussitôt provoqué une vive réaction de Marine Le Pen.
Pour Mme Le Pen, conseillère régionale frontiste du Nord-Pas-de-Calais, "cette perspective, qui constituerait un nouveau coup très dur pour nos routiers, déjà gravement mis en difficulté par la concurrence déloyale exercée par des transporteurs en provenance d'Europe de l'Est, est parfaitement intolérable". "Le Front national s'opposera donc résolument à toute taxation supplémentaire des routiers français, y compris au niveau régional", ajoute la tête de liste du parti aux régionales de décembre prochain.
Ce projet est "affligé des tares habituelles du dogme socialiste, celles de la folie fiscale qui se drape encore une fois dans des prétextes moraux", a dénoncé le chef de file du FN à la Région, Philippe Eymery.

Ce qu'on a peut-être oublié de l'écotaxe...


En 1999, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avait déjà cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais le projet a vait été invalidé par le conseil constitutionnel.

En septembre 2012, le président socialiste Hollande s'est engagé à "changer des modes de prélèvement
[pour] peser sur les choix, taxer moins le travail, plus les pollutions ou les atteintes à la nature; dissuader les mauvais comportements; encourager les innovations; stimuler les recherches; accélérer les mutations". Tout ça ! 
Pour cela, dans le cadre de la Conférence environnementale, un comité permanent sur la fiscalité écologique a été créé et installé le 18 décembre 2012 par Delphine Batho et Rémy Rioux, directeur de cabinet de Pierre Moscovic. Présidé par Christian de Perthuis, il devait faire des propositions pouvant s'inscrire dans la loi de finances 2014, afin notamment de financer la transition énergétique, visant à une moindre dépendance aux combustibles fossiles et fissiles au profit des économies d'énergie et des énergies douces, propres et renouvelables).


Les revoilà...
Mais, à l'automne 2013, le Mouvement des Bonnets rouges a développé des manifestations et sabotages en Bretagne pour protester contre la taxe poids lourds, en la qualifiant "écotaxe". Tant et si bien que le gouvernement Ayrault avait été contraint d'en "geler" la mise en place qu'il avait voulue, avec détermination", et que le gouvernement Valls va maintenant tenter de la relancer. Point commun: Cuvillier, ministre des Transports de l'époque et sorte d'Ulysse régional du nouveau cheval de Troie écologiste.

dimanche 26 juillet 2015

Hollande étend la taxe sur l'électricité aux carburants et au gaz

La taxe sur l'électricité sera"allégée" par alourdissement de celles sur le gaz et les carburants... 

Le gouvernement Valls envisage d'étendre la taxe sur l'électricité 

Le pouvoir socialiste n'a pas les moyens de ses réformes
et les écologistes le poussent à faire la manche 


Les subventions aux énergies renouvelables seront aussi à la charge des consommateurs de gaz et de carburants.

Si le but est de faire baisser le prix de l'électricité, les factures du gaz et des carburants augmenteront néanmoins. 

La charge de la facture d'électricité reste la mêmeprésenté comme une "réforme", l'élargissement de la taxe aux autres sources d'énergie vise à faire baisser la facture d'électricité d'environ 10%, pour commencer, apprend-on en plein chassé-croisé des vacanciers pourtant intéressés dès la rentrée, mais son montant reste inchangé et aucun consommateur n'y échappera au retour des vacances. 

Selon des sources proches de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, cette taxe intitulée "contribution au service public de l'électricité" (CSPE), prélevée sur les consommateurs, "pourrait être réformée à la rentrée lors du projet de loi de finances pour 2016". "L'objectif est d'élargir son champ aux énergies carbonées, c'est-à-dire le gaz et les carburants, alors que seule l'électricité est mise à contribution aujourd'hui". Le ministère concerné n'était pas joignable ce dimanche matin. 

Les subventions aux énergies renouvelables coûte 6 milliards par an


Ségolène Royal a choisi entre deux options: "faire porter l'effort aux seuls consommateurs de gaz" - solution qui permettrait une diminution de la facture d'électricité évaluée  à environ 4% pour les besoins de la cause- ou "étaler cette taxe entre électricité, gaz et carburants", ce qui "diminuerait d'environ 10% la facture d'électricité mais augmenterait celles du gaz et surtout des carburants", indique le ministère pour justifier la décision de la ministre.

La CSPE, qui coûte 6 milliards d'euros par an et pèse pour environ 15% de la facture d'électricité, sert à couvrir les charges liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable mais aussi aux tarifs sociaux. "Comme elle augmente d'environ 2,5% par an, elle s'ajoute aux hausses régulières des tarifs", découvre soudain le ministère. 
Le prix de l'électricité a augmenté de près de 6% l'an dernier, alors que près d'un tiers des ménages utilisent cette énergie pour se chauffer, selon le "Bilan énergétique de la France en 2014" publié vendredi. Le gouvernement a prévu une hausse de 2,5% des tarifs réglementés d'électricité à partir du 1er août prochain, bien en dessous des 8% demandés par le gendarme français de l'énergie pour assurer un rattrapage du manque à gagner d'EDF en 2012 et 2013.

Les portiques autoroutiers et l’écotaxe, c’était quoi ?

L'écotaxe devait être une nouvelle redevance sur les poids lourds circulant sur les principaux axes routiers gratuits : 10.500 km de nationales et 5.400 km de réseau local placés sous contrôle de portiques électroniques (ci-dessus). L’idée, née du Grenelle de l’Environnement de 2009, était de taxer les usagers pour inciter les transporteurs à diminuer leurs déplacements, faire chuter la consommations de produits carbonés et à privilégier le transport ferroviaire et fluvial. Le dispositif devait coûter 650 millions d’investissements et rapporter 1,2 milliards par an à l’État. Mais le projet a été retiré, les installations rouillent et les caisses de l'Etat n'ont pas profité de cette manne.
Mais le besoin de recettes publiques se fait cruellement ressentir, notamment pour financer les énergies dites propres, et la taxe CSPE va en tout état de cause s'appliquer autrement aux activités générant des dommages environnementaux, toujours en vertu du principe pollueur-payeur.

vendredi 19 décembre 2014

Opération espoir de Manuel Valls en Bretagne des "illettrés"...

L'abattoir Gad de Josselin labellisé "symbole de la Bretagne" par Valls 

Le Premier ministre a rendu visite 
à l'abattoir de porcs Gad


Le visage de l'espoir...
Valls doit rencontrer le PDG, puis les salariés de l'entreprise Gad récemment reprise par le groupe IntermarchéAu second jour de sa visite en Bretagne jeudi, Manuel Valls a quitté Rennes très tôt ce matin, vendredi 19 décembre, pour Josselin (Morbihan)

L'objectif médiatique est de célébrer le premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, mais, bizarrement, ce déplacement de célébration chez GAD avait été tenu secret.
A Brest, un an après la signature du Pacte d'avenir et "pour renforcer la dynamique enclenchée, nous allons confirmer les nouveaux engagements de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-région", a affirmé le Premier ministre, annonçant la mobilisation de 3 milliards d'euros pour la région Bretagne, trois milliards d'euros d'ici 2020, essentiellement à la charge de ses successeurs...

Pour signer le protocole de mise en oeuvre du Pacte d'avenir pour la Bretagne, le premier ministre était escorté de trois ministres bretons : Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique; Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Sans Emmanuel Macron !

Pour son premier entretien en tant que ministre de l’Economie de Valls, sur Europe 1, Emmanuel Macron étaitt revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient "illettrées". Valls ne s'est pas montré en Bretagne flanqué de Macron.


Lire aussi "Cambadélis, usurpateur à plus d'un ...titre !" (lien PaSiDupes)

Les "illettrés de Gad", d'après Macron, "symboles de la Bretagne", selon Valls ?


C'est 
en petit comité que le Premier ministre 
a clamé ces mots sonores à son arrivée à l'abattoir, accueillis par les seuls officiels, par crainte de manifestation: les salariés et les chômeurs accordent-ils une crédibilité toute relative aux paroles que le Premier ministre destine au reste du pays.  Manuel Valls a le sentiment que "c'est très important de soutenir l'ensemble de ces filières qui ont été en difficulté, qui ont encore des problèmes et ici ce qui a été fait de notre point de vue est exemplaire".

Venu "redonner de l'espoir",
 
le Premier ministre  a affirmé aux salariés de Gad, qui "ont fait des efforts" lors du plan social que "la filière de la viande est une filière que nous soutenons".

La venue de Valls a provoqué des incidents à distance du Premier ministre
Des syndicalistes de la CGT ont refoulé une vingtaine de militants des Bonnets rouges et de Bretagne Réunie qui tentaient de se joindre au cortège syndical comptant quelque 300 manifestants réunis pour protester contre la politique d'austérité place de la Liberté.  Quelques syndicalistes ont repoussé fermement cette tentative de rapprochement, arrachant les drapeaux bretons. 

Un symbole au prix de 225 employés licenciés.

Une entreprise privée sauve une coopérative et Valls pavoise. Le fanfaron n'est pas loin de s'attribuer le mérite de la coopérative Intermarché, enseigne française de grande distribution, associée depuis octobre 2014 à la SA. Casino, autre groupe de distribution, et sauveteur de Gaddétenu à 65 % par la coopérative Cecab (D'Aucy) et pour le reste par les 650 éleveurs de porcs adhérents à la coopérative Prestor, après une longue descente aux enfers. 

Salariés finistériens du groupe GAD
couchés devant un poids lourd
(octobre 2013)
Gad était entré dans la tourmente avec son redressement judiciaire en février 2013. La société avait alors décidé, avec l'accord du tribunal de Commerce de Rennes, de fermer son deuxième abattoir à Lampaul-Guimiliau, Finistère (avec obtenu un doublement de leur prime de licenciement, soit 2.000 à 2.200 euros) pour recentrer son activité à Josselin. Avec la fermeture de deux autres sites, à Saint-Nazaire et à Morlaix, plus de 800 personnes avaient fait les frais, en octobre 2013, de cette restructuration censée relancer l'activité. 
L'abattoir de Josselin a lui même connu des difficultés. Il a finalement été repris en octobre par la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande du groupe Intermarché. Celle-ci s'est engagée à maintenir 530 emplois sur 755, et à injecter 20 millions d'euros sur le site.

La peur des "Bonnets rouges"


Le passage de Valls à Josselin n'a été révélé qu'au dernier moment, par crainte que la célébration soit ternie par une manifestation de Bonnets rouges. Suite à deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer en novembre 2013, la mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne, avait déstabilisé le gouvernement où Valls occupait alors les fonctions exposées de ministre de l'Intérieur. 

Valls rencontrera-t-il Olivier Le Bras, ouvrier et délégué syndical Force ouvrière (FO) de Gad ? 
Etendard de la révolte
Les sept militants anti-écotaxe soutenus par le mouvement des Bonnets rouges et envoyés devant le tribunal de Brest le 30 octobre 2014 n'ont pas été conviés à l'opération médiatique de Valls. Soupçonnés d'avoir détruit un portique écotaxe le 3 août 2013, à Guiclan (29), ils avaient rassemblé 250 Bonnets rouges.
Onze militants des Bonnets rouges ont déjà été condamnés à Rennes à des peines de 18 mois de prison ferme à 4 mois avec sursis pour des destructions ou des tentatives de destruction de portiques et des violences lors de manifestations. Trois ont fait appel. Trois autres militants ont été eux aussi condamnés en février à Vannes à six mois de prison avec sursis pour avoir détruit un portique écotaxe à Saint-Allouestre (Morbihan), en novembre 2013.


samedi 4 janvier 2014

Ecotaxe: les Bonnets rouges reprennent la lutte dimanche 5

La gauche gouvernementale exacerbe les luttes sociales et le régionalisme bretons

"Tout mettre en oeuvre pour que ne soit pas adopté ni signé" le pacte d'avenir présenté par le gouvernement
 
ont demandé lundi les Bonnets rouges aux membres du Ceser de Bretagne. Ils refusent en effet un "pacte griffonné dans l'urgence par des cabinets parisiens", soi-disant pour soutenir l'économie bretonne.

L'Etat socialiste centralisateur fédère contre lui les revendications des Bonnets rouges en colère contre le matraquage fiscal et les manifestations régionalistes contre les plans sociaux en Bretagne.

La mobilisation contre l'écotaxe repart. 
Le collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges, va mobiliser ses troupes ce dimanche 5 janvier sur les ponts bretons pour dire non à l'écotaxe, une opération symbolique après les deux manifestations géantes de novembre. 

Dimanche, de 13h00 à 17h00, les Bonnets rouges serront sur les ponts à quatre-voies des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique. Il s'agira d'une première action organisée à l'initiative des nouveaux comités locaux de Bonnets rouges, qui vont assurer l'organisation de la manifestation dans leurs périmètres géographiques. 

Les rassemblements de dimanche resteront symboliques.
Les organisateurs n'ont pas prévu de perturber la circulation. L'opération a été baptisée "Chacun son pont" et vise à exiger le maintien de la gratuité des routes en Bretagne, mise en péril selon le collectif par l'écotaxe, une taxe poids lourds que le gouvernement, sous la pression, a reportée sine die, mais n'a pas supprimée.

De nouveaux comités locaux
Drapeau breton flottant au-dessus de la foule des Bonnets rouges:
manifestation de Quimper, Finistère, le 2 novembre 2013
Selon une source proche des autorités,les manifestants devraient en effet occuper les ponts des principaux axes routiers bretons, à raison de 5 à 10 personnes par site. Ils devraient aussi porter leurs bonnets rouges et déployer, comme à chacune de leurs manifestations, des Gwenn ha du (drapeau breton noir et blanc), ainsi que des banderoles anti-écotaxe. 

Après deux grands rassemblements en Bretagne de novembre, de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Quimper (13.000 à 30.000 selon les sources), puis à Carhaix (17.000 à 40.000 personnes), dans le Finistère, où gronde le plus fort la colère contre l'écotaxe, la nouvelle action vise à pérenniser la mobilisation du mouvement. 
A Quimper, 15.000 à 30.000 artisans, ouvriers, agriculteurs bretons avaient poussé un premier cri de colère, craignant pour leur avenir, comme le montrent les témoignages relayés par Francetv info. Car au-delà de l'industrie agroalimentaire en grande difficulté, avec la fermeture de Gad, Doux et Tilly-Sabco à venir, c'est tout un territoire qui risque d'être mis à genoux. D'après Marc Hébert, secrétaire général de FO dans le Finistère "toute l'économie locale va souffrir des fermetures d'usines", ce qui expliquerait la présence à la fois de patrons, comme Daniel Sauvaget, de Tilly-Sabco, mais aussi d'ouvriers, de militants de gauche comme de droite, voire d'extrême-droite et d'extrême-gauche à la manifestation de Quimper.
Nouvel incendie de portique écotaxe, sur RN 176
vers Pontorson 
dans la Manche, le samedi 28 décembre 2013 
Cette fois-ci, l'initiative vient de la "base"
L'un des porte-parole du mouvement, Christian Troadec, avait annoncé la création de ces comités fin novembre à l'issue de la dernière manifestation à Carhaix, ville dont il est le maire gauchiste

Il attendait dans un premier temps une centaine de comités avec l'objectif d'en avoir à terme 200.
"Il y a aujourd'hui une quarantaine de comités locaux dans les cinq départements de la Bretagne historique", incluant la Loire-Atlantique, a précisé Christian Troadec. 
Les responsables de ces comités se retrouveront le 11 janvier à Pontivy (Morbihan), après une réunion le 7 janvier de la vingtaine de membres du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne". 

Le mouvement des Bonnets rouges a rejeté le "Pacte d'avenir de la Bretagne" signé le 13 décembre à Rennes par le Premier Sinistre, le sombre Ayrault de Nantes. 
Mais apporté tout fait de Paris, sans concertation, le document, destiné à donner un nouvel élan à la région, est un "écran de fumée", affirment les intéressés.

vendredi 20 décembre 2013

L'altermondialiste J.-V. Placé (EELV) doit 18.000 euros de PV

Comment peut-on faire la leçon et ne pas se l'appliquer ?

La dette correspond à 133 amendes routières non réglées

Ecologiste inutile,
irresponsable et coûteux:
rééligible ?
L'écologiste n'emprunte donc pas les transports en commun ?
Le métro et le bus, c'est pour les autres, révèle le Canard enchaîné, ce mercredi. Jean-Vincent Placé doit 18.161 euros au Conseil régional socialiste d’Ile-de-France. Il faut dire qu'entre 2010 et 2012, l'intégration a si bien réussi au coréen qu'il est devenu 2e vice-président de la région Ile-de-France, chargé des ...transports et des mobilités: sans doute avait-il une revanche à prendre sur les ex-colons !

Témoin de moralité, le 
 quotidien socialiste Libération ne dénombre qu' "une centaine d’infractions routières" et précise finement qu'elles datent "d’avant 2010". Ainsi Libération exonère-t-il le camarade Verts du quart de sa dette au passage 
En très gros, le vice-président Europe écologie-Les Verts (EELV) du conseil a, pendant son mandat, fait une belle récolte de prunes avec sa voiture de fonction, mais n’en a toujours pas payé le prix.

L’intéressé plaide coupable, malgré les efforts de Libération

Placé est une perle.
"C’est bien sûr de ma faute, je n’ai jamais cherché à fuir mes responsabilités [pendant trois ans "au moins"...], je ne demande aucun passe-droit, j’assume et je paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon honnêteté." Simplement un peu plus lent à régler ses ardoises qu'à épingler les autres. 
Pour sa défense, Placé explique qu'alors il "n'allait pas bien" ! 
"C'était une période où je n'étais pas bien, j'ai fait un peu n'importe quoi. Je crois que cela arrive à tout le monde." Sauf que le citoyen "normal" est mis en demeure.

Une histoire vieille de trois ans "au moins"
L'honnête homme n’est pas très réactif, car c'est en 2010 que Le Canard a dressé pour la première fois le montant de la resquille. La facture parvenue à la région ne s'élevait alors qu'à ... 22.000 euros et rien ni personne, surtout pas Jean-Paul Huchon, le président socialiste intègre et soucieux des deniers du peuple, n'avait réussi à lui faire délier les cordons de sa bourse.


Comment Libération justifie-t-il le reste à payer de 18.000 euros 

Cette modique somme ne constitue-t-elle pas un conflit d'intérêts datant de sa fonction de 1er vice-président modèle de Région ? 
"Nous connaissons tous des handicapés des papiers. Ceux qui, comme moi, accumulent leurs feuilles de soins, n’ouvrent pas leurs courriers administratifs par ennui ou peur de ce qu’ils diront. Mais tout de même, 18.000 euros...
Tous ces handicapés-là n'aspirent pourtant pas à gérer le pays.

Ces élus donneurs de leçons qui ne sont pas des modèles de vertu 

Matthieu Lesage, vice-président de l’Automobile club des avocats, une association de "passionnés de droit et d’automobile" est spécialiste du droit des contraventions et, à un journaliste décrypteur de terrain,
 l’avocat 
joint au téléphoneassure que ce genre de dossiers n’est pas courant : "Les 'pires' dossiers que j’ai eus n’ont jamais atteint ces sommets. Je me souviens d’un monsieur qui devait 11.000 euros et d’un autre qui devait 8.000 euros.  Ce sont des frais multiples qui s’accumulent (huissiers, etc.) et on peut passer du simple au double," plaide-t-il à la décharge du "citoyen", vigilant à la manière des Verts. Or, la majorité des dossiers de citoyens lambdas qu’il traite tournent plutôt autour de 3.000 euros d’impayés. La République équitable et juste n'attend donc pas que le délinquant "normal" accumule 22.000 euros d'impayés.

Pourquoi Placé n’a-t-il pas été prélevé ?

Il est permis de s'étonner que Jean-Vincent Placé n’ait pas été prélevé directement sur son compte.
"Normalement, il y a un avis à tiers détenteur. Le "tiers", c’est la banque et, en gros, l’administration dit à la banque :"Cette personne nous doit de l’argent, merci de nous le donner.” Généralement, c’est ça, la procédure."
L’avocat précise que quand on en arrive là, c’est vraiment le bout du bout.
"D’ordinaire, si vous ne faites rien :
  • vous avez d’abord une majoration ;
  • puis, il y a la phase que l’on dit “comminatoire amiable” : “comminatoire” ça veut dire menaçant. Donc concrètement, vous recevez des courriers d’huissiers. C’est une période qui peut durer six mois environ ;
  • puis enfin, en dernier recours, il y a le recouvrement forcé. Donc là, Jean-Vincent Placé devrait déjà être dans cette phase depuis longtemps."

Autre mesure de rétorsion possible : l’opposition au transfert de la carte grise (vous ne pouvez plus vendre votre voiture). Dans le cas de Placé, avec une voiture de fonction, cette éventualité ne risquait pas de se produire.






Le Canard enchaîné n'en fait 
pas sa Une...


Une "négociation sur les pénalités"


 Pour l’avocat, a priori, ce sont les premières sommes payées par le sénateur qui ont pu retarder le paiement de la totalité de ses amendes... L’intéressé dit en effet avoir entre-temps allégé sa dette avec un chèque entre "6.000 et 7.000 euros".
S’il n’a pas tout payé, c’est, explique-t-il, qu’il a demandé une "négociation sur les pénalités". Il peut effectivement obtenir de ne payer que la somme initiale ou encore d’échelonner ses payements.

En attendant, la région -donc le contribuable- est menacée de "mandatement d’office", selon l’article L1 612-15 du code général des collectivités territoriales.
"La chambre régionale des comptes saisie, soit par le représentant de l’Etat dans le département (le préfet), soit par le comptable public concerné, soit par toute personne y ayant intérêt, constate qu’une dépense obligatoire n’a pas été inscrite au budget ou l’a été pour une somme insuffisante.
Elle opère cette constatation dans le délai d’un mois à partir de sa saisine et adresse une mise en demeure à la collectivité territoriale concernée."
Oui, vous avez bien compris. Si la tête de linote Jean-Vincent Placé néglige de payer, c’est ce pigeon de  contribuable qui passera à la casserole   la caisse pour lui. 

Et Matthieu Lesage d’expliquer : 
"Il faut que quelqu’un paye dans tous les cas. En dernier recours, le préfet peut donc se retourner contre la région." Mais que ne le fait-il pas ?
En déontologue distingué, Jean-Vincent Placé considère-t-il que son implication olitique néfaste vaut bien 22.000 euros?

Pour parvenir à taxer équitablement les élus, faudra-t-il dresser des portiques électroniques à l'entrée des chambres du Parlement ?